Don’t look up : petite surprise de fin d’année (#56)

Salut les cinéphiles,

Critique du film Don't Look Up: Déni cosmique - AlloCinéJ’avais prévu à l’origine de faire un point sur les meilleurs films vus cette année, mais l’actualité fait que j’ai eu un autre film plus ou moins coup de cœur, ou en tout cas un film dont j’ai envie de parler.

Comme ce que j’ai vu en 2021 n’est pas sur le point de s’en aller de toute manière, ça peut attendre un autre mercredi. Par contre, l’actualité Netflix est vite passée de mode. Or, la plateforme a sorti en fin de semaine dernière le film Don’t Look Up.

Heureusement que Netflix était là pour nous sortir un bon film inédit d’ailleurs : autant l’an dernier, Disney s’était mis sur le coup et Wonder Woman avait été facile à trouver, autant cette année, c’était un peu la disette.

Il restait donc Don’t Look Up sur Netflix, avec Jennifer Lawrence, Leonardo Di Caprio, Meryl Streep et Cate Blanchett. Et Timothée Chalomet, et Ariana Grande, surprises du générique au début du film (ou de la médiocre affiche ?). Bon, bref, un casting qui envoie du lourd rien que sur le papier, une date de sortie proche de Noël, assez clairement, on sentait que c’était le gros film à voir en cette période de fin d’année. Et ça n’a pas manqué.

Don't Look Up : Déni cosmique | Site officiel de Netflix

L’histoire du film ? Je ne la connaissais que peu, j’en avais lu un synopsis il y a un moment, avec clairement en tête que ça allait être Salvation en mieux : une jeune doctorante découvre en effet une comète et se rend compte qu’elle s’apprête à venir s’écraser sur Terre. En jeu, la survie de la planète. Avec ça, je m’attendais à un bon gros film de science-fiction dramatique.

Ce n’est pas du tout ce que les scénaristes avaient en tête, par contre. Cela commence pourtant comme ça, mais assez vite, on comprend que les scientifiques qui nous annoncent la fin du monde ne vont pas être pris assez au sérieux par la Maison Blanche.

Spoilers

Ranked! Our 10 Most Anticipated Netflix Movies – redhatbeautyJe n’en dirais pas plus sans spoiler le film, donc continuez la lecture à vos risques et péril. Si la Maison Blanche ne les prend pas au sérieux, c’est parce que le film a envie de proposer un commentaire satirique sur la société américaine de ces dernières années, dominée par les réseaux sociaux, les fake news et les égos surdimensionnés de certains politiques ou hommes riches. Je dis société américaine, mais bon, soyons honnêtes, en France, on tombe en plein dedans aussi avec la caricature du débat politique pour la présidentielle. Oups, pas de politique ici.

First look at Ariana Grande as Riley Bina | FandomLa satire arrive progressivement dans le film, ce qui lui permet de surprendre sans nous laisser bouche-bée pour autant : c’est fait par petites touches au début avant de virer parfois à l’absurde le plus total (et Ariana Grande, purée, elle a tout géré là-dedans). Résultats des courses, j’ai beaucoup ri devant le film, bien plus que ce que je n’imaginais en le lançant.

Si Don’t look up n’est pas dénué de longueurs et est souvent schématique dans ses rebondissements ou oppositions, il n’empêche qu’il incarne un nouveau genre de films de science-fiction, un genre où les américains ont renoncé à se mettre en avant comme l’élite de la planète et comme les héros qui viendront sauver la planète quoiqu’il arrive. Si tout est aussi autocentré que dans un film comme Armageddon, auquel il fait beaucoup penser, le message du film est bien différent. Et bien résumé en chanson, d’ailleurs.

Pin by marci6549 on 2021 Don't Look Up...Janie Orlean in 2021 | Giphy, Meryl streep, Fashion
Terrible réplique qui fait mouche et donne un sentiment de vrai au film… avant que ça ne dérape trop loin. Même Trump n’aurait pas osé, si ? Si, probablement.

Le film permet aussi aux acteurs de s’éclater énormément, à commencer par Meryl Streep qui est tout simplement grandiose en présidente délurée des États-Unis. Son jeu est plein de subtilité et m’a fait mourir de rire à plusieurs reprises, là où j’ai trouvé plus fades Jennifer Lawrence ou Leonardo Di Caprio.

Après, on ne va pas se mentir, c’est un film qui ne plaira pas à tout le monde, je pense. Je conseille de le voir pour sa critique des réseaux sociaux et des égos surdimensionnés qui font la vie du monde (jusque dans les scènes post-génériques d’ailleurs), tout en me doutant qu’il ne restera pas une référence du genre pour autant. C’est dommage, car il apporte un humour et une vision vraiment différents de ce qu’on a l’habitude de voir dans les grosses productions.

https://img.buzzfeed.com/buzzfeed-static/static/2021-12/29/7/asset/4aaf67e65107/anigif_sub-buzz-9281-1640762522-1.gifEn tout cas, content de sa sortie sur Netflix, il aurait peut-être fait un flop en salle car trop bizarre, particulier et a priori prévisible. Là, au moins, chacun peut le lancer depuis son canapé et se faire son opinion.

Content aussi de ne pas avoir lâché au début du film, parce que c’était une ambiance bizarre l’arrivée à la Maison Blanche et ça m’a fait hésiter à poursuivre le visionnage. Une fois dans l’humour du film, on s’éclate, vraiment. Bon visionnage à tous !

The Book of Boba Fett – S01E01

Chapter 1 – Stranger in a Strange Land – 16/20
Un bon début de saison, mais qui ne permet pas encore tout à fait de se faire une idée de ce que réservera la série. On y retrouve les personnages, les codes esthétiques de la saga et du Mandalorian, ce qui aide à entrer dans l’univers, mais j’espère que les scénaristes trouveront vite un fil rouge à ce qu’ils veulent raconter car, pour le moment, ça peine à m’intéresser pleinement. Oui, malgré ça, c’est un 16/20 : les effets spéciaux sont dingues, les acteurs géniaux et on ne s’ennuie pas. J’attends davantage d’enjeux, mais j’ai l’habitude désormais.

Spoilers

Boba doit s’imposer après avoir repris la place de Jabba, mais il est aussi tourmenté par son passé.

 

Things would go a lot smoother if you accept their ways

Honnêtement, je ne sais toujours pas bien ce que je fous dans l’univers de Star Wars et de ses séries alors que je connais si mal les films des premières trilogies. Malgré tout, j’ai fini par accrocher beaucoup à The Mandalorian et j’aime les personnages de cette nouvelle série, alors je considère que j’ai ma place ici. Ne vous attendez juste pas à une critique qui vous éclairera sur les films et sur toute la mythologie, ce n’est pas mon genre.

Par exemple, j’ai eu du mal à comprendre le début de la série qui voit un homme – Boba Fett sans son armure, donc – dans un pod s’enchaîner quelques flahsbacks autour d’un casque célèbre, avant qu’on ne suive Boba Fett en armure en train de se réveiller dans ce qui ressemble fort aux boyaux d’un animal. Parmi ceux-ci, il y a également un Stormtrooper. Pas de quoi s’inquiéter pour Boba cependant : il parvient à s’extirper de cette situation périlleuse en utilisant un laser dans son bras.

OMG. Attendez, je sais ce qu’on nous montre là ! Dans les films, il finissait mort avalé par je-ne-sais-plus-comment-ça-s’appelle (le Sarlacc) en plein désert. Et là, il est affalé dans le désert ? Est-ce qu’on nous fait le lien entre les films et le Mandalorian ? Est-ce qu’on ne verra pas Fennec de l’épisode ? Je suis triste si c’est le cas. Oui, je sais, j’ai commencé par dire que je n’expliquerai rien des films, et bam, je le fais déjà.

Bon, en tout cas, s’affaler dans le désert, ce n’est pas une bonne idée. Il est vite dépossédé de tous ses biens pendant la nuit, y compris de son armure, avant d’être retrouvé et réveillé en pleine tempête de sable. Malgré sa faiblesse et sa déshydratation évidente, on le fait esclave ou prisonnier, et on le fait marcher dans le désert, d’abord sous une tempête de sable (j’imagine qu’il y a beaucoup d’effets spéciaux, sinon pauvre acteur), puis sous un soleil accablant. Pas étonnant qu’il finisse par s’évanouir et être traîné au sol, les mains liées. Bon, sept minutes et toujours pas une ligne de dialogue. Pas de doute, nous sommes devant une série Star Wars.

Pas de générique pour ce début, juste un encart avec le titre… Je mise beaucoup sur le générique de fin, cependant. À son réveil, Boba se fait tabasser par ceux qui viennent pourtant de lui sauver la vie et de l’extirper du désert. Je n’ai pas assez de connaissance en Star Wars pour être tout excité de reconnaître qui fait ça ou non, par contre. Ce qui est sûr, c’est qu’il se réveille à nouveau prisonnier, mais plus seul prisonnier. Son geôlier, autour d’un feu de camp, n’apprécie pas trop de le voir essayer de s’échapper, même s’il n’est jamais qu’une grosse bestiole extraterrestre.

Il en faut plus pue ça pour faire peur à Boba, cependant : il se libère de ses liens sans mal et propose au Rodien de le libérer lui aussi. Ce n’est pas exactement ce qu’attendait de lui ce Rodien apparemment : au contraire, il prévient aussitôt le reste du campement de ce qui est en train de se passer. Boba s’échappe donc, épargne au passage la vie d’un enfant (je crois ?) avant de s’enfuir. La course poursuite n’est que de courte durée : il est rattrapé par un extra-terrestre, puis forcé de se confronter en duel avec l’une des personnes du campement.

Même s’il gagnait ce combat, il y en a encore beaucoup d’autres avec elle, cependant. Je dis elle car la silhouette est féminine malgré le masque et les lunettes et le capuchon et tout ce qu’il faut pour qu’on ne sache pas de qui il s’agit. Une chose est sûre : elle gagne son combat contre Boba Fett, qui est à nouveau tabassé pour faire bonne mesure… avant d’être abandonné ?

C’est du moins ce qu’on nous laisse supposer, alors que cet immense flashback de douze minutes s’interrompt enfin. En effet, Fennec décide de réveiller son patron, qui est dans un pod comme vu en début d’épisode. J’imagine que le but est de se soigner de quelques blessures ? Il n’est en tout cas pas ravi de recommencer à faire des cauchemars, mais Fennec ne lui laisse pas le temps de s’appesantir là-dessus.

Au contraire, elle lui annonce qu’ils ont des rendez-vous importants à assurer. Il n’en faut pas plus pour que Boba renfile son armure et monte sur le trône de Jabba à nouveau. S’ensuit un défilé d’extraterrestres qui sont tous des officiels censés venir s’incliner devant le nouveau Lord du crime. Oui, censé. Tous ne reconnaissent pas encore Boba comme un seigneur, apparemment. Il y en a même un pour attendre un tribut de la part de Boba. Ce n’est pas exactement comme ça que fonctionne le crime organisé.

Il est en tout cas intéressant de suivre la dynamique qui s’établit dans cette scène entre Boba, le boss, et Fennec, la tête pensante des opérations, en soi. Oh, elle est impulsive et a besoin qu’on la calme, certes, mais elle a les meilleures idées déjà. Après les officiels, Boba se retrouve avec de nouveaux employés : les anciens gardes du corps de Jabba débarquent eux aussi. Boba leur laisse la vie sauve, en échange du service de ces deux gardes extraterrestres.

Bon, soit. Il les embarque ensuite en ville  pour se présentant en tant que remplaçant de Jabba auprès des différents intermédiaires qu’il avait. Nous le voyons donc rencontrer Garsa Fwip et gérer tout ça comme il peut. C’est plutôt intéressant, mais c’est encore trop calme.

Nous sommes dans une série d’action, et personne ne l’oublie : ils sont à peine sorti de cet établissement respectable que les deux gardes de Boba disparaissent derrière lui. Il ne s’en rend pas compte, plongé dans une conversation avec Fennec, et paf, les deux sont pris en embuscade. Difficile de savoir par qui, à ce stade.

Nous les voyons en tout cas en difficultés jusqu’à ce que les deux gardes redébarquent d’on ne sait où pour les aider. Les quatre personnages parviennent assez bien à s’en tirer en tout cas : ils mettent en fuite les assaillants. Bon, malgré tout, Boba finit à terre et demande à ses gardes de les ramener dans son pod. Fennec, elle, se lance dans une course poursuite qui nous montre qu’elle maîtrise vraiment bien le parkour.

Comme d’habitude, Disney + ne lésine pas sur les moyens niveau scène d’action. C’est très fluide et beau à suivre, et ça fait plaisir des séries de qualité comme ça. Bien vite, Fennec parvient donc à faire un prisonnier, à la demande de son boss. Ce dernier retourne dans son pod où il reprend son cauchemar où il l’avait laissé.

Finalement, il n’a pas été laissé à l’abandon au milieu du désert : on l’a juste ramené au feu de camp où il était déjà prisonnier en début d’épisode, et on lui fait refaire une nouvelle randonnée mains liées, mais avec son nouveau compagnon de galère. Je ne sais pas si on peut appeler ça un compagnon cela dit, vu comment il l’a balancé sans hésiter.

En chemin, ils assistent au pillage de Tatooine, puis sont forcés de creuser dans le sable pour se mettre à la recherche d’eau à boire. Oh, pas pour eux cela dit, pour leur boss. L e problème, c’est que Boba est moins fort que son co-prisonnier, et moins docile aussi. Il n’hésite pas à boire une partie de ce qu’il trouve, n’en déplaise à son geôlier. Ce dernier n’hésite pas à donner sa ration d’eau à son animal de compagnie plutôt qu’à Boba.

Sans surprise, quoi. Il est plus surprenant de voir Boba et son coprisonnier déterrer un véritable mastodonte du sable. Le premier prisonnier ne fait pas long feu, pas plus que le « chien de garde » du geôlier, pas plus que le geôlier. Bon, si, plus que le geôlier : celui-ci est sauvé de justesse par Boba. Oui, Boba parvient à se libérer de ses liens et à nous tuer la bestiole monstrueuse, sauvant de justesse la vie de l’enfant qui le retenait prisonnier.

Celui-ci peut revenir victorieux au campement, avec la tête du monstre. Toute l’histoire est rapidement racontée à tout le monde, et ça permet à Boba d’obtenir les faveurs de ses geôliers. Il peut même boire de l’eau. Eh, classe ou pas ?

Plutôt classe. En plus, on a exactement le même générique de fin que pour The Mandalorian, avec une musique qui sera vite entêtante et permet de découvrir les storyboards derrière la création de la série. C’est magnifique à observer. Par contre, j’ai un problème pour le moment avec la série : la construction en deux intrigues à la timeline différente, avec flashbacks, c’est du déjà vu et c’est rarement efficace sur du long terme.

En plus, on passe énormément de temps, les deux tiers de l’épisode, dans le passé cette semaine… et ça laisse peu de temps pour voir ce que le présent réserve comme intrigue. À voir, donc.

The Book of Boba Fett (S01)

Synopsis : Après avoir recroisé la route du Mandalorian, Boba Fett et Fennec Shand retournent sur Tatooine. Le chasseur de prime y monte sur le trône de Jabba.

Pour commencer, quelle idée de lancer une nouvelle série le 29 décembre 2021 ? Elle arrive trop tardivement pour être vraiment considérée comme une série de 2021, trop tôt pour être de 2022, et à une période où j’ai l’impression que ça ne peut être qu’un fail. Après, ils avaient annoncé de longue date « décembre 2021 », donc Disney + ne voulait peut-être pas perdre la face ?

Quoiqu’il en soi, je me lance dans cette série sans même rattraper le reste de mes hebdos et sans finir, pour le moment, Hawkeye. Ne me jugez pas trop vite, il y a une bonne raison à ça : Ming-Na. C’est tout, c’est une raison amplement suffisante, non ? J’adore le jeu de l’actrice depuis Agents of S.H.I.E.L.D et je suis bien content de la retrouver déjà à l’affiche d’une nouvelle série, si peu de temps après la précédente.

D’autre part, l’épisode ne dure que 38 minutes… C’est faisable de rester à jour, franchement. Je ne pense pas réussir à la suivre comme il faut chaque mercredi, mais ça ne fait pas de mal de commencer bien comme il faut. Bon, allez, ce n’est pas tout, à un moment, j’ai une critique du premier épisode à écrire, il faut bien que je me lance.

Voir aussi : The Mandalorian (S02)

Avant ça, un rapide récap ne fait peut-être pas de mal : Boba Fett est un chasseur de prime qui a croisé la route du Mandalorian dans les deux premières saisons. À la fin de la saison 2, il a pu récupérer son armure et la renfiler de justesse pour venir en aide à son associée, Fennec Shand. Même s’il a sauvé au passage la vie du Mandalorian, il lui est encore redevable tant que Grogu ne lui sera pas rendu. En effet, il n’a pas réussi à empêcher l’enlèvement de l’Enfant dans un épisode bien tragique vu l’an dernier.

C’est pour cela qu’il est venu en aide au Mandalorian aussi lors d’une mission sur la raffinerie impériale de Marok. En fin de saison 2, nous apprenions qu’il était de retour sur Tatooine où il montait sur le trône de Jabba, grâce à l’aide de Fennec, toujours. Et c’est là que nous en étions, je crois, alors go go go !

S01E01 – Stranger in a Strange Land – 16/20
Un bon début de saison, mais qui ne permet pas encore tout à fait de se faire une idée de ce que réservera la série. On y retrouve les personnages, les codes esthétiques de la saga et du Mandalorian, ce qui aide à entrer dans l’univers, mais j’espère que les scénaristes trouveront vite un fil rouge à ce qu’ils veulent raconter car, pour le moment, ça peine à m’intéresser pleinement. Oui, malgré ça, c’est un 16/20 : les effets spéciaux sont dingues, les acteurs géniaux et on ne s’ennuie pas. J’attends davantage d’enjeux, mais j’ai l’habitude désormais.
S01E02 – The Tribes of Tatooine – 16/20
La qualité esthétique de la série est toujours aussi incroyable que dans le premier épisode, et c’est bien suffisant pour nous scotcher trois quarts d’heure devant l’écran. Comme la semaine dernière et comme pour la série-mère, je me demande tout de même ce que cherche à raconter la série. Je passe un bon moment, hein, mais du côté des enjeux, je suis sceptique. Je me laisse transporter, mais vraiment, ça donne l’impression qu’on navigue à vue sans trop savoir quel est le but – et sans savoir exactement de quoi sera fait l’épisode suivant. Une sorte de gigantesque introduction à deux intrigues parallèles, peut-être, qui, j’espère, se croiseront un jour.
S01E03 – The Street of Mos Espa – 13/20
Je dirais bien que je suis déçu, mais pour avoir de la déception, il aurait fallu que j’attende quelque chose vraiment de l’épisode. Concrètement, il s’agit d’un épisode de transition entre deux phases pour la série, mais le problème n’est pas là : le problème vient de nouveaux acteurs qui peinent à me convaincre, de faux raccords bien visibles et d’effets spéciaux grossiers. Je regarde la série principalement pour sa qualité visuelle. Si elle se met à la perdre, ça va me poser un problème. Bref, c’était bizarre cette impression d’un épisode bâclé.
S01E04 – The Gathering Storm – 15/20
Il reste un certain nombre de lenteurs dans l’épisode de cette semaine, mais je suis davantage intéressé par les deux parties de ce scénario. Le plus important est surtout que je retrouve la réalisation impeccable que j’attends de la série alors que les enjeux de cette saison se clarifient peu  peu – sans être pour autant aussi exceptionnels que ce qu’ils pourraient et devraient être, je trouve.
S01E05 – Return of the Mandalorian – 16/20
Alors, comment dire ? Impossible de ne pas spoiler : ce n’était pas un épisode de cette série, en fait, et ça me dérange parce qu’autant j’aime bien les crossovers, autant là, c’est du foutage de gueule ? L’épisode est vraiment sympa, même si très lent à se mettre en place, et il me hype vraiment pour la suite, mais je ne comprends pas qui a validé cette idée. J’ai envie de mettre une très mauvaise note, même si j’ai passé un très bon moment, juste pour le principe. Ce n’est pas ce que je fais. Allez, ça va finir en article du jour, cette affaire.
S01E06 – From the Desert Comes a Stranger – 16/20
Je suis à nouveau partagé devant cet épisode, et si mon avis est si mitigé, c’est pour les mêmes raisons que la semaine dernière… Deux semaines de suite, ça fait vraiment beaucoup pour une mini-saison, même si d’après Yoda ne compte pas la taille. La série s’inscrit plus que jamais auparavant dans son univers étendu, et c’est aussi plaisant que bluffant à voir. Une réussite donc, mais toujours pas celle que j’attends pour une série qui porte ce titre-là.
S01E07 – In the Name of Honor – 16/20
C’est chouette comme tout les scènes d’action et les fusillades en veux-tu en voilà avec des effets spéciaux de dingue, mais tirer dans tous les sens ne fait pas oublier qu’il y a un sérieux problème d’écriture et de consistance pour l’épisode comme pour la saison. Finalement, la saison (la série ??) s’achève et les enjeux ne me paraissent toujours pas à la hauteur d’une série. Je déteste écrire ça, mais c’était vraiment juste un film étiré à l’envi pour pas grand-chose avec des flashbacks.

Hawkeye – S01E02

Épisode 2 – Hide and seek – 17/20
J’ai légèrement plus accroché aux personnages dans cet épisode, même si j’ai un peu de mal à comprendre ce qu’ils tentent de faire de Clint pour le moment. L’épisode était mieux dosé dans son humour et son action, et je ne regrette pas d’avoir mis de côté la série pour m’enchaîner les épisodes car ça fonctionne bien niveau rythme. Ah oui, c’est important à noter, même s’il y a quelques lenteurs dans l’épisode, ça passe bien.

Spoilers

Clint et Kate apprennent à mieux se connaître – et à se protéger l’un l’autre.

And my name is on the buzzer.

J’enchaîne sur l’épisode 2 puisque j’en ai la possibilité et que je suis curieux de voir ce qu’il donnera. Par contre, le résumé est un peu longuet, et la première scène aussi puisqu’elle repart sur la dernière scène du premier épisode. Kate décline rapidement son identité à Hawkeye qui est franchement étonné de découvrir une gamine si jeune derrière le masque de Ronin.

Il cherche évidemment à savoir d’où sort le costume, mais ils ne peuvent pas continuer leur conversation dans la rue. Kate l’emmène donc dans son appartement où il découvre qu’elle a 22 ans, qu’elle est une archère et qu’elle a un chien – même si ce n’est pas son chien. Bien sûr, elle lui rend le costume… mais ça ne peut pas s’arrêter là.

Il fallait bien de l’action pour une série d’action, et on en a. La Mafia du Survêt en a vraiment après Ronin, et ils ne lâchent pas l’affaire comme ça. Comme ils ont suivi Kate depuis le gala, ils savent très bien où est son appartement. Alors qu’elle affirmait à Hawkeye, son héros de toujours, que personne ne pouvait faire le lien entre elle et le costume, la mafia débarque directement chez elle. Et honnêtement, Kate est hilarante.

Ce deuxième épisode semble déjà bien beaucoup mieux parti que le premier, parce qu’on se retrouve avec un duo digne d’un père/fille qui est hilarant à bien des égards. Kate s’en sort bien pour s’attaquer à la mafia, Hawkeye aussi. A eux deux, ils les mettent en déroute… mais malheureusement, l’appartement de Kate est abandonné derrière : en flammes alors que la police arrive, il est un peu trop risqué d’y rester.

Kate, Hawkeye et le chien s’enfuient, passent en pharmacie chercher de quoi se soigner et vont se planquer chez la tante de Kate, qui n’est pas à New-York pour le moment. Eh, ça tombe bien. Le problème, c’est tout de même qu’ils ont tout de même abandonné derrière eux le costume de Ronin. Hawkeye retourne donc sur place, se déguise en pompier comme si de rien n’était et… ne retrouve pas le costume. Il faut dire qu’il y a parmi les pompiers des joueurs de LARP, alors le costume doit les intéresser.

Après tout ça, Hawkeye retourne donc voir Kate, l’aide à se soigner et… découvre qu’il a bien une piste. Le problème, c’est qu’il doit encore retrouver le pompier qui a le costume et s’en vante sur les réseaux sociaux alors que Kate me semble toujours en danger. Clint décide donc de rester plus longtemps que prévu dans un New-York plein de chants de Noël.

Le lendemain matin, il dit donc au revoir à ses enfants qu’ils renvoient auprès de leur mère, et ça ne fait pas plaisir à ses enfants de voir que leur père risque de ne pas être là cinq jours plus tard. La fille est particulièrement vexée d’être renvoyée sans avoir plus d’informations que ça, et je dois dire que les gamins me paraissent plus sympathiques dans cet épisode.

C’est un peu le cas de tout le monde pour le moment, même si Kate est pas mal naïve tout de même : elle semble découvrir que se trimballer comme une justicière masquée dans toute la ville n’était pas exactement discret. Elle fait donc la une à nouveau, cette fois-ci car elle est suspectée du meurtre d’Armand troisième du nom. Sur sept.

Quoiqu’il en soi, elle ne peut pas rater le travail, mais elle est tout de même en danger sur son trajet, forçant Hawkeye à l’accompagner. C’est plutôt une bonne chose : les deux personnages apprennent à se connaître. On nous confirme que Clint n’entend plus d’une oreille à cause de sa vie de super-héros, mais aussi que Kate est un personnage plutôt cool. C’est malheureusement la dernière fois qu’ils se voient d’après lui : il lui laisse bien son numéro au cas où, mais c’est tout ce qu’il souhaite faire pour elle, espérant bien récupérer le costume avant la fin de la journée… et rentrer chez lui, évidemment.

Pas évident de rentrer chez soi, cependant : du côté de Kate, l’appartement est en feu, elle porte les habits de sa tante et découvre que son beau-père est aussi omniprésent qu’il est insupportable : il insiste pour un dîner le soir-même. La série est plutôt marrante, mais on sent bien que cet épisode galère un peu à se rendre où il veut aller. Kate est une jeune femme bien trop drôle et agréable à suivre heureusement.

On la voit donc recontacter Clint par SMS, puis se faire contacter par la police. Oups. Kate est plutôt marrante, vraiment, à chercher à ne pas perdre la face devant les flics. Elle gagne aussi du temps, juste ce qu’il faut pour pouvoir passer la soirée tranquillement avec sa mère et son beau-père. Bon, tranquillement, c’est un dîner qui se termine bien vite en duel d’escrime entre les deux. Le générique nous avait confirmé qu’elle en faisait de toute manière.

Par contre, elle est agacée de découvrir que son beau-père la laisse gagner : persuadée qu’il cache quelque chose, elle essaie de prouver à sa mère qu’elle n’est pas avec un homme très bien pour elle. Et c’est intéressant à voir, parce qu’elle n’a aucun mal à prouver que Jack minimise son niveau d’escrime. Malheureusement, ça ne suffit pas à sa mère : loin de se méfier de son fiancé, elle tente plutôt de rationnaliser sa fille. Celle-ci est après tout une ado en crise, rien de plus.

C’est fou, n’empêche. On nous dit que le personnage a 22 ans, ce qui semble coller avec l’actrice, mais elle semble bien trop jeune dans l’écriture. Par contre, elle se rend compte bien vite qu’elle a des soupçons envers Jack qui ne font qu’augmenter : elle est rapidement persuadée que Jack est coupable du meurtre de son oncle, Armand. Tué au sabre, c’est étonnant comme meurtre dans New-York. Et quand en plus Jack à un des caramels qu’elle a vu sur la scène de crime dans l’épisode précédent, ben… Suspect as fuck.

De son côté, Clint s’essaie donc pour la première fois au LARP, un jeu de rôle dans lequel tout le monde prétend vivre à l’époque médiévale. Il y a des règles à suivre, bien sûr, et tout ça nous permet de rire un coup de voir le personnage être si ridiculisé. Par contre, on est loin des scènes d’action attendues d’un Marvel.

Clint accepte de se faire « tuer » dans le jeu de rôle par la personne qui porte le costume, uniquement parce que les pompiers et les flics jouant à ce LARP refuse de le laisser passer en tant que Clint Barton. Il doit prétendre être un joueur, et le duel permet au pompier qui avait le costume de s’en tirer avec le beau rôle.

Le costume récupéré, il reste à gérer la mafia du survêtement. Quel nom de merde, je me suis contenté des sous-titres. Bref, pour se faire, il annonce à sa femme avoir besoin d’une journée de plus à New-York : c’était une scène longuette mais qui mène à la fin de l’épisode assez efficacement. Clint se laisse kidnapper par la mafia pour assurer que Kate n’est coupable de rien…

Pas de bol pour lui, Kate est inquiète pour lui quand, après avoir quitté Jack et sa mère, elle se rend compte que Clint a été enlevé. Elle le localise donc grâce à son numéro – et grâce à son job dans la cybersécurité. Encore peu à l’aise avec son nouveau rôle d’héroïne, Kate finit par s’éclater au sol et aux pieds d’un Hawkeye qui gérait bien mieux la situation seul qu’avec elle.

Rendez-vous au prochain épisode pour voir ce qu’ils deviendront et si les scénaristes continueront de se moquer perpétuellement du personnage d’Hawkeye (je veux dire, le gag sur Katniss était marrant, mais entre ça et le LARP, on a l’impression qu’il est ridiculisé plus qu’autre chose pour l’instant)… alors que la fin d’épisode nous révèle le look de la patronne de cette mafia.