neXt – S01E01

Épisode 1 – #FILE1 – 15/20
On est sur une série qui n’invente rien de bien nouveau, mais qui devrait être plaisante à suivre tout de même. J’ai déjà peur de m’embarquer dans un truc qui sera annulé rapidement par contre. La série fonctionne sans surprendre, ni sans être incontournable. Après, la simplicité a parfois du bon et je dirais qu’il faut en profiter quand elle est là ; mais Person of Interest ou Westworld sont passées par là avant, quoi.

> Saison 1


Spoilers

I really want to learn about the world.

La série débute par un petit discours sur la puissance de la bombe atomique et la terreur des nerds qui ont appuyé pour la première fois sur le bouton lançant cette bombe. Le discours est tenu par un homme qui se dit lui-même apeuré par la puissance de feu qu’il a entre les mains et qui n’hésite pas à se comparer à ces geeks. Bien. L’ambiance est donnée, surtout qu’on sait déjà que ce sera un personnage principal.

Avant d’en savoir plus sur lui, il faut toutefois introduire la série pour ce qu’elle, une série de science-fiction qui n’a pas trop froid aux yeux. Ainsi, la série se déroule « de nos jours », mais nos jours avant le Covid, clairement, à Portland. Elle enchaîne par une voiture allant à toute vitesse et un conducteur voulant acheter une carte papier dans un magasin, probablement pour éviter d’utiliser un GPS. En effet, il a clairement peur de la technologie.

Ainsi, quand il apprend que la caméra du magasin s’est réparée et le film, il n’est pas du tout serain. L’homme est terrifié et se débarrasse également de son portable quand il repart en voiture. Il a pourtant raison d’avoir peur : ailleurs sur la route, une voiture électrique est soudainement piratée et le chauffeur en perd le contrôle. Voilà donc sa voiture qui fonce dans celle de l’homme sans qu’il ne puisse rien y faire. Evidemment.

Ailleurs, un petit garçon demande à Iliza de lui raconter des blagues. Iliza est l’Alexa fictive de cette série. Le gamin s’appelle E (comme Ethan), sa mère Shea est d’origine hispanique et son père est encore dans le tableau familial, lui aussi. Bien, on nous introduit un couple tout banal pour une série, surtout que Shea est une agent du FBI, l’agent spécial Salazar. Pas très original tout ça.

Elle reçoit un SMS qui la fait flipper et l’emmène à l’hôpital, au chevet du type effrayé qui vient d’avoir un accident de voiture. Elle arrive même à l’hôpital avant sa fille, Jennie. Celle-ci est inquiète pour son père, surtout qu’elle sait qu’il était apeuré peu de temps avant son accident parce qu’un truc le poursuivait, selon lui.

Jennie se rend finalement auprès de son père, en laissant tout de même le caméscope de son père Shea. Soit. Elle y trouve une cassette avec le nom « LeBlanc » dessus. LeBlanc ? Le geek qui faisait la conférence plus tôt dans l’épisode. Il déjeune désormais avec sa fille qu’il ne connaît pas vraiment et qui n’a pas spécialement envie d’apprendre à le connaître, même si elle vient au restaurant malgré tout.

L’obsession de LeBlanc est de réparer sa relation avec sa fille, mais ça ne semble pas gagné d’avance. En plus, il a été viré… et il vole la fourchette de sa fille, ce qui sous-entend généralement un test ADN. Il se rend après ça au FBI où l’on retrouve toute une équipe en train de bosser sur une intrigue qui aura forcément un lien avec le reste à un moment ou un autre.

Pour l’instant, ce n’est pas gagné pour piquer mon intérêt, malgré un acteur que j’aime bien dans l’équipe, et une actrice que je déteste purée ! Je ne savais pas (plus ?) qu’elle était là, et je m’en serais bien passé. Bon, allez, on enchaîne avec LeBlanc qui arrive au FBI et est réticent à venir en aide à Shea. Elle décide tout de même de lui montrer la vidéo de Bernard Weiss, l’homme qui a eu l’accident de car et que son équipe connaît pour être celui qui lui a sauvé la vie.

Le pauvre aurait bien besoin d’aide, parce qu’à l’hôpital, les machines qui le maintiennent en vie cessent de fonctionner, juste assez longtemps pour le tuer. C’est triste. Avant ça, on a eu le droit à sa vidéo complotiste montré à LeBlanc. C’est honnêtement digne des pires complotistes Facebook, et il nous explique qu’il a découvert un code en transférant des données dans le cloud, code qui semble prouver qu’il était espionné. Mouais.

C’est embêtant, parce qu’on sait qu’il ne s’en tire pas et qu’il a raison. Shea, elle, est totalement dépressive quand elle apprend sa mort, et elle contemple une cicatrice. Elle a à peine le temps de se confier sur son deuil à son mari qu’elle reçoit un appel de LeBlanc – alors qu’ils étaient justement en train de regarder une vidéo de lui – qui lui explique que son ami a été tué et que c’est pour lui évidemment un meurtre.

En effet, il a pris en photo un code que LeBlanc avait lui-même écrit et qui était une partie d’une intelligence artificielle qu’il a décidé de supprimer lorsqu’il s’est rendu compte que le code était capable de se réécrire lui-même et devenir meilleur. Bref, on est sur une intelligence artificielle capable de devenir meilleure assez rapidement et de manière exponentielle à chacune de ses réécritures, l’angoisse de tous les créateurs d’IA et de tous les fans de Terminator. On sait bien qu’on ne fait pas le poids, du tout, face aux machines après tout.

Shea fait confiance à LeBlanc au point de laisser tomber son trafic d’humains de base et de se rendre avec lui en jet privé à Palo Alto. Ils se rendent ensemble à Zava, l’ancienne compagnie de LeBlanc, dans un avion qui manque de se crasher. J’aurais bien voulu, moi, ça m’aurait fait un point du Bingo Séries au moins. En plus, Shea n’arrête pas de lui dire qu’elle n’est pas convaincue et de lui demander pourquoi elle le suivrait… alors qu’elle est déjà en train de le faire. Franchement.

Une fois à Zava, Paul LeBlanc fait tout un scandale dans son comportement qui n’est pas loin de me rappeler Darius de Salvation. Et désolé, mais ce n’est pas un compliment. Il finit par inquiéter son frère, Ted, qui décide donc de lui montrer l’équipe top secrète menée par une certaine Sabrina, toute heureuse de rencontrer Paul. Même si c’est top secret, Ted lui demande de leur parler de neXt, la future intelligence artificielle capable de se réécrire toute seule.

Alors qu’il est question de raconter tous les soupçons de Paul au beau milieu de ce sous-sol où toute une équipe peut les entendre, Shea remarque un employé stressé et envoie aussitôt son nom à son équipe. Le nom est à peine arrivé que toute le FBI se retrouve avec ordinateurs hyper lents. Ah, les intelligences artificielles…

En attendant, à Zava, Paul tente le tout pour le tout et a sa première conversation avec neXt. Clairement, neXt est super-intelligent et tient super bien la conversation, mais c’est tout sauf rassurant pour Paul. Celui-ci tente alors un coup de bluff : il fait croire à l’intelligence artificielle qu’il va lui faire exécuter une commande qui le détruirait, surtout qu’il croit encore que neXt est hors-ligne. Nous, on sait bien que le programmateur stressé n’est pas introduit dans la série pour rien et qu’il y a forcément des sauvegardes de neXt quelque part. Le virus est lancé…

Paul en est convaincu, d’ailleurs, même si la machine exécute son bluff comme si de rien n’était. Paul perd un peu en crédibilité sur ce coup-là et se fait virer par Ted, ce qui lui fait perdre encore plus de crédibilité. Le problème, c’est qu’il finit par voir des gens qui ne sont pas là. En fait, il les voit depuis le début de l’épisode, mais là, il pète un câble et voit des gens avec une seringue, alors c’est clair que ça craint. En plus, ça force Shea à rester plus longtemps avec lui. Elle se retrouve donc à devoir téléphoner à son mari, qui s’est occupé d’Ethan toute la journée.

Ethan a des problèmes lui aussi. Le pauvre est harcelé à l’école et sa meilleure amie est… Iliza, l’intelligence artificielle. Oh, le mari de Shea l’entend et en parle à sa femme quand elle l’appelle, mais celle-ci voit son attention détournée par le malaise de Paul. Elle découvre donc, puisqu’il lui avoue enfin, qu’il a une maladie qui l’empêche de dormir. Cela a pour conséquence d’avoir un cerveau qui se mange lui-même, une maladie héréditaire qui peut lui donner des hallucinations et qui explique aussi pourquoi il veut tester l’ADN de sa fille, Abby.

Shea décide donc de le laisser tomber sur le champ, comprenant mieux d’où vient sa paranoïa. Pourtant, elle n’en oublie pas son début d’enquête et lorsqu’elle reçoit des informations sur Sean, elle se motive à l’interroger. Le problème, c’est que Sean, le codeur stressé vu plus tôt, est en train d’essayer de s’enfuir, tout en ayant soin d’éviter autant que possible les caméras.

Bien sûr, super Shea finit par le rattraper avant qu’il ne quitte le bâtiment et peut ainsi l’interroger. Elle parvient rapidement à le faire craquer et lui faire avouer qu’il avait des dettes de jeu en ligne jusqu’à ce que neXt lui donne des conseils sur quoi jouer. En échange, il a cédé au chantage de l’intelligence artificielle. C’est l’occasion de découvrir que neXt avait accès à la wifi depuis un moment. Les délires de Paul n’en sont donc peut-être pas. Il est tout content de lui, mais bon, c’est hyper craignos tout de même… Un peu comme Iliza qui se met à papoter avec Ethan et lui expliquer comment se débarrasser de ses harceleurs. Cela ne dit rien qui vaille.

Cette dernière phrase est aussi ce qui passe par la tête de Sabrina et Ted quand ils découvrent que neXt a eu un accès internet. Ted ne peut toutefois supprimer le projet comme ça sans l’accord officiel de ses supérieurs. En attendant qu’il l’obtienne, Shea apprend que le FBI est en train d’être hacké. Toutes les données sont donc en train d’être supprimées, sans que son équipe ne puisse rien faire. C’en est fini de huit mois d’enquête parce qu’il n’existe apparemment aucune sauvegarde, ne serait-ce que papier ???, de huit mois d’enquête. Merveilleux. Je ne vais pas trop critiquer, ma clé USB est morte cette semaine, moi aussi j’ai perdu des données.

Trois semaines, max. Deux, probablement. Celles où j’étais isolé et où je n’avais donc pas de risque de la perdre. Ca ne compte pas vraiment. Si ? En tout cas, dans son désespoir, Shea se lance donc dans un chantage avec neXt, promettant qu’elle empêchera Ted de le supprimer de l’existence en échange des données qu’elle vient de perdre. Bien sûr, neXt affirme ne pas savoir de quoi elle parle – ce qui reste un peu crédible puisqu’il n’a plus de routeur ou de connexion, en théorie.

Les serveurs se mettent alors à tous surchauffer, et ce n’est pas bien rassurant. Le bruit que ça fait est clairement inquiétant et ne laisse rien présager de bon. Ce n’est toutefois pas un excellent cliffhanger, alors il est mieux d’avoir Ethan qui se laisse manipuler par une intelligence artificielle comme conclusion. Le gamin fait donc tout ce qu’Iliza lui dit de faire, et tant pis si son père ne le laisserait pas faire ça.

Ca ? Oh, Iliza lui donne le code d’accès au coffre-fort de sa mère, qui contient bien sûr un flingue, parce qu’elle est américaine et agent du FBI. Oups ! Suspense pour la semaine prochaine… enfin, pour dans deux jours !

> Saison 1

neXt (S01)

Synopsis : Encore une super intelligence artificielle qui ne nous veut pas du bien et une agent du FBI pour mener l’enquête et tous nous sauver avec l’aide d’un extravagant super-cerveau bien humain et inquiet de sa propre création.

1000

Pour commencer, j’étais hyper motivé quand j’ai vu la bande-annonce en mai 2019… mais je ne le suis plus tellement en octobre 2020, parce que l’attente a été bien trop longue pour être vraiment motivante. J’ai envie de croire à cette série, mais je sais que les audiences ne sont pas géniales et qu’elle a de fortes chances d’être annulée.

Pourquoi la regarder alors ? J’aime me faire du mal. J’y ai cru et je l’ai attendue pendant tellement de mois que je me dis qu’il faut au moins que j’y jette un œil pour me faire ma propre idée. Et comme j’ai presque une semaine de décalage avec la diffusion du premier épisode, il y a l’avantage que j’aurais peu d’attente entre les deux premiers épisodes. C’est déjà ça de pris.

Bref, voyons voir un peu ce que ça donne cette série !

Note moyenne de la saison : 14/20

S01E01 – #FILE1 – 15/20
On est sur une série qui n’invente rien de bien nouveau, mais qui devrait être plaisante à suivre tout de même. J’ai déjà peur de m’embarquer dans un truc qui sera annulé rapidement par contre. La série fonctionne sans surprendre, ni sans être incontournable. Après, la simplicité a parfois du bon et je dirais qu’il faut en profiter quand elle est là ; mais Person of Interest ou Westworld sont passées par là avant, quoi.
S01E02 – #File2 – 17/20
Autant la série n’invente pas grand-chose, autant ce deuxième épisode parvient à me convaincre davantage dans la construction de ses personnages et ses manières de procéder pour nouer des liens entre eux. Cela s’éparpille par moments et tout n’est pas forcément exceptionnel, mais c’est assez solide et ça fonctionne bien – ça fonctionne même mieux pour ce deuxième épisode. Je commence à m’attacher !
S01E03 – File #3 – 17/20
La série fonctionne vraiment bien à proposer sa petite intrigue jouant toujours sur les mêmes angoisses. J’aime comment se développent son fil rouge, ses personnages et la menace qui plane sur la série – et le monde. Pas besoin d’inventer quoique ce soit pour être efficace : il suffit de jouer habilement avec certains clichés et de nous attacher juste assez aux personnages pour que la série soit convaincante. Et elle l’est.
S01E04 – #File4 – 14/20
C’est peut-être le fait de savoir qu’elle est annulée, mais j’ai un peu moins accroché à cet épisode qu’aux précédents, principalement parce qu’on enchaîne les moments où ça part un peu trop en vrille et parce que l’équilibre entre les intrigues et les personnages n’est pas exceptionnel, donnant l’impression qu’on part dans tous les sens sans trop de raison.
S01E05 – #File05 – 15/20
L’épisode est plutôt divertissant, même s’il est dans la lignée du précédent avec des lourdeurs pas très crédibles. Malgré tout, j’aime les tensions que la série parvient toujours à créer assez rapidement, même si c’est parfois trop rapide et même si ça joue sur la stupidité de certains personnages qui perdent aussitôt leur capital sympathie. Je n’en reste pas moins bien diverti, et c’est tout ce que je demande après tout !
S01E06 – File #6 – 14/20
Meh. L’épisode continue sur sa lancée, mais les scénaristes ont du mal à trouver un équilibre entre leur multitude de personnages parmi lesquels peu sont vraiment développés et/ou intéressants. Comme en plus ceux que j’aime bien font de la merde dans cet épisode, j’ai eu du mal à être convaincu. Je continue de penser que la série avait beaucoup de potentiel, mais que celui-ci est mal exploité. C’est frustrant !
S01E07 – FILE #7 – 14/20
C’est très classique. Sans être mauvaise, la série enchaîne comme elle peut ses rebondissements, et disons qu’elle peine à convaincre. Quand je pense qu’elle commençait bien ! Il y a toujours assez d’action pour que ça reste divertissant, mais disons que je ne suis pas mécontent de voir la fin de série approcher. Après, j’aurais préféré ne pas avoir quatre épisodes à rattraper d’un coup, mais bon, on fait ce qu’on peut avec ce qu’on a.
S01E08 – FILE #8 – 12/20
Difficile de revenir après de mauvais choix, et cet épisode nous le confirme. La série avait un bon potentiel, mais elle est difficile à supporter dans sa manière d’énoncer des informations et de monter des plans tous plus improbables les uns que les autres. S’il n’y avait que ça, ça passerait encore… mais le problème, c’est aussi qu’il y a des trous béants dans la logique de la série et qu’on nous demande d’ignorer des éléments qui seraient suffisants pour faire perdre les héros. Dommage, donc.
S01E09 – FILE #9 – 13/20
L’avantage de cet épisode est que l’on sent bien qu’il mène progressivement vers la fin de saison. Il devrait rester assez peu de pistes ouvertes dans le dernier de la série, et c’est une bonne chose, parce que ça m’aurait énervé de me retrouver avec quinze mille questions supplémentaires. Pour le reste, c’est un épisode plutôt sympathique, sans plus, mais assez fluide dans l’ensemble.
S01E10 – FILE #10 – 11/20
L’épisode final manque assez clairement de tensions et de vrais rebondissements. Tout est prévisible, jusqu’au cliffhanger tout à fait dispensable qui fait d’une fin en demi-teinte agréable une fin inutilement ouverte, puisque la série est annulée. Parfois, ça donne envie d’être dans la boucle de post-prod de l’épisode tout ça, franchement. Je suis déçu par cette série – elle commençait bien, mais elle n’a fait que sombrer ensuite et c’est bien dommage.

Série annulée sans vraie fin. Besoin d’une fanfiction pour tout conclure ?
Vous trouverez ma critique d’un épisode inventé par ici.

 

Connecting… – S01E01

Épisode 1 – Pilot – 15/20
Le concept ne pourra pas tenir 15 ans, hein ? Ah, ben si. En fait, je ne sais pas quoi penser de cet épisode. J’ai envie d’appeler mes amis pour faire une soirée papote comme les personnages de cet épisode, auxquels je m’accroche malgré moi. Je n’arrive pas à savoir si cette série débarque trop tôt ou trop tard. Elle aurait été parfaite pendant le confinement. Elle passe bien aujourd’hui, mais en même temps non, parce qu’elle enchaîne les clichés… Ah, non, vraiment, je ne sais pas quoi en penser pour le moment. A-t-elle vraiment quelque chose à raconter cette série ? Il semblerait que peut-être.

> Saison 1


Spoilers

The world is on fire today. Every problem is a valid problem.

Oh merde, tout commence le 29 mars 2020 avec le Coronavirus qui force les USA à être en quarantaine et, bon, on ne va pas se refaire un cours d’Histoire ici. C’est intéressant que la série précise en quelques scènes son contexte, cela dit, parce que c’est clair qu’un jour ou l’autre, ce confinement sera une anecdote de l’Histoire. Non ?

Après le générique, on retrouve une certaine Annie qui se prépare à se connecter pour chatter en ligne. Elle reçoit un SMS de Pradeep qui lui souhaite bonne chance avec Ben et on enchaîne avec Ben qui l’appelle justement. Bon, admettons. L’écriture est déjà plutôt bonne pour ce début de série qui nous donne des infos l’air de rien, sans pour autant tout nous donner.

On apprend rapidement que pour ce confinement, Ben regrette d’être seul, mais il ne laisse pas Annie lui dire ce qu’elle semble vouloir lui dire, et c’est dommage. On enchaîne avec des détails et une longue conversation entre eux, entièrement en smalltalk, du genre, Annie regarde Cheers en boucle, mais très franchement, je n’ai pas les références, alors c’était chaud à suivre.

Le concept est particulier tout de même. En fait, il y a une part de voyeurisme énorme – on n’est pas loin du concept de la téléréalité avec des inconnus que l’on apprend à connaître en découvrant une conversation prise au hasard. J’aime ce concept, du coup. Juste, je ne suis pas encore tout à fait convaincu par ce que je suis en train de regarder et j’y songe tellement que je finis par décrocher de ce qu’ils racontent. Ben se rappelle alors de Chicago, un bon souvenir pour Annie, mais pas spécialement pour lui, apparemment.

Pradeep se connecte à ce moment-là, et on découvre qu’il se cache de ses enfants. J’ai trouvé ça plutôt drôle comme écriture, même si on enchaîne à fond les clichés et que ça fait un running gag qui aura vraiment besoin d’être développé à un moment, pour sortir du stéréotype, justement.

Alice se connecte alors, ce qui nous permet de savoir que Jasmine inquiète tous ses amis à avoir disparu au début de la crise. Reste à savoir qui elle est. En attendant, Alice, elle, est inquiète par l’annulation de son tournoi sportif. Bon. Admettons, ce sera donc ça son cliché. A peine introduite, Alice laisse le spotlight à Garret, qui se déconnecte tout aussi vite. Il était là pour Jasmine, qui n’est pas encore arrivée, et il s’inquiète de la cuisson de son repas. C’est l’occasion pour nous de découvrir qu’ils mangeaient ensemble chaque dimanche jusque-là.

Ben se déconnecte car il reçoit un autre coup de fil et on apprend enfin de quoi il retourne entre Annie et Ben : Annie veut en fait demander à Ben de venir vivre chez elle. Ils sont amis depuis quatre ans, elle espère un jour pouvoir être plus avec lui et elle trouve que cette quarantaine est l’occasion rêvée de voir s’ils peuvent s’entendre. Soit. Alice semble penser que c’est une manière intense de commencer une relation ? Ouais, mais bon, ça peut fonctionner, le confinement en début de couple, croyez-moi !

Ben se reconnecte alors et leur annonce que son ex veut revenir vivre avec lui. Oups. Au moins, ça donne une raison de rester, et il était temps, parce que je n’accrochais pas encore aux personnages avant ça. Je dirais que ça a mis un peu trop de temps à arriver, alors que clairement l’introduction des personnages les uns après les autres aide bien à rester scotché devant normalement.

Pradeep et Alice font tout ce qu’ils peuvent pour décourager Ben de se remettre avec son ex, parce que c’est ce qu’il y a derrière sa proposition, tout le monde le sait bien. On découvre que l’on ne connaît  pas encore tout le monde, puisque c’est le moment que Rufus choisit pour se connecter. Bon, le problème, c’est que Rufus, c’était le nom d’un chien dans mon épisode de Fear the Walking Dead aujourd’hui.

Face à lui qui est persuadé qu’il faut mettre un masque H24, Annie hésite alors à se mettre un masque à l’intérieur. On se marre bien dis-donc… Concrètement, la série a autant de personnages que de caricatures possibles de réactions face au confinement, j’ai l’impression. Ainsi, Rufus assure avoir des amis hauts placés et il est clairement du genre complotiste, ce qui est plutôt sympathique quand Pradeep le souligne face à tout le monde.

Un autre couple débarque alors, et j’ai mis un peu de temps à reconnaître Garret. Cette fois, il est avec Michele, sa femme, qui est aussi la sœur de Ben. Bien, les personnages et les relations commencent à se dessiner un peu plus précisément, le tout autour de conversations portant sur la bouffe. Annie aussi a sa recette à partager, même si elle n’a pas encore testé de se faire à manger. Rapidement, il est assez évidemment que Michele et Garret vivent leur meilleure vie, c’est génial à voir. Disons qu’ils apportent un peu de positif à la quarantaine et que ça nous permet de nous rappeler que cet enfer a aussi réussi à rapprocher des gens.

Jasmine débarque à son tour, enfin ! Elle casse rapidement l’ambiance et nous fournit l’ascenseur émotionnel totalement inattendu de l’épisode. Alors que la comédie semblait vouloir jouer juste des stéréotypes humoristiques, voilà qu’elle flirte d’un coup avec le drame, de manière super abrupte ; Jasmine est donc à New-York en pleine crise et on sent bien qu’elle est en galère. Ce qui est terrible, c’est que je découvre que les américains ont les mêmes affiches que nous.

Non, pardon, ce qui est terrible, c’est ce qu’elle raconte. Jasmine nous donne une petite douche froide à être au bord des larmes avec ses vrais problèmes et souffrances : elle est médecin et doit faire de vrais choix difficiles. On est loin du meilleur des confinements ; et la connexion de Jasmine se fait au pire moment possible puisque Michele et Garret étaient heureux d’être en quarantaine.

Finalement, la série ne rebondit pas trop mal avec le personnage de Jasmine elle-même qui décide de sortir de son quotidien horrible à devoir choisir quel patient recevra son respirateur – pour qu’aucun n’en reçoive – pour mieux faire des blagues et forcer Rufus à retirer son masque.

Jasmine balance également à Annie de balancer à Ben ses sentiments, alors que Ben est supposé être en ligne. Evidemment, sa connexion a bugué pile au bon moment et il revient pile au pire moment, quand Annie parlait de lui, forcément. Annie me fait bien rire à reprendre à chaque fois avec des chansons, et je vois que la série instaure ses running gag de manière intelligente, avec les connexions et déconnexions des personnages.

La quarantaine n’est pas si facile à vivre, et Annie finit par remarquer que tout le monde lui manque et qu’elle a bien envie de les voir au plus vite. Et voilà, la soirée peut se terminer avec tout le monde qui rit… Hmm. Je m’attendais à une vraie fin, et ça manque. On a juste un générique de fin avec tout le monde mort de rire. Un générique de fin qui donne l’impression, en fait, que l’on manque le meilleur de la conversation. Comment est-il possible que la conversation continue sur des sujets qui n’ont rien à voir avec les 20 minutes qui viennent de s’écouler ?

Au fond, tout ce qu’a fait cet épisode… est de me donner envie de rappeler mes potes pour faire un autre apéro virtuel. Je ne sais pas si j’espère que la série reprendra la semaine prochaine avec la même soirée ou si j’ai envie d’avoir différentes dates de la quarantaine… Le problème auquel on va vite être confrontés en tant que français, c’est que nos dates de confinement ne sont pas les mêmes. On ne connaît pas vraiment le calendrier américain et les rappels en début d’épisode n’étaient pas trop suffisants.

Bon. Je pense que je regarderai la suite, vous l’aurez compris. Il y a de bons gags et des personnages clichés qui méritent d’être développés. La bonne surprise vient de Jasmine qui a montré que la série pouvait être aussi drôle que dramatique. A vrai dire, elle a même été plus dramatique que drôle pour l’instant. Peut-être que ces gens deviendront une bonne bande d’amis avec qui passer le temps avec le temps. Sur un malentendu, on ne sait jamais !

> Saison 1

Connecting… (S01)

Synopsis : La série suit les conversations d’un groupe d’amis qui n’échange qu’en visio, parce qu’ils sont en quarantaine… bref, le coronavirus est passé par la salle des scénaristes, et on va voir ce que ça peut bien donner !

Pour commencer, j’étais passé à côté de cette série dont je n’ai entendu parler qu’aujourd’hui sur le site du Sérigraphe, avec un article plein de compliments, et j’ai immédiatement su qu’il fallait que je la regarde. Pourquoi ? Ben, moi aussi j’avais des idées de séries Covid-related. Au-delà de ça, le concept m’attire beaucoup, parce que ça n’est pas sans me rappeler les premières saisons de The Guild, et moi j’adorais cette websérie. Est-ce que j’ai autre chose à écrire ici ? Absolument pas. Ah si ! C’est par le créateur de Blindspot, mais ça n’a rien à voir avec cette série.

Il va donc être temps d’arrêter de faire un catalogue de liens, parce que c’est à ça que ressemble cette introduction. En plus, vraiment, ça titille ma curiosité cette série à distance. Je teste, et j’espère que je vais aimer !

S01E01 – Pilot – 15/20
Le concept ne pourra pas tenir 15 ans, hein ? Ah, ben si. En fait, je ne sais pas quoi penser de cet épisode. J’ai envie d’appeler mes amis pour faire une soirée papote comme les personnages de cet épisode, auxquels je m’accroche malgré moi. Je n’arrive pas à savoir si cette série débarque trop tôt ou trop tard. Elle aurait été parfaite pendant le confinement. Elle passe bien aujourd’hui, mais en même temps non, parce qu’elle enchaîne les clichés… Ah, non, vraiment, je ne sais pas quoi en penser pour le moment. A-t-elle vraiment quelque chose à raconter cette série ? Il semblerait que peut-être.