Grey’s Anatomy – S17E06

Épisode 6 – No Time For Despair – 17/20
L’épisode propose quelques bonnes surprises du côté des intrigues, avec un élément inattendu principalement, mais il ne parvient pas à tout gérer et à être à la hauteur de ce qui a été proposé dans Station 19. La série souffre de la comparaison avec son spin-off, et c’est rare ! Les intrigues de l’épisode n’arrivent pas à toutes se relier et à se concentrer sur l’ensemble des personnages de la série, ce qui fait que la mi-saison manque un tout petit peu d’un moment vraiment percutant et que certains manquent. Les cliffhangers sont bons, j’ai hâte d’être en mars pour la reprise, mais ça ne m’a pas forcément donné l’impression d’être devant une mi-saison.

> Saison 17


Spoilers

Because, yes, even super humans need more than a minute to grieve the loss of a person that made them who they are.

L’épisode de Station 19 diffusé juste avant celui-ci vient de me mettre sur les dents, mais il faut bien enchaîner avec Grey’s qui reprend évidemment sur ses intrigues – avec le covid19 affectant Tom et Meredith – mais aussi sur celles de son spin-off, avec l’arrivée à l’hôpital d’une des victimes de l’épisode que je viens juste de terminer.

Levi et Cormac sont ceux qui s’occupent d’elle. Elle fait un rapide résumé de ce qu’il s’est passé : elle a été kidnappée avec une amie par un type et a du foutre le feu pour pouvoir s’échapper. Elle ne le sait pas encore, mais la mère de sa pote est arrêtée et quelques pompiers le sont aussi. Vic a eu le temps de prévenir Owen tout de même en déposant l’amie, mais j’aurais aimé voir la scène, parce que comment peut-elle reprendre le boulot après ce qu’elle vient de vivre ?

Seattle Pres a fermé ses portes à de nouveaux patients, ce qui fait qu’Owen annonce ensuite à Cormac et Jackson, aussi lié à cette intrigue évidemment, que le kidnappeur va être lui aussi emmené au Grey Sloan. L’angoisse. Enfin, le plus angoissant, c’est encore la gamine qui s’excuse d’avoir été kidnappée et se sent bête d’avoir réussi à s’échapper.

Quoiqu’il en soi, Owen et Levi sont forcés de s’occuper du type, tout de même menotté. Travis est celui qui l’emmène à l’hôpital, et ça doit paraître bizarre qu’il ne soit pas en uniforme, mais pour rappel, il était en jour off. L’homme qu’il emmène nous rappelle qu’il a porté plainte lui aussi contre les gamines qu’il a kidnappé, affirmant qu’elles sont entrées chez lui par effraction.

Ca ne prend pas sur Travis, donc pas sur nos héros de l’hôpital non plus, mais Levi ne se méfie pas assez, clairement. Il accueille une femme qui trainait par là et voulait savoir ce qui est arrivé à cet homme, parce qu’elle lui affirme qu’elle vient d’être agressée. Il est pourtant clair que c’est la femme de l’homme, ou juste une connasse qui est liée au kidnapping. Limite, c’est jouable que l’homme ne soit pas au courant de ce qui se passait dans son sous-sol à ce stade, parce qu’Owen est horrible avec lui.

Levi s’occupe donc de la femme, qui est drôlement intéressée par le type et que je sais que je connais, mais je n’arrive pas à savoir où je l’ai déjà vue. Ma foi, elle ment à Levi, c’est évident, mais comme elle a la main dans sa poche, elle pourrait aussi avoir des envies de meurtre envers ce patient. Le problème, c’est qu’Owen et Amelia sont ceux qui s’occupent de lui, alors je ne’ai pas envie que la série ramène un flingue au milieu de tout ça. Pas Amelia, quoi.

En attendant qu’il se passe quelque chose de dramatique, Maggie peut réconforter la mère d’une des patientes, Amelia peut espérer sauver la vie du type pour le foutre en taule et Jackson peut payer la caution de la mère de Jada, histoire de les réunir ensemble.

La rousse admise à l’hôpital par Levi nous révèle donc que le kidnappeur s’appelle Bob, et la série nous révèle dans un flashback d’où je la connaissais. Je le savais que je l’avais vu il y a peu de temps, mais je cherchais dans une autre série : il s’agit en fait de la même rousse qui s’était fait passer pour la mère d’une patiente d’Andrew. Oh. La série nous sert donc la même intrigue de trafic d’enfants que l’an dernier.

Il fallait bien la terminer cette intrigue… mais ça risque de devoir attendre le mois de mars. Bien sûr, la rousse est là pour surveiller que Bob ne parlera pas et ne dira rien concernant les charges pesant contre lui. Levi fait les choses bien, heureusement, la forçant à parler à un flic. C’est un bon début, ma foi.

Bob ? Amelia parvient à lui sauver la vie, en parlant enfants avec Owen, parce que les enfants leur manquent. Elle a tout de même besoin de temps pour s’en remettre, parce qu’elle sait qu’elle vient de sauver un connard. Elle a la mauvaise idée d’en parler à Maggie – enfin, mauvaise… Disons que ce n’est pas à Maggie de la réconforter sur ce coup-là, parce qu’elle a à gérer une rage bien plus forte que celle d’Amelia. Elle est énervée de voir que tout le monde est énervé face à la situation de Jada et sa copine, mais elle l’est encore plus que ça ne la surprenne pas plus que ça que des ados noires soient kidnappées et que tout le monde s’en foute. Ou que le covid tue bien plus de noirs aux USA et que personne ne s’en soucie – et même que certains ne veulent pas porter de masque.

Je vais répéter ma surprise de la semaine dernière, mais je n’étais pas au courant des stats Covid/Black people. Et ça m’énerve. Comment se fait-il qu’on ne soit pas au courant ? Il y a encore tant de travail à faire sur nous-mêmes (bon, sur moi-même en tout cas, peut-être que vous saviez, vous, lecteurs). En tout cas, si Maggie a tendance à me souler dans ses tirades habituellement, celle-ci est particulière, parce que je sais qu’elle m’est directement adressée. Bon, les scénaristes ne me connaissent pas, hein, mais elle est adressée aux Blancs qui sont à l’ouest sur certaines questions, et j’en fais partie.

Autrement, on a tout de même le droit à une pause dans la panique au tout début de l’épisode avec le réveil de Meredith. Est-ce un chant du cygne avant d’aller plus mal ? Je m’inquiète tout de même, même si tout le monde est soulagée, à commencer par Amelia, qui lui donne des infos sur ses enfants, et Maggie, qui raconte tout à son mec, comme d’habitude.

Elle en parle aussi à Tom, toute heureuse de pouvoir lui annoncer que Meredith va mieux. Cela ne le rassure que partiellement sur sa propre situation, évidemment. Ce ne doit pas être évident, avec un homme encore plus souffrant que lui juste à côté. Le type finit par mourir, le pauvre, ce qui n’aide pas à aller mieux pour Tom. C’est vrai, on n’y pense pas assez : les patients victimes du Coronavirus ont aussi eu à supporter de perdre les inconnus avec qui ils partageaient une chambre.

La série nous ouvre les yeux sur quelques réalités auxquelles on ne pensait pas, tout de même. Tom demande toutefois à venir voir Meredith, parce qu’il est angoissé et la voir va le rassurer. Ils brisent les gestes barrières et se touchent les mains. La scène entre eux est sacrément bonne, parce qu’ils partagent les mêmes angoisses, la même incapacité à sauver des patients et la même détresse d’en voir mourir. Ils sont si tristes de voir d’autres patients mourir – d’ailleurs, j’ai aimé la scène où Mer demande à Deluca des nouvelles de ses patients après huit jours de sommeil – et ça casse la bonne ambiance qu’ils arrivent à avoir de temps en temps. C’est rare que j’aime bien Tom, autant le souligner.

Par contre, je continue de m’inquiéter pour Mer. Et j’ai raison : quand elle entend un code bleu dans la chambre à côté de la sienne, elle n’a pas d’autres choix que de se rendre elle-même dans la chambre pour tenter de sauver la patiente.

Si elle arrive à l’intuber, on ne saura pas ce qu’il adviendra de la patiente immédiatement, parce que Meredith s’effondrera dans les bras d’Helm, inconsciente. Oh non. A ce stade de l’épisode, on sait ce que ça veut dire : tout le monde va recevoir une notification sur son portable pour nous dire que c’est la merde pour elle.

De son côté, Jo a pris les patients de Meredith en charge, ce qui fait qu’elle n’a pas encore eu le temps de parler de ses envies à Richard. Elle n’est pas aidée par la fermeture de Seattle Pres : ayant atteint ses capacités maximales, cet hôpital ne peut pas accueillir plus de monde. Au Grey Sloan, les résidents se retrouvent donc à pouvoir s’occuper de patients ayant le Covid alors que la cafétéria est transformée en salle d’urgence. L’angoisse. Helm, résidente, n’est pas aussi à jour sur les mesures que ses supérieurs, et ça permet de nous rendre Altman encore plus antipathique que dans les cinq premiers épisodes.

C’est quelque chose, tout de même. Il fallait y arriver ! En tout cas, face à une telle urgence, Bailey est toujours présente, évidemment. Elle ne peut pas prendre de congé malgré la mort de sa mère – et l’absence d’enterrement à cause du Covid, au secours – mais elle n’est pas tout à fait en état de travailler non plus. C’est Andrew qui parvient à lui en faire comprendre conscience et à lui dire les bonnes choses. J’ai aimé les scènes entre eux dans cet épisode, surtout que Bailey le complimente sur sa rigueur à se soigner malgré la pandémie, un point important, je pense.

Dans le même genre, Richard fait prendre conscience à Teddy qu’elle a besoin de prendre une pause elle aussi, histoire de comprendre qu’elle est une connasse, en fait. Je résume en quelques mots, mais vraiment, ils ont gâché un personnage que j’aimais bien et je n’arrive pas à les comprendre sur ce coup-là. Et quand Owen reprend le temps de lui parler, voulant lui pardonner ? Elle lui avoue qu’elle était amoureuse de sa Allison, sa « meilleure amie » qui était en fait son ex. Ce n’est pas comme s’ils avaient appelé leur fille comme ça, hein.

Owen finit par éclater de rire en l’apprenant, mais franchement, elle ment tellement tout le temps. Ce qui le fait rire ? Il se rend compte qu’il n’a jamais vraiment connu Teddy et qu’ils ont donné à leur fille le nom d’un mensonge. Evidemment.

C’est à ce moment-là que Teddy reçoit une notification sur l’état de santé de Mer – vraiment, Jo n’est pas prête de pouvoir changer de spécialité, c’est frustrant ; mais j’ai aimé sa scène avec Levi dont je n’ai pas eu l’occasion de parler avant – et Maggie n’est pas là quand Teddy apprend à Bailey, Richard et Amelia qu’il faut mettre Meredith sous respirateur, parce que ses poumons ne tiendront pas. Bailey est contre, parce que Meredith le refusait sauf en cas de dernier recours. Malheureusement, c’est un dernier recours. Maggie ? Elle est occupée à prendre du repos, parce qu’elle en a besoin, et elle peut finir dans les bras de son mec qui vient la voir.

Les cliffhangers sont plutôt bons, mais il va falloir tenir jusqu’à mars. Andrew reconnaît sur le parking de l’hôpital Cindy, la rousse qui avait kidnappé sa patiente avant de l’emmener à l’hôpital. Il décide de la suivre, mais heureusement, ça se fait avec Carina qui passait par là et décide de croire son frère. Ouf. Pressé de savoir comment tout ça finira, mais curieux aussi parce que ça donne un cliffhanger qui suppose une reprise juste après ce qu’il vient de se passer alors que les autres cliffs pouvaient nous faire reprendre quelques mois après pour s’éloigner du covid.

D’ailleurs, le vrai cliffhanger est toutefois de voir Meredith sous respirateur, retournant sur la plage… Bon, ben… Il va falloir attendre quelques mois pour avoir la suite maintenant, c’est malin. Ce début de saison finit par être répétitif concernant le sort de Meredith, et si c’est bien de recentrer la série sur elle, ça pose tout de même problème parce que la série finit par trop négliger les autres personnages.

> Saison 17

Station 19 – S04E05

Épisode 5 – Out of Control – 20/20
Je sais, je surnote toujours tout. L’épisode bénéficie d’un sacré effet de surprise, parce que je ne pensais vraiment pas qu’il avait été conçu comme un épisode de mi-saison si tôt dans celle-ci. Et pourtant, il n’y a aucun doute que ça en est un. Tout est mené avec beaucoup d’efficacité dans une intrigue qui commence d’habitude, mais qui, petit à petit, devient véritablement dure à regarder. C’est une réussite en ce qui me concerne, et les sujets d’actualités abordés font mal.

> Saison 4


Spoilers

Just so we’re very, very clear, those girls are the victims.

Dernier épisode avant le mois de mars, il va falloir en profiter. On commence par nos pompiers qui rentrent d’intervention et sont fiers d’eux parce qu’ils interviennent plus vite que la caserne 23 et sont excellents. C’est une bonne excuse pour nous proposer un épisode où tous les pompiers organisent une fête chez Maya et Andy.

Après l’épisode de Grey’s Anatomy de la semaine d’épisode, Ben apprend la mort de sa belle-mère. Nous revoilà avec un crossover, ça faisait longtemps. Ben doit rentrer chez lui pour pouvoir annoncer la mort de la grand-mère, et ce n’est pas si simple parce que les ados sont chez lui sont en train de jouer à un jeu vidéo. Il s’y prend tellement mal pour annoncer les choses ! Ce n’est pas simple à dire comme nouvelles, de toute manière.

Crossover : S17E05 – Fight the Power – 16/20

J’aime beaucoup la manière dont cette série permet de développer le personnage du fils de Bailey, mais les scènes n’étaient pas forcément les meilleures. Sans trop de surprise, Bailey décide de continuer de travailler malgré le décès de sa mère et son fils vit mal que ce soit son beau-père qui soit lui annonce la nouvelle. Tu m’étonnes !

Ben le prend toutefois mal d’entendre qu’il n’est pas le père. Lol. Sa sœur, sortie d’absolument nulle part dans le premier épisode et jamais revue depuis, est heureusement là pour lui faire prendre conscience que ce n’est jamais qu’une phrase d’ado en crise – et en deuil en plus ! Je l’aime bien la sœur de Ben, Rose, mais j’ai du mal à comprendre d’où elle sort. On sait pourquoi elle est là au moins, avec les parents qui ne peuvent s’occuper des deux adolescents chez eux (il y a eu un recast d’ailleurs, non ? Ou juste des cheveux qui poussent ?).

Le tout se conclue par une petite scène bien amenée de discours de Ben sur le deuil et les réactions des gens face aux catastrophes. J’apprécie davantage Ben cette saison, les scénaristes font du bon travail avec lui.

Pour en revenir au reste des pompiers, on a ensuite droit à une scène de vestiaire qui réunit toute la caserne. Travis sort de la douche pour les audiences et Jack se fait foutre de lui par tout le reste de l’équipe parce qu’il continue d’affirmer qu’il est célibataire et qu’il n’y a rien avec sa copine du moment chez qui il vit pour l’aider à s’occuper de Marcus tout de même. Genre.

En ce qui le concerne, Robert a de plus en plus de mal à supporter la séparation d’avec Andy. Forcément, il en parle à son parrain et Richard porte son masque comme de la merde. La série revient sur ce qu’elle affirme depuis cinq épisodes grâce à Richard : il explique à Robert qu’il peut désormais voir Andy si elle ne lui donne pas envie de boire parce qu’il n’existe pas de règle pour interdire de faire l’amour avec elle – contrairement à ce que disent toutes les séries américaines, hein.

C’est une bonne nouvelle pour Sullivan. Il rejoint ainsi sa femme à la caserne où Andy s’éclate et fait quelques pas de danse en passant récupérer quelques provisions pour la fête chez Maya. La scène est inutile, mais elle est sympathique parce qu’elle finit en danse avec Robert. On est habitué avec le Shondaland, mais les écouteurs sans fil, ça aide bien ! Par contre, ça dérape en scène de sexe, et là, c’est moins ouf.

Je suis heureux pour eux, on va dire, mais je n’ai pas trouvé les scènes si sexy. Ils n’en peuvent plus de coucher ensemble, en tout cas, et la reprise du sexe se passe bien pour eux. Il fallait en profiter comme c’est une mi-saison, parce que les choses vont vite dérapés ensuite.

Toujours dans l’optique de préparer la fête chez Maya, Vic fait quelques courses et elle retombe sur son beau pompier comme par hasard en sortant d’un magasin. Lui est en service, mais il s’interrompt tout de même pour lui parler et elle en retire son masque. La conversation se passe tellement bien entre eux que c’en est ridicule de la voir lui affirmer qu’elle n’est pas en état pour un rencard en ce moment quand il lui demande de la revoir autrement que par accident, mais admettons. Ce sera à surveiller en mars quand la série reviendra.

De son côté, Travis en est toujours à gérer l’absence de coming-out de son père dont il sait pourtant les penchants homosexuels. Il en parle donc à Miller et Maya en préparant la fête, alors que Dean, lui, offre un ours en peluche à Vic et Travis pour fêter leur aménagement ensemble… sauf que l’ours est en fait un cadeau pour Prue, de la part de ses parents. Tout ça nous montre donc le quotidien des pompiers, et il faut bien dire ce qu’il en est, l’épisode était mal parti.

Pourtant, quand ils entendent en-dehors de l’appartement des appels au secours d’une voisine (probablement), ils se précipitent tous à son secours. Tous, sauf Maya, qui s’est pris une bouteille de limonade à la face, parce que les pompiers s’amusent bien apparemment. Ils sortent tous en panique sans le masque, pour apprendre qu’une voisine vient de voir sa fille être kidnappée par un homme qui est dans sa maison et refuse de lui ouvrir, forcément.

La scène de panique est quelque peu amoindrie par la distanciation sociale, mais en même temps, ça nous rappelle bien la panique des gestes barrières qui continue d’avoir lieu après tout. Puis, personne n’a de masque donc ça calme forcément les choses, ce n’est pas plus mal. En tout cas, Travis, Ben et Vic sont hyper réactifs, et tant mieux. Ils connaissent assez leur métier et leur société pour ne pas intervenir trop vite : il n’y a aucune preuve que la fille de la femme soit bien dans la maison.

La fille kidnappée est une petite fille noire, donc forcément ça affecte aussi plus particulièrement Miller. Il est un père célibataire après tout. Il a clairement un problème de jugement, en revanche, parce qu’il considère qu’il n’a pas assez de monde pour s’occuper de Prue alors que littéralement, toute la caserne est prête à se plier en quatre pour sa fille. J’ai bien aimé que ça l’affecte plus que les autres et qu’il soit un lion en cage dans cet épisode. Enfin, au début, j’ai bien aimé. À la fin, par contre… Je n’y suis pas encore, chaque chose en son temps dans la critique.

En parallèle, on suit également Jack et sa non copine. Il dort sur le canapé chez elle, et elle lui propose évidemment son lit pendant qu’ils font la vaisselle. La tension sexuelle est palpable et la vaisselle finit par être une scène où les deux s’embrassent. On s’y attendait. Ils couchent ensemble immédiatement, et là aussi, la première fois se passe bien, évidemment.

Par contre, elle le vire assez vite du lit où ils sont en pleine journée. Elle a son fils à gérer – heureusement qu’il est malentendant – et il a une fête à laquelle se rendre. Jack ne le prend pas si bien que ça, pourtant. Il aurait mieux fait de rester parler avec elle, en plus, parce qu’il débarque finalement à la fête chez Maya pour découvrir ce qui est en train de se passer chez les voisins.

Miller veut évidemment agir et même l’arrivée de Jack et de Maya – abandonnée toute seule chez elle – ne suffit pas à le calmer. On notera que ce sont les seuls à réagir dans tout le quartier les pompiers. Le reste du quartier observe tout de loin… C’est triste.

Pour en revenir à l’intrigue, c’est évidemment une occasion pour les scénaristes de rejoindre la thématique #BlackLivesMatter et c’est fait de la manière la plus étouffante possible : l’intrigue est crédible quasiment de bout en bout, ce qui la rend super dérangeante. Lorsque les flics arrivent, ce n’est pas suite à un appel de Maya pour signaler la situation, mais suite à un appel du kidnappeur qui a appelé les flics pour signaler la mère de sa victime qu’il considère comme folle à hurler sur sa pelouse.

Face au racisme assez évident des flics qui ont plutôt tendance à croire les blancs – et c’est présenté de manière hyper pernicieuse, avec un flic ayant tendance à le faire et son collègue le laissant faire, sans que ce ne soit jamais du racisme assumé, mais juste un biais de conscience -, Maya décide d’annoncer qu’il y a une fuite de gaz, parce qu’elle la sent, malgré le masque.

D’ailleurs, notons que les flics débarquent sans masque, tout de même. Comme par hasard, il y a aussi un incendie qui se déclare dans le sous-sol de la maison, ce qui fait que la scène devient officiellement la juridiction de Maya, même si elle est en jour de congé. Humph, ça manque d’une plaque pour les pompiers, comme les flics en ont une.

Andy et Sullivan débarquent pile au moment où l’incendie se déclare. Bien que toujours en froid, Miller et Sullivan décident de se rendre dans la maison en feu aussi vite que possible. Ils n’ont aucun équipement, ce n’est donc pas la meilleure des idées, mais ça marche bien. L’avantage du feu dans le sous-sol ? Les pompiers sont forcés d’ouvrir la fenêtre en pétant les carreaux, et ça me fait un point pour le Bingo Séries, parce que j’ai eu la bonne idée de préciser que c’était une possibilité pour marquer le point.

Il n’empêche que loin de ces considérations pour le jeu, l’intrigue est vraiment bonne et la tension prenante, loin d’être un jeu. Le racisme ambiant est terrifiant, parce qu’il est le reflet évident des biais de conscience et d’une société qui a un gros problème avec ça – comme les statistiques énoncées par Dean le rappellent bien.

Les policiers sont toutefois les premiers à intervenir sur scène, alors il faut faire avec, ce qui énerve pas mal Vic engueulant le propriétaire de la maison. Les pompiers mettent trois plombes à arriver, c’était bien la peine d’organiser une fête pour célébrer la réactivité de la caserne. C’est d’autant plus gênant que dans le sous-sol, les victimes sont coincées par un cadenas et ne répondent plus à Sullivan et Dean. Ils parviennent à défoncer la porte à temps et sauver les deux gamines cependant.

Le suspense est interminable à l’extérieur de la maison, surtout qu’il n’y a aucune liaison radio avec les pompiers. Bon, ils sortent sans difficulté avec les gamines, mais il faut encore sauver les vies de ces victimes intoxiquées. Elles reprennent finalement leur respiration et tout semble bien finir. Tu parles d’une journée de congés. Moi, je ne compte pas faire ça de mes vacances.

La conclusion de l’intrigue ? C’est loin de bien se terminer. D’abord, blâmons les réseaux sociaux ! Les adolescentes (il y a deux amies) sont à peine conscientes, mais il y en a une pour raconter que l’homme leur a donné rendez-vous sur les réseaux sociaux en se faisant passer pour une influenceuse avant de les kidnapper. Entendons que la panique de la mère dans la rue semblait se calmer et pour attirer l’attention, la gamine annonce que sa pote a foutu le feu.

Vic n’a pas le temps de l’arrêter et elle ferme la porte de l’ambulance aussi vite que possible, mais on comprend bien que le flic raciste a eu le temps de noter ces aveux de la victime qu’il passe aussitôt dans la catégorie d’agresseur. Ben oui, bien sûr. Il en parle aussitôt à son collègue qui interroge l’autre victime de manière super lourde et pas bien psychologique.

Maya nous fait une belle démonstration de la manière dont il faut s’adresser aux victimes potentielles de viol et l’épisode montre bien qu’il y a aussi un problème de ce côté-là. Les flics annoncent toutefois que la gamine est responsable de l’incendie et possiblement d’une effraction pour entrer dans la maison, ce qui énerve la mère.

Celle-ci sort de ses gonds et est arrêtée par les flics, alors que les pompiers, débordés, évacuent sa fille en ambulance. Quand il voit la mère de la victime maltraitée par les flics dans son arrestation, Dean s’énerve à son tour et fonce pour la protéger. Les choses dérapent super vite à partir de ce moment-là, puisque Dean se fait mettre au sol à son tour et arrêté pour outrage à agent, exactement comme la mère de la fille qui n’a pourtant rien fait puisque Travis a réussi à la retenir avant qu’elle ne frappe l’agent.

Voir Dean dans cette situation met tout le monde mal à l’aise, et moi le premier. Quelle horreur ce scénario. Et ce n’est pas fini, forcément. Vic se précipite, mais elle est stoppée à temps par un flic – le moins raciste des deux – qui réussit à lui faire prendre conscience du danger apparemment, puisqu’elle lève aussitôt les mains pour indiquer qu’elle n’est coupable de rien.

En revanche, quand Andy et Sullivan y vont aussi, Andy réussit à se faufiler et se fait mettre à terre assez violemment par un flic alors qu’elle veut juste expliquer que Dean vient littéralement d’être le héros qui sortait une gamine de la maison en feu. Robert s’énerve encore plus de voir Andy dans cette posture et il se précipite à nouveau, ce qui fait que plusieurs flics sortent leurs armes de service. Oh. La tension est grimpée si vite, je n’ai rien vu venir pour cette mi-saison.

Sans pression, les flics braquent donc Robert, qui est arrêté, tout comme Dean. Tu parles d’un jour off. Maya a beau tenté de venir en aide à son équipe, c’est en vain, les flics lui proposant juste de l’embarquer elle aussi. Le tout est filmé par des passants toujours aussi inutiles et on sait très bien que la série ne pourra s’encombrer trop longtemps de ces arrestations, mais c’est une sacrée mi-saison que je n’avais certainement pas vu arriver comme ça. Elle se termine sur le reste de l’équipe qui voit partir les héros du jour – ils viennent de sauver les gamines (et donc de se réconcilier autour de la question qui les divisait la semaine dernière, d’ailleurs) ! – menottés dans des voitures de flics. L’angoisse est palpable…

Crossover : S17E06 – No Time For Despair – 17/20

> Saison 4

Fais pas ci, fais pas ça – Y aura-t-il un Noël à Noël ?

Épisode Spécial – Y aura-t-il Noël à Noël ? – 18/20
Je ne devrais même pas le noter : j’ai envie d’y mettre un 20 rien que parce que je suis heureux de retrouver les Boulay et les Lepic. Ces deux heures sont une réussite : on y retrouve ce qui fait le succès de la série, avec des répliques immédiatement cultes, de l’humour à tous les étages, une bonne dose de ridicule et des personnages qui restent criants de vérité malgré le loufoque. Ce fut un plaisir de les retrouver, et c’est encore plus dire de leur redire adieu maintenant que je me rends compte qu’ils me manquaient vraiment.

Voir aussi : Saison 8 Saison 9 | A revoir !


Spoilers

D’ailleurs, il paraît que le coronavirus, c’est un coup des nazis.

Voilà un titre ambitieux s’il en est : y aura-t-il Noël à Noël en pleine crise du coronavirus ? Bonne question que voilà ! On aura au moins un joli cadeau avec la réunion de ce casting et de ces personnages qu’on adore… même si c’est un peu étrange, après la dernière saison dans le futur, de retrouver tout ce petit monde, probablement dans le présent ?

J’attends d’en savoir plus, mais je ne m’attendais certainement pas à commencer la saison par Laurence Boccolini, honnêtement. On est le lundi 14 décembre et l’animatrice (radio désormais) organise un jeu concours auquel participe… Fabienne de Sèvres ! Je l’aime tellement, quelques secondes suffisent à la retrouver comme on l’adore, Fabienne : elle marmonne, elle ne comprend rien de ce qu’il se passe, mais elle raconte toute sa vie au téléphone quand même, et tant pis si ça ennuie Laurence.

Elle gagne un concours pour aller voir Céline Dion lors de son concert de Noël, rien que ça, et tant pis si ça suppose d’être aux États-Unis pour le 24 décembre. Elle est si cinglée, Fabienne, à se mettre à pleurer au téléphone, puis à rire comme Céline. Au moins, ça lance l’intrigue de cet épisode et on peut donc en passer à ce que j’attendais le plus, à savoir…

Le générique ! Il est spécial Noël et il nous montre que tout le monde est bel et bien de retour. Merci la crise sanitaire qui a dû simplifier la vie de tout le monde pour avoir des disponibilités pour le tournage. D’ailleurs, la crise sanitaire est abordée par cet épisode, inévitablement. Eliott est ainsi digne de lui-même quand on le retrouve : il a un cercle de distanciation sociale en plastique à la ceinture. On dirait bien que l’épisode a été écrit au plus fort de la crise, et il est difficile d’avoir le timing juste. Dans l’ensemble, c’était une bonne idée d’en parler, et ça fonctionne à peu près.

Salomé est si grande ! Elle est si insupportable également avec son virage hyper écolo. Chez les Boulay, Noël, ce sera un cadeau par personne et un don au Resto du cœur ! Salomé n’est pas trop d’accord : elle préfère que tout le monde se rendent sur place pour aider les bénévoles. Aha, un soir de Noël ? C’est un grand non que se mangeront Valérie et Denis, mais ce n’est pas pour tout de suite dans l’épisode, évidemment.

Tant qu’on est côté Boulay… Kim a six ans ? PARDON ? Déjà ? Il est mignon ce petit en plus. Je ne m’y attendais pas du tout. Et il se laisse manipuler par sa sœur, par ses parents, par tout le monde. C’est génial. Tiphaine et Christophe ? Ils décident de ne pas faire Noël avec les Boulay, préférant aller chez les Lepic. Y a juste un problème : chez les voisins, Fabienne ne se remet pas de sa victoire pour aller à Las « Vega » et elle n’a pas envie de faire un réveillon en famille. Je l’adore tellement !

Soline est censée revenir de Shangai, mais Fabienne en a tellement rien à foutre. Pardon, rien à péter, comme ses gosses, selon elle. Renaud assure avoir pris sa décision ferme et définitive : il n’ira pas à l’encontre des traditions familiales de Noël. C’est donc sans surprise que Renaud change d’avis et que la décision ferme et définitive est d’aller à Las Vega pour rencontrer Céliiiiine. Ah, Fabienne.

Le problème, c’est que les enfants Lepic sont aussi chiants que les adultes et veulent un réveillon en famille. Soline les fait culpabiliser le plus à rentrer de Shangai après des mois sans les voir. Les graines plantées pour la suite sont intéressantes, et j’ai bien ri des bugs de sa connexion en visio. On est sur du assez classique, mais ça prend bien.

Dans cet épisode spécial, on retrouve aussi Corine, et ça me fait si plaisir de la revoir ! Elle est chargée d’empêcher Denis d’aller à Nature & Respect, et elle le fait en faisant en sorte qu’il lui parle de son nouveau projet de compost. Ca a l’air si intéressant. Le but est évidemment de laisser Valérie fouiller les affaires de Denis. Elle lui vole ainsi sa carte bleue… pour l’empêcher de payer. Valérie a décidé il y a un moment que son mari ne paierait plus rien, jamais. De toute manière, il n’a pas les moyens financiers pour.

Le 18 décembre, c’est aujourd’hui dis donc !, Soline rentre donc de Shangai. Elle est riche, en première classe, avec beaucoup de bagages et des chauffeurs. La success story de l’école de commerce, en plus abusif encore, donc. Admettons.

Pour un Noël en plein Covid, il n’y a pas beaucoup de gestes barrières. Eliot, c’est caricatural, Fabienne, pas assez. Pour une femme qui se prépare à partir à Las Vegas, je la trouve zen. Elle me vend du rêve cela dit à se mettre à parler avec un accent québécois. Elle me vend tellement de rêve !

Renaud hésite malgré tout à partir en voyage, surtout maintenant que Soline est là. Pour le convaincre, Fabienne décide de lui parler de possibles robinets en or. Ah, le retour des Robinet Binet ! Avec la série, tout est possible, je ne savais donc pas sur quel pied danser. Soline annonce tout de suite la couleur à ses parents cela dit : elle ne veut surtout pas d’un Noël sans eux et elle fera tout pour les retenir.

Je n’arrive pas à savoir qui est la plus insupportable entre elle ou Salomé qui scanne tous les cadeaux de Denis et ne les approuve pas parce que son père a acheté des objets à l’empreinte carbone désastreuse. Faut se calmer. Le virage écolo continue donc chez les Boulay – et d’ailleurs, la pièce est pleine de plantes, et j’aime beaucoup la décoration du salon. Loin de ces préoccupations, Valérie et Denis font ensuite tout ce qu’ils peuvent pour convaincre Kim que le père Noël existe même si quelqu’un lui a dit que non au parc.

C’est son dernier Noël à y croire, c’est sûr. Aux grands maux, les grands remèdes : le Père Noël devient donc une mère Noël verte, avec une barbe blanche, possiblement noire, genderfluid tant qu’à faire. C’était amusant, et je ne m’en doutais pas encore, mais les scénaristes avaient là une idée derrière la tête.

En attendant d’y arriver, Fabienne et Renaud demandent à Valérie et Denis d’accueillir les enfants chez eux pour fêter Noël et, sans vouloir s’imposer, ils font une liste de recommandations pour le bon déroulé de la soirée. On se marre bien avec liste interminable, mais bien trop drôle, et avec les réactions des Boulay – à 18h, vous fêtez les contractions de Marie ?

Après tout ça, les Lepic rentrent chez eux et sont terrifiés de tomber sur les filles qui arrachent les décos de Noël pour faire comprendre aux parents que la décision de partir à Shangai est intolérable. Eliot refuse les restos du cœur, parce qu’il tient à sa sécurité sanitaire et que les pauvres, ce sont des malades à tous les coups. Non mais Eliot, tu m’avais habitué à mieux que ça ! Ses parents ne laissent pas passer ça, bien sûr, et pour s’en sortir, Eliot aborde donc enfin le problème du boulot de son père qui n’a jamais été tout à fait limpide.

Certes. Les études d’Eliot non plus ne le sont pas avec cet épisode, c’est dommage. Et en plus, j’hallucine, quoi, Valérie qui se fait un joint. Ce point de Bingo Séries qu’on cherchait tous il y a deux mois, je suis trop frustré ! Sans la moindre surprise, l’épisode me rapporte le point du Bingo Séries de décembre sur la chanson française. Forcément. Gaëlle, si tu passes par-là, « l’envie d’avoir envie », je le valide totalement. Et y a eu « entre nous » au début de l’épisode, aussi, d’ailleurs. Je m’égare dans la critique.

Revenons à l’épisode et aux Restos du cœur où se rendent Valérie et Denis pour se prendre un vent, parce que des bénévoles, il y en a à la pelle le 24 décembre. Sur place, ils retrouvent… Christiane ! Evidemment qu’elle est aux Restaurants du Cœur, où d’autres ? Elle se fait passer pour une volontaire afin de garder la face, bien sûr, mais on comprend bien que la vie ne l’épargne toujours pas. En parlant d’épargne, chez les Lepic, Fabienne se rend compte que Soline « réussit un peu trop ». C’est super cliché, parce que Soline se fait donc livrer du shampoing et des coton-tige en deux temps trois mouvements, juste pour nous assurer qu’elle a du fric.

Mon vrai problème avec cet épisode, c’est tout de même que les enfants me paraissent assez insupportables et égoïstes. D’habitude, j’aimais bien ces personnages, parfois plus que les adultes. Une fois de plus, je trouve que la série oublie de capitaliser sur la relation parents/enfants. C’est ce qui manquait parfois aux dernières saisons et c’est ce qu’on retrouve là. Les quatre parents sont géniaux, c’est sûr, mais il y aurait moyen de faire de bonnes intrigues dans les relations aux enfants.

Ce n’est pas inexistant, bien sûr, mais c’est trop vaste. Les enfants sont devenus adultes en plus, on pourrait s’attendre à ce qu’ils soient plus matures que ce qu’on a dans cet épisode, à ne pas vouloir le bonheur des parents. Ainsi, ils décident d’utiliser Kim pour apitoyer Fabienne.

Le petit Kim est beaucoup trop drôle. Il pleure au téléphone avec Laurence dans l’émission de radio écoutée par Fabienne, et c’est suffisant pour faire pleurer Fabienne, afin qu’elle change enfin d’avis. C’en est fini du rêve de Céline, et c’est parti pour le 20 décembre, avec les courses de Noël qui continuent. Je me sens en avance sur les personnages.

Le coup de la bijouterie, c’est une sacrée bonne idée. Valérie fait tout ce qu’elle peut pour empêcher que Denis ne lui achète une bague qui coûte une fortune, et la vendeuse entre dans son jeu, ce qui m’a fait rire. Denis est bien aveugle de ne pas voir que la bague est du toc, tout de même. Quand elle rentre chez elle, Valérie est toutefois moins maîtresse de la situation face à Fabienne.

Celle-ci lui annonce que le réveillon sera finalement chez eux. On retombe grâce à ça sur la scène bien classique de la dispute des deux femmes dans la rue devant la maison. Plutôt que d’en venir à se jeter des poubelles, elles se déchirent Kim en tentant de l’attirer pour savoir chez qui il fera son réveillon. Les deux grands-mères sont folles, et ça irrite Christophe et Tiphaine, forcément.

Le lundi 21 décembre, les deux couples de parents de toujours de cette série prennent la décision logique de faire un réveillon ensemble. Difficile de croire que ce ne soit pas le cas tous les ans, avec eux !

Reste à tout organiser, cependant. Les Lepic veulent évidemment que ce soit chez eux, parce que c’est bien mieux que chez les Boulay, et c’est finalement la décision qui est prise. Le sapin est tout un débat avec Salomé écolo, et la série va un peu trop loin dans la critique des écolos. Ca a toujours été son fond de commerce les bobos descendus et tout, mais là, ça va trop loin.

Valérie et Fabienne font des courses, par exemple, et le « Vous êtes dingues les bobos » de Fabienne dans le magasin (ah, ça me rappelle le cahier grands carreaux !) est assez mythique et juste après la liste des lubies alimentaires de la famille – parce que vraiment, les scénaristes font exprès d’en jouer à fond. Fabienne regrette bien vite son choix de réveillon avec les voisins. Moi, je suis fasciné par le nombre de placements de produit qu’il y a dans cet épisode – entre les courses et le verre de sirop sur la table là…

En parallèle de tout ça, Christophe essaie de convaincre Soline de ne pas faire de cadeaux aux parents : il n’a pas les moyens financiers d’en faire, mais Soline a du mal à comprendre son discours, surtout qu’elle a déjà acheté ses cadeaux. C’est sûr qu’un 21 décembre, c’est un peu tard, Christophe. Bien sûr, l’idée est de permettre à Soline de comprendre que son frère et elle ne sont plus tout à fait dans le même monde. Ben ma foi, je trouvais lourd l’intrigue de Soline, mais rien que pour cette scène, ça vaut vraiment le coup. Et ce n’était que le début !

Valérie rentre chez elle pour partager un thé (et une cuillère ?) avec Corine, ce qui choque Eliot. Inquiétant profondément sa mère, Eliot continue d’être obsédé par le covid dans une série qui a fait le choix de croire qu’on ne serait pas en pleine deuxième vague pour ce réveillon. Histoire de le sortir de sa peur, Corine s’arrange donc pour avoir une mule, clairement. Elle l’envoie chercher de la drogue chez un dealer, parce que ça permettra à Eliot de découvrir que la transgression, c’est cool. En parallèle, Salomé décide de jeter tous ses jouets, parce qu’ils sont trop polluants. Alors… oui, mais si elle les jette, elle pollue, du coup ?

Salomé n’a peut-être que onze ans, mais elle est en pleine dépression à prendre conscience que nous sommes dans un pays qui consomme trop et sur une planète qui s’épuise. C’est le moment émotion de l’épisode, je le comprends bien, et ça passe à peu près. En plus, la série fait comme toujours passer quelques messages qu’il faut bien faire passer d’une manière ou d’une autre, non ?

Mercredi 23 décembre, on a droit à un bon jeu de la part des scénaristes qui s’amuse à nous caser un « titre » lorsque Fabienne parle de fourrer la dinde. Pour explication, ça se dit chaque fois que quelqu’un prononce une phrase qui pourrait être un titre de sextape – ou juste chaque fois qu’un sous-entendu sexuel est possible. La série a une longue tradition de caser des blagues de sexe inattendues et à côté desquelles on peut facilement passer si on n’est pas au courant (à jamais marqué par le « choix dans la date » qui était une contrepèterie).

Allez, il faut que j’avance dans cette interminable critique : Kim apprend comment faire pour passer à table chez les Lepic. Le problème, c’est qu’à attendre si longtemps, les enfants paraissent une fois de plus sacrément ingrats, même si c’est drôle d’avoir Fabienne qui hurle son mythique « à table ». Soline et Charlotte sont alors motivées à jouer les arbitres entre les parents qui sont une fois de plus à se disputer sur les sujets de société.

C’est triste, parce que ça nous rappelle que Renaud et Fabienne ont beau être super drôles, ils ne sont pas tout à fait modernes dans les idées, mais bon. La scène ajoute quelques bonnes blagues, mais l’épisode commence un brin à tirer en longueur. Ce n’est pas grave, je suis juste heureux de les retrouver. Vraiment, qu’ils fassent une saison 10, même s’ils ont dit tout ce qu’il y avait à dire. Ou un spin-off, sur les enfants, il y a tant à faire !

Autrement, chez les Boulay, c’est la déception pour Tiphaine et Eliot – qui veut désinfecter le désinfectant, il ne manquait plus que ça – apprenant que les cadeaux de Noël vont être des huches à pain. Je les comprends, mais en vrai, Tiphaine est géniale avec sa boîte à lettres, et Denis a fait de beaux efforts pour que la huche à pain soit cool pour Noël. Dommage de diffuser l’épisode si tard, mes cadeaux sont à peu tous faits là, sinon, ça aurait pu m’inspirer. L’autre problème de cette scène, c’est que Denis finit par comprendre qu’il est un boulet – littéralement – pour Valérie qui lui paie tout. Il était temps de s’en rendre compte, tout de même.

En parallèle, Renaud a la merveilleuse idée d’offrir à Fabienne un aspirateur électrique. En 2020. Elle est ravie. Goujat. Grâce à l’aspirateur de Fabienne, Lucas pense soudain avoir des dons et être capable de faire bouger les lampes. Le plus drôle vient tout de même des Boulay qui offrent une dinde vivante aux Lepic pour qu’ils tuent le repas. Il faut assumer de vouloir manger de la viande, il paraît. Le 24 décembre à 15h, Renaud est donc prêt à tue la dinde. C’est ma foi plutôt bien drôle, même si dérangeant à voir tout de même cette course poursuite avec la dinde.

Heureusement pour eux, Christiane débarque et elle n’a aucun mal à tuer la dinde. Quelle angoisse. Evidemment que Christiane sait faire ça, et qu’elle sait aussi plumer la dinde sans le moindre mal. Une fois que c’est fait, Christiane peut aller se changer dans la chambre du couple… et se retrouver face à Renaud nu, sortant de la douche sans peignoir parce que le peignoir n’est pas à sa place.

Fabienne doute tout de même de Renaud, parce que Christiane est bien traumatisée – et moi aussi, pourquoi cette volonté de nous montrer les fesses de Renaud (et encore sans moins de raison, celles de Denis ensuite ??). Ah non, mais vraiment, la série va trop loin pour moi. En plus, Fabienne interroge ensuite Denis pour savoir si Renaud est fidèle ou non. Tout ça est une manière pour la série d’aborder #BalanceTonPorc (Balance ton Lepic, même), parce que… ouais, il s’en est passé des choses depuis la dernière fois qu’on a vu ces personnages. Kim a six ans, merde, on ne se rend pas compte à quel point le temps passe. Les scénaristes s’en donnent à cœur joie dans l’épisode à nous caser tout ce qu’ils peuvent des dernières années – et même Notre Dame !

Après tout ça, Denis et Renaud partent en forêt pour déraciner respectueusement un sapin pour Noël, parce qu’il en faut bien un, mais qu’en acheter un, ce n’est pas OK du point de vue Salomé… Par contre, ce n’est pas si facile de trouver un conifère à Meudon. Par contre, dans les jardins de la mairie, il y a un Pin rare de Scandinavie qui semble appeler Denis et Renaud à lui.

Ils vont tellement finir au poste… Ce qui n’est pas surprenant puisqu’en parallèle, Eliot est envoyé acheter la beuh de Corine. C’est si logique. Tout semble bien se passer… jusqu’à ce que plusieurs flics débarquent, dont Tiphaine. Celle-ci décide de faire arrêter son frère et sa mère, parce qu’elle sent bien que c’est encore une lubie complètement folle de sa mère. La scène est hilarante, franchement.

Pendant ce temps-là, Christophe et Charlotte regardent les souvenirs de la famille dans les albums photos. C’est l’occasion pour Christophe de souligner qu’il n’est pas si à l’aise dans sa famille, parce que personne ne lui fait jamais confiance. J’ai de la peine pour lui, dis donc. Et ça ne s’arrange pas quand sa mère lui demande de ranger la peinture de Kim, à plusieurs reprises, devant Kim, parce qu’il faut tout répéter à Christophe. Voilà qui est fait.

Je trouvais dommage de ne pas approfondir le personnage de Charlotte, mais finalement, la série prend aussi le temps de nous faire se rencontrer Martha et Charlotte, ce qui était une touche sympathique. Elles se rencontrent autour d’un vélo que Martha privatise sans raison, s’embrouillent… et se font traiter de gouinasse par un inconnu qui passe. Elles le poursuivent bien sûr, parce que c’est inévitable.

Elles font ainsi équipe pour le faire tomber, regrettent aussitôt cet excès de rage… et sont menacés par celui-ci, décidément pas bien sympathique. J’ai bien ri de les voir en venir aux huîtres. Lucas, en revanche, mais au secours son intrigue de télékinésie – les scénaristes ne savent toujours pas quoi en faire comme on n’a jamais eu l’occasion de vraiment le voir grandir. Bref, le réveillon s’annonce catastrophique et Fabienne regrette Céline, au point de nous faire un petit concert perso dans sa cuisine. C’était sympathique à voir, et surtout attendu avec cette série. Tout le monde s’éclate toujours autant, et nous aussi. C’est parfait de pleurer de rire pour bien démarrer les vacances.

Le tout vire à la catastrophe tout de même, avec l’aspirateur qui renverse la peinture de Kim et ravage le salon. Heureusement que Soline a un bon salaire pour appeler une équipe de nettoyage un 24 décembre au soir.

Tiphaine finit par faire la morale à Valérie sur la manière dont elle éduque ses enfants. Alléluia ! C’était assez cool à voir. Bon, bien sûr, Tiphaine ne peut continuer à interroger sa famille et c’est un autre policier qui prend le relai. On se doute malgré tout qu’il n’y aura pas de conséquence à tout ça.

Dans une autre salle du commissariat, Renaud est interrogé suite à une plainte pour harcèlement sexuel. Christiane se fait plaisir, là, clairement. Les scénaristes aussi, cependant. Il est cool d’en revenir une fois de plus à l’intrigue de la romance entre Christiane et Renaud. C’est aussi l’occasion de nous apprendre que Christiane est gilet jaune et qu’elle est sûre que Renaud ne pourra jamais l’aimer parce qu’elle vient du bas.

Il lui assure que c’est faux et se réconcilie avec, au moins pour un temps. Une fois ça réglé, il peut croiser ainsi Charlotte, amenée au commissariat pour son altercation dans la rue. Là, elle a eu un premier baiser de Martha pour bien faire chier cet homophobe, et j’ai adoré cette scène. De toute manière, j’avais bien aimé le personnage de Martha, il me semble.

De son côté, Denis passe le meilleur réveillon de sa vie, puisqu’il est en cellule où la flic chargée de le garder finit par reconnaître… Médusor ! J’avais oublié Médusor ! Comment j’ai pu oublier ? J’ai tellement ri ! C’est ainsi que les scénaristes s’en sortent du détour au commissariat !

Tout se termine par un concert de Medusor et tout le monde qui reprend la choré. Je ne m’y attendais tellement pas. Comment j’avais pu oublier ça ? Cet épisode de Noël a tout le sens du ridicule qu’il fallait. Une vraie série française, au fond. Et que dire du costume du crapaud de Renaud ? Après tout ça, le réveillon peut donc se passer comme il faut, et Eliot retire même sa visière. Ah, ça sent la fin !

Tiphaine et Eliot révèlent toutefois qu’ils ont pris la décision de ne pas passer le Réveillon avec leurs parents. Bon ben, joyeux Noël. Le réveillon est foutu, il est 22h30 et l’apéro n’est toujours pas commencé. C’est finalement Charlotte qui joue la voix de la raison dans l’épisode et explique à ses parents qu’ils se comportent franchement mal avec Christophe. Oh, Charlotte s’affirme vraiment comme un personnage exceptionnel dans cette deuxième partie de l’épisode. J’aime ce qu’ils font de l’ado timide qu’elle était !

Soline révèle également qu’elle est la responsable du vol du scooter que tout le monde a toujours reproché à Christophe. J’ai toujours adoré Soline, mais pas dans la dernière saison, et là avoir cette scène où Charlotte prenait le dessus, ça me faisait presque peur – est-ce que j’allais finir cet épisode sans l’aimer ? Déjà que sa lubie pour FX, bon… Les scénaristes rattrapent toutefois le coup avec le licenciement de Soline à cause du covid19, ça fait mal. Ah, les scénaristes réussissent tellement. Comme d’habitude, j’y reconnais une certaine trajectoire bien crédible.

Face à un tel débordement de situation côté Lepic, Les Boulay, eux, boivent de l’alcool, forcément. Les parents Lepic s’affolent et retournent chercher Christophe et Tiphaine, partis à la gare prendre un RER un soir de Noël. Quelle angoisse !

Toute la famille peut finalement rentrer et passer devant Charlotte et Martha sans vraiment les voir. Charlotte et Martha ? Oh ben Martha finit en mère Noël sous la neige avec les huîtres de Charlotte, sur lesquelles doivent être son adresse, on va dire. Sympa la livraison en mini robe de mère Noël. Elle est motivée Martha, parce que Charlotte l’a rembarrée violemment au commissariat après avoir croisé son père. Toutefois, là, les deux s’embrassent, et c’est la révélation pour Kim qui les voit et est persuadée que la mère Noël existe bel et bien.

C’était drôle, un message qui marche bien (même si j’aurais aimé que Martha voit le reste de la famille) et l’épisode se termine donc sur l’ouverture des cadeaux, avec Valérie complètement bourrée au vin sans sulfite et Soline qui offre un scooter à son frère, parce qu’elle n’a plus de fric, mais bon.

La tête de la dinde récupéré par Fabienne ou la dinde qui lévite, c’était too much, mais en même temps, avec cette série, il faut s’attendre à tout. Et à 23h59, tous les enfants peuvent descendre à table, en poussant la chansonnette parce que c’est une série française et qu’il faut s’attendre à tout. Le pire, c’est que cette chanson « à table » a totalement pris sur mois. Ca sonnait comme une seconde fin de série avec tant de chemins différents parcourus par les personnages (et les acteurs !) qui se retrouvaient pour une dernière fois avant allez savoir combien de temps. J’en veux toujours plus de cette série, moi !

Pfiou. Boulay, Lepic, je vous aime, vous me manquez ! Merci d’être revenus en 2020, c’était une bouffée d’oxygène bienvenue ce réveillon à douze… Pas exactement ce qu’on aura cette année, donc.

Home for Christmas – S01E06

Épisode 6 – The Final Christmas Countdown – 18/20
En six épisodes, la série a su imposer sa petite tradition : ce dernier épisode n’y déroge pas et me surprend à plusieurs reprises, en faisant vivre un tas de choses à l’héroïne, et à nous aussi. Le réveillon proposé est un brin excentrique, mais pour une fois, je m’attendais à une conclusion du genre. Ce cliffhanger, en revanche, je vous jure, ça devrait être interdit de faire un truc pareil !

> Saison 1


Spoilers

24 décembre ?! La série reprend quatre jours plus tard, et je suis déçu de voir que la série reprend si tard dans la chronologie. Pourquoi seuelemnt six épisodes ? Je sais que tout le monde a dû se poser la question, mais je rejoins tout le monde, et c’est comme ça.

Bon, le 24 décembre, Johanne a la drôle d’idée de faire ses courses. Ce ne sont pas des courses de Noël a priori, c’est étrange. Elle tombe sur son père, qui tente de s’expliquer, mais elle refuse d’avoir la moindre explication de sa part, le jugeant un peu trop vite à mon goût quand je pense vraiment que la mère n’est pas une sainte avec l’ex ministre là.

En rentrant chez elle, Johanne a le droit de voir qu’elle a un karma vraiment merdique, puisque Jorgunn a foutu le feu à la maison, et plus particulièrement aux cadeaux de Noël. Aha. A la fin de l’épisode précédent, Johanne avait bien dit que c’était une cause courante d’incendie en Norvège les bougeoirs de Noël… mais alors là, je suis KO tellement je ne m’y attendais pas malgré tout. J’aime vraiment bien trop cette série – et j’en tire la leçon qu’avoir tous mes cadeaux au même endroit, ce n’est pas une bonne idée du tout.

Bon, tous les cadeaux ont brûlé, et c’est clairement un mois de décembre naze pour Johanne. Deux de ses cadeaux sont encore sains et saufs, heureusement : le tricot qu’elle avait fait (mais quand, dans un tel mois ??) et sa boule de Noël. Quelle angoisse : elle doit refaire tous ses cadeaux en une journée, le jour de Noël. Elle appelle son frère à la rescousse.

Morty, c’est son nom, est super attachant dans cet épisode, et ça fait regretter de ne pas l’avoir vu avant. Il confie à sa sœur qu’il savait que son père trompait sa mère, et que sa mère trompe aussi son père. Ils ont un accord et doivent prendre une décision sur leur couple avant le Nouvel an. Ah ben sympa de prévenir. J’aime beaucoup le personnage de Morty, le plus jeune, qui a toutes les informations sur la famille, y compris le spa nudiste. Ca me fait tant rire !

Le frère et la sœur se rendent dans une librairie pour trouver de nouveaux cadeaux de Noël (mais pourquoi ne pas racheter les mêmes ?). Elle tombe sans surprise sur Stein. Je me doutais bien qu’il reviendrait dans ce dernier épisode, parce que c’est finalement le plus sain qu’il lui reste. Ils achètent le même livre, chacun le faisant pour sa maman.

C’est un point commun sympa et ils continuent d’avoir beaucoup en commun. L’arrivée de Morty dans leur conversation m’a fait beaucoup rire et j’avoue que je me suis attaché à Stein au cours de ces quelques épisodes. En un mois, il a eu l’occasion de séduire Johanne aussi, l’air de rien. Et ils n’ont jamais rien fait, mais il est encore là, c’est chouette.

Il doit toutefois rentrer chez lui, et Johanne doit continuer ses achats. Dans la rue, elle retombe sur Jorgunn complètement dépitée d’avoir flambé à la fois les cadeaux et son crédit de carte de bleu. Elle la réconforte comme elle peut, puis se rend à l’hôpital, où elle va encore avoir une journée lourde à supporter.

Les deux cadeaux que Jorgunn avait sauvé ? Ceux pour les patients de Johanne. Elle donne donc la boule à neige à sa fumeuse invétérée, lui demandant si elle regrette de ne pas avoir fait d’enfant. Elle lui répond justement que choisir d’être seule, ce n’est pas se sentir seule. J’aime beaucoup l’idée. Un petit miracle de Noël se produit alors : sa boss prend la décision de lui laisser sa soirée libre pour le réveillon.

Johanna en est toute contente, mais sa joie va être de courte durée. Henrick débarque en effet pour lui confier qu’il a des sentiments pour elle. Alors… La scène est super sympathique et je le trouve charmant comme tout avec son discours… mais… non. Je n’ai pas aimé le personnage dans sa première scène et je reste coincé là-dessus. De toute manière, ils sont interrompus par Sebastian qui fait une crise cardiaque.

C’était bien la peine de recevoir une couverture de la part de Johanne, dis donc ! Celle-ci ayant sa soirée, elle ne peut toutefois pas rester à l’hôpital, et on en restera là pour le moment sur cette intrigue. C’est déprimant, et ce n’est donc pas étonnant que Johanne finisse en larmes dans un couloir de l’hôpital où elle est réconfortée par Raul lui offrant des répliques de Love Actually. Ben ça alors.

Si le courant semble passer entre eux, ce n’est rien du tout par rapport au courant que Raul a avec… Jorgunn ! Incroyable, mais vrai ! Jorgunn et Raul ont directement un coup de foudre l’un pour l’autre, et c’est chouette à voir. Jorgunn ? Elle est là pour amener la robe de réveillon de Johanne. Ben dis donc.

Elle a tout prévu pour une nana qui devait bosser ce soir-là. Sa robe est magnifique, mais avant de la voir, il faut qu’elle se réconcilie avec son père. Elle le fait en lui apportant un générateur pour les décorations extérieures et des excuses pour lui, parce qu’elle a bien compris qu’elle s’était plantée.

Une fois que c’est fait, on peut enchaîner avec le réveillon tant attendu. Johanne annonce assez rapidement qu’elle a prévu de ramener du monde et que c’est une bonne chose de voir que sa mère a fait plein de bouffe. Si j’étais surpris de voir qu’elle ramenait Raul, surtout après une longue introduction sur le fait que cette personne lui avait changé la vie en lui faisant relativiser les choses (avec une réplique de film niais, rappelons-le !), c’est sans surprise qu’elle ramène également Jorgunn au réveillon.

J’aime bien l’idée, et ça me paraissait évident depuis plusieurs épisodes, dès qu’on a su que Jorgunn était seule à Noël. Par contre, j’ai été plus surpris de voir débarquer aussi la patiente de l’hôpital. Vraiment, elle ramène toute la ville au réveillon, c’est gros. Admettons, cela dit.

La porte sonne une nouvelle fois, et ça, ce n’était pas tellement prévu. Johanne se rend pour ouvrir la porte et tombe sur sa meilleure amie, qui lui apprend que son mari est au courant de sa coucherie avec Thomas, le barman. Elle a décidé de lui dire la veille de Noël, parce que c’est tout à fait le genre de choses qu’on fait quand on est marié avec des enfants, non ? Je ne m’y attendais pas du tout après cet épisode ayant passé sous silence ce cliffhanger pendant près de trente minutes.

Pour bien foutre une bonne ambiance à table, la meilleure amie annonce qu’elle a foiré avec son mari, et la mère avoue qu’elle n’est pas la seule à avoir foiré. Mais quelle angoisse ! Il faut ramener la bonne ambiance et ce n’est pas si facile à faire. Le groupe peut compter sur Jorgunn pour le faire avec un chant traditionnel de chez elle.

L’ambiance revient… et Mme Nergaard, la patiente de l’hôpital, la fait repartir aussitôt avec la lecture d’un conte triste. Mais mangez purée ! J’ai tellement faim pour eux à ce stade !! On enchaîne ensuite sur un petit montage du réveillon où tout le monde passe un beau réveillon. Johanne finit par offrir à ses parents une moufle pour deux.

C’est un joli moyen de tenter de les réconcilier. Raul ? Il fait le clown toute la soirée et finit par balancer des paillettes partout à table. Quelle angoisse ! J’espère qu’il fera le ménage. Toute la soirée se passe donc super bien… mais elle est interrompue par un coup de sonnette. Un autre invité ? Personne n’est au courant, pas même Johanne. Le mystère va demeurer complet, parce qu’elle ouvre la porte et est heureuse de voir qui se trouve derrière. Trop de possibilités dans ses amants : Stein, Jonas ou Henrick ? Ou sa collègue ? Ou quelqu’un d’autre, genre Thomas ? Mystère. Je ne vais pas trop parier, parce que la série m’a donné tort sur l’ensemble de la saison 1, je vais juste attendre la suite qui va mettre trop longtemps à arriver.

Non, vraiment, j’ai hâte de connaître la suite de cette série… et ça tombe bien, parce que je vais publier cet article un petit quart d’heure avant la diffusion de la saison 2. Je n’ai pas trop longtemps à attendre, ça me fait plaisir.

> Saison 1

EN BREF – C’est une belle surprise cette série. J’en avais peu entendu parler l’an dernier, un peu plus cette année, et je comprends qu’elle gagne peu à peu le cœur des sériephiles autour de moi. Je me suis laissé surprendre par les rebondissements de l’ensemble de la saison 1, je pense vraiment qu’il n’y en a pas un que j’ai vu débarquer à l’avance. C’est toujours un gage de qualité quand c’est comme ça !

Johanne est attachante, l’intrigue fait de beaux détours, mais elle réussit à captiver avec une écriture très réaliste. Il y a bien un épisode un peu en-dessous, mais tout le reste m’a conquis, tout simplement. Vite, Netflix, la saison 2 (et plus sérieusement : vite que cette journée se termine, j’ai tant d’épisodes de séries à voir aujourd’hui !).

> Saison 1