9-1-1 – S01E01 : Pilot

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée du pilot de 9-1-1.

01.jpgÉpisode 1 – Pilot – 20/20
The crazy part is as soon as help arrive, most people just hang up.

L’épisode débute sur la voix-off d’Abby nous distinguant tout de suite différents types d’urgence et nous présentant sa vie. Cela m’a déjà surpris car je pensais vraiment qu’on aurait une série faisant fi total de la vie personnelle de ses personnages. Friand de tout ce qui peut se transformer en intrigue feuilletonnante, je trouve ça bien qu’elle ait une mère malade et une vie perso désastreuse. Et pour compléter ma joie, elle m’offre sur un plateau d’argent le point 10 du Bingo Séries.

La série ne perd pas de temps à présenter la première urgence médicale : un ado qui ne respire plus après s’être noyé. Cela permet de découvrir l’équipe des urgences… et la frustration d’Abby de ne pas savoir comment les urgences se terminent… en l’occurrence bien. Ce n’est pas le cas de la deuxième urgence qui se termine par un suicide. Le rythme est excellent pour un pilot, et j’ai exactement ce que j’espérais.

Par la suite, notre urgentiste se rend à l’église pour se confesser : ancien alcoolique, il se confesse chaque semaine (youpi, une scène par épisode probablement). J’en retiens surtout que je suis heureux de retrouver l’acteur de The Catch (Ben, qui s’appelle désormais Bobby dans 9-1-1).

Comme nous sommes dans une série, il ne faut pas oublier le passage obligatoire par la scène de sexe : elle se fait par l’intermédiaire d’un pompier profitant d’une application de rencontres et de son camion. Ce petit jeune, Buck, se fait ensuite remettre en place par son supérieur, Bobby, parce que se balader comme ça, c’est mal. Nous tenons donc un jeune pompier impulsif qui fera forcément des siennes plus tard.

Le deuxième acte nous embarque dans ce qui promet d’être une excellente série si elle parvient à nous faire ça chaque semaine. C’est perché : l’appel d’urgence est celui d’un homme qui dit entendre un bébé dans ses canalisations. Si l’hypothèse de la drogue est évidemment envisagée en premier lieu, c’est finalement bien un bébé qu’il faut sauver d’une mort certaine. Si le cas est totalement tiré par les cheveux, la situation devient rapidement stressante avec une course contre la montre pour sauver le bébé, l’intervention de la police pour tenter de comprendre ce qu’il se passe, des problèmes secondaires (entre l’ascenseur trop lent et le « ne tirez pas la chasse ») et l’« accouchement » le plus wtf de la télé jusqu’à présent (et pourtant, j’en ai vu… mais il détrône haut la main celui vu dans Angel).

Et puis, à la moitié de l’épisode, la première frustration : le bébé et sa mère sont retrouvés, puis sont amenés à l’hôpital et… c’est tout. Les équipes d’urgence n’ont pas besoin de plus, le reste est digne d’un épisode de Grey’s Anatomy. Allez, ça donne presque envie d’un spin-off directement, mais bon, on n’est pas là pour ça.

À la place, nous avons droit à un drama plutôt sympathique : la policière que nous venons de rencontrer (Athena Grant) a des problèmes avec Buck, le jeune pompier impulsif. Forcément. Les deux s’engueulent à propos de la réaction du jeune qui ne voulait pas sauver la mère.

Athena Grant est elle-même mère de famille et est confrontée à un gros problème dans la vie : son mari, père de ses deux enfants, est gay. C’est problématique et ça offre une scène de coming-out prévisible et ajoutant une dose de drama pour la saison à venir. Finalement, nos urgentistes ont leurs propres urgences personnelles. C’est tout bête comme technique d’écriture, mais ça aide bien à accrocher à ces personnages.

Un nouveau cas vient occuper la suite de l’épisode, avec une femme étant étranglée par son propre serpent qui n’a clairement rien à faire dans son appartement. Bon, Buck l’impulsif nous tue le serpent contre l’avis de ses collègues, mais ça suffit à sauver la victime et à ce qu’il couche avec. Traqué par Bobby, son boss, puisqu’il couche avec l’aide du camion, le jeune se fait finalement virer. Tous ses collègues en sont tristes (surtout Henrietta « Hen »), mais c’est la vie. Comme nous sommes dans une série et en plus dans un pilot, on se doute que ce n’est pas définitif…

Et en effet, un dernier cas vient encore renforcer la qualité de l’épisode : une petite fille seule chez elle qui entend des voleurs. Abby fait tout ce qu’elle peut pour la localiser, mais ce n’est pas évident puisqu’elle vient juste de déménager. Elle envoie aussitôt la policière dans le quartier, mais malheureusement, toutes les maisons s’y ressemblent et elle ne peut pas faire grand-chose.

Elle pense ainsi à appeler les pompiers pour utiliser la sirène du camion et localiser la maison qu’elle pourrait entendre dans le combiné. L’idée est bonne, mais nos pompiers sont occupés : Henrietta envoie donc Buck à la rescousse. Forcément.

Le plan fonctionne bien et si Lily, la petite fille, est à deux doigts de se faire capturer par les voleurs (et peut-être pire), Abby réussit à les convaincre qu’elle va les aider s’ils la laissent tranquilles. Là encore, le plan est impeccable, jusqu’à ce qu’un des voleurs réagissent au piège en prenant Lily en otage. Cette dernière le mord et parvient à s’échapper, mais ce n’est pas le cas du voleur qui décidément nous sert beaucoup de rebondissements : depuis sa moto, il tire sur Lily, sa mère (arrivée en cours de route dans le camion de Buck) et sur la flic… avant d’être arrêté par le jet d’eau de Buck à qui on n’avait pourtant dit de ne pas jouer le héros (code d’écriture indiquant évidemment qu’il allait le faire). Tout est donc bien qui finit bien pour tout le monde, puisque Buck se voit réintégrer à l’équipe.

Bref, je pense que la critique est assez claire : l’épisode est excellent et m’a pris aux tripes, me scotchant même à l’écran, ce qui est rare pour un pilot. Certes, c’est un procédural et les personnages ont des vies privées hyper clichées, mais l’écriture est top. La tension a pris sur une bonne moitié des cas de l’épisode. J’ai l’impression d’avoir vu deux ou trois épisodes grâce à cet excellent rythme.

J’y mets 20 car je l’ai ressenti comme ça, mais je ne pense pas que resterai autant à fond chaque semaine. Ce pilot est aussi prometteur qu’il en avait l’air et je suis juste très fan pour l’instant, c’est même le meilleur pilot que j’ai vu depuis un moment. Vous pouvez être sûrs que je continuerai de regarder cette série, toutefois, j’espère qu’elle saura aussi nous proposer des cas où ça finit mal ; sinon, la tension risque de bien vite retomber et la série sera drôlement plate. Ce premier épisode a fonctionné car je pensais vraiment qu’une des affaires au moins finirait mal et que je n’avais pas envie que ce soit le cas (bon, hormis le serpent, elle, elle aurait pu mourir sans que ce ne soit trop traumatisant : impossible de m’imaginer à sa place !).

Pour un pilot, que tout finisse bien est une bonne chose, mais pour le bien de la série, il faudra proposer des cas où ça se passe moins bien. En attendant, ça a tout pour devenir une série addictive.

LA to Vegas (S01)

Synopsis : La série se déroule dans un avion effectuant un aller-retour hebdomadaire Los Angeles-Las Vegas chaque week-end. Tous les passagers ont le même but : rentrer en étant les grands gagnants du casino de la vie.

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Pour commencer, cette série n’a pas grand-chose pour elle et hurle à l’annulation avec son synopsis bateau et ses photos promos très peu réussies. Pourquoi me l’infliger alors ? Et bien d’abord parce qu’une de ses actrices principales est campée par l’une des prétendantes d’Unreal. Comme j’adore cette série, j’adore tous les acteurs qui en sortent et j’ai envie d’au moins tester leur projet.

Mais ce n’est pas tout ! À l’écriture, on retrouve ainsi Alison Bennet, productrice de You’re the Worst (qui a fait un temps partie de mes séries préférées quand même) et scénariste qui me donnait l’impression d’être talentueuse, même si ses récents projets me laissent plus perplexes. Bref, je ne vais pas juger avant de voir, et du coup, je me suis dit que j’allais regarder et voir ce que ça donnait.

Ci-dessous, retrouvez chaque semaine mon avis sans spoiler sur les épisodes. Pour les critiques complètes (et avec spoilers), il suffit de cliquer sur le titre 😉

S01E01 – Pilot – 14/20
Ce n’est pas la série comique de l’année, c’est sûr (et pourtant, l’année vient juste de commencer), mais on sent une bonne volonté générale qui donne envie de revenir. Les présentations avec les personnages fonctionnent bien, j’ai surtout souri à défaut de rire pour l’instant, mais je sens que ça peut être drôle avec le temps. À suivre, peut-être avec du retard.
S01E02 – The Yikes and the Dead – 15/20
Les personnages s’avèrent déjà plus attachants que je ne m’y attendais et l’humour est bon. Si on sent qu’il s’agit d’une petite série qui n’ira probablement pas très loin, c’est une comédie qui paraît solide et fera passer un moment divertissant à tous ceux qui lui laisseront sa chance.
S01E03 – Two and a Half Pilots – 16/20
Un casting sympathique, des blagues qui fonctionnent sans être trop élaborées et une écriture tout à fait classique font de cette série une comédie aux allures un peu vieillottes, mais aussi une comédie qui fait ce qu’elle est supposée faire. Pas plus, pas moins. La structure change un peu cette semaine et ouvre de nouveaux horizons : tant mieux.
S01E04 – The Affair – 15/20
Les épisodes passent et se ressemblent, confirmant que la série pourrait, contre toute attente, finalement tenir la longueur, malgré sa structure classique. J’ai même eu un vrai éclat de rire devant cet épisode, alors que jusque-là, c’était fun et ça me faisait rire, sans plus.
S01E05 – The Fellowship of the Bear – 16/20
Ma foi, la série continue son petit bonhomme de chemin avec trois intrigues amusantes. Je ne sais pas si ça tiendra jusqu’à une saison 2, mais franchement, ça a le grand avantage de me faire rire à chaque épisode. Il y a toujours un personnage, une intrigue ou une blague pour me plaire, et une fois de plus : c’est tant mieux !

LA to Vegas – S01E01 : Pilot

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée du pilot de LA to Vegas.

01.jpgÉpisode 1 – Pilot – 14/20
This plane is full of monsters!

L’introduction voit Ronnie, une hôtesse de l’air paumée dans sa vie et clairement plus en retard que moi, arriver à l’aéroport et se précipiter vers son avion, le fameux vol pour Las Vegas donc. Si la comédie de cette arrivée fonctionne à peu près, elle n’a absolument aucune crédibilité.

Ronnie décide de démissionner quand elle apprend que sa collègue, Jill, a obtenu le poste qu’ et se met donc à draguer un passager régulier, qu’elle découvre mieux et avec qui elle décide de coucher dans les toilettes – mais ce n’est pas si simple.

Deux jours plus tard, elle le retrouve, mais il est marié avec… tiens, tiens, une actrice de You’re the Worst dont on se demande comment elle a eu le job. En tout cas, son mariage bat de l’aile, donc de ce côté-là, la porte est ouverte pour une relation Ronnie/Colin dans la suite de la série.

Du côté de ce qui fonctionne dans l’humour : le sourire forcé de Ronnie et Bernard lorsqu’ils travaillent, le jeune couple parfaitement innocent décidant d’aller se marier pour mieux revenir séparés, la strip-teaseuse qui veut convaincre tout le monde de faire son métier. Il y a clairement des personnages qui peuvent devenir attachants, ou au moins vraiment marrants, si on leur laisse le temps de faire leurs preuves et de trouver une dynamique. Si on intègre le fait que ces personnages sont des clients réguliers du même vol qui se connaissent très bien, je trouve qu’on tient effectivement une bonne piste de série.

En plus, pour le casting, c’est la porte ouverte à toutes les fenêtres : ils peuvent avoir tout un tas de guests, des personnages marrants n’étant là que pour certains épisodes, des réguliers s’absentant une fois ou deux… C’est sympa.

Du côté de ce qui fonctionne moins : certains personnages, à commencer par le pilote que les scénaristes considèrent clairement comme leur personnage le plus drôle alors que ce n’est pas mon humour et, comme toujours, le fait que tout le début de l’épisode était dans la bande-annonce.

En revanche, c’est plutôt cool de voir la deuxième partie totalement inédite. Il est intéressant d’avoir deux parties à l’épisode avec le vol aller, puis le vol retour, mais la série risque d’être vite handicapée par cette structure qui empêche ses personnages de se voir en-dehors de l’aéroport ou de l’avion ; surtout en ce qui concerne Ronnie/Colin. Bref, on a une série qui fonctionne plutôt bien grâce à son huis-clos, mais qui va être limité par celui-ci.

Je continue de penser que la série sera annulée après les dix épisodes de cette saison, mais je ne suis pas aussi sceptique qu’avant le visionnage sur le fait que je vais continuer à la regarder. Je ne m’y attendais pas, j’étais persuadé de ne pas aimer et finalement, c’était un bon moment – même si j’attends encore de rire vraiment. Pour l’instant, l’idée était surtout de présenter les personnages et c’est chose faite.

Mes cinq résolutions pour 2018

Salut les sériephiles !

Il y a deux jours, je vous disais que je n’étais pas très résolution, mais comme tout le monde semble en faire, je me dis qu’après tout, moi aussi je dois bien avoir des choses à améliorer même si je suis assez satisfait de ma vie en général.

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  1. Rattraper l’Arrowverse

Après tout, je ne vois pas pourquoi ce défi ne pourrait pas être une résolution alors que j’ai commencé à le faire dès le 1er janvier 2018. Autant que ça me serve tout de suite comme première résolution de l’année : ce sont près de 400 épisodes qui m’attendent, ce n’est pas rien.

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  1. Préparer mon déménagement.

Je sais que je suis encore tranquille jusqu’en juillet-août, mais a priori, j’aurais mon premier vrai travail en septembre… et il va probablement falloir que je déménage. Et même si ce n’est pas directement pour le travail, j’ai vraiment très envie de déménager. Or, si j’ai fait trois années d’étude loin de la maison familiale, c’était il y a trois ans et cela fait quand même plus de vingt ans que j’ai des affaires qui s’éparpillent chez moi. Autant dire qu’il y a du boulot, du ménage et du tri à faire, surtout que je suis du genre à détester le tri car je suis un grand nostalgique – genre, j’ai encore mon tout premier magazine sur les séries par exemple. Bref, je sais que ça va être une sacrée étape et si je ne veux pas être submergé, il va falloir m’y mettre assez vite.

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  1. Redevenir un fou de l’organisation.

Il y a six ans, j’entrais en prépa (bim, dans ta face la vieillesse) et je me transformais rapidement en un grand taré à coup de planning Excel détaillant mes journées heure par heure, y compris pour les sorties entre amis, les séries et le temps de lecture. Et je m’imposais huit heures de sommeil. Et vous savez quoi ? C’était tout simplement ma meilleure année du côté de la productivité. Seulement, chassez le naturel (désorganisé), il revient au galop. Cela fait trois ans que je ne suis plus en prépa et à part une moyenne de 7h30-8h de sommeil quoiqu’il m’arrive, je n’ai pas gardé grand-chose de cette période. Je ne tiens même plus mon agenda ! Du coup, je me dis qu’il y a quelque chose à faire de ce côté-là, alors j’en fais une résolution… on ne sait jamais, peut-être même que ça limitera de nouveau mon retard dans les séries.

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  1. Lire plus.

C’est paradoxal, mais depuis que je fais des études de lettres, j’ai l’impression de ne plus avoir le temps de lire pour moi – je lis énormément pour les cours, ça oui, mais du coup, plus tellement pour le simple plaisir de lire des choses qui ne me serviront pas forcément dans mes prochaines dissertations. J’ai aussi tendance à ne plus lire du tout en français quand c’est le cas, pour privilégier des livres en anglais, ou même en espagnol. Le français, c’est pour le boulot, les autres langues, pour le fun. Je trouve que maintenant que je pense arriver à la fin de mes études (il serait temps !), une grosse étape de mon année sera de recommencer à ouvrir toutes sortes de livres et dénicher quelques auteurs français capables de me faire voyager. A priori, ça ne devrait pas être trop compliqué vu le nombre de blogs livresques que je suis.

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  1. Visiter plus… la France.

Parce que c’est bien beau les vacances dans les capitales européennes, mais dans le fond, il y a des régions entières de la France que je ne connais toujours pas ; y compris dans les grandes villes. L’an dernier, j’ai découvert (et adoré) Bordeaux, alors ça me donne envie de continuer sur ma lancée. Et puis, je n’ai pas forcément besoin d’aller si loin : c’est aussi ma dernière année de pass Navigo au tarif étudiant, donc ce serait pas mal d’enfin en profiter pour le rentabiliser pleinement et visiter tout ce que je ne connais pas en Île-de-France.

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Voilà, je vais m’arrêter à cinq car je ne suis déjà sûr de réussir à bien les tenir. Cela ne m’empêchera pas d’essayer, en tout cas ! Ce n’était pas trop axé sur les séries, mais il faut dire que je suis assez satisfait de ce côté-là, hormis concernant mon retard – mais avec tout ce qui m’attend cette année, je ne suis pas sûr de pouvoir mieux faire.