The Outpost – S04E05

Épisode 5 – They Bleed Black Blood – 15/20
Si l’épisode est encore efficace, j’ai trouvé son rythme assez déséquilibré avec une intrigue se voulant plus légère qui finissait par alourdir l’épisode en nous faisant perdre de vue le plus intéressant – et en nous faisant perdre du temps pour quelque chose que l’on sait déjà sur le point de se produire. Par contre, vraiment, cette intrigue est vraiment bien trouvée et je suis impatient de découvrir où elle nous mènera.

Spoilers

Zed, Talon et Luna ne sont pas discrets quand ils assistent à la résurrection d’une déesse, Wren et Janzo forment toujours une bonne équipe et Munt… a bien du mal à séduire sa belle.

That’s not true : I’ve seen uglier rock.

Vous savez ce que j’aime particulièrement avec Luna et dont je n’ai pas parlé dans mon article sur elle ? Son accent, bien sûr ! Je suis content de voir que la série reprend sur la même scène que la dernière fois et oui, j’ai vu cet épisode à minuit à peu près tellement j’étais impatient. J’aurais pu me coucher tôt et le voir de bonne heure, hein, mais à quoi bon ?

The Outpost est devenue une série que j’attends particulièrement, même si ça aide bien évidemment d’avoir peu de séries diffusées en ce moment parmi ce que je regarde. En tout cas, Luna, Zed et Talon sont rapidement repérés par la déesse qui n’hésite pas à lancer les Lu-Qiri à leur poursuite. C’est malheureusement bien efficace, car nos héros sont débordés par le nombre de Lu-Qiri qui leur tombe dessus : le Kinj de Zed ne peut les sauver que temporairement. Ainsi, Zed finit par être assommé par son propre Lu-Qiri. Tristesse.

Plus surprenant encore, la déesse finit par utiliser ce que je pensais être un Kinj et qui ne l’est pas : le kinj blanc, c’était l’épidémie de Yavalla, le joyau blanc de la déesse, il provoque plutôt un effondrement de la grotte où sont Talon et Luna pour se mettre à l’abri des Lu-Qiri. C’est plutôt une crevasse, d’ailleurs.

Pas de quoi s’inquiéter : elles survivent évidemment. Elles mettent juste un peu de temps à se réveiller et s’échapper, mais elles ne sont même pas blessées gravement. Et du coup, Luna veut aussitôt devenir super riche en récupérant des diamants sur l’ancien tombeau de la déesse. Elle m’a fait délirer, mais je me demande pourquoi les scénaristes les séparent alors – Talon préférant partir sauver Zed. Luna pourra toujours servir plus tard en les sauvant de justesse.

Talon n’a en tout cas aucun mal à retrouver la trace de Deux et de la Déesse. Elles embarquent Zed et les Lu-Qiri auprès de l’autre Dieu que nous avons vu depuis le début de saison… mais la suite des événements m’a un peu laissé bouche bée. J’aurais dû la voir venir, pourtant : Deux nous tue les Lu-Qiri en absorbant leur force vitale, afin de donner ensuite le tout au Dieu.

Ce dernier, pour la remercier de sa liberté nouvelle, décide que sa première action de Dieu sera de… liquider Deux. WHAT THE FUCK. C’est bien logique : ces dieux-là ont pu se réveiller quand Yavalla et Gwynn ont disparu en s’éliminant l’une et l’autre avec leur Kinj complémentaire… Il faut donc réduire à néant les porteurs de Kinj pour libérer les esprits des autres Dieux. Et c’est bien sûr le plan des Dieux. Oups.

Cela nous confirme que Falista fait bien de la merde à l’Outpost. Cela nous fait perdre aussi à la fois Deux et Vikka. Si je ne m’étais trop attaché à la deuxième, j’ai trouvé ça triste de voir Zed désespéré de la mort de sa fidèle compagne. La première, donc Deux (je me suis compliqué la vie là), j’aurais aimé la voir rester encore plus longtemps. C’était un personnage qui avait pris pas mal d’importance au cours de la série, l’air de rien. Après, quitte à perdre quelqu’un avec un Kinj, je préfère que ce soit elle, c’est sûr.

Le problème, c’est que ça nous laisse les deux Dieux s’embrasser pour profiter des retrouvailles, avant de se tourner vers Zed pour le tuer. On comprend bien que si la Déesse n’a pas voulu s’en prendre à lui toute seule, c’est parce qu’il faut les pouvoirs du Dieu pour le tuer, mais c’est précisé ensuite par une réplique un peu lourde qui le confirme. C’est logique : il représente le Kinj noir, celui du père de Talon et de Gwynn.

Par chance, Talon est capable d’empêcher les Dieux de tuer Zed… mais à quoi bon mentir, le titre de l’épisode m’a fait me dire que les Dieux allaient constater que nos héros étaient des Blackbloods. Je me suis donc retrouvé bien surpris quand il s’est avéré que c’était l’inverse qui se produisait : Luna débarque pile à temps pour sauver Talon et Zed (j’ai bien ri quand il s’est pris sa buche, pardon) en décochant des flèches bien placées permettant de constater que les Dieux saignaient eux aussi du sang noir.

C’est plutôt intéressant, même si pas forcément surprenant. Cela surprend Talon en tout cas – elle ne pouvait pas ouvrir un portail pour s’enfuir, elle ? – autant que les Dieux sont surpris des flèches de Luna. L’avantage, c’est donc qu’ils ne sont pas invincibles. Ils ont toutefois de sacrés pouvoirs : lui peut désintégrer les gens qu’il touche, elle maîtrise la télékinésie – et balance une flèche à Luna, ça m’a fait flipper. En revanche, pour se soigner, ils ont besoin de Janya, l’âme représentée par le Kinj de Deux.

Comprenant qu’ils ne sont plus poursuivis par les Dieux, Zed, Talon et Luna décident de s’arrêter pour reprendre un peu leur souffle et avoir la nécessaire scène de remerciement à Luna qui leur a sauvé la vie. Cela fonctionne bien, avec Zed qui se demande s’ils n’ont pas vraiment affaire à des Dieux et la bonne réplique de Talon sur des Dieux qui ne saignent pas noir, probablement.

Malheureusement, Luna est dégagée par Talon à l’arrivée à l’Outpost, parce que ce serait trop risqué pour elle d’y entrer. Bon après, si on la voit partir, Talon confirme ce qu’on savait déjà : elle reviendra vite, c’est sûr.

Pendant ce temps, à l’Outpost, Janzo et Wren continuent les recherches sur l’Apocalypse en expliquant à Garrett le peu qu’ils ont trouvé jusque-là. Après, s’ils trouvent assez peu d’infos, c’est parce que Wren ne lit pas toutes les langues anciennes que Janzo lit et qu’elle est la seule à pouvoir lire un des livres. Ils mettent un peu de temps à comprendre que son statut de Grande Prêtresse lui permet en fait de voir des pages qui aux yeux des autres sont vierges, mais quand c’est enfin le cas, ça confirme l’héritage que Wren ne peut éviter. Pas mal comme idée, surtout pour une femme enceinte. En plus, l’humour Wren/Janzo, j’adhère désormais.

Ils avancent assez vite dans l’épisode, même si les percées se font aussi quand Wren essaie juste de dormir. C’est vraiment marrant à voir, mais ça pose pourtant quelques problèmes : ils comprennent que Falista risque de détruire le monde à cause d’eux. Ils trouvent en effet une nouvelle quête à mener sans savoir si elle mènera à la fin du monde ou à la solution pour le sauver. M’enfin, avec ces dieux, on penche plutôt pour la première option.

Le couple décide donc d’enquêter d’abord à deux avant d’en parler à la reine. Pour cela, il retourne dans la caverne en-dessous de chez Talon. Cela ne plaît pas tellement à Janzo de mettre en danger la mère de son futur enfant, mais elle marque un point en lui rappelant qu’ils ont besoin d’être deux pour résoudre les énigmes. J’ai plutôt bien aimé le retour dans cette caverne, parce que l’épisode m’avait bien plu la saison dernière.

C’est encore le cas cette saison, quand quelques clés suffisent à nous casser le nez de Janzo (j’ai tellement ri) et à déplacer le tombeau pour les mener encore plus bas. Il s’en passe des choses sous l’Outpost, c’est quand même fou comme il est bien placé ! Et il doit avoir de sacrées fondations, en plus, parce que nos héros découvrent encore plus vite qu’ils sont au-dessus d’un abysse immense.

La mythologie de la série se précise de plus en plus avec encore des références aux sept dieux. Janzo et Wren trouvent un nouvel autel pour les sept dieux, avec clairement des serrures dans lesquelles enfoncer quelques clés permettant de débloquer un événement – ou un objet. Provoquera-t-il la fin du monde ?

Difficile à dire pour le moment. Et si Janzo et Wren souhaitaient garder leur découverte secrète pour gagner du temps auprès de Falista, inutile de préciser que c’est rapidement un énorme échec : un espion de Falista suffit à ce que la reine se pointe, avec Tobin.

En effet, en parallèle, Tobin s’inquiète de plus en plus pour Falista et s’en confie à Garrett. Il n’a plus vraiment de rôle ce dernier, à part être celui à qui on se confie. Il n’en reste pas moins que c’est intéressant de le voir conseiller à Tobin de convaincre Falista d’abandonner le Kinj rouge avant que ce ne soit trop tard. On sait malheureusement ce que fait le Kinj rouge à son hôte.

Après, Tobin n’est pas malin sur ce coup-là : pour convaincre Falista, il lui propose de s’échapper et d’abandonner le trône pour aller vivre dans une ferme loin de la géopolitique. Ce n’est pas exceptionnel comme plan, évidemment qu’elle préfère rester au pouvoir. J’ai aimé les jolis mots de Tobin sur Falista ayant changé.

Elle n’est plus celle qu’il a aimé un jour, et ça lui pose problème. Malheureusement, ça ne plaît pas à Falista d’entendre Tobin lui expliquer qu’il aimerait qu’ils abandonnent leur kinj à quelqu’un d’autre… et ça semble choquer notre roi de voir que son charme n’est pas si irrésistible. J’ai pas mal ri, une fois de plus, et je trouve fou qu’il s’en confie ensuite à Munt… mais bien sûr, ça fonctionne pour Tobin. Il interprète les paroles de son valet comme il le souhaite et pense que celui-ci lui donne de bons conseils.

Tobin est alors prêt à donner à son tour des conseils romantiques à Munt, parce que non, il n’est toujours pas en couple avec la femme de chambre de Falista. J’ai apparemment vendu la peau de l’ours trop vite l’an dernier avec ce couple.

Cela faisait au moins une scène plus légère pour Tobin dans cet épisode, parce que le pauvre, il prend cher depuis sa résurrection. Dans cet épisode, Garrett lui reproche ainsi de laisser Falista détruire tout l’héritage politique laissé par Gwynn et de rester à jouer les plantes vertes. Difficile de ne pas être d’accord avec Garrett, même si ça énerve Tobin : lorsqu’il descend dans la caverne de Janzo et Wren avec Falista, Tobin ne sert pas à grand-chose.

Pire, Falista le menace devant Janzo et Wren, avant de donner à nos scientifiques la tache de comprendre à quoi sert l’autel et où sont les clés. Bon courage les amis, ce sont clairement les Dieux qui sauront quoi faire.

Oh, et autrement, la légèreté de l’intrigue Munt continue et fonctionne bien lorsqu’il organise un rencard pour sa belle, avec un sacré repas à la clé. L’humour est toujours là, évidemment, notamment quand il rapproche délicatement sa chaise pour le dîner aux chandelles – sans électricité, il ne risquait pas d’être à autre chose cela dit. Le dîner romantique est donc principalement marrant, même si je ne comprends pas trop d’où sort le chef cuisinier cet épisode.

Le tout vire à la catastrophe quand Munt décide de croquer une sorte d’oursin qui le fait aussitôt saigner de la bouche et ruiner la robe de sa belle, mais on finit par un bon petit humour où Munt veut enfoncer un oursin dans le derrière du chef cuisto, alors c’était marrant. C’était moins marrant de découvrir Munt croire Tobin quand celui-ci lui balance qu’il est une bête et que la femme qu’il convoite est une fleur.

Cela mène à une petite scène Belle et la Bête entre eux qui voit la Belle s’engloutir une chope de bière, histoire de nous confirmer qu’elle ne l’est pas vraiment. J’ai plutôt ri, ça passait bien à nouveau. C’est pourtant le genre d’intrigue et d’humour auxquels je n’adhérais pas dans les premières saisons. Et puis, c’était un peu too much aussi, ça a alourdit l’épisode par moment, malgré la légèreté, parce qu’on voulait quand même arriver plus vite à l’intrigue de la saison.

Celle-ci avance pas mal : alors qu’ils arrivent à l’Outpost, Zed et Talon ont une nouvelle vision des Dieux, en même temps que Falista et Tobin. Il est ainsi révélé que les Dieux espèrent que les porteurs de Kinj viendront à eux pour se soumettre. Si Falista a évidemment l’intention de le faire, ce n’est pas le cas de Talon et Zed. En arriver à une confrontation de ces quatre-là était donc bien cool !

Falista est bien embêtée d’entendre Talon et Zed affirmer que ses dieux sont maléfiques. Elle veut aussitôt partir pour la capitale où les Dieux l’appellent. À ses yeux, il est clair au résumé bien plus rapide que le mien que font Zed et Talon que les Kinj appartiennent aux Dieux et qu’il faut leur rendre. Elle parvient même à convaincre Tobin d’en faire autant : après tout, il voulait se débarrasser du Kinj, ça leur fait désormais un but commun. Humph.

La dernière scène est loin de la chambre du couple royal qui décide de partir pour la capitale afin d’être libres à nouveau en cédant le kinj aux Dieux (bordel, ils vont le regretter) : elle se déroule sous l’Outpost où Janzo et Wren font un résumé de leur partie de l’épisode à Zed et Talon. Et inversement : Janzo en arrive à la conclusion que les dieux ont des oreilles pointues, viennent du Plan of Ashes et ont du sang noir. Là, ça pose un problème à Zed de comprendre que Janzo suggère qu’ils viennent peut-être tous du Plan of Ashes et non de la Terre comme ils le pensaient. Humph. De quelle couleur sera le sang du bébé de Wren ?

La toute fin d’épisode est encore plus problématique : Falista décide de forcer Talon et Zed à venir avec eux à la capitale, quitte à leur foutre des chaînes. Pour faire bonne mesure, Tobin fait aussi enfermer Garrett, ce qui laisse tout le monde bien perplexe sur la marche à suivre ensuite. Bordel, Talon, ouvre un portail ! Ce n’est pas ce qu’elle fait, finissant l’épisode dans une cage en direction de la capitale.

Allez, Luna s’en rendra bien compte, j’imagine ! Sinon, Garrett est toujours censé être en couple avec Talon, mais en cinq épisodes, ils n’ont pas échangé un baiser, ont dû avoir à tout casser trois scènes à deux et à peine dix répliques… Je me demande vraiment ce qu’il s’est passé pour que les scénaristes les éloignent autant.

In the Dark – S03E06

Épisode 6 – Arcade Fire – 17/20
Une reprise efficace pour la série qui revient après une petite pause comme si elle n’était jamais partie. On ne va pas se mentir, il faut se remettre un peu dans l’intrigue de cette saison qui n’est pas résumée en début d’épisode, mais l’ambiance et les personnages suffisent à se remémorer l’essentiel. Et l’essentiel, c’est que la série conserve ses dynamiques entre personnages et ses répliques excellentes. Quel plaisir !

Spoilers

La salle de jeux étant en feu, le sort de Jess est incertain. Murphy veut absolument savoir si sa meilleure amie est en vie avant de prendre la moindre décision sur l’avenir.

I don’t know what’s more shocking : that you murdered someone or that you have friends.

Oh putain. Je n’étais pas prêt pour la première scène de cet épisode : sans résumé, on reprend donc un bon mois après l’épisode précédent sur l’exacte scène où nous nous étions arrêtés. Murphy comprend donc que Jess est en train de cramer dans la salle d’arcade en feu, et elle hure à la mort aussitôt. C’était horrible à voir, de même qu’il était horrible de voir Max et surtout Felix être incapables de convaincre Murphy de monter dans leur voiture.

Sans trop de surprise, Murphy est donc arrêtée par les flics juste après – et un peu trop par Josh à mon goût. J’ai de la peine pour Murphy, parce que l’actrice est excellente à nous faire ressentir sa peine. Par contre, côté flics, Josh m’énerve encore plus. Il est parfaitement sans cœur quand il est question de Jess ou de Murphy, alors que cette dernière veut absolument savoir si sa meilleure amie est en vie.

Tout ce qui intéresse Josh, c’est de faire tomber Murphy, et on prend donc son ADN de manière à la faire incarcérer.

Le but de Gene est autre, par contre : il veut se servir de ce test ADN pour faire chanter Murphy ensuite et voir la vérité sur la corruption qui a lieu au commissariat. Dans tout ça, le commissariat en est encore à fêter Noël, ce qui me perturbe par une journée caniculaire comme celle d’aujourd’hui. On s’en fout cela dit, revenons à la critique : Josh réussit à mettre le doute à Gene concernant le résultat du test ADN, ce qui nous motive Gene à aller interroger Murphy.

Si elle confesse, ils auront bouclé l’affaire sans même avoir besoin du test ADN après tout. Seulement, Murphy est loin d’être stupide : elle demande aussitôt son coup de téléphone. Ma foi, ça colle bien avec tout ce qu’il se passe. Son coup de téléphone, elle le passe à Felix, bien sûr, pour avoir des nouvelles de Jess.

Felix et Max se retrouvent donc en duo pour cet épisode, et c’est assez violent pour eux. Felix culpabilise bien sûr d’avoir abandonné Murphy alors qu’il refuse d’imaginer Jess morte. Bien sûr, il veut savoir ce qu’il s’est vraiment passé et pour ça, Max propose d’appeler Darnell pour savoir s’il a plus d’informations sur le sujet.

Le pauvre est pris de court, même s’il soupçonne aussitôt Tray d’être à l’origine de l’incendie. Il débarque chez ce dernier, qui n’a pas fait grand-chose au fond. Cela permet assez vite à l’intrigue d’avancer, avec Darnell qui apprend l’amitié – si on peut appeler ça comme ça – existant entre Jess et Alex. Il reprend espoir sur une possible survie de Jess, mais encore faut-il être capable de retrouver Alex.

Pendant ce temps, Felix et Max se retrouvent à devoir faire profil (très) bas pour éviter les flics. Ce n’est pas si évident, et ça se résume à rester coincé dans une voiture toute la nuit, sans avoir de nouvelles ni de Darnell, ni de ce qu’il se passe du côté de la salle d’arcade. Il n’en faut pas plus pour que Felix finisse par se souvenir qu’il a une sœur qui pourrait avoir des informations.

Ouais, c’est facile comme solution de trouver une sœur sortie de nulle part, mais bon, avec cette série et surtout avec la famille de Felix, ça reste crédible. La sœur est surprise de voir son frère débarquer de nulle part dans sa vie, elle aussi… mais c’est une relation familiale qui se tient quand on voit les liens qu’il a avec ses parents. Au rang des surprises, la sœur découvre aussi que Felix connaissait quelqu’un dans l’incendie qui est passé aux infos.

Leslie, c’est son nom, se rend compte que son frère est chez elle uniquement parce qu’il a une faveur à lui demander, mais elle accepte malgré tout d’appeler son ancien ami flic pour avoir des infos. C’est pendant qu’elle s’apprête à le faire que Felix reçoit finalement l’appel de Murphy. Cela motive les flics à trouver des informations sur l’état de santé de Jess, et pendant qu’ils le font, Murphy peut avoir une petite vision de Jess, comme d’habitude.

Heureusement, elle murmure en réalité de manière incohérente, ce que Josh et Gene entendent sans que ça ne suffise à l’inculper. Ils finissent aussi par découvrir qu’il n’y avait pas de corps dans les décombres de la salle d’arcade. Ce n’est pas tellement une surprise : Jess est encore en vie. Ouf. Bizarrement, Gene et Josh prennent la décision de dire la vérité ensuite à Murphy. J’étais sûr qu’ils allaient lui mentir et confirmer qu’elle était morte, pour qu’elle parle.

En parallèle, la sœur de Felix parvient également à obtenir l’information de l’absence de cadavre dans l’incendie, grâce à un ancien ami flic – ou plutôt un ancien client. Elle est en effet avocate et Max voit très bien qu’elle pourrait servir à autre chose qu’avoir des contacts. Si Felix est obsédé à l’idée de retrouver Jess, Max semble tenir plutôt à sa liberté lui.  

En tout cas, Leslie comprend vite qu’il y a un secret à découvrir et elle ne se gêne pas pour tirer les cheveux de son frère jusqu’à ce qu’il confesse la vérité en genre trente secondes. Ah, Felix. Je l’aime bien hein, mais purée, il est dur à aimer, en vrai. Leslie, en revanche ? Je l’ai adorée rapidement et voir ensuite comment elle draguait Max avec ses blagues aux dépends de Felix ? Génial.

Par contre, elle affirme qu’elle ne peut rien pour Murphy quand elle apprend toutes les charges et preuves contre elle. Personne ne peut rien pour Murphy… à part Murphy elle-même.

Sans surprise, une fois qu’elle sait que Jess est en vie, Murphy refuse de parler à Gene et Josh, préférant gagner du temps : elle se confessait uniquement s’ils retrouvaient Jess. Si ça énerve Josh, elle ne regrette rien d’après le choix musical étonnant fait pendant que les flics attendent le résultat du test ADN. C’est bien sûr positif – ce qui signifie qu’elle est bonne pour la prison à la vie.

Avant tout ça, Gene ne perd pas de vue son objectif : il veut bien un deal pour Murphy, il s’en fout pas mal qu’elle aille en prison à vie. Il veut juste faire tomber son supérieur hiérarchique véreux. Il expose donc toute la situation à Murphy. Bien que méfiante vis-à-vis de Josh, évidemment absent à ce moment, Murphy accepte de tout raconter à Gene, en remontant à la mort de Tyson. C’est bien ce qu’il fallait pour expliquer que Dean avait été innocenté par son chef.

Cela fait du bien d’avoir cette intrigue qui en arrive progressivement à être bouclée. Murphy peut donc aller en prison – mais elle ne veut pas que ce soit Gene qui l’y emmène, parce qu’ils doivent bien à Josh le plaisir de lui laisser lui passer les menottes. C’est marrant.

Elle est loin d’être idiote, en vrai, contrairement à Gene. Dès que Josh est dans la pièce, elle saisit l’occasion pour semer la discorde entre ses deux ennemis. C’est juste brillant à voir : ça n’a aucune chance d’arriver et même elle n’y croit pas. Elle se sert de la canne que Josh oublie à chaque fois pour maintenir la porte ouverte après la sortie de Josh et Gene de la pièce. J’ai adoré la mise en scène, le jeu d’acteur et l’écriture. Même en ayant fait le tour de la pièce 500 fois, c’est incroyable qu’elle parvienne comme ça à maintenir la porte ouverte.

Elle n’y croit pas elle-même, et elle se débrouille, malgré les menottes, pour s’enfuir du commissariat en utilisant son agilité remarquable et son manteau, ainsi qu’un brin de politesse vis-à-vis d’autres flics lui indiquant la sortie en pleine fête de Noël du commissariat. Bon, en vrai, je ne pense pas que ce soit son meilleur move à Murphy : s’enfuir, c’est bien, mais pour aller où ? Elle s’en tirerait bien mieux avec ses cinq ans de prison…

Pendant ce temps, Josh vérifie les bandes de la pièce d’interrogatoire et découvre que Murphy ne ment pas quand elle affirme que Gene et elle ont passé un marché. Le pauvre est plus que choqué par la découverte de la trahison de Gene. C’en est fini de leur bromance à boire des verres devant le commissariat apparemment. Ils arrivent bien à trouver un terrain d’entente, puisque le deal n’est pas écrit (j’avoue que ça m’a dérangé quand Murphy s’est mise à parler), mais c’est pour mieux se rendre compte que Murphy s’est enfuie.

Et pas qu’un peu : avec l’aide d’un nettoyeur en ville, elle réussit à monter dans un taxi, et hop, problème réglé pour elle. Elle appelle Felix, qui lui donne l’adresse de sa sœur sans hésiter. Et c’est une bonne chose, contrairement à ce que pense Leslie. En effet, dans l’entre-temps, nous suivons Darnell mener l’enquête pour retrouver Alex et Jess. Oui, elles sont bien ensemble : Alex l’a emmenée à l’hôpital – après un premier stop certes, mais on sen fout. L’essentiel, c’est que Jennifer Walker soit en vie à l’hôpital.

Dès qu’ils l’apprennent, Felix et Max décident de partir de chez Leslie. Max est un peu triste de devoir quitter Leslie, ça se voit, mais il veut retourner au Canada au plus vite. Il a raison, je pense, partir le plus loin possible de Murphy, c’est la meilleure idée possible. Elle pourrit la vie d’absolument tout le monde, même Gene qui se retrouve viré de la police pour avoir laissé s’échapper une meurtrière. Eh, ça arrange bien son chef, hein.

Murphy et Felix se retrouvent en tout cas à l’hôpital, et on nous ressort de l’humour quand Felix découvre les menottes aux poignets de Murphy. Faudra m’expliquer comment elle a payé son taxi, par contre. Felix vole finalement une seringue pour tenter – et réussir ? – de crocheter les menottes, tout en lui expliquant que Max s’est barré au Canada et en lui faisant un câlin. Pas si mal.

Le temps de faire tout ça, par contre, les visites à l’hôpital sont terminées. Darnell a bien veillé sur Jess autant que possible, mais il leur faut donc attendre le lendemain matin pour pouvoir retrouver Jess. Je ne le sens pas comme ça, en vrai, mais je ne sentais pas non plus Felix se séparant de Murphy en embarquant son portable, et pourtant !

L’épisode peut en tout cas se terminer sur Josh qui se sépare de Gene, mais continue de vouloir bosser sur le cas de Murphy, sur Gene qui pointe au chômage… et partage sur Twitter l’enregistrement audio inculpant le chef. Bim, tant pis pour lui.

Sinon, ben, comme prévu, Felix et Murphy passent une mauvaise nuit dans leur voiture à attendre l’ouverture des visites, mais quand Felix part chercher Jess, il est déjà trop tard : elle s’est barrée de l’hôpital. De force ? On ne saura pas cette semaine. La série nous laisse une fois de plus sur un suspense concernant Jess, et ça devient redondant : je veux qu’ils se retrouvent, bordel. En plus, les flashforwards en noir et blanc qui nous montrent une Jess mal en point, sang aux genoux, en train de courir dans la neige, ça ne me dit rien qui vaille.

 

 

What if…? – S01E01

Épisode 1 – What if… Peggy Carter was the first Avenger? – 17/20
Si je suis mitigé sur quelques aspects techniques (dessins et doublage) pour le moment, je dois dire que ce dessin animé a de la classe. Les scènes d’action sont fluides, les répliques cinglantes et conformes aux personnages que l’on connaît (quel plaisir de retrouver certaines dynamiques !) et l’intrigue aussi efficace qu’expéditive. Ah oui, pas le temps de respirer quand on nous sort le contenu d’un film en moins d’une demi-heure, hein.

Spoilers

Et si Peggy Carter avait reçu le Super Sérum à la place de Steve Rogers ?

You’re lucky to be in the room.

Avant de commencer, je tiens à signaler que j’évoque dans la critique des éléments de films et séries du MCU – de Loki à Agent Carter, en passant par Endgame. Si vous n’avez pas tout vu, il y a potentiellement des spoilers, même s’ils ne sont pas dans l’épisode lui-même.

Ah le générique de Marvel Studios, quel plaisir, encore et toujours ! Par contre, je n’étais pas prêt du tout pour ce qui suivait, à savoir une bonne explication en quelques phrases de ce qu’était cette série sur les chemins non linéaires du temps, de l’espace et de la réalité. Les dessins sont sublimes dès le départ et nous font prendre conscience bien rapidement du prisme des possibilités et des branches. Il y a fort à parier que certains épisodes seront géniaux et d’autres beaucoup moins, mais alors que je me concentrais sur les dessins pour repérer les diverses personnalités mises en avant, voilà que la voix-off qui nous accompagnait nous précisait qu’elle allait être notre guide dans le multivers.

Marvel nous introduit donc The Watcher, qui semble tout connaître du multivers. C’est très bien tout ça, mais il s’inscrit où par rapport à la TVA lui ? On ne le saura pas tout de suite, puisqu’il préfère commencer par nous rappeler le contexte de l’univers Marvel en Juin 1943, avec la création d’un Super Soldat pour mettre fin aux démarches des nazis – et du Crâne Rouge.

Très vite, toutefois, on nous explique qu’un choix pourrait tout changer : Margaret Peggy Carter décide en effet de rester auprès de Steve Rogers quand il s’apprête à devenir Super Soldat plutôt que d’aller se mettre à l’abri en cabine. Simple, efficace. Cela change tout, car elle essaie ensuite d’empêcher un attentat… et ça mène à Steve qui se prend des balles de fusil avant d’obtenir le sérum de Super Soldat parce que l’attentat est beaucoup plus tôt que dans notre univers (pourquoi ? Mystère).

Par conséquent, alors que les doses sont sur le point de se perdre, Peggy s’élance pour obtenir le sérum à sa place.

Bien sûr, elle le fait parce qu’ils sont sur le point de perdre le projet Super Soldat – bon, c’est en tout cas ce qu’ils pensent, mais on a tous vu The Falcon and the Winter Soldier hein ? – et que c’est Howard Stark qui gère le projet. Sans avoir vu Agent Carter, j’aurais trouvé étrange qu’il désobéisse à un ordre direct de l’armée, même pour un Stark. En vrai, la série oubliée par Marvel Studios (mais pourtant canon !) avait fait du bon boulot pour nous introduire cette relation.

Il n’en faut pas plus pour que Peggy devienne un Super Soldat : elle se sacrifie pour entrer dans la machine car Steve n’en est pas capable et que Stark ne veut pas le faire lui-même. Sur le point de perdre des millions de dollars d’investissement, les militaires ont besoin de quelqu’un pour rentrer dans la machine.

Par contre, ils n’ont pas besoin d’une femme, et le général que nous voyons dans cet épisode ne se prive pas pour le faire remarquer à Peggy. Pour lui, l’argent est perdu, car il se retrouve avec une femme plutôt qu’avec un soldat. Et les femmes, ça se casse les ongles. Tss. C’est marrant, parce que le personnage de Peggy est hyper féministe et qu’on comprend bien que les réflexions sont là pour montrer à quel point la misogynie n’aura plus lieu d’être en fin d’épisode… mais en attendant, le sérum l’a fait grandir et a accentué sa poitrine, quoi. Qu’elle grandisse, c’est raccord avec Steve… mais la poitrine, était-ce vraiment nécessaire ?

On ne saura pas et pas le temps de se poser la question : le rythme de cet épisode est hyper rapide, c’est intenable ! On la retrouve très vite à l’infirmerie, puis à parler à Steve qui mentionne son ami Bucky partant à la guerre, sans lui, du coup. Ce pauvre Steve n’est plus que l’ombre de ce qu’on connaît de lui, finalement.

Le rythme est si rapide parce qu’on connaît déjà la mythologie du MCU, mais tout de même, il faut s’accrocher. Rapidement, il est question du Tesseract, parce que l’épisode doit régler en trente minutes ce que les films ont fait en 2h30. Pour se simplifier la vie, les scénaristes prennent donc des raccourcis en réintroduisant très rapidement Hydra et le Tesseract.

Il n’en faut pas beaucoup plus pour que l’on observe Peggy se voir refuser le droit d’aller suivre la mission que Steve avait mené. À défaut de l’obtenir, elle le prend toute seule, avec l’aide d’Howard qui lui est toujours d’un indéfectible soutien. C’est intéressant et ça mène à une incroyable scène d’action. Quel plaisir de voir Peggy dans le costume de Captain… Britanica ?

Si la scène d’action est incroyable, c’est en grande partie grâce aux dessins, il faut bien le reconnaître. Pourtant, je n’apprécie pas tellement les dessins en ce qui concerne les visages – ce n’est pas trop mon genre. Pire, je trouve que la voix d’Hailey Atwell paraît vraiment superposée par moments, comme si elle ne savait pas trop ce que le personnage venait de faire juste avant : en pleine scène d’action, elle n’est absolument pas essoufflée.

J’ai trouvé ça déroutant, bien plus que de voir une femme gérer à fond cette bataille, désolé les gars des années 40 ! Peggy gère tout et est effectivement bien moins discrète que ce que l’on connaissait d’elle, mais elle obtient très vite le titre de Capitaine Carter, et ça sonne super bien. Quand je dis qu’elle l’obtient, il est évident qu’elle doit forcer ses supérieurs de l’armée à lui donner, hein. Elle se bat si bien, cependant !

Parmi les choses déroutantes dans l’épisode, aussi, il y a la romance entre Steve et Peggy. Elle pointe le bout de son nez de manière vraiment évidente, je trouve, et on ne comprend pas trop pourquoi ce lien continue d’exister entre eux. Tant mieux, hein ; je crois que je suis juste trop dans les clichés – elle est bien trop grande pour lui et ils ont moins de scènes en commun que dans le film une fois qu’elle devient Super Soldat.

En tout cas, Captain Carter déchire absolument tout dans cet épisode. On la voit libérer Bucky, prisonnier d’Hydra (ah, si elle savait !), puis accomplir tout un tas de missions périlleuses. Cela ne l’empêche pas de mener sa petite vie romantique avec Steve, même si leur premier baiser est interrompu par Howard. Arf, Dominic Cooper me manque, ce genre de gags passe tellement bien !

Il est intéressant que la série prenne le temps de souligner les attitudes misogynes de l’armée, les changements bien plus importants pour Peggy que pour Steve et le comportement du général qui finit par dire qu’il a toujours eu confiance en Peggy. L’humour passe bien. Quant à Steve, il ne reste pas qu’un jeune gringalet : avec un pote comme Howard, il devient l’écraseur d’Hydra et peut aider lui aussi à libérer Bucky.

C’est chouette comme entrée en matière pour What if en tout cas, car ça fait plaisir de retrouver ces différents personnages dans de nouveaux rôles. Par contre, la série ne perd pas de vue son intrigue globale et Hydra fait rapidement des remous. Même sans Tesseract, ils peuvent faire des dégâts, s’assurer que le 3e Reich ne sera pas le dernier et mener Steve à sa perte dans un train qui explose.

La scène est excellente et ajoute un moment d’émotions dans l’épisode, avec Carter qui pète un câble quand les considérations de l’armée ne sont pas vraiment pour Steve mais pour l’investissement perdu. Tss.

Cela n’empêche pas Peggy d’avoir envie de se venger de cette mort injuste, et pas qu’un peu. Elle mène donc une équipe à l’assaut d’une base Hydra menée par le Crâne rouge, en train d’activer le Tesseract. C’est là que Bucky finit par tomber sur l’armure de Steve. Il trouve aussi Steve, blessé… mais encore prêt à passer à l’action. Et oui, mourir est impossible dans une armure indestructible d’Howard !

Aidé par Bucky, Steve reprend vite le contrôle de sa super-armure et part au secours de Peggy. Non pas que ce soit nécessaire, hein. De son côté, Peggy poursuit sa vengeance en se rendant auprès du Crâne Rouge, mais elle arrive un peu trop tard. Le Crâne Rouge a réussi à ouvrir le Tesseract et faire entrer dans notre dimension un « calamar géant » comme le dit Bucky – ou juste de quoi faire fantasmer définitivement Hydra.

Pas le Crâne Rouge qui termine écrasé par les tentacules, laissant le terrain libre à Peggy et Howard pour tenter de sauver la situation. L’humour reste présent à chaque moment de tension de cet épisode – même quand il s’agit de faire référence à l’univers qu’on connaît d’ailleurs (le bras de Bucky !), et c’est un vrai plaisir car ça me donne l’impression d’avoir un nouvel épisode d’Agent Carter, des années après. Une chose est sûre, tous les deux sont capables de refermer le portail, mais ça se fait progressivement – et le calamar a bien envie de rester.

Tellement d’ailleurs qu’il finit par hurler et manquer de tuer une bonne partie des héros présents. Par chance, Steve parvient à tous les dégager du manoir où se déroule tout ça. Les images sont vraiment belles quand il s’agit de plans larges et d’action, tout de même. IL n’empêche que ça mène logiquement à Peggy et Steve se sacrifiant pour sauver la planète, en continuant de se battre contre le calamar – et on note au passage que Peggy se retrouve désormais équipée d’une épée bien pratique pour trancher du tentacule, alors que son bouclier – offert en début d’épisode par Howard – lui permet de repousser le méchant à travers le portail.

Oui, c’est finalement Peggy qui disparaît devant un Steve impuissant, lui rappelant qu’elle lui doit toujours une leçon de danse. Ce couple est vraiment maudit, peu importe l’univers alors ? Peggy passe le portail sur un dernier rendez-vous auquel elle n’assistera pas et laisse Steve seul avec le Tesseract. Dommage, je l’aimais bien cette Captain Carter. Par contre, l’épisode nous parlait d’une première Avenger, faudrait voir à pas abuser, là !

C’est ce qu’il se passe finalement : le Tesseract est utilisé pour rouvrir un portail et des bouts de tentacules en sortent, suivis par Peggy. Logique. Elle tombe alors nez à nez avec Nick Fury et Hawkeye, soixante-dix ans plus tard. D’après ce cher Watcher qui va nous accompagner, nous venons d’assister à la naissance d’une nouvelle super-héroïne pour le Multivers.

S’il précise bien – trop lourdement pour que ce soit sincère – qu’il ne doit surtout pas intervenir et que cela ne pourra pas avoir de conséquences immédiates, il est vrai qu’il est tentant d’imaginer que Captain Carter sera bien présente dans certains films de la Phase 4. Au moins pour une petite apparition, quoi.

What if…? (S01)

Synopsis : Et si ? Quand on commence une fiction par cette formulation, on peut envisager un milliard de possibilités (et de fanfics). C’est ce que propose Marvel avec cette série anthologique qui revisite à chaque épisode une portion de l’histoire du Marvel Cinematic Universe… ou plutôt du Marvel Cinematic Multivers ?

Pour commencer, on ne va pas se mentir, je suis passé par tous les stades avec ce projet de série. Quand j’ai lu le synopsis officiel la première fois, j’étais hyper motivé à l’idée de voir ça. Ensuite, j’ai compris que ce serait un dessin-animé et j’ai été principalement déçu – parce qu’à quoi bon avoir les voix des acteurs mais pas Hayley Atwell à l’écran ?

Je ne suis toujours pas bien sûr d’avoir compris l’intérêt de faire ça en version animée, parce que des épisodes de trente minutes, ça peut se tourner très vite pour des méga-stars… et les cachets sont là, de toute manière. Qu’importe.

Ensuite, le principe même de la série est particulier : je suis rarement fan des épisodes « what if » (on a fait un podcast sur le sujet d’ailleurs). Je suis plutôt du genre à lire les fanfics qui s’inscrivent dans le canon, moi, mince ! Seulement voilà, contrairement à ce que tout le monde annonçait au départ, je voyais bien en quoi la série avait le potentiel d’être canon quand on nous annonçait des films littéralement appelés « multiverse ».

Sans surprise, depuis Loki, tout le monde indique donc que la série s’inscrit parfaitement dans le MCU. Ben oui, on s’en doutait un peu… Je continue de penser que les épisodes seront funs mais n’auront pas forcément de suite directe dans le MCU. On verra. En revanche, je précise tout de suite, mes critiques spoileront probablement le reste du MCU.

Note moyenne de la saison : 17/20

S01E01 – What if… Peggy Carter was the first Avenger? – 17/20
Si je suis mitigé sur quelques aspects techniques (dessins et doublage) pour le moment, je dois dire que ce dessin animé a de la classe. Les scènes d’action sont fluides, les répliques cinglantes et conformes aux personnages que l’on connaît (quel plaisir de retrouver certaines dynamiques !) et l’intrigue aussi efficace qu’expéditive. Ah oui, pas le temps de respirer quand on nous sort le contenu d’un film en moins d’une demi-heure, hein.
S01E02 – What if… T’Challa was Star-Lord ? – 18/20
Je m’attendais à être déçu par cet épisode, je ne sais pas trop pourquoi – peut-être parce qu’il se concentrait sur des personnages que je pensais moins connaître ou aimer que Peggy. Ce n’est finalement pas le cas du tout : au contraire même, je trouve que cet épisode est très percutant, à la fois dans son humour et ses scènes d’action. Le concept fonctionne super bien encore cette semaine et je me suis surpris à être sacrément investi dans les relations, ramifications et pistes explorées par les scénaristes.
S01E03 – What If… The World Lost its Mightiest Heroes ? – 18/20
Chaque épisode semble s’obstiner à vouloir être meilleur que le précédent, et force est de constater qu’ils y arrivent très bien pour le moment. Je suis ravi de découvrir cet épisode qui se regarde vraiment comme un film, avec plein de bonnes surprises du côté du casting – et parfois même du côté des voix du casting. J’ai adoré cette variation de l’histoire, mais il me manque toutefois une précision pour vraiment aller jusqu’au 20/20… surtout que je ne suis pas sûr de voir ce qu’ils ont voulu démontrer avec cet épisode : beaucoup de fan-service, mais c’est à peu près tout ?
S01E04 – What if… Doctor Strange Lost His Heart Instead of his Hands – 17/20
Je ne m’attendais certainement pas à un épisode comme celui-ci, surtout à ce stade de la saison, et je ne sais quoi en dire pour ne pas spoiler. J’ai beaucoup aimé, même si je trouve qu’on se perd un peu trop au milieu d’un enchaînement de scènes toujours trop rapides. J’aurais préféré un format plus long, une fois de plus, et ça mériterait un film complet.
S01E05 – What if… Zombies !? – 14/20
La série est une fois de plus très sympa à suivre avec ce nouvel épisode, mais je reste sur ma faim du point de vue de la continuité avec le format de l’anthologie. Le rythme est toujours aussi vif, ce qui fait qu’il est compliqué d’envisager toutes les ramifications de la question posée. Quant au genre auquel l’épisode s’attaque… Pourquoi pas, mais je suis sceptique sur l’enchaînement de clichés que ça provoquait. Heureusement que l’écriture reste incroyable.
S01E06 – What if… Killmonger Rescued Tony Stark ? – 14/20
L’épisode s’adresse principalement aux fans d’Iron Man et Black Panther, comme l’indique le titre… et j’ai oublié les ¾ de ces quatre films car je n’avais pas tellement accroché à ces héros et intrigues, malheureusement. Pour autant, ça ne m’empêche pas de constater tout ce qui est fait dans cet épisode pour nous montrer à quel point les scénaristes débordent d’idées qui seraient des films à budget bien trop important, même pour le MCU. On se contente bien de l’animé, cela dit, et c’est très sympathique à suivre… Mais j’en attends plus de la série désormais. Là, ça aurait été pas mal dans les premiers épisodes, quoi.
S01E07 – What if… Thor Were an Only Child ? – 16/20
Un épisode vraiment sympathique et léger, parfaitement dans le ton de ce que je souhaitais voir en cette fin d’après-midi. Eh, ça fait du bien de moins se prendre la tête parfois et d’avoir des histoires  comme celles-ci, pour rire un coup malgré des enjeux gigantesques. J’ai apprécié l’épisode, et je me dis qu’au moins ma semaine série n’est pas entièrement perdue, même si je n’ai rien vu !
S01E08 – What if… Ultron Won ? – 20/20
Franchement, cet épisode s’applaudit très fort, parce qu’il casse les codes de la série de la meilleure des manières : c’est cohérent et ça me conforte dans une idée que j’avais depuis un moment. Je trouve que ça justifie le fait d’avoir suivi ce délire du multivers depuis huit épisodes et que ça donne un excellent avant-goût de ce que les films vont pouvoir se permettre par la suite. J’ai hâte de découvrir le fin mot de cette saison 1 !
S01E09 – What if… The Watcher Broke His Oath ? – 20/20
Pourquoi suis-je surpris quand la fin de cette saison 1 ne pouvait absolument pas être différente de ce qui est proposé ici ? Je ne sais pas, je crois que j’ai posé mon cerveau à côté tout du long pour savourer cette série. Elle étend l’univers Marvel comme il faut et propose de bonnes choses qui s’inscrivent beaucoup plus que prévu dans le message de la phase 4 sur le multivers. Quant à la formule de cet épisode, c’est une formule que Marvel ne connaît que trop bien depuis le premier Avengers. Avec eux, ce n’est plus pourquoi changer une équipe qui gagne, c’est pourquoi changer une formule qui gagne ? Et effectivement, pourquoi ? C’est efficace.