How I met your father – S01E06

Épisode 6 – Stacey – 11/20
Les personnages ont à peine le temps de se trouver un équilibre en tant que groupes – et en tant que personnages individuels d’ailleurs – qu’ils sont déjà déséquilibrés par des décisions douteuses de la part des scénaristes. Si l’humour semble plus fluide dans cet épisode, on a tout de même du mal à cerner les vraies intentions et à être vraiment amusé.

Spoilers

Hannah et Sid invitent Sophie et Drew à un week-end romantique ; Charles et Ellen organisent la première soirée chez eux.

Cool euphemism for pathetically single

Hannah, la fiancée de Sid revient en ville parce que Sid et elle doivent se rendre en week-end pour préparer le mariage. Ils invitent au passage Sophie et Drew, parce que ça fait déjà un mois que ces deux-là sortent ensemble apparemment.

Je ne vais pas chercher plus loin que ça et me contenter de regarder l’épisode, je crois qu’on a déjà établi que la série n’avait pas trop de cohérence ? Je me le suis établi tout seul en tout cas, et la série ne fait que le confirmer quand elle nous apprend ensuite que Sophie n’a toujours pas couché avec Drew après un mois. Avec une colocataire comme Valentina, racontant tous ses exploits sexuels, ne le découvrant qu’au détour d’une conversation avec Sophie.

De toute manière, peu importe, ce n’est pas le sujet de l’épisode. Le sujet de l’épisode, c’est qu’Hannah annonce à tout le groupe qu’elle part en week-end avec Stacey et Drew, en parlant de Sophie. Stacey, bien sûr, est l’ex de Drew avec qui Hannah s’entendait bien et que Valentina ne met pas longtemps à retrouver sur Instagram.

C’est la pire idée possible : elle montre les photos à Sophie, qui se met aussitôt à se comparer à cette Stacey qu’on voit à peine. L’idée fixe de Sophie pendant tout l’épisode ? Eh bien, c’est que Drew est déjà venu auparavant dans le restaurant où Sid et Hannah les traînent. Par conséquent, elle essaie d’avoir la vérité de sa part, mais il lui assure n’être jamais venu… et ça, c’est une grossière erreur. Il est assez évident que ça l’est d’ailleurs, mais bon, allez comprendre pourquoi, Drew continue de mentir pendant que Sophie mène une enquête ridicule.

Elle prend donc une photo du livre d’or de l’hôtel dans lequel Stacey a signé pour l’envoyer à Valentina, mais elle se démerde pour l’envoyer à… Stacey elle-même. Alors dans aucun monde ça ne peut arriver ? Genre pourquoi suivrait-elle Stacey, pourquoi pourrait-elle lui envoyer un message si simplement et rapidement et surtout pourquoi Stacey se prendrait-elle ensuite la peine d’envoyer un message à Drew pour lui dire que Sophie est folle ?

À la rigueur, sur un coup comme ça, je la verrais plus critiquer Drew que Sophie ? Pendant ce temps, le week-end se passe mal pour Sid également, parce qu’il raconte qu’il a laissé tomber ses études sur un coup de tête pour ouvrir un bar, et ça rappelle à Hannah qu’elle n’est pas si à l’aise que ça avec cette idée. Euh, il serait temps d’en parler effectivement.

Pourtant, c’est de Sophie que Sid s’occupe. Celle-ci révèle alors qu’elle n’a jamais eu de relation suffisamment sérieuse dans sa vie pour avoir un ex comme Stacey l’est pour Drew. C’est intéressant. Enfin ! Voilà une scène qui permet de vraiment construire le personnage de Sophie – et en plus, ça permet aussi de faire le point sur Sid et son amitié avec. Il lui confie ainsi son erreur vis-à-vis d’Hannah, même s’il ne regrette pas d’avoir racheté le bar dans lequel il étudiait alors qu’il ne pouvait pas être médecin lui-même.

Finalement, tout se termine bien pour les deux couples, avec Sid qui se fait pardonner et Drew qui révèle à Sophie que Stacey voulait tout le temps des photos sur instagram, ce qui le saoulait trop. Mouais. C’est rapide comme résolution.

Du côté de la construction de l’épisode, on est sur une formule assez classique : la première scène introduit les enjeux de l’épisode et les intrigues. Outre cette intrigue de week-end pour préparer un mariage, il y a donc aussi la première soirée organisée par Charles et Ellen, parce qu’ils vivent ensemble depuis plus d’un mois mais n’ont jamais invité personne alors qu’ils entrent sans frapper dans l’appartement de Sid et Jesse dans à peu près chaque épisode. Makes sense.

Bref, peu importe, hein, ce qui est important est que Charles veut absolument que tout se passe bien sans que ce ne soit trop possible puisqu’il n’a pas acheté de nourriture. De toute manière, il y a deux raisons qui font que ça va mal se passer : Mia, la nouvelle conquête de Jesse, débarque et ça permet à Ellen de se rendre compte qu’elle a déjà couché avec alors que Valentina assure qu’il n’y a pas de mal à parler des ex… jusqu’à ce que Charles révèle qu’il a déménagé plusieurs fois à l’autre bout du monde pour suive une fille.

Pas de bol, Valentina se rend compte que si, elle est jalouse elle aussi. La soirée tourne mal très rapidement, mais ça permet au moins de bonnes blagues. J’ai bien accroché à la manière dont Mia est insupportable avec son activisme et dont sa coucherie avec Ellen est révélée à Jesse. Cela donnait l’impression d’être bien écrit, et ça montrait aussi que les personnages trouvaient un peu plus leur rythme.

Valentina s’énerve assez vite contre Charles, et on s’amuse bien jusqu’à ce que ça vire au drama. Il finit par brûler son passeport pour prouver qu’il n’ira nulle part (mais du coup, il n’a plus de papier ????) et elle lui avoue qu’elle réagit un peu trop intensément parce qu’elle est amoureuse de lui. Allons bon. Ca aussi, c’est rapide. Mais peut-être pas aussi rapide que la manière dont les scénaristes évacuent la question posée à Jesse sur ses sentiments pour Sophie…

How I met your father – S01E05

Épisode 5 – The Good Mom – 07/20
Je veux bien être compréhensif face à une série qui a besoin de temps pour s’établir, mais je ne comprends pas comment un casting aussi parfait peut être aussi mal exploité et comment personne n’a pu se rendre compte à quel point la série était désastreuse. Elle tente d’être drôle, mais tous les gags tombent à l’eau tellement il manque de fluidité et de cohérence. Genre, ça ne se passerait jamais comme ça, et sans un brin de crédibilité, ça ne peut pas être drôle ?

Spoilers

La mère de Sophie débarque à l’improviste dans la vie de sa fille.

Not anymore. She’s full of dead.

Je sais que le but d’un #WESéries est plutôt de gagner des minutes avec de longs épisodes, mais bon, j’ai trois épisodes de retard dans cette série, alors bon, il faut que je me rattrape. Et ce n’est pas gagné, parce que les épisodes ont beau être court, je sens que ça va être long en ressenti. Cet épisode commence par une blague absolument pas drôle sur les parents des autres et sur Sophie, et bon, non merci.

L’avantage des scènes de Kim Cattral ? Elles ne durent pas trop longtemps non plus. On repart donc assez vite dans l’histoire se déroulant en 2022, et on rencontre ainsi la mère de Sophie. Ils ne traînent pas à ajouter ce personnage à la série dis-donc, mais une fois de plus le casting est parfait : Paget Brewster. Oui, Paget en mère pour Sophie ??? C’est compliqué d’y croire, mais faisons comme si.

Je ne comprends absolument pas la relation entre Sophie et sa mère, en plus, parce qu’elle semble saoulée de la voir débarquer à l’improviste pour son anniversaire (avec une semaine de retard, donc), mais… elle est aussitôt motivée à l’inviter au bar de Jesse ?

C’est ridicule, personne ne ferait ça ? Et en plus, on voit assez vite que Sid connaît déjà la mère de Sophie, mais tout le monde s’en fout ? Et on reprend de vieux gags comme s’ils étaient déjà établis dans la série alors qu’on ne les a jamais vus avant ?

Bref, ce n’est que le début d’une longue liste de choses qui ne vont pas avec Lori, la mère de Sophie. Soyons clairs : tout l’épisode est de plus en plus ridicule à partir de là. Sophie annule ses plans avec Drew (qui n’est absolument pas drôle) parce que sa mère veut lui présenter Ash, son nouveau mec. Cela inquiète Sophie parce que sa mère choisit toujours de mauvais mecs selon elle… mais tout va bien quand elle rencontre Ash, un jeune rappeur de 27 ans. Elle s’inquiétait de voir sa mère dans les bras d’un homme plus vieux mais ça lui va de la voir avec un homme plus jeune que Sophie elle-même ?

Alors. Admettons ? Je ne sais pas quoi en penser. Pour ne rien arranger, on découvre ensuite que Lori couche avec le manager d’Ash, et ça permet à Valentina de faire comprendre à Sophie que le problème dans les relations de sa mère vient peut-être de sa mère elle-même. Pourquoi pas, ça fait une idée de scénario intéressante… mais qu’est-ce que c’est mal écrit.

Cela fonctionne au moins de voir Sophie nous expliquer qu’il était important pour elle de confronter sa mère et d’ouvrir les yeux sur son enfance compliquée par la présence de sa mère. Bref, ils ont eu Paget Brewster et ils n’en ont rien fait. OK.

Vous vous souvenez quand j’écrivais que Sid connaissait la mère de Sophie ? C’est une ancienne mannequin, et il s’est masturbée devant une photo d’elle pour la toute première fois en tant qu’adolescent… mais pas avant d’avoir tué son hamster parce que c’est… rigolo ? J’espère que ces points de suspension et mon point d’interrogation transmettent à la fois mon dégoût et mon incompréhension la plus totale face à cette idée de scénario.

Autrement, l’épisode donne une intrigue à Ellen également. Je trouvais l’idée plutôt intéressante, parce que j’aime bien l’actrice et que tant qu’à faire, c’est celle qui est la plus bizarre du groupe, alors autant la suivre… mais… comment dire ? L’intrigue était encore plus gênante que la masturbation et le hamster mort de Sid, c’est dire.

Elle s’isole en effet pour passer une soirée devant sa télévision, mais sa soirée tombe à l’eau quand elle ouvre une tomate pourrie. Euh ? Outre la gueule de la tomate qui n’a rien de crédible, je crois que je n’ai jamais vu une actrice jouer aussi mal le dégoût ? Jusque-là, je l’aimais bien Ellen, mais là, vraiment, c’était raté. Et ce n’était que le début.

Elle sort de chez elle pour aller acheter d’autres tomates – sans prendre de sac ou manteau hein, donc elle a sa carte sur elle en permanence ? – mais tombe sur un serveur (vit-elle dans un hôtel ????) qui apporte des tomates, justement, au buffet de l’appartement d’en face. Un buffet ? La propriétaire de l’appartement est morte.

Il s’agit d’une femme âgée, mais elle avait une petite-fille qu’Ellen trouve tout à fait à son goût et qu’elle drague aussitôt. Drôle d’endroit pour draguer, elle le sait bien, mais elle fait comme si. Quand il s’agit d’expliquer comment elle connaît sa voisine, en revanche, elle explique qu’elles se connaissent car elles sont… meilleures amies ?

ALORS. Déjà, ce n’est pas drôle ? Ensuite, ça n’a aucun sens ? Dit que tu viens car c’est ta voisine et que tu es triste pour elle, ce sera déjà bien suffisant. Enfin, dans quel monde la petite-fille ne se rend-elle pas compte de l’arnaque ? Pourquoi trouve-t-elle normal de draguer à l’enterrement de sa grand-mère ?

Même l’idée finale avec Charles qui connaît les infos sur la grand-mère (sympa comme idée) et se plante finalement de voisine pourrait être sympa mais tombe à l’eau tellement c’est mal écrit. Enfin, ce n’est rien par rapport à l’intrigue de Jesse dans cet épisode. Confronté pour la première fois à la vidéo de sa demande en mariage foirée et à la scène sur laquelle cela est arrivé, tout ce qu’il parvient à faire, c’est de se ridiculiser à nouveau.

Et putain, là encore le casting est parfait : l’ex de Jesse, c’est tout de même Blair Waldorf xoxo. Et même elle, les scénaristes n’arrivent pas à s’en servir correctement ? Quelle tristesse. Je me raccroche encore à Charles, qui devient barman pour Sid, mais c’est mal barré. Ils passent même à côté de la blague sur le fait que Sophie soit sur la photo du poster de Sid adolescent – dans le ventre de sa mère, mais tout de même.

This is us – S06E06

Épisode 6 – Our Little Island Girl : Part 2 – 16/20
Un épisode beaucoup plus convaincant que les précédents en ce qui me concerne, peut-être parce qu’il se centre sur un personnage que j’adore et nous permet de boucler vraiment une partie de l’intrigue. Cette fois, j’ai senti la série qui approchait de sa fin, et ça fonctionne bien. Il reste pourtant encore de nombreuses intrigues en cours, et je ne suis pas fan d’un grand nombre d’entre elles, mais il est peut-être encore possible d’arriver à un point final satisfaisant. Et dans tous les cas, nous nous dirigeons vers un point final, c’est pour moi l’essentiel.

Spoilers

Beth enseigne à présent dans une grande école de danse classique, Kevin invite sa famille au tournage du pilot de son reboot.

Remember this : don’t you ever forget how incredible that woman is.

Oula. La première partie de cet épisode était il y a trois ans, ils ont pété un câble ? Il s’agissait de l’épisode centré sur Beth, et je l’avais beaucoup aimé. Il s’est passé bien des choses depuis dans la vie de Beth, mais la chronologie de la série permet de toute manière de revenir en arrière. On en revient donc à un flashback qui nous réintroduit le concept de cette petite fille qui a dansé avant de marcher.

De retour dans le présent, Beth se fait embaucher dans une école de danse classique, le même genre d’école que celle qui a cassé son rêve d’enfance et sa passion pour la danse. Et pourtant, elle accepte d’y aller en tant qu’employée car elle a monté tout un projet qui lui permet d’avoir sa propre classe. Une quinzaine d’élèves lui suffit, mais il faut encore les recruter. Et bien sûr, elle se projette dans une des danseuses dont le rêve est encore intact, Stacey.

La relation qui se tisse entre elles est sympa, mais elle éclipse un peu trop ce que j’aurais envie de voir : celle avec Déjà. Qu’importe, c’est cool quand même de suivre Beth au travail. Pour le coup, c’est un personnage que je n’ai pas encore envie de quitter et que j’aime suivre peu importe les intrigues. Cette semaine, on la voit clairement lutter pour ne pas devenir ce qu’elle a toujours détesté, et c’est intéressant.

Ca l’est d’autant plus qu’un flashback nous montre que Beth a eu l’occasion de recroiser son professeur de danse classique, celui qui a détruit son rêve et sa passion, alors qu’elle déjeunait avec Randall. Bien sûr, ils étaient encore à la fac, elle était brillante et… pas encore assez confiante pour détruire son prof. Bon, bien évidemment, elle en avait envie, car la rancœur est énorme : il n’a même pas été là pour elle au décès de son père, alors qu’elle était son élève préférée pendant un temps.

Dans le présent, Beth doit faire face à nouveau à la pression et au stress des galas. Cette fois, c’est en tant que professeur, et c’est marrant de voir qu’elle stresse autant que quand elle était jeune. C’est plutôt positif, et ça en dit long sur le personnage. Cela nous permet surtout de la découvrir en tant qu’incroyable professeur : alors que Stacey tombe sur scène, elle monte à son tour sur la scène et lui fait tout un magnifique discours.

Beth insiste auprès de Stacey pour lui affirmer qu’elle ne la décevra jamais, qu’elle attendra avec elle sur scène s’il faut et si elle n’est pas capable de se relever, et c’est une très belle scène. Ce n’est pas vraiment crédible vu les standards dans le monde de la danse, mais ça marche très bien dans cet épisode de voir qu’une autre méthode d’enseignement est possible, que Randall est toujours fou amoureux de Beth et le rappelle à ses filles dans le public, que Beth reprend enfin goût à sa passion.

Tellement en fait que le soir elle peut appeler son ancien professeur qui, par chance, travaille toujours au même endroit. L’appel commence par des broutilles, mais cette fois, des années après, elle est capable de lâcher la bombe qu’elle voulait déjà lâcher dans le flashback : elle lui reproche ses méthodes d’enseignement, elle lui reproche d’avoir pris et gâché son rêve… et elle l’informe que maintenant elle le reprend.

Elle l’informe qu’elle retrouve le chemin de sa passion et qu’elle a compris que son enseignement à elle pouvait être différent, qu’elle pouvait aider avec bienveillance une nouvelle génération de danseurs. On est sur une belle variation de « Those who can’t teach » ici, avec la morale que ce n’est pas qu’elle ne pouvait pas, mais qu’elle était faite en réalité pour enseigner pour vivre son rêve comme ça, par procuration, avec une méthode d’enseignement différente. Cela nous est confirmé par une nouvelle escapade dans le futur où la storyline de Beth se conclue définitivement : elle reçoit des nouvelles de Stacey, devenue une star. Simple, efficace, on a fait le tour du personnage en ce qui concerne sa vie pro et j’aime beaucoup ça.

De son côté, Kevin se transforme en cuisinier parfait pour toute sa famille. Allez savoir pourquoi, cet épisode se concentre sur Thanksgiving. Je crois que je peux faire une croix sur mon point St Valentin du Bingo Séries à ce stade : apparemment, la série avait prévu sa diffusion classique avant d’être décalée ? C’est si bizarre.

Bref, il prépare un super petit déjeuner pour tout le monde, et tout le monde, c’est Tobby au boulot en distanciel, Kate, Madison et… Elijah. Oups. Kevin est aussi lourd avec Elijah que Kate l’est à reprocher à Toby de travailler, alors c’est mal barré cette affaire. Au moins, Kevin invite Madison et Elijah à un tournage du Manny pour leur faire plaisir. Tout semble aller à peu près bien, jusqu’à ce que Madison révèle à Kevin qu’elle n’a pas envie de se rendre à son Thanksgiving familial.

Bien sûr, elle ne le fait pas de gaieté de cœur, puisqu’elle avait envie d’attendre avant de balancer ça à Kevin. Kate était au courant, et ça blesse Kevin de voir qu’elle semble plutôt se ranger du côté de Madison que du sien. En même temps, elle lui explique ensuite très bien les choses, insistant sur l’importance pour Madison d’enfin avoir la chance de quelqu’un qui tombe amoureux d’elle. Putain, mais ça me soule tellement. Bien sûr que si, Kevin était amoureux d’elle. Je pense sincèrement qu’ils avaient oublié de prévenir l’acteur de ce qu’ils avaient prévu ? Ou je me suis fait aveugler moi-même. Bon, je ne suis toujours pas d’accord avec ce qu’il s’est passé en fin de saison précédente. Il va falloir que je prenne le temps de la revoir un jour, je crois.

Par contre, dans tous les cas, je continue de penser que Kate est une égoïste monstrueuse avec Tobby à lui reprocher de trop travailler.

Il ne faut pas que ça m’empêche de remarquer à quel point Kevin est devenu super mature en quelques saisons. Kate lui explique la situation de Madison et aussitôt il s’écrase pour elle et pour son bien à elle. Il ignore quasiment entièrement tous les compliments qui sont faits sur sa sitcom et il accepte qu’Elijah lui explique qu’il est là pour rester.

C’est une bonne chose pour Elijah, hein, mais j’aurais quand même préféré voir Kevin finir avec Madison plutôt que de subir une dernière saison où il est célibataire et à vivre chez Toby et Kate, accentuant encore les problèmes du couple. Quand il explique à Toby que Kate déteste ses oreillettes bluetooth, Toby lui balance que c’est parce qu’il n’a plus sa pièce pour passer les appels – la pièce étant désormais la chambre de Kevin.

Bordel, qu’il se prenne rapidement un appartement là, ça se sent que c’est la merde et qu’ils ont besoin d’espace, même si Kate lui dit que non. Je suis frustré.

Les flashbacks se centrent aussi sur un nouveau Thanksgiving, celui des ados alors que Rebecca recommence ses rencards. Elle invite ainsi Matt sur un coup de tête. Tout l’épisode est ensuite constitué de piques de la part des enfants et surtout de Miguel envers ce Matt. Le plus intéressant reste une scène où Rebecca avoue à Miguel qu’il est son meilleur ami… et où il lui répond qu’il veut inviter lui aussi son rencard au Thanksgiving. On voit la jalousie naître sur le visage de Rebecca et, même si ce n’est pas le thème central de l’épisode, il est évident que c’est de cette jalousie que naîtra l’idylle avec Miguel.

On en revient plutôt aux problèmes existant dans le mariage de Kevin et Sophie comme thème central de ces flashbacks. Les deux acteurs ont pris un coup de vieux et paraissent définitivement adultes – mais admettons. Ce ne sont pas les seuls, car on retrouve aussi Beth et Randall, mais j’en ai déjà parlé plus haut. Les problèmes entre Kevin et Sophie ? Ils sont réels : Kevin a commencé à boire et surtout il a trompé sa femme, sans lui dire encore.

Le problème, c’est qu’il en parle à Kate et que Kate est ensuite confrontée par Sophie sur le changement de caractère de son frère – qu’elle met en grande partie sur l’alcool. C’est tout de même intéressant de remarquer que Kate prend la décision de protéger son jumeau malgré son amitié avec Sophie, ou de voir que Kevin et Kate avaient conscience l’un et l’autre des problèmes de l’autre.

Par contre, les problèmes de Kevin lui explosent à la tête bien plus rapidement, parce que Sophie n’est pas aveugle. Elle finit donc par le confronter et ce qui la blesse le plus n’est pas tellement la tromperie de Kevin, mais plutôt le fait que Kevin lui balance que Kate était au courant. Kate savait donc et ne lui a rien dit alors même qu’elle lui a demandé.

C’est plutôt chouette de voir que Kate soutenait déjà son frère, mais la position dans laquelle elle était aurait appelé à plus de mise en garde, en soi. Je comprends donc la colère de Sophie, et je comprends qu’elle se barre. Et comme souvent avec la série, cela permet de faire écho avec le présent, où Kate fait le choix désormais de soutenir Madison. La vie lui a enseigné bien des choses, et elle décide même, dans le présent, de s’excuser auprès de Sophie. Et j’ai adoré cette idée du message envoyé des années plus tard, parce que le regret peut parfois mettre du temps à arriver.

 

9-1-1 Lone Star – S03E07

Épisode 7 – Red vs Blue – 14/20
Un épisode au thème porteur et fécond… mais bordel, le niveau d’approfondissement n’est vraiment pas dingue. Par rapport aux séries d’ABC qui veulent vraiment entrer dans des questions politiques majeures, on sent que sur la FOX, on est là pour se divertir. Les personnages sont attachants et aident à accrocher à la série, mais j’ai trop l’impression de voir une série qui n’ose pas aller au bout de ses idées et qui veut faire du grand public. Quant au cliffhanger, bon, ça m’a énervé plus qu’autre chose.

Spoilers

Les pompiers se mettent un policier qui ne les aimait pas à dos, relançant une rivalité entre pompiers et policiers.


-Yeah, we’re kind of a middle of something.
-Yes, the road.

Carlos est là ! Il a la première réplique de l’épisode, et c’est parfait comme ça, non ? Bon, d’accord, j’arrête d’abuser. La première intervention de l’épisode vient poser un problème inattendu, qui est celui du titre de l’épisode : le sergent O’Brien débarque en plein milieu d’une intervention des pompiers pour leur demander de bouger le camion de pompiers qui créé un embouteillage monstre. Effectivement, ça me paraît une demande raisonnable MAIS.

Le problème vient du fait qu’O’Brien est présenté comme un emmerdeur qui n’aime pas les pompiers par Carlos. Owen le prend donc de haut immédiatement et n’hésite pas à lui refuser sa demande, surtout quand O’Brien en profite pour critiquer l’attitude des pompiers et la présence des médias. C’est donc face au média que le flic met une amende aux pompiers, et face au média que le pompier déchire l’amende comme si de rien n’était.

Cela ne fait pas trop plaisir à Tommy qui espérait une issue positive à ce conflit, et je crois qu’elle avait raison. En effet, cela force Carlos à être le porteur de mauvaises nouvelles à la caserne : la vidéo devient virale assez vite, et elle attise une rancune assez ancienne entre pompiers et policiers. Carlos explique donc que la rivalité peut poser un problème, et TK l’appuie car c’est assez courant à New-York.

Franchement, c’est plus drôle qu’autre chose parce que les pompiers se moquent des policiers qui les pensent fainéants à jouer à des jeux et cuisiner entre les interventions quand en fait eux sont incapables de la moindre action. Pff. Cette rivalité est ridicule, mais ça va tourner au pire : O’Brien met une amende aux pompiers qui sont garés, hors intervention, sur une place réservée aux urgences. Et non content de le faire, il réussit même à faire en sorte que le véhicule soit emmené à la fourrière. Cette fois, ça devient dangereux sur du court terme : mettre une amende, admettons (encore que c’est très con, parce que qui paie ? les gens qui ont besoin d’être sauvés probablement), mais quel est l’intérêt de mettre à la fourrière un véhicule de pompiers ?

Owen s’énerve donc assez légitimement des événements. Il décide donc de faire en sorte de trouver une solution pour ridiculiser les flics. Ce n’est pas si simple, mais il pense que les défier au baseball pourrait être une bonne idée. C’est si ridicule. Les américains, je vous jure, ça me passe au-dessus. Les flics ont donc une équipe qui n’a jamais connu la moindre défaite et la première idée d’Owen est d’aller les défier là-dessus ? Pauvre Carlos. Il reste totalement à la marge, évidemment.

Le match ? Il est mal barré, mais pour le gagner Owen et Tommy ont l’idée d’embaucher une nouvelle recrue qui pourra rejoindre l’équipe et qui sera excellente en football américain. La nouvelle recrue ? Pearce, la recrue de la saison précédente qui avait démissionné parce qu’il trouvait l’approche de la 126 trop agressive et tête brulée.

Il est servi avec cet épisode. Le fait de se faire embaucher fait qu’il se fait arrêter sans raison valable le jour du match pour être bien en retard. Les flics sont donc d’énormes tricheurs et ça se confirme encore quand Nancy réussit enfin à renvoyer la balle avec la batte et qu’un flic lui fait un croche-patte pour être sûr qu’il puisse gagner et qu’elle perde. Merveilleux.

Qu’ils sont cons. Le tout tourne à la baston générale, ce qui est ENCORE plus ridicule à vrai dire. Et hop, Pearce démissionne à nouveau après avoir fui la baston. Le pire ? O’Brien a pris soin d’appeler les médias avant, ce qui fait que l’ensemble est filmé… Je sens que ça va plaire aux politiques une affaire comme celle-ci.

Cette intrigue se termine par un incendie dans un entrepôt, incendie provoqué par les flics… et qui brûle des substances toxiques, rendant tous les flics hilares. Premiers sur les lieux, ils n’ont pas de quoi se protéger des drogues qu’ils inhalent. Super. Owen se retrouve également à devoir sauver O’Brien, complétement pété dans l’immeuble en flamme. L’avantage, c’est en plus que le flic se dit impressionné par le courage des pompiers.

La séquence est filmée à nouveau par les médias, et ça se termine même en câlin entre O’Brien et Owen. Interrogé face caméra, Owen peut ainsi affirmer qu’il n’y a pas de rivalité entre les différents départements de la ville d’Austin. Genre. Cela le met bien trop en valeur, je trouve, et ça ne peut pas plaire aux policiers… Sauf que nous sommes dans une série et que c’est la fin de l’épisode.

Tout se termine bien avec O’Brien qui vient manger à la caserne. Et pourtant, ça se termine mal pour lui théoriquement : comme le font remarquer les pompiers en fin d’épisode, ils n’ont pas gagné le match. C’était très chouette de voir les pompiers acclamer Nancy ayant provoqué la première défaite des policiers.

Franchement, la rivalité aurait pu être bien mieux traitée que ça, je suis assez déçu – mais c’est probablement parce que Station 19 a mieux géré cette thématique.

De son côté, Grace revient au travail après le week-end et elle est bien contente d’être un lundi pour pouvoir se relaxer au travail en s’occupant des autres plutôt que de son petit monstre. C’était sympa comme tout de la voir comme ça. Sa journée tourne vite au désastre pourtant : elle se rend compte qu’un nouveau collègue, Dave, a pris sa place habituelle, qu’elle occupe depuis cinq ou six ans au centre d’appels.

Le truc, c’est que Dave, lui, est à ce bureau depuis neuf ans, mais à un horaire différent : il travaille de nuit, contrairement à elle. Assez vite, on sent une rivalité se mettre en place, même si Grace accepte de changer de place. La rivalité reste cordiale tout du long, avec Grace qui ne l’aime jamais, mais jamais pour des raisons valables, à part peut-être ce moment où il lui vole de la nourriture. Je ne comprends jamais les fonctionnements des frigos communs comme ça – c’est assez évident que tu prends ce qui t’appartient, quoi. Bref.

Grace ne s’énerve même pas pour ça. Ce qui finit par la saouler et dont elle parle à Judd, c’est le fait que Dave ose s’occuper d’un de ses appels et lui venir en aide comme si elle était une jeune recrue. Franchement, c’était un peu répétitif de l’intrigue de May dans la série-mère, mais ça marchait malgré tout parce que l’intervention était glaçante : un père tentait de tuer son fils à défaut de le reconnaître, souffrant d’une maladie causée par un coup à la tête.

J’ai trouvé cette partie de l’épisode vraiment efficace, comme souvent avec la franchise : on nous propose des situations vraiment pertinentes dans la mise en scène et le drama. Le lendemain, après une scène où Grace a pu se plaindre à Judd, on retrouve Dave au téléphone avec un homme tentant de se suicider.

L’appel fait mal à Dave, parce qu’il lui rappelle son propre passé, son père ayant décidé de se suicider. En fait, ça lui fait tellement mal qu’il finit par faire une crise cardiaque devant une Grace désemparée. A terre, Dave lui demande encore de prendre le relai de l’appel qu’elle avait suffisamment entendu pour être efficace. Le pauvre type au téléphone, franchement. Il réussit tout de même à vomir toutes les pilules pour dormir qu’il a avalées et être secouru par Nancy et TK. Tout va bien quoi.

Quant à Dave et sa crise cardiaque, il respire à nouveau et prend même le temps de s’inquiéter de l’homme qu’il avait au téléphone avant d’être évacué par l’équipe médicale. Facile, ça. La fin d’épisode nous révèle que le père de Dave n’a jamais mis fin à ses jours – mais alors, allez comprendre son emportement au téléphone, même si je m’en doutais que ça finirait en gag comme ça. L’autre révélation de fin d’épisode qui ne va pas plaire à Grace ? Dave rejoint définitivement l’équipe de jour pour aider sa santé.

Enfin, le cliffhanger qui m’a fait prononcer un bon « ah non hein » concerne TK : il reçoit un appel qui lui annonce la mort de sa mère. Cela sort de nulle part dans la trame de la saison, et je ne suis pas franchement content de cette intrigue. Elle vient juste d’avoir un bébé en plus, j’espère que ça ne va pas être une manière tordue de nous mettre un gosse dans la vie de Carlos et TK. On verra, c’est trop tordu pour que ce soit le plan des scénaristes de toute manière.