Vus cette semaine #13

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Lundi

Riverdale – S06E07 – Death at a Funeral – 14/20
Chassez le naturel, il revient au galop : certaines scènes et intrigues de l’épisode n’ont ni queue ni tête, mais ce n’est pas grave ! On s’amuse bien avec le nouveau fil rouge de cette demi-saison et je me demande pourquoi ils n’ont pas osé sauter ce genre de pas avant tellement c’est dans l’ADN de la série de vriller dans cette direction. Sans être le moins du monde originale, cette intrigue permet au moins de donner un nouvel intérêt aux personnages et un nouveau souffle à la série. Je la regarde avec plus d’entrain – et d’envie ? – comme ça.
 

Il faut ajouter à ça un petit rewatch de WandaVision (3 épisodes), une redécouverte de X-Men 1992 (5 épisodes) et la reprise d’une série ramadanesque, parce que ça y est, c’est le ramadan (1 épisode).

> Vus en 2022 

 

Revoir WandaVision (avec quelqu’un qui la découvre)

Salut les sériephiles,

Unpopular Opinion : pourquoi une saison 2 de WandaVision n'est pas nécessaireSi vous avez suivi mes quelques articles de cette semaine – avouez que c’est tout de même moins difficile de tout lire quand je ne regarde aucune série – vous devez savoir déjà que j’ai eu l’occasion de revoir en fin de semaine dernière la première saison de WandaVision. Cela me démangeait depuis un moment, et j’en avais parlé à l’occasion du premier anniversaire de la série. Cependant, je n’avais pas tellement de raison ou d’occasion de le faire… jusqu’à ce que je puisse enfin la revoir avec quelqu’un qui ne l’avait jamais vu.

Voir aussi : À quand le prochain Marvel ?

Spoilers

WandaVision : Iron Man, Doctor Strange ou Magneto à la fin de la saison 1 ?Pas fan de série, cela m’aura pris un an de le convaincre de regarder WandaVision, mais vous me connaissez assez pour savoir que marteler une idée jusqu’à ce qu’elle germe, ça me connaît. Eh, la pub pour mon blog dans le podcast à chaque épisode ? Je suis sûr qu’elle est efficace à force. Non ? Laissez-moi y croire.

Voir aussi : C’est si bien que ça WandaVision ?

Même la VF est bien ?

Est-ce que cela vaut vraiment la peine d’écrire un article ? En vérité, oui : ce rewatch me fait prendre conscience que cette série est vraiment à la hauteur de mon souvenir. Certes, j’ai peut-être un peu moins ri, mais bon, on regardait en VF. Aïe, mes oreilles. Cela dit, la VF était moins horrible que prévu – j’ai juste eu beaucoup de mal à perdre la VO de Darcy qui fait passer bien plus d’humour avec ses tons décalés en anglais et l’épisode 7 est une catastrophe car le surjeu ne passe pas du tout en français.

Ah, puis il y a des blagues passées à la trappe, parce que l’accent de Wanda est gommé par défaut dans la VF. C’est bien, mais pas trop.

Une écriture efficace pour nous rendre accro

C'est si bien que ça WandaVision ? – Just One More Episode

Bref, on s’en fiche, ce n’était pas mon sujet. Mon sujet, c’était de vous parler du fait que je suis convaincu par la richesse d’écriture de cette série. Sincèrement, c’est incroyable comment elle peut gagner même les personnes les moins fans de séries.

Au premier épisode, la réaction était sans appel : une déception, parce que ce n’était pas du Marvel cette comédie en noir & blanc sur la vie perso des héros. La vie de couple de Wanda et Vision, ça ne semblait pas vendre du rêve à quelqu’un qui n’avait vu que les films et qui n’aimait pas les séries. Eh, ça ne durera pas de toute manière, je vais continuer de marteler l’idée que c’est bien.

Petit à petit, cependant, j’ai commencé à entendre rire à côté de moi sur l’épisode 2 et le mystère a fini par fonctionner.

L’action arrive par à coup dans la série, mais l’épisode 4 qui renverse la situation et nous révèle enfin une grosse partie des mystères permettait bien de révéler l’intelligence de la série.

Une série qui fait parler

https://media.melty.fr/article-4408227-raw/media.gifJ’ai aimé pouvoir avoir à nouveau une partie des débats de la première diffusion, reparler de cette incroyable présence d’Evan Peters, décortiquer les génériques et les références aux séries cultes, savourer le twist concernant Agatha… et même découvrir de tous nouveaux détails. En plus, il n’y a pas à dire, mais voir une série avec quelqu’un et en parler « en vrai » ce n’est pas tout à fait la même expérience que Twitter ou le blog, tout de même.

Voir aussi : WandaVision a déjà un an (et cette série a tout changé)

WandaVision, et après ? – Just One More Episode

L’intelligence vient aussi de la diffusion en un épisode par semaine. Si la série reste super efficace en bingewatching (vraiment), il n’y a pas à dire : elle était bien meilleure de manière hebdomadaire, car elle permettait de réfléchir et de digérer tout ce qu’on avait vu.

Et d’en parler, encore et toujours.

Sur la fin de saison, j’ai bien constaté que certaines informations étaient distillées un brin trop vite pour que tout puisse être retenu comme il fallait. Un défaut ressort aussi beaucoup plus : la disparition de Darcy dans le dernier épisode est super énervante ; elle n’a qu’une réplique, sort de nulle part, redisparaît aussitôt, aaaaah.

SÉRIE. WandaVision : une première série Marvel réussie pour Disney+

Un an après, j’attends encore la suite, par contre…

…Et très impatiemment !

Parce que oui, en revanche, revoir tout WandaVision comme ça à un mois de Doctor Strange, c’est aussi frustrant, il va falloir attendre un mois avant la suite de l’histoire de Wanda -et je ne parle même pas des autres personnages. Les deux acteurs interprétant Wanda & Vision sont parfaitement géniaux, j’ai hâte de savoir ce que le Darkhold changera aux pouvoirs de Wanda. Bizarrement, j’avais aussi oublié que ses enfants l’appelaient à l’aide dans le cliffhanger post-générique. Bref, je vais être au point pour écrire un nouveau résumé Marvel pour néophytes. Plus qu’à trouver le temps pour, et surtout le temps pour tout me rappeler sans trop abuser et être de mauvaise foi sur la génialité et la puissance du personnage de Wanda.

https://media.melty.fr/article-4330745-raw/media.gif

Bon, si jamais je le suis, je ne serais pas le premier au moins.

Voir aussi : Résumé des films Marvel pour les néophytes

WandaVision a déjà un an (et cette série a tout changé) – Just One More EpisodeEn attendant, sachez aussi que j’ai possiblement changé d’épisode préféré : j’ai totalement redécouvert l’épisode 8 de la saison. Autant au premier visionnage, je n’avais pas tellement apprécié la pause que ça marquait d’avoir Wanda qui repartait dans son passé ; autant au deuxième, j’ai trouvé que toute la richesse d’écriture de la série était là : toutes les informations sont données avec une fluidité incroyable, les extraits des sitcoms regardées (restées en VO pour l’occasion dans la VF ??) sont extrêmement pertinents pour faire un clin d’œil aux premiers épisodes ou pour développer la scène en cours et le jeu des deux actrices est incroyable.

Voir aussi : WandaVision, et après ?

Et puis, what is grief if not love persevering ?

How To Cope With Grief After Losing Someone You Love - DiveThru

WandaVision : Ces indices prouvaient la véritable identité d'Agnès

Mon amour de cette série persévère. Beaucoup.

Les dix ans de Geek & Sundry

Salut les sériephiles,

YouTube] La nouvelle chaîne Geek & SundryHasard du calendrier, alors que nous enregistrions un podcast sur les webséries mercredi dernier, je recevais un mail de la newsletter de Felicia Day (enfin ! ça faisait un moment que nous n’en recevions plus) qui m’informait que l’on s’apprêtait à fêter les dix ans de la chaîne Youtube Geek & Sundry. Oh bordel, dix ans ?

Voir aussi : Le texte pour les dix ans, c’est passionnant

Et bien oui, il y a dix, le 2 avril 2012, je découvrais le projet.after a compliment charlie bradbury gif | WiffleGif Déjà fan de The Guild, j’étais tout heureux de savoir que j’allais obtenir enfin une saison 6 – loin de me douter que ce serait malheureusement la dernière, même si je suis ravi de pouvoir dire que cette websérie a eu une fin, que j’aime le twist final et que je comprends tout à fait les raisons de burn-out qui ont pu conduire à cette décision quand il fallait sortir chaque jour une vidéo sur Geek & Sundry.

Voir aussi : Ma rencontre avec Felicia Day (en 2014)

Au-delà de la saison 6 de ma websérie préférée, la chaîne proposait tout un tas d’autres d’émissions. Mes préférées furent l’éphémère Written by a kid (cliquez pour voir le premier épisode), une idée géniale où des histoires d’enfants étaient transformés en épisode animé avec chacun un style différent – et les enfants étaient d’excellents narrateurs, ça va de soi – et bien évidemment l’émission The Flog, un mini talk-show centré sur Felicia Day. Concrètement, il y a dix ans, je me débrouillais bien en anglais, mais avoir chaque semaine mon petit quart d’heure de Felicia m’a aidé à gagner en assurance et en vocabulaire, l’air de rien.

felicia day exciting gif | WiffleGif

Avec une fâcheuse tendance de mimétisme sur certaines de ses expressions, d’ailleurs, mais bon, « yay » !

Voir aussi : Les 10 ans de The Guild

La chaîne faisait partie d’un projet de financement de Youtube, qui voulait mettre en avant la création de contenus originaux sur la plateforme. Pendant un an, cela a offert la possibilité au géant du streaming de se faire connaître davantage, alors le contrat a été renouvelé une deuxième année – permettant aussi la présence de Felicia sur un Youtube Rewind à l’époque où c’était encore un peu cool. La deuxième année, par contre, Youtube a fait marche arrière et ce fut la fin du projet tel qu’il était.

Perso, j’ai arrêté de suivre au cours de cette deuxième année, puisqu’il ne me restait plus que The Flog. Ceci étant dit, j’aimais bien découvrir parfois des épisodes de Tabletop, une émission consacrée aux jeux de société : des invités venaient chaque semaine découvrir un jeu et y jouer en vidéo.

Tabletop - Resistance Gag Reel: Ashley And Amy Are Going Crazy GIF - Wil Wheaton Geek And - Discover & Share GIFs

Un véritable carton d’audience… qui a inspiré ensuite une émission où Felicia Day et son frère jouaient à des jeux vidéos anciens auxquels ils n’avaient pas le droit de jouer enfants. Et oui, j’ai regardé ça aussi, bien aidé par le fait que j’adore les live de Felicia et pour sa personnalité un brin excentrique… mais aussi par le fait que les Play Through, c’est vraiment génial ?

Voir aussi : Felicitations, un podcast signé Felicia Day

Bref, Geek & Sundry, c’était vraiment génial, ça m’a redéfini ce que ça signifiait d’être un geek quand Felicia Day est partie en vrille il y a neuf ans – pour le premier anniversaire de la chaîne, vidéo ci-dessus – et ça m’a donné la possibilité de trouver un refuge geek sur internet pendant ma première année de prépa. Il y a dix ans, je m’apprêtais donc à découvrir un contenu quasi sans fin de sources de divertissement. felicia day gifs | WiffleGifJ’avais envie de marquer le coup par un article, parce que ça faisait un moment que je n’avais plus parlé de tout ça, alors que concrètement, le fait d’être fan de Felicia Day et de ses projets a beaucoup façonné la partie créative de ma personnalité.

Indirectement, cela a façonné aussi le blog. Les derniers coups, ce n’est pas si différent du flop/top du Flog ; ma manière de débuter mes articles n’est pas bien différente du « hi guys » et ma manière de publier quoiqu’il arrive vient de là.

Voir aussi : Southshore Inn, une websérie WoW sortie du passé par Felicia Day

felicia day gifs Page 2 | WiffleGifLa quantité > la qualité ? Non. Cela dit, la quantité peut permettre la qualité, par des éclairs de génie à force de devoir créer et de se l’imposer. Ce n’est pas pour rien que le blog me fait tant de bien : il permet de créer sans cesse, d’avoir des idées et de les mettre en place quasi-instantanément, bref, c’est fun.

D’ailleurs, vous aimez les nouvelles couleurs du blog pour ce mois d’avril ?

Quand la vie me fait un improbable poisson d’avril

Salut les sériephiles,

Ce n’était pas du tout l’article que j’avais prévu et ça va peut-être sentir quelque peu le réchauffé pour ceux qui me suivent sur Twitter, mais cette histoire est tellement invraisemblable que je ne peux pas ne pas l’évoquer sur mon blog – voyons cet article comme un pseudo journal intime qui n’en est pas un tant je vais raconter cette histoire à tout le monde.

Non, parce que, quand même, la vie a décidé de me faire un 1er avril. Et la blague n’était pas drôle du tout à vivre sur le moment – même si je vais vite m’en remettre pour un rire longtemps. Hier soir, je suis allé au cinéma voir un film qui commençait à 20h55. À 20h54, je regardais une dernière fois mon portable, pour le mettre en mode silencieux, devant le cinéma. A 22h20, je me rendais compte que mon portable avait disparu. Entre les deux, j’étais entré dans le cinéma – et c’est un petit cinéma, franchement, avec peu de passage – et dans une salle où se trouvaient à peine dix personnes. D’ailleurs, le film La Brigade mérite plus de spectateurs que ça !

Toujours est-il que mon portable avait disparu. 31 mars, 22h25, je commence à me rendre à l’évidence après avoir fouillé toute la rangée, inspecter le sol (jonché de popcorn des enfants venus voir Sonic, il paraît que c’est normal, bordel, éduquez vos mômes et apprenez-les à respecter votre argent ??) : on m’a volé mon portable. Quand même, je ne lâche pas l’affaire comme ça, allant voir à l’accueil du cinéma, espérant un bon samaritain pour le ramener là.

Fail. J’ai gagné le droit de retourner inspecter les mêmes rangées de siège avec une employée du cinéma, totalement désolée pour moi (c’est elle qui m’a expliqué que c’était toujours comme ça le sol dans les séances avec les enfants). Franchement, on a réinspecté les sièges à côté du mien, le sol, la rangée devant, la rangée derrière. Rien.

Sortie du cinéma, dépité, après avoir laissé des coordonnées. Bon. Il faut s’y faire : le portable a disparu. Maigre espoir : il n’y avait personne au guichet du cinéma à la fin de la séance, donc possiblement, quelqu’un a embarqué avec lui le téléphone pour le ramener le lendemain. Tordu, mais ça peut arriver, non ? Humph.

La suite ? Faire les restaurants de la rue autour du cinéma pour leur demander si quelqu’un a trouvé le portable. Non. Retourner au cinéma, réinspecter la salle dans le noir complet avec un flash d’un autre téléphone, au cas où, on sait jamais. Se maudire d’être en mode avion. Sortir du cinéma, vérifier les poubelles en désespoir de cause. Rentrer chez soi, avec un maigre espoir et un énorme problème.

Vous voyez, mon portable, c’est mon bébé, alors je l’ai mal pris de l’avoir perdu, surtout comme ça. Et puis, au-delà de ça, je n’avais pas sauvegardé mes photos. Pire encore : c’est mon accès internet, je n’ai pas de wifi, moi. Bon, je ne vis plus tout à fait seul, alors c’est un demi-problème. Reste que je n’ai pas de quoi me connecter ou contacter qui que ce soit pour le lendemain, ce fameux 1er avril du titre.

Je voulais me coucher tôt, parce que je devais commencer tôt au boulot aujourd’hui, et parce qu’ils annonçaient de la neige – genre, miracle de Noël un jour de printemps, vous êtes sérieux ? C’était une autre sorte de fail : il était 23h le temps de faire tout ça, et me voilà parti à déterrer mes anciens portables à la recherche d’une solution viable. Ce fut compliqué. Dans mon malheur, j’ai la chance d’avoir un forfait Free à 2€ que j’utilise parfois pour le boulot, donc j’avais déjà une carte sim à portée de main. Pas de bol, c’est une nano : elle n’est compatible qu’avec un portable que je n’utilise plus depuis six ans à peu près.

SU-PER. Au moins, ça fonctionne pour les SMS. Commence un autre problème : ça ne fonctionne que pour les sms et les appels, mais moi, j’ai besoin d’un peu plus pour mon trajet en train – idéalement une application pour vérifier l’état du trafic avant de partir sans avoir à réveiller personne ou, bon, de la musique. Pour ça, il faut des applications. Pour ça, il faut le playstore, et donc, il faut un compte Google.

Là, j’ai découvert la plus grosse des failles de sécurité : la putain de double authentification de mes deux. Pardon, je deviens vulgaire, mais sérieusement ? Mon compte Google est protégé par un mot de passe assez long, avec des caractères spéciaux, des majuscules, des minuscules, des chiffres, pas forcément dans cet ordre précis et cohérent. Je CONNAIS mon mot de passe, et c’est une petite fierté.

Comme la connexion est suspicieuse parce qu’elle se fait depuis une connexion et un appareil inhabituels, on me dit alors qu’on va m’envoyer un SMS pour confirmer que c’est moi. Merci, mais non merci ? Frustrant. Finalement, en luttant un peu avec les possibilités, on me dit m’envoyer un mail de confirmation sur une adresse de sécurité. Ah, parfait.

Je vais sur l’adresse mail secondaire, tout va bien, j’ai le mail, je clique et… « Merci de patienter 72h le temps de confirmer que c’est vous ». WTF. Super la sécurité qui empêche de te connecter. Quand j’ai réussi à mettre un compte Gmail secondaire sur le téléphone ? Impossible de télécharger les applis. Bon. Qu’à cela ne tienne, je prends mon autre ancien portable – le plus récent, changé parce que la batterie ne chargeait plus vraiment.

Il fonctionne à peu près, 38% de batterie, mieux que rien. J’ai mes applis dessus, alléluia. Lol. Snapchat ? La connexion est suspicieuse, merci de cliquer sur le SMS qu’on vous envoie. AAAAAAH. Bref. Spotify, Twitter, Messenger, merci de ne pas être trop pète-couilles. Snap ? J’ai compris que j’avais failli te perdre définitivement dans cette affaire.

Autant vous dire que mon premier avril, parce qu’il était minuit passé, commençait bien. Rapidement, il fut une heure du matin et l’heure d’aller se coucher en mettant en charge deux téléphones, en priant pour que les réveils fonctionnent parce que bon, ça faisait un moment que je n’avais plus utilisé ces portables, et en espérant un miracle pour le retour de mon téléphone.

L’insomnie n’a pas tardé à frapper par contre : l’adrénaline de la perte, l’angoisse, le fait de se repasser en boucle tout ce qu’on a fait et l’endroit où l’on a pu « perdre » son téléphone en se le faisant voler. Hautement improbable dans ce cinéma avec douze personnes sur mon chemin, à tout casser. Hautement frustrant aussi.

1h30 : ah, demander à quelqu’un de vérifier les groupes et pages Facebook de la ville, on ne sait jamais. Insupportable, impossible de dormir.

7h20 : vingt-cinq minutes avant le réveil, c’est bon, marre de tourner en rond, se lever, se motiver pour aller faire cours quand même, dans des conditions pas idéales de sommeil manquant et d’absence de connexion à internet. Je suis parti vingt minutes plus tôt que d’habitude de chez moi, bravant le -2 degrés avec joie (non) et… regardant à nouveau les poubelles dans la rue du cinéma, ON NE SAIT JAMAIS.

L’espoir toujours, le froid surtout. J’arrive en gare trois minutes avant le train qui précède celui que je prends habituellement. Je vois un train partir : celui d’encore avant, suffisamment en retard pour que je puisse le voir partir. Mauvais signe. La SNCF trolle ce premier avril avec un incident voyageur, une panne de signalisation et un colis piégé en même temps sur le message qui n’a ni queue ni tête.

J’ai attendu trente minutes de pouvoir partir de la gare, heureusement dans un train. Oui, oui, trente minutes : comment avoir dix minutes de retard quand on a vingt minutes d’avance ? Prenez le RER à Paris, vraiment.

Bien sûr, mon RER arrive à destination une minute après le départ officiel du bus. Pourtant, depuis le train, je vois que le bus est en retard. J’ai beau courir, y a des travaux sur mon chemin et je le rate, de si peu. Bim, retard, bim démerde-toi pour appeler ton boulot alors que tu n’as pas le numéro sur ton ancien portable (merci maman). Et ensuite ? Marche vingt minutes coco, comme tous les jours où il n’y a pas de bus aux horaires pratiques. Et mange-toi ton retard au passage. Et puis, on est le premier avril, alors c’est le moment pour qu’il se mette À NEIGER BIEN SÛR.

Comme une envie de faire un snap, MAIS TU PEUX PAS.

Non, vraiment, toute la journée au bout du bout. Les élèves qui tentent les poissons, en plus, mais vous croyez vraiment que c’est le jour pour ça ? Je suis assez fier de moi, j’ai quand même tenu la journée de cours complète, alors que je pensais en arrivant le matin que bon, j’allais m’absenter l’aprèm et tant pis. Je n’ai pas fait mes meilleurs cours, mais ce n’était pas une catastrophe non plus. Je n’ai insulté personne en route, j’ai gardé mon calme face à ces farces de la vie et sur mon chemin du retour, je suis retourné au ciné au cas où.

Bon, fail à nouveau. Comme la veille, rebelotte les appels commissariat et police. Pour rien. Il était temps de se rendre à l’évidence : plus de portable. Au ciné, on me dit quand même qu’après la séance en cours – finissant à 20h25 – on irait réinspecter la salle. Comme si ? On s’est tapé la salle pendant trente minutes la veille et un autre employé y est passé l’après-midi pour vérifier ; sans compter l’équipe de ménage le matin…

La police conseille quant à elle de rappeler le mardi, alors qu’on est vendredi, parce que « ça peut mettre du temps à arriver quand même ». Bon. Les lueurs d’espoir sont faibles, tout de même. C’est parti pour bloquer la ligne et pour… se chercher un nouveau téléphone. Ben oui, il m’en faut un tout de même. Et je suis allé loin, jusqu’à considérer de me délester de quasi un demi-salaire parce que ça peut coûter cher ces conneries quand on vise la qualité.

Au moment d’appuyer sur le bouton pour commander ce nouveau portable, et je ne plaisante pas, vraiment, ça s’est joué à trente secondes près, un coup de fil d’un numéro inconnu. Le numéro inconnu ? L’employée du cinéma : il est 20h58 et 24h après le dernier moment où j’ai vu mon portable, on m’annonce qu’il est retrouvé.

Où donc ? DANS LA PUTAIN DE SALLE DEPUIS TOUT CE TEMPS. Improbable. Le téléphone était donc coincé derrière un accoudoir, contre les dossiers de deux sièges, suffisamment enfoncé pour qu’on ne le sente pas en passant la main, pas assez tombé pour qu’on puisse le voir sous le siège. Personne ne l’a vu là de la journée, pas même les gens assis sur le siège en question.

Conclusion ? Ne perdez pas espoir, on ne sait jamais ce que la vie nous réserve. C’était un sacré premier avril tout de même ; c’est totalement dingue, croyez-moi. Deuxième conclusion : la double authentification, c’est de la merde. J’ai modifié autant que possible les mesures de sécurité, mais pour Google comme pour Snap, on ne peut pas vraiment s’en passer. Genre, sur snap, je n’ai pas activé la double authentification, mais elle se fait quand même. J’ai ajouté une adresse mail de secours, espérant que ça puisse aider… Dernière conclusion : demain, je fais toutes mes sauvegardes, promis.

En attendant, j’ai demandé la réactivation de ma ligne il y a 2h30 et ce n’est toujours pas fait alors qu’on me disait que ça prendrait deux heures. Je serre les dents, manquerait plus que ça coince encore là, flemme. On verra demain matin, là, c’est l’heure de dormir pour se remettre de ce premier avril, je crois.

Désolé, cet article est beaucoup trop long, mais, vraiment, c’était toute une aventure, vous n’imaginez pas le mix d’émotions quand la vie se fout de votre tronche à ce point. Je vais m’en souvenir de ce premier avril, en tout cas. Et du film La Brigade aussi, c’est une séance originale au moins (un peu déçu par la fin du film, mais il est vraiment sympathique, si vous hésitiez à aller le voir, allez-y). Bonne nuit !