Zoey’s Extraordinary Playlist – S01E08

Épisode 8 – Zoey’s Extraordinary Glitch – 20/20
Bon, ce doit être ma journée du côté des séries, ou alors je suis trop de bonne humeur, je ne sais pas. En tout cas, c’est mon deuxième 20/20 du jour, mais c’est parce que j’ai adoré cet épisode. On est attaché assez aux personnages pour que la série se permette de déroger à ses règles habituelles afin de faire évoluer son héroïne. Le message de l’épisode est aussi touchant qu’universel, et il est on ne peut plus vrai que la musique aidera toujours à tout affronter. Quand en plus, la tristesse de l’épisode est compensée par beaucoup d’humour, on peut affirmer que cet épisode a tout compris.

> Saison 1


Spoilers

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Can you schedule your nervous breakdown for another day?

L’épisode débute sur le côté familial de Zoey cette semaine : ainsi, sa belle-sœur organise une baby shower alors qu’elle n’aime pas les baby shower. Voilà qui promet, déjà. Il y a également un rendez-vous médical auquel toute la famille décide de se rendre. C’est un peu invasif d’avoir les enfants au rendez-vous médical du père, non ?

Bon, c’est nécessaire en tout cas parce que les nouvelles sont très mauvaises : les médicaments de Mitch ne font plus effet et ne ralentissent plus la maladie, alors même que Grace pensait qu’il avait fait des progrès et s’en vantait auprès de ses enfants. Bref, la nouvelle est hyper mauvaise cette fois : mitch entre en phase finale et n’a plus longtemps à vivre.

C’est un coup dur pour Grace et David qui refusent la vérité, mais encore plus pour Zoey qui s’enferme dans un silence qui ne dit rien qui vaille. Tellement, en fait, qu’elle se retrouve à chanter. Je m’y attendais en voyant le titre de l’épisode et les performances vocales de l’actrice. Ca aurait été dommage de s’en passer…

Bref, tout ça nous la rend folle notre Zoey, et elle chante donc « That makes me crazy ». Logique. La chanson est magnifique : l’actrice a une superbe voix et la chorégraphie est belle à voir avec un tas de danseurs à fond – notamment dans l’ascenseur. Le seul problème, c’est qu’il n’y a pas vraiment de chorégraphie et de danseurs.

Après, heureusement, au travail, Zoey et Max sont en suffisamment bons termes pour se raconter leur vie, ce qui me paraît quand même précoce, mais nécessaire, surtout pour Zoey qui peut enfin raconter ce qu’elle a vu la veille : Joan et Leif (ouais, c’est son nom finalement) en train de s’embrasser. Et ce nouveau couple est violent avec elle, en lui donnant à faire en six mois un travail qu’elle pourrait faire normalement en neuf mois.

En plus, ça tombe vraiment mal parce qu’il y a un bug dans le code du calendrier de l’entreprise, où tous les rendez-vous se notent automatiquement au 25 décembre. C’est embêtant. J’aime bien l’idée cependant, ce genre de thématique où les héros de séries sont débordés par leur travail. Débordée par son travail et par sa vie personnelle, Zoey se retrouve donc à chanter en plein milieu du hall de l’immeuble de son travail. Et pas que ça, parce que dans sa choré, elle s’est roulée par terre quand même. C’est quelque chose.

Heureusement, Max la voit arriver et est capable de la rassurer comme il peut, mais bon. C’est une vraie bonne chose qu’il connaisse son secret finalement, car il peut l’aider à gérer la crise – et le pauvre n’est pas au bout de ses peines. En fait, il a beau le faire, Zoey est débordée et de plus en plus folle : elle apprend au passage que le PDG de la boîte va passer dans la soirée, cette même soirée où sa mère et son frère essaie de la convaincre de venir à un conseil de famille.

C’est mal barré pour elle. Pas le temps d’y penser cela dit, parce qu’elle est convoquée en réunion avec Joan et Leif. Une fois sur place, elle se met à leur chanter qu’elle a vu maman embrasser le père Noël la veille. C’était tellement drôle. Loin du solo exceptionnel du début d’épisode, on retrouve Zoey en train d’essayer, en vain, de s’empêcher de chanter. Les notes sont fausses, ses pieds refusent de lui obéir et c’est hyper drôle. Franchement, c’est bien joué…

Bien sûr, ses collègues la pensent droguée, mais Leif comprend au passage qu’elle a vu quelque chose et qu’elle le soupçonne de manipuler Joan. Il la met en garde, mais ils sont interrompus par l’arrivée du PDG, un jeune génie complétement perché qui m’aura bien fait rire, même s’il est hyper cliché. J’ai adoré l’humour qu’il apporte à la série, de même que la manière dont ça révèle à quel point Simon et Max sont là pour Zoey.

Le premier essaie de retenir le PDG aussi longtemps que possible et le deuxième… débarque pour sauver Zoey en pleine présentation. Ouep, en pleine réunion avec le PDG, Zoey se met à chanter du Billy Joel pour laisser ressortir toute sa pression. Comme Max aperçoit ce pétage de câble en direct, il décide de venir finir la chanson avec elle pour l’aider. C’est excellent et il sauve la présentation comme il peut…

Cette fois, Zoey se rend donc compte que Max est toujours là pour elle quoi qu’il lui arrive. Il n’en faut pas plus pour qu’elle se décide, bien malgré elle à vrai dire, à lui chanter « I’m yours ». La scène est super jolie et donne vraiment envie de shipper ces deux-là. En fait, depuis trois épisodes, je dois dire que j’ai beaucoup plus envie de les voir finir ensemble que Zoey et Simon… De toute manière, Zoey n’est pas encore prête à gérer les conséquences de cette chanson qui fait tellement plaisir à Max.

Cela tombe bien parce que Joan veut les voir pour leur passer un savon. Au moins, ça les force à changer de sujet juste le temps de se demander s’ils sont virés ou non. Avant d’en avoir la réponse, un énième problème avec le calendrier des montres connectées de la boîte les force à reprendre le boulot, au moins pour la journée…

Avec tant de pression et sa mère qui n’arrête pas de l’appeler, Zoey décide de se réfugier dans une salle de méditation qu’on n’avait jamais vu auparavant. Le problème, c’est qu’il est évident que Simon s’y trouve aussi. Certes, lui, il essaie de lui venir en aide et d’être sympa avec elle, mais elle, elle se met à chanter qu’elle a envie qu’il ait envie d’elle et qu’elle désire qu’il le désire.

C’est violent pour tout le monde : Zoey a honte d’elle-même, Simon est évidemment attiré et Max… Ben Max est là pour entendre ça, évidemment. C’est violent, tout simplement et ça mène à une merveilleuse scène où Max fait remarquer à Zoey qu’elle lui a chanté une chanson d’amour alors qu’à Simon, elle a chanté une chanson sur le désir et l’attraction corporelle/sexuelle. Le choix est vite fait selon Max : l’amour est bien plus important que l’attraction. Arf, je suis tellement d’accord avec lui.

Bon, l’épisode avançant rapidement, il faut toutefois qu’on en arrive à quelques résolutions. Zoey et Max ne sont pas virés : le PDG a adoré leur présentation. Evidemment. Mieux encore, il pense que la timeline de six mois n’est pas bonne, ce sera donc un an complet qu’aura Zoey pour bosser là-dessus. Joan est celle qui lui annonce la bonne nouvelle, et ça permet à Zoey de mettre à plat ses relations avec elle, en parlant notamment de Leif, que Joan n’est pas prête à virer de sa vie, clairement.

La journée de travail n’est pas terminée pour autant : Zoey remonte voir Simon pour lui expliquer comme elle peut ce qu’il s’est passé avec cette chanson, et la scène se termine par un baiser avec Simon. Oups. Celui-ci se barre vite, laissant Zoey avec le meilleur ami de Leif qui a finit par résoudre le problème de la montre connecté et du planning qui déconnait.

L’épisode se termine alors par Max s’inquiétant encore pour Zoey, malgré tout. Il faut dire qu’il a reçu un SMS de sa mère s’inquiétant pour elle, alors forcément, il y a de quoi s’inquiéter. Zoey finit par lui confier la mauvaise nouvelle et Max n’a d’autres choix que de lui expliciter l’évidence. Les pouvoirs de Zoey lui permettent habituellement de trouver un moyen d’aider les gens à aller mieux en les aidant à se confronter à ce qui ne va pas dans leur vie. Dans la vie de Zoey, ce qui ne va pas, c’est son père. Et voilà comment Zoey se motive à passer chez sa mère avant de rentrer chez elle. Reste à savoir où est passé Mo dans tout ça, quand même. Il aurait été utile comme confident dans ce bordel.

En tout cas, la toute dernière scène voit Zoey avec son père, et c’est extrêmement touchant. Elle évoque sa peur d’être avec lui, parce qu’elle ne peut pas vivre sans lui. La dernière chanson de l’épisode est alors magistrale d’émotions. Eh, c’est à ça que servent les chansons après tout, et cet épisode le montre mieux que n’importe quel autre : les chansons sont un moyen de s’échapper de la noirceur du quotidien et de trouver des messages forts auxquels se raccrocher pour mieux mener sa vie…

> Saison 1

Vus cette semaine #13

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de gauche et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Lundi

Zoey’s Extraordinary Playlist – S01E07 – Zoey’s Extraordinary Confession – 17/20
On oscille constamment entre comédie et drama dans cet épisode qui mélange habilement les intrigues pour faire avancer les personnages vers de nouvelles dynamiques relationnelles – quitte à être vraiment surprenant par moment. Cet épisode ferait limite un bon début de saison 2 tellement il ancre certains changements pour le reste de la série… Je suis partagé sur certains choix, mais dans l’ensemble, ça reste une série vraiment agréable à regarder, il n’y a pas à dire.
Les Bracelets rouges – S03E04 – 19/20
Même s’il y a un paquet de scènes qu’on voit venir dans cet épisode, notamment sur sa fin, je trouve que la fluidité de la série permet tout à fait de ressentir toute la palette des émotions que les personnages vivent. C’est parfaitement brillant et la construction de l’épisode donne encore plus envie d’y revenir pour découvrir la fin de cette saison. En attendant de la voir, on reste un peu sur sa faim cette semaine avec un paquet de drama à venir, encore.
Westworld – S03E02 – The Winter Line – 19/20
Quel épisode encore cette semaine ! On retrouve davantage l’ambiance et les décors habituels de la série dans un épisode qui fait le lien entre la deuxième saison et ce que nous avons vu la semaine dernière. L’échiquier se met progressivement en place, comme toujours, et les jeux d’écriture et de révélations habituels des scénaristes sont toujours aussi savoureux. Bref, c’est un épisode magnifique à regarder et avec une bonne dose de retournements de cerveau – parfois, je devine, parfois, je me laisse surprendre. J’adore.
The Walking Dead – S10E14 – Look at the Flowers – 12/20 Episode de la semaine suivante
Alors que la fin de saison sera diffusée plus tard cette année et qu’il ne nous en reste donc qu’un la semaine prochaine, cet antépénultième épisode perd énormément de temps à nous faire croire qu’il développe des personnages pour finalement faire du surplace pendant 45 minutes. C’était hyper frustrant et il n’y a qu’une ou deux scènes qui s’en tirent (beaucoup) mieux que les autres. Bref, ça manquait de logique et on se serait cru dans la (mauvaise partie de la) saison 4 que le titre de cet épisode glorifie. Dommage.

Mercredi

This is us – S04E18 – Strangers : Part.2 – 20/20
Voilà une excellente fin de saison qui nous laisse dire au revoir à la famille Pearson en pleine tension dramatique, tout en ayant de l’espoir pour la suite. La série nous fait ce qu’elle sait si bien faire une nouvelle fois, ménageant ses surprises avec brio et avec un très bon jeu de temporalité qui fait qu’on ne sait jamais très bien sur quel pied danser et à quoi s’attendre.

Jeudi

The Magicians – S05E12 – The Balls – 17/20
Nous voilà à l’avant-dernier épisode de la série et il manque un tout petit peu de certaines dynamiques que j’adore. Pourtant, c’est un vrai plaisir d’avoir enfin le groupe réuni dans une même intrigue… mais justement, le groupe n’est pas encore au complet, donc il y avait une part de frustration tout au long de l’épisode. Bref, il est excellent, plein de très bons moments, mais je sais que les scénaristes peuvent faire encore mieux. J’imagine qu’ils se gardent des billes pour la toute fin !

Vendredi

Station 19 – S03E10 – Something About What Happens When We Talk – 18/20
Si l’épisode est une fois de plus beaucoup trop bavard, je trouve que la manière dont c’est amené le justifie largement et réussit plutôt bien dans la forme comme dans le fond à nous donner envie de s’accrocher pour tout suivre. C’est brouillon à bien des égards, ça manque d’approfondissement faute de temps – un comble pour une série ! – mais ça débloque plusieurs intrigues de la bonne manière. C’est déjà ça !
Grey’s Anatomy – S16E19 – Love of My Life – 16/20
Euh… OK ? Si la fin d’épisode relance toute la série dans une nouvelle dynamique avec d’excellentes scènes, je suis désolé de devoir vous avouer que je trouve que les intrigues de cet épisode n’ont aucun sens et piétinent une bonne partie des intrigues que l’on suit depuis une dizaine d’années. Le passé revient hanter les personnages de cet épisode afin d’approfondir leur personnalité, sauf que tout semble sortir de nulle part. C’était… étrange.

Rattrapage

Altered Carbon – S02E03 – Nightmare Alley – 17/20
J’aime beaucoup la manière dont cet épisode prend le temps d’en revenir aux intrigues de la saison 1 de manière un peu originale. Ce n’était pas obligatoire, mais ça fait du bien de retrouver des visages familiers et ça permet à la série de former un tout cohérent malgré son intrigue complexe et les personnages aux multiples visages. C’est un plaisir, toujours.
Altered Carbon – S02E04 – Shadow of a Doubt – 17/20
Comme bien souvent avec Netflix, cet épisode 4 est l’occasion d’enfin lancer pleinement la saison avec l’ensemble des intrigues qui se recoupent soudainement et de premières réponses apportées pour mieux cerner la saison. Le problème, c’est que si la réalisation et le casting sont impeccables, moi, j’ai toujours du mal à bien capter l’ensemble des informations du puzzle que forme cette intrigue. Franchement, certains passages sont moins palpitants, mais ce sont souvent ceux-là qui fournissent de minuscules éléments-clés pour la compréhension de l’ensemble. Après, ne pas tout comprendre n’empêche pas de savourer la série… C’est juste un peu frustrant.
Altered Carbon – S02E05 – I Wake Up Screaming – 18/20
Franchement, cette série ne ralentit jamais son rythme et cet épisode va même encore plus vite en besogne en arrivant très rapidement à des choses que je ne pensais pas voir avant le prochain épisode, si ce n’est le dernier de la saison. Tout cela fait que j’ai du mal à savoir où on va et où la série veut en venir, parce que le point final est atteint à chaque épisode, ou presque. Du coup, ça me rend perplexe pas mal de fois et je rate des éléments de détails à vouloir absolument avoir la vue d’ensemble pour tout comprendre. Je sens que c’est le genre de saison qu’il faudra revoir une deuxième fois pour tout cerner correctement !

Challenge Séries 2020

Voilà, voilà.

> Vus en 2020 

Altered Carbon – S02E03-05

Épisode 3 – Nightmare Alley – 17/20
J’aime beaucoup la manière dont cet épisode prend le temps d’en revenir aux intrigues de la saison 1 de manière un peu originale. Ce n’était pas obligatoire, mais ça fait du bien de retrouver des visages familiers et ça permet à la série de former un tout cohérent malgré son intrigue complexe et les personnages aux multiples visages. C’est un plaisir, toujours.

> Saison 2


Spoilers

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The situation is dire. M. Kovacs is about to be executed.

Mieux vaut tard que jamais, j’ai repris ce soir la saison 2 d’Altered Carbon avant d’avoir définitivement oublié toute l’histoire et le vocabulaire spécifique à cette série. Déjà, les noms des personnages sont assez loin, et il n’y a pas de résumé entre les épisodes puisque c’est fait pour être vu d’une traite. En tout cas, on se remet vite dans le bain : Tak a été arrêté comme le coupable des meurtres des ultra-riches à la vie éternelle.

Ce n’est tout de même pas rien, et il doit répondre de ses actes… qui ne sont pas les siens. Ce sont ceux de sa copine, après tout, même s’il n’est plus avec Quell, ni avec un certain Kemp qui aurait une jolie cause anti-Meth. Danica l’interroge sans trop de succès et le colonel n’arrive pas à l’interroger autant qu’il le souhaite. Ouais, lui, il souhaite le torturer, évidemment.

Le problème, c’est que Tak n’a aucune envie d’avouer quoique ce soit, même sous la menace de Danica qui veut l’exécuter plutôt que le torturer. Elle sait ce qu’elle veut, elle, en tout cas : elle finit par se débarrasser de Tak, avant d’annoncer à Carrera qu’elle veut l’exiler, rien que ça.

L’exécution de Tak ? Il refuse d’être envoyé dans la mer après avoir expliqué ses raisons, alors il est envoyé au Cercle pour être torturé. Et non, il n’est pas question de la télé-réalité de Netflix. En tout cas, moi, j’étais très heureux de le voir au Cercle, parce qu’on y torture Tak avec… des fantômes de son passé. Autrement dit, on retrouve enfin Rei, avec les cicatrices des balles qu’elle s’est prise en fin de saison 1. M’en fous, tant qu’on me sert des scènes avec Dichen Lachman, je suis heureux moi.

Pourtant, il n’y a pas de quoi être heureux : Tak est arrêté et torturé, après tout. Au moins, ça fait plaisir à Carrera qui peut tranquillement torturer Tak. C’est intéressant comme tout à suivre, surtout que Tak résiste à la torture et imagine Carrera nu faire du rodéo sur une bête. C’était bien drôle… et puis, Carrera s’est énervé.

Une fois énervé, il s’est servi de la puissance du Cercle pour extraire des données du cerveau de Tak. Il a eu beau résister, il finit par livrer à Carrera les visages d’Ortega, de Rei, puis de Quell. Carrera comprend à qui il a à faire et l’annonce aussitôt à Danica, qui sous-estime la menace. Evidemment. Le colonel ne le prend pas bien du tout et n’hésite pas à la contredire… en vain. Franchement, tout cela sent le coup d’état avant la fin de la saison, non ?

La nouvelle de l’arrestation de Tak ne tarde pas à arriver à Poe, toujours aussi bugué que dans l’épisode 2. Il se met aussitôt en quête de lui venir en aide, demandant assistance à une autre intelligence artificielle digne de notre époque, au téléphone. Cela l’emmène dans un club d’archéologie où il n’est pas bienvenu, en tant qu’intelligence artificielle servant un hôtel. Finalement, il se retrouve à parler à une certaine « Dig 301 », une autre intelligence artificielle (décidément !) qui ne comprend pas bien l’attachement entre Poe et Tak.

Elle trouve en effet qu’il est débile d’être attaché aux humains qu’ils servent. Malgré tout, elle lui donne un conseil qui raisonne en lui : pour sauver un humain, il a besoin d’un humain. La seule qui lui vient en tête, c’est Trepp. Il interrompt donc une petite séance de bien-être de Trepp avec une autre femme (ah bon ?) pour la supplier de l’aider.

Ce n’est pas vraiment le genre de Trepp, cependant : elle le dégage vite fait pour reprendre ses activités. Oh, pas ses activités sexuelles malheureusement pour elle : elle est interrompue à nouveau par une nouvelle mission. Elle doit chercher un certain Anil à présent, découvrant assez vite qu’il était sur une liste de sympathisant de Kempf, le Quellist. C’est compliqué tout ça.

De retour dans le Cercle, on découvre que la suite des opérations pour Tak est d’être battu à mort par des guerriers d’état… alors que Carrera se fait plaisir à lui expliquer qu’il est un ancien ennemi qui sait très bien qui il est. C’est un ancien CTAC : il s’agit de Jaeger, l’homme qui l’interrogeait en saison 1. Eh, un rappel plus approfondi aurait été le bienvenu, franchement. Qu’importe, j’imagine : Jaeger nous assomme Kovacs avec des drogues, avant de l’envoyer au combat.

C’est con pour les riches qui parient tous sur la manière dont il va se sortir de son exécution sur le ring du Cercle. Au moins, ça rend tout ça passionnant bien rapidement, avec Trepp et Quell qui découvre qu’il est sur le point d’être exécuté en direct. Yep, les exécutions sur Harlan sont filmées, bien évidemment. Quant aux guerriers du Cercle… Ils sont bien évidemment excellents : non seulement ils sont guerriers, mais en plus, ils prennent l’apparence des proches de Kovacs.

C’est une excellente chose qui donne l’occasion aux scénaristes de ramener Ortega dans la série, histoire qu’elle conclue les storylines de la saison 1. Kristin est énervée après Tak, mais ce dernier comprend vite qu’il s’agit d’une guerrière et non de son amie. Une fois qu’il comprend ça, il est facile pour lui d’en venir à bout.

Le problème du Cercle, c’est qu’il passe d’un guerrier à l’autre, maîtrisé bien vite aussi… Par conséquent, Carrera décide d’accélérer la procédure en refusant de suivre les protocoles : il envoie le sosie de Rei à l’attaque…

Pendant ce temps, et heureusement pour Poe, il n’est pas si seul que prévu dans sa quête. Alors qu’il tente de déconnecter le Cercle à distance, il est recontacté à nouveau par Miss Dig. Celle-ci le prend rapidement en pitié quand il se met à buguer alors qu’elle avait justement décidé de l’aider. Les deux intelligences artificielles suivent alors tout ce qu’il se passe dans le Cercle à la télévision, à défaut d’avoir été assez rapides pour tout désactiver.

C’est excellent, en plus, ce qu’il s’y passe : la véritable Quell, ou en tout cas celle qui se fait passer pour elle depuis deux épisodes, débarque en pleine exécution. Le doute n’est pas permis : elle est organique et saigne avec du sang rouge, non bleu comme celui des guerriers du Cercle. Par chance, du côté de l’équipe technique du Cercle, on trouve une Quellist bien heureuse de pouvoir venir en aide à son idole.

Elle coupe donc le courant alors que Kovacs est encerclé par des gardes, dos à dos avec Quell… et c’est largement suffisant pour que nos héros puissent s’échapper. Ils retournent aussitôt auprès de Poe qui prend soin d’eux bien vite. Forcément, ils redeviennent des fugitifs et sont recherchés par toute la planète.

Ainsi, Treep, libérée par sa petite amie, reçoit à nouveau un avis de recherche pour lui alors qu’elle débattait avec sa copine d’Anil. Ah oui, Anil est donc le frère de Trepp, rien que ça. Reste à savoir ce qu’il en est exactement de cette intrigue. En parallèle, Carrera demande l’autorisation de faire tout ce qu’il souhaite à l’encontre de Tak… C’est pour la forme, hein, évidemment qu’il fait ce qu’il veut.

Quant au cliffhanger de l’épisode, il nous révèle simplement que Quell est amnésique. C’était trop simple autrement.


Épisode 4 – Shadow of a Doubt – 17/20
Comme bien souvent avec Netflix, cet épisode 4 est l’occasion d’enfin lancer pleinement la saison avec l’ensemble des intrigues qui se recoupent soudainement et de premières réponses apportées pour mieux cerner la saison. Le problème, c’est que si la réalisation et le casting sont impeccables, moi, j’ai toujours du mal à bien capter l’ensemble des informations du puzzle que forme cette intrigue. Franchement, certains passages sont moins palpitants, mais ce sont souvent ceux-là qui fournissent de minuscules éléments-clés pour la compréhension de l’ensemble. Après, ne pas tout comprendre n’empêche pas de savourer la série… C’est juste un peu frustrant.

> Saison 2


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I’ll no longer be in need of your services.

Voilà donc l’épisode qui reprend sur Quell amnésique, qui ne se souvient pas de son nom, et qui raconte son histoire à Tak. Elle se sentait et était en prison et, une fois libérée de celle-ci, elle s’est avérée obsédée par le nouveau visage de Tak. C’est gros, parce que ça fait quelques années de prisons quand même. Amnésique, Quell sent toutefois qu’elle peut faire confiance à son Tak adoré. OK, je ferai avec cette idée, ma foi.

Très vite, Tak décide de la laisser pour continuer à mener sa vie en-dehors de l’hôtel où il pourrait tout de même prendre le temps de soigner ses blessures. Mais bon… à quoi bon ? En plus, ce n’est pas comme si toute la planète était à la recherche des deux fugitifs. On retrouve ainsi Trepp dans le hall de l’hôtel, parce que Poe a oublié de couper sa connexion avec elle. Il bugue beaucoup trop souvent, ce Poe.

Enervé, Tak décide donc… de le virer. Ben oui, il peut se le permettre après tout, puisque Miss Dig est toujours là. C’est elle qui se retrouve embauchée pour protéger Quell.

En ce qui concerne Trepp, elle est vite retrouvée par Tak qui décide de tomber volontairement dans un piège qu’elle lui tend. Il a deviné qu’Anil était son frère et il se sert de cette information pour s’en faire une alliée – une alliée qui lui fait assez confiance pour le ramener chez lui, même si elle a un enfant, TJ. C’est abusé et un peu trop rapide à mon goût : Trepp fait confiance à ses aptitudes d’Envoy pour retrouver Anil, mais elle n’a aucune garantie que ce sera le cas.

Pendant ce temps, à l’hôtel, Dig et Poe continuent de faire connaissance, et c’est un couple qui me plaît bien. Bon, je sais, je sais, ce sont des intelligences artificielles, ça ne sert à rien de les imaginer en couple comme ça, ce sont des intelligences artificielles qui, en plus, se retrouvent bien vite à s’engueuler parce que Poe n’a plus aucun rôle à jouer maintenant que son hôtel n’a plus d’hôte.

Ce n’est toutefois pas tout à fait exact : Quell est encore là, et il décide donc d’aller la voir pour nouer un lien avec elle, dans l’espoir de se faire réembaucher. Pour cela, il sait qu’il doit se rebooter, mais il ne parvient pas à se décider. C’est finalement Quell qui l’aide à le faire : elle est amnésique, or c’est exactement ce qu’il craint.

En parallèle, Carrera continue son enquête pour retrouver les fugitifs, s’en prenant notamment à la technicienne du Cercle, responsable de leur évasion. Evidemment. Il fait rapidement le tour des alliés de Tak également : il menace ainsi Tanaseda et s’en prend à ses plantes pour espérer obtenir des informations. C’est une excellente idée, parce que Tak décide justement de rendre visite à Tanaseda.

C’est là qu’on obtient un flashback nous en révélant plus sur Jaeger. Ca tombe bien, c’est exactement ce que je demandais dans la critique de l’épisode précédent. Bizarrement, il était donc pote avec Tak dans ce premier flashback.

Le flashback terminé, Tak demande à son riche ami un moyen sûr de quitter la planète avec Quell. C’est un peu contre toute attente qu’il accepte de lui fournir tout ça, parce qu’il a assez de regrets en lui pour sa vie éternelle. Et ces regrets, c’est aussi ce qui lui sauve la vie quand il annonce à Tak qu’il a parlé à Carrera. Ce n’est pas rien.

Tak rentre alors à l’hôtel où il retrouve Quell qui se remémore son passé comme elle peut, à savoir avec des liens sur internet, grâce à une recherche effectuée par Poe. Si elle est terrifiée du monstre qu’elle découvre qu’elle était, Tak trouve les mots justes pour lui remonter le moral. Très rapidement, ces deux-là se retrouvent donc à coucher ensemble, comme au bon vieux temps.

Ailleurs, les intrigues de la série continuent pour le gouverneur. En pleine journée de fête planétaire (c’est classe comme nom), on suit Danica montrer beaucoup de compassion et d’humanité envers son peuple. Elle est toujours au milieu de plein d’intrigues politiques, mais la plus importante est très certainement celle qu’elle ignore le plus : Tanaseda lui demande l’autorisation de faire voyager deux personnes hors de la planète et de remettre à son père un « cadeau », le symbole sur lequel Tak enquête.

Bien sûr, ça, Danica ne le sait pas et autorise tout ça, avant de découvrir que Carrera est en train de se faire plaisir à interroger Lila, la technicienne du Cercle, dans un secteur de la prison auquel il ne devrait pas avoir accès. En plus, ça embête Danica parce qu’elle sait très bien que Lila a entendu des informations compromettantes de la part d’autres prisonniers. Et alors que Carrera allait enfin les connaître, Lila est retirée de la prison par Danica, évidemment. C’est simple pour l’intrigue, mais bon.

Carrera n’hésite pas, en tout cas, à débarquer en pleine soirée de Danica pour lui demander de faire changer son ordre. Ils sont interrompus pour que Danica fasse son discours pour la fête planétaire, et les choses s’accélèrent bien rapidement : les feux d’artifice que Danica fait lancer ? Les prisonniers de Carrera y étaient attachés, rien que ça.

Au même moment, Quell nous tue de manière définitive Tanaseda. Ce dernier a le temps de prvenir Tak et de lui demander de la pardonner. Heureusement, Tak débarque à temps pour sauver la pile de son ami avant qu’elle ne soit totalement détruite. Il en profite pour se plonger dans ses souvenirs et essayer de trouver des réponses, mais pas avant d’avoir appelé Trepp à la rescousse.

Cette dernière est sa nouvelle alliée après tout. Et il lui fait entièrement confiance, n’hésitant pas à lui raconter tout ce qu’il sait : Quell ne tue pas les Meths, mais les Fondateurs. Reste à savoir de quoi il est question quand on nous parle de Fondation. En tout cas, quand je dis que ça s’accélère, je n’exagère pas et j’ai un peu de mal à tout suivre à vrai dire : Quell n’hésite pas à tuer un autre Fondateur avant la fin de l’épisode, et un attentat a lieu dans la tour gouvernementale, alors que de son côté, Poe fait ses adieux à Miss Elizabeth devant Dig qui décide au contraire de lui expliquer qu’en tant qu’archéologue, elle est sûre que certaines personnes doivent être enregistrées.

Oh, et sinon, le cliffhanger de fin nous ramène la première enveloppe de Tak, qui serait le fils (ou alors c’est affectueux ?) de Carrera, frustré de la mort de ses prisonniers, mais toujours partant pour s’en aller en guerre. Contre qui ? Je suis paumé, là, à force. La réponse la plus logique est : tout le monde.


Épisode 5 – I Wake Up Screaming – 18/20
Franchement, cette série ne ralentit jamais son rythme et cet épisode va même encore plus vite en besogne en arrivant très rapidement à des choses que je ne pensais pas voir avant le prochain épisode, si ce n’est le dernier de la saison. Tout cela fait que j’ai du mal à savoir où on va et où la série veut en venir, parce que le point final est atteint à chaque épisode, ou presque. Du coup, ça me rend perplexe pas mal de fois et je rate des éléments de détails à vouloir absolument avoir la vue d’ensemble pour tout comprendre. Je sens que c’est le genre de saison qu’il faudra revoir une deuxième fois pour tout cerner correctement !

> Saison 2


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L’introduction de ce cinquième épisode est hyper rapide et reprend sur Trepp et Tak débarquant à l’hôtel, à la recherche de Quell. Ca tombe bien, elle y est de retour justement d’après Poe. Avant de pouvoir dire tout ça, cependant, il doit d’abord faire la gaffe de révéler à Trepp que Tak a l’intention de quitter la planète. Le problème, c’est que Trepp avait besoin de lui pour retrouver son frère.

Bon, au moins, ils retrouvent Quell. Le seul problème, c’est qu’elle a été tuer des Fondateurs sans trop savoir pourquoi. Quand elle dort, elle fait des cauchemars et se retrouve à perdre le contrôle. Intéressant. Pendant que Tak tente de réconforter Quell, Trepp, Dig et Poe parlent de la prochaine cible de la tueuse. Il ne reste plus qu’un seul fondateur : Harlan père, le paternel de Danica. Poe part alors en mission solitaire, avec toujours l’envie de se racheter auprès de son patron.

De son côté, Danica découvre facilement que Quell est la vraie responsable de la mort des Meths. Elle continue de travailler avec Carrera sans lui donner toutes les informations, cela dit. C’est bien dommage, parce que de toute manière, toute la planète découvre bien la vérité : Quell est en vie et la trêve est finie. Les Quellist sont appelés à se révolter par Kemp. La tour explosée par l’attentat de l’épisode précédent ? Il s’agissait du seul moyen de quitter la planète, alors autant dire que la tension monte d’un cran bien rapidement.

Le plus intéressant dans cet épisode est encore les réponses apportées au cliffhanger précédent : le premier Kovacs est de retour, et ce n’est pas rien. Jaeger/Carrera l’a ressuscité, en quelque sorte, avant qu’il ne parte en vrille et ne rencontre Quell. C’est embêtant comme tout : cet ancien Takeshi n’a rien du révolutionnaire que l’on connaît et il trouve l’attitude du héros de la série à vomir. Faut dire, ce héros n’en est pas un : il a tué sa sœur et tout ce en quoi il croyait plus jeune. Pour les distinguer, j’appellerai dorénavant notre héros de la saison 1 Tak et ce lui passé Kovacs. On fait ce qu’on peut avec une intrigue complexe, hein.

Bref, Kovacs est donc de nouveau en vie et déteste Tak. Il se met aussitôt à le traquer, en remontant la piste laissée par Quell, à savoir le cadavre de Tanaseda. Grâce au petit-fils de ce dernier, qu’il n’hésite pas à tuer, Kovacs arrive donc à l’hôtel. Oh, les choses vont si vite encore dans cet épisode : Quell était justement au beau milieu du hall de l’hôtel juste avant qu’il n’arrive. Pourtant, elle, Trepp et Tak arrivent à s’enfuir juste avant.

Ils se rendent aussitôt dans une boutique pour voler des armes, avant qu’on ne découvre que le propriétaire de celle-ci est le père de Trepp. Ce dernier révèle qu’il savait depuis bien plus longtemps que sa fille que son fils était un Quellist. Bien. On notera que Quell se munit d’une arme en secret et qu’à l’hôtel, Kovacs interroge Dig.

Bien qu’étrangement extrêmement fidèle, Dig ne réussit pas à farder tous ses secrets. Torturée par Kovacs qui la domine informatiquement parlant, elle ne peut pas garder tous les secrets qu’elle voudrait : si elle ne révèle pas que Quell est avec Tak, elle donne malgré elle leur localisation.

Heureusement, notre trio de héros ne reste pas longtemps dans la boutique. Ils se rendent à la place sur une plage où ils retrouvent un bunker. Alors que Tak galère à l’ouvrir, Quell demande à Trepp de ne pas hésiter à l’achever si elle recommençait à perdre la boule. Elle lui donne au passage l’arme qu’elle a subtilisé juste avant, et Trepp n’a pas à attendre longtemps avant d’hésiter à s’en servir.

Ouep, Quell perd de nouveau la boule au beau milieu d’un tunnel du bunker. On découvre alors que Trepp sait comment gérer les crises de panique parce que son enfant en fait – c’est simple, mais efficace comme solution. Par contre, Trepp a peur pour Quell, parce qu’elle lutte contre elle-même et qu’elle n’est pas sûre que le bon côté de Quell s’en sortira.

OK, admettons. Le plan de Tak ? La ramener sur les lieux de leur rencontre, au bout de ce tunnel. Eh, ça se tient ! Quell n’est pas convaincue, Trepp vexée de voir que Tak garde encore des infos pour lui et Kovacs… n’hésite pas à tuer le père de Trepp et se rendre bien vite au même endroit que nos héros, se rappelant alors de sa sœur. Et oui, ce n’est vraiment pas n’importe quelle plage, en fait ! Nos héros étaient là enfants, aussi.

Cela dit, ce n’est pas l’essentiel pour notre trio de héros. Non, l’essentiel, c’est que Quell finit par péter un câble à nouveau et que Trepp ne parvient pas à la tuer. Ben oui, Tak l’en empêche bien sûr ! Et il lui demande ensuite de veiller sur elle, ce qui est loin d’être une bonne idée, parce que Trepp est bien vite maîtrisée par Quell. Elle n’a pas les capacités de se battre contre une terroriste vieille de plusieurs siècles Trepp, évidemment.

Et pendant qu’elle se fait assommer comme une bleue, Tak n’en mène pas large non plus. Parti en éclaireur sur les lieux de son passé, il tombe nez à nez, en pleine forêt avec… Kovacs. Eh ben, la série n’aura pas traîné à en arriver à ce face à face annoncé à la fin de l’épisode précédent. S’il s’agit de la scène finale de l’épisode, elle débarque tout de même bien vite : je l’aurais bien vu un épisode plus tard moi.

En tout cas, ce face à face mène à un combat sympa, avec Tak remarquant que Carrera utilise des méthodes illégales avec cette double empreinte. Bien. De toute manière, côté illégalité, Carrera se place là. Le coup d’état dont je parlais dans les premières critiques ? Il finit par bel et bien avoir lieu, mais contre toute attente, c’est Danica elle-même qui l’organise, profitant du meurtre de Dugan par Quell pour réaffirmer son pouvoir grâce aux dirigeants de la planète qui lui donne justement le plein pouvoir pour maîtriser la crise en cours sur Harlan. La crise ? Tout le monde sait que Quell est en vie… Après avoir diffusé les images de Quell dans les rues d’Harlan, c’est Danica elle-même fait arrêter l’ensemble des dirigeants de la planète, « pour leur protection ». Joli coup de sa part pour prendre le pouvoir. Reste à voir ce qu’elle en fera !

Quant à Tak VS Kovacs, cela se termine sans trop de surprise par la défaite de Tak. Si on nous fait croire qu’il est mort à tomber dans un ravin, on sait bien que ce ne sera pas le cas. Il n’y aurait plus de série si c’était ça… En tout cas, c’était intéressant ce face à face avec soi-même.

Enfin, de son côté, Poe poursuit donc sa propre quête dans un monde artificiel où il pénètre un labyrinthe et se retrouve vite coincé. Bon, la série gagne du temps en comblant cet épisode avec cette intrigue. Une fois sorti du labyrinthe, Poe est ravi de découvrir que Miss Elizabeth est dans ce monde. Et cette fois, elle n’est pas un fragment de souvenir, mais bien un être capable de dialoguer avec lui. Voilà qui change.

Cela détourne quelque peu Poe de sa mission, mai sil finit par s’en rappeler, changeant toutefois de look au passage. C’était si étonnant de le voir avec un nouveau look franchement. Heureusement, ce nouveau look et Miss Elizabeth ne sont finalement pas suffisants pour qu’il se laisse complètement bluffer : il est là pour retrouver Harlan père, mais quand il le fait, il n’est qu’une fraude, une statue qui casse bien facilement.

Poe comprend alors la vérité : il est dans un monde artificiel qui veut le détourner de son but premier. Il cherche donc immédiatement à s’enfuir… mais ce n’est pas si simple, puisqu’il y avait un labyrinthe. Poe est alors fait prisonnier, mais il s’en sort grâce à ses bugs. Et oui, toute cette intrigue des problèmes de Poe avait vraiment une utilité, finalement, et il en profite pour s’échapper et retourner à l’hôtel.

Pas de bol pour lui, il découvre alors ce qu’il s’est passé à l’hôtel et retrouve une Dig paniquée, voulant avertir Tak… Trop tard.

> Saison 2

The Magicians – S05E12

Épisode 12 – The Balls – 17/20
Nous voilà à l’avant-dernier épisode de la série et il manque un tout petit peu de certaines dynamiques que j’adore. Pourtant, c’est un vrai plaisir d’avoir enfin le groupe réuni dans une même intrigue… mais justement, le groupe n’est pas encore au complet, donc il y avait une part de frustration tout au long de l’épisode. Bref, il est excellent, plein de très bons moments, mais je sais que les scénaristes peuvent faire encore mieux. J’imagine qu’ils se gardent des billes pour la toute fin !

> Saison 5


Spoilers

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So repressed the overwhelming urge to sing while stealing shit?

Honnêtement, ce n’est pas possible : c’est déjà l’avant dernier épisode de cette saison, et donc de la série. Le temps est passé trop vite, et je suis dégoûté de me dire que j’approche déjà si vite des dernières minutes avec tous ces personnages que j’adore. Au moins, ils partiront probablement sans fausse note, et ce n’est pas cet épisode musical qui va me faire dire le contraire. Evidemment qu’avant de disparaître, la série nous laisse avec quelques chansons !

Avant tout, cependant, cet épisode reprend tout tranquillement par un énorme résumé de deux minutes qui fait voir à quel point cette intrigue est plus complexe qu’il n’y paraît. Une fois que c’est fait, on découvre la vie du Couple grâce à Marina qui résume tout ce qu’elle sait sur leur hôtel. Clairement, il va être question de mener une mission impossible pour s’infiltrer chez eux et plus particulièrement dans le sous-sol où se trouve le coffre-fort qui intéresse désormais nos héros.

Marina, elle, a déjà tenté sa chance et c’est bien planté, comme on le sait déjà. Cette fois, on le découvre en image, et ça fait de la peine, surtout pour Kevin qui se fait tabasser par un des gardes du Couple, appelés Gollum par Marina. On notera que celle-ci a repris son look d’enfer et que ses cheveux courts lui vont encore mieux comme ça. Autrement, elle n’est pas très utile pour nos héros : Fen contredit sa théorie que la graine qu’ils cherchent serait dans ce coffre-fort, car elle ne pourrait pas y survivre.

Après, heureusement, elle leur laisse le fameux livre de la semaine dernière qui s’avère juste être un livre pop-up servant de carte pour se repérer dans le Nave Hotel du couple. C’est comme cela que tous nos héros – minus Julia et Penny 23 – se lancent dans une grande opération pour aller voler la graine, qui se trouverait dans le sac du couple. J’ai bien ri durant la scène, parce que les pions qu’ils fabriquent pour représenter leur plan sont excellents.

Rapidement, le plan se met en place et c’est Zelda qui nous introduit l’épisode musical : les communications sont brouillées dans l’hôtel, mais le sort qu’elle propose les contourne en chanson. Evidemment. C’est en revanche Marina qui devra être à l’origine du sort, et ça leur fait part. L’épisode musical commence finalement de manière surprenante quand tous nos héros s’en prennent à l’homme-cochon qui redébarque et se mettent à chanter avec lui.

C’est excellent, mais ça leur pose un nouveau problème quand Zelda explique que chaque émotion un peu forte qu’ils ressentiront leur fera chanter une chanson. C’est extrêmement gênant et ça fait que nos héros décident de brider leurs émotions comme ils avaient déjà réussi à le faire par le passé. Le seul problème, c’est qu’on sait que quand leur amulette les bridant explosera, ils partiront en vrille avec un surplus d’émotions…

Malgré tout, ils le font et ça permet aux acteurs de tout déchirer dans l’absence d’émotions alors qu’ils s’introduisent via une valise à la Animaux fantastiques. Malheureusement, alors que Josh, Fen et Margo ont trouvé le sac contenant la graine et une mauvaise traduction de la page de Q, ils sont surpris par le méchant Fogg qui prévient aussitôt le Couple. Ceux-ci débarquent et lui promettent un pays dans le nouveau monde… Qui selon Fen ne verra pas le jour, puisqu’ils se plantent dans la traduction.

Elle décide donc de leur faire croire qu’elle est prête à les aider, pour mieux découvrir que tout le plan du couple est en fait d’avoir des enfants dans leur nouveau monde, parce qu’ils sont maudits et ne peuvent en avoir dans celui-ci. Tout de même, ça ne s’invente pas.

En parallèle, Alice, Kady et Eliot sont ensemble quand ils apprennent l’échec du plan. Un faux plan à trois pour échapper au Couple plus tard, ils se retrouvent face à un des gardes de l’hôtel… qui brise l’amulette d’Alice. Celle-ci se met inévitablement à chanter sa vulnérabilité dans une chanson originale vraiment intéressante, mais trop courte.

C’est ensuite au tour d’Eliot de la rejoindre : il boit volontairement une gorgée d’émotions pour réconforter son amie… et ils entament bien malgré eux un duo qui nous révèle toutes les émotions bien cachées d’Alice. Franchement, elle n’aura jamais été aussi touchante que dans cet épisode. Quant à Eliot, bon, ses performances vocales ne sont plus à prouver et sauvent littéralement cette chanson qui était trop calme et répétitive à mon goût. Après, toutes les émotions sont balayées d’un revers de main quand on découvre Marina et Zelda en train d’avoir le même refrain sur la nécessité de ne pas abandonner et de croire en sa place dans le monde.

Loin d’eux, Kady rejoint Fogg et les autres pour libérer ces derniers maintenant que le Couple n’est plus là. Le seul problème, c’est que Pete, qui avait la valise permettant à tous de s’échapper, s’est fait prendre à son tour et viré aussitôt de l’hôtel. Alice pense avoir un plan… mais malheureusement, la nouvelle copine de Marina débarque à l’appartement pour s’en prendre à sa copine. Elle est vexée de la retrouver en train de faire exactement ce qu’elle avait promis ne pas faire et elle décide donc de détruire la baguette magique qu’elle a en main. Le seul problème, c’est que cette baguette permettait de faire la connexion entre tous nos magiciens.

La baguette est finalement réparée à temps pour que Zelda et Marina puissent entendre le duo suivant : Alice et Eliot sont en effet surpris par un gollum et se mettent à chanter à nouveau pour le mettre KO. C’est sacrément efficace contre eux et, par conséquent, Kady, Josh et Margo n’ont d’autres choix que de boire leurs émotions à leur tour et de les rejoindre dans une belle chanson. Si la chanson était cool et le gag final hyper jouissif, j’ai trouvé dommage que ce soit si court, à nouveau. Et c’était un peu facile que ce soit le point faible des gardes, mais bon, il fallait bien avancer.

Pour avancer, on avance vite avec ce dernier trio qui parvient à prendre en otage la femme du Couple, puis avec Margo qui est assez maligne pour détendre une situation tendue où Fen et la femme du couple étaient prises en otage alors que la graine était en train de mourir peu à peu de chaud. Un coup de feu de Margo plus tard, Fen se met la graine dans le seul endroit assez chaud, un peu humide et très humain auquel elle pense et tout notre groupe se barre en chantant sur le toit.

Ils chantent qu’ils veulent être sédatés tout en courant pour leur vie, ce qui est toujours marrant. Une fois sur le toit, ils découvrent le plan de fuite d’Alice : le père Noël… qui se marre bien de leur situation, mais c’est à peu près tout. Drôle de cliffhanger pour un avant-dernier épisode.

Sinon, Julia et Penny 23 sont à l’écart de toute cette intrigue, évidemment, mais c’est pour une bonne raison : ils ont toujours la grossesse de Julia à gérer, et c’est toujours aussi compliqué apparemment. Inquiète d’avoir appris tout ça sur la mère de son nouveau mec, Julia se met à la recherche de celle-ci… et la retrouve en bonne santé. C’était top comme idée.

Cela permet une scène très émotive qui cherche un peu à conclure toutes les intrigues de développement de Penny : on découvre ainsi que sa mère a entendu des voix pendant la grossesse, mais aussi chaque fois qu’elle était en présence de son fils. À l’inverse, tout s’arrêtait quand elle s’éloignait de lui. Ma foi, c’est original et simple à la fois comme développement : Julia va devoir abandonner son enfant, c’est tout… Ou trouver une solution au problème.

Elle est sur la bonne voie dès le départ : elle remarque que quand la mère est en présence de Penny, une lumière magique irradie du fils et se dirige tout droit vers sa génitrice. Du coup, Julia décide de révéler la vérité sur la magie à sa belle-mère. Cette dernière ne prend pas super bien la nouvelle à l’origine, parce qu’elle ne se sent pas prête à s’embarquer à nouveau dans la souffrance de la perte de son fils, une seconde fois.

Tout ce qu’obtient Penny 23 dans l’affaire, c’est donc une photo de sa mère avec Penny. Que d’émotions… mais c’est dommage d’avoir eu droit à tout ça en parallèle d’une intrigue qui reliait enfin tout le monde. Les voir mis de côté si proche de la fin de la série, c’est tout de même frustrant. Ah, et sinon, pour le titre de l’épisode, c’est le nom de famille du Couple, tout simplement. Je ne m’y attendais pas.

> Saison 5