Faut-il aller voir Ready Player One ?

Article garanti sans spoilers

Salut les cinéphiles,

Si vous me suivez sur snapchat ou sur Twitter, vous devez bien rire de ce titre faussement accrocheur car vous connaissez déjà la réponse ! J’ai eu la chance grâce à la Warner Bros d’assister à une projection presse de Ready Player One ce mardi 20 mars et c’était GÉ-NI-AL. Je le dis rarement d’un film, donc oui, ça vaut le coup ; même si bien sûr le fait d’être invité comme ça participe toujours d’avance au sentiment positif vis-à-vis du film. J’étais quand même dans un cinéma sur les Champs-Elysées – le même que pour Westworld ! – donc il faudrait être très difficile pour ne pas apprécier au moins le cadre.

Au-delà du cadre, le dernier film de Steven Spielberg vaut vraiment le coup et je vais vous dire pourquoi, sans le moindre spoiler ; comme toujours. On commence néanmoins par la bande-annonce qui, elle, est pleine de spoilers, donc à vos risques et périls (surtout après une minute trente, on vous balance sans pitié des images des dernières scènes, hein) : le marketing fait qu’on aime bien tout vous raconter à l’avance, mais bon…

Synopsis: En 2045, le monde est au bord du chaos, mais tout le monde s’en fiche car les humains sont tous enfermés dans un univers en réalité virtuelle, l’OASIS. C’est un univers virtuel qui contient tout ce que tout le monde peut rêver d’avoir ou de faire, et le monde le doit à James Halliday. Celui-ci est mort il y a quelques années, mais pas sans lancer une quête pour obtenir ses parts de la société… Le film suit donc l’histoire de Wade Watts, un adolescent qui compte bien être le premier à terminer cette quête jugée impossible, dans un monde virtuel mystérieux et inquiétant ! Bien sûr, il va rapidement se rendre compte qu’il n’est pas le seul à vouloir devenir richissime…

Alors, franchement, je n’étais pas convaincu en lisant tout ça. Je me disais que mieux valait lire le livre, mais je n’ai pas eu le temps évidemment, ou que le film allait être une sorte de Future Man en moins bien, avec des références à la pop culture utilisées juste pour le marketing, comme cette DeLorean utilisée à plusieurs reprises dans le film et dont on n’arrête pas d’entendre parler sur Twitter. Pour ne rien arranger à mes attentes, j’ai en plus recommencé la série juste avant de me rendre au cinéma, une idée un peu débile maintenant que j’y pense. Finalement, le film n’a rien à voir avec cette série, et c’est tant mieux car j’adore les deux univers !

Ready Player One est un film de science-fiction, destiné à un large public, mais truffé de clins d’œil à des films et œuvres à succès de science-fiction : cela en fait un film aussi futuriste que rétro, et son ambiance est géniale pour n’importe quel geek. Autant dire que je le recommande pleinement à quiconque s’intéresse de près ou de loin à la science-fiction un brin futuriste mais encore proche de notre époque, car on est là à fond dedans. Or, moi, c’est tout ce que j’aime (palapapapa) ! Plutôt qu’une dystopie totale, le film propose une évolution du monde qui pourrait somme toute arriver. Elle n’est ni totalement négative, ni totalement positive.

Ce que j’ai aimé avant tout dans ce film est le fait qu’il s’agisse d’un film complet. Qu’est-ce qu’il raconte encore ? Laissez-moi m’expliquer : trop souvent, les films que je vois s’arrêtent trop vite et me donne l’impression qu’ils pourraient être élargis en série d’une (ou plusieurs, parfois !) saison. D’autres, au contraire, sont tellement plein de lenteurs que je me demande pourquoi ils sont si longs. Ready Player One dure deux heures vingt, ce qui est assez long, mais il fait le tour de toutes les questions qu’il aborde durant ces deux heures, sans perdre trop de temps, sans être long non plus.

Il est rare que je ne m’ennuie pas devant un film de cette longueur, mais là, je n’ai pas vu les deux heures passées car la quête proposée par le film une fois l’univers introduit est très prenante. Est-elle prévisible ? Probablement un peu, mais ça n’empêche pas de passer un excellent moment, surtout que cette prévisibilité est largement compensée, si ce n’est justifiée, par les nombreuses références à la pop culture qui peuplent le film.

Il faut dire que c’était annoncé comme tel et que le film ne fait, si j’ai bien compris, que respecter le roman sur ce point, mais c’est bien amené. Avec un film qui parle beaucoup de jeux vidéo et d’Easter eggs, je ne peux que conseiller à chaque spectateur de bien ouvrir les yeux, surtout durant les scènes d’action, car il y a tout un tas de références plus ou moins cachées – références qui me donnent déjà envie de revoir le film pour en découvrir de nouvelles, car il est impossible de tout voir du premier coup ! Et clairement, sur les scènes d’action, vous allez vous prendre une claque parce que c’est loin de tout ce qu’on a l’habitude de voir, je trouve.

D’ailleurs, en parlant de tout voir, le film nous plonge dans un univers virtuel superbement maîtrisé et j’ai trouvé très réussis les effets spéciaux et le passage du réel au virtuel. Je l’ai vu en 2D et je trouve déjà qu’il apportait énormément de choses en terme de plongée dans un nouvel univers. J’imagine assez bien à quoi peut ressembler la 3D et j’aurais envie de la conseiller, mais personnellement, sur deux heures complètes, je ne sais pas si j’arriverais à la tenir. Cela fait quelques années que je boycotte la 3D à cause de migraines provoquées par de très mauvaises gestions de celle-ci (Pirate des Caraïbes 4, je me souviens de toi et de l’impression incompréhensible que tu m’as donné d’avoir face à moi des acteurs qui étaient plus plats qu’en 2D !), même si je me doute qu’on a fait des progrès depuis (j’avais par exemple adoré la 3D discrète du dernier Harry Potter).

Il y a quelques raccourcis scénaristiques dans le film, mais je pense que ça doit mieux se passer dans le livre, et ce n’est pas dérangeant du tout. Bref, vous l’aurez compris, j’ai adoré, le casting est bon, la musique excellente, le rendu visuel spectaculaire à osciller à merveille dans le « rétro-futuriste » et l’intrigue prenante, même si par moment très référencée et prévisible (voire simpliste, c’est vrai). Je ne peux que vous conseiller de foncer voir ce film dont je reparlerai, avec spoilers cette fois, à sa sortie le 28 mars, en espérant ne pas vous l’avoir trop survendu !

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En attendant, si vous habitez Paris ou avez l’occasion d’y passer, vous pouvez toujours vous rendre au bar promotionnel du film 😉

Once Upon a Time – S07E14

Épisode 14 – The Girl in the Tower – 14/20
Si c’est mieux que la semaine dernière, on se concentre toujours sur un personnage avec lequel j’ai du mal, et la série n’est pas aidée cette semaine par l’absence d’une partie de son casting. Outre ces quelques problèmes, il faut ajouter des incohérences scénaristiques de plus en plus énormes et des pistes d’intrigues à venir qui ne me plaisent pas pour comprendre comment un épisode pas si mauvais se retrouve avec une note moyenne.

> Saison 7


Spoilers

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Why would you want to be cool?

Même si les derniers épisodes ne m’ont pas autant convaicnu que les épisodes du début de saison, je ne me vois pas arrêter maintenant, si proche de la fin, donc me revoici pour voir Alice célébrer son anniversaire et souffler une bougie. C’est tellement frustrant : j’ai attendu ça pendant un mois pour le Bingo Séries.

C‘est son anniversaire et la voilà libérée de sa tour par un géant très semblant à la statue de Tilly à Seattle. Un an plus tard, elle décide de retrouver la trace de son père, l’espionne et… est emprisonnée par Robin. La rencontre entre les deux est sympathique et permet de nommer le nouveau Hook, Nook. Comme New Hook. Ouah, les fans font n’importe quoi.

Plus sérieusement, les deux entament assez rapidement un flirt sympathique, au cours duquel Robin libère évidemment Alice dont elle a entendu parler. Le problème, c’est que Robin a pour mission du moment de tuer un géant, qui serait le géant troll qui a libéré Alice. Cette dernière poursuit Robin pour l’empêcher d’accomplir sa quête… Et se débrouille pour se retrouver prisonnière avec.

Voilà donc le vrai flirt qui se met en place et quelques clins d’œil fait à Storybrooke, la voiture d’Emma et aux smartphones. Robin en profite pour piquer un bout de la coiffure d’Alice, qui n’est autre qu’une épingle à cheveux beaucoup trop moderne pour Alice, mais admettons.

Robin retrouve les villageois qui pourchassent le troll, arrive à les convaincre qu’elle est la fille de Robin des bois et a une chance de tirer sur le troll. Bien sûr, Alice l’en empêche et Robin la protège alors que les villageois veulent la tuer car elle est cinglée. Oui, mais Alice voit le monde différemment et Robin aime ça. En plus, Alice a aussi pas mal de magie : outre le troll qu’elle fait apparaître, elle fait apparaître une voiture jaune comme par magie.

Elles peuvent donc échapper aux villageois à bord de la voiture.  Elles se retrouvent alors au pied de la tour d’Alice, qui n’est pas revenue ici depuis un an. Robin comprend qu’Alice a de la magie en elle et que ce sont ses souhaits qui font apparaître le troll et la voiture. Bien que pas convaincue, Alice l’écoute et se débrouille pour remercier le troll, qui disparaît aussitôt. Robin avait donc raison, sans surprise. Voiture magique, troll et géant… Toute cette intrigue sentait bon le Harry Potter, mais très mauvais les incohérences scénaristiques douteuses et anachroniques. Au moins, ça m’a un peu réconcilié avec le personnage d’Alice, légèrement plus sympa que d’habitude dans cet épisode… contrairement à Tilly que je ne supporte toujours pas !

À Seattle, Roger retrouve donc Tilly avant le reste des policiers qui la recherche comme suspecte des meurtres parce qu’il a finalement décidé de la croire, là où dans l’épisode précédent, il la pensait coupable. Du coup, il la protège des autres policiers. Allez comprendre. Il expliquera un peu plus tard que c’est parce qu’il y a une heure de décalage entre l’heure du décès et l’heure où il a retrouvé Tilly dans la chambre d’hôpital, mais bon.

Pendant ce temps, Lucy et Regina font équipe pour sauver Henry, et ramènent les talkiewalkies pour remarquer à quel point c’est une mauvaise idée. C’est un clin d’œil sympathique à la saison 1 et au changement de ces sept dernières années. Alors que Regina met au point un plan avec Lucy en lui parlant d’enquêter sur Facilier, « Kelly » les surprend et comprend que sa sœur lui cache quelque chose.

Regina invite par la suite Facilier au restaurant pour permettre à Lucy d’entrer chez lui par effraction. Evidemment. Voilà une grand-mère au top. En toute logique, Lucy ne garde pas son portable, en mode silencieux en plus, sur elle, mais dans son sac. C’est tellement logique de faire ça.

Forcément, Zelena interrompt le rencard entre « Rony » et l’investisseur, ce qui laisse Lucy dans la merde. Finalement, c’est juste pour nous offrir un peu de stress : Lucy trouve la carte de tarot de la mort, la prend en photo et réussie à s’enfuir. Je ne vois pas bien ce que ça apporte, mais apparemment, c’est quelque chose de suffisamment important pour risquer de se faire capturer.

Si elle s’enfuit, il n’empêche que Facilier retrouve son bonnet et le rend en fin d’épisode à Regina. Au passage, il lui révèle son vrai plan : il en après la dague de Rumple. Non, ce n’est pas du vent en-dehors de chez vous que vous entendez, c’est mon soupir d’épuisement. Pourquoi en revenir encore à cette intrigue de dague ? On en a fait le tour 15 fois !

Bon, Regina se rend surtout compte qu’elle est amoureuse de lui, ce qu’il lui révèle également grâce aux cartes de tarot qu’il lui tire.

En parallèle, Ivy est une fois de plus chez Henry. Il vient de lui faire un chocolat chaud, mais si elle le remercie, elle part sans le boire. Elle veut juste s’excuser pour ce qu’elle lui a fait, ce qu’il ne peut évidemment pas comprendre comme ses excuses font référence à un passé qu’il a oublié.

Elle quitte l’appartement et est aussitôt remplacée par Roger et Tilly, parce que c’est le seul endroit auquel Roger a pensé pour se planquer. Moui. Le but pour lui est de mener l’enquête pour l’innocenter. Sans que personne ne sache pourquoi, il embarque Henry avec lui alors qu’il pourrait faire son enquête seul, comme c’est son boulot et comme il est suffisamment doué pour trouver du sucre de beignet sur sa manche de manteau plus de 24h après.

Tilly farfouille dans les affaires d’Henry et retrouve soudainement la mémoire : elle était à faire des courses à l’heure du meurtre, sauf que bien sûr, quand elle sort de l’appartement (idée très conne) et demande aux commerçants son emploi du temps, personne ne se souvient d’elle. Et apparemment, il n’y a pas de caméra dans ce supermarché.

Bon, cela la déprime de voir qu’elle est transparente aux yeux des autres, mais Henry la retrouve immédiatement dans les rues, allez savoir comment. Elle retrouve malgré tout son sac dans une benne à ordures et à l’intérieur de ce sac, les mèches de cheveux des victimes. Elle s’enfuit pour se confier à la statue du troll, manque de se faire écraser et est sauvée par Robin qui passait par là, Alice au pays des merveilles en main. C’est d’autant plus marrant que Tilly lisait plus tôt (ou était sur le point de lire en tout cas) Robin des bois.

Quant à Robin, elle s’appelle Margo dans ce sort et ça fait culpabiliser Zelena de lui mentir. Margo rejoint sa mère alors qu’elle est en train de faire la paix avec sa sœur, qui lui avoue être amoureuse de Facilier.

En fin d’épisode, Roger propose à Tilly de venir vivre avec lui. C’est beau l’amour plus fort que les sorts et les personnages qui se retrouvent peu à peu, mais je ne leur pardonne pas trop les grosses facilités de l’épisode et les pistes qui ne me plaisent pas plus que ça !

> Saison 7

 

Agents of S.H.I.E.L.D – S05E14

Épisode 14 – The Devil Complex – 17/20
Encore un excellent épisode qui souffre malheureusement d’une sous-intrigue moins intéressante que l’intrigue principale. Cette dernière redistribue une fois de plus toutes les cartes et manifeste de manière originale l’une de mes peurs. J’ai beau faire 150 théories par épisode, il y a toujours des twists que je ne vois pas venir !

> Saison 5


Spoilers

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Who are you talking to?

Contrairement aux apparences, mon samedi a commencé par cet épisode, mais j’ai ensuite travaillé et diffusé un article écrit dans la nuit, trop tard pour être diffusé. Puis, j’ai mangé. Et enfin, j’ai pris le temps de mettre en page cette critique… après avoir revu une deuxième fois l’épisode. J’ai une de ces vies, pas vrai ? Tout ça pour dire que je me suis jeté comme d’habitude sur la série et je suis en digestion de cet épisode depuis ce matin.

Il commence pourtant tout gentiment par une scène Fitzsimmons, avec Jemma qui espérerait une lune de miel, ou être capable de voler, ou d’avoir un poney, ou d’avoir un poney qui vole, ou tout simplement d’arrêter d’être attaquée par des hallucinations beaucoup trop tangible. Eh oui, elle est une fois de plus à deux doigts d’y passer quand un astronaute sorti de nulle part tente de la tuer. Ce n’est pas sa plus grande peur, mais ça en fait partie. La mauvaise nouvelle, c’est donc que les peurs de tout le monde continuent de sortir de nulle part.

En début d’épisode, Daisy réussit à tracer leurs ennemis assez simplement avec le portable du général Hale. Celle-ci est en route vers un meeting lorsqu’elle se retrouve prise au piège dans le vaisseau du S.H.I.E.L.D. Cela permet à Coulson de l’interroger sur ses vraies motivations, surtout lorsqu’elle a coupé les bras de Yoyo. Celle-ci s’en défend en prétendant vouloir sauver l’humanité, avant de proposer à Coulson de la suivre et de lui expliquer qu’elle a toujours le contrôle de la situation. En fait, elle s’est laissé capturer, et c’est pour cela qu’il était si simple de la retrouver. Franchement, je l’avais vu venir dès le début, mais vu ma surprise devant le reste de l’épisode, je ne vais pas trop m’en vanter.

Piper comprend qu’ils sont piégés quand elle ne parvient pas à sortir de sa voiture le conducteur du général Hale, parce qu’il est trop lourd. May sait immédiatement qu’elle a affaire à Creel, et celui-ci révèle avoir une bombe. Les retrouvailles entre ces deux-là se devaient d’être explosives, mais j’en aurais aimé un peu plus.

Dix secondes plus tard, Piper s’en veut d’être tombée dans un nouveau piège, et May lui en veut aussi, mais ils ont d’autres problèmes à gérer quand le Russe de la saison 4, Anton Ivanov, débarque de nulle part sur leur vaisseau. J’ai l’impression de ne pas tout avoir suivi, mais en fait il vient juste récupérer les otages. Creel s’est fait manipuler avec la vidéo de Daisybot tirant sur Talbot, Ivanov n’est pas franchement plus doué pour ne pas tomber dans la manipulation et Coulson accepte finalement de rejoindre le général Hale pour sauver d’une arrestation May, Piper et l’ensemble de ses hommes encore présents sur le Zephyr.

C’est plutôt drôle, parce que Coulson garde le contrôle même en étant prisonnier. Il essaye de ramener Creel de son côté, puis remet Ivanov à sa place en expliquant qu’il sait très bien que sans Aida il ne peut faire des robots aussi convaincants. C’est pourquoi le Général Hale est venue le chercher en personne, c’est pourquoi il lui obéit au doigt et à l’œil, parce que sa tête à lui est toujours la seule chose capable de le maintenir en vie ; et sa tête est en possession de Hale.

Le cliffhanger final nous révèle alors que cette dernière travaille en fait pour Hydra et la « Confédération ». Toute cette intrigue est un gros, énorme « mouais » qui retire quelques points à cet épisode, parce que c’était précipité et pas si génial, et même un peu prévisible. Il y avait quand même des surprises et je suis intrigué par la révélation d’un nouveau Big Bad.

En fait, si c’était tant précipité, c’est parce qu’il y avait beaucoup à faire dans la base du S.H.I.E.L.D avec les autres personnages. En effet, Deke a toujours des phases maintenant qu’il sait qu’il parle à ses grands-parents, et fait tout ce qu’il peut pour les protéger. Il aurait été bon que sa mère le prévienne mieux de l’histoire familiale, parce que Deke retrouve Fitz dans le laboratoire et se fait attaquer par celui-ci. C’est bien sûr la plus grande peur de son grand-père qui se manifeste : on retrouve le Dr Leopold du Main Frame, celui qui était froid et cinglé. En toute logique, je me suis persuadé comme le reste du monde qu’il s’agissait d’une hallucination.

Ce qui est horrible est que Fitz, le vrai, pète de plus en plus un câble. C’est Daisy qui fait ce qu’elle peut pour le calmer, dans une excellente scène de ce duo, en une seule prise qui plus est. Que j’aime cette amitié de Daisy avec le couple, cette amitié et inquiétude sincère de voir Fitz dormir si peu et virer à l’obsession de maîtriser le gravitonium pour sauver le monde… Alors que celle-ci part vérifier pourquoi les caméras de sécurité s’éteignent, Fitz se retrouve en tête à tête avec le Dr. Leopold, qui lui en veut d’avoir détruit son monde, mais à la solution pour sauver celui-ci. Il veut finir ce qu’ils ont commencé.

L’hallucination est beaucoup trop réelle et l’acteur gère à merveille. On le savait déjà, mais ça fonctionne bien. Finalement, il entend un coup de feu et un appel à l’aide de Jemma, donc il quitte le centre de contrôle. Concernant Jemma, rien de grave : elle était en train de déplacer Yoyo avec Mack à cause des trop nombreuses hallucinations dangereuses pour sa patiente quand l’une d’elle s’est pointée pour les attaquer.

Mack est neutralisé avec une balle dans la jambe et l’hallucination qui l’a attaqué, un robot du Main Frame qui ne disparaît pas une fois mis à terre. Et oui, ce n’est pas une hallucination mais une création du Dr Leopold, ce que Fitz comprend immédiatement. Il est totalement paumé et flippé, de même que Jemma qui tente de garder le contrôle de la situation. Heureusement, ils finissent par comprendre que Leopold en a toujours après les inhumains. Et puisque Yoyo est en sécurité, il s’en prend donc à Daisy.

Celle-ci se fait maîtriser beaucoup trop simplement, même si c’est par surprise, même si elle n’a plus de pouvoir. Plus de pouvoir ? Pas si sûr. Le but de Leopold est de lui retirer son implant pour lui rendre ses pouvoirs (enfin !) dont il a besoin pour contrôler le Gravitonium. C’est joli, tout ça. Pauvre Daisy ! Elle se fait une fois de plus torturer par Leopold, qui explique à Fitz sa faiblesse…

De son côté, Yoyo a pu tester son nouveau bras robotique en début d’épisode, mais elle souffre encore trop pour l’envisager comme solution permanente. De toute manière, elle ne s’inquiète pas plus que ça car elle a vu son futur. Elle demande d’ailleurs à Mack d’arrêter de vouloir la sauver et de prendre tant de dangers à chaque fois, car ils savent qu’elle va survivre.

Mack ne l’entend pas de cette oreille et continue de vouloir être plus le protecteur, c’est en même temps son caractère depuis le départ. Il refuse donc d’être immobilisé par une balle dans la jambe. Jemma a soudainement une révélation en demandant à Mack de s’asseoir pour ne pas rouvrir sa plaie : en lui demandant de ne pas rouvrir sa plaie, elle a soudainement l’intuition que c’est Fitz qui est le Dr Leopold. De l’importance de bien dormir. Je suis totalement paumé, mais je vous l’avais bien dit que ça finirait mal pour le couple.

Il est ainsi révélé que c’est bien Fitz qui est en train de torturer Daisy, et pas le Dr Leopold qui n’a jamais été là. C’est également Fitz qui a assommé Deke en début d’épisode… Jemma arrive à temps pour s’en rendre compte et fait tout ce qu’elle peut pour arrêter son mari. Malheureusement, il est tellement hanté par « Leopold » qu’il a programmé un robot pour attaquer Jemma et Deke s’ils intervenaient.

Ainsi, Fitz poursuit son opération de Daisy, quitte à risquer de la paralyser. La voilà qui récupère ses pouvoirs et qui affirme qu’elle ne lui pardonnera jamais, de même que Jemma ne le pardonnera de toute évidence pas à Fitz de sitôt. Tout ceci n’a aucun sens, je me suis laissé avoir comme un bleu et j’ai mis longtemps à comprendre ce qui arrivait – plus longtemps que Jemma. C’est la réplique de Daisy trois secondes avant la révélation qui m’a fait comprendre qu’il n’y avait qu’un seul Fitz, mais j’espérais encore qu’il s’agisse d’une manifestation de sa peur, en lui. Jemma nous explique clairement que non.

Suite à l’opération qui évidemment ne la paralyse pas mais a l’air sacrément douloureuse et sans anesthésie, Daisy parvient à contrôler le Gravitonium, donc à fermer la brèche permettant la manifestation de leurs peurs, et Fitz se laisse ensuite arrêter.

En fin d’épisode, Jemma demande à son mari depuis combien de temps il voit Leopold, et il révèle qu’il a toujours été là depuis le Main Frame, dans un coin de sa tête. Si ce n’est que dans cet épisode qu’il l’a vu, Fitz a des pensées noires depuis un moment… Il est ainsi révélé en fin d’épisode que c’est la maladie de Fitz, obtenue suite au manque d’oxygène de la fin de saison 1, qui est revenue et lui fait voir le Docteur. De la même manière qu’il voyait Jemma jouer sa bonne conscience à une époque, il se voit donc lui-même se prodiguer de bien mauvais conseils.

Ce retour de schizophrénie est tellement inattendu que je ne m’en remets pas. Il est assez logique pour la série et ça fait effectivement un moment qu’on sent Fitz instable dans son bonheur, mais la révélation s’effectue avec la douleur d’un coup en plein cœur.

J’avais bien dit qu’ils étaient bien trop heureux, mais pas ça quand même, quoi ! La bonne nouvelle, c’est qu’on sait qu’ils finiront par retravailler ensemble et se réconcilier, car on l’a vu plus tôt dans la saison. La mauvaise, c’est qu’on ne sait pas quand exactement, même si Jemma n’a pas l’air d’en vouloir tant que ça à Fitz, qu’elle sait malade. Il n’empêche que je m’extasiais plus tôt dans la critique de l’amitié entre Daisy et Fitz… et que ça, on n’est pas prêt de la retrouver après ce qu’il vient de lui faire. Sans surprise, Fitz ne se pardonne pas de ce qu’il lui a fait, quand Jemma l’a déjà pardonné par amour.

Jemma craque complétement et s’en confie à Deke qui vient la réconforter. Bien sûr, c’est le moment que Deke choisit pour lui faire prendre conscience qu’elle connaît mieux Fitz que Fitz lui-même et pour lui révéler que le futur sera de toute manière beau pour eux : il est leur petit-fils et connaît toute leur vie, tous les détails, jusqu’au sandwich de la première saison.

La scène de la révélation est parfaitement gérée, avec un vrai rollercoaster d’émotion et une Jemma en larmes qui comprend progressivement la vraie identité de Deke. Et alors que moi-même, je n’étais pas bien DU TOUT, la voilà qui se met à vomir et me faire éclater de rire. Excellente scène, c’était vraiment bien écrit et digne de la série. En tout cas, cet épisode change totalement la donne et nous offre de très bonnes performances d’acteurs !

> Saison 5

 

 

Krypton (S01)

Synopsis : Deux générations avant la naissance de Kal-El et la destruction de Krypton, celui qui sera le grand-père du futur héros en slip rouge tente de redorer le blason de la Maison des El, ostracisé et couverte de honte. Accessoirement, il tente aussi de sauver le monde du chaos.
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Pour commencer, est-ce bien raisonnable de regarder cette série ? Non. Je le sais, je ferai mieux de passer mon chemin : je ne suis pas fan de DC, j’ai déjà tout l’Arrowverse sur le feu et un retard conséquent dans mes séries hebdomadaire. En plus, il se fait tard quand j’écris ces lignes et j’irai bien dormir.

Oui, mais la bande-annonce avait l’air chouette, et puis ce n’est jamais qu’un petit épisode. Je teste, et on verra bien si j’aime ou non. Je ne sais pas grand-chose des origines de Superman après tout, et je trouve l’idée de base de cette série assez originale et assez science-fiction pour m’intriguer. En plus, il n’y a que six épisodes annoncés pour cette saison 1. Six épisodes, ce n’est rien du tout, je peux bien me le permettre dans mon emploi du temps, non ? Comment ça, non ?

Pas de spoiler ci-dessous, cliquez sur les titres pour les critiques complètes !

S01E01 – Pilot – 10/20
Heureusement qu’il n’y a que six épisodes, parce que pour l’instant, c’est plutôt mauvais. J’avais espoir car j’en avais entendu du bien, mais j’ai trouvé ça à la hauteur de The Inhumans : pas si bien joué, avec des effets spéciaux pas terribles et une écriture quelque peu flemmarde… Pourtant, il y a du potentiel dans cette histoire, et comme pour Stargate Origins, j’ai envie de « continuer de croire en un meilleur lendemain », dicton de ce bon vieux Val-El. M’enfin quand même, c’est mal barré !