LA to Vegas – S01E04

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée du 4e épisode de LA to Vegas.

Capture d'écran 2018-01-24 15.50.13.pngÉpisode 4 – The Affair – 15/20
Perhaps we should all stop talking bombs

La série est de retour pour un quatrième episode qui ne révolutionne rien et continue toujours dans le même délire. C’est appréciable, sans être hilarant, à l’exception de la dernière scène. Avant d’en arriver là, nous avons deux intrigues menées en parallèle.

L’intrigue principale met en avant le personnage de Ronnie assez fière de dire qu’elle connaît tous ses passagers comme s’ils étaient de vrais amis pour elle : elle peut régler les problèmes existentiels d’Artem, elle connaît les stalkers de Nicole et sait que cet homme qui attend l’avion vient toutes les semaines avec sa femme. Sauf aujourd’hui, où il est avec une amante.

Cela perturbe Nicole au plus haut point, et ça vire à l’obsession. C’est plutôt une bonne intrigue qui permet de belles interactions avec les personnages et offre à Bernard de très bonnes intrigues. Ronnie est assez horrible à se mêler de la vie de ses passagers comme ça, mais c’est ce qui est drôle à voir ; ça et les conversations entre tous les passagers. Finalement, le plus chiant quand je prends l’avion, c’est souvent que je suis tout seul et ça manque de conversations (oui, je suis bavard, moi, hein – et je compense la frustration de l’avion en regardant une série, en général).

Bref, Ronnie est perturbée par cet homme trahissant sa femme parce qu’elle s’est retrouvée elle-même dans la position de l’amante et elle l’a très mal vécu. Elle s’en confie à Colin, allant jusqu’à s’asseoir sur un siège de passager quand même, et la relation de ses deux-là fonctionne bien, aussi ambiguë soit-elle. Toutes les histoires du passé de Ronnie sont toujours marrantes, je me demande combien de temps les scénaristes pourront se permettre tout ça, car elle semble déjà avoir vécu deux ou trois vies.

Tout cela la mène à un bon quiproquo avec Diana, l’amante, et elle finit par tout lui raconter. Aussitôt, Diana s’engueule avec son copain devant tout l’avion qui se met à détester Ronnie. Comme tout l’épisode tournait autour de Bernard et Colin lui disant de ne pas intervenir, elle a un peu ce qu’elle mérite, mais c’est triste de la voir perdre le contrôle comme ça de tous ces gens qu’elle appréciait.

L’homme dont elle a trahit le secret le prend très mal et la remet en sa place en fin d’épisode. Colin intervient et… se fait arrêter. L’homme est US Marshall et n’a jamais été marié. C’est une bonne conclusion qui permet de rapprocher encore un peu plus Colin et Ronnie.

Une sous-intrigue s’occupe également de Dave. Celui-ci se surprend à draguer une contrôleuse aérienne, Gwen. Comme il a le niveau de drague d’un enfant de maternelle, il se retrouve à demander conseil à ses collègues, mais aussi et surtout à ses passagers. Pour ne pas changer, Nicole est hilarante dans ses conseils. Elle et Bernard sont définitivement mes personnages préférés car ils apportent la majorité des bonnes blagues de l’épisode, même s’ils sont hyper clichés.

Toute cette intrigue finit plutôt bien, même si Dave est rappelé à l’ordre par le supérieur de Gwen… client régulier de Nicole, évidemment. Il a tout de même le numéro de Gwen, donc tout va bien. C’était plutôt bien écrit et j’espère qu’on aura le droit de voir Gwen dans un prochain épisode car il y a encore pas mal d’humour possible avec cette intrigue.

Enfin, la scène qui m’aura le plus fait rire est la dernière. Pendant tout l’épisode, nous découvrons que la compagnie aérienne, Jackpot, fait désormais payer pour tout ce qui peut se faire dans l’avion. C’est une bonne parodie des compagnies low-cost (je suis bien placé pour le savoir, je ne fais aucun voyage sans elles) et des extrêmes qu’elles peuvent parfois atteindre : il faut payer pour récupérer son bagage, pour incliner les sièges, pour aller aux toilettes… et ça fait un bon running gag dans l’épisode.

Finalement, les passagers s’en plaignent (tu m’étonnes) et Jackpot retire les lecteurs de carte bleue à bord de l’avion. Désormais, les passagers pourront néanmoins réclamer un vaccin contre la grippe en vol, d’où l’excellent gag final où Bernard se plante à cause d’une turbulence. Enfin « se plante ». Il plante plutôt le passager en lui faisant le vaccin dans le cou. Excellente blague.

Black Lightning (S01)

Synopsis : Jefferson Pierce, un super-héros à la retraite et principal d’une école, reprend du service en tant que Black Lightning car un gang menace sa famille.

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Pour commencer, vous aurez compris que j’ai décidé de suivre la diffusion française sur Netflix avec une semaine de décalage avec les États-Unis. Je changerais peut-être d’avis plus tard, mais Netflix, c’est quand même la facilité et une qualité d’image bien meilleure que le meilleur des liens streaming. En plus, ça rentabilise mon abonnement.

Bien sûr, je ne vais pas vous mentir, cette série ne me tente que partiellement. C’est un super-héros de plus, quoi. J’aime toutefois cette idée de super-héros à la retraite, qui dans le fond me rappelle Les Indestructibles, un de mes films préférés encore aujourd’hui (faut dire aussi que je ne regarde pas de films, ça aide).

Je me lance dans le visionnage principalement parce que j’ai peur que la série, à terme, ne rejoigne le reste de l’Arrowverse, ce qui n’est pour moi qu’une question de temps si elle venait à être renouvelée. Du coup, autant prendre les devants et être à jour avant même que ce ne soit le cas. Bref, c’est parti pour une nouvelle série super-héroïque et advienne que pourra.

Sur cette page, vous trouverez un avis sans spoiler sur les épisodes ; si vous en voulez plus, cliquez sur le titre de ceux-ci pour accéder à la critique complète.

S01E01 – The Resurrection – 15/20
Je ressors totalement mitigé du visionnage de ce pilot : la réalisation est excellente, la série a du potentiel, j’aime beaucoup le héros, mais… je crois que je n’aime pas particulièrement le super-héros qui sommeille en lui. Je suis donc divisé, et je ne m’y attendais pas car c’est bien la première fois que je suis torturé entre ces deux points-là.
S01E02 – LaWanda : Book of Hopes – 14/20
La série continue sa grande introduction des personnages qu’elle n’a pas eu le temps d’approfondir assez dans le premier épisode. Je reste très mitigé sur la série qui alterne des scènes catastrophiques (autant en terme d’écriture que de jeu d’acteur) et des scènes vraiment sympathiques. Le cliffhanger est plutôt efficace, même si j’en suis déçu. Je me dis que c’est déjà pas mal : je suis un minimum investi dans la série si je suis déçu d’un rebondissement, non ?
S01E03 – LaWanda : Book of Burial – 15/20
C’était donc un épisode qui poursuit sur la lancée de la série. S’il n’est pas exceptionnel, je ne me suis pas ennuyé pour autant, j’aurais même presque envie de dire que c’était un peu mieux que la semaine dernière, mais la vérité est que je me suis permis un léger speedwatching. Du coup, ça tuait les quelques longueurs, mais ça veut aussi dire quelque chose sur la qualité de l’épisode…
S01E04 – Black Jesus – 13/20
J’ai trouvé cet épisode hyper décousu au niveau de ces intrigues et pas vraiment bien mené. Je ne me suis pas forcément ennuyé, parce que ça partait dans tous les sens ; mais ça partait tellement dans tous les sens que je n’étais pas spécialement à fond non plus. Et puis, la baston pour la baston… Heureusement que Jeff a une famille, sinon j’aurais probablement déjà abandonné à ce stade-là.

Black Lightning – S01E01

Spoilers

Retrouvez ci-dessous ma critique du pilot de Black Lightning.

01.jpgÉpisode 1 – The Resurrection – 15/20
The signs were always there, but this is how the journey began.

Wow, commencer sur Netflix donne l’impression d’être devant un film avec un logo WB très travaillé. La scène d’introduction est très claire : elle introduit les grands méchants de la saison, le gang des 100 (c’est ironique sur une chaîne diffusant Les 100, mais tout le monde aura déjà fait la blague avant moi je pense). Le point d’attache du téléspectateur est la voix non pas du super-héros lui-même, mais de sa fille, une originalité intéressante (enfin, original, j’imagine que c’est pareil dans les comics, mais ça change de celle d’Arrow, très rapidement oubliée en saison 1).

Quant à Blacklightning, il est à la retraite depuis neuf ans. Il est donc un simple père de famille, qui s’occupe de ses filles, avec l’une d’elle, Anissa, au commissariat pour bien commencer la série. On apprend rapidement qu’elle est liée à une manifestation qui a mal tournée et dans laquelle elle entendait faire valoir ses droits. Très rapidement, on comprend aussi que la série va tourner avec pour fond la thématique du racisme : Jefferson Pierce est ainsi victime d’un contrôle policier très clairement raciste.

Ses filles sont choquées, mais en bonnes millenials, elles prennent le temps de filmer tout ça quand même. Finalement, ce contrôle musclé qui voit Jefferson en costard être menotté sous la pluie et sans raison alors qu’il se rend à un gala concerne un simple vol d’alcool donc il n’est pas coupable, bien évidemment. Énervé par la manière dont il est traité, Jefferson est sur le point de craquer, ses pouvoirs se manifestant… Ses pouvoirs ? Sans m’être renseigné avant ni même avoir vu la bande-annonce, je pense pouvoir affirmer qu’il contrôle l’électricité.

Finalement, il se rend tout de même à Garfield High, le lycée dont il est principal pour un gala de charité où une sénatrice le présente. La soirée se déroule à merveille, jusqu’à ce que son ex-femme vienne lui rappeler qu’Anissa a été arrêtée ce soir et que ce n’est pas si bien. Bon, si c’est son ex-femme, il y a encore clairement beaucoup de flirt entre eux ; donc il faudra voir ce que propose cette saison comme explication sur cette rupture entre Jeff et Lynn. Jeff veut reconstruire sa famille e tout cas.

Pendant ce temps, Anissa autorise sa petite sœur, Jennifer à se rendre en boîte, du moment qu’elle est chez elle à 22h15. Tu parles d’une grosse soirée. Sans surprise, Jennifer ne rentre pas à temps et son père se met à sa recherche, ce qui est simplifié par Anissa la balançant et un smartphone qui la trace.

Bien sûr, Jennifer rencontre quelques problèmes au Club 100, oui, oui, celui du gang. Forcément, elle drague le mauvais type qui doit de l’argent au gérant du club et accepte de prostituer Jennifer pour payer sa dette. Étrangement, elle n’est pas trop d’accord. Quant à Jeff, il a vu sa fille dans la boîte et part à sa recherche plus concrètement, ce qui mène à une escalade bien trop rapide pour être crédible. Autant pour Jennifer, ça passait bien comme intrigue de la voir se retrouver rapidement dans une situation qui la dépasse, autant pour Jefferson, dire vouloir régler les choses « de manière calme » en tentant de forcer une entrée dans une pièce gardée par un homme… Je n’ai vraiment pas accroché à cette introduction du « justicier » du coup, c’était simplement mal écrit de le voir s’énerver et s’en prendre à un garde qui, comme par hasard, avait un flingue.

Très rapidement, ça part en fusillade dans tous les sens, mais on ne sait pas bien pourquoi car on n’en voit rien d’autre que la panique. Jeff utilise ses pouvoirs pour neutraliser tous les gardes, mais il refuse de se montrer auprès de Jennifer qui rentre chez elle. Là-bas, elle se fait engueuler par une Anissa peu convaincante du côté du jeu d’actrice – elle paraissait plus à la limite du rire qu’énervée. Je ne sais pas, je n’ai pas accroché.

Toujours dans l’escalade dont on ne sait pas bien pourquoi ni comment elle se met en place, Jeff se retrouve ensuite face à une voiture de police souhaitant l’arrêter. Les policiers ont la bonne idée d’utiliser des tazers contre lui, après lui avoir dit de « mettre son cul de noir » au sol. Ce n’était pas la meilleure des idées d’énerver Jeff qui se sert des tazers pour électrocuter les policiers avant d’exploser leurs voitures.

Malgré tout, Jeff est blessé par balle et se rend chez un vieil ami qui le recoud, Gambi. Grâce à celui-ci, on apprend que Black Lightning a pris sa retraite il y a neuf ans car Lynn, sa femme à l’époque, n’en pouvait plus de le voir revenir en sang régulièrement. Il a même traumatisé Anissa – dont on comprend pourquoi elle a voulu devenir médecin j’imagine.

Là pour le coup, on repasse dans une écriture beaucoup plus maîtrisée et intéressante. Cela change d’avoir un super-héros qui est papa et j’ai bien aimé la scène où il retrouve Lynn chez lui. Tous les deux sont encore amoureux, mais divisés sur la question de Black Lightning. Elle ne veut pas le voir de retour, donc il lui ment sur le sujet, mais refuse malgré tout de coucher avec elle pour qu’elle ne voit pas sa blessure.

À la télévision, on annonce pourtant déjà en grande pompe le retour de Black Lightning, car c’est l’événement de la soirée. Les scénaristes en profitent pour caser que lui est vu comme un justicier illégal parce qu’il est noir alors que d’autres sont acclamés en héros… J’y vois déjà une sorte de clin d’œil à l’Arrowverse. Ils ont beau dire que les séries ne sont pas faites pour se croiser, tout indique que ce sera le cas un jour – et même, je trouve ça nul que ce ne soit pas le cas. En tout cas, ce retour inquiète les méchants.

Le lendemain, la vie reprend son cours pour le père de famille heureux de faire un jogging avec ses filles. Au boulot, il refuse l’installation de détecteurs de métaux dans l’école, parce que son école n’est pas une prison, n’en déplaise à Kara, une « collègue » qui aimerait bien être plus que ça.

Cette conversation est suivie par un problème devant l’école avec Jennifer harcelée par le mec qu’elle a dragué la veille dans le club et qui a tenté de la prostituer. Anissa vole à son secours et le met à tête, ce qui mène la petite frappe à vouloir sortir son flingue. Heureusement, Jeff est attiré par tout le bruit et l’empêche de déraper. Mouais.

Suite à cet incident, Jeff s’énerve contre ses filles et recontacte Latavious, un ancien élève qui est aussi le cousin de Will, l’agresseur de Jennifer. L’idée est surtout de nous introduire Freeland, la ville où tout se passe, comme une ville corrompue jusqu’à la moelle épinière. Latavious a pour vrai prénom Lala et il s’occupe d’enfants de manière ultra-violente.

Pendant que les deux négocient, Will est occupé à enlever Anissa et Jen. Dès qu’il apprend la nouvelle, Jeff obtient l’accord de Lynn pour reprendre du service et il se rend chez Gambi. Celui-ci est tailleur et il a passé les neuf dernières années à… préparer un costume parfait pour le super-héros. OK, pourquoi pas, faut bien occuper son temps libre. Y en a bien qui écrivent un blog, pourquoi pas d’autres qui s’amusent à faire des costumes pare-balles.

Sans trop de suspense, Black Lightning parvient à sauver ses deux filles en dégommant au passage le motel de Latavious et l’ensemble des hommes qui s’y trouvent pour le protéger, y compris ceux à moitié à poil profitant juste du motel, en fait. J’ai un peu de mal pour le moment concernant la « moralité » de ce héros qui dégomme tout le monde sans distinction juste parce qu’il est énervé. Je viens de me bouffer 23 épisodes d’Arrow et s’il est loin d’être toujours clean, il ne s’en prend qu’à ceux qui lui cherchent des noises, pas à tout le monde. Du coup, ça me laisse un peu perplexe pour l’instant.

Concernant les pouvoirs de Black Lightning, les effets spéciaux sont bons… mais en revanche faut qu’on m’explique comment l’électricité maintient Will dans les airs et comment il survit à une telle décharge dirigée directement sur le corps.

Finalement, Latavious qui s’enfuyait est pris en otage par le grand-méchant du coin qui le menace et lui demande de s’occuper du retour de Black Lightning.

En cliffhanger, Anissa est traumatisée par ce qui vient de lui arriver et découvre qu’elle a des pouvoirs. Nous aurons donc droit à une origin story, et c’est tant mieux, même si l’actrice n’a pas su me convaincre dans toutes ses scènes. Je suis toujours friand des débuts des super-héros, alors c’est cool !

Sinon, la série prend tout de même le temps de rappeler le bien qu’a fait Black Lightning avant sa retraite, avec un vieillard qui nous sort une VHS à la qualité d’image mieux qu’un blu-ray et sur laquelle se trouve des images d’un sauvetage du super-héros.

Du côté de la réalisation, on est sur du classique CW. Le casting est majoritairement composé de personnes de couleur, ce qui est un vrai changement pour une série de cette chaîne, et ça fonctionne bien. Côté bande-son, on nous sert du rap en veux-tu en voilà, ce qui est possiblement la partie de la série à laquelle j’accroche le moins, car ce n’est pas mon style musical du tout – même s’il y avait quelques musiques sympa et que le tout collait bien à l’ambiance que veut créer la série. En revanche, après Luke Cage, tout ça fait quelque peu copié/collé.

Finalement, je sors du visionnage de ce pilot en étant mitigé. D’un côté, la série a de la gueule et propose des angles d’attaque nouveaux qui me plaisent bien (le papa superhéros, principalement) sans être redondants ; de l’autre, je ne suis pas convaincu par l’écriture. De manière parfaitement incompréhensible, je me retrouve à beaucoup aimer Jeff et l’ensemble de sa dynamique familiale, mais à ne pas aimer du tout Black Lightning…

Je continuerai pour me faire une meilleure idée, mais je suis mitigé, vraiment.

Supergirl – S03E11

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée de l’épisode 11 de la troisième saison de Supergirl.

11.jpgÉpisode 11 – Fort Rozz – 18/20
So that’s your kryptonian Alcatraz?

Me revoici devant Supergirl cette semaine et j’ai l’impression que ça fait des mois que je n’ai pas vu un épisode, allez savoir pourquoi.

L’épisode de cette semaine commence plutôt gentiment avec une Alex toujours plâtrée. C’est vrai qu’avec la médecine du futur pour se soigner, c’est logique qu’elle soit encore coincée. Cela permet à Alex de se proposer comme babysitter de Ruby. Faut bien que quelqu’un s’en occupe pendant que Reign fait n’importe quoi aussi ; et puis, c’est dans la logique de la rupture avec Maggie de la voir jouer les mamans de substitution.

Très franchement, j’ai noté cette phrase dans mes notes avant même de voir la suite de l’épisode où Maggie surgit de nulle part en envoyant un SMS à Alex pour qu’elle lui envoie par la poste son passeport car elle quitte la ville. Non mais sérieux.

Le fait qu’elle veut récupérer son passeport est sympathique, mais personne n’a pensé à payer l’actrice en revanche, pas même pour une photo de passeport. C’est sympa, ça, dis-donc. Bon, le casting de la série est large, c’est sûr que c’est compliqué de payer tout le monde. Du coup, Maggie demande à ce que son passeport lui soit envoyé par la poste, comme ça elle est là sans avoir besoin que l’actrice soit là (elle est occupée à on ne sait quoi).

Histoire d’occuper cette sous-intrigue de l’épisode, Ruby raconte ensuite qu’elle est persécutée par une fille à l’école, Erika. Alex décide donc de s’occuper de ça plutôt que de Maggie. C’était parfaitement inutile et tiré par les cheveux comme scène, mais très drôle à voir. Je ne suis pas là pour une comédie, mais bon, c’était efficace dans l’humour… juste parfaitement inutile pour la série.

Autant je trouvais l’épisode de rupture avec Maggie bâclé, autant je trouve que depuis, ils font du bon boulot avec. Certes, ça commence (déjà) à devenir longuet de voir Alex s’apitoyer sur son sort, mais ça a l’avantage de paraître bien plus crédible que la majorité des ruptures de séries que j’ai eu l’occasion de voir jusqu’ici (et j’en ai vu un paquet).

Sam s’en va en voyage d’affaire important… en théorie. Le truc, c’est qu’elle est rapidement rattrapée par Reign, comme on s’en doutait. Elle est envoyée dans l’espace à la poursuite de Supergirl, avec pour mission d’arrêter son ennemie qui est à la poursuite d’information. Il faut peut-être que jexpliue cette partie de l’intrigue cela dit.

Au DEO, de nouvelles infos sur Reign sont disponibles : après avoir regardé la liste de prisonniers de Fort Rozz, Winn n’a découvert que deux prêtresses susceptibles d’avoir les infos qu’ils cherchent sur Reign, et une seule a le même logo qu’elle : Jindah. La bonne nouvelle, c’est que les infos sont probablement toujours dans Fort Rozz, la mauvaise, c’est que la prison est désormais en orbite de AZ336XB12. Ah, DC et ses noms si faciles à retenir.

C’est une mauvaise nouvelle car c’est une étoile bleue où Kara n’a pas de pouvoir et où les hommes ne peuvent survivre. Comme par hasard, cela force Supergirl a faire équipe avec Imra.

Comme c’est encore un peu juste comme équipe, Kara contacte… Livewire. Je suis heureux de la retrouver, mais c’est simple de nous dire qu’elle a gardé une surveillance accrue sur elle depuis le début. L’équipe est encore incomplète : Psi (de l’épisode 2 de cette saison) est également embauchée pour le job.

J’adore l’idée de base de cet épisode : une équipe 100% féminine, un voyage dans l’espace et définitivement une impression d’être en train de lire un comic.

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En plus, j’aimais bien Livewire et Psi comme méchantes, donc les voir faire le bien, ça devrait être cool… surtout que sur Terre, Winn sympathise avec Brainiac, ce qui est une excellente chose. En même temps, ce dernier est dépité de voir l’avancée de la technologie si en arrière par rapport à son temps, ce qui frustre Winn qui était persuadé de l’impressionner. Ce n’était absolument pas nécessaire, mais c’était marrant.

Les deux font équipe pour guider l’équipe dans l’espace et ça se passe à peu près bien. Les filles découvrent rapidement l’intérieur de Fort Rozz, où elles se font une première ennemie. Le combat qui s’ensuit voit Psi perdre le contrôle de ses pouvoirs (soi-disant) et s’attaquer à Imra. Du coup, elle récupère rapidement la couronne qui lui bride ses pouvoirs.

De retour dans le vaisseau, de nouvelles turbulences font prendre conscience à l’équipe qu’elles ont perdu le contact avec la Terre et, pire, que la prison et le vaisseau ne sont plus en orbite, mais se dirige droit vers l’étoile qui va les tuer.

C’est problématique et l’équipe se sépare donc, avec d’un côté Livewire et Supergirl en quête de Jindah (dont elles connaissent la localisation grâce à une prisonnière) et de l’autre Imra et Psi.

Sur Terre, Winn et Brainiac se disputent sur la manière de rétablir le contact. À la manière d’un combat astronaute/homme des cavernes, Brainiac refuse totalement d’écouter Winn et propose des solutions beaucoup trop complexe et impossible pour l’époque dans laquelle il se trouve ; alors que Winn trouve une solution permettant de rétablir le contact avec Imra, juste à temps pour découvrir que Reign est aussi présente dans l’espace. Oups. Imra décide donc de libéra Psi, de nouveau privée de ses pouvoirs depuis son dérapage en début d’épisode.

Pendant ce temps, Livewire se renseigne sur Imra, mais aussi sur Reign qu’elle veut tuer. C’était plutôt cool car cela montre rapidement que Leslie a beaucoup changé grâce à Supergirl (c’est ce qu’on appelle un avertissement sérieux sur la survie du personnage, ça). Elles sont toutefois rapidement séparées par une brume noire qui ne pouvait faire que ça, c’était obligée.

Dans la brume, Livewire frôle la mort mais en réchappe on ne sait trop comment grâce à ses pouvoirs (je dis ça parce qu’elle se promène quand même dans l’espace sans oxygène ou protection avant de rentrer dans le vaisseau hein). Pourtant, après autant de scènes consacrées à sa rédemption, je m’attendais à ce qu’elle y passe assez vite. J’allais juste un peu trop vite en besogne apparemment.

Si Livewire est attaquée, Supergirl a le droit à une petite visite express avec Jindah qui l’informe de l’existence d’autres Worldkillers. C’est problématique pour Reign qui débarque et les retrouve sans le moindre mal. Hop, c’en est déjà fini de Jindah qui allait encore en révéler trop sur le plan final de Reign, ce que cette dernière ne pouvait se permettre.

Bien sûr, Reign a encore ses pouvoirs malgré l’étoile bleue et elle s’en sert ensuite contre Supergirl, sauvée de justesse par une Livewire beaucoup trop gentille aujourd’hui décidément. Si elle s’épuise contre Reign, on sait bien qu’elle n’a aucune chance de gagner l’affrontement. Elle gagne néanmoins assez de temps pour que Psi les rejoigne. Leslie se sacrifie tout de même pour sauver une Kara suicidaire, qui voulait en fait se sacrifier pour Leslie. On tourne en rond.

Psi s’attaque à Reign, et c’est exactement ce que j’espérais voir en début d’épisode. Reign a ainsi le droit de voir Ruby l’appeler à l’aide, ce qui la perturbe assez pour que Sam prenne le dessus un quart de seconde et aperçoive Supergirl. Avec le masque toutefois, Kara ne reconnaît pas Sam et tout ça est vite évacué : Reign s’enfuit tel un pokémon sauvage et Leslie… meurt. Là, je suis dégoûté. J’avais bon espoir qu’elle reste et revienne encore pour quelques épisodes ; là, c’est juste beaucoup trop frustrant de la ramener juste pour ça. Au moins, ça permet à la série de faire monter les enjeux, on va dire, Reign tue des gens pour de vrai.

De retour sur Terre, Supergirl remercie Imra, mais aussi et surtout Psi, qu’elle récompense même avec une fenêtre. Grosse amélioration quoi. Kara a aussi le droit à une petite scène avec Mon-El, ce dernier voulant retrouver sa complicité avec la kryptonienne. Kara culpabilise de la mort de Leslie, qu’elle a amené dans l’espace et qu’elle n’a pas réussi à sauver malgré l’humanité qu’elle a sentie en Reign et que Psi a définitivement mise au jour.

Pour Mon-El, l’essentiel reste qu’elle a réussi à le faire avec Livewire (était-ce nécessaire de la tuer pour ça ?) et qu’elle a obtenu des infos sur ses deux prochains ennemis, Purity & Pestilence, deux autres Worldkillers. La série ne s’embête pas trop à les introduire de manière subtile avec un cliffhanger nous révélant le réveil de Julia, une femme tout à fait normale qui survit à un accident qui devrait lui être fatal. Restera à savoir s’il s’agit de Pureté ou de Pestilence.

Avant ce cliffhanger et en conclusion d’épisode, Alex et Ruby continuent de sympathiser, Alex envoyant même finalement son passeport à Maggie par la poste. Sam vient récupérer Ruby et c’est seulement maintenant qu’elle se rend compte qu’elle a perdu des heures de sa vie, et que ce n’est pas la première fois. Si le jeu de l’actrice ne m’a pas toujours convaincu par le passé, la scène a su me toucher cette fois et je trouve ça très cool qu’elle se confie à Alex. Elle n’a plus qu’à parler de ses super-pouvoirs maintenant, et quelqu’un fera peut-être le lien avec Reign.

Quant à Alex, je crois bien qu’elle va se retrouver mère (adoptive) plus vite que prévu une fois que Reign sera battue (allez, je parie sur un sacrifice de Sam pour sauver le monde).

L’épisode était vraiment sympa cette semaine, même si l’intrigue Alex/Ruby était presque en trop. J’adore Alex, hein, mais là, les scènes ne servaient vraiment à rien d’autre que combler un épisode qui s’en tirait très bien par lui-même. Quant à Cat, elle me manque toujours (plus que James lui aussi absent maintenant que j’y pense) mais les scénaristes ont prouvé qu’ils n’avaient pas forcément besoin d’elle pour affirmer le féminisme de la série.