Les meilleures nouveautés Printemps/Été

Salut les sériephiles !

De retour pour un nouveau TFSA cette semaine, avec un thème que j’avais tellement mal lu que j’ai cru devoir parler de Still Star-Crossed. En fait, comme il est question aussi du printemps, tout va bien, et puis surtout, je me suis référé à mon article sur ces séries que je voulais regarder cet été et ça m’a aidé. Du coup, je trouve que je m’en tire mieux que ce que j’aurais cru d’ailleurs dans mes visionnages estivaux.

Pour rappel, le TFSA c’est un top 5 sur un thème précis, défini chaque semaine par Tequi. Tout le monde peut y participer donc n’hésitez pas à nous rejoindre, c’est super marrant à faire (même si c’est aussi souvent prise de tête il faut bien l’avouer, parce que c’est dur de faire des choix) ;

Pour la présentation plus complète des séries dont il est question, je vous redirige vers les articles sur les saisons 1 où j’effectue une critique générale, puis une critique par épisode. Bref, vous devriez avoir de la lecture si vous êtes passés à côté d’une de ces pépites (hey, avis totalement subjectif, rangez-moi ces tomates pourries).

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Bonus : Will n’a pas réussi à se faire une place dans ce top, principalement à cause d’un milieu de saison faiblard, mais j’ai envie d’en parler malgré tout, parce que j’ai passé un bon moment devant cette série. J’en parlais aussi par ici d’ailleurs, car je trouve qu’elle n’est pas assez connue !

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  1. Missions

Je crois bien que c’est la première fois que je parle d’une série française dans les lignes d’un TFSA et c’est sans regret que je le fais avec celle-ci qui est géniale. Il m’a fallu un petit temps d’adaptation pour me faire au fait que ce soit français, c’est quand même stupide, mais une fois dedans, j’ai vraiment accroché à ce mystère spatial. Si vous êtes passés à côté, il n’est pas trop tard… surtout si vous participez au Bingo Séries qui débutera la semaine prochaine avec le thème « espace ». Je dis ça, je dis rien. Plus sérieusement, j’ai trouvé ce voyage sur mars bien écrit et très renseigné, c’était super intéressant et ça m’a immergé dans le mystère tout au long de ses épisodes.

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 4Glow

J’étais venu regarder cette série d’un œil très (très) sceptique car le catch ne m’attire pas plus que ça. En fait, je n’étais là que pour retrouver Alison Brie qui me manquait depuis l’arrêt de Community. On ne peut pas vraiment dire que je l’ai retrouvée, car le travail effectué pour entrer dans le rôle était tout simplement énorme (mon dieu, la prise de muscle en cours de saison est folle !). J’ai dévoré cette série concoctée par Netflix et ça a été une vraie bonne surprise. Je suis heureux de son renouvellement pour une saison 2 et je la recommande vraiment, pour ses dialogues, ses thématiques originales, son ambiance sympa et ses intrigues, parfois surprenantes.

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  1. Midnight, Texas

C’est la seule série de ce top que je mets alors qu’elle est encore en cours de diffusion au moment où j’écris. Ce n’est pas la série du siècle et elle n’invente pas grand-chose, mais j’ai aimé retrouver un peu d’urban fantasy dans cet été qui manquait vraiment de nouveautés hebdomadaires à la hauteur. Loin de l’ennui provoqué par The Mist ou Salvation, cette série me plaît parce qu’elle revisite des thèmes que j’adore, avec une fin du monde surnaturelle qui approche et tout un tas de créatures de la nuit qui font équipe pour combattre d’autres créatures de la nuit. C’est un plaisir de retourner à Midnight chaque semaine, surtout que l’on ne sait jamais tout à fait ce que l’on va y trouver, les épisodes ayant le bon goût de nous montrer le travail d’équipe, oui, mais en se centrant toujours plus sur un ou deux citoyens. Coup de cœur dans mes hebdo, assurément, même si je le répète, elle ne fait que surfer sur des choses déjà vues.

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  1. Atypical

Il s’agit peut-être de la meilleure surprise de ce top ! Je l’ai commencée uniquement pour Amy Okuda (The Guild) et parce que je savais que le thème pouvait être intéressant : l’autisme. C’est un sujet « à la mode » (je déteste dire ça de l’autisme, mais il faut dire ce qui est) à Hollywood en ce moment et je trouve ça bien d’avoir un peu de visibilité sur cette maladie. Je trouve que la série réussit parfaitement à combiner l’humour et son intrigue, tout en ayant une portée didactique sur ce que c’est que l’autisme. Les huit épisodes de la série se dévorent et sont trop courts, même si je me serais bien passé de la mère de famille tout bonnement insupportable. Toute série à ses défauts, j’imagine.

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  1. The Defenders

Oui, je sais bien que ce n’est pas très original de mettre la plus grosse coproduction Netflix/Marvel en première position, mais ces huit épisodes étaient très exactement ce à quoi je m’attendais… et plus encore, car ils ont eu le bon goût de me faire adorer les méchants avec un retour que j’espérais bien sûr. Je n’irai pas spoiler plus que ça pour ceux qui seraient passés à côté, mais la série vaut vraiment le coup, même si c’est un peu dur de la regarder sans avoir vu les séries précédentes (résumées par et ). C’est dommage, mais ils ont fait quand même de nombreux efforts pour qu’elle soit visible par le plus grand monde. Et la fin m’a laissé K.O, je n’ai rien vu pendant plus de 24h derrière tellement j’avais peur de ne pas rentrer dedans après une telle aventure. Gros coup de cœur donc !

C’est tout pour cette semaine. Je crois qu’on approche de la fin de l’été cette fois. Je publierai demain mon bilan du mois d’août, et ensuite bonne rentrée à tous !

La saison 1 de The Mist dispo sur Netflix

Salut les sériephiles !

On se retrouve pour parler de la diffusion par Netflix de The Mist, dont je n’ai pas encore vu le dernier épisode mais dont je peux déjà vous dire beaucoup de mal ! Et oui, ce n’est pas la meilleure des acquisitions de la plateforme, et je vais vous dire pourquoi.

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Synopsis : Une brume mystérieuse s’abat sur une ville américaine. Jusque-là, ça pourrait aller, mais pas de bol : au cœur de celle-ci se cachent d’étranges choses, créatures et personnes qui ont décidé de tuer les personnes qui auraient la bonne idée de sortir voir ce qu’il se passe.

Vous pouvez bien sûr retrouver la critique de chaque épisode sur le blog.

La série avait a priori tout pour plaire, avec une ambiance brumeuse adaptée aux chaudes soirées d’été, et il nous en reste, j’espère, quelques-unes avant la rentrée. Malheureusement, c’est à peu près tout ce que je peux trouver comme qualité à la série qui a pris le parti d’avancer lentement tout en étant prévisible. Le premier épisode met en place une situation de manière déjà lente mais qui promet des perspectives d’évolution.

Je partais donc plutôt positif, mais cette évolution ne voit jamais le jour. Si le brouillard s’empare très vite de la ville, nous ne restons pas longtemps dans le brouillard. Tout aussi vite en effet, et malgré des explications qui tardent à venir, le fonctionnement de la fameuse brume apparaît évident. Du coup, le mystère qui se veut épais n’est plus suffisant pour maintenir l’intérêt.

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Les personnages sont généralement ce qui fait que l’on reste pour suivre ce type de séries. Pas de bol, ils sont dans cette série tous clichés. En fait, aucun ne se distingue véritablement de son rôle type, que ce soit l’ado mal dans sa peau, le quaterback, l’ado gay, la mère inquiète, le beau-père cool, le soldat amnésique ou la junkie pas si paumée, tous passent la saison à être cantonné dans le stéréotype. Cela pourrait ne pas être si dérangeant si le scénario suivait, mais chaque épisode se permet des détours et les personnages ont la fâcheuse habitude de faire très exactement ce qu’il ne faut pas faire (et que personne ne ferait à leur place).

La nouvelle dont la série s’inspire était plus efficace. Il existe également un film, que je n’ai pas vu. Si vous vous lancez dans la série, vous aurez au moins le droit à un ou deux acteurs de qualité en rôles secondaires, pour compenser le très mauvais casting général des personnages principaux, et, surtout, vous aurez quelques scènes magistrales du côté des effets spéciaux.

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Si Netflix a attendu d’en avoir tous les épisodes pour la diffuser, je vous déconseille très fortement un bingewatching qui risque de vous donner un sentiment d’overdose. Un ou deux épisodes par jour seront largement suffisants : le mystère n’est pas si épais, l’ennui, en revanche, est redoutable.

J’attends de voir le dernier épisode pour donner mon avis définitif, mais c’est une série à regarder d’un œil distrait… et encore.

Le Whedongate

Salut les sériephiles !

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Toute personne qui suit un peu le blog ou qui en a lu l’À propos sait que je suis un fan du travail de Joss Whedon, de Buffy à Avengers, en passant par Dollhouse ou Dr Horrible Sing-Along Blog. J’en ai parlé plusieurs fois sur le blog et dans mes articles 500 mots.

Cela ne m’a jamais empêché d’être lucide sur les problèmes de ses projets, à commencer par le manque de représentation de personnages de couleur (il n’y en a pas dans Buffy, à l’exception de Kendra, on a connu mieux).

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Si j’adore son féminisme apparent et ses projets, il n’empêche pas moins que je n’ai jamais aimé la personne. Malgré une capacité à écrire des textes magnifiques, Joss Whedon m’est toujours apparu antipathique ; peut-être aussi parce que ses acteurs parlent de lui comme d’un maniaque et d’un perfectionniste. Ce sont deux défauts que j’ai aussi par moments, mais sur lesquels je travaille (et les articles 500 mots sont un sacré travail sur moi).

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Plus récemment encore, la victoire de Trump a révélé son (vrai) visage de type aigri et n’hésitant pas à être méchant/insultant. Autant je suis d’accord au niveau des idées et de sa campagne politique anti-Trump, autant il s’est transformé en caricature de vieil aigri et se victimisant sans cesse, attaquant sans raison à chaque tweet. Il faut savoir accepter la défaite et préparer la prochaine bataille, plutôt que de ruminer comme ça. Je l’ai viré de mes notifications (je n’en reste pas moins fan de son écriture… mais la saison 11 de Buffy en comics est naze).

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Il y a 2 jours, Kai Cole, l’ex-femme de Joss Whedon, a écrit un article dans lequel elle le dit « féministe hypocrite », prêchant des idées qu’il n’applique pas, révélant au passage qu’il avait eu une relation extra-conjugale sur le plateau de Buffy et qu’il n’hésitait pas à coucher avec ses actrices ou membres de l’équipe de production s’il en avait l’occasion, en plus de « relations émotionnelles ».

Au-delà du linge sale lavé en public reste la problématique de Joss Whedon qui a été glorifié pendant des années et qui s’avèrerait être un parfait connard anti-féministe. Je n’en suis pas surpris, surtout après le traitement de la grossesse de Charisma Carpenter dans Angel, mais c’est triste à (re)découvrir :

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Il faut voir à ne pas oublier que l’un des thèmes majeurs de son œuvre est tout de même la rédemption. Maintenant, on sait pourquoi ce besoin d’en parler. Si ses acteurs/collègues habituels n’ont pas pris la peine de répondre pour le moment, les conséquences sont à surveiller, y compris dans le monde des séries (il est co-producteur d’Agents of S.H.I.E.L.D avec son frère & sa belle-sœur, même s’il n’y fait plus grand-chose depuis… le 1er épisode).

Les fans n’ont pas attendu pour réagir et le site Whedonesque a fermé ses portes hier, me laissant orphelin d’un refuge où je trouvais toujours des news sur les acteurs/scénaristes/producteurs que j’adore et qui avaient travaillé avec Joss Whedon. Je fréquentais le site quotidiennement depuis 10 ans et je vous assure que c’est étrange de ne plus savoir où aller pour obtenir des informations.

Ce site me manque déjà & Joss Whedon est naze. Triste affaire.

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Pourquoi je suis passé au speedwatching ? #4

Catastrophe industrielle, cette idée de l’article publié en quatre semaine ! Cinq mois plus tard, je suis de retour pour achever cette rubrique sans langue de bois du blog, avec une question absolument terrible : « pourquoi je suis passé au speedwatching ? ». Ceci est le quatrième article qui suit une introduction au phénomène, un exposé des vrais avantages du speedwatching et mes réponses aux critiques faites à cette pratique. Quant au côté sans langue de bois, vous pouvez le retrouver dans les « 500 mots sur… ».

Le speedwatching : Présentation Les avantages | Les critiques | Ma pratique

bonusJess

Et maintenant, le sujet qui fâche : MA pratique du speedwatching

Pour revoir à l’infini – Ben oui, le premier cas vraiment utile de speedwatch, c’est de se permettre… des rewatchs ! Si vous suivez un peu le blog, vous savez que je regarde un nombre assez grand de séries (et si vous ne le suivez pas, je vous invite à vous balader dans le menu ci-dessus, ça vous fera une bonne idée et ça me fera plaisir). Alors forcément, quand une série traîne un peu trop à revenir, j’ai parfois besoin de me souvenir ce qu’il s’est passé avant la pause, donc de revoir quelques trucs… sans pour autant avoir les 40 minutes nécessaires au visionnage de l’épisode en question. Pas de souci ! Hop, hop, je sprinte l’épisode (et là, on parle vraiment d’aller à toute vitesse, même du x3, car voir les images suffit à se souvenir) et me remets en tête toutes les intrigues de manière beaucoup plus efficace. Et puis, parfois, j’avoue, je passe en vitesse normale parce que la scène en question est juste trop cool.

Dans le même genre, vous savez que j’écris des critiques assez longues, avec en général une citation de l’épisode. Il n’est pas rare que je vois l’épisode en prenant des notes pour ne pas oublier ce que je veux en dire… et ça m’arrive de rédiger la critique finale à partir de ces notes en me repassant l’épisode en x2 (ou plus), histoire d’avoir un fond sonore et d’être sûr de ne rien oublier. Alors, c’est toujours honteux le speedwatching dans ce cas où c’est juste pour bien tenir mon blog ? Ce n’est pas le cas à chaque fois, je vous rassure, parfois ma critique est prête à la fin de l’épisode (ce qui veut dire qu’il n’était pas très passionnant quand même, car j’ai pris le temps de l’écrire devant… bonjour Shadowhunters), parfois je la finis en lançant une autre série parce qu’on est vendredi, etc.

Il faut bien que je sois honnête aussi… parfois, ce n’est pas pour le bien du blog, c’est juste parce que je veux revoir une scène que j’ai adoré dans un épisode et que je ne sais plus où elle est dans l’épisode. Cela peut aussi me servir à faire la capture parfaite, à préparer un petit commentaire TVtime, etc. Dans tous ces cas-là, le speedwatching, je le prends, au mieux, comme un résumé (en plus efficace), au pire, comme les chapitres d’un DVD. Ce sont des cas un peu de « triche » en tout cas, car ce n’est pas du speedwatching, mais du speedrewatching (ouais, j’invente des termes en plus mouahaha).

Et sur le blog, ça concerne qui ? Potentiellement, toutes les séries. Je n’ai pas encore eu l’occasion de le faire, mais un jour, je ferais peut-être des rewatchs de séries que j’adore et pour lesquelles je n’ai d’articles que sur les dernières saisons (Agents of SHIELD, The 100, Unreal ou même Orphan Black). Cela dit, ce n’est pas dit que je les speedwatch pour autant, car je les adore vraiment et ça me va très bien en vitesse normale. En revanche, Fringe ou Haven, je pense que je serais capable de me les revoir comme ça !

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Mea Culpa – Allez, j’ai intitulé cette partie du blog “On ne va pas se mentir”, ce n’est pas pour reculer indéfiniment devant la vérité. Oui, il y a des séries que j’ai speedé et j’assume. The Walking Dead, je suis monté assez haut sur certains épisodes de la saison 5, j’ai re-ralenti à la 6 et aujourd’hui, j’oscille encore entre le x1 et le x1.5 en fonction des intrigues. La qualité est revenue sur cette série, donc j’ai tendance à les voir de plus en plus en vitesse normale. En fait, c’est le cas typique d’utilité du speedwatching : sans ça, j’aurais probablement arrêté de regarder pour n’en lire que des résumés (et encore). Et oui, ma patience a des limites et The Walking Dead les a dépassées plus d’une fois avec des épisodes qui traînent encore et encore, des plans fixes avec gros plans où il ne se passe rien, absence de dialogues et de toute intensité dramatique. Alors, j’ai eu droit aux discours moralisateurs sur le travail de cadrage, les nuances des jeux et tout le blabla, mais franchement, sur les séries AMC, vous ne m’enlèverez pas de la tête qu’elles sont avant tout créées dans l’idée du deuxième écran et du principe de laisser le temps aux téléspectateurs d’aller commenter sur Twitter (bon, la saison 2 de Preacher me contredit un peu). Ce qui est particulièrement détestable, parce que putain, on se fait chier ! Du coup, je n’ai plus honte de le dire, plutôt que de m’énerver devant ma télé (ou de l’éteindre), j’accélère un tout petit peu le rythme, je vois ça en 35 min au lieu de 42 et c’est beaucoup plus intéressant !

J’ai pris cet exemple car c’est le plus parlant à un plus grand nombre ; et parce que la série a su en revenir et me raccrocher petit à petit. C’est le cas typique où le speedwatching m’a été salvateur. Malheureusement, c’est loin d’être un cas unique.

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Et ça concerne qui d’autre sur le blog ? Allez, vous le voyez venir tellement c’est évident après tout ça : Quantico, que je regarde généralement en x1.5 depuis la reprise… Les épisodes sont une catastrophe, mais je n’ai pas envie de m’arrêter en cours de route (je rappelle que c’était écrit en février cet article, j’ai vu la fin en x1). Je persiste car je veux savoir jusqu’où ils oseront aller, et que de ce point de vue-là, ils ne sont pas décevant. The Affair est aussi typiquement le genre de série qui se savoure aussi bien en x1.25 qu’en vitesse naturelle. Certains points de vue sont même tellement chiants qu’il m’arrive d’augmenter plus haut (mais c’est Noah, je ne peux pas le voir). Once Upon A Time a également tendance à passer en x1.25 ou x1.5 si je n’ai rien d’autre à faire devant. Oui, quand je fais le ménage avec OUAT en fond, je me la garde en x1, mais sinon, bon… Franchement, et plus simplement, pour repérer assez simplement les choses, le speedwatch, je le fais très souvent sur les séries dont les épisodes ne dépassent pas le 15. C’est généralement signe d’un début d’ennui qui me rappelle que j’ai d’autres choses à faire, alors j’accélère un peu pour mieux retourner travailler (mais si) !

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Quand le speedwatching me titille… mais que non ! Enfin, il y a ces séries pour lesquelles je n’ai pas encore passé le cap. Je l’ai dit longuement, je ne pense pas que ce soit un manque de respect d’accélérer un peu les choses. En revanche, ce n’est pas très positif pour la série en général. C’est qu’elle a su me convaincre de m’investir dedans à une époque, mais pas réussi à me garder.

Le speedwatching me titille donc sur les séries que j’ai abandonnées, logique. Pour cette année, il y a Atlanta ou Better Things qui ont été toutes les deux des déceptions, mais que j’aimerais bien voir quand même puisque j’ai commencé. De là à tout me farcir en x1, pas sûr, mais il me faut trouver le temps de les voir, même en accéléré.

Et enfin, il y a des séries que j’aimerais bien regarder en accéléré, mais qui ont trouvé la parade ultime anti-speedwatching. Oui, il existe une parade ! Prenez Blindspot, regardez un épisode en essayant de vous concentrer uniquement sur votre écran… vous allez vite ressentir un énorme mal de mer. C’est normal : la caméra bouge tout le temps, une technique copiée sur NCIS (notamment) et reproduite à l’extrême. Ca attire l’œil, ça fait qu’on regarde l’écran, etc. Mais c’est rapidement difficile à suivre. J’ai l’habitude de manger devant, alors je ne préfère pas imaginer l’état dans lequel je finirai si j’accélérais ça !

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Maintenant que tout ça est dit, il me reste à dire que j’aimerais vraiment que Netflix propose enfin l’option d’accélérer un peu les épisodes. Plus généralement, de meilleurs paramètres pour naviguer dans les épisodes seraient franchement les bienvenues : Amazon Prime le fait à merveille sur certaines séries (la saison 6 de Community est tellement bien gérée qu’on a les chapitres des DVDs, les chansons utilisées dans les épisodes et les anecdotes IMDB à portée de main).

Un dernier point, même si je suis en ce moment en train de le rater misérablement, il est pour moi hors de question d’accélérer mes séries du Challenge Séries ! Pas parce qu’elles ne le méritent pas (Supernatural, j’aurais bien aimé le faire parfois), mais parce qu’il s’agit d’un défi. Je trouve ça stupide de dire « ouais j’ai rattrapé XX épisodes en un an ! », si en fait on a tout vu en x2. Idem pour le Week-end en séries, bien sûr, où ce serait tout simplement de la triche !

Voilà, c’est tout, mais comme j’aime bien conclure mes articles par quelques mots pour tout résumer (ou pas), je ne me prive pas de le faire cette fois encore…

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EN BREF – Le speedwatching, je le trouve très très mal sur la majorité de mes séries, mais très très pratique sur d’autres, ou sur certains films que j’ai envie de voir « parce que mec c’est incontournable tu peux pas ne pas avoir vu ce chef-d’œuvre en plus mais la fin comment elle te met sur le cul » mais qui me blasent au bout de dix minutes (genre, pour donner un exemple, Sixième sens, j’avais compris le délire dès la première scène et je me serais gagné du temps à le voir plus vite, si j’avais su comment faire du speedwatching à l’époque, hein ! On m’avait tellement dit que la fin mettait sur le cul que je m’attendais à autre chose, mais non, c’était juste ce qui était évident depuis la première scène. Merci bien).

Je ne vais certainement pas aller faire l’éloge du speedwatching quand je trouve inconcevable de ruiner sa découverte de certaines séries avec, mais je n’en ferai pas non plus le blâme, parce que ça peut être effectivement utile pour tout un tas de raison. Donc en fait, même sur les séries que ça « ruine » pour moi, je comprends que pour d’autres, ça puisse être un bon outil. Chacun sa vie et ses erreurs monumentales, les gars !

Un dernier point non négligeable sur le speewatching est que ça a tendance à augmenter ma capacité de concentration, pour une raison toute bête : ça va plus vite, il faut se concentrer devant pour tout suivre… C’est donc plus stimulant et parfait pour les séries qui s’engouffrent dans des intrigues trop longues et peu intéressantes ! Tout est comme toujours une question de dosage, de savoir se faire plaisir dans son visionnage et, surtout, de ne pas abuser.

Il y a quelques années, le monde entrait en effervescence avec le développement des audiobooks, puis – pire ! – des livres numériques sur tablette. « La mort du livre ! » ; « Une société/jeunesse perdue ! ». Oui, mais non. De nouvelles pratiques, installées depuis longtemps (l’audiobook, sérieusement, c’est la base de la littérature de raconter une histoire à voix haute HEIN) et adaptée à la modernité. Certes, il y a eu des déviances, des ratés, des pratiques nulles… mais c’est le prix de toutes les innovations. En fait, nous les speedwatchers, nous ne sommes que des visionnaires !

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Critiquez tant que vous voulez le speedwatching, vous n’empêcherez pas les adeptes de l’utiliser, et ils auront raison de le faire si ça leur convient. Et puis, rassurez-vous, cette pratique restera marginale.

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