HTGAWM – S04E10

Spoilers

Ci-dessous mon avis sur l’épisode 10 de la saison 4 d’HTGAWM.

10.jpgÉpisode 10 – All We Did Was For Nothing – 16/20
You want to end up the next dead body around here?

Oui, je manquais un peu de temps cette semaine pour voir le TGIT en entier et, pour une fois, j’ai mis la priorité sur cette série… On se demande bien pourquoi, ce n’est pas comme si elle était beaucoup plus prenante et me rendait beaucoup plus fou que les autres… ah ben si, en fait. Bref, mes critiques des deux autres séries viendront plus tard ce soir si tout va bien. En attendant, concentrons-nous sur celle-ci.

Laurel est toujours traumatisée par ce qui lui est arrivé. Elle a pourtant la chance d’avoir un bel écran HD dans sa chambre et un héritage à venir qui promet d’être un beau pactole. En effet, la fusion Antares a eu lieu, ce qui fait de Mr Castillo la tête d’un très joli business.

Du coup, Oliver est en pleine dépression alors que Michaela a tenté de contacter Tegan, une action complétement idiote qui met tout le monde en danger plus qu’autre chose. Toujours dans l’introduction, Bonnie assure au procureur qu’elle l’a protégé lui plus qu’elle n’a protégé Asher, car ce dernier avait des infos compromettantes sur la vengeance du procureur envers Annalise l’an dernier, et que ça aurait pu poser problème pour sa campagne électorale. Elle semble réussir à s’en tirer avec ça.

De son côté, Annalise demande à Michaela de surveiller Laurel qui ne peut pas sortir de l’hôpital à cause des médecins. Cela offre de bonnes scènes pour le duo d’amis où Laurel manipule complètement Michaela. Plus ça va, plus j’ai l’impression que les scénaristes vont nous pondre que Laurel est la grande méchante de l’histoire – une théorie qui m’est apparue depuis la semaine dernière.

Bon, en tout cas, Laurel fait ce qu’elle peut pour récupérer son bébé, mais Annalise lui met des bâtons dans les roues plutôt que de l’aider. Après tout, Laurel a bien ramené un flingue dans une soirée professionnelle, elle n’est peut-être pas si nette que ça… Et même Michaela y croit.

Les choses sont assez claires pour la suite de la série avec un procès à venir pour que Laurel récupère le bébé et Annalise qui réembauche tous ses étudiants sur son affaire du début de saison, que j’avais totalement oublié il faut bien le dire. Pendant qu’ils travaillent pour elle à chercher les cas qui pourraient être réexaminés, elle se rend chez Wes pour fouiller ses affaires et tenter de comprendre le lien logique entre lui et Dominick. Elle est surtout en pleine dépression elle aussi.

L’ensemble de l’épisode était bourré de flashbacks de ce qu’il s’est passé avant dans la série. Ce n’était pas toujours super utile, mais ça fait du bien qu’ils nous aident un peu à nous rappeler les relations chaotiques de la série qui avancent (trop) vite par moments. Et puis… Revoir Wes, quelle horreur, quelle tristesse, ça fonctionne toujours autant côté nostalgie.

Frank a conservé le téléphone de Dominick, soit disant intraçable car lié à Antares. Il se débarrasse ensuite du corps dans une casse de voiture, mais toujours pas du téléphone, malgré les conseils d’Annalise de le faire. Et non seulement il ne s’en débarrasse pas, mais en plus il prend le temps de le recharger, parce que je ne connais pas de téléphone capable de durer aussi longtemps sur la batterie, hein. À moins d’être flambant neuf, certes, mais on parle de 48 bonnes heures minimum vu l’épisode. Enfin bref.

L’épisode part ensuite dans tous les sens, comme toujours, avec Annalise demandant l’aide de Nate pour retrouver le disque dur Antares et Frank allant voir Bonnie pour je ne sais trop quelle raison. Bien sûr, Bonnie déteste toujours Frank donc c’est de toute façon un coup pour rien. Ah et ce dernier aimerait prévenir Laurel des relations entre son ex et Dominick, mais Annalise l’en empêche à plusieurs reprises, pour garder cette révélation en fin d’épisode.

En tout cas, le téléphone de Dominick révèle à Frank et Annalise que le procureur était lui aussi en lien avec le tueur de Wes, donc avec le père de Laurel. Au moins, si tout est lié, ça va aider à mieux comprendre le bordel que c’est ; mais je suis pressé que tout le puzzle soit mis en place parce que là pour l’instant, les vraies intentions du père de Laurel restent floues.

Annalise se rend ensuite chez Bonnie afin de s’excuser, sur les bons conseils de Frank. Elle a aussi désespérément besoin de vodka, mais bon, on ne va pas trop en parler. Je n’ai jamais trop compris cette relation Bonnie/Annalise, il faut bien le dire, mais j’ai bien aimé malgré tout cette scène d’explications entre les deux. Bonnie reconnaît enfin qu’elle n’est pas heureuse, et ça fait trois saisons que ça crève l’écran alors ça fait du bien… J’espère juste qu’elle parviendra à avancer un peu dans sa vie maintenant que l’abcès est crevé. Il lui reste aussi à reconnaître que partout où elle va, elle aime devenir le chien de service – parce que dans cet épisode, elle fait tout pour être dans les bonnes grâces du procureur, au point que c’en est suspect pour lui.

Ainsi, ce dernier se rend en fin d’épisode prévenir Mr Castillo que Bonnie va leur poser problème. Bon, voilà donc que la série se met à mettre en danger Bonnie. Allez, pourquoi pas.

En parallèle de tout ça, Nate continue de renseigner Asher sur l’avancée de l’enquête, et elle ne prend pas une bonne tournure pour lui. Après tout, plusieurs témoins l’ont vu s’embrouiller avec Simon pendant la soirée. Asher lui affirme que Tegan ne croit pas en leur mensonge – Nate rend donc visite à Tegan pour obtenir plus d’infos, mais elle est plus maline que ça et c’est un coup pour rien. En fin d’épisode, Michaela, blessée par le silence de Tegan, se rend la voir sur un parking pour parler de tout ça.

En toute logique, Tegan l’envoie bouler et lui dit qu’elle est complétement inconsciente. Bien sûr, c’est le cas, mais moi, je vois surtout que Michaela est toujours censée bosser pour elle, donc en fait, c’est plutôt leur silence et les distances qu’elles ont prises du jour au lendemain qui sont louches. Enfin bon, admettons.

Bien avant tout ça (je vous jure que ma critique tente de suivre une construction logique sur l’ensemble des intrigues, mais logique ne rime pas avec chronologique dans cette série), Michaela finit par avouer à Annalise & Frank que Laurel a accouché à cause d’un coup que Laurel a reçu de Frank – ce qu’elle vient juste d’apprendre, mais qui avait aussi été montré en flashback dans l’épisode 8. Nous avons donc là une confirmation que Laurel ne s’est pas mise en danger plus que ça concernant son accouchement. Du coup, j’ai envie de croire Laurel, mais c’est un personnage tellement mystérieux et la série nous en a fait voir tellement de toutes les couleurs que je n’ai plus confiance. Bon, en tout cas, ça suffit à convaincre à Annalise que Laurel n’est pas si perchée que ça (hum). Annalise retourne ainsi voir Isaac pour lui demander de s’occuper de Laurel.

Dans la conversation, elle reconnaît enfin qu’elle ne fait pas tout ça pour Laurel, mais pour elle-même, afin d’être sauvée. Cela suffit à ce qu’Isaac fasse l’évaluation d’une Laurel tellement hantée par son passé qu’elle s’imagine un Wes se réveillant à la morgue.

Comme j’imagine mal la série avoir payé l’acteur pour une si petite scène, j’imagine que le plan a été tourné l’an dernier, confirmant que les scénaristes ont envisagé de garder Wes en vie. Purée, si c’est le cas, ils vont devoir la jouer très fine niveau crédibilité. Même en y réfléchissant bien, on a vu Dominick étrangler Wes jusqu’à son dernier soupir. Si encore il n’avait eu que sa piqûre et les flammes, je ne dis pas, mais là, il est mort de chez mort.

Bon, après, j’ai bien continué une série qui a ramené des morts un personnage ayant eu la tête coupée et un autre qui était en phase terminale alors que je n’ai jamais eu d’explications satisfaisantes sur le sujet, alors à côté, Wes, ce serait pas si choquant.

Nous n’en sommes pas là et je n’ai pas envie d’espérer son retour, surtout qu’il coûterait cher à la production du côté du maquillage. Revenons-en à cet épisode, donc, avec Connor babysittant Oliver pendant tout l’épisode. La relation de ces deux-là est vraiment en train de s’engouffrer dans une très mauvaise passe. Autant l’an dernier je militais pour qu’ils restent/se remettent ensemble, autant cette année, je crois qu’ils se font plus de mal qu’autre chose l’un et l’autre.

Connor couve autant que possible un Oliver qui aurait plutôt besoin d’une douche froide ; ce qu’Annalise a très bien compris. En effet, il n’arrête pas de se morfondre sur l’état de Simon, parce qu’il se sent responsable. En soi, on serait dans la réalité, je ne dis pas, mais là, on est dans une série, il faut donc qu’il se reprenne.

Surtout que Connor a beau le surveiller 24h/24 dès qu’il a le dos tourné, Oliver s’enfuit et se rend à l’hôpital. Là-bas, se fait passer pour le petit ami de Simon et lui rend visite. Il peut enfin s’excuser pour ce qu’il a fait, mais soyons honnêtes, il est de plus en plus chiant dans cet épisode Oliver.

Connor et Asher le retrouve vite et c’est ce dernier qui reste avec Oli et Simon plutôt que Connor. C’est l’une des rares fois où j’ai bien aimé Asher qui a une vraie conversation utile avec Oliver, sur la culpabilité et toutes les horribles actions de leur passé. L’air de rien, on oublie vite tout ce qu’il s’est passé auparavant en fait.

Après tout ça, le gang a droit à une scène tous ensemble dans la chambre de Laurel. Cela faisait longtemps que tous les personnages n’avaient pas été réunis dans la même pièce sans Annalise et ça fonctionnait bien de les voir travailler ensemble à une solution pour sortir Laurel de l’hôpital.

C’est donc Michaela qui l’a trouvé en allant voir Annalise pour lui révéler les infos qu’elle avait su l’accouchement prématuré. Ainsi, Laurel peut quitter l’hôpital grâce à Isaac, convaincu par Annalise, elle-même convaincue par Michaela, elle-même convaincue par Laurel. Le tout en 40 minutes top chrono et avec tout le reste des intrigues.

Toutefois, les choses se passeraient beaucoup trop bien pour une fin d’épisode si Laurel était simplement libérée de l’hôpital (oui, oui, libérée, elle s’y sentait en prison). Le téléphone de Dominick se met donc une fois de plus à sonner dans la poche de Frank. Laurel découvre ainsi le message de Wes sur le portable et… décroche le téléphone quand il sonne, car elle sait qu’il s’agit de sa mère. Alors… OK, mais ça reste un acte de folie pure de décrocher le téléphone de Dominick, non ? Sachant qu’il a disparu, il aurait mieux valu ne rien faire. Mais bon, Laurel est juste cinglée, je crois.

Et puis, ça tombe bien, sa mère aussi nous a été présentée comme cinglée pendant tout l’épisode. Quant à la révélation sur le fait que Wes et Dominick étaient potes, elle a l’air de s’en préoccuper à peu près autant que de son premier mec (mais si, souvenez-vous, il s’appelait Kan et servait tellement à rien qu’il est aujourd’hui un des personnages principaux de The Magicians – Penny, pour ceux ayant vraiment tout oublié). C’est louche, c’est comme si elle le savait déjà, quoi…

Au milieu de tout ça, Asher, Oliver et Connor font aussi une découverte totalement inattendue dans les dossiers des prisonniers demandant qu’on réévalue leur peine. Je ne vois pas bien le rôle de cet énième rebondissement pour le moment, mais voilà, il y a un certain Nate Lahey parmi ceux-ci. Et ça tombe bien, la série nous a rappelé subtilement en milieu d’épisode que le nom de famille de Nate était Lahey. Oui, les scénaristes nous balancent ça au milieu du reste, juste pour le plaisir, je crois, mais le père de Nate est en prison et demande l’aide d’Annalise pour en sortir (ou alors Nate a une fausse identité, mais ça me paraît moins logique).

Bref, j’ai mal à la tête, quoi.

9-1-1 – S01E04

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée du quatrième épisode de la première saison de 9-1-1.

04.jpgÉpisode 4 – Worst Day Ever – 14/20
I’m sorry, Abby. I know this isn’t what you wanted to hear.

Et ce qui devait arriver arriva : à trop jouer dans la surenchère permanente, j’ai décroché de la série avec cet épisode qui part trop loin et nous propose des situations qui n’ont plus rien de crédibles. C’était le cas avant aussi, mais jamais de manière si visible. Après tout, ce n’est jamais qu’une série, mais quand on raconte une histoire, c’est quand même la base de réussir à maintenir une cohérence et une illusion de réel. Ce n’est pas le cas dans cet épisode, dont la note est heureusement sauvée par de bonnes interprétations et d’excellents effets spéciaux.

J’ai un peu du mal à voir comment la série peut proposer une plus mauvaise journée que celle qu’on a aperçu la semaine dernière, mais ils me rappellent très vite qu’ils gèrent bien l’écriture des situations d’urgence avec une intro suivant une hôtesse de l’air. Assez vite, je me suis dit qu’ils n’allaient pas oser nous sortir un crash – il y a tellement de possibilités d’urgences moins catastrophiques dans un avion. Finalement, c’est pourtant bien un atterrissage d’urgence à l’aéroport que propose cet épisode… et la série fait un premier faux pas majeur en nous proposant un coup de téléphone au 911 de quelqu’un étant DANS l’avion. Alors qu’ils ont leur masque à gaz. Alors que les portables sont censés être coupés. Alors que le réseau met toujours trois plombes à revenir quand je descends d’un avion. Enfin bref.

En plus, ce n’est même pas Abby à l’autre bout du fil.

À la caserne, Buck est intrigué par le carnet que regarde toujours Bobby : c’est une liste de 46 personnes qu’il a réussi à sauver, et il y a de la place pour 148. Sans vraie logique Bobby prend mal que Buck lise le carnet sans lui demander son avis (ça aurait été non) et il le plaque contre le mur. Les pompiers sont heureusement appelés en intervention (un moment où Hen commence à manger, pour changer).

Bonne nouvelle : l’avion ne s’est pas écrasé sur l’aéroport.

Mauvaise nouvelle : il est en flamme et posé en pleine mer.

On revient un peu en arrière histoire de découvrir qu’Athena continue de stalker la harceleuse de sa fille, Laila, qui organise une fête chez elle à 16h. Elle est clairement là pour jouer les pétasses, et ça fonctionne merveilleusement bien. Athena débarque au beau milieu de la fête pour arrêter Laila qui, heureusement pour Athena, était en train de fumer de la marijuana. Si la scène était aussi marrante que jouissive à voir (qui n’aime pas voir des harceleurs être ridiculisés ?), elle n’avait par contre absolument rien de crédible.

Clairement, Athena se met dans de sales draps avec cette histoire et son attitude n’est pas bien meilleure avec les parents de Laila qu’elle prend de haut. Cela lui reviendra en pleine face, c’est obligé – et pour la première fois, le personnage me saoule un peu alors que jusque-là, je l’aimais bien.

Elle est finalement appelée pour gérer la panique qui suit le crash à l’aéroport, avec des avions immobilisés, des proches des possibles victimes paniqués et des usagers hors d’eux. Tout ça promet. La panique habituelle, quoi.

Du côté des pompiers, on découvre que l’avion est en train de couler (forcément) et que les gens galèrent à monter dans les radeaux de survie. C’est marrant, je m’étais toujours dit qu’un amerrissage valait mieux qu’un atterrissage de force, mais d’un coup, je change d’avis là. Bien sûr, il y a des cadavres dans l’avion, ce qui est toujours assez horrible pour les pompiers.

Buck et Bobby s’occupent d’un petit garçon et de sa maman, cette dernière étant coincée par les sièges. Il y a tout un tas de bobos pas cool possibles dans le crash d’un avion que l’on découvre comme ça et qui ne sont pas du tout anxiogènes pour la prochaine fois où je monterais d’un avion – ça reste un des engins les plus sûrs, je sais.

On a aussi un couple coincé dans les toilettes parce qu’ils voulaient profiter de l’atterrissage pour prendre du bon temps. Eux auront finalement juste droit à une panique totale (et une demande en mariage), mais seront sauvés par le bon sens de Buck. Il en sera de même pour la mère, sauvée de justesse par un hélicoptère et la technique de la corde mise en place par Buck. Et aussi par la ténacité suicidaire de Bobby qui a failli y rester. Une belle histoire d’héroïsme quoi, où personne ne suit le protocole mais où tout se passe merveilleusement bien. Tous les passagers qu’on aura suivi dans cet épisode survive donc, mais c’était tout de même bien écrit.

Trois minutes avant le crash, Abby reçoit un appel d’un passager malin laissant un message d’adieu à sa femme. Tout ce qu’on veut nous, c’est savoir s’il a survécu. Elle, elle s’inquiète pour l’ensemble de l’avion, forcément, et ça ne donne pas du tout envie de faire son job. Elle appelle Buck pour prendre de ses nouvelles et savoir si Dale a survécu ou pas. Malheureusement, ce n’est pas le cas, Dale est bel et bien mort dans le crash.

Bien qu’au boulot, Abby prend le temps de déprimer, de ne pas recevoir un coup de fil et de réécouter le message de Dale en boucle. La femme de celui-ci finit par arriver au centre d’appel et être géré par Abby elle-même, qui lui fait écouter le message. Humph.

Finalement, Abby rentre chez elle et Carla insiste pour rester s’occuper d’elle et de sa mère car elle n’est clairement pas en état de le faire. Abby refuse, un peu violemment… et finit par s’endormir sans penser à fermer à clé la porte de son appartement. Quand elle se réveille quelques heures plus tard, sa mère a disparu. Cela fait au moins un bon cliffhanger pour l’épisode.

42 minutes après le crash, Athena est appelé dans un avion dont personne n’a le droit de descendre, car le PDG d’une compagnie aérienne l’a interdit. Décidément, ce n’est pas un épisode réussi pour Athena qui a le droit de jouer à la super-héroïne dans des intrigues absolument toutes tirées par les cheveux. Elle finit par arrêter tous les passagers de l’avion pour leur permettre de sortir. Mais oui, mais bien sûr. On en parle de la paperasse que ça représente ?

Bref, sa supérieure la soutient malgré une hiérarchie moins compréhensive, mais uniquement sur le cas de l’avion ; pas sur sa vengeance personnelle envers Leila.

La série nous tease ensuite le passé familial de Bobby, avec un enfant qui n’est pas là mais lui parle d’un crash d’avion (et si c’était un autre avec 148 victimes ?). En tout cas, dans le présent, Bobby craque et se remet à boire du whiskey. Et on nous parle même de Chimney ici, c’est dire à quel point la vie des personnages de la série craint.

The Magicians – S03E03

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique complète du troisième épisode de la 3e saison de The Magicians.

03.jpgÉpisode 3 – The Losses of Magic – 17/20
You remember my daughter Alice. She used to be dead, but she’s not anymore.

Bon, le résumé de l’épisode précédent (et une conversation avec Yoda) m’ont éclairé l’intrigue Alice que je n’avais pas bien écoutée la semaine dernière apparamment : son chat était une alarme pour la prévenir de l’approche des Lamprey qui lui veulent du mal et possèdent les gens.

Alice capture un nouveau chat et rend visite à ses parents. Elle y retrouve une certaine Carole devenue obèse depuis la disparition de la magie – c’était marrant comme idée. Le nouveau chat d’Alice n’aime pas bien Alice qui aussitôt s’imagine que le Lamprey est en elle. En fait, il est en Quentin qui comme par hasard se pointe chez les parents d’Alice à son tour, prétextant auprès de Julia qu’il rend visite à son père.

Bien sûr, Quentin pourrait tout à fait s’en prendre à Alice sans problème, mais il reste un peu trop longtemps inactif et le père d’Alice remarque que sa nuque bouge toute seule. Le voilà donc démasqué, et il disparait, laissant Alice totalement flippée avec ses hilarants parents. Autant avant je ne les avais pas trop trouvés drôles car trop gênants, autant dans cet épisode, ils sont excellents dans leur rôle.

Finalement, Alice retrouve Quentin débarrassé du Lamprey et ce dernier espionne les parents d’Alice pendant qu’elle a le dos tourné (et s’est recouverte de scotch pour qu’il ne la possède pas, oubliant bien évidemment son visage parce que ce ne serait pas trop pratique de respirer avec du scotch sur la tronche. Humph.

Alice et Quentin retournent dans le salon et tentent de trouver une solution au problème du Lamprey voulant se venger d’Alice. Celle-ci révèle alors à sa mère, insupportable et ne se préoccupant pas trop du problème de sa fille, qu’elle a tué toute la famille du Lamprey quand elle était un Niffin, cet être rigolo qu’elle est devenue en faisant une overdose de magie.

Stéphanie (la mère) s’en va après qu’Alice s’étiquette elle-même comme un monstre. C’est Quentin qui s’occupe d’aller la récupérer et apprendre que la maison va leur être retirée car personne n’a payé les taxes depuis plusieurs mois. Stéphanie tente d’embrasser Quentin, laissant tout le monde persuadés qu’elle est possédée par le Lamprey.

Finalement, ce n’est pas elle, ce qui laisse Alice et son père penser qu’il s’agit de Quentin, mais ce n’est pas lui non plus. Bref, sans surprise, c’est le père d’Alice le problème et malgré son cœur fragile, Alice prend le risque de l’électrocuter. Elle fait bien : le Lamprey sort de son corps – ce qui permet de le tuer – et son père survit. Toue cette intrigue aura néanmoins permis de revenir sur la période où Alice était un Niffin et sur les nombreuses connaissances et aptitudes qu’elle avait en tant que tel, ce qui est intéressant pour la suite j’imagine.

Reste que Quentin a des œufs de Lamprey en lui, mais il les vomit rapidement, grâce à l’aide d’Alice. Les deux ont une conversation charmante où elle lui reproche de la voir encore comme elle était avant d’être Niffin. Cela ne durera pas : le père d’Alice s’effondre et meurt en fin d’épisode. Au regard de Stephanie, il est très clair qu’elle considère sa fille comme responsable de cette mort et, ma foi, elle n’a pas franchement tort…

Voilà qui conclue une première intrigue, je peux donc passer à la seconde. Sur son bateau, Eliott apprend que les îles de Fillory aiment bien changer de place pour le principe. Cette introduction est un peu inutile, mais heureusment, l’épisode nous donne de quoi faire car le bateau est rapidement en danger : en effet, des pirates comptent bien l’envahir et le récupérer. Par chance, Eliott se rend compte que la clé de l’épisode précédent permet d’ouvrir une porte magique dans le bateau.

Nous n’en saurons pas plus, mais dans le château, Margo pète un câble sur son trône car elle galère à faire respecter les ordres des fées, demandant concrètement de jeter la nourriture pour planter des champignons non comestibles. Forcément, ça pose problème dans le royaume, mais pas autant que la nouvelle d’Eliott capturé par des pirates.

Margo réussit à obtenir l’aide de la reine des fées pour s’embarquer à la recherche d’Eliott, car la disparition du roi, ça la fout mal pour la réputation du royaume. Du coup, elle se retrouve à son tour en mer et c’est plutôt marrant car elle se retrouve à négocier avec les pirates, alors que son conseiller suggère qu’il pourrait récupérer l’œil de Margo à la fée. C’est intéressant et, bien évidemment, il y arrive trop vite pour que ce ne soit pas louche – je crains le pire, faudrait pas qu’il ait passé un marché avec la reine des fées.

En attendant, Margo négocie avec le roi des pirates : une femme très attirée par Margo. Cette dernière rentre dans son jeu, une scène une fois de plus très drôle et réussie, et peut ainsi retrouver le roi Eliott… Qui a bien changé, remplacé par son valet.

Il faut toujours négocier la liberté et c’est assez facile : le roi des pirates demande à Margo que son bateau puisse coucher avec le leur. Oui, oui, vous avez bien lu. Le problème, c’est que c’est plus un viol qu’une relation consentie, et qu’un bateau violé est dangereux pour l’équipage, allant parfois jusqu’à dériver et n’être plus jamais revu.

Margo demande au bateau ce qu’il veut, mais c’est un bateau, il n’est pas bien bavard. Ce qui n’est pas cool, c’est que la reine des fées l’écoute. Finalement, tout va bien, la fée tue tous les pirates… mais souhaite récupérer l’œil de Margo. Quand celle-ci refuse d’expliquer comment elle l’a récupéré, la fée décide de s’en prendre au hasard à un des hommes de Margot, et ça tombe sur le mauvais. Forcément.

Elle lui murmure quelque chose à l’oreille : une chanson qu’il déteste et qui le rendra fou. Tu m’étonnes. Une soirée avec les lacs du Connemara en tête et je ne réponds déjà plus de moi (ouais, de rien, c’était cadeau la référence à la terre brûlée au vent des landes de pierre…).

Margo rend donc son œil à la reine des fées, mais pas avant de l’avoir détruit. C’est tellement triste : elle ne retrouvera pas son œil. Quant à la reine des fées, elle affirme qu’elle a d’autres moyens de surveiller Margo et la laisse rentrer au royaume en bateau, avec une semaine de navigation et quelques cadavres devant elle. Un seul problème : la reine des fées n’a pas l’air de s’inquiéter plus que ça de l’absence d’Eliott, sa femme et sa fille. C’est un peu abusé quand même.

Enfin une dernière intrigue se déroule en parallèle de ses deux-là, car il faut gérer la disparition de Kady avec la batterie volée la semaine dernière. C’est Julia qui retrouve finalement Kady, et découvre au passage l’état catastrophique de Penny. Le plan de Kady est très clair dès le départ : invoquer un démon pour soigner Penny. Julia n’est pas trop pour, mais elle accepte malgré tout d’aider. En achetant des ingrédients pour cela, elle se fait arrêter par une SDF possédée lui affirmant qu’elle rate les signes et qu’ils vont devoir la pousser plus que ça.

Pendant ce temps, Penny est définitivement dans un sale état et Kady fait tout ce qu’elle peut pour le sauver. Bref, on n’avance pas vraiment dans leurs scènes qui sont juste là pour nous montrer un couple mignon et nous faire flipper sur la survie de Penny, qu’ils n’ont pas intérêt à tuer.

En ce qui concerne Julia et Kady, c’est le retour du filtre bleu sombre dégueulasse. La batterie qui leur permet de faire un enchantement est assez efficace pour ramener le démon. Ce dernier s’avère drôlement gentil et opère directement Penny, sans même s’inquiéter de son paiement, ce que je trouve louche dans ce genre de série.

J’ai bien ri de voir la projection astrale de Penny échappant à la douleur, mais beaucoup moins quand le cliffhanger de l’épisode nous laisse Kady en train de pleurer la mort de Penny. Ce dernier, en projection astrale toujours, se contente d’un « shit » bien placé. Bon, donc, il est toujours là en train d’observer ce qu’il se passe, ça me laisse l’espoir qu’il ne soit pas vraiment mort. La série est tellement tirée par les cheveux qu’ils trouveront bien un moyen de le ramener, même sans magie. Parce que je refuse qu’il meure.

Une fois de plus, la série nous laisse avec un épisode très bon du côté narratif, ses trois intrigues avançant rapidement dans des territoires toujours inconnus mais bien maîtrisés. En revanche, la structure de l’épisode en elle-même laissait plus à désirer avec une absence de transition entre chaque scène assez dérangeante à la longue. On a l’impression que chaque intrigue est découpée à la hache ; ça manque de minutie et de détails, comme souvent avec The Magicians.

This is us – S02E11-13

Cette fois, c’est la bonne, je me mets à jour dans la série pour découvrir qu’il me faudra attendre une bonne dizaine de jours pour la suite. Ce n’est pas juste du tout cette affaire. J’ai donc visionné les trois épisodes diffusés ce mois-ci et autant le dire tout de suite, cette fois, il fallait peut-être prévoir la boîte de mouchoirs. Retrouvez donc mes critiques les épisodes 11 à 13 de la saison 2 de This is us.

Spoilers

11.jpgÉpisode 11 – The Fifth Wheel – 18/20
Because we’re a family of addicts.

Dans le passé, Rebecca joue au monopoly avec sa fille alors que Randall a le droit à ses premières lunettes – et s’il adore pouvoir lire, il craint déjà les moqueries à l’école. Jack débarque et annonce la bonne nouvelle : il s’est débrouillé pour pouvoir partir en vacances, sans même prévenir Rebecca et sans attendre que Kevin ne rentre d’un stage de foot. Sympa la famille qui part en vacances sans lui alors qu’il se sentait déjà trop délaissé en saison 1.

En vacances, Rebecca continue de s’inquiéter pour le poids de sa fille et embarque Jack dans cette inquiétude, ce qui force cette pauvre Kate à faire du sport, alors que Randall est plongé dans ses bouquins. Jack s’occupe beaucoup de Kate, Rebecca de Randall et Kevin nous développe un complexe généralement destiné à l’enfant du milieu.

Pendant que Jack et Kate parlent bouffe dans un coin, Randall perd ses lunettes et Rebecca accuse immédiatement Kevin. Les deux s’énervent l’un contre l’autre et Rebecca se rend compte qu’elle est le méchant du couple. Elle s’en plaint à Jack, mais elle sait que c’est sa place dans la famille. Qu’est-ce que j’adore le couple Jack/Rebecca. Ils s’engueulent rapidement, mais les choses sont vite oubliées.

Quant à la conclusion de cette partie de l’épisode, Kevin retrouve les lunettes de Randall pendant un orage et va les rendre à sa mère, pour découvrir son frère et sa sœur dans le lit des parents. Du coup, il dort par terre le pauvre. Cinquième roue du carrosse, bonsoir.

Dans le présent, Kate s’en veut de ne pas avoir parlé à Kevin depuis un mois, mais ce n’est pas comme si elle avait le choix : celui-ci est en désintox et ne peut parler à personne en dehors du programme. La série avance donc d’un mois d’un coup, ce qui n’est pas gênant, au contraire. Le traumatisme de la fausse couche est passé, même si Tobby découvre une possible rechute de Kate dans la bouffe.

Un mois plus tard, Beth et Randall s’inquiètent toujours beaucoup pour Tess après sa fugue dans la voiture de Kevin, surtout quand ils doivent la laisser dans la maison pour aller rendre visite à Kevin lui-même, ce qui ne plaît pas spécialement à Beth, mais bon, c’est ça la famille. Pfiou, cette phrase était trop longue désolé. Je suis bien content qu’un mois soit passé, car ça permet de digérer le traumatisme du départ de Deja et de la fugue de Tess.

Tout le monde vient donc voir Kevin pour le soutenir et pour la première séance où il est censé s’excuser d’après toutes les séries américaines que j’ai vu dans ma vie. Et j’en ai vu un paquet. Bizarrement, ce n’est pas par là qu’il commence : au contraire, même, tout semble aller à merveille dans sa vie et même Kate ne le laisse pas s’exprimer. Sinon, il a pour psychologue la maman de Meredith Grey, c’est un peu la classe.

Finalement, cette dernière (Barbara) décide de laisser de côté Beth, Tobby et son beau-père, pour se concentrer sur Kate, Randall et son beau-père. Comme prévu, Kevin commence par des excuses qui, si elles sont touchantes, ne sont pas la performance de l’année. Sa psy s’en rend compte et ne se laisse pas berner par l’acteur. Histoire de bien enfoncer le clou et de lancer le drama de l’épisode, elle balance que Jack n’était pas si parfait comme père. Bam, ça c’est fait : le regard de Rebecca en dit long.

Pendant ce temps, Beth, Tobby et le beau-père partagent une bière dans un bar, parce que ça semble approprié pendant que le reste de la famille est en session dans un centre de désintoxication. Il était très sympa d’avoir une scène entre eux, surtout avec Beth si énervée après Kevin (et elle ne peut même pas l’engueuler en plus, c’est frustrant). Bien sûr, le sujet Jack est abordé aussi de ce côté, avec une Beth et un Tobby frustré du piédestal sur lequel il est posé depuis toujours.

Les trois se bourrent peu à peu et en révèlent chacun plus sur eux progressivement : Beth et sa rage sur Tess, Tobby et sa rage d’être en permanence à part des Pearson, Miguel et le fait qu’il n’est pas le Chewbacca des Pearsons, mais le pilote qui n’a même pas de nom. Je confirme, j’avais un vieux doute et les scénaristes sous-exploitent l’acteur depuis trop longtemps.

En thérapie, Kevin raconte enfin ce qu’il ressent : il s’est toujours considéré comme la cinquième roue du carrosse, parce que Randall et Rebecca avaient leur relation parfaite, Kate et Jack avaient leur relation parfaite et lui était là aussi. C’est vrai que ça fait un moment que la série développe cette idée dans les flashbacks, et ça marche bien.

Pour ne rien arranger, Kevin remarque aussi qu’ils sont dans une famille d’addicts depuis toujours, avec son grand-père et son père accro à l’alcool, alors que lui l’est aux médicaments et Kate… à la bouffe. Et là, rebam, on entre dans le vif de la thérapie, avec Kate qui vit mal que son père soit porté responsable de tout ce qui va mal dans leur vie (logique en même temps). Logique, oui, mais elle blâme tout sur sa mort, ce qui n’est pas mieux.

Grosse performance d’actrice ensuite de la part de Rebecca qui gère comme elle peut les accusations sous lesquelles elle est, parce qu’on lui dit clairement qu’elle est mauvaise mère et qu’elle aurait dû prévenir ses enfants qu’ils avaient un gêne qui déconne. Comme la psy s’en prend à Rebecca, c’est Randall qui attaque ensuite, accusant Kevin de ne pas être accro à autre chose que l’attention qu’on lui porte. C’était joliment formulé et le point de départ d’une dispute de famille énorme qui va bien redéfinir toutes les relations de la série d’un coup.

Kevin force sa mère à dire qu’elle a toujours préféré Randall, ce qu’elle nie longtemps avant de craquer (littéralement) et de reconnaître qu’il était juste plus simple à élever que les deux autres et qu’il ne l’a pas abandonné à la mort de leur père. Voilà qui est fait.

Les thérapies de ce genre fonctionnent toujours beaucoup trop bien dans les séries, mais This is us nous fait une véritable démonstration d’écriture avec cet épisode, et c’est tant mieux car c’est très réussi. Malheureusement, c’est trop rapidement terminé.

Cela permet tout de même une conclusion entre Kevin et Kate, parlant de leur père avec beaucoup de peine et de la manière dont il est mort comme un facteur essentiel des adultes qu’ils sont devenus. Avec autant de teasing, la série ne peut vraiment pas se planter sur cette intrigue : il faudra nous faire pleurer.

Randall débarque et fait un joli discours sur les visions du monde, permettant aux frères et sœur de se réconcilier rapidement : il culpabilise même du mauvais travail qu’il a fait pour soutenir Kevin alors que ce dernier était là pour lui durant la saison 1. N’exagérons pas, tout de même. Qu’est-ce que j’aime le personnage de Randall !

Reste à conclure avec les nouveaux Big Three : Kate avoue enfin à Tobby qu’elle cache de la bouffe, parce qu’elle se sent mal de ne lui avoir jamais dit. Il n’y a malheureusement aucune scène avec Beth ou Miguel, ça manque, mais une dernière bien plus importante… Rebecca s’excuse auprès de Kevin car elle se rend compte que son enfance n’était pas aussi parfaite qu’elle ne la voyait, mais elle lui assure qu’ils ont malgré tout partagé de bons moments ensemble… Les scénaristes nous le confirment en nous montrant Rebecca, en flashback, décider de dormir au sol à côté de son fils. C’est mignon.

J’aurais envie de qualifier une fois de plus la série de feel good, mais elle le fait toujours en mode feel bad, c’est assez fou. C’est parce que tout va mal que tout va bien et l’écriture de cette série me bluffe beaucoup trop souvent : même si elle est prévisible, elle est aidée par des performances franchement géniale de la part des acteurs.

12.jpgÉpisode 12 – Clooney – 16/20
After your father left, I had to let go of a lot of things, and happiness was one of the very first thing to go…

Oh, un épisode qui porte le nom du chat de William. On sait tous à quoi s’attendre. Il ne manquait plus que ça dans la série : un chat. Je veux dire la mignonnerie de la série et le buzz qu’elle génère sur les réseaux sociaux peuvent difficilement être boostés, mais avec un chat… forcément, ça le fait !

En flashback, nous voyons Kate demander à sa mère de se rendre au centre commercial. Si elle semble vouloir compter sur un temps privilégié avec sa mère pour allons savoir quelle raison, Jack s’incruste, puis incruste Kevin qui a besoin de sortir de la maison malgré son plâtre et Randall s’incruste à son tour. Bref, les Pearson vont au centre commercial aujourd’hui.

Le vrai problème pour Kate est de s’acheter une robe alors que sa taille commence à poser problème. Comme la robe qu’elle veut ne lui va pas (et on galère en tant que français sur le sujet, les tailles n’étant pas les mêmes), elle s’enfuit du magasin sans prévenir sa mère. Quand Rebecca la retrouve, ça se passe mal entre elles, une fois de plus…

Kevin et son père tombent sur Miguel, un peu déprimé par le fait que son ex-femme est sur le point de se remarier. Evidemment. Randall souhaite se rendre au supermarché pour… draguer, bien sûr. Il n’arrive pas à le faire et rejoint finalement Kevin, Miguel et son père au fast-food du coin. Là, il entend un discours de son père qui le motive à finalement demander à Allison de sortir avec lui. Kevin et Jack, eux, essayent des costards, et ça se passe à merveille.

Cependant, la conversation entre hommes a donné envie à Jack de se lancer dans sa propre entreprise, la fameuse Big Three, entreprise immobilière. Il annonce à Rebecca son intention de démissionner, donc, et celle-ci le prend plutôt bien. Après tout ça, elle a l’impression d’avoir oublié quelque chose au supermarché, et c’est atroce parce que c’est le cas : elle avait dit vouloir acheter des piles et ne l’a pas fait. Les piles ? Celle de l’alarme anti-incendie de la maison. Oh…kay. C’était un beau cliffhanger, et une scène absolument horrible à voir.

Dans le présent, Randall semble passer beaucoup de bon temps à s’occuper de ses filles (ça a pourtant l’air horrible ce travail maison qu’il fait pour l’une d’elle) alors que Beth essuie un échec au travail. Si elle souhaiterait voir son mari se remettre à travailler, elle se rend vite compte que ce ne sera pas le cas.

Randall doit également se rendre chez William pour récupérer de vieilles affaires à lui trouvées par son voisin. Il est enfin question de Clooney, mais le chat a disparu depuis quelques semaines. Randall trouve quelques chansons et croquis de son père qui le renseigne un peu plus sur lui, et sur une femme dont il aurait été amoureux.

Randall se met alors à faire le tour du voisinage à la recherche de celle-ci, offrant quelques bonnes scènes comiques et prouvant une fois de plus que William était à peu près aussi parfait que Jack. Si Randall s’éclate dans sa recherche, Beth lui remet les pieds sur Terre et lui demande de trouver un job, parce qu’il en a besoin – et leur couple en a besoin.

Il se rend donc à un entretien qui se passe très bien jusqu’à ce qu’il décroche le téléphone au beau milieu de celui-ci. Tout ça pour apprendre que la concierge a peut-être les réponses qu’il cherche. Si elle n’est pas l’amante de William, elle le mène dans sa chambre d’où il voyait par la fenêtre des photos de Lady Day, à qui il a écrit son poème.

Il fait donc une déclaration d’amour à Beth qui lui permet de l’introduire à sa dernière idée complétement folle : racheter l’immeuble de William, immeuble dans lequel Clooney vit encore. Finalement, ce titre d’épisode ne correspondait pas trop à ce qu’il s’y passe, mais bon, admettons.

Pendant ce temps, Kate est à une réunion de soutien des accros à la bouffe, où elle parle de sa fausse couche et de son futur mariage. Comme elle dit ne pas pouvoir essayer de robe à cause de son poids, Madison décide de lui prouver le contraire et de l’emmener en essayage.

Madison a tout pour être détestable, vraiment, mais elle a aussi un beaucoup trop grand cœur qui la rend très appréciable. Elle s’arrange pour organiser un moment parfait à Kate, mais craque sur un macaron et passe le reste de son temps à culpabiliser dessus. Le vrai problème de Madison devient alors évident : elle se fait vomir.

Kate la confronte sur le sujet, et ça se passe bien mal ; Madison s’enfuyant et laissant Kate toute seule derrière elle. Malgré tout, le soir, elle rappelle Kate parce qu’elle est en train de vomir… et elle s’évanouit dans sa salle de bain. Kate débarque et s’occupe d’elle, lui racontant qu’elle n’est pas complétement cinglée de se faire vomir. De son côté, plus jeune, Kate avait réussi à maigrir ; mais elle n’a jamais réussi pour autant à arrêter de vouloir maigrir. Une fois son but atteint, elle s’est mise à essayer des robes trop petites pour elle, volontairement, car elle aimait se dire qu’il fallait maigrir et qu’elle était trop grosse.

Si cela ne sort de nulle part, c’est bien amené et ça révèle que Kate est encore un peu plus complexe que prévu. Franchement, ce personnage me surprend parfois et c’est tant mieux. Je ne m’attendais pas à ce qu’elle soit mon personnage préféré de l’épisode, et pourtant !

Enfin, Kevin est heureux d’apprendre de Barbara qu’il va bien mieux, mais celle-ci n’est pas prête à le laisser partir comme ça. Il se rend chez sa mère pour rattraper le temps perdu, même s’il n’a pas trop envie de bavarder avec Miguel. Malgré tout, il s’y rend donc et très vite, Miguel dérange de nouveau Kevin à s’imposer dans leur routine ; y compris pour le lundi au supermarché

Là-bas, Kevin avoue qu’il a perdu le collier de Jack et Rebecca lui dit qu’elle comprend, que ce n’est pas si grave et qu’elle a envie de retirer le sien. Ce moment de possible complicité est interrompu par Miguel, forcément. Kevin le confronte donc et continue d’être un véritable connard avec son nouveau beau-père, ce qui est ironique alors qu’il l’aimait bien ado.

Bien sûr, Kevin s’en veut aussitôt de ses réflexions et le soir, il pose la question qui le torture depuis des années : il veut savoir si Miguel était amoureux de sa mère avant la mort de son père. Ce n’est bien sûr pas le cas et la réponse de Miguel est parfaite. Le lendemain, Kevin parle à sa mère et découvre qu’elle est vraiment heureuse. Comment encore en vouloir à Miguel après cet épisode ? Il était temps, franchement.

13.jpgÉpisode 13 – That’ll Be The Day – 18/20
I was supposed to end up in the Superbowl, not watch it like you guys.

Ce sera le jour… Oui, ce sera le jour où je serai à jour dans cette série ! Enfin. Et juste avant une pause comme la série revient le 4 février. Bon ok, le titre de l’épisode est le titre d’une chanson, ça va, je sais.

Dans le présent, Kevin regarde sa liste d’excuses à faire, et il a déjà présenté les siennes à Tess. J’aurais aimé voir ça à l’écran, mais bon. Il veut s’occuper et essaye donc de squatter son frère, mais celui-ci refuse. En effet, Randall est excité à l’idée d’avoir acheté l’immeuble, et Beth le soutien dans ce projet. Elle veut toutefois en faire quelque chose de bien et prendre le temps de faire les travaux nécessaires, quand Randall fait n’importe quoi et écoute les problèmes de tous les locataires à qui il promet de déplacer des montagnes.

Quand il s’en rend compte, il panique un peu, mais Kevin est là pour l’aider. Pour l’aider à réparer une porte, mais aussi à détruire un mur. Normal. Kevin fait fantasmer tout l’immeuble alors que Randall a le droit à toutes les tâches moins sexy, des toilettes aux cafards.

Oui, oui, aux cafards. Du coup, tout le monde est évacué, même Kevin qui veut s’occuper l’esprit pour ne pas penser aux dernières excuses qu’il lui reste… à savoir Sophie. Celle-ci culpabilise de ne pas avoir vu son nom, le pardonne avant même qu’il ne s’excuse (alors qu’on sait tous qu’il va le faire parce que c’est au programme) et lui dit au revoir, définitivement cette fois. C’est triste pour le couple, mais c’est vrai qu’ils ne pouvaient pas continuer comme ça.

En rentrant chez sa mère (partie se promener avec Miguel pendant tout l’épisode), il trouve une enveloppe contenant le collier de son père et un message de Charlotte, auprès de qui il s’était excusé aussi. Heureux, Kevin peut donc rayer le nom de Sophie de sa liste, avant de révéler qu’elle n’était pas LE nom : au dos de la liste, il y avait son père. Aaaah.

C’est moins intéressant et émotif du côté de Randall et Beth qui ont juste droit à une rapide conclusion sur l’immeuble et les résidents forcés de dormir à l’hôtel.

Kate surprend Tobby à regarder ce qu’elle pense être du porno, mais ce sont finalement des chiens, car oui, il en veut un ; mais c’est un sujet sensible pour Kate. On ne sait pas bien pourquoi, mais c’est forcément une pièce du puzzle de la mort de Jack. Elle a pu perdre le chien au passage, j’imagine.

Elle décide de faire plaisir à Tobby et d’aller adopter un chien. Son choix se porte sur Audio, mais au dernier moment, elle panique et craque, comprenant qu’elle ne peut pas le garder. Elle s’enfuit sans prévenir personne – mais j’imagine qu’elle aura laissé son numéro malgré tout.

Ou pas. Elle fait d’elle-même demi-tour pour aller chercher Audio, sachant parfaitement à quel point Tobby sera heureux de le voir. C’est mignon comme tout.

Toutes ces intrigues sont bonnes, mais ce sont surtout celles qui ont empêché l’épisode d’atteindre le 20, parce que le reste… pfiou. L’épisode commence en fait par deux vieux dont on ne sait rien : Georges et Sally. Ils font le tri de leurs affaires, et on n’est pas bien sûr de l’époque, ni de ce qu’ils ont à voir avec le schmilblick.

En flashback, c’est le dimanche du Superbowl, Bingo (et plutôt deux fois qu’une) !, et la série se plante quelque peu dans sa diffusion, à moins que ce ne soit un épisode en deux parties. Je veux dire, ils seront diffusés le soir du Superbowl… et là, je me dis qu’ils vont nous ruiner la nuit du Superbowl avec la mort de Jack.

Bon, Kevin est toujours aussi insupportable comme ado à la jambe cassé, Randall passe du temps avec Alison, qui a accepté de sortir avec lui, et Kate apprend qu’elle doit renvoyer une K7 à l’université de son choix. Son père veut la filmer en train de le faire, mais elle refuse. Il en faut plus pour arrêter Jack.

Il se débrouille pour se mettre Kate à dos le jour du Superbowl, alors même que c’est son grand jour préféré dans l’année, comme n’importe quel américain typique dans les séries. Elle finit par lui dire qu’elle veut qu’il arrête de lui dire qu’elle est belle… mais accepte malgré tout de regarder la cassette.

Le vrai problème de Kevin est de découvrir que Sophie a été prise dans l’université new-yorkaise de son choix, alors que lui ne pourra jamais aller dans une grande université avec son genou pété. Oups. Il se rend chez Sophie pour fuir ses parents.

Randall, lui, prévient son père qu’il ne sera pas là pour aller au cinéma revoir Titanic avec Alison. Et Kate, elle, décide d’aller chez Molly. Cela laisse les parents ensemble pour le match, et Kate a une bonne surprise pour Jack : elle lui a trouvé une maison à rénover pour commencer sa société, probablement celle de Georges et Sally. Quelle angoisse de les voir si heureux quand on sait bien vers où se dirige la série. Et quelle angoisse de voir Jack en mauvais termes avec Kevin, qui refuse de lui parler au téléphone après s’être excusé auprès de Rebecca. Il pourra toujours lui parler demain. Ah, demain… Humph.

Dans la nuit, Kate écoute en boucle sa K7 et Randall rentre, ayant droit à une conversation avec son père dans la cuisine. Il lui avoue qu’il a embrassé Alison et que c’était un super rencard avec elle. Jake fait ensuite le ménage, parce qu’il est parfait comme ça et la musique suffit à nous faire comprendre que, oui, c’est sa dernière scène (enfin, il y aura toujours les flashbacks avec les enfants). Je m’emballe, je sais, ils nous ont fait le coup l’an dernier et la fin de saison est très, très loin, mais on sait déjà qu’il est mort et pour les audiences, ça me paraît une évidence de le faire en même temps que le Superbowl.

Dans cette scène, Jake laisse un message à Kevin, pour lui dire qu’il l’aime et qu’il lui doit des excuses. Il a tellement une vie parfaite.

Finalement, Georges et Sally étaient des voisins des Pearson quand Rebecca était encore enceinte. Georges a eu la belle idée de leur faire un cadeau d’adieu avant de déménager et pendant qu’il vidait la maison : un autocuiseur électrique. Des années plus tard, Jack l’éteint… mais celui-ci se rallume et prend feu. Pouvaient-ils faire plus horrible que cette scène ?

Oui. Evidemment. Et ils le font en nous montrant en flashback les moments d’acquisition des objets qui brûlent et les bons moments de la famille dans le salon et le mot pour Kevin avec les derniers mots de son père qui brûle. Tuer Jack n’était pas suffisant, brûler la maison – et même en nous prévenant avant – en revanche, c’était l’idée la plus sadique d’une série depuis un moment.

Les flammes gagnent du terrain et s’engouffrent dans l’escalier. La suite le 5 février, donc (et c’est dans ce genre de moment que tu te rappelles que tu ne seras pas chez toi le matin du 5 février et que t’as une grosse journée et que tu ne sais pas quand tu verras l’épisode). Le Superbowl se fera dans les larmes ou ne se fera pas… moi, je crois que j’ai déjà de grosses poussières dans l’œil.