Euphoria – S01E04

Épisode 4 – Shook One Pt. II – 18/20
Tout comme la semaine dernière, cet épisode est une vraie réussite : il parvient à faire passer le message qu’il veut faire passer sans avoir à l’expliciter, et c’est assez beau. Il y avait pas mal de surprises en cours de route, des choses que j’attendais et des personnages qui sont de plus en plus appréciables, de plus en plus complexes, de plus en plus attachants précisément parce que toutes les étapes de leur développement sont clarifiées. Bref, je suis de plus en plus fan de la série, et ça se fait vraiment contre toute attente.

Saison 1


Spoilers

104.jpg

When you hate your brain and your body, it’s hard to enjoy the rest.

Une partie deux sans une partie une, c’est original, ça. Et comme tous les lundis, il est plus de 22h quand je me lance alors que j’avais espoir de m’y mettre tôt. Raté. Cet épisode revient sur l’enfance de Jules. Sa mère l’emmène chez un psy, puis à la visite de « l’Unité » où enfants et ados à problèmes sont parqués. La visite est super sympa, avec un ado qui se branle directement devant elle. Elle y est finalement internée de force, se retrouvant donc plein de rage.

Elle s’y trouve parce qu’elle se déteste : l’ensemble de son corps, son cerveau, sa vie complète. C’est super triste. La voix-off de Rue nous accompagne avec toujours autant d’efficacité dans cette histoire qui est absolument atroce avec Jules qui finit par se tailler les veines grâce à une canette de soda laissée par un infirmier lui faisant confiance.

À 13 ans, elle commence sa transition, et à 16 ans, elle est celle que l’on connaît désormais, couchant avec plein de types « 100% hétéros », tous plus bizarres ou agressifs ou doux les uns que les autres. C’est là qu’elle rencontre Rue, puis finit par être amoureuse de Tyler. On en revient donc au présent, mais franchement, cette intro était, comme toujours, un excellent début d’épisode qui en dit tellement déjà sur le personnage. On pensait la connaître, mais c’est fou comment tout change !

Rue se remet donc de sa crise de nerfs en parlant avec l’homme qui lui avait fait comprendre que son petit jeu de mensonges ne prenait pas sur lui. Elle est forcée de lui raconter ce qui lui arrive pour le contacter. Il compare alors Jules à une drogue, lui rappelant que ça aussi, Rue pensait que c’était vraiment bien la première fois. Outch.

De son côté, Fez continue son business… à la fête foraine. C’est l’occasion d’un excellent plan séquence qui nous réintroduit tout le casting, en passant par la grande roue dans laquelle sont Jules et Kat. Normal. Bien sûr, Jules attend surtout la fin de la soirée pour retrouver Tyler, mais en attendant, elle est souriante de revoir Rue. C’est déjà ça de pris : elles se font un câlin devant Gia qui confie à Lexi qu’elle pense que Rue est amoureuse de Jules. Pourquoi pas, mais je n’aime pas bien voir Lexi sur son portable.

Quoiqu’il en soit, l’intrigue de cet épisode voit surtout Jules retrouver le type du motel avec qui elle a couché… le père de Nate, quoi. Elle en parle à Rue qui ne la croit pas, mais est forcée de voir que c’est la vérité quand il est totalement perturbé de la voir à son stand. Elle lui commande du chili, qu’il renverse, et elle regarde alors en direction de Rue. Ouep, ben dans le genre grillées, elles se placent là. Jules a beau s’enfuir, évidemment, il se renseigne sur elle auprès de Nate.

Les filles apprennent alors que Gia a disparu et se mettent à sa recherche. Cet épisode est assez magnifique du point de vue esthétique bien aidé par la fête foraine et les feux d’artifice. Rue est celle qui retrouve Gia, en train de se droguer avec les jumeaux. C’est horrible comme scène et Gia comprend qu’elle a bien merdé quand ils se mettent à se moquer de Rue qui a déjà fait une overdose par le passé. Tristesse.

C’est trop tard, cela dit. Elles se retrouvent à rentrer ensemble, et c’est Gia qui est complétement pétée. C’est un changement. Et Rue est ainsi l’adulte de la situation face à sa mère qui est heureuse de la voir si débrouillarde désormais.

De son côté, Jules m’a paru menacé un instant par le père de Nate qui la retrouve aussi, mais finalement tout ce qu’il fait, c’est la supplier d’être gentille et de ne rien dire ce qu’elle sait sur lui et qui pourrait détruire sa vie. Voilà qui est fait. Elle arrive à le convaincre que ce n’est pas son intention… mais pour combien de temps ? En plus, en rentrant chez lui, il check ses dvd, probablement pour détruire celui où il couche avec Jules, encore mineure, mais s’aperçoit que le DVD n’est plus là. Il y aura forcément une suite.

Cassie et McKay se retrouvent ensemble à la fête foraine, et ce dernier n’ose pas reconnaître qu’ils sont en couple, quand c’est évident qu’ils le sont. Elle est clairement blessée et n’hésite pas à le montrer, mais ça donne l’impression que tout le monde s’en fout autour d’elle. Elle se barre donc, blessée, pour mieux découvrir que la raison de McKay de ne pas se dire en couple est qu’il a peur de la réaction des autres à cause du passé porno de Cassie. Outch.

En tout cas, à la fête foraine, il y a un stand qui a du succès, c’est celui du père de Nate. Ce n’est pas le cas de ce dernier qui s’embrouille avec Maddy, à cause de son look pour le moins… osé. Bon, c’est moche, mais je le comprends de ne pas avoir envie de la ramener comme ça au stand familial. Comme elle est vexée, Maddy décide d’aller prendre de la drogue, embarquant avec elle Cassie.

Elles finissent droguée dans une galerie de miroirs, rien que ça. Elles prennent la décision de faire de la merde : Maddy s’affiche donc devant la famille de Nate, ruinant leur moment de gloire et insultant sa belle-mère. Nate prend la décision de l’étrangler et de la larguer, mais c’est là qu’elle en profite pour utiliser le pouvoir qu’elle a sur lui : elle lui demande ce qu’il fait avec des photos de bites. C’est bien vu. Elle a beau promettre de n’en parler à personne, c’est trop tard, surtout qu’elle l’a déjà dit à Cassie, quoi. Elle finit l’épisode en larmes, parce qu’elle l’aime, mais qu’elle a désormais des traces de ses mains sur son cou…

De son côté, Cass prend la décision d’aller draguer un autre mec et de faire un tour de carrousel. Pourquoi pas… sauf que ça finit super mal : elle a ainsi un orgasme devant toute une partie de la fête foraine. Juste de quoi finir en larmes, quoi. Cet épisode n’était pas du tout déprimant, hein !

Kat est lâchée rapidement par Jules et se retrouve dans une attraction à côté d’Ethan. Elle passe alors sa soirée avec et franchement, ils sont mignons même si ce n’est pas beaucoup développé. Et quand ça l’est, c’est beaucoup mignon, parce qu’Ethan parle à une collègue de sa sœur et Kat s’imagine plein de choses. Elle décide elle aussi d’aller draguer un autre mec, et de coucher avec, juste pour le plaisir de lui dire après coup qu’elle n’a pas joui. Le plaisir d’avoir du pouvoir, quoi.

En fin d’épisode, Jules se rend enfin à son rencard et découvre que Tyler n’est autre que Nate. Contre toute attente, il se montre malgré tout charmant avec elle, lui promettant qu’il ne lui veut aucun mal et lui faisant même une jolie déclaration d’amour. Malgré cela, elle a l’intelligence de ne pas lui faire confiance… en s’approchant d’un lac. Alors moi, quand je ne fais pas confiance à quelqu’un, je ne me rapproche pas d’un lac en plein milieu de la nuit.

Ils s’embrassent… et puis, il reprend le fétichisme de son père et devient à nouveau le psychopathe que l’on a eu l’occasion de la voir. Je suis quand même rassuré de voir qu’il ne la frappe pas, mais il préfère la violence psychologique qui n’est pas beaucoup plus joyeuse en fait. En effet, il la menace tout simplement : elle a envoyé des selfies d’elle nue, et c’est de la pédopornographie. Dans leur état, la loi est claire sur le sujet et lui fait courir le risque d’être sur la liste des sex offenders, ces gens qui sont forcés de faire le tour de leur voisinage à chaque installation pour dire qu’ils ont été arrêtés.

C’est bien atroce, parce que ça veut dire aussi pour elle, pas de fac, pas de diplôme, bref, une vie ruinée quoi. Malgré tout, elle a encore un peu de réparti et s’en sort sans dégât physique. Elle décide tout de même d’aller passer la nuit chez Rue, pour obtenir le réconfort dont elle a besoin. Elle lui ment tout de même, expliquant qu’il ne ressemblait simplement pas à sa photo, quand ce qu’elle subit était bien plus violent que ça. Elle fait tellement de peine, la pauvre.

Mais eh, sa relation avec Rue est vraiment magnifique, c’est déjà ça. Et puis, Rue est toute heureuse de l’avoir dans son lit après tout ça, forcément. La fin est alors un peu cucul, mais c’était un montage vraiment sympathique cette idée du lit qui tourne et nous montre les bons moments entre les filles avant leur premier baiser !

Saison 1

 

The Rook – S01E02

Chapter 2 – 15/20
Ah ben mince, j’ai mis beaucoup plus de temps à re-rentrer dans la série que la semaine dernière. Ce n’est pas tant sa lenteur et la multiplication des personnages qui m’a posé problème que l’absence de voix off. Les messages du premier épisode était finalement un bon moyen d’entrer dans le mystère et d’attiser la curiosité ; là, il était parfois difficile de voir exactement où chaque scène voulait en venir. Cela dit, ça reste une excellente série, tout va bien.

Saison 1


Spoilers

102.jpg

You’re over simplifying the definition of trauma.

Le temps passe vite, et une semaine s’est déjà écoulée depuis le premier épisode. Cela pose tout de même le problème que je suis passé à côté de certains pans de l’intrigue depuis, oubliant des personnages et tout… Mais allez, ça va le faire. La série reprend en 2004 sur un groupe d’ados plein de cigarettes et faisant des selfies avant que ça ne s’appelle selfie. Parmi eux, il y a évidemment Mifawny : elle est chez elle, a organisé la fête sans l’autorisation de ses parents et elle finit par tomber du toit au retour de ceux-ci. Bien.

Le truc, c’est qu’une fois inconsciente, elle se met à bouger la main et provoque apparemment un « malaise » chez son père, parce qu’elle utilise son pouvoir. C’est triste comme tout comme révélation de pouvoirs. Et en plus, je ne m’attendais pas forcément à des flashbacks, malgré la perte de mémoire. J’aurais presque préféré qu’il n’y en ait pas.

Loin du flashback initial, on reprend aussi dans cet épisode avec la réunion qui débutait en cliffhanger la semaine dernière. Monica y révèle donc la mort de l’agent américain et il est évident que Mifawny paraît ultra suspecte à ne pas prononcer un mot et à se renfermer sur elle-même. Linda ne manque pas de lui faire remarquer à la fin de la réunion, tout en continuant à développer la mythologie de cette histoire : les pouvoirs sont donc détectés chez de très rares humains, parmi lesquels une sélection encore plus stricte s’opère pour déterminer qui seront les agents bossant pour le Checquy. Bien.

Ses pouvoirs ? Mifawny les a manifestés à l’enfance : elle peut donc transmettre, par la peau, une onde cérébrale qui fait souffrir celui qui la reçoit ; mais elle n’avait jamais auparavant tué quelqu’un, ni utilisé une telle force. C’est en tout cas ce que lui affirme Linda, qui propose donc à Mifawny de faire un test scientifique pour débloquer sa mémoire, qui pourrait clairement lui être précieuse : elle l’emmène dans un laboratoire où on lui montre quelques photos pour savoir si elle les reconnaît ou non.

Il s’agit de photos de son enfance qu’elle ne reconnaît pas du tout, mais pour lesquelles Linda se montre tout de même très autoritaire : elle refuse de montrer à son employée pas mal de photos de personnes de son passé et, plus précisément, de sa famille. Etrange. N’empêche que quand le scientifique explique à Mifawny que retourner sur le lieu de son trauma pourrait l’aider à s’en souvenir, Mifawny n’hésite pas une seconde à se rendre sur le pont, malgré les exhortations de Linda à ne pas le faire.

Elle y agit super bizarrement évidemment. Sa simple présence est bizarre et éveille les soupçons de Gestalt, qui le prend pour lui, espérant clairement plus de leur relation. Ce n’est pas gagné. Après l’avoir croisé, Mifawny part en quête de sa voiture, dans un garage à proximité. Oui, elle en a retrouvé la clé, mais ne sait plus où elle l’a garée. Elle est clairement en quête de vérité quoi. Ce plan m’a encore marqué pour sa beauté esthétique.

Mifawny retrouve donc sa voiture, avec un message d’elle-même dedans, mais aussi pas mal d’argent bien planqué. Malgré le conseil de Linda qui l’appelle pour lui dire d’abandonner la voiture, parce qu’elle la suit sur les caméras de surveillance, Mifawny prend la décision de conduire, histoire de nous rappeler qu’on conduit à droite dans ce drôle de pays qu’est l’Angleterre (oui, le plan m’a fait bizarre, désolé).

Elle se rend ensuite à la morgue pour continuer son enquête sur les victimes du pont et de la Banque. La légiste est un peu blasée de sa visite, mais elles semblent assez amies puisqu’elle accepte de lui faire un compte-rendu de tout ça. Je ne crois pas qu’il y a grand-chose à en retenir, si ce n’est l’envie croissante d’aller boire de l’alcool qui se développe chez Miffawny.

Elle ne sait plus ce qu’elle aime, cependant. Mifawny est de toute manière déprimée de n’avoir aucun souvenir qui lui revient. Elle s’en confie à Linda quand celle-ci la retrouve une fois de plus dans le bar. J’ai envie de faire confiance à Linda, quand même, elle est trop impliquée et suspecte pour être vraiment celle qui conspire contre Mifawny, je pense. Elle lui explique ainsi que ses parents sont morts avant qu’elle naisse et lui conseille de lâcher cette piste : se souvenir ne lui apporterait rien de plus.

Comme elle est bourée, Linda envoie Robert la chercher, et il la ramène bien gentiment chez elle. Gentiment ? Non, ils se prennent quand même la tête, parce qu’il y a un passif entre eux, même si elle ne s’en souvient pas. Et elle a beau le remercier de l’avoir ramenée chez elle, il s’en va de manière plutôt énervée, sous la pluie. Bien. Et durant la nuit, Mifawny se met soudainement à hésiter à prendre les médicaments que Linda veut absolument qu’elle prenne…

Au Checquy, Ingrid explique à Monica qu’elle n’a pas le droit d’interagir ou interférer avec l’enquête. Voilà qui va être pratique. Linda la remet autant que possible à sa place, mais ce n’est pas si facile, surtout que Monica connaissait l’une des victimes. Elle explique à Ingrid qu’elle en était proche en plus, avant qu’il ne disparaisse, ce qui leur permet de lier une amitié.

En parallèle, Claudia prétend venir de Russie avec un homme qui est clairement un suspect. Elle prétend coucher avec pour s’assurer que son coéquipier puisse bien copier l’ensemble de son portable. Clairement, ces deux-là communiquent par la pensée et c’est marrant de les voir réagir à ce qui arrive à l’autre en quasi direct, même s’ils me font un peu peur à tous tout savoir dans cette équipe.

Tout cela leur permet de trouver la planque de l’ancien agent américain, qu’ils fouillent aussitôt, sans trop de succès. En revanche, ils tombent sur Monica qui connaît vraiment bien son ex-coéquipier et n’a aucun mal à trouver son briquet, puis un autre objet difficile à identifier pour l’instant. En fin d’épisode, il est révélé qu’il s’agit d’une clé USB, apparemment directement destinée à Monica. Elle y trouve un site internet avec un compte à rebours peu rassurant avant la prochaine vente… d’esclave. Comme elle le dit si bien, fuck, surtout que ces esclaves sont des gens avec des pouvoirs, bien sûr. Ouep, ben son ex, c’est peut-être un agent américain, mais clairement, il a ses propres intentions, hein ! Et pour ne rien arranger, il y a Miffawny dans les esclaves à vendre…

De son côté, Conrad continue l’enquête sur le pont, auprès d’un indic’ d’une autre agence internationale. J’ai eu du mal à m’intéresser de près à cette intrigue et ce personnage, encore trop mystérieux ; mais on y apprend que la vidéosurveillance a été désactivée lors des deux attaques de Mifawny. Soit ses pouvoirs sont vraiment plus puissants que prévu, soit elle est bien protégée ; mais pourquoi ?

Conrad a tout de même l’impression que son indic ne lui dit pas tout ce qu’il sait, et il ne peut pas le tolérer : il décide donc de lui rendre une visite nocturne pour le torturer avec ses propres pouvoirs et obtenir des nouvelles plus fraiches et complètes… Il explique néanmoins à Linda que cette piste était une perte de temps. Combien de personnages possèdent des secrets, sérieux ? Clairement, Conrad se méfie maintenant de Linda… Il enchaîne en tout cas en retournant coucher avec la Secrétaire à qui, cette fois, il explique tout ce qu’il sait : la cible était selon lui Miffawny. C’est gênant qu’il dise tout ça.

Enfin, le cliffhanger de l’épisode est sacrément surprenant : on revient à la morgue, où un cadavre se réveille et fait sa petite vie, quittant les lieux comme si de rien n’était. Au moins, il sera vite repéré à être nu comme un ver. Pour en savoir plus, il faudra néanmoins revenir la semaine prochaine.

Saison 1

 

Vus cette semaine #27

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de gauche et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Lundi

Euphoria – S01E03 – Made You Look – 18/20
Maintenant que je sais à quoi m’attendre de la part de cette série, je peux plus facilement la noter, je crois. Elle a son ambiance, sa nudité assumée, ses personnages qui finissent par être attachants et ses situations plus ou moins réalistes. Le plus intéressant reste encore l’évolution de chacun et l’épisode de cette semaine en est encore un exemple : c’est aussi simple que c’est complexe, c’est étrangement « éducatif » par moments et ça n’hésite pas à partir dans certains délires auxquels j’accroche vraiment bien…
The Rook – S01E01 – Chapter 1 – 20/20
Est-ce qu’on part sur un coup de cœur ? Parfaitement. La première scène est hyper prenante, la tension bien menée, les vues de Londres donnent plus que jamais envie d’y retourner et le mystère qui plane est épais. Avec seulement huit épisodes, cette série risque fort d’être une de mes nouveautés estivales préférées. En tout cas, pour l’instant, c’est génial.
Fear the Walking Dead – S05E05 – The End of Everything – 18/20
Je dois avouer que je suis surpris de cet épisode : j’ai accroché à son intrigue quand elle aurait dû me blaser. En découvrant une nouvelle facette d’un personnage que je n’apprécie toujours que moyennement, la série fait en sorte que l’on s’attache davantage au sort des survivants de cette apocalypse. Bref, elle fait bien son boulot, tout en tournant toujours autant autour du pot de son intrigue de base. Il y a quelques miettes à grignoter quand même de ce point de vue-là…
Fear the Walking Dead – S05E06 – The Little Prince – 14/20
Moui. J’ai trouvé le titre de cet épisode tout de même drôlement trompeur. Si j’ai beaucoup aimé la manière dont certains personnages sont vraiment approfondis dans cet épisode et s’il y a eu de bonnes scènes, j’ai trouvé l’ensemble tout de même assez brouillon. Les intrigues ont encore du mal à se recouper et certains personnages prennent des décisions complétement débiles : après autant de temps dans une apocalypse zombies, je pense que tu commences en théorie à être plus malin que ça, quoi.

Mardi

Grand Hotel – S01E03 – Curve Ball – 16/20
Comme tous les soaps, plus on avance, plus de nouveaux secrets et dramas se profilent à l’horizon. L’ensemble est toujours bien maîtrisé, chaque épisode avance de manière cohérente et manie assez bien l’équilibre cliché et scènes marrantes. Et à trois épisodes, on peut déjà le conclure : c’est une série qui fonctionne pour l’été, je l’espère déjà renouvelée pour une saison 2, du coup.

Vendredi – Stranger Things

S03E01 – Suzie, Do You Copy ? – 19/20
Retour très réussi pour la série qui parvient à réintroduire tous ses personnages, avec de nouvelles dynamiques et de nouvelles intrigues qui promettent d’être sympathiques. La série me manquait : c’est toujours une plongée réussie au cœur des années 80, des looks à la musique. C’est fou comme elle est réussie ! J’ai hâte d’en voir plus !
S03E02 – The Mall Rats – 17/20
J’ai l’impression que cette saison est déjà mieux partie que la deuxième, mais en même temps j’avais adoré les premiers épisodes de la deux aussi. Concrètement, on sent que l’intrigue se développe peu à peu et que les scénaristes savent où ils vont. L’ambiance est excellente pour l’été : on sent qu’il fait chaud dans cette ville fictive ; mais on sent aussi que la série en profite pour s’offrir des moments de plus grande légèreté. Et ça fait du bien de voir des enfants être des enfants, parfois.
S03E03 – The Case of the Missing Lifeguard – 17/20
Si comme lors de la saison précédente, je trouve un peu dommage la division des personnages en plusieurs sous-intrigues, j’aime beaucoup les groupes qui se sont constitués assez naturellement cette année. Chaque épisode a un début, un milieu, une fin, et il y a tellement d’intrigues qu’on ne voit pas le temps passer. C’est super bien construit, ça coule tout seul, j’aime beaucoup !
S03E04 – The Sauna Test – 19/20
C’est déjà la mi-saison et ça vaut clairement le détour ! Toujours aussi fluide, l’écriture de cet épisode se fait sans détour et commence enfin à réunir certaines intrigues et personnages pour avancer vers son objectif qui se révèle peu à peu. Contrairement à la saison 2, j’ai l’impression qu’on est sur quelque chose de plus construit et complet, avec chaque épisode fournissant une pièce du puzzle. Bref, c’est très réussi pour le moment.
S03E05 – The Flayed – 19/20
Pfiou, c’est vraiment très prenant comme saison : les intrigues sont super bien liées entre elles et avancent toutes assez vite ; avec de bonnes découvertes à chaque fois. On n’a pas traîné à en arriver à des moments vraiment intéressants de mise en commun, et cette mise en commun n’est pas l’occasion, comme trop souvent (surtout sur Netflix) de simplement traîner en attendant l’épisode suivant. Non, au contraire, on avance à chaque fois un peu plus, et ça donne envie d’aller au bout du mystère.
S03E06 – E Pluribus Unum – 20/20
Franchement, j’arrête de tourner autour du pot et de mettre simplement 19 quand cette saison 3 me scotche assez à mon canapé pour que je la poursuive tard dans la nuit. Elle est très réussie et cet épisode le prouve encore : chaque part de l’intrigue se recoupe sans le moindre problème et donne lieu à de très bonnes scènes, avec un puzzle général de la saison qui ne traîne pas et nous montre comment chaque partie était essentielle. Excellent ; surtout quand je repense à l’épisode hors sujet de l’an dernier !
S03E07 – The Bite – 20/20
Franchement, tout va à toute vitesse, les personnages sont géniaux et il n’y a que pour un petit cliché que j’ai hésité à retirer un point ; mais comme il y avait aussi une scène totalement inattendue et vraiment bien fichue dans le tas, je n’ai pas eu à cœur de le faire. Non, vraiment, cette saison est clairement leur meilleure : on connaît bien la mythologie de la série désormais, et ce qu’ils font fonctionne bien mieux… même quand il s’agit de brillants placements de produits intégrant l’air de rien une pub complète au sein de l’épisode.
S03E08 – The Battle of Starcourt – 20/20
En toute logique, cette fin de saison est une réussite. Il aurait été compliqué de se rater vu la qualité des épisodes précédents, mais là, ils ont balayé le peu d’inquiétude qu’il me restait. Les intrigues sont conclues, mais ça n’empêche ni les moments dramatiques, ni les moments bien drôles. Et j’ai eu quelques surprises en cours de route. En huit épisodes, la série a su montrer cette saison ce qu’elle faisait de meilleur… et je sais déjà qu’elle me manquera dès demain (ah oui, j’ai vu ces épisodes la nuit passée, oups !)..

Samedi

Agents of S.H.I.E.L.D – S06E08 – Collision Course (Part One) – 17/20
On est toujours sur du très bon du côté de l’évolution des personnages, mais je trouve frustrant que cet épisode ne soit qu’une préparation du meilleur à venir au prochain épisode. En effet, la situation se met en place petit à petit, les réponses surgissent, mais on reste vraiment sur notre faim par rapport à tout ce qui est promis. Vite, la suite !

Rattrapage

Single Parents – S01E03 – A Leash Is Not A Guinea Pig – 16/20
C’est vraiment une série sympathique : les personnages sont attachants et commencent à être un peu plus développés, sans que les gags n’empêchent de le faire, ce qui est parfois le problème des comédies. En trois épisodes, certains ont déjà eu l’occasion de changer un peu, et ce n’est pas plus mal.
Single Parents – S01E04 – Beyoncé Circa Lemonade – 16/20
La série fonctionne bien avec un schéma d’écriture qui commence à se répéter : trois intrigues, deux duos et une pour les enfants sous la surveillance d’un adulte. Comme les duos changent à chaque épisode, les dynamiques sont différentes à chaque fois, alors il y a toujours une part de surprise. J’aime vraiment bien, mais ça n’est pas non plus très original. À voir sur du plus long terme ce que ça donnera !
Tales of the City – S01E03 – Happy Now – 17/20
Si je n’apprécie vraiment pas tous les personnages de la série, je trouve tout de même qu’ils sont tous très originaux. Cela dit, ce qui fait la force de cette saison, ce sont les thématiques qu’elle ose aborder. Je trouve que c’est assez fascinant d’avoir une série qui ose aborder des sujets de vie quotidienne trop souvent passée sous silence pour la communauté LGBT. Et même si on en a plein d’un coup, je trouve que rien ne semble jamais trop forcé, ce qui fait que c’est un vrai plaisir à regarder.

Challenge Séries 2019

Midnight Texas – S02E06 – No More M. Nice Kai – 16/20
L’épisode était de facture on ne peut plus classique pour la série, mais il possédait quelques bonnes surprises dans le traitement des personnages et les évolutions de ceux-ci. Ce sera un dont je me souviendrais longtemps, mais pas forcément pour les bonnes raisons du coup. Je suis très curieux de voir ce que donnera la suite, parce que je crois que c’est la première fois de la série que je me suis retrouvé vraiment surpris par un twist !

> Vus en 2019

Tales of the City – S01E03

Épisode 3 – Happy Now – 17/20
Si je n’apprécie vraiment pas tous les personnages de la série, je trouve tout de même qu’ils sont tous très originaux. Cela dit, ce qui fait la force de cette saison, ce sont les thématiques qu’elle ose aborder. Je trouve que c’est assez fascinant d’avoir une série qui ose aborder des sujets de vie quotidienne trop souvent passée sous silence pour la communauté LGBT. Et même si on en a plein d’un coup, je trouve que rien ne semble jamais trop forcé, ce qui fait que c’est un vrai plaisir à regarder.

 > Saison 1


103.jpg

We should fuck.

Ben oui, on dirait bien que finalement, je suis parti pour m’en voir un par semaine. Ce n’était pas tellement calculé comme ça, mais bon, il faut s’y faire. C’est pas mal le dimanche soir, après tout. On verra bien. On commence par un reportage vidéo de Michael à la soirée d’anniversaire du pilot, mais ce n’était pas bien intéressant, franchement.

Dans le présent, on retrouve Michael en check-up médical, se renseignant sur le sexe sans préservatif, parce qu’il en est là de sa relation avec Ben. C’est rare d’avoir une série qui ose s’aventurer sur ce terrain-là, alors c’est plutôt chouette de voir ça. Le seul problème, c’est qu’en-dehors de la salle, Ben est en train de se faire draguer par Harrison. Et Harrison est l’ex de Michael, sinon ce ne serait pas drôle. Bien sûr, Ben n’aime pas beaucoup Harrison après ça, faisant une petite crise de jalousie à Michael, mais ça passait bien, y compris auprès de Michael qui trouve clairement ça sexy, quoiqu’il en dise.

Ce début d’épisode voit un problème de plomberie à Barbary Lane, mais c’est vite zappé – pour le moment. Je suis sûr qu’il en sera de nouveau question dans l’épisode suivant ! Anna a encore reçu une lettre de chantage, avec une photo d’elle et Thomas Nelsen. Ce n’est pas bien clair, mais elle a même droit à un coup de fil pour la faire chanter encore plus. Au moins, on sait de quoi il est question d’un coup : la personne qui fait ça veut récupérer Barbary Lane. Pourquoi pas.

De son côté, Mary-Ann est toujours aussi insupportable. Franchement, elle n’était même pas encore en scène qu’elle m’irritait déjà, et ça me faisait bien rire. Elle prépare donc un petit déjeuner au lit à Dede qui n’a rien demandé du tout et est insupportable avec… mais elle me fait de la peine quand même quand elle reçoit les papiers pour le divorce.

Elle essaie de se rendre utile comme elle peut dans la maison de Dede, mais tout ce qu’elle y gagne, c’est d’être détestée par son assistant. Mary-Ann enchaîne ensuite par une visite à son premier mari, pour le rassurer sur le fait qu’elle ne dirait rien à Shwana et surtout pour lui raconter que Robert lui a envoyé les papiers du divorce. Bref, elle veut un « ami » à qui parler, mais ce n’est pas gagné. Il faudrait qu’elle comprenne que personne n’a vraiment envie d’être son ami dans San Francisco.

Pour la faire taire, il accepte tout de même un rendez-vous avec elle, le soir. Ils prennent donc un verre ensemble, et Mary-Ann le félicite sur Shawna… ce qui est le meilleur moyen pour ramener leur problème de couple sur le tapis. Ainsi donc, l’analyse de Mary-Ann est que Brian voulait qu’elle échoue dans son travail. C’est pourquoi elle ne lui a pas proposé de l’accompagner ; mais il ne lui a pas non plus proposé de venir avec elle.

Forcément, il finit par se casser de leur verre parce qu’elle est obstinée et ne voit que son côté de l’histoire, comme toujours. Brian se confie donc à sa meilleure amie, à nouveau, et c’est plutôt marrant à voir… jusqu’à ce qu’il lui demande de coucher avec. Euh o… kay ? Apparemment, ce n’est pas la première fois. Allons savoir.

Le lendemain, Mary-Ann retrouve Michael pour ne pas lui raconter l’angoisse de sa soirée et pour apprendre que Michael a eu une carte d’Harrison. Il lui confie ses doutes, parce que oui, malgré tout, il hésite à appeler le Harrison. Bon, allez, je vais laisser ça de côté et trouver que c’est une série vraiment bien écrite : la relation entre ces deux-là est vraiment chouette.

Shawna aperçoit la journaliste du premier épisode dans la rue et elle se sent forcée d’aller lui parler, à elle et son assistant Lucas. De toute manière, ce n’est pas bien long avant qu’elle ne l’invite chez elle. Forcément, la journaliste y trouve la photo que Shawna a récupéré chez Anna, et elle y reconnaît un bar bien trop populaire pour la communauté LGBT. Bref, elle voit une valeur à la photo que personne d’autre qu’elle ou Anna n’a vu pour le moment.

Le lendemain, elles se rendent donc à l’endroit où la photo a été prise, s’allongent par terre pour le principe et s’embrassent. Ouep, assez clairement, Shawna est en train de craquer pour elle. C’est toujours mieux que ces plans à trois, j’imagine.

Pendant ce temps, Jake et Margot se rendent à une fête de famille de Jake : sa sœur va avoir un bébé et organise une fête pour la révélation du sexe de son bébé. Elle voulait une fille, elle a un garçon et en pleure devant tout le monde… Mais le vrai nœud de cette intrigue, c’est que la mère de Jake est toute heureuse d’imaginer un petit-enfant venant de Jake et Margot.

L’air de rien, cela provoque de nouveau des problèmes de couple entre eux, parce que Margot se sent en permanence effacée sous les besoins de Jake. Outch. Il y a vraiment du bon dans cet épisode pour eux, une de mes scènes préférées étant celle du dessin de Margot effaçant progressivement la barbe de Jake. Alors par contre quand elle en a fait une boulette de papier, c’était évident que Jake la trouverait, hein. Et ce n’est pas fait de manière subtile/crédible.

Le soir, tout le monde se retrouve à la soirée des jumeaux, qui lancent une nouvelle mission d’artistes, le Twintertainment. Rien que ça. C’était une fois de plus plutôt sympa à voir et l’occasion pour moi de capter que le jumeau était Monty de The 100.

Bien sûr, Mary-Ann ruine la soirée, sinon ce ne serait pas Mary-Ann : elle essaie d’aller parler à Shawna, bon quand même en suivant le conseil de Michael, mais tout est dit. Shawna n’a pas envie de lui parler et forcément, elle décide de se barrer… mais la journaliste ne la suit pas, préférant filmer la performance. Sympathique. Il faut dire que la performance est tellement perchée que je la comprends un peu, mais bon, tu laisses pas Ellen Page se barrer, quoi. Et du coup, Shawna décide… de se rendre chez Inka et Eli, le couple du plan à trois. Allez, ça me donne le point du Bingo sur le dîner, au moins.

Pendant ce temps, Jake ne se pointe pas à la soirée des jumeaux pour coucher à nouveau avec son rencard gay. Oups. Il invite Jake à passer la nuit, ce qui est l’occasion pour lui de découvrir à quel point Jake est complètement paumé dans sa vie. La seule certitude, c’est qu’il commence à se haïr le Jake, et son rencard a les bons mots pour lui faire comprendre qu’il ne fera que continuer de se détester s’il se force à rester avec Margot. Même s’il l’aime, ce n’est plus elle qu’il désire. Bim.

C’est évident ce qu’il dit, mais on sent à quel point c’est compliqué pour Jake. Il décide donc de parler à Margot, lui montrant le dessin et celle-ci lui explique donc qu’elle lui manque. La blessure est réelle pour Jake, et on tombe alors dans une scène de rupture d’autant plus violente que la série continue de nous montrer les vidéos tournées durant le premier épisode, où ils étaient un couple aimant.

On notera aussi que Ben et Michael font l’amour avec un harnais désormais que Ben a compris que Michael aimait le cuir. C’était marrant à voir et ça nous montre à quel point c’est un couple solide, prêt aussi à ne pas arrêter les préservatifs tant qu’ils ne sont pas tous les deux prêts.

La fin d’épisode se termine par Anna donnant rendez-vous à l’ensemble du casting pour leur apprendre qu’elle vend Barbary Lane. Oui, elle leur fait croire que c’est sa décision… C’est un peu violent tout ça, et ça tombe comme un coup de massue sur tout le monde. Et ça donne aussi envie de voir la suite, je le reconnais.

 > Saison 1