This is us – S04E16

Épisode 16 – New York, New York, New York – 15/20
Si l’épisode est efficace et frappe un nouveau coup dans nos tripes en étant particulièrement chargé en nostalgie, je trouve qu’il n’a pas réussi à m’embarquer autant que d’habitude pendant une bonne partie des trois premiers actes. Je crois que ce qui m’a dérangé est finalement la simplicité des liens entre les flashbacks et le présent : on le voit venir de loin et ça gâche une partie du suspense de l’épisode. Mais bon, je n’avais qu’à poser mon cerveau plutôt que de tout analyser aussi.

> Saison 4


Spoilers

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You’re gonna spend the rest of your life worrying about my mom?

C’est absolument dingue comme j’ai vite fait de prendre du retard dans mes séries quand je ne fais pas bien attention. Il est donc temps pour moi de me mettre devant cet épisode de mercredi dernier pour éviter de récupérer un retard qui ne serait franchement pas le bienvenu. Cet épisode est en plus étrange, avec un début qui n’a apparemment rien à voir avec le reste, mais bon, j’ai confiance en ces scénaristes pour nous faire le lien. Cette petite fille ne peut être que Rebecca…

Dans le passé, on retrouve Jack en train de s’occuper de ses pré-adolescents, mais les acteurs grandissent et paraissent déjà adolescents pour certains. Qu’importe, ce n’est pas le sujet de ce flashback qui nous montre en fait toute la petite famille se préparer à aller passer un week-end à New-York. Les scénaristes nous font grâce de la majorité du trajet en voiture, alors que ça a dû être quelque chose.

On se concentre plutôt sur le trajet en métro pour tout le monde, avec des enfants difficiles à gérer, et particulièrement quand il est question de Kevin et Randall se chamaillant encore et toujours. Sinon, vous savez quoi ? Le parfait Jack n’est pas si parfait ! Il ne sait pas prendre le métro sans se tromper et il ne fait absolument pas confiance à Rebecca quand elle lui dit qu’ils sont en train de rater leur arrêt de métro. C’est un grand classique ce coup des lignes qui ne font pas toujours les mêmes trajets, hein. Ils se retrouvent donc perdus dans le Queens et ça force Rebecca à prendre en charge la petite famille, n’en déplaise à Jack.

On explore un peu plus son côté macho cette semaine, parce qu’il est en fait jaloux de son beau-père qui emmenait Rebecca à New-York quand elle était enfant. C’est donc pour ça qu’elle est si forte à se repérer dans la ville, mais ça gêne beaucoup Jack de ne pas être à la hauteur. Une rapide discussion plus tard, tout re-rentre dans l’ordre, évidemment.

On retrouve la famille dans le restaurant d’un hôtel de luxe où Kevin est bien à l’aise, ce qui est une bonne blague comme on connaît son futur. Chacun a donc son petit truc à faire dans New-York, et on suit la famille passer du temps de qualité ensemble pour avoir une journée parfaite – même si Rebecca n’obtient pas exactement ce qu’elle veut, à savoir aller voir des peintures dans un musée. Autant Jack est chiant en début d’épisode, autant il se rattrape bien, surtout avec un tour en calèche.

Plus tard, mais toujours dans le passé, un mois après la tempête de neige, Rebecca retourne à New-York pour la première fois depuis ce road-trip familial pour assister à une première représentation théâtrale de Kevin. C’est très chouette, et particulièrement quand on découvre Kirby, le professeur de théâtre… qui n’est autre qu’un acteur que j’adore depuis Brothers & Sisters. Par contre, ce coup de vieux de le voir avec des cheveux blancs, je ne vais pas m’en remettre !

Après, c’est très étrange comme relation, le coup de Kirby/Kevin. Kevin en profite en fait pour placer sa mère en tant qu’ancienne chanteuse de talent. Le coup monté est vraiment clair : Kevin espère qu’elle se laissera séduire par Kirby, et ça ne plaît pas du tout à Randall. Ouais, c’est quand même une drôle de soirée où les deux fils sont au restaurant avec leur mère, Sophie et Beth, alors que Kate est en pleine dépression chez elle – même si elle jure que ce n’est pas le cas.

Bon, ils sont donc aussi avec Kirby, mais une fois que Rebecca s’éclipse, il en fait autant – c’est tellement clair qu’il est intéressé par Rebecca ! Cela ne plaît donc pas à Randall qui ne se gêne pas pour le dire à son frère, malgré la présence de Beth et de Sophie. Une bonne discussion familiale, quoi.

Vingt minutes après tout ça, en tout cas, Rebecca retombe sur Kirby alors qu’elle cherche un taxi. Il lui vient en aide et ça permet au deux d’avoir une petite conversation sur les difficultés que ça représente d’annoncer à leurs enfants qu’ils veulent se remettre à voir d’autres gens. Ben oui, il est divorcé, elle est veuve, c’est une conversation logique. Et c’est une conversation sympathique de drague qu’on observe, les deux se rendant vers un musée où Rebecca veut retourner depuis qu’elle est petite.

Pas de bol pour elle, un peu avant d’y arriver, Kirby trouve que les tours en calèche sont un truc ringard pour les touristes. Cela sert de douche froide à Rebecca qui décide de retourner voir ses enfants, finalement.

Enfin, dans le présent, Randall a donné rendez-vous à son frère et sa sœur pour un code rouge, ce qui les flippe un peu. Tu m’étonnes, rien que le titre, c’est terrifiant. L’appel sur Skype est intéressant et se fait avant que tout le monde ne se retrouve à New-York pour la première du film de Kevin.

Randall a donc fait des recherches sur le net et il a trouvé un essai clinique qui pourrait correspondre aux symptômes de leur mère. Il sait que ça va être sacré travail pour les convaincre : il est question de l’envoyer à St Louis pour neuf mois, parce que les essais cliniques pris très tôt dans la vie d’un patient améliorent considérablement la qualité de vie du patient.

Randall demande donc le soutien de ses frères et sœurs, mais ce n’est pas si simple à obtenir. Kate se laisse convaincre facilement, mais ce n’est pas le cas de Kevin… qui finit tout de même par céder face à la pression de son frère. Je sens que ça n’était pas une bonne idée, ça, surtout que tout le monde se retrouve ensuite à New-York pour l’une des premières de Kevin.

Ce dernier a vraiment envie de faire plaisir à sa mère, lui payant un billet d’avion en première classe, un hôtel de luxe et acceptant d’être sur le tapis rouge avec elle, rien que ça. Elle passe donc une journée merveilleuse et Kevin s’assure que ça reste le cas en empêchant Randall de parler d’essais cliniques au milieu de cette journée. Du coup, Randall accepte de ne pas en parler pour mieux le faire en plein milieu de la soirée.

Après la diffusion du film, il se retrouve en effet seul avec sa mère oubliant le nom de son hôtel, et ça le motive à lui en parler. Bien sûr, ça énerve carrément Kevin et même si Rebecca essaie de prendre la défense de Randall, la situation s’envenime assez rapidement entre les deux frères. Randall reproche donc à Kevin de ne plus se sentir après avoir amené sa mère une seule fois à un RDV médical là où il s’est occupé d’elle pendant 20 ans, ce qui mène Kevin à se défendre en parlant finance – son salaire payant les soins pour leur mère. Magique.

Comme toujours avec cette série, la dispute paraît on ne peut plus crédible et permet à Rebecca de s’éclipser pour retourner enfin dans le musée où on l’a vue dès le début de l’épisode, en tant qu’enfant. L’idée est claire : nous dire qu’elle a passé sa vie a essayé de revenir voir une peinture devant laquelle elle avait admiré une jeune femme observant une peinture sans s’arrêter…

C’est donc ce qu’elle fait, tout en expliquant à ses fils qu’elle n’a nullement l’intention de se rendre à cet essai clinique que Randall lui a trouvé. En effet, elle préfère vivre pleinement sa vie et le peu qu’il lui reste, car il y a plein de choses qu’elle n’a pas eu le temps de faire. C’est beau comme conclusion, même si c’est aussi un peu con de ne pas vouloir se soigner pour avoir le temps de faire tout ça. Randall termine l’épisode dégoûté de voir que sa mère prend cette décision, et il essaie encore de changer l’avis de Kevin.

L’épisode se termine sur une des pires scènes de la série, du coup : on y voit Randall seul à New-York se raccrocher à un fantasme qu’il a clairement depuis des années, et dans lequel il empêche Jack de retourner dans la maison en flammes. C’est triste, mais c’est très This is us comme ambiance, finalement.

> Saison 4

The Magicians – S05E10

Épisode 10 – Purgatory – 19/20
Quel exemple d’écriture ! Cette série est géniale, avec des répliques parfaites et des intrigues qui s’emboîtent toujours à merveille en avançant à toute vitesse comme si de rien n’était. Un coup, je suis bluffé, l’autre, je suis mort de rire, l’autre, j’ai limite envie de pleurer. Non, vraiment, c’est tout simplement une série géniale, et puis c’est tout.

> Saison 5


Spoilers

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Do I need to tell you how much I don’t give a fuck?

Regarder une allocution du président à la télévision ou un épisode inédit de ma série préférée sur le point de s’achever ? Que c’est difficile de me décider face à dilemme, franchement… Autant vous dire que je me suis jeté sur mon ordinateur afin de voir comment allait se goupiller l’épisode de la semaine. On commence par Josh mis à genou par Seb qui… le sacrifie, tout simplement. Pardon ?

Josh est en fait envoyer dans un autre royaume par un zombie qui n’arrive toutefois pas à le tuer grâce au collier de Josh. C’est étonnant tout ça, mais c’était sympa de voir Josh devoir se débrouiller tout seul et aussitôt penser à réclamer l’aide de Margo, dont il a toujours l’œil. Finalement, il vient en aide à une petite fille qu’il trouve en chemin et en qui je n’ai vraiment pas confiance. Avec elle, il se débrouille pour prendre un ascenseur qui l’emmène directement vers l’Underworld.

Et franchement, l’hôtel qui représente l’Underworld dans cet épisode fait carrément penser à Shining, alors ça ne m’a pas inspiré du tout confiance. Pourtant, j’aurais dû tout de suite sentir que c’était une excellente chose : Josh se retrouve dans le monde des morts, certes, mais il ne faut pas oublier que Penny, le vrai Penny, y est toujours pour guider les âmes. Qu’est-ce que j’étais heureux de retrouver ce Penny !

Il se débarrasse rapidement de la jeune amie de Josh avant de lui expliquer qu’il ne peut pas l’aider du tout. En effet, Hades a disparu et il n’a plus aucun moyen d’ouvrir une connexion vers le monde des vivants. Intéressant. Josh est ainsi coincé dans le monde des morts tant qu’Hades ne réapparaît pas, mais il faut surtout noter qu’au bout de 24 heures, il sera définitivement mort. Heureusement pour lui, Penny se souvient d’une vieille connaissance qui peut l’aider.

Non seulement, ça apporte de l’humour, mais en plus, Josh a rapidement une solution à son problème. Il peut ainsi trouver la localisation d’Hadès et l’envoyer à Margo, qui souffre de voir ce qu’il se passe dans un autre monde, au point de jurer sur le clitoris de Voldemort. Le clitoris de Voldemort ? Sérieusement, Margo ?

Pendant ce temps, Penny 23 et Plum sont toujours coincés dans une salle où ils n’ont ni fenêtre, ni bouton, ni possibilité d’utiliser correctement la magie. Il est rapidement révélé qu’ils sont là à cause d’un homme qui a l’habitude de voyager dans le temps et qui n’aime pas voir Plum faire comme lui. Il refuse catégoriquement qu’elle le fasse, au point de lui proposer de la guérir de son don.

Sans trop de surprise, Plum n’est pas trop d’accord, mais il s’agit bien d’une offre : il faut le consentement de Plum pour que la machine qu’il a mise au point fonctionne. Après, à défaut d’avoir son consentement, il peut la forcer à le donner : ce charmant Eliphas, c’est son petit nom, décide de laisser enfermer Plum et Penny 23 pour l’éternité.

Ce qui est brillant dans cette décision, c’est qu’ils sont bloqués pour de bon : ils n’ont plus besoin d’aller aux toilettes, de dormir ou de manger… et se retrouvent donc dans une torture très efficace dont on ne voit pas grand-chose. C’est tellement efficace que Plum prend la décision de perdre son pouvoir en une seule scène, malgré l’avis contraire de Penny 23.

Il faut que ça aille vite, parce que cette série adore aller vite : Penny 23 découvre alors qu’Eliphas a pour intention de collecter le pouvoir de Plum, pas du tout de l’anéantir comme promis. Il est un junkie, tout simplement. Grâce à cette information, Penny 23 trouve un moyen de marchander son retour sur Terre. Plum ne perd donc pas totalement son pouvoir, Eliphas a une petite dose et nos magiciens retournent chez eux. Youpi.

En parallèle, Alice a récupéré ses doigts, mais ce sont désormais des doigts-fantômes, présents grâce à la magie. Les scénaristes s’en tirent bien pour que l’actrice ne subisse pas des effets spéciaux insupportables. Admettons. Par contre, elle ne peut plus jeter de sorts à deux mains, ce qui est très problématique mais force Kady à la remercier une fois de plus pour son sacrifice.

Elles sont interrompues par Fen, totalement fan de leur amitié qui déborde de bons sentiments au point d’en pleurer. La scène passe clairement le Bechdel Test, ça peut servir pour le Bingo Séries 36, mais ma foi, je ne suis pas trop d’accord avec Fen : cette amitié me laisse de marbre. Heureusement, elles se retrouvent vite toutes les trois dans une nouvelle intrigue qui est bien plus prenante et réussie… grâce à Margo, encore et toujours.

En effet, Josh utilise l’œil qu’elle lui a donné pour lui diffuser des images de son voyage, sauf que ça pose un gros problème : l’œil est dans un autre monde, et c’est apparemment totalement insupportable pour Margo qui s’évanouit après avoir saigné du nez.

C’est un faux problème pour nos magiciennes cela dit : Alice a rapidement une idée pour aider Margo à supporter la douleur. Un détour à Brakebills plus tard, Margo se retrouve avec un projecteur dans l’œil, ce qui permet aux filles de découvrir que Josh est avec Penny. Kady n’en revient pas de le revoir, pas plus que Fen n’en revient de savoir que Josh est mort. Heureusement, Josh compte sur l’œil de Margo pour lui dire de chercher Hadès… qui est sur Terre.

C’est Alice et Kady qui s’y collent, et c’est vraiment sympathique. On découvre ainsi qu’Hades est en plein deuil de la « Lady Underground » d’il y a une ou deux saisons. Je ne sais plus, ça craint, il faut que je revois toute la série, franchement. Bref, son deuil est puissant : il est dans une dépression à peu près aussi intense que celle d’Alice il y a dix épisodes.

Il en sort toutefois quand il comprend ce qu’il se passe et la raison de leur présence : quelqu’un a ouvert une porte entre le monde des morts et le monde réel, normalement séparés par le monde des Takers, les fameux zombies de Fillory. Tout cela est clairement fait pour que Seb puisse ramener du monde des morts son copain, mais d’après Hades, s’il y arrive, ce sont probablement tous les morts qui pourront se relever et ce n’est pas une bonne chose. Voilà donc l’apocalypse qu’on nous promet, donc.

Et ainsi, Hades accepte d’aider les filles : Josh et sa nouvelle amie adolescente remontent à la surface sans même qu’on nous offre un au revoir à Penny. Sur la terre ferme, en revanche, il découvre que les Takers sont tous à Fillory, oui, mais morts. Pas bon signe, ça.

À Fillory, Julia et Eliot sont toujours enfermés dans une cage, avec aussi Charlton qui parle à Eliot et l’incite à réconforter Julia. C’est loin d’être une merveilleuse idée parce que Julia est sur les hormones de la grossesse. Sérieusement, c’est ça, cette scène, pas vrai ? Je sais que plein de gens voient Julia comme une pleurnicheuse, mais pas moi.

La scène est géniale : Julia est désespérée comme elle ne l’a jamais été dans des situations bien pires et elle passe ses nerfs sur Penny jusqu’à ce qu’elle entende soudainement Charlton, sans raison. Après Margo, c’est donc Julia qui apprend son existence.

Julia réfléchit toujours aussi vite : plutôt que d’être flippée d’avoir possiblement les capacités magiques de son bébé, elle envisage aussitôt de s’en servir pour sortir de sa cellule. C’était bien drôle… et ça mène à un excellent flashback, vraiment. En effet, pour trouver une solution aux problèmes de nos héros, et surtout parce qu’il faut bien savoir comment se servir de la grossesse de Julia, Charlton décide de retourner dans les souvenirs d’Eliot.

C’est finalement Margo qui apporte la solution : il suffit de faire le contraire de ce que Fogg dit, à savoir faire flipper Julia assez pour que les pouvoirs se déclenchent. Pour y arriver, Eliot utilise alors une potion qu’il concocte afin de lui faire croire qu’elle perd les eaux et la paniquer. C’est plutôt rigolo et efficace : Julia découvre qu’elle a bien les pouvoirs de Traveler de Penny 23. Le seul problème, c’est encore que tout ça se passait dans sa tête.

La potion a créé une sorte d’hallucination. Qu’à cela ne tienne, Julia sait désormais ce qu’elle peut accomplir et elle n’hésite pas à le faire. Hop, la voilà libérée de sa cage. Elle retourne bien vite à l’appartement où se trouvent justement le reste de nos héros. Pendant qu’ils papotent de la situation un chouilla catastrophique de Fillory, Plum et Penny 23 les retrouvent alors… L’occasion pour ce dernier de découvrir qu’il va être papa, yay !

> Saison 5

Zoey’s Extraordinary Playlist – S01E05

Épisode 5 – Zoey’s Extraordinary Failure – 18/20
Dans cet épisode, je trouve que la série fait preuve d’une maturité que je ne lui attendais pas, et c’est plutôt très chouette à découvrir, du coup. Les chansons y sont vraiment géniales et j’ai passé un excellent moment devant cet épisode, surtout que ça change totalement de ce qu’on a eu jusque-là, tout en restant dans la continuité des épisodes précédents. Un joli coup de poker des scénaristes, donc !

> Saison 1


Spoilers

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Oh, the team had thought, but you know. Misogyny, misogyny, I think you’re crushing it, that’s all that matters.

Bon, je regarde cet épisode plus tôt que d’habitude, parce que Les Bracelets Rouges reprennent ce soir, alors j’ai des priorités un tout petit peu différente, pour le coup. C’est le cas aussi des scénaristes cette semaine : ils changent leur formule et ne se concentrent plus sur un personnage de l’entourage de Zoey pour se concentrer à la place sur Zoey.

On reprend en tout cas sur sa famille, avec David surchargé de travail qui fait les cartons familiaux avec sa femme et le reste de la famille. C’est l’occasion pour Zoey de voir que sa mère se cache pour passer ses appels professionnels afin que son père ne l’entende pas, pour la mère de prendre des nouvelles de la relation de Zoey et Simon et pour Zoey de découvrir que le mariage de son frère n’est pas si heureux. Le duo entre David et Emily, sa femme est magnifique : la chorégraphie est sympa, le plan séquence très réussi et la performance des acteurs nous montre bien le malaise entre eux.

S’ils disent à Zoey que tout va bien, ils chantent leur mal-être et ça fait de la peine à voir. Bien sûr, Zoey est peinée, donc elle en parle aussitôt à Mo. Ils se retrouvent donc dans un bar pour en parler et Zoey avoue qu’elle est un peu déçue et flippée de possiblement devoir aider sa belle-sœur : elle est peu proche d’elle et est sûre qu’elle reproche à son frère des choses qu’il n’a pas vraiment faites. Magnifique.

À ce bar, Zoey est rejointe par Max qui en a clairement marre de sa petite amie (il fallait bien que ça arrive) trop inconsistante selon lui… Passionnant, mais pas exactement la problématique de l’épisode pour Zoey qui entend soudainement son frère chanter à l’autre bout du bar. La chanson est moins bonne, mais l’acteur se défonce vraiment à la fois en chant et en chorégraphie, donc je trouve ça vraiment top pour la série.

Bien sûr, Zoey comprend que son frère ment à sa femme : il lui dit être au travail quand il chante son besoin de se battre pour avoir un peu de fun. Inquiète, elle reprend finalement contact avec Simon après plusieurs jours de silence pour avoir son avis sur son frère. C’est étonnant… tout comme le fait qu’elle ne résiste pas à s’inquiéter pour lui : Simon parle ainsi de l’anniversaire de son père qui arrive, le premier depuis sa mort.

Pour en revenir à David, il se défile un peu de tout, et pas uniquement de sa femme. Il plante ainsi sa mère lorsqu’il doit s’occuper de son père et ça énerve Zoey plus que jamais. C’est dommage parce qu’elle ignore un peu sa mère au passage, alors qu’elle est en pleine crise de confiance vis-à-vis de son travail qu’elle n’envisage pas de faire sans son mari. C’est bien plus intéressant, finalement, que la crise de David : il est en pleine crise de confiance en lui parce qu’il s’apprête à avoir un petit garçon alors qu’il n’a jamais été un petit garçon très masculin. Mouais.

Zoey comprend donc le mal-être de son frère et elle est coincée quand dès le lendemain Emily lui pose un tas de questions sur son frère. Elle refuse d’abord de donner des informations à sa belle-sœur sur son frère, mais elle craque bien rapidement et balance tous les secrets de son frère : sa peur d’avoir un fils, ses sorties dans un bar pour ne plus avoir peur et chasser les mauvaises pensées. Elle se plante royalement sur ce coup-là, comme nous le disait le titre de l’épisode.

Cette fois, c’est elle qui entre dans sa dépression : plutôt que d’aider Emily et David, elle a tout empiré. Elle s’en confie aussitôt à Mo, un peu trop absent cette semaine, mais de bons conseils comme toujours. Zoey finit par rappeler David pour s’excuser, mais celui-ci n’est pas prêt à encore à lui pardonner tout à fait. Il la remercie pour son appel, tout en raccrochant. Oups. C’est une conclusion bien plus froide que d’habitude, ça !

Dans tout ça, Zoey était un peu absente pour ses parents, au point d’en oublier la crise de sa mère. Celle-ci décide de déposer le bilan de son affaire, ne se doutant pas que son mari est plutôt à danser de joie de la voir reprendre les activités depuis quelques jours. C’est fou, parce que cette fois, Zoey se met à danser avec son père et explique tout ça à sa mère. C’est efficace au moins : Maggie saisit une nouvelle opportunité professionnelle.

Au travail, Zoey a aussi quelques ennuis à gérer quand elle découvre en pleine réunion que Joan a décidé de lire à chaque employé les critiques ce que les autres collègues disent d’eux dans des critiques anonymes qu’ils ont dû remplir la semaine précédente. Le problème, c’est que Max est plutôt critiqué, ce qui n’est jamais agréable. Ce n’est pas le seul : le collègue un peu connard de Zoey l’est aussi.

Il a beau être un connard, il est un bon programmateur et il a sa propre sensibilité, ce qui permet une nouvelle chanson bien sympathique. Sa dépression ajoute de la profondeur au personnage, mais aussi un bon côté comique quand elle sort de nulle part et désespère de le voir comme ça. Comme elle est son manager, elle est forcée par Joan de résoudre le problème. De toute manière, le problème vient d’elle : c’est elle qui a eu l’idée des reviews anonymes. Un autre échec de Zoey, donc.

Elle décide de lui lire ses propres critiques formulées par les autres pour lui faire comprendre qu’il faut simplement entendre les critiques pour évoluer… mais il comprend les choses complétement différemment, imaginant que c’est elle qui les a écrites. Comme apparemment, ça suffit à ce qu’il aille mieux, elle décide d’en rester là.

Du côté de Max, l’enfer est loin du boulot finalement ; il est du côté de la vie personnelle, avec sa copine qui veut maintenant le présenter à ses parents. Il est clairement stressé par ça et il pense beaucoup trop au futur de sa relation, mais en même temps, je le comprends, sa copine est insupportable : c’est un moulin à paroles, ce qui n’était pas un problème jusque-là, mais qui devient vraiment soulant dans cet épisode.

Eh, ça pourrait être un autre échec de Zoey la création de ce couple, mais finalement, la rupture est chouette à voir parce qu’elle est très calme et posée. Malgré tout, Max a besoin d’en parler à sa meilleure amie… sauf que celle-ci n’est pas tout à fait disponible pour lui parler quand il l’appelle. En effet, elle reçoit au même moment la visite de Simon.

Après avoir passé l’épisode à essayer de le consoler de l’anniversaire de son père et du chagrin de sa mort, tout en lui répétant qu’elle n’est qu’à 50 pas de lui toute la journée, ça n’a rien de surprenant de voir Zoey recevoir la visite de Simon chez elle, tard le soir. Il se confie à elle et se met à pleurer parce qu’il se sent coupable d’avoir possiblement raté quelque chose quand son père avait besoin de lui.

Plutôt que de le consoler, Zoey se sert de ses multiples échecs de l’épisode pour essayer de lui expliquer que c’est normal de se foirer parfois. Ce n’est pas tellement ce que j’attendais de cette série comme discours et c’est beaucoup plus mature que dans certains épisodes précédents. Simon finit par remercier Zoey pour son honnêteté, sa sincérité, sa capacité à être réelle… et chante alors la meilleure chanson de la série (peut-être ?). Should I stay or should I go ? se fait avec une excellente chorégraphie délire pour lui et une tension palpable entre les deux acteurs. Il n’est pas étonnant de voir Zoey finalement empêcher Simon de partir de son appartement, ais qu’il était frustrant de ne pas avoir droit au baiser pour finir l’épisode…

Et en même temps, c’est adultère, alors peut-être qu’elle ferait mieux de ne pas l’embrasser, hein.

> Saison 1

Vus cette semaine #10

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de gauche et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Lundi

Zoey’s Extraordinary Playlist – S01E04 – Zoey’s Extraordinary Neighbor – 16/20
Beaucoup de chansons et beaucoup d’intrigues se croisent et recroisent dans cet épisode, mais ça donne un résultat franchement agréable à suivre, parce que toutes les interactions paraissent fluides et efficaces pour mener d’un point A à un point B. Les solutions proposées aux problèmes compliqués de cet épisode sont en revanche trop simples pour être parfaitement crédibles… ce qui n’est pas si dérageant car la série a au moins le mérite d’en parler !

Jeudi

The Magicians – S05E09 – Cello Squirrel Daffodil – 18/20
OK, j’en veux à SYFY d’annuler la série, mais force est de constater que cette saison semble vraiment construite comme une dernière saison. La mythologie de la série est ainsi en train de nous fournir une boucle savoureuse où l’on voit bien que tout est lié, même (surtout !) les détails des premières saisons. Ça se complexifie pour tout comprendre, mais c’est génial !

Vendredi

Station 19 – S03E07 – Satellite of Love – 16/20
La série continue de me surprendre de la bonne manière avec d’excellentes intrigues qui ne sortent de nulle part et des évolutions de personnages plutôt crédibles… mais franchement, elle a toujours des côtés beaucoup trop surfaits pour être parfaitement intéressante. Soyons honnêtes, tout est tellement fluide dans certaines intrigues que ça donne juste l’impression que c’est parfaitement faux et risible. Dommage !
Grey’s Anatomy – S16E16 – Leave a Light On – 19/20
Je suis tellement triste. Et énervé. Et satisfait. Comment voulez-vous que je note ça ? Seriously ? J’imagine que c’est parfait et qu’ils ne pouvaient pas faire mieux que ça après seize ans. Quant à moi, cette série m’a brisé le cœur tellement de fois, on n’est plus à ça près, j’imagine. Mais je refuse d’y mettre 20, parce que ça m’a énervé, même si je m’y attendais, et que je n’ai pas assez de recul pour voir la qualité de l’épisode, aussi bien écrit soit-il. Et il l’est. Raah mais pourquoi j’ai un blog de critiques ? C’est impossible, là.

Rattrapage

Altered Carbon – S02E02 – Payment Deferred – 18/20
L’intrigue se complexifie bien vite et un nouveau personnage d’importance est introduit dans cet épisode qui mène assez naturellement à la découverte de sous-histoires à développer et à des rebondissements qui m’intéressent beaucoup pour la suite. Bref, je suis de nouveau scotché à mon écran, même si mon planning m’empêche de dévorer cette saison aussi vite que je ne le voudrais. Au moins, j’ai le temps de savourer la complexité de la série comme ça !
Emergence – S01E10 – 15 Years – 16/20
Je ne sais pas si j’accroche à tout ce qu’il se passe dans cet épisode, mais comme d’habitude, le rythme est vraiment bon et ça ne permet pas de respirer ou de se poser pour envisager tout ce qu’il y aurait à envisager pour savoir si c’est crédible ou non. Dans l’ensemble, le divertissement prend et l’enquête se suit plutôt bien, avec une division en trois sous-intrigues qui ne se recoupent pas toute dans cet épisode. Au moins, ça donne envie de voir la suite… de même que le ship qui se développe, je dois dire !

Challenge Séries 2020

Voilà, voilà.

> Vus en 2020