The Rookie – S01E01

Épisode 1 – Pilot – 14/20
Il se passe un milliard de choses dans l’épisode, mais comme je le pensais, ça ne m’a pas trop passionné. J’ai accroché à quelques personnages, alors pourquoi pas continuer de temps en temps quand l’envie m’en prendra. C’est une bonne série policière avec des surprises bien écrites, mais je ne suis pas trop série policière.

Saison 1


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So, happy divorce day !

John. Le héros de la série s’appelle John. Ce n’est pas hyper original, mais au moins, ça devrait être facile de m’en souvenir. C’est un homme fraichement divorcé, qui était confortablement installé dans sa routine et se retrouve à ne pas savoir quoi faire de sa vie alors qu’il se rend à la banque pour déposer son alliance et les papiers du divorce.

Sale journée quoi. Elle ne fait que commencer : il se retrouve ensuite pris en otage dans la banque, et il se retrouve à vouloir empêcher le pire d’arriver à Stacy, sa banquière. Cela laisse le temps à celle-ci d’enclencher l’alarme, notamment parce qu’il distrait le cambrioleur. Et plutôt deux fois qu’une ! La police intervient juste à temps pour l’empêcher de mourir et Stacy le trouve super courageux… ce qui fait naître en lui la vocation de devenir flic.

Bien. Tout ça, je l’avais déjà vu dans la bande-annonce, et ça me laisse sceptique sur ce que sera la série ensuite. Elle enchaîne vite les choses : neuf mois plus tard, John se retrouve prêt à entrer au commissariat. Les choses ne sont pas faciles pour lui : c’est un bleu de base, qui se fait avoir dès le début de journée par deux supérieures qui l’envoient auprès de la capitaine, histoire de se foutre de lui.

Il est bien mal accueilli au commissariat quoi, tout le monde s’en prend à lui tout le temps, y compris le sergent qui n’hésite pas à lui dire qu’il ne l’aime pas.

Il n’y a pas que John qu’on suit dès le départ, mais aussi Chen, qui arrête un criminel en se rendant au travail, et West, le fils d’un supérieur que tout le monde connaît. Concentrons-nous d’abord sur John, qui se retrouve à bosser avec Bishop et est envoyé, après une première vérification de son véhicule, auprès d’un couple qui a appelé la police pour des violences conjugales. Et les choses ne sont pas forcément ce qu’elles paraissent être.

Cela dit, ils n’interviennent pas, parce qu’ils n’ont pas assez de preuve pour ça. Cela nous mène donc à une deuxième affaire où ils arrêtent, en pleine rue, un type hyper énervé. Ce n’est pas dingue non plus, mais ça permet de relier l’intrigue de John à celle de Chen. De son côté, Chen passe une moins bonne journée que prévue, parce qu’elle se retrouve forcée de bosser avec un type horrible dont je n’ai pas encore le nom. Il la teste en permanence et autant dire qu’elle se plante à chaque fois.

A chaque fois, certes, mais elle parvient à mener l’arrestation à son terme, quand John, lui est coincé dans un grillage. Je l’aime bien cette bleue, c’est déjà ça de pris dans un épisode que je trouve long et qui ne parvient pas bien à me convaincre. Cette arrestation leur permet d’apprendre qu’en fait l’homme pète un câble parce qu’il a perdu son fils, enfermé dans une voiture sous un soleil de plomb. John parvient tout de même à le retrouver, c’est déjà ça de pris pour sa première journée.

Le meilleur bleu dans l’affaire ? West, qui réussit lui aussi sa première arrestation, deux femmes qui aiment s’introduire dans des maisons pour coucher ensemble. Il faut dire qu’il bosse avec Angela, et c’est la plus sympa des trois tuteurs en charge des bleus. C’est en tout cas ce que donne à penser ce premier épisode pour l’instant.

Sans trop de surprise, Bishop et John sont renvoyés super vite dans la maison du couple, et ça nous confirme que c’est bien l’homme qui se faisait battre par sa femme. Le truc, c’est que John s’en doutait, mais il n’a pas agi… et il arrive trop tard cette seconde fois, car l’homme est mort.

Pas fou comme journée, quoi, mais ça fait au moins une journée de terminée, avec une soirée entre bleu au bar. La surprise de l’épisode est alors que John et Chen sont en couple, mais le cachent à tout le monde. C’est une bonne surprise, qui rajoute du piment à toutes les histoires, on va dire, parce qu’on sent bien que ça leur posera vite problème.

Cela ne manque pas dès la deuxième journée, où ils sont envoyés à la recherche d’un trafiquant de drogue dangereux. En chemin, Chen se fait tester une fois de plus par le connard qui s’appelle Tim et n’est pas qu’un connard. De manière prévisible, on lui ajoute une petite humanité : sa femme est une junkie qu’il revoit pour la première fois depuis un an en intervention avec Chen. Cela le bouleverse un peu…

Et juste assez, en fait, pour qu’il se fasse tirer dessus en pleine intervention, laissant Chen bouleversée elle aussi, mais encore capable de bien faire son job. Ou presque : elle manque de peu de se faire tirer dessus, étant sauvée de justesse par John qui débarque… en ayant toutefois fait l’erreur de laisser Bishop seule pour arrêter un type qui faisait juste semblant d’être inconscient. Oups !

C’est une erreur de bleu qui ne coûte rien à personne, et même qui sauve la vie de Chen, mais cela lui est quand même reproché en fin d’épisode, et ça, même s’il a eu ce qu’il fallait pour arrêter le criminel du jour.

De son côté, Bishop termine l’épisode en disant à Chen qu’elle sait qu’elle est en couple avec John et que ce n’est pas une bonne idée pour sa carrière. West, lui, se fait engueuler par Angela parce qu’il s’est stoppé en pleine action. Cela dit, le lendemain, tout reprend comme si de rien n’était pour une nouvelle journée au commissariat, que nous n’aurons pas le droit de voir.

Côté réalisation, j’aime bien le choix qui est fait d’utiliser les caméras que porte les flics sur eux, ça permet d’être plus dans l’action. Rien de dingue, mais bon, ça apporte un petit quelque chose. Si je continue la série, je n’en ferai peut-être pas une critique aussi complète à chaque épisode… je réfléchis de plus en plus à un nouveau format pour ces séries qui n’arrivent pas à me passionner à 100%.

Saison 1

Vus cette semaine #15

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de gauche et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Mardi

Shadowhunters – S03E17 – Heavenly Fire – 14/20
Je dois avouer que je n’étais pas du tout motivé pour regarder cet épisode, mais je ne m’en suis rendu compte qu’une fois devant quand je me suis senti plus fatigué qu’autre chose. C’est gênant quand c’est comme ça : je ne regarde que d’un œil… Bon après, avec cette série, on sait tous que c’est suffisant quand même. L’épisode était bien, mais ce n’était pas leur meilleur du tout.

Jeudi

The Magicians – S04E12 – The Secret Sea – 19/20
Nooooon ! Toutes les pièces du puzzle se sont enfin emboitées dans cet épisode : plus aucun mystère à présent, on sait vers quoi se dirige le dernier épisode et on comprend à peu près pourquoi l’intrigue est allée dans tant de directions différentes. Maintenant, il ne reste plus qu’à conclure la saison la semaine prochaine, mais moi, j’aurais envie que ça continue encore longtemps, je ne suis pas prêt à ce que ça se termine déjà. Heureusement que la série est renouvelée !

Vendredi

In the Dark – S01E02 – Mommy Issues – 16/20
De l’humour, des sous-intrigues sympathiques et un bon mystère général permettent de confirmer ce que j’avais pensé du pilot : on a là une série qui tient juste assez la route pour être un très bon divertissement. Comme je n’en attendais pas tant d’une série CW, je suis plutôt content de ce que ça donne !
Station 19 – S02E13 – The Dark Night – 16/20
Des guests que j’adore aident beaucoup cet épisode à se démarquer des autres, mais je me rends compte aussi que plusieurs intrigues relationnelles de la série ont réussi à me convaincre dernièrement, du coup, je suis curieux de voir ce qu’ils vont nous proposer par la suite pour la fin de saison.
Grey’s Anatomy – S15E21 – The Good Shepherd – 18/20
Difficile de noter cet épisode, parce que d’un côté, je l’ai trouvé moins bon que beaucoup d’épisodes dans son rythme, de l’autre, je l’ai trouvé brillant dans son écriture parce qu’il éclaire beaucoup d’aspects restés un peu trop flous ces neuf dernières années. Et puis, cela faisait longtemps que je ne m’étais pas autant investi dans un épisode d’une série, je n’ai quasiment pas pris de notes devant tellement j’étais happé par ce qu’il se passait. C’est donc qu’il y avait une sacrée qualité, notamment dans les dialogues.
The Orville – S02E12 – Sanctuary – 17/20
Franchement, ça partait mal pour cet épisode que je trouvais trop prévisible dans son premier quart d’heure. Et puis, d’un coup, c’est parti à toute vitesse comme ils savent si bien le faire cette saison. L’intrigue étend encore un peu plus l’univers de la série, tout en se fondant toujours sur ce que l’on savait déjà. C’est donc efficace à tous les points de vue : c’est un épisode unitaire intéressant, mais qui a aussi un impact sur le long terme. Tout ce que j’aime, quoi – et je ne vous parle même pas des guests stars d’exception.

Challenge Séries 2019 – The Punisher

Bien que la série ne puisse toujours pas compter officiellement dans mon challenge, je l’ai rattrapée encore cette semaine de manière à être à jour de manière définitive dans les séries Marvel/Netflix, qui font autrement toutes parties de mon challenge, alors voilà :

S01E08 – Cold Steel – 16/20
Une fois de plus, cet épisode se concentre surtout sur la dynamique entre les différents personnages, faisant avancer bien lentement les différentes intrigues. D’ailleurs, je dirais même trop lentement. Heureusement, la fin d’épisode est suffisamment bonne pour remonter le niveau en flèche et permettre à l’épisode d’atteindre une note confortable, même si j’aime de moins en moins le personnage de Frank.
S01E09 – Front Toward Enemy – 19/20
C’est de manière explosive que cet épisode parvient à réinstaurer une bonne tension pour la série, avec une intrigue mise de côté dans l’épisode précédent. Bizarrement, cette intrigue qui me blasait jusque-là m’a passionné, parce que le suspense est là, l’écriture est excellente et l’ensemble particulièrement prenant. Difficile de ne pas être à fond dans cet épisode.
S01E10 – Virtue of the Vicious – 20/20
Oh, voilà une vraie réussite : le schéma choisi pour le scénario est un schéma que j’ai tendance à détester habituellement, mais là, chaque pièce du puzzle s’emboîte tellement parfaitement que cela nous offre une cinquantaine de minutes nous laissant à bout de souffle. Beaucoup de révélations sont faites, beaucoup d’avancées sont proposées et c’est de loin les meilleurs moments de la saison. Je suis curieux d’en voir les retombées à présent.
S01E11 – Danger Close – 17/20
Les éléments se mettent tous en place, un à un, pour mener à ce qui sera la fin de saison. On sent qu’il ne manque plus grand-chose pour conclure les intrigues entamées et j’attends beaucoup de la manière dont tout ça va se terminer, parce que ça a mis le temps à se construire, alors il faut que ce soit génial maintenant !
S01E12 – Home – 16/20
Dans l’ensemble, c’était long et trop bavard, et même l’excellente fin d’épisode ne parvient pas à tout leur pardonner. Je m’attendais à plus d’action, mais finalement le choix est fait de privilégier la tension dramatique. Cela met du temps à vraiment fonctionner, même si je reconnais que l’épisode est marquant et qu’il y a pas mal de moments de celui-ci qui me resteront en tête.
S01E13 – Memento Mori – 18/20
Ce n’est pas leur meilleur épisode, mais c’était une sacrée conclusion de saison, même si je connais assez les comics pour avoir vu venir la décision finale de cet épisode. C’est une fin de saison réussie, qui boucle bien l’histoire. J’en profite : c’est rare avec les séries Marvel/Netflix, et il va maintenant falloir que je passe à des séries qui n’auront pas de vraie fin…

Et pour bien faire les choses, j’ai naturellement enchaîné avec Jessica Jones :

S02E01 – AKA Start at the Beginning – 20/20
Oh, je sens que ça va être une saison de malade ! Pourquoi ai-je tant attendu avant de reprendre cette série, honnêtement ? Je surnote légèrement tant je suis content de retrouver les personnages de Jessica et Malcolm. Les répliques sont percutantes et l’intrigue de la saison se met progressivement en place. Je suis à fond dedans, en tout cas et j’ai hâte de continuer…
S02E02 – AKA Freak Accident – 17/20
L’intrigue principale avance vite et bien, avec des connexions qui se font et des rebondissements quelque peu surprenants. En revanche, tout n’est pas encore lié dans cette saison, et ça me pose quelques problèmes pour la cohérence globale, d’où les points en moins. Après, ça reste bien trop cool comme série.
S02E03 – AKA Sole Survivor – 17/20
Les épisodes sont longs, mais franchement, c’est une série passionnante à suivre. Je trouve qu’on est pour l’instant loin de la complexité d’autres séries Netflix/Marvel ; l’intrigue se suit vraiment toute seule. En plus, j’aime vraiment une grande majorité des personnages, alors ça aide à ne pas décrocher, et ça, c’est plutôt nécessaire pour s’éviter des problèmes de compréhension.
S02E04 – AKA God Helps the Hobo – 17/20
La qualité reste constante, et c’est une bonne chose. Je suis investi dans cette saison et je trouve qu’elle fonctionne vraiment bien, mais les épisodes sont tellement construits sur un schéma similaire que je ne sais plus quoi dire dans ces introductions sans spoilers : je ne peux que me répéter, là où eux ne le font pas en restant toujours surprenant. Si ça, ce n’est pas un gage de qualité.
S02E05 – AKA The Octopous – 18/20
Cette saison continue et les épisodes respectent vraiment tous l’exact même schéma. Seulement, cette fois, les liens entre les différentes intrigues sont un peu plus clairs et les avancées des différentes relations entre personnages plus intéressantes. J’ai vraiment aimé les rebondissements de l’épisode qui mènent à de bonnes révélations et un cliffhanger qui donne envie de continuer.

> Vus en 2019

The Orville – S02E12

Épisode 12 – Sanctuary – 17/20
Franchement, ça partait mal pour cet épisode que je trouvais trop prévisible dans son premier quart d’heure. Et puis, d’un coup, c’est parti à toute vitesse comme ils savent si bien le faire cette saison. L’intrigue étend encore un peu plus l’univers de la série, tout en se fondant toujours sur ce que l’on savait déjà. C’est donc efficace à tous les points de vue : c’est un épisode unitaire intéressant, mais qui a aussi un impact sur le long terme. Tout ce que j’aime, quoi – et je ne vous parle même pas des guests stars d’exception.

Saison 2


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Why are you hiding this infant?

Enfin un nouvel épisode ! Cette saison 2 aura été une torture avec sa diffusion chaotique, franchement. Cette fois, on repart sur un épisode un peu plus classique qui, sans trop de surprise, repart une fois de plus sur une intrigue mettant en avant des Moclans. Je ne suis pas bien fan de ceux-ci, mais ils sont sacrément utiles puisqu’ils permettent aux vaisseaux de la flotte de l’Union d’être désormais mieux armés face à la nouvelle menace.

Au passage, deux Moclans embarquent sur l’Orville, Korick et Toren, car le vaisseau doit les déposer sur une autre planète. Comme cette course de taxi est plutôt simple et qu’il n’y aurait pas d’épisode sans une petite contrariété, c’est sans surprise qu’ils embarquent avec une valise qui contient une surprise – personnellement, j’ai misé sur un bébé fille dès le départ… d’autant plus que Topa revient dans la série.

Le petit garçon qu’il est devenu montre déjà une certaine forme de misogynie avancée, parce que Klyden lui a appris que les femmes étaient des êtres inférieurs. Ah, super le futur. Tout ceci nous mène à une énième crise du couple Bortus/Klyden, alors que Topa est dans l’incompréhension la plus totale de ce qui lui arrive. Pour l’aider, Bortus décide donc de l’emmener chez Korick et Toren, parce qu’il a découvert leur secret.

Comme ceux-ci utilisaient trop d’énergie pour maintenir en vie leur bébé femelle, Mersa, Bortus n’a pas eu d’autres choix que de venir dans leur quartier et de découvrir toute la vérité. Zéro surprise, franchement, mais intéressant de voir que Bortus n’est pas le seul à ne pas être d’accord avec son peuple.

Bien sûr, il le montre donc à Topa et c’est la pire des idées : celui-ci en parle à Klyden qui le traîne sans trop tarder auprès d’Ed pour qu’il dise toute la vérité. Cela pose problème à l’Orville d’avoir eu un passager clandestin, parce que ça signifie qu’ils sont responsables si jamais le bébé s’avérait avoir été enlevé. C’est sûr que c’est gênant.

Par conséquent, Ed demande à suivre le vaisseau et il a là une superbe idée. Cela permet à l’Orville de découvrir une planète très semblable à la Terre, dans un système de planètes qui n’existait sur aucune carte et dans lequel vit tout un tas de Moclan… notamment des femelles. Une sorte de paradis perdu, quoi, l’Atlantide des Moclans.

Ed, Kelly, Bortus et Talla se rendent sur la planète et sont rapidement faits prisonniers par des femmes Moclans. C’est assez intéressant de voir que les scénaristes continuent de pousser plus loin cette intrigue, parce que j’étais vraiment resté sur ma faim en saison 1 avec l’échec du procès de Bortus. Et d’ailleurs, qui pour diriger cette colonie ne ferait meilleure leader qu’Heveena, la fameuse femme Moclan qui a témoigné lors du procès faisant de Topa un petit garçon contre le gré de Bortus.

C’est chouette comme tout de faire le lien comme ça, même si c’est aussi simple de nous révéler à présent des centaines de Moclan femelles. Heveena accepte finalement de rendre publique sa colonie, car elle demande, sur une idée d’Ed, à ce que celle-ci devienne une planète protégée par l’Union. Cela signifie donc qu’Ed doit escorter Heveena directement vers la Terre pour qu’elle fasse un discours à l’ensemble de l’Union. En chemin, elle découvre Dolly Parton, et c’est plutôt marrant parce qu’elle inclut des paroles de sa chanson dans son discours d’indépendance.

C’est sans surprise que les Moclans ne sont pas prêts à voir cette indépendance accordée, cela dit, et qu’ils menacent donc de quitter l’Union, eux et toutes leurs jolies armes. C’est naze, mais franchement, c’est crédible comme intrigue, parce que ça rappelle bien des situations géopolitiques de merde. Et ce n’est que le début : sans attendre la décision de l’Union, les Moclan décident d’envahir la colonie de femmes pour les arrêter.

Kelly ne peut pas laisser faire ça, même si les ordres officiels sont de ne pas réagir. Les ordres officieux, heureusement, laissent juste assez de souplesse pour que Kelly décide de se rendre sur la planète pour empêcher les Moclan de faire ce qu’ils veulent – et avec elle, Bortus décide de trahir son peuple et de ne pas hésiter à en tuer… n’en déplaise à Klyden qui n’aime pas les femmes. C’est donc Talla qui prend le commandement du vaisseau, pour mieux lancer une véritable guerre en n’hésitant pas à tirer sur le vaisseau Moclan menaçant de détruire le vaisseau de Kelly et Bortus.

La tension a vite grimpé dans cet épisode quand même, mais c’est génial de voir ce type de bataille, à la fois au sol entre les femelles et les males et dans l’espace au son de Dolly Parton. Cela fonctionnait très bien comme intrigue. Bien sûr, tout ça fonctionne en termes d’écriture, mais ça manquera de conséquences concrètes. Sur Terre, Heveena réussit finalement à faire entendre sa voix, mais pas autant qu’elle l’aurait voulu.

Grâce à de la géopolitique de base et des compromis terriens bien trouvés, la colonie de femelles peut donc continuer d’exister sans pour autant être reconnue officiellement de l’Union ; mais en échange, les mâles ne peuvent plus les attaquer, quoiqu’il arrive. C’est une décision plutôt efficace pour tout le monde et elle est donc aussitôt acceptée par tous les partis, ce qui met fin aux combats sur la planète des réfugiées.

C’est là que ça manque de conséquences à mon goût, parce qu’une fois de plus tout le monde s’en tire sans blâme ou punition autre que cela, alors que bon, Talla a déclaré la guerre à un peuple allié. Certes personne ne meure chez nos héros, mais il y a des Moclan qui meurent au passage, et c’est un peu gros. Qu’importe, l’idée de l’épisode est de nous montrer que le progrès est possible, petit à petit. Et ça fonctionne bien quand on termine par Bortus voyant Topa finalement accepter de jouer avec une fille et construire avec elle un projet plus grand que quand ils jouaient chacun de leur côté. Reste à voir comment Klyden vivre tout ça à présent… Le divorce me paraît de plus en plus inévitable cette saison, mais le divorce, c’est un coup de couteau, alors c’est gênant.

Saison 2

In the Dark – S01E02

Épisode 2 – Mommy Issues – 16/20
De l’humour, des sous-intrigues sympathiques et un bon mystère général permettent de confirmer ce que j’avais pensé du pilot : on a là une série qui tient juste assez la route pour être un très bon divertissement. Comme je n’en attendais pas tant d’une série CW, je suis plutôt content de ce que ça donne !

Saison 1


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Don’t try to bond with me.

Allez, j’avais dit que je regarderai cette série et pas de raison que je ne le fasse pas de manière hebdomadaire après un bon début de série. Ce n’est pas génial de le voir commencer sous la neige et dans le noir, surtout qu’on devine rapidement que l’idée est de nous montrer l’agression de Murphy. Celle-ci est sauvée in extremis par Tyson, ce qu’on savait déjà.

On reprend ensuite là où la série nous avait laissé, avec Murphy se confiant sur sa vie misérable à Jess, sa meilleure amie et colocataire plus occupée à gérer sa vie sentimentale avec Vanessa. La série s’éloigne un peu de Murphy pour se concentrer sur ces personnages secondaires que sont Jess et Vanessa, et c’est plutôt bien, parce qu’il y a du potentiel par là aussi pour les intrigues marrantes. Cette semaine, ça se voit donc avec Jess quand elle découvre que Vanessa est surprise qu’elle soit une « vraie lesbienne » qui n’a jamais été avec un homme avant.

Pendant ce temps, Murphy couche avec un inconnu un peu geek conseillé par Jess dans le bar, histoire qu’elle puisse lui faire son année au moins. C’est plutôt drôle, parce que c’est lui qui donne le titre de l’épisode et l’intrigue qui va suivre. Ouep, Murphy le fait jouir et il parle de sa mère à ce moment-là, ce qui la fait flipper, certes, mais c’est ce qui lui offre aussi le lendemain l’idée de contacter la mère de Tyson pour qu’elle puisse porter plainte pour sa disparition.

Ainsi donc, on continue aussi de voir le flic cette semaine, parce que Murphy le recontacte pour obtenir un moyen de joindre la mère de Tyson. Le flic ne peut rien faire, mais comme Chloe est là, c’est l’occasion de les voir parler entre elles et de commencer ce qui pourrait être un ship entre Murphy et le père de Chloe.

Cette dernière veut en tout cas voir son père s’inscrire sur un site de rencontre suite à sa conversation avec Murphy, et elle permet aussi quelques gags quand elle est dirigée vers les toilettes par un cliché de prostituée… qu’elle invite à dîner avec son père. C’était plutôt drôle.

Quoiqu’il en soit, Murphy pense ensuite à retrouver Dornell, le cousin de Tyson, pour lui demander l’adresse de sa mère. Sans grande surprise, Dornell refuse de lui parler, mais le vendeur du foodtruck avec qui il est la drague lourdement et lui fournit l’information en échange d’une heure de son temps. C’est n’importe quoi, tout ça. Pour leur rencard, il décide de la faire escalader une grille pour mieux pouvoir contempler une vue de la ville qu’elle ne peut évidemment pas voir.

Je ne sais pas trop à quoi tout ça sert, mais je l’aime bien ce nouveau personnage. C’est un con de base et il est évidemment révélé qu’il n’avait aucune idée de la disparition de Tyson. Il lui conseille quand même de ne pas aller annoncer à la mère que son fils est mort avant d’être sûre, mais elle l’est.

Du coup, elle s’y rend le lendemain… mais n’ose pas révéler ce qu’elle pense savoir. Par conséquent, la mère pense juste avoir affaire à une amie s’inquiétant pour son fils. Mignon comme tout. Elle laisse Murphy se diriger vers les toilettes et celle-ci passe un peu de temps la chambre de Ty à la place, retrouvant notamment son ipod.

Elle finit en larmes et la mère la retrouve, inquiète comme tout désormais de ne pas avoir de nouvelles de son fils. Cette fois, Murphy lui révèle tout ce qu’elle a vécu dans le premier épisode. C’est triste, franchement, mais ça permet à la mère de Tyson de signaler sa disparition.

En fin d’épisode, Murphy se rend au travail en robe, à la demande de sa mère, et la robe est absolument immonde. Comme en plus, elle est en retard, ça n’a pas grand intérêt ; donc elle s’échappe vite pour aller voir Dean, le flic. Celui-ci lui apprend que le téléphone a été vidé et qu’il sait que c’est de sa faute s’il s’est retrouvé en rencard avec une prostituée. Cela fait une scène bien drôle à voir et ça m’embête car je me retrouve pris au piège de ce triangle amoureux qui se dessine entre Dean, Murphy et le vendeur du foodtruck avec qui elle a eu rencard et qui insiste pour en avoir un autre le lendemain. La suite au prochain épisode, dans lequel Murphy partira à la recherche de Kira, la petite amie de Tyson, tout en étant recherché par Donnell qui n’apprécie pas de la voir fouiller dans la vie de son cousin ; surtout quand il en parle avec une femme en prison qui lui demande s’il a bien vidé le téléphone. Oups.

Autrement, Murphy se découvre aussi en début d’épisode une infection urinaire qui va la suivre tout au long de l’épisode et qui est l’occasion de la voir passer quelques scènes avec Jess, qui s’occupe d’elle. Cet épisode s’éloigne un peu de Murphy grâce à ça en s’intéressant plus longuement à Jess, qui stresse de savoir que Vanessa est en manque de pénis suite à sa blague du début d’épisode.

Elle achète donc un god-ceinture que la CW n’ose jamais nous montrer, ce qui est ridicule. En revanche, c’est une intrigue mignonne qui leur fait dire qu’elles s’aiment l’une et l’autre, avec pas mal d’humour. C’est expédié, mais c’est réussi.

Les flashbacks continuent tout au long de l’épisode également, histoire qu’on comprenne mieux pourquoi Murphy est si proche de Tyson. Ils ont une vraie relation amicale très sympathique ; c’est chouette. Après, je ne sais pas si j’ai envie d’une énième série à flashback, alors j’espère que ça s’arrêtera à cet épisode. En attendant, ce n’est pas du tout flippant de découvrir que Murphy sait faire un joli origami parce qu’il lui a appris quand moi, avec des yeux et un tutorial, mes cygnes de Prison Break ne ressemblent à rien.

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