Charmed (2018) – S04E01

Épisode 1 – Not that Girl – 18/20
Eh bien… J’adore ! Purée, j’étais un peu stressé à l’idée de voir cet épisode car je craignais qu’on perde vraiment la magie et ce que j’aimais dans ce reboot, mais en fait, les nouvelles intrigues proposées dans l’épisode fonctionnent. J’aime les nouveaux personnages pour l’instant, j’aime beaucoup l’idée du fil rouge, même s’il faudra voir comment ça se développe, et c’est un excellent début de saison qui propose plein de choses. Top.

Spoilers

Six mois après le décès de Macy, Mel et Maggie n’ont toujours pas trouvé leur sœur cachée.


Look, dude, some things excuse drinking before noon. Why do you think they invented brunch ?

Qui ont-ils casté pour remplacer Macy ? Une certaine Kaela, clairement. C’est en tout cas ce que le début de l’épisode suggère en nous introduisant une nouvelle actrice qui est une mécano un peu artiste sur les bords si on en croit son patron qui n’aime pas trop ses tags. Ils sont pourtant magnifiques et elle n’apprécie pas de devoir arrêter selon lui : la voilà donc qui décide aussitôt de démissionner.

Elle s’en confie à sa meilleure amie qui lui a organisé une jolie surprise pour ses cinq ans de rémission d’un cancer. Bien. Elle a un passé complexe et beaucoup d’amis, une tendance à être malgré tout très solitaire, une meilleure amie qui n’appréciera probablement passes nouvelles sœurs… C’est une introduction plutôt efficace ma foi.

Je ne dis pas que je vais adorer le personnage, mais en tout cas, ça part bien pour elle. Elle me rappelle presque la Maggie des débuts avec tous ses amis. Heureusement, on ne tarde pas trop non plus à nous réintroduire la magie dans tout ça : Kaela rêve de Mel et Maggie assez souvent et elle s’en confie à sa meilleure amie. Brynn peut-elle être une démone qui attend sagement, du coup ?

Difficile à dire. En tout cas, cela fait plusieurs mois que Kaela rêve de lieux qu’elle ne connaît pas et de magie. C’est plutôt cool comme idée pour nous l’amener, ça change un peu. Dans les choses qui changent un peu aussi, on retrouve Mel en train de rouler des pelles à une nana qu’on ne connaît pas sur fond de chanson française. Evidemment.

Pourquoi faut-il que ce soit toujours des chansons françaises ? Et qu’est-ce que c’est que ce lieu dans lequel elle est et qui ressemble à une maison close ? Et pourquoi en parallèle c’est Maggie qui a l’intrigue super cool ? Elle se prend pour une Tueuse avec Jordan comme allié : les deux pourchassent et tuent des démons, avant de trouver un Zamba Zaara, un démon tout mignon… en théorie. En pratique, il mord Jordan et c’est étrange.

Ce qui est étrange, c’est aussi de voir Mel et Maggie revenir toutes les deux chez elle et éviter de parler du vrai fond du problème. Macy est morte, elles ont une sœur à trouver et elles passent les nuits à vouloir oublier ce qu’il s’est passé. Cela fonctionne étrangement bien, surtout que c’est finalement Jordan qui est celui qui s’en tire le mieux dans son deuil.

Il était pourtant proche de Macy lui aussi, pourquoi s’en tire-t-il si bien en être de lumière ? Je l’aime beaucoup dans sa relation (amoureuse yay) avec Maggie et dans celle avec Harry. Lui, sa barbe d’une semaine à peine nous indique qu’il est au bout du rouleau et qu’il écrit des lettres à Macy chaque soir. J’aime bien l’idée, mais je n’aime pas trop l’idée qu’il les brûle quand ça pourrait être un roman très intéressant à lire une fois le deuil terminé.

Au moins, le trio est bien entouré quand même : Jordan est là, mais Josefina aussi s’occupe de ses cousines. Bon, ça n’a pas l’air d’être ça, après : elles sont complètement en froid Mel et Maggie. Oh, elles se parlent, mais Maggie en est à se chercher un appartement et Mel ne semble pas vouloir la retenir plus que ça apparemment. C’est intéressant à voir, mais la série ne peut pas vraiment se permettre de perdre plus de temps que ça en introduction.

Comme il faut bien que Maggie et Mel retrouvent Kaela, elles sont toutes les deux forcées de se rendre à Philadelphie bien malgré elles. Pour Maggie, c’est le QG qui s’en charge. Pour Mel, c’est… son mac ? Pardon, mais il faut dire ce qu’il en est, quand même, c’est trop chelou ses soirées à Mel. Toujours est-il qu’une fois à Philadelphie, les filles se retrouvent nez à… van avec Kaela. Cette dernière manque d’écraser Maggie, mais prend le temps de sortir tranquillement de son van pour engueuler Maggie.

Ce n’est qu’à ce moment-là qu’elle reconnaît en ses interlocutrices les deux femmes qu’elle dessine, mais sa première réaction reste apparemment la fuite. Pourtant, quand Maggie la touche, il y a carrément des éclairs dans le ciel. Enfin, des flashs lumineux quoi. Clairement, la série n’a pas augmenté son budget et les effets spéciaux restent assez mal foutus, mais on s’en fout, non ?

En plus, pendant que Mel et Maggie se disputent dans la rue pour savoir quoi faire, Kaela retourne dans son van et cherche un moyen de fuir, ce qui nous révèle enfin son pouvoir. Et là, croyez-moi bien, je l’adore : elle est capable de faire sortir de ses dessins les objets. J’adore l’idée, même si je n’ai pas compris immédiatement ce qu’il se passait. Cela commence par une bille lui permettant de se téléporter, mais au QG, elle fait apparaître une pomme sans même s’en rendre compte.

Bon, allez, meuf, plus qu’à dessiner Macy et tout ira bien, non ? Bon, j’imagine que ce sera limité aux objets inanimés ? La pomme est-elle seulement comestible ? Pardon, je vais beaucoup trop loin, je crois. J’aime beaucoup Kaela en tout cas, et ça s’améliore encore quand son premier réflexe à Safe Space est de se diriger vers le bar pour se servir un verre parce que bon, certaines choses méritent bien un petit verre peu importe l’heure. Nouveau personnage préféré, c’est bon.

Par contre, qu’on m’explique pourquoi Josefina voit la pomme dans le QG et se décide à la manger là ? J’ai éclaté de rire car je me sentais dingue de me demander si c’était comestible et on finit par une scène où elle s’évanouit. Cela m’a bien fait rire. Après, l’intrigue autour de Josefina organisant une fête pour les PIxies là, ce n’est pas fou (et le costard de Jordan ? Horrible, non ?).

BREF. Il faut que je me concentre sur la critique, ça part dans tous les sens là. C’est un peu le cas pour Kaela qui ne comprend pas du tout ce qui lui arrive et retrouve alors Maggie et Mel au bar alors qu’Harry s’occupait d’elle. Bon, Harry prend assez mal le côté d’une sœur qui remplace Macy et il est bien content de découvrir que la formule « Potentia Trium » ne fonctionne pas avec elle.

Cela ne suffit pas à convaincre les filles que Kaela n’est pas leur sœur, en tout cas. Pourtant, son nom ne commence pas par un M, elle. Harry se lance donc dans une grande enquête sur Kaela et se rend à son job, alors que les filles amènent Kaela au QG et retrouvent… un dessin de Josefina. Oh, j’adore l’idée, j’espère vraiment que c’est son pouvoir. Cela semble être en tout cas le cas, et j’ai hâte de savoir ce qu’ils en feront, parce qu’il y a vraiment de quoi faire.

En attendant, les sœurs sont confrontées à un démon étonnant, qui est en fait un espace négatif laissé là parce qu’elle a voulu manger une pomme manifestée par magie. C’est intéressant comme tout et l’explication nous vient évidemment de Roxie, qui gère le club dans lequel se rend Mel chaque soir. Maggie peut ainsi découvrir la vie mouvementée de sa sœur qui ghoste régulièrement des nanas dans ce bar (bon ben, bye bye sa copine ? Encore ? Sans une scène à l’écran ? Pff.).

Il n’empêche que l’essentiel est désormais pour les sœurs de trouver un moyen de sauver la vie de Josefina : en se téléportant au club avec elle, Maggie s’est débrouillée pour lui arracher le bras. J’ai trouvé ça vraiment drôle en vrai, ça fonctionnait à merveille. Et ça fait culpabiliser Kaela qui retourne aussitôt au QG pour tenter de sauver Josefina.

Elle galère juste ce qu’il faut à y arriver, ce qui fait qu’elle flippe d’avoir tué la cousine de Mel et Maggie. Il n’en faut pas plus pour que ces dernières tentent de la rassurer et que paf, le Pouvoir des Trois se manifeste à nouveau. Grâce à ce pouvoir qu’elle ressent, Kaela prend un risque qui finit par payer et l’espace négatif est finalement rempli : Maggie balance le dessin de Josefina dans le trou noir en face d’elle, ce qui fait réapparaître Josefina sans problème.

C’est chouette, ça, mais ça laisse des questions, évidemment. Les réponses viennent alors d’Harry : Kaela commence bien par un M, car c’est le diminutif de Michaela. Elle n’a pas non plus de parents biologiques connus car elle a été adoptée à la naissance. Voilà tout ce qu’il a trouvé à Philadelphie en enquêtant sur elle.

De son côté, Jordan a eu une intrigue en solo qui était bien intéressante aussi, car elle introduit le nouveau fil rouge : il trouve en effet deux jetons qui transforment des créatures mignonnes et innocentes en véritables démons. Ainsi, la Pixie se voit pousser des ailes démoniaques pendant sa cérémonie. Cela craint pour la suite, mais j’aime beaucoup l’idée.

Eh, il est possible que cette saison 4 soit à la hauteur de ce que j’en espérais. Pour tout arranger, l’épisode se termine sur un départ de Kaela qui hésite à devenir une Charmed Ones alors qu’Annie, la Pixie démoniaque, meurt en écrivant le nom du méchant lui ayant donné ce jeton qui a gâché sa cérémonie : The Tallyman.

Grey’s Anatomy – S18E12

Épisode 12 – The Makings of You – 13/20
Je suis dérouté par cet épisode, mais je pense que c’est le but des scénaristes aussi. Ils s’aventurent vers un format un peu différent et reviennent à ce qui pourrait être le cœur de la série. Seulement, autant je le réclame d’habitude, autant le faire en séparant les personnages n’était pas la meilleure des idées. Je cherche encore à comprendre quel était le but de l’épisode pour du plus long-terme là.

Spoilers

Meredith prend un week-end off dans la cabane de Nick, Amelia le fait dans le Minnesota avec Kai et Maggie est forcée de le faire quand elle est malade et confrontée à sa mère biologique.

 


The one who wasn’t good enough to be approved.

Nick emmène enfin Meredith dans sa cabane dont il lui a tant parlé, et ça la force à se couper du monde. En tout cas, il est intéressant de savoir que Meredith en est toujours à utiliser des emails pour parler à ses sœurs, mais il paraît que c’est pour parler boulot. Bon, en tout cas, elle n’arrive pas à prendre de pause dans son boulot, mais c’est un vrai plaisir de l’entendre rire pour une fois. Elle est de toute évidence très heureuse dans sa vie, avec un mec qui est capable de lui faire prendre de vraies pauses.

Je crois que c’est l’une des premières fois qu’on la voit à ce point loin de l’hôpital et heureuse en dix-huit ans, non ? Bordel, dix-huit ans, cette série est majeure. Vous savez qui d’autre est majeure ? Charlotte, la nièce de Nick. Et elle débarque à la cabane alors que son oncle est en train de faire l’amour à Meredith, parce qu’elle avait la même intention que lui avec Silver, son copain du moment.

Le type pue l’erreur de jeunesse à travers l’écran, et c’est un peu sans surprise qu’on apprend que ce n’est pas son vrai nom. Oak/Silver a aussi réussi à convaincre Charlotte que quitter l’école serait une bonne idée. Ils sont donc prêts pour un voyage au Costa Rica, n’en déplaise à Nick. Bon, la rencontre avec Mer se passe vachement bien d’un coup.

Témoin de tout ça, Mer a toutefois des réactions bizarres, parce qu’elle trouve clairement tout cela très drôle. Elle nous révèle ainsi qu’elle a eu une période avec les cheveux roses (on n’a jamais su ça ???) pour voyager à travers l’Europe avec des mecs quand elle était jeune. Voilà une facette du personnage qui me fait rire… mais ça n’arrange rien pour Nick. Il est clairement énervé de savoir que Charlotte fait de la merde, et il aimerait le soutien de Meredith.

Ce n’est pas ce qu’il obtient, Meredith préférant se retirer et dialoguer un peu avec Charlotte pour la convaincre de parler elle-même avec Nick et lui faire entendre son point de vue. Bon. On ne va pas se mentir, ce n’était vraiment pas l’intrigue du siècle tout ça. Je suis content d’avoir vu un épisode plus tôt dans l’après-midi tout de même, parce qu’un certain nombre de personnages m’auraient manqué autrement.

Après, si l’intrigue familiale est soporifique, j’ai trouvé intéressant de voir le personnage de Nick évoluer, confier ses doutes à Meredith sur sa carrière et s’habituer à recevoir son opinion. C’est d’autant plus intéressant que Meredith fait de même : les scénaristes leur consacrent ainsi une vraie relation complète, et c’est vraiment une bonne idée. Cela ne m’empêche pas de penser qu’elle a fait trop vite son deuil d’Andrew, mais ça nous montre aussi une relation plus crédible que quand elle était avec lui…

Pendant ce temps, Amelia est de plus en plus heureuse aussi, notamment grâce à Kai. Il est temps toutefois pour leur collaboration de s’arrêter après une dernière journée à taper un article ensemble. Bon, personne ne se relit apparemment dans cette série, et Amelia finit par envoyer cet article beaucoup trop vite si vous voulez mon avis.

C’est aussi qu’elle veut profiter de cette journée à fond avec Kai, hein. Cela finit en drague lourde avec un passage sur scène pour Kai, parce qu’iel fait partie d’un groupe de rock apparemment. C’en est trop pour Amelia qui se comporte clairement comme une adolescente pendant la scène et qui finit par coucher avec Kai pendant toute la nuit, évidemment. Ce ne serait pas une intrigue amoureuse de Grey’s sans tout ça, et il était temps d’y arriver.

On apprend aussi à connaître Kai en même temps qu’Amelia ensuite, avec une rencontre avec ses plantes et ses désirs de ne pas avoir d’enfant. C’est intéressant, mais cette relation me laisse perplexe pour l’instant. Je n’arrive pas à complètement shipper, probablement parce que j’étais trop heureux avec Amelia et Lincoln et que je trouve tout ça trop rapide. J’aurais préféré voir Kai avec un autre personnage de la série, finalement. Jo, ça aurait été très bien, non ?

De son côté, Maggie est clairement malade, mais elle veut absolument s’occuper des neveux, même quand Winston se propose de le faire. Allez savoir pourquoi. La journée se transforme en une partie de cache-cache quand Ellis se planque, allez savoir pourquoi aussi, c’est une enfant après tout. Le problème, c’est qu’en faisant ça, elle permet à Zola de déterrer une boîte avec des affaires de sa grand-mère…

Et si les affaires sont juste tout à fait classiques à première vue, les choses se compliquent quand, au milieu de tout ça, il y a une lettre adressée à Margaret. Cela semble suggérer que c’est pour Maggie, sauf que… Maggie était censée être un secret ? Imaginez si Meredith avait trouvé cette boîte il y a dix-huit ans, déjà, et ensuite, imaginez ce que la lettre peut contenir. Ca laisse Maggie pleine de doutes.

J’aurais aimé avoir une lecture normale de la lettre, en revanche. À la place de ça, on voit Maggie aller dormir, lire la lettre avant et se retrouver en tête à tête avec Eillis. Quelle lourdeur ! L’actrice joue toujours aussi bien, mais je ne comprends absolument pas le besoin du dialogue entre elle et Maggie là. Franchement, j’avais l’impression désagréable d’être devant un épisode de… Charmed ? Au moins, ça me donne envie de reprendre la série dont j’ai déjà deux épisodes à voir là.

En attendant, son cauchemar permet à Maggie de parler pour de bon à sa mère, qui a encore quelques surprises pour nous, du genre, une volonté de se spécialiser en cardiochirurgie. Ca tombe bien, c’est ce que fait Maggie. Autrement, on découvre aussi qu’Eillis a choisi les parents de Maggie, mais elle a aussi choisi de ne surtout pas avoir de nouvelles d’elle.

Tu m’étonnes que Maggie finisse par faire des cauchemars en lisant les innombrables pages qu’elle a écrit sur elle. C’est d’une tristesse incroyable parce que l’épisode est construit autour d’une lettre que Maggie prétend ne pas vouloir finir de lire alors que… on sait très bien qu’elle le fera, de toute manière.

Et quand elle le fait, c’est une fois endormie grâce aux douceurs de Winston. Il est alors révélé qu’Eilis regrette tout de même de ne pas avoir réussi à faire se rencontrer Meredith et Maggie, parce qu’elles auraient pu être des sœurs, de vraies sœurs. C’est finalement ce qu’il se passe, bien sûr, mais ça, la mère ne le saura jamais. De toute manière, peu importe : la conclusion est claire, l’essentiel pour Maggie est d’avoir encore le souvenir de sa mère adoptive, qui est sa vraie mère. Son cauchemar peut ainsi se transformer en rêve, super.

Et l’air de rien, toute cette intrigue… finit par remuer Zola aussi. C’était assez malin de la part des scénaristes d’y penser : Zola s’interroge sur sa mère biologique. Nous sommes si habitués à la voir se comporter en mini-Meredith que nous ne sommes pas surpris de la voir prête à gérer une fausse chirurgie pour son frère… mais c’est important aussi de la voir se confier à Winston sur tout ça avant le retour de sa mère et d’Amelia.

Bref, l’épisode en revient en conclusion à ce qu’il nous disait en introduction : les gènes sont une part importante de nous et nous prédéterminent, mais bon, on est aussi nous-mêmes. Et Maggie est ainsi prête à brûler la lettre que sa mère souhaitait lui adresser maintenant qu’elle l’a lue, parce que c’est une partie d’elle qu’elle a su trouver à présent et dont elle n’a plus besoin. Mouais. Moi, j’avais de nouveau l’impression d’être devant Charmed avec ces trois sœurs qui nous brûlent une lettre. Manquait plus que la formule magique.


 

Station 19 – S05E12


Épisode 12 – In My Tree – 13/20
Cet épisode a manqué de quelque chose, même si je n’arrive pas encore à savoir de quoi. Peut-être que mon problème vient du fait que j’ai vu déjà deux épisodes juste avant, peut-être que ça vient du fait qu’il était juste un peu moins bon parce qu’il ne montrait pas assez d’interactions entre tous les personnages. Enfin, pour être plus juste, j’ai surtout eu l’impression que beaucoup d’entre eux étaient en train de faire du surplace. La fin d’épisode promet quelques changements, mais en attendant, c’est un épisode qui bouchait un trou plutôt que d’avancer vraiment.

Spoilers

La clinique en hommage à Miller ouvre à la caserne 19.


Are we supposed to clap for that ?

Oh merde, un épisode qui se centre sur Jack dès le départ ne m’inspire pas trop confiance, et ça ne s’arrange pas quand on enchaîne sur un Beckett déjà bourré dès le matin. Tout ça m’empêche de me concentrer sur l’essentiel : le dispensaire de Jack, Ben et Carina est sur le point d’ouvrir ses portes. Jack fait la pub comme il peut, mais après une heure d’attente, il est principalement frustré de voir qu’aucun patient ne se pointe… contrairement à sa cheffe qui espère bien que le projet décollera vite, parce que c’est son premier projet approuvé.

Et ça ne se passe pas à merveille : même Carina fuit la caserne pour aller aider une femme qui est en plein accouchement prématuré. C’est vrai que c’est un boulot qui doit être plein de complications du côté du planning l’air de rien.

Comme personne ne débarque pour la clinique de Jack, Travis a le temps de parler à Vic et de se plaindre d’Emmett qui ne lui répond toujours pas. Forcément. Le problème est que Travis est fort pour parler de ses problèmes à tout le monde… sauf à Emmett. Et il vient de le faire face à tout le monde, quoi. En vrai, heureusement que Travis a Vic pour le confronter assez régulièrement à la vérité : Travis a beaucoup à gérer avec le coming out lui-même mal géré de son père.

Le problème pour Ben, c’est que cette journée particulière qui commence en plus sans patient est compliquée aussi par l’arrivée de Tabitha Salzman. Il s’agit d’une femme chargée d’observer son travail pour savoir s’il peut ou non recevoir Pru et être son représentant légal. Elle est embauchée par les parents Miller, évidemment, et elle débarque le pire jour selon Ben. Moi, je trouve ça plutôt pas mal au contraire : elle a au moins une chance de voir un jour où il ne risque pas vraiment sa vie.

Bien sûr, c’est en revanche un jour où un homme débarque avec la rage et où Jack espère tellement que son programme soit un succès qu’il l’emmène dans les vestiaires de la caserne. Pas une bonne idée.

Et pourtant, Jack parvient à s’occuper de l’homme et lui refaire une beauté tout en le soignant. S’occuper de lui, ça change tout pour cet homme : une douche, une coupe de cheveux, un rasage et un traitement comme la rage, ça semble beaucoup l’aider tout de même. Et c’est finalement ce qui compte le plus pour la cheffe qui félicite Jack de ce qu’il a fait.

Quand il y a finalement un autre patient pour la clinique, ce n’est pas une bonne nouvelle non plus pour les affaires de Jack. En effet, le patient est déjà diagnostiqué : il a un cancer en phase 4… sauf que sa famille ne lui a rien dit. L’homme est coréen, ne parle pas un mot d’anglais et est trop fier pour assumer d’avoir un cancer, alors sa famille a décidé de lui cacher la vérité. Logique, ma foi.

L’intrigue est intéressante pour ce qu’elle dit des immigrés, des chocs des cultures et… de la nouvelle cheffe ! On nous révèle ainsi qu’elle parle un coréen impeccable (même si je ne peux pas le savoir, évidemment). Contrairement à Travis qui n’a pas retenu grand-chose du coréen de sa mère. J’aime vraiment beaucoup ce nouveau personnage, sachez-le. Elle profite aussi d’un moment off pour parler à Maya et lui donner un rendez-vous pour voir quoi faire de la suite de sa carrière. C’est d’autant plus intéressant que cela permet aussi à Maya de montrer qu’elle n’est pas si conne que ça.

Elle a bien vu clair dans le jeu de Robert et la nouvelle cheffe, et ça, c’est une bonne nouvelle : elle en profite pour faire du chantage à Robert et lui expliquer qu’ils ont le même caractère. Tous les deux sont du genre à tout faire pour obtenir leur promotion et ils ont là un intérêt commun : si Maya obtient sa promotion, elle pourra probablement faire dégager Beckett en prenant sa place, tout simplement. Mouais, pas sûr que ça marche comme ça, tout de même, mais c’était sympa à suivre dans cet épisode.

En ce qui concerne Ben, lui s’occupe d’un adolescent qui, selon sa mère, se drogue. Il se retrouve ainsi au milieu d’une dispute énorme entre les deux, le tout face à Tabitha qui le juge bien. L’avoir dans les pattes le paralyse beaucoup, clairement : il est bien incapable de faire son job en respectant les règles et en restant en sécurité, c’est évident. Le pauvre refuse ainsi de venir en aide à Andy, par exemple.

Oui, de son côté, Andy est toujours capitaine de la 23, et elle ne supporte plus du tout Maddox. En plus, contrairement à d’habitude, elle n’a plus le sexe pour compenser ses frustrations et énervements. Ben oui, elle décide de rester concentrée sur sa carrière et ses projets perso désormais. Le problème, c’est que sa carrière n’est pas géniale en ce moment, parce qu’elle n’arrive toujours pas à se faire respecter par ses hommes.

Quand en plus son ancien capitaine débarque pour rendre une visite amicale à ses hommes, le stress l’emporte sur Andy. Elle peut heureusement compter sur Theo pour l’aider à relativiser et faire le point. Elle a aussi son travail pour ça après, parce que les scénaristes sont excellents pour trouver des parallèles entre les gens ayant besoin de secours et les pompiers. Quand Andy et Théo interviennent, c’est donc pour aider une femme empalée dans un arbre après un problème de parachute, quoi.

Ca rappelle des choses, si on prend la métaphore au pied de la lettre. En tout cas, la situation est compliquée pour Andy, parce qu’elle a un peu une équipe de bras cassés pour lui venir en aide. Quand elle parvient enfin à décrocher la femme de son arbre, la femme fait un arrêt cardiaque… Et malgré tout l’attachement d’Andy pour cette femme, elle ne parvient pas à la sauver. Ainsi, Andy décide d’aller parler à la Cheffe Ross en fin d’épisode pour lui exprimer son malaise d’être à la caserne 23 et de ne pas pouvoir compter sur tous les projets que sa famille continue de développer, parce que la 23 est une caserne horrible avec plein de problèmes sur les blagues sexistes et les bizutages…

Il n’en faut pas plus pour que Ross en arrive à la décision de fermer la caserne 23 et de trouver un moyen de ramener Andy à la 19. Oui, Ross était en fait confrontée à un problème pendant tout ce temps : le Seattle Fire Department dépensait trop d’argent et avait besoin de faire des économies. Bon, le problème, c’est que maintenant, Andy va se sentir bien conne d’avoir fait fermer cette caserne parce que ça va laisser ses collègues actuels sur la paille – y compris Théo donc ?

Autrement, Emmett finit par débarquer en fin d’épisode à la caserne… mais ce n’est pas pour parler à Travis, bien au contraire. Il en a logiquement marre d’être harcelé et lui demande évidemment d’être laissé en paix. Il était temps qu’on en arrive là, je crois, parce que ce couple ne fonctionne pas spécialement à mes yeux. Et puis, voir Travis le forcer à lui parler et l’écouter alors que clairement il a juste besoin d’espace et de temps pour lui… C’est une bonne chose pour Emmett de finalement l’envoyer bouler, j’espère définitivement.

C’est toujours en fin d’épisode qu’on en revient aussi à l’intrigue Maya/Carina. Alors qu’elles évoquent une fois de plus leur projet d’avoir un enfant et l’envie de Maya de connaître le père, quitte à ce qu’il devienne une sorte d’oncle pour l’enfant, Carina est ainsi forcée de lui révéler que Jack s’est proposé pour un don de sperme. Si Maya voit bien que c’est une mauvaise idée, je ne doute pas que ça finira par se faire, surtout que l’on voit aussi Jack se comporter en oncle drôle avec Pru au téléphone quand Ben parvient à lui parler – et inutile de dire qu’il l’a au téléphone après la conclusion de Tabitha Salzman qui fait de lui un bon père, aimant et altruiste… Affaire à suivre, donc.

 

Grey’s Anatomy – S18E11

Épisode 11 – Legacy – 15/20
Un épisode qui n’invente rien, mais à quoi bon inventer de nouvelles choses quand on a une série qui a ses habitudes et qui fonctionne très bien comme cela. J’ai aimé cet épisode parce qu’il prend le temps comme il faut de développer chaque personnage et chaque intrigue. Je ne sais pas si j’en retiendrais grand-chose et il est probable que comme beaucoup d’autres, je finisse par l’oublier tout à fait, mais en attendant, c’est un moment de divertissement efficace.

Spoilers

Miranda est confrontée à ses rêves, Meredith à l’opération historique d’Hamilton et Jo à ses sentiments.


Doctors are humans.

Il aura fallu dix-huit saisons pour que Meredith en arrive à la conclusion que les docteurs sont humains ? On aura vraiment tout vu, c’est bon, on remballe. Ca valait le coup. Les humains ont des égos énormes, mais ça, ce n’est pas nouveau dans la série. Nous voilà donc prêts pour un épisode qui verra enfin Hamilton être opéré et soigné.

Avant cela, nous suivons toutefois la nouvelle morning routine de Meredith, qui prend l’habitude de marcher au soleil (je la comprends, on a un beau soleil nous aussi) et on apprend donc que Zola regarde souvent les vidéos des opérations de sa grand-mère. C’est n’importe quoi. Son mec a toujours une bonne relation à distance avec elle aussi, et toute l’organisation avec Amelia et Maggie semble fonctionner à merveille pour les enfants. Bref, Meredith est une femme accomplie. Rien de neuf.

Elle en profite au passage pour essayer de convaincre Hamilton d’accepter d’être non seulement un patient VIP avec un projet incroyable, mais aussi d’être une manière d’enseigner à la nouvelle génération. Oui, pour une fois, elle s’occupe de toute la classe des résidents et fait revenir aussi Tom sur le projet au passage.

Le plus drôle est encore de voir Kai devenir prof contre son gré. Avec un masque et une voix un peu étouffée, Kai me rappelle bizarrement Addison par moments, mais bon. Cela ajoute un bon humour à la série, je trouve, et c’est d’autant plus intéressant que l’on voit la galerie pleine comme elle l’a rarement été. Je me demande même si ce n’est pas la première fois qu’on voit l’escalier qui y mène ? J’ai toujours imaginé un couloir derrière cette porte, ça m’a un peu perturbé. Il en faut peu, je sais.

Voilà donc ce que je vais probablement retenir de cet épisode et cette opération, n’en déplaise à l’égo de Meredith qui voulait juste bouleverser l’histoire de la science. Bon, j’exagère : ce qu’il faut en retenir, ce sont les doutes d’Amelia en cours de route. Elle n’y est pour rien et ne manque pas vraiment de professionnalisme, mais le timing n’est vraiment pas le bon pour elle. On pourrait pourtant penser qu’elle est habituée à avoir des proches en train de se faire opérer pendant ses propres opérations, mais bon. Kai la remet dans le droit chemin, c’est déjà ça, avant de déclarer à Amelia qu’elle est inspirante dans sa manière de tenir à ses proches.

Si c’est pas mignon, cette relation amoureuse. Je continue d’espérer qu’Amelia revienne vers Lincoln, par contre…

Sinon… Alléluia ! Jo reconnaît que ses cheveux blonds, c’était du grand n’importe quoi ! Elle a donc pris enfin le temps de redevenir à peu près brune, et ça lui va mieux, c’est vrai. Bon, elle en profite surtout pour marquer le coup par rapport à Linc, je pense, parce qu’elle est clairement en train de l’ignorer et de le mettre autant que possible de côté.

Elle le fait par contre pour passer sa journée au bar avec Teddy, et ça, bon, ce n’est probablement la meilleure de ses idées, mais c’est intéressant de voir Jo s’adapter aussi à ce qu’est la maternité. C’est bien beau de tenir à Luna et de l’aimer, mais elle a une vie perso compliquée depuis son arrivée, n’ayant évidemment plus le temps de rien. Et c’est quelque chose que Teddy est prête à entendre, elle aussi, parce qu’elle le vit aussi. Elle en profite par contre pour apprendre que les orgasmes de Jo avec son meilleur ami sont géniaux. Pa sdu tout flippant.

De son côté, Owen refuse certains soins. Il a plutôt envie de reprendre le boulot et de soigner des gens, mais ce n’est pas trop possible dans son état. Par chance pour lui, Lincoln ne compte pas le laisser tomber et s’occupe donc beaucoup de lui. Cela pourrait le faire s’ils n’avaient pas Amelia en commun, mais bon, c’est bien le cas et c’est bizarre d’avoir Lincoln qui lui raconte à demi-mots ses problèmes avec Jo.

Tout est vite oublié de toute manière quand on se retrouve avec un Owen qui a un malaise en se relevant : des petites complications post-op, ça manquait, tiens. Je pense que nous ne sommes pas prêts de le revoir au bloc, du coup. Enfin, on le revoit au bloc, mais pas comme il l’espérerait, et ça fait chier tout le monde, à commencer par Amelia. Elle est en effet bipée au milieu de l’opération d’Hamilton pour venir s’occuper de son ex-mari et patient.

Comme elle ne peut de toute évidence pas quitter le bloc à ce moment précis sans que l’opération ne soit compromise, c’est finalement Tom qui s’occupe d’Owen. Oui, oui, l’ex de Teddy, et il l’appelle pour la prévenir avant de s’occuper d’un Owen loin d’être ravi de le voir. Tom fait pourtant bien son boulot, et ça permet ainsi à Teddy et Owen de se retrouver en fin d’épisode. Le problème ? Owen ne regrette rien de ce qu’il fait quand Teddy ne peut parvenir à lui pardonner pour l’instant. Elle a toutefois envie de lui parler, c’est déjà ça.

À l’inverse, la situation de Lincoln et Jo ne peut se régler avec des paroles. Un baiser au sortir de la douche de Lincoln suffit par contre à motiver Jo à reconnaître que le mieux est peut-être qu’il déménage finalement. Elle ne le veut pas… mais c’est le mieux pour eux.

En parallèle, Bailey reçoit un appel qui la perturbe un peu : la NASA la contacte pour des questions de médecine dans l’espace. Oui, oui, la NASA la contacte parce qu’ils veulent qu’elle soit à la tête d’un essai clinique qui lui permettrait, probablement, à terme, d’aller dans l’espace. Si c’est un de ses rêves, le timing n’est pas excellent avec Pru, mais bon. Son interne ne va pas la lâcher avec ça, c’est sûr, et il passe l’épisode à lui parler d’espace, d’extraterrestres, de Star Wars et de NASA devant tout le monde, notamment Meredith et Maggie.

Toute l’alchimie entre eux est tellement évidente que son résident finit par l’embrasser en sortant du boulot… Oupsie. Miranda n’était pas prête pour ça, évidemment. C’était pourtant… évident ?

Cette semaine, Richard ne semble pas avoir droit de porter la blouse. Nous le retrouvons cette fois chez Levi à tenter de lui parler pour le convaincre de revenir dans le programme. Malheureusement, ce n’est pas exactement son intention, parce qu’il est encore traumatisé par ce qu’il a fait à Devon. Richard a pourtant les bons mots pour tenter de lui faire comprendre que ça ne l’empêchera pas de devenir un bon chirurgien : lui aussi, il a tué quelqu’un, et ce n’est même pas ça qui le traumatise le plus. Non, ce qui traumatise nos chirurgiens quand ils tuent des gens, c’est de savoir qu’il s’agissait de gens qu’ils aimaient et qui étaient soulagés d’avoir affaire à eux.

Malheureusement, Levi ne veut vraiment pas être sauvé et ne veut pas que sa carrière reprenne. Il est en train de faire une énorme connerie alors que Richard passe sa journée avec lui à s’intéresser à ses jeux vidéos là. Putain, Levi, tu vas m’énerver.

De manière étonnante, la série suit aussi la vie de Nick, le nouveau copain de Meredith. Il est médecin, après tout, mais ce qui me paraît étrange, c’est qu’on le suit au Minnesota. Ils viennent juste de nous ramener tout le monde à Seattle, pourquoi continuer de s’exporter comme ça. En plus, bon, j’aime beaucoup Nick, mais je trouve qu’il prend beaucoup de temps dans cet épisode pour une intrigue pas si incroyable que ça ?

Le coup du don d’organe, ils nous l’ont fait un certain nombre de fois déjà, en fait, donc pourquoi nous le servir une fois de plus ? Cela ne semblait pas apporter grand-chose à l’épisode. Je me suis dit que ça allait probablement entrer en conflit d’une manière ou d’une autre avec l’intrigue de Meredith, surtout quand les deux opérations étaient montrées en parallèle… mais ce n’est finalement pas le cas.

Non, le but est simplement de nous faire une leçon de morale sur l’importance de ne pas oublier que l’organe vient d’une personne bien vivante à l’origine ? C’est déroutant comme morale pour une série, et c’est typiquement américain de nous sortir ça quand, de toute évidence, ça fait partie de la routine.