This is us – S04E18

Épisode 18 – Strangers : Part.2 – 20/20
Voilà une excellente fin de saison qui nous laisse dire au revoir à la famille Pearson en pleine tension dramatique, tout en ayant de l’espoir pour la suite. La série nous fait ce qu’elle sait si bien faire une nouvelle fois, ménageant ses surprises avec brio et avec un très bon jeu de temporalité qui fait qu’on ne sait jamais très bien sur quel pied danser et à quoi s’attendre.

> Saison 4


Spoilers

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Like it’s so good I think it started give me contractions.

Bon, cette fois, ça y est, on y est, c’est la fin de saison. J’ai préparé les mouchoirs et ma meilleure place de canapé de confinement.

L’épisode a la bonne idée de commencer par le retour de bébé Jack et de sa femme enceinte jusqu’au cou. J’étais tellement heureux de le revoir, et j’aurais tellement eu envie de le revoir plus souvent dans la saison. En plus, il chante toujours aussi bien quand elle le lui demande pour le bébé… et pour provoquer l’accouchement évidemment.

Ils apprennent avant celui-ci qu’ils vont avoir une petite fille, alors qu’ils réfléchissaient justement à un prénom à lui donner… On retrouve aussi Hailey en train d’être draguée par Zach. Hailey ? On ne sait pas tout de suite qui c’est, mais elle s’occupe d’une galerie d’art avec son meilleur ami. Reste à savoir quels liens avec les Pearson ils ont… Et c’est révélé assez vite : il s’agit de la sœur de Bébé Jack. C’est un twist qu’on ne risquait pas de voir venir, ça, franchement. Quant à la petite, elle s’appelle Hope.

Contre toute attente, la série enchaîne sur la tradition d’anniversaire de Jack, dans le passé, avec une image digne du pilot. C’est un an après la naissance des triplés que la tradition d’être nu avec Rebecca semble s’être stoppée : elle est habillée d’un peignoir et doit s’occuper de leurs enfants dont c’est aussi l’anniversaire après tout. Pourtant, au beau milieu du repas de fête, Rebecca se met à pleurer d’un coup, nostalgique de cette première année avec ses trois enfants… et de l’absence de Kyle, surtout.

C’est vrai que la série n’a jamais abordé avec détails le deuil de cet enfant, vite « remplacé » par Randall. Pourtant, c’est un vrai sujet de drama qui était resté dans un coin et qui surgit avec beaucoup d’efficacité dans cet épisode. Pour se changer les idées, Jack propose à Rebecca de se rendre auprès de leur médecin à la citronnade.

Ils comptent surtout pour lui pour trouver à nouveau les mots capables de chasser les mauvaises idées. Ce n’est pourtant pas évident, mais il s’y colle, comme d’habitude, avec une petite chanson cette fois : Blue skies. C’est cette chanson dans laquelle il s’est réfugié au décès de son premier bébé, mais aussi au mariage de sa fille une fois devenue adulte. Bref, c’est une chanson pour accompagner toute une vie, dans les moments tristes et les moments heureux.

Dans le présent, on reprend d’abord du côté de l’anniversaire de bébé Jack, avec une fête organisée chez Rebecca, dont l’état de santé semble continuer de se dégrader. Kevin, lui, recontacte son oncle – parce que cet épisode vient de se rappeler qu’il y avait de nouveaux acteurs dans cette saison en théorie. Avec l’anniversaire de Jack le lendemain, on a aussi l’anniversaire de la sobriété de Kevin, qui n’a pas touché depuis un an à l’alcool.

Pour se rendre à l’anniversaire de son cousin, Déjà est obligée de dire au revoir à son copain, lui aussi de retour dans la série pour l’occasion. À l’intérieur de la maison, Beth est toujours aussi parfaite : elle fait remarquer à Randall qu’il a vraiment déconné avec sa mère en fin d’épisode précédent, et elle angoisse à l’idée de la réaction de Kevin et Kate. Tu m’étonnes.

Rapidement, on en arrive à la fête d’anniversaire, qui est un montage très sympathique des trois anniversaires de l’épisode. C’était nécessaire cette pause avant d’attaquer le clash familial qui est clairement en train de couver. Kevin est sûr que sa mère n’ira pas à St Louis, mais c’est loin d’être le cas : Randall lui a fait pression pour qu’elle participe à l’essai clinique et elle ne tarde pas à l’annoncer.

Beth a tout de même le temps de se barrer dans la cuisine avant que la bombe ne soit lâchée.

Oui, c’est une bombe, même si les triplés ne disent rien devant Rebecca. Par contre, une fois ensemble dans le jardin, la question de ce qui a pu faire changer d’avis Rebecca est abordée, ça va de soi. Randall noie bien le poisson, mais une fois Kate et Toby partis, Kevin se rend dans la cuisine pour interroger sa mère sur ce qu’il s’est passé. Bien évidemment, Beth est encore et toujours là pour avoir les bonnes idées : quand Kevin comprend de lui-même ce qu’il en est, il se rend auprès de son frère pour le confronter et Beth s’arrange pour leur laisser la maison vide.

Elle dégage le plancher avec Beth, Miguel et les filles. Et elle fait bien, vraiment, parce que la température monte d’un cran entre les frères vraiment rapidement. La scène est franchement dure à voir, mais ce n’est que le début des dramas de cet épisode.

Ailleurs, en effet, on voit un homme essayer de maîtriser un cheval sans y arriver… jusqu’à ce que Sadie, sa fille, soit capable de dompter l’indomptable (et gratuit) cheval. Il s’agit finalement de… l’obstétricien de Madison. Et oui, Madison est enceinte, de Kevin. C’est une nouvelle assez atroce quand on y réfléchit, parce qu’on est très loin de l’histoire parfaite que Kevin recherche, et Madison le sait bien. La pauvre n’ose donc parler de sa grossesse à personne : elle n’a pas de famille proche, Kate n’est pas exactement la personne à qui le dire et Kevin… espère autre chose.

Bien évidemment, Madison débarque en plein milieu de l’engueulade Randall/Kevin, et elle a donc le meilleur timing possible pour annoncer sa grossesse à Kevin. Le pauvre prend la nouvelle en pleine face, surtout qu’elle a eu le temps de se faire un avis sur la question, elle. Cette grossesse, c’est un miracle qu’elle a décidé de mener à son terme, évidemment.

Si Kevin décide d’aller prendre l’air pour s’en remettre, c’est la pire idée possible : l’engueulade reprend avec Randall qui revient à la charge et accuse Kevin d’avoir été absent le jour de l’incendie, affirmant que Jack est mort en ayant honte de son frère. Face à une telle charge émotionnelle, Kevin répond que le pire jour de sa vie est celui où Rebecca et Jack ont décidé de l’adopter, rien que ça. Randall s’en va donc sans un mot sur cette double affirmation terrible.

Clairement, la famille se déchire, mais pas pour de bonnes raisons. Les réconciliations auraient pu être rapides s’il n’avait pas fallu que tant de méchancetés soient balancées à leur face. Là-dessus, Kevin n’a plus qu’à rentrer chez sa sœur et se confronter à Madison. Après avoir été accusé par son frère d’être un énorme égoïste, Kevin décide évidemment d’affirmer à Madison qu’il est prêt à être le père de son enfant, à 100%. Et ça tombe bien, car ce sont des jumeaux.

La série prend tout de même le temps de nous faire douter sur l’avenir de Kevin : on revoit Sophie se marrant devant une de ses publicités, puis Cassie qui vient chercher Nicky pour aller à une réunion au moment où l’oncle félicite son neveu de son année de sobriété. Pas évident tout ça.

Autrement, pour fêter l’anniversaire de Jack, Kate et Toby décident de revenir à la maternité pour laisser une photo de leur famille sur le mur… ce n’était pas gagné pourtant, parce qu’il est né en pesant à peine un kilogramme. Pourtant, malgré tout ça, Toby ne peut s’empêcher aujourd’hui de penser qu’il faut un frère ou une sœur à ce bébé Jack : Kate avec ses triplés, les filles de Randall sont trois, et c’est triste de ne pas avoir quelqu’un avec qui grandir selon lui.

Il propose donc à Kate d’adopter, rien que ça. Grosse décision. Pourtant, ils se décident assez rapidement d’adopter, et on sait donc qu’ils vont nous adopter une petite fille, qui sera nommée Hailey.

L’épisode se termine une fois de plus dans le futur, avec Kevin arrivant auprès de sa mère mourante. Il fait un câlin à Nicky, mais pas à Randall, alors on ne sait pas encore si la réconciliation a eu lieu ou pas. En tout cas, Kevin a bel et bien des jumeaux, un garçon et une fille, donc il semblerait que Madison soit bien la mère parfaitement inattendu teasée l’an dernier. Kevin prend quand même le temps de mettre la main sur l’épaule de son frère alors qu’ils regardent leur mère : c’est bon signe…

> Saison 4

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EN BREF – Cette saison 4 était à la hauteur des précédentes, même si son schéma est un peu plus compliqué à résumer, avec des jeux de temporalité de plus en plus présents et des inconnus ajoutés au casting dont les scénaristes ont finalement eu du mal à savoir quoi faire sur du plus long terme : le premier épisode nous a présenté trois personnages qu’on a finalement peu revu alors qu’ils devaient avoir un énorme impact sur la vie des Pearson.

Alors, oui, ils ont eu un impact, c’est vrai… mais pas tant que ça non plus ! Tout de même, c’est une des rares séries dans laquelle j’ai réussi à ne pas prendre trop de retard ces derniers temps, et ce n’est pas pour rien : elle est exceptionnelle et frappe toujours juste dans les émotions qu’elle provoque.

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> Saison 4

Zoey’s Extraordinary Playlist – S01E07

Épisode 7 – Zoey’s Extraordinary Confession – 17/20
On oscille constamment entre comédie et drama dans cet épisode qui mélange habilement les intrigues pour faire avancer les personnages vers de nouvelles dynamiques relationnelles – quitte à être vraiment surprenant par moment. Cet épisode ferait limite un bon début de saison 2 tellement il ancre certains changements pour le reste de la série… Je suis partagé sur certains choix, mais dans l’ensemble, ça reste une série vraiment agréable à regarder, il n’y a pas à dire.

> Saison 1


Spoilers

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I am the X-Men meets the Voice.

Une jolie soirée limite romantique entre Max et Zoey est interrompu par Mo qui est loin de passer une soirée romantique avec son crush de la semaine dernière qui est OK pour le revoir… Enfin qui est ‘k pour le voir, en fait. Le trio en parle quelques instants après l’équivalent d’un Avengers Endgame, puis Max se rentre chez lui… de même que Mo.

J’adore la connexion entre les appartements de Mo et Zoey avec les portes qui restent ouvertes. C’est vraiment sympathique, même si pas très logique d’un point de vue sécurité, économie et chauffage. En tout cas, leur amitié est top… Pas comme celle de Max et Zoey finalement, parce qu’il y a trop de non-dits entre eux désormais.

Le lendemain, au travail, les choses sont super bizarres pour Zoey qui se retrouve dans le même ascenseur que Max et Simon. Après l’épisode précédent, c’est plein de gêne et de silence pesant. Finalement, Simon propose à Zoey d’arrêter de parler de choses personnelles pour garder uniquement le côté professionnel de leur relation, ce qu’il n’arrive pas du tout à faire, en vrai.

Heureusement pour Zoey, ses collègues ont d’autres sujets de préoccupation que la soirée de fiançailles de Simon : le divorce de Joan est désormais une affaire publique et ça perturbe tout le monde. En plus, côté professionnel, on revient à la belle idée de l’épisode précédent : « The Chirp ». Une puce qui viole littéralement quelques lois pour fournir directement, en oreillette, les informations à connaître sur les gens qu’on croise. Je suis quelque peu sceptique.

Personne n’ose contredire Joan, cependant. En plus, ce super projet met à mal les collègues de Zoey, parce qu’il y en a deux qui étaient supposés être meilleurs amis, et un qui est trahi par l’autre. Bon, il faudrait que j’apprenne les prénoms, ça m’aiderait, mais j’entends Leaf et Toben, et ce n’est probablement pas ça exactement. Tan tpis, on va s’en contenter, pas vrai ?

Pour la pause déjeuner, Max organise un super… flash mob pour Zoey. Ouep. Il se met à lui chanter qu’il est amoureux d’elle. Le truc, c’est que Zoey pense évidemment, comme nous, qu’il s’agit juste d’une nouvelle chanson de sa part. Malheureusement non, c’est juste super gênant pour elle, et pour Max qui lui déclare donc qu’il est fou amoureux d’elle et n’obtient aucune vraie réaction de la part de Zoey, à part la fuite.

Inévitablement, il finit par aller la confronter directement au travail et on en arrive à la nécessaire révélation que Zoey a un pouvoir. Pour se sortir de l’épineuse déclaration d’amour, Zoey décide en effet de tout lui avouer, quitte à passer pour folle. Il fallait bien qu’elle se justifie de ses réactions bizarres des derniers épisodes – elle passe son temps à souffler le chaud et le froid sur leur relation, après tout.

Cela fonctionne vraiment bien comme épisode, avec Max qui reste sceptique pour tout l’épisode, mais qui se laisse convaincre petit à petit quand il se rend compte que Mo est dans le coup aussi. Pour être convaincante, Zoey décide d’intégrer Max à l’intrigue musicale qui se joue dans sa tête entre Leaf et Toben – avec une reprise très fun de Don’t speak. Max refuse tout à fait de croire que Toben et Leaf puissent se disputer et surtout que Toben puisse avoir un cœur, alors que c’est parfaitement évident.

La dispute couve tout au long de l’épisode : Leaf lèche les bottes de Joan en permanence et délaisse son meilleur ami, y compris pour une merveilleuse soirée en boîte afin de célébrer une fête qu’ils font depuis leur onze ans.

Malgré l’absence de Leaf et malgré le départ prématuré de Toben, Max refuse toujours de croire Zoey, y compris quand elle lui indique qu’elle entend aussi Mo et son nouveau copain chanter juste avant qu’ils ne s’embrassent. Afin de vraiment le convaincre, elle n’a plus d’autres choix que de lui dire toute la vérité : il lui a chanté des chansons d’amour depuis un moment et elle l’a ignoré, au point de le caser avec une autre.

Dans le genre blessant, il n’est pas étonnant de voir Max s’enfuir après une telle révélation. Heureusement, le lendemain matin, Zoey reçoit de bons conseils de Mo pour savoir comment gérer les choses, à savoir le conseil le plus évident dans ces cas-là : parler à Max, à cœur ouvert, de ses sentiments et de son incertitude. C’est exactement le conseil que Zoey donne à son collègue en arrivant au travail, parce que Toben est vraiment déçu que Leaf ne soit pas venu à leur soirée.

Finalement, grâce au conseil de Zoey, les deux parviennent à se réconcilier et la scène est super touchante, avec Zoey qui les observe de loin sans se douter qu’ils planifient de prendre le contrôle de la boîte… dans le futur. Voyant que tout se passe bien pour eux, Zoey prend la décision d’aller voir Max, et franchement personne ne bosse dans cette boîte.

Zoey se doit toutefois de répondre au flashmob de Max avant de le perdre définitivement, et sa réponse est assez jolie : elle a peur de perdre son meilleur ami en entamant une relation amoureuse avec. C’est blessant pour Max, mais ça se tient. Il décide de prendre quelques distances, mais toutes les distances qu’il pourrait non plus, parce qu’il entend bien qu’elle a déjà beaucoup à gérer avec son père.

Du côté de la maison familiale, on reprend avec la première chanson de l’épisode interprétée par Maggie qui en a marre de savoir ses enfants brouillés entre eux. Elle n’arrive pas à gérer son mari seule et elle a donc besoin de ses enfants à 100% avec elle pour choisir un infirmier qui leur viendrait en aide. Après tout, il y en a besoin…

C’est plutôt bien drôle à voir, parce que les candidats qu’ils voient pour ce job sont tous absolument flippants dans leur manière de prendre ce job à la légère. La seule qui ne le fait pas est une ancienne infirmière, Nancy, qui est ultra-professionnelle. Soulagés, la mère et le fils l’embauchent aussitôt… avant de découvrir à quel point l’ultra-professionnelle peut être gênant.

Ben oui, Nancy en fait des caisses, et elle ramène carrément un lit d’hôpital dans le salon, refusant d’écouter les envies de Mitch parce qu’elle est là pour fournir ce dont il a besoin pour vivre plus longtemps, pas tout ce qu’il veut. Malheureusement pour Nancy, ce n’est pas exactement ce que cherche Maggie. Celle-ci décide donc de virer Nancy et d’embaucher à la place le seul infirmier qui avait réussi à faire rire Mitch, même s’il n’est pas le plus professionnel.

En plus, il n’est pas si mauvais à mettre trois tonnes de légumes pour les vitamines dans le milkshake de son patient…

Reste alors à évoquer l’étonnant cliffhanger de cet épisode qui voit Leaf chanter une chanson d’amour à Joan avant de l’embrasser. Oui, tout ça est surpris par Zoey qui s’enfuit du travail, traumatisée par ce qu’elle vient de voir. C’est tellement bizarre comme développement d’intrigue, je ne m’y attendais clairement pas à celle-ci. Il faudra voir ce que ça apporte à la série…

> Saison 1

Les Bracelets rouges – S03E04

Épisode 4 – 19/20
Même s’il y a un paquet de scènes qu’on voit venir dans cet épisode, notamment sur sa fin, je trouve que la fluidité de la série permet tout à fait de ressentir toute la palette des émotions que les personnages vivent. C’est parfaitement brillant et la construction de l’épisode donne encore plus envie d’y revenir pour découvrir la fin de cette saison. En attendant de la voir, on reste un peu sur sa faim cette semaine avec un paquet de drama à venir, encore.

> Saison 3


Spoilers

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Ils veulent m’enlever le foie maintenant, ces abrutis.

Allez, c’est reparti pour un épisode de cette série que j’adore et qui commence par nous parler du rêve des adolescents, grâce à la voix off de Côme. Tout le monde ne passe pas une belle nuit, notamment Nour qui a des douleurs de son sein fantôme. Après, je ne sais pas si elle ne préfère pas ça à sa journée réveillée avec sa mère qui lui ramène une perruque. Au moins, ça permet une petite complicité dans le regard avec Jessica.

La complicité, elle en a bien besoin, parce que les nouvelles ne sont pas joyeuses pour elle : elle souffre, mais elle a aussi droit de découvrir que la reconstruction de son sein ne sera pas si évidente que ça, ni si rapide surtout. La série, comme à son habitude, nous fait une jolie prévention ensuite, avec une bénévole qui passe voir Nour pour la prévenir de ce qui l’attend à présent. La scène est super touchante et franchement, chapeau bas à l’actrice qui est excellente dans son rôle.

Contre toute attente, pleurer un coup lui permet finalement de retrouver le sourire et de plaisanter ensuite avec Jessica. Dans le genre improbable, voilà une nouvelle amitié qui fait du bien. Nour l’emmène dans la planque de Clément pour qu’elle trouve un endroit où fumer. Les deux nouvelles amies partagent donc un joint et Jessica lui créé aussitôt un profil sur Tinder. Parce que oui, Jessica avec sa leucémie ne perd pas le Nord et cherche l’amour.

La scène est mignonne comme tout, avec Jessica qui prend beaucoup de plaisir à aider Nour, qui prend vite goût à Tinder… jusqu’à ce qu’elle aperçoive Clément qui voulait juste profiter de sa planque, oups.

Avant tout ça, dans la chambre de Clément et Théo, on commence l’épisode par un quiproquo amusant qui nous permet d’oublier la menace qui pèse sur eux : on sait très bien que le rendez-vous médical de Clément n’est pas pour une opération des amygdales. J’adore son médecin, franchement : elle n’y va pas par quatre chemins pour lui annoncer la dure nouvelle d’une opération du foie pour le lendemain à huit heures.

La nouvelle est dure parce qu’on est loin des 40% de chance de s’en sortir cette fois. Même si elle ne lui parle pas des 3% de chance de survie, Clément s’énerve et se tire pour aller tenter de marcher une dernière fois. Très franchement, j’ai eu du mal à adhérer à cette scène où le jeu ne paraissait retranscrire toute sa colère. Les parents de Clément aussi sont énervés, mais cette fois-ci c’est beaucoup plus juste dans le jeu et dans le scénario… avec une mère conciliante et qui espère encore la douceur de son mariage face à cette terrible nouvelle.

En même temps, c’est clair qu’une tumeur au foie, on sait ce que c’est niveau chance de survie. Du côté de Thomas, les choses vont en s’améliorant parce que sa tumeur n’est pas grave du tout. La scène est super touchante à voir honnêtement, et ça doit être un soulagement pour le médecin d’annoncer de bonnes nouvelles parfois. Thomas n’a même pas besoin de rester à l’hôpital… et il se fait donc dégager par Clément.

Il l’a bien cherché après quelques mois de silence radio avec son ami cependant… De retour chez lui, avec son père, Thomas cherche donc un moyen de se faire pardonner et demande conseil à son père. Je pense qu’on tient là la plus mauvaise idée de l’année déjà, franchement, c’est débile, son père est incapable de s’excuser, on le sait maintenant… En tout cas, Thomas finit par remettre son bracelet rouge et tenter en vain d’appeler Clément.

Ce dernier refuse de décrocher et se rend dans sa planque… où il est vexé de voir Nour en train de chercher l’amour. Il tente donc de fuguer de l’hôpital, pour mieux tomber sur Louise qui l’en empêche de justesse. C’est top à voir ça, leur relation est tellement belle et juste, c’est fou de les retrouver comme ça, à se vanner l’un l’autre. Mais ce n’est pas encore tout à fait suffisant pour lui remonter le moral apparemment.

Chez son grand-père, Mehdi refuse de se lever pour aller à l’hôpital et a droit à un sermon pour aller au travail plus vite. Quel grand-père parfait ! Pas de chance pour lui son petit fils est loin d’être super sympa avec lui et il lui vole une moto pour se rendre au travail. Je sens que ça part mal tout ça. En plus, Mehdi est encore super énervé quand il retrouve Côme et lui balance qu’il ne le croit pas.

Avant ça, on retrouve Côme en avance pour ses examens médicaux où son beau-père décide de l’emmener. S’il est toujours aussi lourd avec son humour de merde, il est attachant à vouloir s’occuper du petit de sa compagne… qui n’en a rien à foutre de lui. Il préfère aller à la recherche de la chambre d’Iris pour retrouver Olivia.

De son côté, Mehdi passe une journée qui s’améliore petit à petit quand il retrouve Agathe avec un patient. Il l’aide à soigner le patient et ça mène à une bonne surprise à la cafétéria de l’hôpital : Agathe qui lui propose d’être kiné. Il se fait tout de suite des films et c’est super touchant à voir, même si sa joie est de courte durée : son grand-père débarque pour l’engueuler d’avoir volé une moto du garage. Evidemment.

Loin de l’hôpital, on retrouve Louise et Roxane qui ont donc gardé le contact. Ce n’était pas gagné cette amitié à l’origine pourtant, mais Louise est vraiment ce dont Roxane a besoin pour l’aider dans sa recherche d’emploi. Elle commence par une boutique de prêt-à-porter… et ça se passe super mal quand on lui dit que l’apparence est importante et qu’on lui demande sa taille. Pourtant, franchement, c’était prévisible dans une boutique de vêtements et elle avait affaire une patronne vraiment cool.

Malheureusement, ça réveille les complexes de Roxane qui se compare ensuite à sa sœur jumelle en sortant d’un bain où elle avait déjà du mal à regarder ses jambes si maigres. C’est tellement triste : elle enchaîne avec une descente dans le frigo pour manger tout ce qu’elle y trouve. Cette rechute est horrible.

Elle se change pourtant les idées pour la soirée quand elle reçoit un message de Thomas lui donnant RDV, avec Mehdi – s’excusant auprès de son grand-père, c’est chou mais inquiétant pour le grand-père, je regarde trop de séries -, devant la chambre de Clément. La réunion des bracelets fait beaucoup de bien à la série, autant qu’à Clément, ce qui redonne vraiment le smile. On les voit s’enfuir de l’hôpital avec l’aide de Mehdi… qui récupère aussi Côme au passage.

Ouep, Côme, dix ans à peine, monte dans la voiture de Thomas avec plein d’autres adolescents. Bof, le beau-père… surtout qu’il ment à Nathalie putain. C’est chaud quand même, d’aller mentir à sa compagne sur la localisation de son fils amnésique. On a connu plus malin.

Pendant ce temps, Côme et les autres bracelets se rendent aussi vite que possible à la gare pour dire au revoir à Louise, dans une scène qui nous réunit tous les bracelets. C’est vraiment beau à voir et ça redonne le smile, même si c’est triste également de voir partir Louise qui aura réussi à me faire rire encore beaucoup dans cet épisode.

Du rire aux larmes, il n’y a que quelques secondes, puisqu’on enchaîne sur la scène la plus violente de l’épisode, où Thomas annonce à Clément qu’il a failli se suicider et ne l’a finalement pas fait parce qu’il pensait à Clément. C’est fou : la scène n’apporte rien de nouveau, mais quelques violons et le très bon jeu des acteurs permet de vraiment ressentir toutes les émotions. Dans le même genre, on a Nour aussi, qui découvre son sein coupé…

Et puis, évidemment, il y a le cliffhanger, avec Mehdi qui rentre chez lui pour mieux découvrir que son grand-père n’y est pas. Comme je m’y attendais depuis le début de l’épisode où il était si parfait, il se retrouve évidemment hospitalisé avec un arrêt cardiaque pour conclure tout ça. Ah, quelle horreur. J’ai eu beau la voir venir, cette fin d’épisode, elle fait mal au cœur, vraiment.

> Saison 3

Westworld – S03E02

Épisode 2 – The Winter Line – 19/20
Quel épisode encore cette semaine ! On retrouve davantage l’ambiance et les décors habituels de la série dans un épisode qui fait le lien entre la deuxième saison et ce que nous avons vu la semaine dernière. L’échiquier se met progressivement en place, comme toujours, et les jeux d’écriture et de révélations habituels des scénaristes sont toujours aussi savoureux. Bref, c’est un épisode magnifique à regarder et avec une bonne dose de retournements de cerveau – parfois, je devine, parfois, je me laisse surprendre. J’adore.

> Saison 3


Spoilers

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Told you, we’re leaving this world.

C’est reparti pour une heure d’épisode, parce que pourquoi faire court quand ona tout le temps du monde pour le voir en plein confinement, hein ? D’ailleurs, on est tellement dans le confinement que le CDC nous met des petits messages d’avertissement sur les gestes barrières, youpi. Bref, si on parlait de Westworld ?

L’épisode se concentre sur Maeve comme promis dans le cliffhanger de la semaine dernière, et c’est tant mieux, parce que j’adore son personnage et qu’elle m’a énormément manqué. Oh, le résumé nous indique que ce ne sera pas la seule dans l’épisode, puisque l’on va encore suivre Bernard. Mais avant tout, revenons à Maeve, donc, et aux nazis en Italie. Bien évidemment, Maeve s’appelle Eva chez les nazis et elle vit de fortes émotions.

Bienvenue dans le parc ! Maeve redécouvre clairement son monde et le fait qu’elle ne parle pas anglais, mais ce n’est pas grave, parce qu’elle retombe vite dans ses schémas. Elle retombe ainsi sur son amant Hector qui l’emmène dans une vraie série d’espionnage nazie. C’est passionnant, même si on ne comprend rien : la série continue de tout déchirer sur le plan de l’esthétique léchée, de la musique qui change d’ambiance, de l’intrigue complexe, avec des soldats cherchant des plans volés…

On est rapidement embarqué dans une course poursuite qui se fait au milieu d’une ville médiévale magnifique puis sur une base militaire avec un avion. Pfiou. Ils ont les moyens financiers encore cette année, les acteurs ont dû kiffe le tournage. En tout cas, c’est très étrange de se réadapter à une nouvelle période de l’Histoire après l’épisode de la semaine dernière, mais les scénaristes jouent encore et toujours avec notre compréhension.

Ainsi, alors que l’on imagine Maeve en train de s’échapper d’un parc avec Hector, comme toujours – comme elle est en train de l’imaginer – elle se fait soudainement appeler Isabella. Du coup, elle met fin d’elle-même à la course poursuite et finit par se suicider, sachant très bien qu’elle est coincée dans un scénario où rien n’est vrai. Sa dépression n’est pas sans me rappeler Inception.

Par contre, le reste de son intrigue nous la ramène en saison 1 : elle se réveille nue sur une table d’opération où deux scientifiques s’occupent d’elle en ne comprenant pas comment elle a pu tomber si bas alors qu’elle avait tant de succès dans le parc. La série nous prend alors par surprise, vraiment, en nous laissant Maeve errer dans le laboratoire et retomber sur ses acolytes de la saison 2. Ainsi, Lee, le scénariste bossant toujours pour Westworld aurait survécu et empêche au dernier moment un vrai suicide de Maeve.

Vous avez bien lu : Maeve, le robot, traverse clairement une phase dépressive et envisage de se suicider, mais elle est sauvée par un humain auquel elle tient. La série change du tout au tout dans ses dynamiques, là. En plus, Lee était bel et bien mort en saison 2, alors il reste le suspense de savoir s’il est un robot ou pas. J’adore l’idée.

Lee nous explique rapidement la situation de Maeve : elle est à Warlord, le parc le plus proche de… La Forge. Ouep, celle-ci ne serait pas tout à fait détruite et permettrait à Maeve de retrouver sa fille et ses proches qui sont déjà passés de l’autre côté. J’ai trouvé ça quelque peu redondant de repartir sur cette intrigue, mais en même temps, ça mène à un autre réveil de Maeve dans le parc. Elle essaie bien sûr de convaincre Hector de venir à elle dans sa quête pour la Forge, mais ce n’est pas si simple.

Si Maeve est capable de marcher en forêt ou monter à cheval avec des talons, elle n’est ps fichue de convaincre Hector de venir avec elle. Tant pis. Elle retrouve malgré tout Lee et se rend aussitôt vers la Forge avec lui. C’est extrêmement rapide, mais ça mène Maeve dans une sacrée impasse : elle n’est jamais venue à la Forge auparavant. Très vite, il est évident que Lee est bel et bien un robot : il pose beaucoup trop de questions sur le fonctionnement de la Forge et sur ce qui a pu se passer. Il paraît évident que Delos veut juste savoir si d’autres robots peuvent s’échapper.

Maeve s’en rend compte un tout petit peu après moi, mais en même temps, je m’en suis méfié dès le départ, moi, alors ce n’est pas étonnant qu’elle soit plus longue à la détente la pauvre. Par contre, si cette révélation là m’a laissé de marbre – j’étais triste pour Lee, mais j’ai fait mon deuil il y a un an et demi – la révélation suivante a complétement fonctionné sur moi : Maeve n’est même pas dans la réalité, elle est dans une réalité virtuelle où personne ne peut la reconnaître car les concepteurs ne savent pas quels liens elle a entretenu avec les autres membres de Westworld. C’est plutôt brillant de leur part, mais j’adore le fait que Maeve ne se laisse pas avoir, comme d’habitude.

Il n’était pas très habile d’avoir Lee en train d’embrasser Maeve, pas plus qu’il n’est malin d’avoir un Lee si altruiste et si obsédé par Maeve quand il n’a toujours été obsédé que par lui, comme elle le souligne. Maeve est toujours aussi géniale en tout cas, à souligner l’incompétence, la flemme et la stupidité humaine qui lui laissent une porte de sortie en-dehors de cette cage virtuelle qui n’existe donc pas.

En effet, il suffit de surcharger la matrice pour qu’elle bugue bien rapidement. Profitant du bug, Maeve décide alors de changer le scénario de l’histoire qu’elle doit mener avec Hector : elle sait que les soldats nazis cherchent une carte, elle décide donc de la dissimuler au sein de tous les costumes de soldats, en plus de celui d’Hector. Très rapidement, elle provoque donc une fusillade et un bug général de la matrice dans laquelle elle est.

Grâce à cela, elle est capable de prendre le contrôle de l’environnement autour d’elle, y compris la tablette de Lee qui lui permet d’accéder aux caméras de surveillance de la base dans laquelle elle est enfermée. Les humains n’ont pas le temps de se rendre compte du piratage, en plus, parce que la simulation se déroule dans beaucoup plus rapidement que le monde humain. Ce n’est pas de bol : cela permet à Maeve de détourner un robot pour s’enfuir.

Malheureusement pour elle, c’est un échec : le robot provoque pas mal de dégâts, mais il ne parvient finalement pas à s’enfuir, étant détruit par de nombreuses balles de fusils…

En parallèle, dans le sud de la Chine, on retrouve Bernard dans son bateau de pêcheur l’emmenant dans un parc Westworld. S’il avait l’air flippé le chinois, il ne l’est plus tellement aujourd’hui et dépose Bernard sur la côte sans hésiter… Ainsi donc, notre parc se trouvait en Chine depuis le départ. Bernard se balade tranquillement dans le parc et retourne dans les laboratoires sous-terrains.

C’est l’occasion pour lui de découvrir ce que l’on soupçonnait déjà : Stubbs, le chef de la sécurité, est bien robot. S’il a tenté de se suicider, c’est parce qu’il a été incapable de protéger les hôtes du parc. Dès lors, il n’avait plus de raison d’être et sa mission était de se suicider. Bon, le nouveau duo Bernard/Stubbs a eu du mal à me convaincre : Stubbs est rapidement réparé, parce qu’il a de nouveau quelque chose à faire maintenant que Bernard est là.

Celui-ci explique qu’il est de retour au parc pour empêcher Dolores de détruire l’espèce humaine. Rien que ça. Pour cela, Stubbs comprend que Bernard cherche un autre robot capable de l’arrêter, et ça ne peut être que Maeve. Le duo se retrouve donc en quête pour retrouver Maeve, avec Stubbs affirmant que son rôle est de protéger Bernard quoiqu’il arrive. C’est pratique d’avoir un garde du corps comme ça, si facilement et si dévoué.

Pour retrouver Maeve, Stubbs propose à Bernard de se rendre dans un stock de robots nus et désactivés. C’est effectivement là qu’ils la retrouvent… mais sans son cerveau, son disque dur ou quoique ce soit lui permettant de fonctionner. Forcément, puisqu’elle est dans son monde virtuel, c’est logique. Rapidement, Stubbs et Bernard se retrouvent dans le parc 4, encore en fonctionnement finalement (wtf ?) et se baladent au milieu de robots dignes de nous pondre Game of Thrones. Franchement, il y a du recyclage de la part d’HBO, non ?

Qu’importe : l’essentiel à retenir est que Bernard ne peut trouver Maeve dans les systèmes informatiques et qu’il a alors besoin d’une introspection. Ce n’est pas de bol pour Stubbs qui se retrouve à devoir gagner du temps pour lui quand des membres de la sécurité les surprennent. Bon, ce n’est rien que Stubbs ne peut gérer cependant, et il gère ça avec beaucoup de délicatesse pour un robot, refusant de tuer si ce n’est pas nécessaire.

Finalement, il est donc a priori temps pour Stubbs et Bernard de se séparer comme ce dernier veut quitter le parc… mais en même temps, avoir un Stubbs chargé de vous protéger à 100% de son temps et de son envie, ça rend accro. Ainsi, Bernard réécrit les fonctions principales de son ami pour qu’il le protège à tout prix.

L’épisode se termine sur une drôle de scène où Maeve se réveille à proximité de Vincent Cassel. WTF. Cette fois, Maeve serait bien dans la réalité auprès d’un nouveau multimilliardaire avec les plein-pouvoirs : il s’appelle Enguerrand Serrac et il lui explique qu’il est en pleine guerre, une guerre perdue d’avance. En effet, il a peur de Dolores notre petit Enguerrand.

Son but est donc tout simplement d’embaucher Maeve pour s’occuper du cas de Dolores et la tuer. C’est excellent ça comme plan pour la suite de la série, mais Maeve étant ce qu’elle est, elle refuse évidemment de le faire – elle n’a rien à y gagner… à part peut-être retrouver sa liberté. Et oui, sans trop de surprise, notre nouveau riche tout puissant a trouvé le moyen de bloquer à nouveau Maeve : en bon robot docile, elle ne peut donc faire autrement que s’arrêter dans sa tentative de meurtre quand il appuie sur un robot. D’une prison à une autre, le chemin fut court pour Maeve…

> Saison 3