Lucifer – S05E14

Épisode 14 – Nothing Lasts Forever – 15/20
L’épisode est assez classique dans sa construction, avec une enquête aussi prévisible que prévu, mais il marque des points à mes yeux parce qu’il fait vraiment avancer les choses et justifie un peu mieux tout ce qu’on a dû endurer durant la mi-saison. Le plan est plus clair désormais, on sait vers quoi se dirige la fin de saison et les personnages continuent de grandir, au moins.

Spoilers

Lucifer est persuadé de pouvoir devenir Dieu.

She’s a few millenials too young for me.

Je sais, j’ai dit que je m’arrêterais de regarder des séries pour ce #WESéries après cinq Riverdale, mais bon, tout de même, je me suis dit que je pouvais bien laisser la télévision allumée. Mon vrai problème, c’était la critique : hier, c’était bien de pouvoir finir Filthy Rich en faisant d’autres choses. Après réflexion, je me suis dit que je pouvais faire la même chose avec Lucifer : la série est terminée depuis un moment, j’ai beaucoup de retard dedans, les épisodes sont incroyablement longs (une heure pour celui-ci) et incroyablement… ennuyeux ?

Je veux dire, ce n’est jamais qu’une série procédurale… Elle mérite un traitement en tant que telle, et c’est donc parti pour une critique « express » qui sera de toute manière bien longue avec cette introduction et la durée de l’épisode.

Plusieurs intrigues divisent cet épisode. On commence bien sûr par le fil rouge de la saison, avec Lucifer qui vient d’apprend qu’il pouvait être Dieu puisqu’Amenadiel n’avait pas l’intention de reprendre le poste de son père une fois qu’il serait à la retraite. C’est plutôt intéressant comme intrigue, parce que Lucifer en parle à Chloé, et aussitôt, celle-ci se met à réfléchir à ce que ça signifie pour leur couple. Être Dieu, ça prend tout le temps disponible, hein.

Lucifer ne s’en rend bien sûr pas compte, et pourtant, quand il se met en tête de trouver une maison de retraite à son père, il n’arrive plus à se concentrer sur autre chose, y compris l’enquête en cours. C’est problématique pour Chloe, parce qu’elle comprend bien que ce sera pire une fois qu’il aura sa promotion. La pauvre. Elle passe son épisode à essayer de faire comprendre à Lucifer qu’être Dieu n’est pas forcément un bon plan de carrière pour lui. Et ce n’est pas la seule !

Aucun des frères et sœurs de Lucifer, qui font leur retour ou apparition dans cet épisode, n’approuve l’idée. Dieu lui-même n’est pas tellement loquace sur le sujet. À vrai dire, on sent bien qu’il n’en a pas envie non plus, et je le comprends : son fils passe l’épisode à vouloir le mettre en maison de retraite ou à le caser avec la mère de Chloe. Pour la défense de Lucifer, il était temps que les parents des héros se rencontrent. La scène est sympathique et fait légèrement avancer l’enquête de l’épisode, alors j’approuve plutôt l’idée.

Pour ne pas me disperser, je vais toutefois me concentrer encore sur l’intrigue fil rouge et sur Dieu qui profite de ce dîner pour souligner qu’il manquait de temps pour s’occuper de sa femme, ce qui explique qu’elle soit désormais dans son propre univers. Voilà qui n’arrange pas les peurs de Chloé. Contre toute logique, elle s’en confie à Dan qui a vraiment pardonné à Lucifer son « canular », affirmant qu’il n’est pas surpris par cette idée. Chloe s’en remet vite, préférant parler de sa vraie peur égoïste : que Lucifer privilégie le monde sans s’occuper d’elle.

Chloe a rapidement autre chose à gérer, cependant : sa mère prend mal le fait que sa fille lui reproche d’avoir empêcher son mari de devenir un inspecteur. Ce n’est pourtant pas ce qu’il s’est passé : il est mort trop vite pour que ça arrive, alors qu’ils avaient un plan pour avancer chacun dans leur carrière. Honnêtement ? J’ai trouvé ce développement assez inutile.

J’ai préféré voir Lucifer gérer la retraite de son père, comprenant ce dont il avait vraiment besoin. Lucifer demande donc de l’aide à Gabriel pour obtenir ce qu’il veut vraiment : le retour de sa femme. Quel plaisir de retrouver Charlotte ! Il est très clair que les scénaristes envisageaient que ça pouvait être une saison finale. Ce retour est cool en tout cas, mais il est malheureusement unique d’après Lucifer. Il permet en tout cas aux parents divins de se réconcilier, et avec ça, j’imagine que Dieu va retrouver tous ses pouvoirs ensuite.

En effet, Amenadiel a une théorie bien sympathique sur ce qu’il se produit avec Dieu : Michael a embobiné son père pour qu’il s’en veuille vraiment et que cela affecte ses pouvoirs. Seulement voilà, Lucifer ne prend pas bien l’idée que ça puisse s’arranger pour son père, car ça signifie mathématiquement qu’il ne pourrait pas être Dieu.

Pas besoin de s’inquiéter pourtant : Dieu veut vraiment partir à la retraite. Loin. Très loin : il annonce à ses fils qu’il a l’intention de quitter la Terre pour aller dans l’univers de sa femme, parce qu’il est temps pour lui de l’y rejoindre. Sympathique ces parents qui abandonnent les enfants. Non, sincèrement, la scène était touchante et sympathique pour de vrai, avec Dieu qui laisse tomber ses voies impénétrables quelques instants pour dire à Lucifer qu’il l’aime. C’était beau comme scène, et nécessaire pour faire avancer le personnage de Lucifer.

Par contre, ça laisse le suspense de savoir qui pourra devenir Dieu. En parallèle de tout ça, Maze se remet elle aussi en question maintenant qu’elle a pu revoir Eve. Elle a bien compris qu’elles ne pourraient pas finir ensemble et ça la dérange profondément. Maintenant qu’elle a une âme, Maze se confie aussi à Linda, soulignant à quel point elle craint de mourir et donc de finir en Enfer. Tu m’étonnes.

Pendant sa session avec Linda, elle comprend que sa boucle infernale sera de briser le cœur d’Eve en boucle, et donc le sien avec. Aussitôt, elle cherche un moyen de changer ça et c’est finalement Amenadiel qui lui fournit la solution : attendre que Lucifer soit Dieu et voir avec lui pour changer quelques règles en Enfer. Seulement, ce que veut Maze, c’est encore autre chose : elle espère simplement pouvoir gouverner l’Enfer. Lucifer accepte bien vite cette idée, mais l’essentiel de la scène à mes yeux, c’est que les deux personnages se réconcilient enfin. Il était temps ! Ce duo me manque beaucoup, et c’est top aussi qu’elle lui rende la bague.

Un autre personnage qui se confie à Linda sans la moindre déontologie professionnelle de la part de la psy ? Ella ! Je ne m’y attendais pas dans un épisode déjà chargé par bien d’autres intrigues, mais voilà, on y a droit quand même. Après avoir échappé de peu à un serial killer, Ella a commencé à parler avec Linda parce qu’elle avait besoin d’aide pour faire face à tout ce qui lui arrivait. Ce n’est pas évident, surtout qu’elle sait aussi très bien qu’elle a un côté obscur qui s’affirme de plus en plus. C’est toujours un plaisir de suivre le personnage d’Ella, en tout cas.

Bon, et sinon, l’enquête ? Une sombre histoire d’aquarium… C’était plutôt sympathique quand on était loin de l’aquarium et de ses bruits de fond très insupportables. En gros, la gérante de l’aquarium s’est retrouvée impliquée dans une histoire de ventes illégales de poissons rares afin de sauver l’aquarium de ses difficultés financières, mais elle s’est fait tuer par une de ses collègues et partenaires qui étaient louches depuis le départ. Prévisible, donc, comme toujours.

Reste alors le cliffhanger de l’épisode, qui lui est imprévisible : Chloe décide de démissionner. À ses yeux, il est plus important d’aider Lucifer à devenir Dieu pour qu’il puisse aider tout le monde. Cela nous justifie la scène avec sa mère : Chloe comprend qu’après cinq ans à être aidée par Lucifer dans son job, il est temps pour elle de l’aider. Et il va en avoir besoin : Michael essaie en effet de s’emparer de la Cité d’Argent et de devenir Dieu lui-même. Ben merde.

Je m’y attendais un peu franchement, il avait disparu trop vite. Il réapparaît donc pour récupérer la lame d’Azrael, capable de tuer les anges. Elle lui est ramenée du monde de sa mère par… Gabriel. Oupsie.

 

9-1-1 – S05E08

Épisode 8 – Defend in Place – 18/20
Et ben voilà, ce n’était pas si compliqué d’avoir une bonne idée pour pimenter à nouveau comme il se doit la série ! L’épisode est excellent, avec un rythme haletant, du suspense et un drama sur lequel j’étais partiellement spoilé avant de commencer l’épisode. Il est possible que ça joue sur mon avis global, d’ailleurs, parce que je craignais certaines décisions de scénaristes en lançant cet épisode.

Spoilers

Michael se rend compte qu’il veut passer sa vie avec David.

J’ai toujours voulu tester ce widget WordPress et je peux enfin le faire avec cet épisode qui me donne vraiment l’occasion de constater un avant-après pour le 318/81E. Vous en pensez quoi, vous, on se fout de nous ou pas ?

Right, they should move here, where nothing bad ever happens.

J’ai commencé l’épisode machinalement, l’enchaînant avec le précédent et regrettant presqu’aussitôt quand une vague de fatigue s’est abattu sur moi. Heureusement, ça commence bien avec Michael se moquant des gens habitant sur des îles où des ouragans frappent régulièrement… ce qui est stupide, comme le souligne son copain, de la part d’un type habitant le Los Angeles de cette série. Dans celle-ci, tout de même, il y a des catastrophes tous les ans, hein.

Le problème pour Michael est de découvrir que son copain, David, a envie de se rendre à Haïti pour un mois ou deux, peut-être plus. Il souhaite aider autant que possible les victimes de catastrophes naturelles, parce que les pompiers ont déteint sur lui. Bon, le départ de David perturbe tout de même pas mal Michael. Il est amoureux, fou amoureux et il n’imagine plus sa vie sans lui. Le voilà donc qui en est à déjà envisager de lui proposer de se marier avec lui.

Euh. Cela me paraît un peu rapide – ils sont ensemble depuis quoi, un an ? Admettons, hein, ils sont plus âgés que moi après tout. Les préparatifs sont super mignons en tout cas, mais aussi assez angoissants. J’hésite. Michael se sent en effet forcé de prévenir toute sa famille à l’avance de la demande qu’il s’apprête à faire, parce qu’il veut leur approbation. Humph. Je n’ai pas d’enfant, c’est peut-être pour ça, mais j’ai toujours du mal avec ce genre d’intrigue où les enfants ont leur mot à dire sur la vie des parents. Ce n’est pas exactement comme ça que je vois les choses.

Genre, bien sûr que l’enfant est important dans la vie du parent hein, mais… De là à demander leur avis pour le mariage, c’est bizarre. Et puis, Michael demande aussi à son ex, qui est déjà remariée. Bon, tout le monde dit oui et ça devient sympa de voir Michael hésiter entre bague et montre et choisir avec le conseil de ses enfants. Le choix de la tenue avec l’avis d’Athena, par contre, je ne sais pas, étrange. Je sais qu’ils ont amis, mais bon.

De toute manière, l’essentiel, c’est qu’on en arrive à un Michael sûr de lui et prêt à faire sa demande : il se rend ainsi à l’hôpital… sauf qu’une énorme explosion secoue l’hôpital au moment où il arrive. Oh, la tristesse.

Les scénaristes nous conservent alors le suspense en se concentrant sur l’heure qui a précédé à l’hôpital, avec une chirurgie du cerveau d’un patient pour David, un grand frère qui rencontre sa petite sœur après avoir renversé sur le sol un produit qui fera glisser une infirmière avec des bombonnes de gaz. Boum. On nous présente plusieurs personnages au passage, infirmière, bébés, enfants, personne âgé débarrassé du cancer… Tout ça, tout ça, quoi. Juste ce qu’il faut pour qu’on stresse.

L’explosion apporte un bon suspense à l’épisode, et ça nous donne une idée de ce qu’on a raté quand ça devait arriver à Grey’s Anatomy mais que le Covid est passé par-là en fin de saison 16. C’est vraiment pas mal, franchement. Le centre d’appels gère les redirections de patients comme ils peuvent, mais aussi toutes les urgences. On sent bien que ça part en vrille cet épisode, en plus.

Sur le parking, les gens, dont Michael, pète un câble de ne pas avoir de nouvelles des proches à l’hôpital, et c’est pareil au téléphone pour le centre d’appel. C’est compliqué de rester zen face à tout ce qu’il se passe. Parker, le gamin qui accompagnait sa toute jeune sœur, est ainsi coincé dans une chambre d’hôpital, au téléphone avec Claudette. Quand l’appel est interrompu et qu’Eddie et Buck mettent trop de temps à rejoindre la chambre 318, Claudette pète littéralement un câble… pour finalement s’entendre dire que la chambre est partie en fumée. Pardon ?

Une part de moi était à peu près sûr qu’ils trouveraient un moyen pour nous dire que les personnages s’en sortiraient, mais 318, c’est pas un nombre qui peut se lire différemment à l’envers, alors j’ai eu un doute. Et puis, l’explosion qui a manqué de peu de nous emporter aussi Eddie et Buck m’a calmé sur mes envies de voir absolument les gamins s’en sortir. En plus, les pompiers ont déjà fait du bon boulot avant ça, évacuant par la grande échelle tous les nourrissons de l’hôpital alors que l’incendie ravageait l’étage de la maternité. L’Enfer.

Bref, finalement, le coup du miroir est bien ce qui nous sauve Parker : il était dans la chambre 81E, tout simplement. MOUAIS. On a vu le 318, quand même, c’est abusé. Du moins, ça l’était jusqu’à ce que je revérifie en fin d’épisode : la polie choisie est vraiment bonne, parce qu’effectivement, j’ai lu 318, mais je peux voir aussi ce 81E. Bon, quand je fais une symétrie horizontale pour voir ce que ça donne, ça reste un E très arrondi, tout de même.

En tout cas, la bonne nouvelle, c’est que le gamin est sauvé et que les scénaristes ont réussi à nous faire accrocher à peu près à Claudette. J’aurais bien aimé avoir May dans l’épisode aussi, mais on a juste son autre collègue dont je ne connais toujours pas le nom, bordel. Tout est bien qui finit bien dans cette partie de l’intrigue, et heureusement qu’Eddie était là pour avoir les mêmes idées que moi. Il a dû voir trop de séries, lui aussi.

En parallèle, Hen fait équipe avec Ravi pour aller chercher des gens bloqués au quatrième étage. Ils tombent alors sur Rupert, l’homme qui n’a plus de cancer et est à la recherche de son infirmière préférée. Celle-ci est inconsciente dans un couloir de l’hôpital, et elle est sauvée de justesse par les pompiers et Rupert qui les pousse en-dehors d’une pièce où le plafond s’effondre sur lui. Rupert meure donc en sauvant Ravi. Oh, pauvre Ravi… Il va vraiment démissionner si ça continue comme ça : il est là pour sauver les gens et ça ne se passe jamais comme prévu.

Bon, autrement, David ? Il refuse d’évacuer un hôpital très clairement en flamme pour aller au bout de sa chirurgie. C’est totalement énervant, mais c’est parce qu’on ne connaît pas bien le personnage. On a du mal à croire le truc. Je veux bien qu’il soit là pour sauver le patient, mais quand sa propre vie est en jeu, et celle de tous ses collègues juste parce qu’il prend la décision de rester, c’est énervant. C’est une vision bien américaine en plus de nous affirmer que les médecins resteront au péril de leur vie. Je suis à peu près sûr qu’il y en a pour le faire, mais pas tous, hein.

En parlant de scènes très américaines, on se retrouve avec Athena et Michael qui commencent une prière de rue avec la femme de l’homme en train d’être opéré. C’est une sacrée opération pour lui. Il va se réveiller sans savoir tous les dangers qu’il a encourus. Et si j’ai bien aimé la tension que tout ça apportait à l’épisode, j’ai trouvé totalement abusé de voir Bobby débarquer au milieu du bloc opératoire pour convaincre David d’arrêter son opération. Genre, Bobby serait bien le genre à faire ça, hein.

Et pourtant, il insiste vraiment pour que David quitte le bloc… Au point de balancer que Michael veut le demander en mariage. C’est abusé. Juste abusé. Je déteste Bobby pour cette scène, parce que jamais de la vie tu gâches la surprise, si ? Il y a heureusement des gens qui aiment les spoilers : David ne semble pas en vouloir à Bobby et quand il sort du bloc après avoir sauvé son patient (qui se réveille sur le parking de l’hôpital, évidemment), il accepte évidemment la demande en mariage de Michael. Que Michael ne fait pas.

C’est une très jolie scène, et ça me soulage également parce que j’avais été spoilé sur le départ de l’acteur interprétant Michael. Je le sentais vraiment mal cet épisode se concentrant sur lui… Mais finalement il décide juste de quitter la ville pour accompagner David à Haiti. C’est une jolie fin pour ce couple et la série prend le temps d’un hommage à l’acteur également en lui consacrant quelques flashbacks des moments marquants le concernant. C’est bizarre car je me rends compte que j’ai zappé quelques trucs tout de même, et surtout parce qu’il n’est pas mort ou en train de partir. Ce genre de flashbacks, on les connaît habituellement au moment où le personnage fait la route pour partir ou quand il décède.

Reste à savoir si les personnages reviendront dans la série maintenant. Ce n’est pas gagné : Rockmond Dunbar, l’acteur interprétant Michael, ne souhaite pas être vacciné contre le covid pour raisons médicales et religieuses, or les lois californiennes (et de Disney) l’obligent à l’être pour continuer son travail d’acteur… Pour le moment en tout cas. La porte est ouverte à un retour, c’est déjà ça.

> Saison 5

 

9-1-1 – S05E07

Épisode 7 – Ghost Stories – 15/20
Il y a une expression consacrée pour ce genre d’épisode, je crois, c’est celle de « rythme de croisière ». Je l’utilise souvent, et cet épisode avait tout à fait cette ambiance. C’était divertissant, il y avait des avancées pour certains personnages et des intrigues plus ou moins intéressantes, mais finalement, une fois fini, on en sort avec l’impression que tout ça ne servait qu’à avancer sans grande surprise. Et c’est toujours embêtant, surtout pour cette série dont la qualité repose souvent sur les surprises entourant les interventions.

Spoilers

Un homme enterré vivant fait appel au 9-1-1 pour qu’on le retrouve au beau milieu d’une forêt.


I’m so confused.

On est tard en ce samedi soir, mais j’ai encore un peu d’énergie, alors je me suis dit que je pouvais bien finir mes hebdos aujourd’hui pour avoir le temps de regarder d’autres séries demain. Deux épisodes, ça se fait facilement quand il n’est pas encore minuit, et ça devrait même me permettre de ne pas trop me décaler dans mes horaires.

L’épisode commence par un appel qui sera mémorable pour May : un homme l’appelle, affirmant avoir été enterré vivant après un coup de feu et un vol de voiture. Rien que ça. Il avait encore son portable, c’est déjà ça de pris. L’homme perd assez vite patience dans son cercueil, mais c’est plutôt une bonne chose : les cris qu’il pousse lui permettent finalement d’être trouvés par Buck. Bon. Ce n’est pas bien crédible cette affaire : le type est enterré dans une forêt au milieu de nulle part et les pompiers le localisent grâce aux opérateurs réseaux et à ses cris.

Putain, je n’ai jamais de réseau dès que je suis à un kilomètre de la moindre habitation, mais le type il parvient à être sauvé de son cercueil au beau milieu des bois. J’aimerais bien, hein. Contrairement à d’habitude, la série se concentre ensuite sur l’enquête pour essayer de comprendre ce qui lui est arrivé, en partie parce qu’elle est menée par le détective qui a eu la gorge tranchée. Il est de retour sur pied comme si de rien n’était et continue de bosser comme si de rien n’était.

C’est bizarre de casser le code de la série en nous montrant une enquête sur une des victimes, mais c’est vrai que ça laisse perplexe. Et bien sûr, alors que le flic interroge cette victime qu’il voit aussi comme un suspect, très clairement, Taylor débarque et fait son travail de journaliste – ou de fouille-merde, au choix. Elle le fait très bien, d’ailleurs bien mieux que le flic. Celui-ci se vexe ainsi et empêche Taylor d’approcher la victime ensuite, mais c’est abusé.

Taylor s’en plaint inévitablement à Athena, mais le plus intéressant est encore de voir Taylor mener la même enquête qu’Athena et son collègue en parallèle d’eux. Les scénaristes s’amusent bien avec cette intrigue, nous proposant un mystère sur le type qui s’est excusé auprès d’une certaine « Lizzie » une fois déterré. Le problème, c’est que Lizzie est sa femme, portée disparue, même s’il la dit en Alaska en pleine croisière.

Taylor en arrive à la conclusion que la femme trompait son mari, alors que les flics découvrent que le couple avait des problèmes financiers. Edgar, l’homme enterré vivant, avait alors contracté plusieurs assurances vie sur le dos de sa femme. Partant d’hypothèses très similaires, Taylor et l’enquêteur en arrivent à deux conclusions totalement opposées : elle accuse la femme, il accuse le mari. Merveilleux. Evidemment, il se trompent tous les deux et le découvrent en même temps quand le flic essaie d’arrêter un tueur à gages, Tom, alors que Taylor imagine parler à Lizzie.

Finalement, on se retrouve avec l’arrestation de Tom, Lizzie ET Edgar sur les mêmes lieux. L’interrogatoire de Tom est assez amusant : il reconnaît avoir été embauché pour tuer Lizzie, mais il en est tombé amoureux… au point de la prévenir de la vérité. Il révèle ainsi à Lizzie le montant qu’Edgar voulait payer, même s’il était supposé être fauché.

Eh oui, il avait prévu de payer le tueur à gage avec l’assurance vie au nom de Lizzie. Cette dernière embauche donc Tom, le payant en nature puisqu’il est amoureux d’elle, pour qu’elle tue Edgar… Et c’est ainsi qu’Edgar se retrouve enterré vivant. C’était amusant comme intrigue, et juste assez divertissant pour nous intriguer tout du long. C’est tellement alambiqué qu’on ne peut pas tout deviner à l’avance… Par contre, on pouvait deviner à l’avance que Taylor aurait droit à une intrigue cette saison. Ainsi, alors que Buck cherche à comprendre pourquoi elle se met en danger dans ses enquêtes journalistiques, on comprend que si la vérité est si importante à ses yeux, c’est pour une bonne raison. Pendant la nuit, elle consulte donc des articles de presse sur un meurtrier proclamant son innocence, larmes aux yeux. Youpi, je suis super intéressé par cette intrigue dis-donc… Pfiou, je n’aime pas Taylor, je crois ?

Autrement, Chimney est de retour dans la série avec cet épisode, yay ! Il est toujours autour de Boston, cherchant désespérément Maddie. Comme il faut bien que la scène soit un peu intéressante, Chimney appelle Hen, qui a du mal à comprendre l’obsession de Maddie avec son passé, mais elle en profite pour relier ça au thème de l’épisode, expliquant qu’elle est peut-être en train de chercher des fantômes. Et puis, en plus, Hen aussi a affaire à son fantôme avec Eva qui la recontacte.

Sortie de prison et plus du tout droguée, Eva décide de quitter la Californie, mais avant ça, elle veut parler à Hen. Elles se voient donc à la caserne, parce qu’Hen est évidemment une des étapes de la thérapie d’Eva. Malheureusement pour elle, Hen n’est pas prête à lui pardonner tout ce qu’elle lui a fait subir. Evidemment. D’ailleurs, dès qu’Eva parle de Denny, le sujet devient trop touchy pour Hen. C’est étonnant de nous ramener cette intrigue sans prévenir, franchement.

Comme avec Station 19, je suis bien content que ça permette le retour de l’actrice interprétant Karen dans la série. Elle n’est pas heureuse d’entendre qu’Hen a revu Eva, mais au moins, elle peut être soulagée de savoir qu’Eva va quitter la ville. Elle ne l’est juste pas de savoir qu’Hen continue de croire Eva sur parole, à chaque fois. Dès lors, Karen décide de vérifier par elle-même ce qu’il en est. C’est une bonne idée de sa part, parce qu’elle entend de la part d’Eva la vérité, et aussi qu’Hen est plus amoureuse de Karen qu’elle ne l’a jamais été d’Eva. Mignon. Et mignon aussi la réconciliation entre Karen et Hen le soir-même.

Pour en revenir à Chimney, on le retrouve à son arrivée à Boston, où il sauve de justesse un bébé qui s’était étouffé dans une voiture. C’est horrible comme intrigue, mais Chimney le sauve donc et retrouve au passage un certain Eli, un de ses potes. Ils partagent ainsi une bière, histoire de parler de Maddie et de la culpabilité de Chimney qui n’avait rien à faire là. C’est sympa, sans plus. Et surtout, ça ne sert pas à grand-chose.

L’épisode se concentre aussi sur le kidnapping d’Harry cette semaine, et c’est vachement intéressant. L’enfant a évidemment un choc post-traumatique à gérer, et il le fait comme il peut. Il a ainsi des visions de Jeffrey assez régulièrement… mais uniquement en journée. C’est quelque chose quand même.

Il a aussi toujours son obsession pour les articles parlant de Jeffrey, le glorifiant et disant d’Athena qu’elle est une flic ripoux. Le père s’en rend compte et en parle à la psy, ce qui ne plaît pas du tout à Harry. Pourtant, la psy assure à Athena qu’il y a de gros progrès faits en thérapie puisqu’Harry lui parle enfin de Jeffrey. Ce n’est pas suffisant pour Athena, puisque son fils ne lui parle toujours pas à elle, mais Bobby fait ce qu’il peut pour l’aider. En parallèle, May se confie à son père sur ce qui lui pose un gros problème : le fait que personne ne parle de ce qui est arrivé à son petit frère.

Ce n’est pas sain du tout, et elle se rend en plus compte que ni son frère ni son père ne sont revenus chez Athena. Or, pour avancer, ce serait un minimum. Harry entend tout… et il décide au contraire de retourner dans la maison où il a été emmuré vivant. C’est clairement un besoin qu’il semble avoir, se confronter à nouveau à ce moment traumatique. Le problème, c’est que la maison en construction n’est pas si solide que ça apparemment.

Le sol a tenu quand plusieurs pompiers sont passés dessus, mais là, il s’effondre sous le poids d’un gamin. Allez comprendre. Contre toute attente, une fois blessé, Harry appelle… sa mère. Je veux dire… Il aurait pu appeler le 9-1-1, il aurait pu appeler May (ce qui revient au même, je sais), il aurait pu appeler Bobby ; mais non, il appelle sa mère. Celle-ci se précipite bien sûr au secours de son fils. On va dire que c’est logique pour un fils d’appeler sa mère dans ce genre de situation, mais vraiment, ce n’est pas Athéna la plus à même de lui venir en aide alors qu’il est blessé, hein.

C’est plutôt chouette de les voir se réconcilier, cependant, et bien de voir qu’Harry finit par se confier au détective qui le sort de son trou. Ah, oui, évidemment, Athena ne se ramène pas seule sur place : elle amène tous ses collègues, hein, y compris celui qui avait été égorgé par l’avocate, Ransone. C’est bien de les voir parler ensemble du fantôme de Jeffrey qui ne doit plus les terrifier. Ainsi, Harry demande à rentrer chez lui pour de bon. Ce n’est pas non plus comme s’il y avait eu plein de violence au moment de son enlèvement, ça va.

Après, c’est chouette comme fin d’épisode : toute la famille est réunie et Harry est prêt, enfin, à leur raconter tout ce qu’il a vécu. J’aime bien l’idée.

> Saison 5

 

Grey’s Anatomy – S18E06

Épisode 6 – Everyday is a Holiday (with you) – 15/20
Un épisode de Thanksgiving tout posé et tranquille pour la série, ça fait du bien. Bien sûr, c’est un peu tôt pour Thanksgiving, mais ce n’est pas comme si ABC allait diffuser des épisodes jeudi prochain, non plus. La série se remet donc à son rythme de croisière et propose d’avancer sur plusieurs intrigues et dynamiques de personnages. C’est mignonnet comme tout, avec ses moments de dramas et ses moments normaux. J’ai bien aimé, mais je sais qu’il sera vite oublié cet épisode.

Spoilers

Meredith est coincée dans le Minnesota pour Thanksgiving.



Priorities can change.

Je crois que cet épisode se fout de moi : je cherche des points du Bingo Séries et donc un paysage automnal… et Meredith se retrouve sous la neige comme elle ne l’a jamais été – et sans que de la buée ne sorte de sa bouche, c’est physiquement impossible ça. Vive Thanksgiving et vive le Minnesota, où Kai bosse toute la nuit pour envoyer des sextos bien particuliers à Amelia. Ouais, leurs échanges de sexto concernent le boulot pendant qu’Amelia prépare le repas comme elle peut. Elle fait bien, parce que ce n’est pas Meredith qui va l’aider : son vol est retardé à cause de la neige, et ça, juste après le départ de son mec. C’est con.

Ainsi, Amelia se retrouve seule avec les enfants pour Thanksgiving puisque Maggie et Winston sont aussi coincés à Boston. Par chance pour elle, Lincoln est seul aussi… Et là, les scénaristes vont jouer avec mes nerfs car je veux toujours qu’ils se remettent ensemble, mais ça ne va pas se passer comme ça, je le sais. Pourtant, les voir en cuisine prouve qu’ils ont toujours tout ce qu’il faut d’alchimie entre eux. Ils sont mignons à foirer leur dinde ensemble, et ils sont mignons à faire un repas de famille avec les enfants de Meredith. J’ai bien aimé le passage où le gamin finit par demander ce qu’est le sexe et en bouche un coin à Amelia alors qu’elle répondait à toutes les questions de vocabulaire bien plus complexes de Zola. C’était marrant.

La scène de danse de Lincoln et des enfants aussi. Sérieusement. Amelia, remets-toi en couple avec putain, il est trop cool. Evidemment qu’il finit la soirée en l’embrassant, évidemment qu’ils vont trop bien ensemble, évidemment qu’ils sont à deux doigts de coucher ensemble à nouveau, mais évidemment que ça ne peut pas se passer comme ça. Amelia préfère donc lui préciser que rien n’a changé pour elle, mais ça ne calme pas les ardeurs de Lincoln. Forcément.

Levi veut devenir chef des résidents, alors il est tout content de bosser à Thanksgiving… jusqu’à ce que sa mère débarque à la cafétaria de l’hôpital pour partager un dîner avec lui. C’est mignon et gênant à la fois, surtout que Levi envisageait plutôt une fin de service en compagnie de Nico apparemment.

Bizarrement, les urgences restent désertes en plus. C’est le deuxième épisode de suite que les médecins se retrouvent à attendre des patients imaginaires, et la première patiente de cet épisode est terrifiant parce qu’il me fait me rendre compte que le covid a laissé des marques pour un moment : la patiente est à ça de vomir sur Richard, personne n’a de masque et… ce n’est pas possible. Je ne sais pas ce qui est pire entre ça et la fausse neige tombant pendant l’épisode.

Bon, la patiente permet d’avoir une intrigue nous réunissant Richard, Levi et Jo, alors je ne vais pas lui en vouloir de ne respecter aucun geste barrière alors que personne ne sait encore ce qu’elle a, hein. Ashley, c’est son nom, est enceinte et très malade, clairement. Finalement, ce n’est jamais qu’une appendicite (péritonite ?), tout va bien. Bon, après, en étant enceinte, voilà quoi. Ashley doit quand même envisager de voir son utérus être retiré. Ce n’est pas rien.

Et une fois qu’elle est sur la table d’opération, Jo n’a pas trop d’autres choix que de la faire accoucher. Le bébé survit, la mère perd son utérus, mais tout le monde finira bien. Et mieux encore, Jo peut donner le conseil au mari de ne pas attendre que sa femme lui demande de l’aide pour l’aider. Effectivement.

Dans tout ça, on en oublierait presque que la mère de Levi est dans l’hôpital. Nico ne l’oublie pas et vient manger avec sa belle-mère… juste pour se rendre compte qu’elle est cinglée et envisage déjà le futur de son fils avec des enfants et tout. L’enfer, quoi. Il reste pourtant avec elle jusqu’à ce que Levi les rejoigne enfin. Pourtant, quand il arrive, il n’a pas l’air d’avoir trop envie de manger et… sa mère s’en va aussitôt. C’est un peu bizarre de ne pas rester plus longtemps avec son fils, mais bon.

On a de nouveau droit à l’intrigue de Megan et de son fils dans cet épisode. Cela fait donc trois semaines que le gamin est hospitalisé, ce qui nous donne une idée plus précise du temps passé depuis la mort de Dean. Par contre, son intrigue, je passe toujours à côté. Promis, j’essaie de faire des efforts, mais elle va rapidement finir par me taper sur les nerfs autant que son frère. Et ce n’est pas la voir jouer au Monopoly avec Teddy et Cormac (qui bosse ce jour-là mais a eu le temps de se faire des hôtels sur le plateau ??????) qui m’aide. Après, c’est chouette de voir Cormac et Megan flirter, hein.

Cormac, Jo, Richard et Levi ne sont pas les seuls à bosser ce jour-là : Miranda se rend à l’hôpital après son Thanksgiving foireux à la caserne et elle se retrouve à avoir pour patient Noah. Décidément, ce militaire est dans tous les épisodes, ils veulent vraiment parler de lui et de sa situation. Owen reste ainsi coincé à l’hôpital pendant que sa sœur et Teddy parlent pépère de la famille, de Léo qui met des robes et de la mère d’Owen qui est insupportable. Tout ça est fun et tout, mais ça finit par le gosse de Megan qui nous fait un arrêt cardiaque alors que tout devait aller bien désormais.

Il était juste en observation, mais bon, dans cette série, même les médecins qui ne sont qu’au travail risquent de mourir à n’importe quel instant. Hayes prend des décisions radicales quand il arrive et comprend que le gamin est en arrêt cardiaque depuis un moment, mais le pire, ça reste encore qu’Owen est juste en train de jouer aux jeux vidéo avec le fils de Noah en parallèle. C’est ridicule. Et ça l’est d’autant plus que l’on nous fait croire qu’il y a une pièce avec une télé, une console et des jeux dans l’hôpital, et que cette salle n’est pas occupée quand Owen en a besoin. Sérieusement.

Après, c’est bien pour lui de passer du temps avec le gamin, parce qu’il va avoir une sale journée aussi le petit : son père est en train de mourir, forçant Miranda à prendre en charge aussi la mère pour qu’elle puisse gérer ses émotions dans une chambre de l’hôpital. Et elle a raison de pleurer avant de retourner auprès de Noah, parce que Noah n’a même pas envie de vivre un mois de plus. Il sait que ça va coûter cher à sa famille et qu’il est en train de mourir de toute manière, et il veut que sa fin soit le plus rapide possible. C’est atroce, pour Thanksgiving, ça. Noah fait ainsi le choix de rentrer chez lui pour mourir en paix. Triste. Un peu comme Megan qui est forcée de mettre son fils sur une liste d’attente pour une greffe de cœur.

Tout cela affecte Miranda, mais Miranda est surtout submergée par les émotions quand il est question de Pru. Elle est horrifiée de se rendre compte que ce bébé de deux ans a déjà perdu un parent et vit un deuil qu’elle n’a connu qu’adulte. Richard peut l’aider à faire face, heureusement, même si ce n’est qu’avec une part de tarte et un repas de Thanksgiving avec Nico, Levi, Jo et Luna. Par contre, ce repas de Thanksgiving pose quelques questions sur la chronologie quand même. On est dans un monde post-covid, donc 2022 ? Je sais que c’est supposé être fictionnel, mais Richard heureux d’avoir eu moins de pertes vitales cette année-là, c’était bizarre.

Pendant ce temps, au Minnesota, Meredith est coincée sous la neige et s’enferme dans sa chambre d’hôtel pour appeler Amelia et Zola, puis Nick. Celui-ci est supposé être en route pour une cabane où il passera son Thanksgiving seul, mais évidemment, il fait demi-tour quand il apprend que Meredith est coincée et va passer la soirée seule. Je sais que plein de fans n’aiment pas le couple Meredith/Nick, mais je trouve au contraire que pour l’instant, les scénaristes font un bon boulot pour que ça marche bien entre eux. Et ça marche sur moi aussi.

C’est simple, pas prise de tête, c’est sans moment gênant où ils se rendent compte qu’ils ont couché avec la même personne ou sont de la même famille, bref, c’est une relation à peu près normale et plutôt saine. Et ça fait du bien pour la série d’avoir un personnage complètement en-dehors de l’hôpital pour une fois, mais médecin quand même. C’est une belle relation, et c’est chouette aussi de voir une scène d’amour à peu près normale pour Meredith et Nick.