In the Dark – S03E09

Épisode 9 – Excess Bagage – 15/20
Zut, j’accroche de moins en moins semaine après semaine, parce que je trouve qu’on est en train de perdre les personnages. Autant l’intrigue me plait toujours autant, autant les personnages sont de moins en moins reconnaissables dans les décisions qu’ils prennent. Certains semblent agir à l’inverse de ce qu’ils ont toujours été dans cet épisode, il y a un paquet de choses que je n’ai pas compris – enfin, pas compris venant de ces personnages. Bref, ça reste bien et divertissant, mais c’est étrange comme évolution depuis deux ou trois épisodes.

Spoilers

Murphy et Felix essaient à présent de retrouver Jennifer Walker et de comprendre ce qu’il s’est passé lors de sa disparition, dans l’espoir de comprendre où est Jess.

We had nothing but good intentions.

Comme annoncé la semaine dernière, le corps de la femme de Josiah est retrouvé dans cet épisode par… on ne sait pas bien ? Une femme de ménage ? Peu importe, ce qui compte, c’est que le corps est retrouvé et que ça craint pour nos héros. Par chance, le portable de Trey est mis sous scellé sans que personne ne s’en occupe pour l’instant alors que le flingue de Lesley (cette semaine, j’ai des sous-titres et ça s’écrit comme ça apparemment, de même que c’est Trey, pas Tray. Bon, ça ne change rien à la critique… J’en étais où ? Ah, oui, le flingue de Lesley) a été retiré de la scène de crime par l’un des membres du cartel… finalement mort dans sa voiture.

Oula, cela fait une sacrée enquête pour Gene, franchement. Il sent bien qu’il aura besoin de Josh pour l’aider à démêler tout ça, parce qu’il a eu l’occasion de parler avec Murphy. Il a en effet pas mal de dossiers sur Guiding Hopes et des connaissances bien pratiques et intimes de Murphy, alors une fois que Gene a pris le temps de s’excuser, Josh revient au commissariat, obtient une carte prouvant qu’il bosse pour les flics et… fout la merde en reconnaissant le nom de famille de Felix quand Sarah fait la liste des adresses à proximité des derniers appels du portable de Trey, finalement analysé par la police scientifique. Adieu la maison bien tranquille, j’imagine.

Pendant ce temps, chez Lesley, Murphy et Felix continuent les recherches sur Jennifer Walker… jusqu’à ce que Felix se rende compte que les routes sont dégagées. Il est sûr que sa sœur va venir les virer bien vite et il n’a pas entièrement tort : elle ne met pas longtemps à débarquer pour lui parler. Cependant, elle ne veut pas le virer, elle veut juste lui prouver qu’elle l’aime comme une sœur doit aimer son frère et qu’elle regrette vraiment d’avoir pris les journaux de son père – et qu’il lui ait donné, surtout.

La scène était sympathique dans l’ensemble, mais elle mène une fois de plus à du chantage affectif de la part de Felix que j’ai trouvé abusé. Il se débrouille en tout cas pour avoir la permission de rester plus longtemps dans la maison (grossière erreur donc) tandis que Max découvre que Murphy et Trey sont en train de devenir un vrai petit couple tout mignon. Pauvre Murphy. Pauvre Trey aussi – il n’a pas du tout idée que toute la police de la ville est en train de le chercher.

Lui, il se contente de chercher son portable partout, quitte à quitter la maison et Murphy, au moins pour un temps. Il lui promet de l’appeler dès qu’il retrouvera son téléphone et tout le monde s’apprête à quitter la maison : Felix a trouvé une adresse pour l’oncle de Jennifer, Max et Lesley ont envie de manger… seulement voilà, Gene et Josh débarquent pour poser quelques questions à Lesley.

Celle-ci se débrouille comme elle peut pour les faire partir en assurant qu’elle a refusé que Felix reste chez elle car elle ne voulait pas être mêlée à ses affaires et risquer de perdre son job d’avocate… mais… mais ? Je ne sais pas. Elle n’était pas du tout crédible, pourtant Josh et Gene laissent tomber super vite cette piste. J’ai trouvé ça quelque peu étonnant et ça m’a un peu déconnecté de l’épisode, surtout qu’en parallèle, Murphy n’est pas prête à laisser tomber sa piste même trente secondes alors qu’elle est menacée par les flics.

C’est assez cool cependant car ça fait avancer la saison vers une autre intrigue criminelle quand Murphy interroge l’oncle de Jennifer en compagnie de Felix. Le problème, c’est que Felix n’est pas du tout d’accord avec les manières de Murphy qui se montre assez impolie et peu compatissante envers l’oncle. Elle veut toutes les informations possibles sur Jennifer et j’avoue avoir été du côté de Felix dans cette scène : c’est inconfortable et c’est encore pire quand Murphy insiste pour aller parler à la mère de Jennifer afin de retrouver la piste de son frère aussi, persuadée que le frère a pu kidnapper Jess en pensant que c’était sa sœur.

Cela m’emmerde de me dire que ça peut être possiblement une vraie piste pour la suite de la série, mais en tout cas, logiquement, ça n’a aucun sens. Après, ça fait une piste intéressante pour les personnages qui, au moins, ont ainsi l’occasion de faire quelque chose pour l’épisode. En revanche, ils font aussi de la merde quand ils posent trop de questions sur Jennifer à la mère et que celle-ci décide d’appeler les flics quand ils comprennent qu’ils ont de vraies informations.

Elle se sentait seule à croire que sa fille ne s’était pas suicidée avant, mais maintenant, elle a la preuve qu’elle a probablement acheté des papiers pour changer d’identité. La mère appelle aussitôt l’enquêteur sur l’affaire – sauf que cette fois, ça fait vraiment fuir Felix. Il fait bien, mais c’est trop tard : l’enquêteur reconnaît Murphy lorsque la mère la décrit et il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’il en parle à Gene, Josh et Sarah.

Les trois recollent assez vite les morceaux de Jennifer Walker étant Jess, puis de son lien avec Darnell. Et comme Sarah connaît Darnell, elle est la personne idéale pour aller l’interroger, en théorie. En pratique, parler ensemble de Jules rapproche drôlement Darnell et Sarah qui… finissent par coucher ensemble ? Je croyais qu’elle draguait Gene ? Bon, elle est libre de faire ce qu’elle veut, mais l’ex de Jules, ce n’est pas forcément la meilleure des idées. 

Ben oui, elle couche avec Darnell et celui-ci entend ensuite que la police en a après Trey. C’est une énorme faute professionnelle que de le laisser entendre ça. Au moins, ça permet à Trey d’être mis au courant de ce qu’il se passe par Darnell alors qu’il menait sa vie pépère, sans trouver son téléphone et à prendre un nouveau job. Par contre, j’ai eu du mal avec Sarah sur ce coup-là, parce qu’elle envoie des SMS à Darnell par peur de perdre son job… alors que c’est exactement comme ça qu’elle risque de le perdre, à laisser des traces écrites de ce qu’elle a fait ?

Pendant ce temps, Murphy fait l’erreur de dire à son hallucination de Jess qu’elle ne veut plus entendre parler d’elle et passe son temps à se morfondre alors que Felix et Max… complotent dans son dos ? C’était très étrange de les voir ainsi s’entendre aussi bien soudainement, et Max a la pire des idées quand il décide de mentir à Murphy. Oh, et ce n’est pas lui qui ment, c’est Felix : il prétend avoir retrouvé la trace d’un ex de Jennifer Walker pour pousser Murphy à monter dans une voiture avec lui.

La piste qu’il prétend avoir ? Pas crédible du tout, mais Murphy lui fait 100% confiance. Elle le regrette finalement quand elle comprend qu’il l’a mené à proximité de la frontière canadienne avec l’intention de lui faire abandonner définitivement les recherches sur Jess. Une bonne dispute plus tard, Murphy accepte pourtant l’idée que Jess est probablement morte, mais ça n’empêche pas son envie de la retrouver.

Et ça n’empêche pas non plus que réconciliée avec Felix, elle pense pouvoir à nouveau blaguer avec lui comme si de rien n’était. Rien n’est pas : elle balance qu’elle regrette avoir couché avec lui parce qu’elle ne pouvait pas le faire avec Max ce jour-là, et elle s’excuse, et elle se moque du fait qu’il imagine qu’elle pourrait tomber amoureuse de lui.

Au départ, j’ai sincèrement cru qu’elle faisait ça pour s’en débarrasser, mais en fait non ? J’ai eu beaucoup de mal à suivre Murphy et Felix dans cet épisode, et Sarah aussi tiens. Je trouve qu’ils font tous des trucs qui n’ont pas trop de sens par rapport à ce qu’on sait d’eux. Et autant j’ai aimé la dispute Murphy/Felix avec Murphy lui expliquant qu’elle prend bien mal l’abus dont elle est victime quand il joue avec son handicap parce que c’était important à souligner et vraiment un trait marquant de leur relation, autant cette fin d’épisode me déplaît.

Que Felix soit blessé au point de se casser, admettons. C’est un peu gros après tout ce qu’il a subi et supporté de Murphy pendant tout ce temps et après cet épisode où il vient de l’emmener jusqu’à la frontière sans son accord ; mais admettons. Qu’il abandonne Murphy sans aucune solution de repli ? Pas très crédible.

Evil – S02E08

Épisode 8 – B is for Brain – 17/20
Mais… Qu’est-ce que je viens de voir au juste ? L’épisode me laisse un étrange sentiment de malaise à bien des égards cette semaine. Je sais que c’est le but de la série, ça l’a toujours été, mais c’est surprenant tout de même d’avoir des scènes dont je ne sais vraiment pas quoi faire. En tout cas, la série continue de prendre aux tripes et de réussir parfaitement à instaurer une ambiance dérangeante.

Spoilers

Le trio est chargé d’enquêter sur des visions du paradis lors d’une expérience scientifique.

I wanna see God, who wouldn’t want to see God ?

J’allais me lancer dans l’épisode de la semaine d’In the Dark, mais j’ai vu passé trois tweets coup sur coup vantant les mérites de cet épisode – ou plutôt s’étonnant encore de ce qu’ils osaient faire – alors je n’ai pas résisté : j’ai fermé les volets (de toute manière, il s’est mis à pleuvoir des cordes ?) et je me suis lancé dans cet épisode commençant par quelques gouttes de whisky venues tout droit de l’épisode précédent.

J’adore ce genre de lien qui donne bien l’impression que les scénaristes ont tout prévu et qu’il y a des liens entre les épisodes. Par contre, Kristen qui se bourre la gueule dans son bain en essayant de convaincre ses filles de se la fermer et de la laisser tranquille, c’est quelque chose. Elle devrait pourtant être soulagée : son mari revient enfin à la maison.

Par contre, qu’on m’explique : qui parmi les scénaristes s’est dit que ce serait une bonne idée de fournir de l’hélium à ces gamines ? Sérieusement ?

Bon, la scène ne dure pas trop longtemps – même si c’est toujours trop long quand elles sont quatre. Après, j’ai très rapidement regrétté leur disparition quand la scène suivante est arrivée avec le mari de Kristen qui veut juste faire l’amour, qui découvre que sa femme a des cicatrices de brulures en forme de crucifix et… se laisse étonamment faire dans tout ce qu’elle propose.

Même quand elle propose de lui faire mal au point de hurler – les pauvres gamines – franchement, même quand elle le bâillonne, même quand elle lui met un masque d’animal. Les voilà donc qui font l’amour… et nous on suit une goutte blanche de… je ne préfère pas savoir ? – qui tombe du matelas jusqu’au sous-sol parce que c’est apparemment de l’acide ?

Le mari ne dit rien de particulier à Kristen malgré la déviance évidente du truc, genre, wtf ? Chacun fait ce qu’il veut au lit hein, mais là, ils n’en parlent même pas, il se laisse juste faire en mode tout va bien c’est normal on fait ça toutes les semaines. J’en oublie la ponctuation. En plus, Kristen traumatise ensuite sa gamine, et ça a offert le retour de l’humour mais… Qu’est-ce que je viens de regarder, au juste ?

Je n’ai pas réussi à me concentrer sur la suite de l’épisode, du coup, avec une introduction de l’intrigue très étonnante. L’idée est pour notre trio de mener l’enquête dans un laboratoire cherchant à faire du brain-mapping parce qu’une expérience à mener des sujets à avoir quelques hallucinations possiblement liées à la religion. Reste à savoir s’il s’agit de quelque chose de légitime, d’un hoax quelconque ou allons savoir. Méga-chelou !

Ben est en tout cas à fond dans les études scientifiques apparemment, alors que Kristen semble bien plus passionnée à l’idée d’écouter les témoignages des sujets de l’expérience. Il s’agit de personnes en apparence tout à fait normales, mais avec des histoires assez dingues à raconter – l’idée qu’ils ont vu le paradis, donc.

Chacun a sa manière de raconter, chacun est fasciné parce qu’il a vu et chacun est encore marqué par la joie de ces hallucinations. Kristen est très sceptique, comme d’habitude, et elle veut savoir ce qu’ils font là, surtout, ayant l’impression que la religion veut à présent empiéter sur la science. David la rassure forcément et Ben est tout heureux à l’idée de pouvoir tester à son tour l’expérience comme les sujets qu’ils viennent d’interroger.

Il y va tout confiant en lui – mais il finit en larmes hyper rapidement. Il a d’énormes sanglots très rapidement… et l’épisode nous balance ensuite dans les hallucinations de Ben, mais en le faisant sans nous prévenir. Après, quand il voit sa mère, on comprend vite ce qu’il en est, et lui aussi, heureusement. David et Kristen disparaissent bien vite, avec le laboratoire également, pour nous montrer un Ben qui suit sa mère dans son village natal.

Le changement d’ambiance est surprenant, mais allez, j’aime bien les épisodes qui se concentrent sur les rêves des personnages. En plus, pour une fois, ça change de voir Ben faire un rêve plutôt qu’un cauchemar. Toutefois, le paradis change rapidement en Enfer : alors qu’il parle tranquillement à sa mère, il se rend compte qu’il ne peut voir Dieu et qu’une des femmes du quartier est un fantôme, puis un démon qui lui fonce dessus. Flippant.

Il se réveille en sursaut et Kristen analyse ça comme un effet secondaire de son choc d’avoir été enfermé dans le sous-sol, alors que Ben s’enfuit le plus vite possible du laboratoire et que le scientifique explique à David que Ben n’est pas le premier à expérimenter une réaction différente. Certains voient donc le paradis, David en conclue que d’autres voient l’enfer.

Ben ? Il décide d’appeler sa sœur pour avoir son opinion : sa mère semblait super déçue de voir ce qu’il était devenu, à ne pas croire en Dieu et chercher toutes les informations rationnelles. La sœur est plus énervée qu’autre chose d’avoir son frère l’empêchant de dormir.

En parallèle, nous retrouvons Leland dans une scène étonnante. Et dans cette série, tout est étonnant, donc ce n’est pas rien de le dire ! Il croise ainsi la nonne habituelle et lui révèle qu’il a compris qu’elle avait utilisé de l’ammoniac pour son exorcisme. Si je ne sais pas encore à quoi servira la scène pour plus tard, elle aura au moins eu le mérite d’être brillamment écrite avec une nonne qui sort un couteau pour menacer Leland quand il veut lui renverser de l’ammoniac sur les mains.

 

De son côté, le mari de Kristen s’inquiète quand même un peu pour sa femme. Alors qu’il range les masques, il se met à fouiller dans ses affaires et trouve des plans dessinés à la main, avec un chemin très précis tracé d’avance. Il confronte sa femme comme il peut alors qu’ils font des courses et qu’elle affirme qu’elle n’a pas envie de devenir une ménagère chiante… mais elle est loin de l’être désormais.

En fait, il n’a pas vraiment le temps de confronter Kristen qu’elle est déjà partie en vrille à cause d’un type qui la double dans une file d’attente. C’est assez dingue à voir, parce que la scène est tout à fait classique à l’origine et qu’on avance rapidement vers une situation où Kristen trouve tout à fait normal d’aller chercher des frites surgelées pour s’attaquer à l’homme et reprendre sa place. Bon dieu.

Le type était parfaitement casté pour être odieux et pour nous donner envie de le frapper nous aussi, mais c’est le genre de choses qui ne sont pas censées se passer comme si de rien n’était. Le côté bad girl de Kristen va beaucoup trop loin, là, et je ne vois pas comment elle peut sortir du magasin comme si de rien n’était et retourner ensuite au boulot.

C’est un peu le problème de cette série : certaines intrigues de la vie perso de Kristen ne sont pas raccord avec la suite de l’épisode… Franchement, c’est comme cette affaire de dentiste pour Lexie, ça a été oublié tellement vite que c’est étrange. Bon, pas aussi étrange que de voir que Kristen n’arrive pas à faire l’expérience de Ben parce qu’elle n’a pas d’âme – ou juste parce que le scientifique ne trouve pas ce qu’il faut pour lire son cerveau.

David se propose finalement pour tenter l’expérience à sa place, alors qu’il vient juste d’entendre une femme lui décrire l’enfer. J’imagine qu’il espérait voir le paradis, mais ce n’est pas exactement ce à quoi il a droit : bien au contraire, il a un aperçu d’un enfer tout différent… Il a droit à un flashback où il suit Kristen se rendant tuer Leroux. C’est bien étrange, parce que l’on sait que ça a eu lieu.

Après, David a possiblement de quoi avoir des soupçons depuis un bon moment, alors son cerveau ne fait que reconstituer quelque chose, et c’est exactement ce que le psy lui explique quand elle se précipite le voir. Bon, à son réveil, David n’ose rien dire de ce qu’il a vu, mais il le fait finalement quand il est seul avec Kristen et je le comprends. C’est très intéressant de voir enfin un flashback de ce qu’il s’est passé avec Leroux cependant.

Et il s’agit probablement vraiment d’un flashback, car il est rapidement révélé que tout ça n’est qu’une vision de Kristen : elle a bien enfilé le masque et c’est ce qui fait qu’elle finit par voir Leland en train de bouffer le bras de David. On aura tout vu dans cette série et clairement l’acteur s’amuse de la situation. Quant à Kristen, elle a un réveil mouvementé et une vraie session psy pour tout analyser de ce qui vient de se dérouler.

Son psy en arrive à la conclusion qu’elle voit possiblement David comme un défi, avec une impossibilité de l’avoir pour époux s’il est prêtre… Mais si elle est capable de le détourner de sa voie sacrée, en revanche… Comme époux ? Ben oui, psychologiquement, son époux est bien plus David que son vrai mari. Ce dernier, le pauvre, essaie de comprendre pourquoi Kristen a tant changé et est devenue si violente ; mais demander conseil à sa belle-mère n’est pas la plus brillante de ses idées de toute évidence. Elle est complétement perchée, voire droguée, et parle à nouveau son autel chelou.

On enchaîne cette scène étrange avec David essayant à son tour la machine et l’expérience, mais… rien ne se passe. En tout cas, c’est ce qu’on nous dit, mais comment faire confiance à la série désormais ? David déprime de ne rien voir et pense avoir fait une erreur vis-à-vis de sa foi, car l’expérience donne des visions à ceux qui n’ont pas de croyance, apparemment.

Et pour une fois, cela laisse le trio totalement en désaccord sur le compte-rendu à faire : David ne veut pas que les expériences continuent, considérant que cela fait plus de mal que de bien. Kristen, au contraire, note les bienfaits de la disparition de certains patients suite à leur vision de Dieu. Ben ? Il n’arrive plus à dormir du tout depuis qu’il a vu sa mère, alors il n’est pas convaincu des bienfaits de la machine… mais ce n’est pas qu’une affaire de majorité de toute manière.

Reste à savoir ce que décidera le prêtre. En attendant, Kristen rentre chez elle auprès d’un mari qui voit la vie totalement différemment après son retour : il est prêt à vendre leur business d’escalade cette fois, pour avoir un job plus routinier et apporter le soutien dont Kristen a besoin. Les cartes vues précédemment ? Laura, leur fille, les a analysées comme des cartes permettant de tuer des gens tout de même.

Clairement, Kristen est en train de perdre pied et c’est une bonne chose d’avoir son mari enfin de retour pour faire le point. Malgré sa présence, Kristen décide encore de se lever en pleine nuit pour faire chauffer son crucifix au gaz dans sa cuisine et pour se scarifier. L’épisode se termine comme ça cette semaine et… je ne sais pas, je dois dire que tout ça me met mal à l’aise à force, car je ne vois pas où ils veulent en venir. Et pas dans le bon sens du terme, peut-être ?

> Saison 2

 

The Outpost – S04E08

Épisode 8 – The Pleasing Voice of the Masters – 18/20
Les scénaristes n’ont vraiment plus froid aux yeux depuis l’an dernier et ils nous embarquent dans une mythologie de plus en plus complexe et intéressante pour expliquer tout ce qu’on a vu par le passé et tout ce qui se prépare pour la suite de la saison. Le résultat, c’est que je m’investis bien trop dans cette série et que j’ai terminé l’épisode super énervé par certains choix. Au moins, j’ai toujours mes théories pour m’accrocher à des notes d’espoir.

Spoilers

Talon protège comme elle peut la clé de Skevikor des quatre dieux la convoitant.

We have no intention of killing you… Do we ?

Vas-y, ce résumé d’épisode me rappelle que Falista est morte, je suis triste à nouveau. Sa mort est trop passée inaperçue la semaine dernière en plus ! Sans trop de surprise, l’épisode reprend ensuite sur la confrontation entre Luna, Naya et Talon d’une part, les quatre « dieux » qui n’en sont pas de l’autre. Et nos héroïnes ne font pas le poids, comme prévu.

C’est assez intéressant à voir, parce que Talon décide aussitôt de protéger Naya, la moins bonne guerrière en la faisant fuir, priant logiquement sur le fait que personne n’aura envie de s’en prendre à elle parmi les dieux. Elle n’est pas très intéressante pour eux après tout. C’est un pari gagnant qui permet à Naya de revenir au bon moment dans la bataille, avec un cheval pour aider Luna à s’enfuir.

Bien sûr, il n’est pas du genre de Luna de fuir, alors elle est restée aux côtés de Talon… Mais sans Kinj, elle ne faisait absolument pas le poids face aux dieux. C’est triste à voir, car ce n’est pas du tout son caractère de se laisser martyriser comme ça. Par chance pour Talon, qui se retrouve seule face aux dieux, le combat n’est pas entièrement perdu : Tobin surgit de nulle pour s’attaquer aux dieux, lui aussi.

C’est une bonne chose que j’avais vu venir dès la semaine dernière, mais qui fonctionne bien dans la réalisation. En plus, le pouvoir de Tobin est quand même bien pratique en combat, puisqu’il peut prendre par surprise les ennemis et surtout puisqu’il peut reprendre la fameuse clé que les dieux n’ont eu aucun mal à dérober : elle est attirée à eux d’un simple mouvement de mains de la déesse.

S’il accepte d’amener la clé à Janzo pour qu’elle soit détruite et si Luna s’en sort grâce à Naya, tout ça signifie toutefois que Talon finit toute seule sur place face aux dieux. Elle est rapidement mise KO, et il va de soi que Tobin revient trop tard pour l’aider après être passé par Wren et Janzo. Il faut dire qu’avec ces deux-là, il a été pas mal surpris de rencontrer 313, qui nous confirme que comme les Blackbloods, il cicatrise très vite.

Loin des considérations des dieux et des combats mortels, nous retrouvons Zed et Nedra dans une scène un brin gênante où Zed bave complètement sur le décolleté de son amie d’enfance qu’il n’avait jamais vu comme une femme. Il est bizarre de voir Nedra habillée en humaine, mais bon, il y a eu des changements entre ces deux épisodes apparemment, parce que Garret a aussi eu droit à une pousse extrême de la barbe et des cheveux. Ca lui va plutôt bien, en plus.

En tout cas, Zed est encore perturbé par Nedra lors de la réunion au sommet qui suit avec Garret, roi en attendant de ravoir des news de Tobin – dont la survie ne semble pas l’étonner plus que ça – Wren et Janzo. Ceux-ci expliquent comme ils peuvent ce que Tobin leur a dit, mais ils n’ont toujours pas envie de tuer 313, persuadés qu’il peut les aider à tout comprendre de la menace à venir. Garret finit par s’y faire et les croire.

Ce n’est qu’après tout ça que Tobin revient enfin, expliquant son retard par la recherche vaine de Talon – et pour cause, elle est prisonnière des dieux. Si Talon a décidé de rester en arrière avec les dieux, c’est parce qu’elle sait bien que les dieux ne la tueront pas. C’était un coup de poker, mais il est rapidement confirmé qu’ils décident de se servir d’elle comme d’un appât pour obtenir les autres kinj. Le sien sera à récupérer en dernier, car il est celui d’un traître.

En tout cas, cette prise en otage de Talon est pratique pour connaître le plan des dieux – qui veulent notre monde, tout simplement – tout en nous permettant d’avoir quelques informations supplémentaires. Cela permet aussi de laisser le doute sur la survie de Talon à l’Outpost. Garret le prend très mal et veut foncer tête baissée, mais heureusement, Tobin l’en empêche. Blessé physiquement, il souligne qu’il est aussi détruit de l’intérieur après les morts de Gwynn et Falista. Les deux ont fini en poussière bien vite en plus, quoi.

La mort de Falista est enfin abordée comme un problème dans cet épisode, avec Garret qui comptait au sort de Tobin et Munt qui semble vraiment triste. Etait-il vraiment nécessaire de parler encore de sa mère, cela dit ? Peut-être : ça permet assez justement de faire prendre conscience à Tobin qu’il lui reste des responsabilités. C’est un roi après tout.

Bon, il a du boulot pour se faire respecter de ses sujets par contre, parce que Janzo et Wren n’ont toujours pas envie de détruire la clé de Skevinor qui, selon eux, pourrait être essentielle à la survie d’une armée entière – et surtout d’une race entière. Difficile de les voir comme une armée quand on se rend compte à quel point 313 semble inoffensif maintenant qu’il a pris l’habitude de parler avec Janzo. Si Tobin charge donc Garret de vérifier que les scientifiques suivent ses ordres, il est surtout intéressant d’avoir une conversation entre 313 et Janzo menant à la révélation que si le peuple de 313 – les Kahvi, encore un nom que je vais zapper – entend les recommandations des dieux, c’est uniquement grâce au… kinj jaune, celui de Yavalla, la petite peste de la saison précédente.

Tu parles de dieux. Fort de ces informations, Janzo commence à reconstituer le puzzle. La clé de Skevikor ? Elle permettrait de réveiller tous les Kahvi, mais seulement une fois que les dieux auront le « Naviaspore », le Kinj jaune. Ainsi, les Kahvi font tout ce que les dieux veulent, et ils passent de monde en monde. Les personnages semblent mettre du temps à comprendre, mais il me paraît de plus en plus clair que les dieux ont détruit le monde que l’on appelle désormais Plan of Ashes et qui n’a pas toujours été fait de cendres.

Je veux dire, 313 indique clairement qu’ils passent de monde en monde en dormant, attendant d’être réveillés par les dieux. Il n’y avait pas non plus de Blackbloods à l’époque où il s’est endormi et il ne connaît pas le mot esclave… J’imagine que d’anciens Kahvi non affectés par le Kinj jaune ont pu survivre et mettre au monde une nouvelle espèce que l’on appelle désormais Blackbloods ? J’ai hâte d’en savoir plus, car je fais beaucoup trop de théories pour le moment.

En tout cas, face à la menace qu’il risque de représenter, Garret décide aussitôt d’enfermer 313 en prison, alors que Wren et Janzo n’ont plus tellement le temps de protester lorsqu’ils voient arriver Luna bien malade. En effet, Tobin a oublié Luna et Naya à force de se concentrer sur Talon, et il aussi oublié d’informer Janzo et Wren de tout ce qu’il savait apparemment.

Janzo est donc sacrément surpris de retrouver Naya, mais pas autant que Wren qui découvre son existence sans avoir la moindre explication. L’urgence est plutôt de sauver Luna, mais les scénaristes ne peuvent pas non plus se passer de tout l’humour encore possible avec l’historique de Naya et Janzo. C’était beaucoup trop drôle de les voir expliquer comme ils pouvaient la situation à Wren, un peu trop jalouse d’avoir été mise de côté si longtemps.

Elle rattrape toutefois le temps perdu hors écran avec Naya, pendant que Janzo s’occupe de sauver Luna. Celle-ci se réveille au beau milieu de la nuit, réveillée par les murmures qu’elle entend provenir de la clé. Et oui, elle a les pouvoirs de Dragman désormais, et c’est juste pour cela que les scénaristes ont décidé de la ramener dans l’équation. Tant mieux.

La clé ? Elle murmure les noms des dieux, en commençant par Janya. Soit. Cela ne nous aide pas trop pour l’instant, mais l’épisode avance le lendemain quand Garret et Tobin prennent à nouveau la décision de détruire la clé. Cette dernière est un objet, mais elle n’apprécie pas de risquer la destruction, alors elle le fait savoir à Luna. Elle peut ainsi empêcher Garret et Tobin de continuer la torture, qui de toute manière n’aurait pas duré trop longtemps.

En effet, les dieux s’impatientent, et ils se rendent compte que cette affaire d’appât ne fonctionne pas tellement. Ils torturent alors Talon – qu’ils appellent aussi la fille du traitre, donc je sens que la race Blackblood est venue au monde quand un Dieu a couché avec un humain – et envoient une vision d’elle à Zed et Tobin pour les faire venir à eux au plus vite. Il est évident que cela fonctionne très bien sur nos personnages, et particulièrement sur Tobin qui sait tout ce qu’il doit à Talon.

Je trouve sa décision particulièrement conne : il souhaite en effet se rendre auprès de Talon pour la sauver. C’est bien gentil, mais c’est complètement con de se jeter dans la gueule du loup comme ça. Pire encore, quand il finit par arriver, ils ont tout le temps de papoter tranquillement et je n’ai pas compris pourquoi ils n’en profitaient pas pour se barrer… Talon peut toujours ouvrir un portail vers le monde détruit, c’est mieux que rien.

Au lieu de ça, les dieux sont ravis de voir l’hôte de Levare débarquer pour sauver Talon. Ils s’en prennent à lui, et il est très doué dans la maîtrise de son Kinj. Il met vraiment à mal l’une des déesses qui s’en prenait à Talon, mais il ne fait pas le poids face à quatre « dieux ». Et pourtant, ils sont sacrément lents !!

Le combat dure ainsi quelques instants et finit avec une Talon qui peut s’enfuir (malgré les blessures et le fait qu’elle soit poursuivi par quatre personnes en bonne santé…) et un Tobin embroché par le dieu qui nous a déjà tué Falista. Ai-je crié un bon « NON » sonore ? Franchement, je suis dépité de le voir mourir une deuxième fois, parce que c’est toujours un personnage que j’adore et parce que c’est bon quoi. On a déjà perdu Gwynn et Falista, et lui, on a déjà eu à faire notre deuil une fois !

Les scénaristes ne nous laissent aucun doute sur la mort de Tobin, en plus, on le voit bien tomber en cendres. Je suis dégoûté, tout simplement. Le plan de Tobin était débile. Il laisse Garret comme roi derrière lui, Talon blessée sans le moindre comité d’accueil pour lui venir en aide, et surtout, surtout, il laisse un pouvoir beaucoup trop problématique aux mains des dieux. On a eu l’occasion de voir tout au long de cette saison à quel point la téléportation était un atout… mais ça peut aussi être un vrai problème pour eux.

Vraiment, c’était irréfléchi comme choix de laisser Tobin se sacrifier juste pour sauver Talon, surtout que bien sûr, les dieux n’ont aucun mal à ressusciter Levare et prévenir Zed qu’ils en ont après lui désormais. Putain, mais oui, bien sûr que j’aurais préféré voir Zed mourir. Ils ont intérêt à TOUS les ressusciter en fin de saison, sans Kinj bien sûr, en tant que simples humains après la destruction des Kinj. Et en même temps, s’ils font ça… Y aurait-il matière à une saison 5 sans Kinj ?

Je ne sais pas trop. La mort de Tobin me fait oublier en tout cas de parler d’une autre scène triste de l’épisode : Naya décide bien sûr de ne pas rester à l’Outpost. Après une nuit de sommeil, elle repart gérer son business dans son coin. Dommage, je l’aime toujours beaucoup. J’aurais aimé qu’elle demande des nouvelles de Gwynn aussi, et j’ai aimé la voir s’entendre si bien à Luna, qui n’a jamais été aussi humaine et touchante que quand elle s’excuse de son comportement.

 

What if…? – S01E04

Épisode 4 – What if… Doctor Strange Lost His Heart Instead of his Hands – 17/20
Je ne m’attendais certainement pas à un épisode comme celui-ci, surtout à ce stade de la saison, et je ne sais quoi en dire pour ne pas spoiler. J’ai beaucoup aimé, même si je trouve qu’on se perd un peu trop au milieu d’un enchaînement de scènes toujours trop rapides. J’aurais préféré un format plus long, une fois de plus, et ça mériterait un film complet.

Spoilers

Stephen Strange a bien un accident de voiture, mais au lieu d’y perdre ses mains, il perd Christine.

Not any stranger than any other name in this world

Mercredi dernier, j’ai privilégié le visionnage de Shang-Chi à celui de What if, et il est largement temps de rattraper cette injustice, surtout que j’ai vu passer un spoiler sur cet épisode, m’indiquant qu’il allait être question de Doctor Strange. C’était avant de voir le titre de l’épisode, donc. Je trouve ça surprenant un épisode sur Doctor Strange avant d’avoir un nouveau film sur lui, mais j’approuve l’idée.

C’est un personnage que j’aime après tout, mais une fois de plus, je constate que j’ai oublié une grosse partie du film d’introduction du personnage, parce que cette histoire d’accident de voiture et de Christine, j’avais zappé. Ouais, je zappe tout du personnage, et alors ? Je n’ai vu le film qu’une seule fois, au cinéma à l’époque de sa sortie, et il n’y a pas eu d’épisode des Légendes pour tout me résumer. J’avais bien aimé, il pourrait être temps de le revoir.

En attendant, je devrais me consacrer au visionnage de cet épisode, peut-être, parce que la mort de Christine, Strange ne l’accepte pas. C’est pourtant grâce à celle-ci qu’il se tourne vers les arts mystiques et qu’il se fraie un chemin pour devenir Sorcier suprême. L’enchaînement se fait super vite pour nous, et franchement, pas le temps de tout détailler, mais les scènes avec Wong ou the Ancient One fonctionnent.

Au moins, cette fois, on en revient vraiment à une explication de ce qui provoque une destinée changée pour Strange, et je trouve ça intéressant. La variation vient de l’accident de voiture, et ça marche à merveille. Deux ans passent donc en quelques instants, et comme d’habitude, la série enchaîne très rapidement les choses. Trop, même.

Cela dit, autant il peut s’en remettre de perdre ses mains, autant perdre son cœur, son amour, c’est trop pour lui. Stephen Strange utilise donc ses pouvoirs pour remonter le temps et retrouver Christine la nuit de son accident, avant l’accident. Et là, il a l’occasion de tout changer et… il reprend la même route ?

Le dialogue est différent et il utilise ce qu’il sait pour passer de bons moments avec elle, mais bien sûr, tout cela mène à nouveau à un accident même quand il croit être capable de l’éviter. Qu’à cela ne tienne, il peut revenir en arrière de toute manière. Pour ce nouveau retour, il est évident qu’il décide de changer de route, mais cela ne fonctionne pas non plus : paf, un autre accident de voiture nous tue Christine.

En fait, elle meurt à chaque fois qu’il revient en arrière, toujours la même nuit, jamais au même moment. Parmi les versions que l’on peut voir, le coup de la pizza n’a aucun sens par contre, parce qu’elle ne veut pas de gras sur sa robe, mais elle n’hésite pas à manger une part de pizza dans un diner ? Bref, il a beau s’acharner à revenir encore et toujours en arrière, Christine meurt à chaque fois.

Il doit en créer des branches temporelles différentes au passage, tout de même. Et je ne comprends pas son obsession de revenir toujours sur la même nuit ? Ne pourrait-il pas simplement revenir encore plus en arrière ? Ce serait plus simple comme solution. Strange préfère de toute évidence s’acharner et hurler un coup, cela dit.

La mort de Christine est donc inévitable, et il finit par comprendre pourquoi grâce au personnage de l’Ancienne (comment elle s’appelle en VF ? J’oublie à chaque fois). The Ancient One, en tout cas, est aussi increvable que Christine ne peut être sauvée. Elle explique à Stephen qu’il existe des points temporels absolus, qui ne peuvent être changés quoique l’on fasse. C’est intéressant comme tout pour la suite de la phase 4 d’apprendre ça. Ils sont malins les scénaristes de tout introduire dans les séries… Quand on le verra dans les films, on se sera fait à l’idée.

En plus, ça va à l’encontre de ce que paraissait être la série : on ne peut pas tout refaire avec des « et si ? ». Il existe des choses que personne ne pourra jamais changer – et cet épisode est juste là pour nous le faire comprendre : effacer la mort de Christine, ce serait impossible sans mettre en danger le sort de l’univers tout entier. Seulement voilà, l’impossible, ça n’existe pas selon Strange. Il fait donc tout ce qu’il peut pour prouver qu’il a raison.

Notre Sorcière suprême n’hésite pas à s’en prendre à lui après une dernière mise en garde sur son projet destructeur, mais c’est apparemment sans succès qu’elle s’attaque à lui, puisqu’il disparaît sans laisser de trace. Strange se retrouve alors dans une jungle où il se met en quête de la bibliothèque de Cagliostro, où un étrange homme muet refuse de lui parler… mais le mène à un temple magnifique. Le temple n’ayant pas de porte, il est forcé d’utiliser un portail, puis de contourner un premier piège. Il se sent toutefois un peu trop en sécurité et oublie de vérifier s’il y en a d’autres.

Le voilà donc qui tombe pour finalement tomber sur O’Bengh, l’archiviste de Cagliostro qui refusait de lui parler juste avant et le conduit vraiment aux livres perdus, avec un arbre digne de Dollhouse si vous voulez mon avis. C’est un nouveau lieu introduit officiellement dans le MCU, en tout cas, je me demande si on le reverra dans les films live. Quoiqu’il en soi, Strange se met aussitôt à lire pour trouver la solution à son problème, et on se croirait presque dans Harry Potter quand il apprend qu’il doit absorber d’autres êtres pour s’en sortir. Reste à comprendre ce que cela signifie. Pour le faire, il a une solution vraiment intéressante : il convoque le monstre aux nombreux tentacules de Captain Carter. C’est forcément lui, non ?

Comme tout le monde s’en doutait, ça ne se déroule pas super bien pour Strange qui est clairement blessé et mis à mal par le monstre. O’Bengh n’est pas convaincu par le plan de Strange, mais celui-ci n’en a que faire : il n’a pas pu marchander avec un autre être suprême ? Pas grave, il peut s’attaquer à plus petit et commencer à absorber d’autres êtres magiques puissants.

Par contre, cela ne le dérange pas d’engloutir un nain de jardin, mais un insecte, c’est non ? Il est étrange. Il absorbe ensuite un oiseau, puis un dragon, puis… Ouais bon, il lui en faut toujours plus et il est dans l’abus. Là, les scénaristes se font plaisir en plus, à nous présenter un tas de créatures qui doivent venir forcément d’autres comics. Je ne suis pas assez spécialiste pour tout reconnaître.

Plus il absorbe de créatures, plus il se perd en tout cas, et on était à ça de la crise d’épilepsie à force. Le Watcher craint surtout une crise pour l’univers, mais il considère également que sauver Strange et son univers n’est pas un risque à prendre car cela déstabiliserait les autres univers aussi. C’est assez fou : le Watcher peut intervenir et il le reconnaît. Cette saison est intéressante, l’air de rien, à nous donner un semi fil rouge dans ses interventions.

Strange entend même le Watcher ! C’est dire à quel point cet épisode pourrait être capital pour la suite. Il marque un tournant de mi-saison, en tout cas, c’est très clair. Allez, qu’importe, Strange absorbe tellement de magie et d’êtres qu’il finit par être capable de couper les tentacules dont il avait besoin. Seulement voilà, à force de remonter le temps et de vivre des siècles, ce Strange a changé d’univers… et il se retrouve dans le même univers qu’un autre Stephen. Cela ne semble pas lui plaire exactement, mais moi, je me suis surtout poser des questions sur ce que j’étais en train de regarder.

Finalement, tout est expliqué par l’Ancienne, encore et toujours : elle a ainsi fait appel à la dimension noire lors de sa dernière confrontation à Strange, et c’est elle qui a divisé le monde en deux timelines, pour que ce Strange puisse se battre contre son jumeau maléfique. Ce n’est pas évident comme option ce qu’elle lui laisse par contre : Stephen (appelons le gentil comme ça) doit sauver le monde en se battant contre lui-même et en acceptant de ne pas sauver Christine ?

Stephen résume tout comme il peut à Wong, qui est celui qui pose les bonnes questions, alors même qu’il est en train de disparaître. Heureusement que cette division temporelle met un peu plus de temps que Thanos à agir quand même… Le temps, c’est précisément ce qui finit par manquer à Stephen alors que Wong l’aide à se préparer à être confronté à son jumeau maléfique.

La confrontation n’est toutefois pas un combat dès le départ : il faut d’abord que cet Evil Strange essaie de convaincre Stephen que ça vaut le coup de sauver Christine. Dire qu’il est capable de vivre des siècles et qu’il en est encore à vouloir retrouver Christine. Genre… Elle ne voudrait plus de lui dans cet état de magie, non ? Il est carrément incapable de se concentrer et de ne pas criser de temps en temps, avec des monstres qui semblent sortir de lui.

Tout cela fait donc peur à un Stephen plutôt gentil qui n’aime pas cette version très Tony Stark de lui-même. Pardon, très imbu de lui-même, et arrogant, aussi. Les mots ne peuvent suffire toutefois, surtout qu’on est dans un Marvel, et assez vite, on en vient donc à un combat entre les deux alter-égo. C’est une fois de plus plutôt merveilleux à suivre comme combat.

Les scènes d’action de cet animé sont réussies, il n’y a pas à dire… mais cette histoire, en revanche… Elle était vraiment digne d’un film. Ce pourrait être ça le Multiverse of Madness, non ? Finalement, Stephen manque de peu de mourir, est sauvé de justesse par sa cape, et pense gagner le combat… quand finalement il est aspiré par le sol.

Est-ce une vision marvelesque de l’Enfer ? On dirait bien… mais alors que Stephen y trouve une Christine prête à l’aimer, il comprend qu’il est en train de perdre le combat contre son double maléfique. Un peu comme Loki dans l’épisode précédent, il utilise des illusions pour l’emporter. Et si l’illusion ne prend pas exactement, elle prend tout de même de court Stephen, qui se laisse absorber bien malgré lui par son ennemi n’ayant aucun mal à se débarrasser du sort de protection de Wong.

Ainsi, voilà cet Evil Doctor Strange qui tue son double sans scrupule pour enfin retrouver Chrisine. Et ça marche. Provisoirement, en tout cas. Malgré tout ce qu’il a fait, il n’est toujours pas capable de sauver Christine : son univers entier est en train de se détruire sous leurs yeux, alors que comme je l’envisageais, Christine est dégoûtée par le monstre qu’il est devenu. Il ressemble limite à Thanos, franchement, et il a des pierres d’infinités sur lui.

Le Watcher observe encore et toujours alors qu’on nous confirme que Stephen Strange a assez de pouvoir pour détruire l’univers. Le Watcher ? Il nous est enfin présenté comme un Dieu à qui les êtres puissants peuvent s’adresser – mais il est sans pitié et sans merci. Stephen – parce que cet Evil Strange redevient gentil maintenant qu’il est sur le point de perdre à nouveau Christine – fait tout ce qu’il peut pour convaincre le Watcher d’intervenir et d’empêcher la destruction de son univers et… Wow. On assiste vraiment à la destruction complète d’un univers là ? Il y a des variants qu’il vaut mieux ne pas connaître dans Marvel décidément. Le monde est détruit, et forcément, Christine disparaît elle aussi.

C’est une fin sacrément sombre pour cet épisode, et ça nous fait voir le Watcher différemment également. Ce n’est pas bien rassurant, tout ça, il est capable de tourner le dos à la destruction d’un univers sans le moindre scrupule. Et Stephen Strange peut nous détruire l’univers à lui tout seul. Ben super, merci les histoires d’amour. Sinon, quand je vois le look de Strange une fois maléfique, ils auraient pu appeler cet épisode « Et si Strange était Jafar ? ».