Agents of S.H.I.E.L.D – S05E09

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée du neuvième épisode de la cinquième saison d’Agents of S.H.I.E.L.D.

09.jpgÉpisode 09 – Best Laid Plans – 17/20
It’s time to remind the humans I am not their enemy. I am their God.

Pff, le vendredi soir n’est vraiment pas un chouette soir de diffusion. Je regrette mon rituel du mercredi où je savais précisément quand regarder la série (après mes DS de 6h en prépa, outch ; dès le réveil à la fac). Quoiqu’il en soit, c’est après un repas de famille que je me suis dit qu’il fallait que je vois cet épisode, malgré la somnolence de la digestion. Je vous dis ça non pas pour raconter ma vie (même si c’est totalement ce que je fais), mais histoire de vous donner le contexte de visionnage qui joue très certainement sur ma réception de l’épisode.

Tout commence à bord du Lighthouse où les Kree tentent d’éliminer la rébellion… pour mieux se faire éliminer par Mack, Yoyo et leurs survivants de la semaine dernière. Mack a en effet pris la tête de la rébellion, quitte à ce que Kasius découvre que tous les humains soient encore en vie. Ce dernier prend mal la nouvelle, forcément, et demande carrément à ce que les humains se souviennent qu’il est un Dieu.

Comment faire pour rappeler qu’on est un Dieu ? Facile. Il ressuscite Tess, rien que ça. Je m’en serais bien passé de cette résurrection comme je ne l’aime pas, mais c’est assez logique comme mouvement de sa part. Après tout, Coulson a bien ressuscité de la même manière en saison 1 grâce au sang des Kree, donc ça ne devrait rien avoir de surprenant – la série continue de s’appuyer sur sa  mythologie des premières saisons ; pour le meilleur… et pour le pire donc, avec cette résurrection de Tess qui considère bien Kasius comme un Dieu désormais.

On apprend donc que Tess a pour mission de ramener Flint, les gamins en âge de devenir Inhumans, Mack et Yoyo à Kasius, sinon ce dernier fera exploser tout le monde. Après enquête, il est clair qu’il fera juste brûler tout le monde.

Si j’aimais bien Flint dans ses premiers épisodes, je le trouve de plus en plus chiant à faire son ado en crise, et je vois de plus en plus Mack rester dans le futur pour l’élever (ou se sacrifier pour sa survie). Pour l’instant, lui et Yoyo décident surtout de se rendre à Kasius, avec l’espoir de le tuer avant qu’ils ne les tuent.

Flint est traumatisé de voir Tess encore en vie, et il est terrifié à l’idée de possiblement la perdre à nouveau. Perso, ça ne me dérangerait pas plus que ça. Elle est envoyée auprès de Kasius pour lui dire que le labo des Kree est sous contrôle des humains, et que ces derniers veulent le rencontrer.

Kasius reconnaît Yoyo avec qui il a déjà traité par le passé, et celle-là ne semble même pas plus intriguée que ça ; mais il insiste en lui expliquant qu’elle n’hésitera pas, dans son futur à elle et son passé à lui, à échanger des inhumains contre des humains. Bref, la race humaine est faible et se trahit toujours. Il affirme aussi que Sinara va sécuriser la destructrice des mondes.

J’ai assez vite compris que les scénaristes étaient en train de se jouer de nous à voir à quel point Mack, et surtout Yoyo, prenaient le temps de faire parler Kasius. Ils ne sont vraiment pas du genre à marchander pendant si longtemps, mais c’est qu’en fait, ils ont besoin de gagner du temps pour que les bombes du vaisseau soient neutralisées par les autres humains, qui travaillent donc tous ensemble.

C’est mignon tout plein et plein de bons sentiments, mais comme ça fonctionne, on va leur pardonner. Grâce à ce plan, tout le monde est sauvé, et même Tess parvient contre toute attente à survivre. Du coup, Kasius se retrouve sans humain et sans pouvoir. C’est con pour un Dieu. Oh, ce n’est pas tout : il découvre au passage qu’il a détruit tout le sang inhumain et les cristaux de Terrigen qu’il conservait précieusement pour transformer d’autre humains en inhumains. L’espèce humaine est sauvée, mais l’espèce inhumaine semble mal barrée, elle. En tout cas, j’aime toujours autant Kasius, et j’ai de la peine pour lui ; même si j’ai envie qu’il perde, évidemment.

Quant à Tess, elle a gagné quelques points auprès de moi dans cet épisode, parce qu’elle avait enfin une vraie utilité… mais ça y est, elle n’en a de nouveau plus trop.

Pendant ce temps sur Terre, Coulson apprend à Enoch que Flint a le pouvoir de recréer un monolithe, pas de recréer la planète. Je préférais ma théorie, désolé Robin, t’as raté. Les agents du S.H.I.E.L.D tentent de réparer désespérément le Zéphyr pour retourner sur le Lighthouse.

Enoch se fait surnommer « Plastique » par May, et le duo formé par ces deux-là apporte un bon humour à l’épisode. May est cantonnée à ce rôle-là cette semaine, à ne pas se voir non plus maman de Robin dans un futur plus ou moins proche (et un passé très lointain) ou à stresser pour rien, mais ça marche très bien. Et puis, comme le dit Daisy, ces « mom faces » sont enfin reconnues pour ce qu’elles sont, et c’est tant mieux. Bref, on retrouve les évolutions personnelles des personnages (et surtout les échanges privés) qui ont toujours permis à la série d’être bien meilleure.

Deke confronte Voss avec pour intention de le tuer. En fait, ce dernier se défend et explique à Deke que s’il a tué son père, c’était par légitime défense. Deke résiste à la tentation de tuer Voss parce qu’il a plein d’informations, et c’est tout… Ou presque. Daisy est en pleine crise de foi et se dit qu’elle ferait mieux de ne pas récupérer tous ses pouvoirs. Elle a la bonne idée d’informer Deke que Voss n’en a qu’après elle, indiquant clairement à Deke que Voss voulait la tuer pour sauver le monde. Paf, Deke se retrouve de nouveau dans une sale position, à ne pas savoir s’il faut ou non tuer Daisy.

Fitz passe lui l’épisode à se prendre des décharges électriques en pleine poire avant que Jemma et lui ne comprennent que le Zephyr fonctionne désormais avec… du gravitonium. Pour Fitz, c’est la preuve qu’ils sont bel et bien coincés dans une boucle temporelle puisqu’ils ont réaménagé le vaisseau en fonction de ce qu’ils avaient découverts. Jemma, plus positive, y voit une preuve d’un retour vers le passé. Certes. Il n’empêche que Fitz n’a pas tout à fait tort.

Comme les agents ne parviennent pas à réparer le vaisseau, ils décident finalement d’évacuer le Zéphyr pour se rendre vers des caves. Ils débarrassent le Zéphyr de ses figurants avant que Fitzsimmons ne trouvent un moyen de faire décoller le vaisseau avec la gravité (bon, OK, c’est surtout Jemma qui a l’idée de base). En tout cas, cela signifie qu’ils ont besoin du gravitonium du Zéphyr, et que s’ils retournent dans le passé, il y a de fortes chances qu’ils fassent les mêmes améliorations du vaisseau pour réussir à sauver leurs vies.

Alors qu’ils effectuent un décollage beaucoup trop compliqué, Sinara s’infiltre dans le vaisseau de manière beaucoup trop simple. Pour aider au décollage, Daisy doit retourner en salle des machines, et Deke la suit. Celui-ci ayant passé l’épisode à hésiter à suivre les conseils de Voss, on sent bien que c’est un moment à double tranchant – mais en même temps on sait déjà que Daisy s’en sortira.

Du coup, il ne nous reste qu’à apprécier l’excellente scène de combat qui suit entre Daisy et… Sinara. Elle se déroule alors que le Zéphyr décolle, donc une partie du combat entre les deux se fait sans gravité. Le combat est excellent, mais Daisy le perd…

Ou pas. Deke décide de sauver la vie de la Destructrice du monde et de s’en prendre à Sinara. Il se fait botter les fesses, mais au moins, ça permet à Daisy de retrouver juste assez de force pour achever ma femme bleue préférée (loin, loin devant Avatar). Je ne suis que tristesse, mais ce dernier combat aura été très joli.

Le Zephyr parvient finalement à s’envoler et tout le monde s’en sort. May réussit à gérer le vaisseau à travers les tornades gravitationnelles, et les effets spéciaux étaient sacrément bons, tout en permettant de donner un prétexte sympa aux retournements de situation du combat Daisy/Sinara.

Daisy & Coulson parviennent même à entrer en contact avec Mack, c’est dire à quel point tout va bien. Oui, sauf que Kasius semble avoir un prophète de son côté, car il sait très bien que le Zéphyr arrive avant même que ses hommes ne l’informent. Je me demande vraiment qui peut lui filer des infos, car je doute que ce soit Deke…Si je dois me perdre en théorie improbable, peut-être qu’un des agents a finalement survécu assez longtemps pour assister à cette saison – et pourquoi pas un Coulson vieillard mais bien conservé par le sang des Kree ?

Oh, et puis, j’attends toujours d’avoir plus d’infos sur les parents de Deke aussi, ou de savoir si Daisy a vraiment détruit le monde. Elle semble en être sûr, mais alors moi pas du tout. Je suis curieux de les voir retourner dans le passé et tenter de sortir de cette boucle temporelle. Et ils ont intérêt à y arriver : après tout, si c’est la dernière saison, ils peuvent aussi très bien choisir de nous dire que voilààà, c’est la fin de la série, ils sont dans une boucle temporelle, démerdez-vous. Bon, OK, même moi je ne crois plus ce que j’écris, alors je vais m’arrêter là pour cette semaine !

The Good Place – S02E11

Spoilers

Ci-dessous, la critique complète de l’épisode 11 de la saison 2 de The Good Place.

11.jpgÉpisode 11 – The Burrito – 18/20
Hey Judge, don’t make it bad, take a sad group and make it better.

Nos quatre héros sont téléportés devant le juge par un portail qui se referme derrière eux et à travers lequel ni Janet, ni Michael n’ont réussi à passer. C’est tout simplement la catastrophe, donc, car ils ne savent pas quoi faire et n’ont pas pu dire adieux aux deux autres… et pourtant, tout ce à quoi Chidi pense, c’est le sort de son vomi pendant la traversée du portail. Sympathique.

Ils sont face à un burrito et ne savent pas encore quoi en faire, car ça pourrait très bien être le juge, mais finalement, ils sont soulagés d’être face à une femme tout à fait normale – quoiqu’ayant un jeu similaire à celui de Janet… Ou Mindy St Claire, remarque. Je ne sais pas bien. Je l’adore en tout cas et elle a une tête qui me revient même si d’après sa fiche IMDB, ele n’a pas joué dans quelque chose m’ayant marquée.

La juge est plutôt très drôle à voir dans son rôle, donc, à vouloir être impartiale mais à dire qu’elle binge-watch des séries. C’est le genre de blague stupide qui fonctionne bien et occupe les cinq secondes pendant lesquelles elle lit les dossiers de ses nouveaux clients.

Elle est très drôle, à la fois dans le jeu et son amour de l’accent de Tahani. Elle apporte un renouveau à la série qui fait du bien et est marrant, et accepte finalement de juger le cas de nos quatre humains. Ces derniers ont la pire des idées à demander à être testé en groupe : si l’un d’eux échoue, aucun d’entre eux ne pourra se rendre au Bon Endroit. Cela ressemble vraiment à la pire des idées, j’insiste, mais ils sont tous partants.

Le premier testé est… Jason. Ce n’est pas spécialement drôle, mais il doit jouer aux jeux vidéos, alors que Tahani doit juste traverser un couloir d’hôtel… où tout le monde la connaît et parle d’elle, derrière des portes.

Chidi et Eleanor apprennent qu’ils ont réussi à obtenir leur place au Bon Endroit, mais pas Tahani et Jason, laissant donc leurs amis derrière eux. Finalement, Eleanor parvient à comprendre que le Chidi avec lequel elle passe le test n’est pas Chidi, mais un faux clone, parce qu’il avoue à Eleanor que c’est une bonne idée d’aller au Bon Endroit. Elle réussit donc sans souci son test… et c’est bien la seule.

Tahani ne résiste pas à l’envie de parler à ses parents et découvre qu’elle n’aurait jamais pu suffire à ces deux-là. C’est assez triste, mais ça fonctionne à merveille de la voir enfin comprendre la dynamique familiale. Bon, le problème, c’est qu’elle a eu la mauvaise idée d’entrer dans une pièce alors qu’elle ne devait pas. Toutefois, c’est pire du côté de Jason qui échoue directement en demandant au juge de se taire sans expliquer les règles ou de Chidi qui passe 82 minutes à choisir quel chapeau porter.

C’est d’une tristesse : puisque trois d’entre eux ont échoué, personne ne peut aller au Bon Endroit, mais Eleanor choisit encore de sacrifier sa vérité et de dire qu’elle a échoué elle aussi, prouvant qu’elle est définitivement une bonne personne.

Pendant ce temps, Michael se fait interroger par Shawn, et ça ne se passe pas super bien pour lui : il découvre même que Janet a été enfermée dans une bille par une des Bad Janet. Oups. J’ai rapidement soupçonné la Bad Janet d’être une bonne Janet et c’est ce qui s’avère être la vérité après quelques détours un peu longuets sur une torture possible de Michael.

En conclusion d’épisode, les quatre humains s’apprêtent à être renvoyés au Mauvais Endroit quand Michael et Janet débarquent. À un épisode de la fin de saison, ce cliffhanger est frustrant mais fonctionne à merveille.

Scandal – S07E09

Spoilers 

Ci-dessous ma critique du neuvième épisode de la dernière saison de Scandal.

09.jpgÉpisode 9 – Good People – 09/20
Olivia is doing what she always does, she’s handling you.

Le résumé commence fort avec le bébé qui pleure et Eli qui se fait agresser… alors que l’épisode nous le montre acheter une valise. De son côté, Quinn monte dans l’ascenseur où elle se fera enlever et mettre dans la valise. Mon dieu. J’ai explosé de rire. Ils peuvent me faire croire beaucoup de choses, mais alors certainement pas que Quinn ET son ventre rentrent dans une valise aussi petite. Sérieusement quoi. Et puis, genre un pro du détail comme Eli laisserait sortir une mèche de cheveux de la valise. Et genre il n’est pas sur les différentes caméras à la sortie de l’ascenseur ?

Je vous jure, la série m’a paru virer à la comédie. Bref, Quinn se réveille dans une cave où elle est attachée et où elle découvre que son agresseur n’est autre qu’Eli Pope. Youpi, un épisode centré sur ces deux-là, ce n’est pas franchement ce dont je rêvais, mais c’est vrai que c’est essentiel pour la compréhension de la saison.

Bon, la série ose ensuite nous servir une scène qu’on a déjà vue entre Olivia et Eli. Quel est l’intérêt ? Absolument aucun, ils auraient pu la jouer différemment et voir Eli se plaindre qu’Olivia lui a pris son dinosaure est toujours aussi puéril et ridicule. Qu’Olivia le dise pathétique est on ne peut plus réaliste, au moins. Cela aurait été facile de simplement nous rappeler à coup de deux flashbacks de cinq secondes cette scène.

Après ce dîner charmant avec sa fille, Eli hésite à aller tuer Quinn, mais ce n’est finalement pas ce qu’il fait, alors qu’il a tout l’armement pour ça. Il préfère enguirlander et menacer ses dinosaures en plastique. Oui, je suis très sérieux.

Du coup, le lendemain, Eli achète un berceau et des vêtements pour Quinn, qui déclare qu’elle et son bébé sont déjà mortes. Et que fait Eli ? Il retourne parler à ses joujoux pour dire qu’il tuera Quinn dans une cinquantaine d’heures. Non mais sérieusement ? À quel moment Scandal s’est-elle réduite à un acteur parlant à des jouets ? En quoi c’est censé être flippant ; surtout quand on sait que Robin va survivre ?

Je suis sans voix et totalement dépité. D’une certaine manière, ça me rappelle ma déception devant la dernière saison de True Blood. Je crois que je ne vais plus rien attendre de la série à ce stade-là ; c’est juste tellement décevant qu’une si bonne série finisse si mal. Bon, ça fait trois ou quatre ans qu’on assiste à la saison de trop, mais il y a souvent eu des sursauts rassurants, comme le début de cette saison.

Bref, Eli se fait ensuite pote avec le vendeur du magasin pour s’assurer de pouvoir faire des achats d’affaire de bébé alors que Quinn stresse dans sa cave, s’imagine morte et voit Charlie dans sa folie avant de se mettre à chanter.

Quand Jake vient le voir, comme nous l’avions vu il y a quelques épisodes, il lui confisque en fait les innombrables flingues cachés dans la baraque. Et que fait Eli ? Il retourne parler à ses joujoux, ENCORE. Pendant ce temps, Quinn imagine Huck et lui parle comme s’il était, comme ils le font tous. Elle se rend compte qu’Olivia est un monstre et qu’Eli a juste prévu de sauver son bébé. Eli, lui, va s’acheter un flingue, puis un deuxième, grâce à l’aide de Marv, son vendeur.

Et que fait Eli après ses achats ? Et oui, il recommence à parler à ses dinosaures. Ah non mais désolé, j’ai juste de la peine pour l’acteur ; et pour le personnage aussi parce que Jake a mis des caméras dans son dinosaure.

Et ensuite ? Ensuite la série nous ressert la confrontation entre Eli et Olivia. C’était bien la première fois, c’est vraiment mauvais la deuxième fois. Finalement, on passe ensuite à Quinn en train de déchiqueter sa robe de mariée pour s’enfuir, allons savoir comment. Cette fois, elle parle carrément à l’ensemble de QPA, normal, et entend Olivia & Eli se disputer… alors qu’elle est toujours dans une pièce supposée insonorisée, OK.

Le plan de Quinn pour s’échapper ? Tenter d’utiliser sa robe de mariée comme lasso pour récupérer des cartons vides dans lesquels elle espère trouver quelque chose lui permettant de s’échapper, à la McGyver. C’est un échec, bien évidemment.

Eli arrive donc pour la tuer et prend bien plus de temps que la dernière fois pour le faire. On notera aussi qu’il ferme la porte supposée insonoriser la pièce, mais qu’Olivia entendra la moitié de ce que dit Quinn quand même – mais pas la moitié où elle demande à Eli de la garder en vie assez longtemps pour faire naître son bébé.

On notera aussi que Quinn, enchaînée, a trouvé le moyen de se libérer de ses chaînes, allons savoir comment, et d’être à deux doigts de tuer Rowan – qu’elle a d’ailleurs blessé à la main d’où le sang. Quitte à faire dans la crédibilité, hein.

La série nous laisse encore croire qu’Eli a tué Quinn – mais ils nous prennent pour des enfants de trois ans ? – alors qu’Olivia demande la possibilité de l’enterrer, histoire de calmer Huck.

En flashback, parce qu’il fallait au moins ça pour nous expliquer comment elle s’était libérée de ses chaînes – ils ne pouvaient pas le faire chronologiquement comme il restait dix minutes d’épisode à combler, Quinn se rappelle soudainement qu’elle a une broche pouvant la sortir de là. Résumons. Cela fait trois jours qu’elle est emprisonnée, qu’elle cherche un moyen de s’enfuir, elle a parlé de la broche pendant l’épisode, elle l’a gardée dans ses cheveux pendant TROIS PUTAIN DE JOURS avant de comprendre que, eh, en fait ça pouvait l’aider à s’enfuir ?

À ce stade-là, ce n’est même plus que c’est mal écrit. Bref, Eli tire ensuite dans le mur à côté de Quinn, remonte voir Olivia qui s’en va et redescend ensuite voir Quinn qui est prête à l’attaquer… mais non. Ils sympathisent, mais maintenant que le stress retombe, Quinn perd les eaux. BEN OUI. C’est probablement la chose la plus crédible qu’ils aient écrit dans cet épisode, cependant.

L’accouchement ? Oh, classique : Quinn est droguée inconsciente, Marv a déjà fait accoucher des femmes pendant la guerre du Vietnam et accepte de la faire accoucher alors que clairement, il s’agit d’une prisonnière. Cela ne lui réussit pas, en plus, parce qu’Eli n’hésite pas à le tuer ensuite.

Et voilà Quinn est donc en vie, et Robin aussi. Mais pas Marv. Les femmes et les enfants d’abord. Oui, on nous sort après sept saisons que c’était le mot d’ordre de B613. Et oui, on s’arrête là pour cette semaine, avec Quinn qui accepte de nettoyer le sang du cadavre et est OK avec l’idée de rester 24 mois prisonnière de Rowan.

Non mais franchement, cet épisode. Je ne sais même plus quoi en penser. Je leur reconnais toutefois qu’ils m’ont surpris car je pensais que Quinn était bien plus impliquée que ça dans son propre enlèvement – je l’imaginais travaillant avec et pour Eli moi. Je leur laisse la moyenne (enfin, presque, faut pas déconner) parce que l’ensemble était bien joué et que putain pour bien jouer une scène où tu parles à un dinosaure en plastique, faut quand même donner de ta personne. Par contre, l’écriture c’était n’importe quoi et il n’y avait aucune vraie surprise dans l’épisode ; alors que putain, à l’époque Scandal, c’était à se décrocher la mâchoire à chaque épisode.

Bref, je suis dépité.

Grey’s Anatomy – S14E10

Spoilers

Ci-dessous, mon avis sur le dixième épisode de la saison 14 de Grey’s Anatomy.

10.jpgÉpisode 10 – Personal Jesus – 18/20
David, when world created the world, he also created metaphors.

Un épisode centré sur April ? Quelle belle idée. En plus, le livre de Job, ce n’est pas comme si je m’étais tapé un exposé dessus il y a deux ans. Du coup, ce n’est pas bien rassurant.

Comme prévu, Jo et Alex n’y sont pour rien dans ce qui est arrivé à Stadler, ils étaient au lit et sont contactés parce qu’il avait le numéro de Jo sur lui. Ben tiens. C’est donc April qui s’en occupe, mais rapidement, on comprend qu’elle est débordée aux urgences et aura plein de choses à gérer dans cet épisode.

Déjà, elle comprend enfin que Richard s’est joué d’elle pour en faire un jury du concours afin qu’il puisse participer et pas elle. Vexée, elle tente de revenir sur sa décision, mais Richard ne se laisse pas faire. Ensuite, une femme enceinte débarque aux urgences et est déjà en train d’y accoucher, donc c’est elle qui se charge de faire sortir le bébé du ventre de la maman, avec Helm, la nouvelle interne également sur tous les cas d’April cette semaine.

Une femme enceinte ? Pas n’importe qui, la nouvelle femme de Matthew, l’ex d’April. Bim badaboum. J’ai trouvé l’idée vraiment top, je ne m’y attendais pas, mais ça fonctionne bien. Bien sûr, Arizona n’a jamais rien dit à cause du secret médical, donc les scénaristes s’en sortent rapidement de ce « problème » de la femme qui apparaît avec neuf mois de grossesse derrière elle.

DeLuca fait la gaffe du siècle : il trouve que la femme de Matthew ressemble à April tellement elle est gentille. On peut difficilement faire mieux.

April reçoit ensuite un nouveau patient qui a voulu se couper la main car il se masturbait trop. Sa référence ? La Bible, qui lui dit de se couper la main s’il pèche trop. C’est beau. Finalement, on pouvait  faire mieux et plus drôle. Les deux se mettent à discuter de la Bible en plus, et ça donne d’excellentes répliques.

Carina est appelée à la rescousse pour lui expliquer que la masturbation, ce n’est pas si mal, mais elle ne fait que le traumatiser encore plus quand il se retrouve avec une érection simplement en l’écoutant dire qu’elle se masturbe. Forcément. Cela nous introduit aussi plus clairement le personnage de Vik, un des nouveaux internes que la situation amuse beaucoup – et qui a des répliques bien drôles. Une sorte d’Alex en plus jeune, finalement.

Bien sûr, April fait aussi le check post-accouchement pour la femme de Matthew. Situation gênante bonjour. Ce n’est que le début pour April qui se retrouve à devoir gérer les douleurs vaginales de Karin, parce que oui, elle a tout de même un nom la pauvre.

Evidemment, le pire est qu’elles sont faites pour s’entendre, puisqu’elles citent les mêmes phrases de la Bible. La bonne chose est qu’April peut enfin s’excuser auprès de Matthew, mais en revanche, elle s’abstient de lui annoncer toute la peine de ses dernières années. Matthew est donc persuadé que Dieu a fait pour le mieux avec eux deux, les laissant trouver leur bonheur ailleurs. Outch.

Pour le mieux, oui, mais les douleurs de Karin ne font que s’intensifier tout au long de l’épisode où elle reste aux urgences faute de chambre pour elle.

Ben réapparaît dans cet épisode pour mieux en re-disparaître en ambulance où il s’entraîne à devenir pompier. Il laisse à Bailey le soin de s’occuper des deux ados, mais heureusement, Maggie qui passe par là se sent soudain pousser des ailes à l’idée de leur faire un camp de sciences dans l’hôpital.

Il n’est pas évident de s’occuper d’adolescents, mais dans l’ensemble, elle s’en tire bien. On file quand même des intrigues parfaitement inutiles à Maggie – et c’est flippant de voir le fils de Bailey déjà si grand (mais c’est logique après tout).

Ben et les pompiers amènent ensuite aux urgences un enfant de 12 ans sur lequel des policiers ont tiré, le suspectant de rentrer dans une maison par effraction, alors qu’il disait que c’était la sienne. Ben prévient Bailey & Avery et, le garçon de 12 ans étant noir, on comprend vite qu’il s’agit d’une histoire de racisme. Un sujet tristement à la mode dans les séries.

Cela rajoute du chaos aux urgences, surtout qu’il apparaît rapidement clair que les policiers ont vraiment fait de la merde. Avery s’implique énormément dans l’affaire, « empêchant » les flics de faire leur (mauvais) travail.

Tout cela choque April, surtout quand Jackson se met à raconter son passé et ses confrontations avec des flics racistes. Heureusement, le jeune garçon va bien… jusqu’à ce que son cœur s’arrête. Et contrairement à d’habitude, personne ne reste avec la famille quand ils l’emmènent se faire opérer. April elle-même est finalement laissée de côté pendant l’opération. Elle retourne donc s’occuper de Karin, mais elle est déjà emmenée au bloc elle aussi, où Arizona l’opère. Là aussi, elle est laissée de côté, forcément.

April se retrouve donc à prier, mais forcément, la chapelle est déjà occupée par Matthew. Ah les moments gênants. Quand elle en sort, elle découvre que le gamin de 12 ans est mort. Le discours de Jackson est parfaitement écrit, mais forcément, ils ont eu le temps de préparer ça à merveille et d’y réfléchir plus d’une fois. De même, Bailey et Ben en arrivent à la conclusion horrible devoir enseigner à Tuck comment se comporter face à la police, et surtout comment ne pas se comporter. Comme le souligne très bien Jackson quand il pense que le petit va s’en sortir, la police a enlevé l’enfance du jeune victime de la balle du flic zélé. En fait, ils ont aussi enlevé celle de Tuck, rappelée en début d’épisode quand il s’émerveille de ce que Maggie sait faire.

Techniquement, voir cette scène de Bailey et Ben expliquant comment faire à la télévision permet aussi d’éduquer tous les téléspectateurs, et pas seulement au problème que ça représente d’avoir des flics armés, mais aussi au bon comportement à avoir. Et il devrait être le même pour tout le monde, mais ce n’est malheureusement pas le cas. Bref. Tout ça m’a paru très bien écrit.

Quant à April… Elle se retrouve à devoir répondre aux questions du patient qui voulait se coupe rla main, des questions sur la Bible. Et si elle s’en sort bien au départ, elle finit par perdre la main (blague voulue, oui) face à son immense crise de foi. Et on sent qu’elle n’en est pas loin.

Pendant ce temps, Arizona mène son enquête post-op et découvre le problème de Karin, mais il est trop tard pour la sauver. Celle-ci meurt à son tour, comme on s’en doutait – comme je m’en doutais – dès le début de l’épisode avec l’histoire de Job patiemment expliquée par April.

En parallèle de tout ça, Paul est toujours dans un sale état, mais Amelia confirme qu’il n’y a pas de lésion fatale. Jenny, sa fiancée, est à l’hôpital, interrogée par les flics, et aperçoit Jo & Alex, ce qui promet de belles emmerdes juridiques pour tout le monde.

En fait, Jenny veut simplement remercier Jo pour ce qu’elle a fait – sauf que ce n’était pas elle non plus. L’écriture est parfaite en tout cas : Bethany Joy Lenz est juste terrifiante de justesse dans le rôle de Jenny, flippée de découvrir la vérité sur Paul et d’avoir eu besoin de quelqu’un pour lui ouvrir les yeux.

La plus mauvaise des idées est ensuite immédiatement exécutée par Jenny et Jo qui vont confronter ensemble Paul pour lui dire ses quatre vérités. Jenny lui explique très clairement qu’elle va le traîner en justice pour tentative de meurtres, qu’elle aura aussi le témoignage de Jo et qu’elle ne veut plus avoir affaire à lui. Il n’en faut pas plus pour énerver Paul qui prend tout cela très personnellement et très mal ; au point de tenter de se lever et de s’éclater la tête contre le lit. C’est vraiment la plus mauvaise des idées.

Du coup, Amelia le considère très probablement en mort cérébrale, même si elle n’est pas encore sûre de ça car il faut un peu de temps pour y arriver. Jo commence à expliquer à Jenny les différentes options à prendre concernant son état – et notamment celui de stopper les machines le maintenant en vie. Bon, je suis un peu déçu de voir cette intrigue si vite expédiée après deux ans d’attente, mais bon, au moins, c’était dans l’ensemble bien écrit. Juste un peu trop précipité, comme la mort de la mère de Maggie l’an dernier.

Meredith veille au grain et rappelle qu’en fait, la décision revient à Jo, qui est sa femme. Difficile de ne pas éclater de rire avec Jo face à cette situation vraiment amenée de manière sympathique dans la série. Heureusement, elle a Alex avec elle. Quant à Jenny, elle déclare qu’elle aurait préféré l’humilier devant tout le monde.

Finalement, Jo prend la décision de donner ses organes, étant bien contente de découvrir que certains d’entre eux vont sauver des petites filles. Sa joie n’est pas partagée par April, même pas tenu au courant du connard qu’il est. Quand elle apprend sa mort, elle découvre qu’elle a perdu tous les patients de sa journée, sauf celui qui voulait se couper la main. La crise de foi d’April est terrible à voir, et ça me rappelle de très bons épisodes de la saison 8 avant qu’ils ne partent en roue libre sur toute l’intrigue de son personnage.

Durant les six saisons qui ont suivi, il s’en est passé des choses pour elle, mais elle se retrouve finalement à douter de sa foi une fois de plus ; et ça la conduit dans un bar, où elle couche avec le premier venu ; premier venu qui est évidemment Vik, parce que qui est-ce que ça pourrait être d’autre ? On est devant Grey’s après tout.

Cette conclusion m’a plu et j’espère que la série prendra le temps de s’occuper d’April par la suite, de s’en occuper et de la faire retrouver son optimisme en la vie. Le doute est normal – il est même sain ; mais il faut voir à ne pas aller trop loin non plus. J’aime ce genre d’exploration d’un personnage, mais je n’ai pas envie qu’on perde encore un peu plus Kepner ; ça fait déjà longtemps qu’elle n’est plus que l’ombre d’elle-même. Je ne veux pas que ça continue trop longtemps.