Grey’s Anatomy – S19E17 – Come Fly With Me – 17/20

Sans jamais critiquer d’où elle vient de manière insultante, la série continue de se remettre en question cette saison et de parvenir à le faire bien, avec une jolie évolution véritablement observable quand on s’attarde sur les nombreux parallèles possibles cette année avec les débuts. Bref, une fois de plus, voilà un épisode que j’ai beaucoup aimé et qui prouve à mon sens que la série a toutes les raisons de continuer encore et encore.

Spoilers

Mika a peur de croiser Teddy suite à l’intervention d’Helm, Lincoln se retrouve à gérer un cas médical ambitieux.


Is it annoying if I say you were extremely lucky ?


Les requêtes des internes | Lucas & Nick | 75 ?! | Le retour de Max | Une pluie d’excuse

Les requêtes des internes

Alors qu’elle arrive à l’hôpital avec ses colocataires, en retard comme toujours, Mika se cache soudainement – elle a peur de Teddy. Helm lui a raconté avoir pété un câble sur Teddy, mais ne se souvient plus exactement ce qu’elle a dit, menant Mika à penser qu’elle va se faire virer à cause d’Helm. Je doute que ce soit le chemin emprunté par la série, mais en attendant, elles m’ont fait mourir de rire avec Simone à essayer de cacher Mika de Teddy.

Pourtant, c’est tout l’inverse qui occupe Teddy à présent : loin de vouloir virer ses internes, elle prend conscience du problème de leur salaire insuffisant pour vivre à Seattle. Je trouve ça bien que la série prenne le temps d’en parelr, ça n’a jamais été évoqué aussi clairement avant dans la série – malgré la colocation. En fait, on n’a jamais bien vu la différence entre Meredith pauvre en début de série et richissime à la fin, car l’argent est resté largement tabou – souvenons-nous de la scène cette saison où le salaire de chef est resté caché sur un papier. Toujours est-il que Teddy se retrouve à organiser une réunion avec les chefs des services pour parler de la situation des internes et des requêtes faites sur des sondages anonymes.

Je trouve qu’on arrive à peu près à deviner qui est qui cela dit, et celui de Mika est criant de vérité sur l’instabilité financière. La pauvre (littéralement, du coup) a dû bosser en tant que barmaid en tant que barmaid pour tenter de s’en sortir. C’est quelque chose qui choque particulièrement Teddy, voulant résoudre le problème. Elle se heurte à un Richard qui rappelle que les internes ont toujours été mal payés de toute manière, en parlant de son époque.

S’il entraîne un temps Amelia, Nick (les deux m’ont fait rire en vrai) et Miranda, la balance se renverse quand il est question des vacances que les résidents sont supposés pouvoir avoir. Miranda évoque ainsi le cas de son supérieur qui lui avait refusé du temps off pour s’occuper d’un enterrement familial, choquant Richard voulant se renseigner sur le médecin qui a pu lui refuser ça. Le problème ? C’était lui-même. Bref, il y a tout un système à changer.

Tous les médecins se mettent à raconter les histoires du passé, avec un harcèlement au travail clairement présent depuis toujours dans les hôpitaux. Ce n’est rien de nouveau, donc.

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Lucas & Nick

Après deux semaines, j’ai presque l’impression que Nick est de retour de très loin dans la série. L’épisode commence par un échange intrigant entre lui et Amelia, où il assure qu’on lui a posé un lapin. Finalement, la série finit par révéler que c’est Lucas qui le lui a posé : son nouveau mentor est ainsi bien énervé quand il arrive enfin à l’hôpital, en retard.

Cela ne l’empêche pas de vouloir bosser avec lui quand même et de lui confier une liste de tâches à faire, à toute vitesse. Lucas se retrouve à galérer toute la journée à suivre les instructions de son supérieur. En plus, il écrit comme un médecin apparemment, ce qui fait que Lucas rate plusieurs informations importantes, menant à une patiente qui a un problème aux urgences.

Une fois de plus, Lucas essaie de s’excuser, mais ce n’est pas ce que Nick veut entendre. Il veut que son interne essaie davantage et réussisse à mieux gérer ses médicaments, parce qu’il est évident qu’il n’arrive pas à gérer son trouble TDAH (Trouble du Déficit de l’Attention, avec ou sans Hyperactivité). C’est vrai que ça pourrait coller au personnage.

Par contre, il ne l’avait absolument jamais envisagé. Même si elle a d’autres choses en tête, il se confie à Mika pour avoir son avis médical sur la question, et Mika n’hésite pas un quart de seconde. Elle s’énerve contre Lucas qui a encore son job après son erreur médical, alors qu’elle sait qu’une grande partie de leurs supérieurs sont en train d’avoir une réunion à son sujet. Bon, elle se trompe un peu, évidemment, mais ne l’apprend qu’après.

Toujours est-il que ce diagnostic sorti de nulle part perturbe Lucas au plus haut point, parce qu’il n’avait jamais considéré qu’il pouvait avoir des troubles. Il s’inquiète aussi pour sa carrière de chirurgien, même s’il ne le dit pas exactement comme ça. Pourtant, Nick le rassure en fin d’épisode quand il le retrouve et comprend son erreur : lui aussi a un trouble TDAH, mais il prend des médicaments et peut ainsi être un excellent chirurgien.

Franchement, c’est un peu caricaturé et simplifié une condition médicale difficile à diagnostiquer et maîtriser ; surtout quand elle est découverte à l’âge adulte. C’est évidemment une facilité scénaristique bienvenue que Nick le soit aussi, mais quitte à faire une intrigue dessus, j’espère que les scénaristes prendront le temps de montrer aussi les difficultés que ça va poser pour Lucas. En temps normal, avec cette série, ça ne m’inquiéterait pas plus que ça, mais on approche à grands pas de la fin de saison, ça donne l’impression que ça peut être vite zappé.

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75 ?!

Owen demande de l’aide à Linc pour une consultation un peu particulière : les sports extrêmes, c’est de la merde. Ils se retrouvent à s’occuper d’un patient qui s’est brisé le fémur, le tibia, l’humérus ou le pelvis… Rien que ça, et probablement d’autres choses, mais bon, je n’avais pas les sous-titres et pas l’envie de faire pause toutes les phrases non plus : il en avait 75 de cassés, sans être paralysé pour autant.

Le patient est jeune, mais il a désormais un échafaudage pour le maintenir, tellement il est cassé de partout. Yep, ça ne donne pas envie d’être à sa place, mais en même temps, il s’est retrouvé là en faisant un truc que je ne ferais jamais. C’est un ancien soldat qui espère pouvoir être rétabli pour l’été, afin d’aider son neveu à apprendre à faire du vélo. Ce n’est pas gagné, tout de même. En plus, Owen a beau vendre Lincoln comme un super chirurgien, sa réputation est faite avant même qu’il ne rencontre le patient : il a tué une super star aux yeux de la presse.

Comme Jules et Simone bossent ensemble sur ce cas, Jules en profite aussi pour parler du mariage de sa nouvelle amie. Le problème, c’est qu’elle n’était pas au courant que Lucas s’était déchargé de son rôle sur Jules. C’est du grand n’importe quoi de l’apprendre comme ça. Elles en parlent pendant une bonne partie de l’épisode, apprenant aussi à se connaître parce que Jules estime que c’est facile en posant quelques questions. Franchement, Jules m’a fait rire à plusieurs reprises et a totalement cerné les dysfonctionnements dans la relation Simone/Lucas. Après, ce n’est pas compliqué non plus.

De son côté, Linc prend le challenge de ce patient avec plaisir : il envisage son cas comme un puzzle à reconstituer, mais en plusieurs jours et plusieurs opérations. Jules s’inquiète tout de même de devoir attendre si longtemps, et on sent qu’Owen aussi. En vrai, Lincoln affirme que c’est pour éviter des risques d’une anesthésie trop longue, mais on le sent quand même traumatisé de ce qui est arrivé avec The Tank.

Quand Lincoln évoque le risque d’une amputation, le patient assure qu’il ne veut pas vivre avec un membre de moins. Cela mène clairement à un Owen qui ne respecte pas sa place : alors que Lincoln est clair sur ce qu’il veut faire, Owen finit par évoquer devant le patient la possibilité d’une chirurgie invasive et longue. C’est insupportable. Il est insupportable. Putain, mais quand est-ce qu’on se débarrassera de ce personnage ?

Une fois de plus, Owen dérape totalement parce qu’il se projette dans le cas de ce patient qui est un ancien militaire et qu’il est sûr de prendre la bonne décision. C’est faux. C’est forcément faux. J’ai adoré voir Lincoln le congédier sans y mettre plus de formes que ça : il est temps que plus de gens fassent prendre conscience à Owen qu’il est imblairable et travaille mal en équipe. Et puis, là, ce n’est pas sa spécialité, en plus.

De son côté, Jo galère à gérer de front son job de maman et son job à l’hôpital, mais elle semble tout de même s’en sortir à merveille. Elle est juste débordée de tous les côtés, ce qui ne l’empêche pas de s’inquiéter et de s’occuper de Link évidemment. Elle le pousse à se détendre et à évoquer clairement ce dont il a besoin pour mener à bien son opération impossible. Il se rend compte ainsi qu’il a besoin de six chirurgiens. Jo se porte volontaire pour son opération et le remotive immédiatement, ce qui fait que ça peut finalement se faire.

Jo rencontre bien évidemment le patient, qui en profite immédiatement pour la draguer. On suppose déjà que s’il survit à l’épisode, il sera pour plusieurs épisodes car il est dans un état qui va nécessiter du post-opératoire et car on prend le temps de nous le présenter comme quelqu’un de bien malgré sa folie initiale – il n’hésite pas à demander qu’on s’occupe bien de son meilleur ami si lui devait mourir sur la table d’opération. On le suppose encore plus quand il se met à draguer Jo. Bordel, mais casez-la avec Linc une fois pour toute plutôt que de proposer ce genre de délire.

Bien sûr, Simone se montre inquiète de voir Linc se réembarquer là-dedans, et ça offre l’occasion à Jules de lui montrer qu’elle la connaît bien, car elle s’en rend compte et sait exactement pourquoi. Cela pousse finalement Simone à faire part de ses inquiétudes à Owen et Lincoln. Owen est un gros con criant aussitôt sur Simone, ce qui ne surprendra plus personne à ce stade. Heureusement que Lincoln est plus malin que ça.

Il a les bons mots pour la rassurer et surtout la reconcentrer sur cette immense opération qui se prépare et qui a lieu sans le moindre souci. C’est une belle chose : tout est bien qui finit bien. Lincoln décide tout de même de rester avec Sam, le patient, jusqu’à ce qu’il se réveille, au cas où. Voilà comment il se réconcilie ainsi avec Simone – ce n’a jamais été une vraie dispute, mais au moins, elle l’estime à nouveau. Quant à Owen, Lincoln lui fait bien comprendre qu’il n’a pas intérêt à se comporter une nouvelle fois comme ça avec lui. Bim.

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Le retour de Max

De son côté, Jules est clairement jalouse de ce qu’il se passe avec Kwan. Il continue de draguer son infirmière et les trois prennent évidemment l’ascenseur ensemble, sinon ce ne serait pas drôle. Kwan se rend ensuite aux urgences où Miranda insiste pour le remercier de l’avoir sauvée de son agresseur et où il tombe sur Maxine, la colocataire de Jules. Si Max apprécie d’être traitée en VIP par Kwan, elle ne veut surtout pas que Jules soit au courant de sa présence. Cela ne peut que mal se terminer.

Levi est rapidement mêlé à l’intrigue également, et s’occupe de son cas médical avec sourire et bienveillance, tout en la confiant à Kwan. Ce dernier en profite clairement pour essayer de lui soutirer des informations sur ce que Jules a bien pu dire sur lui – des amis avec bénéfices.

Cela dit, ça va un temps : s’occuper d’une personne âgée avec une infection urinaire, c’est moins intéressant que de s’occuper d’un trauma. Avec la permission de Max, Kwan s’éclipse donc. Le problème, c’est que ce n’est pas à la patiente de décider ce qu’il doit faire, c’est à Levi. Et Levi est énervé d’apprendre que Kwan s’est absenté, surtout quand il l’apprend parce que Bailey retrouve Max en train d’errer dans l’hôpital.

Quand ils s’occupent tous les trois de la patiente, ils se rendent compte que la colocataire de Jules a des symptômes de démence et de délires, probablement dus à son infection urinaire. Cette fois, ils n’ont d’autres choix que de biper Jules pour la prévenir. Malheureusement, son état s’est dégradé, et c’est en grande partie de la faute de Kwan qui doit expliquer la situation à Jules. Dur.

On peut penser ce qu’on veut, mais en ce qui me concerne, Jules est parfaitement légitime quand elle s’énerve après lui et lui reproche son inconscience la plus totale de ne pas l’avoir contactée et d’avoir laissé de côté Max parce qu’elle lui demandait. C’était n’importe quoi de sa part. J’ai aimé la dernière scène qui voit Simone s’inquiéter aussi pour Jules. Vraiment, ces nouveaux internes sont géniaux.

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Une pluie d’excuses

Reste à gérer le problème de Mika qui a stressé toute la journée de la réunion des chefs de service. La conclusion est surprenante quand elle arrive enfin : Mika se décide à interrompre la réunion sans y être invitée pour engueuler tout le monde et se défendre ; puis pour démissionner quand elle sent qu’elle est sur le point de se virer.

J’ai aimé cette fin d’intrigue – et d’épisode : elle se trompe évidemment et Teddy finit par lui expliquer qu’elle ouvre au contraire un fond pour aider les internes en ayant le plus besoin à boucler les fins de mois ; un fond dont Mika sera la première à bénéficier. C’est un beau cadeau pour Mika et aussi une belle manière de s’excuser pour la manière dont elle a pu être traitée.

Toutefois, Amelia a su reconnaître aussi qu’elle avait déconné en l’engueulant dans l’épisode précédent. Je n’ai pas trop aimé la manière dont c’est minimisé par ses collègues, mais j’ai adoré la voir ensuite aller s’excuser auprès de Mika. La pauvre ne sait plus où se mettre et est toute stressée, mais c’est une bonne chose que les scénaristes prennent le temps de mettre les excuses en scène.

J’aime tellement cet aspect d’Amelia. Elle est capable de reconnaître ses erreurs, et cet épisode la montre sous sa meilleure facette. L’épisode se termine ainsi par les excuses qu’elle fait à Winston, forçant toutefois un peu trop pour lui parler alors qu’il lui demande d’être tranquille. De là à mériter qu’il lui foute un tel vent en fin d’épisode ? Probablement pas, mais bon, elle récolte ce qu’elle a semé je pense. Et puis, je doute que Winston ne reste énervé après elle bien longtemps.

Enfin, suite à cette réunion sur les problèmes systémiques de l’hôpital, Richard retourne chez Jo’s, sachant bien qu’il a déconné en début de saison. Ainsi, il intervient dans la vie d’Helm aussi, lui demandant ce qu’il faudrait mettre en place pour qu’elle revienne à l’hôpital. Oh. J’aimerais tellement son retour ! Et son flirt avec Mika, bordel, quand est-ce qu’ils vont concrétiser ça ?

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Station 19 – S06E16 – Dirty Laundry – 18/20


Après une pause d’une semaine, la série revient avec un épisode que j’ai trouvé surprenant par sa construction, ses choix de développement et son impact émotionnel, l’air de rien. C’est une bonne surprise et ça me rend triste de savoir qu’on arrive déjà à la fin de saison, parce qu’ils vont peut-être me manquer, surtout si la grève des scénaristes se prolonge et affecte le début de saison prochaine. Bon, je m’affole un peu, là tout de même. Quelle idée aussi d’être resté à jour si longtemps pendant la diffusion ?

Spoilers

Les pompiers interviennent sur un carambolage, afin d’extraire les victimes de l’accident.


You’re gonna make a damn good chief, one day.

La vie de la caserne | Ross | Le carambolage | Le poste de capitaine | La culpabilité de Ben

La vie de la caserne

Dans ce début d’épisode, il y a encore et toujours l’élection du maire en toile de fond et Dixon s’en donne à cœur joie du drama révélé de la relation entre Ross et Sullivan. Autrement dit, la situation n’est pas idéale – surtout quand la télévision est allumée en salle de pause de la caserne sur une interview de Dixon. C’est alors la panique pour trouver la télécommande, et ils m’ont bien fait rire quand il y avait une attitude évidente à avoir… Maya a finalement cette réaction la plus logique : débrancher la télévision. La télécommande ? Elle réapparaît quelques minutes plus tard, c’est Travis qui l’avait déplacée, mais c’est révélé tout discrètement.

La première scène est très fluide et était top à voir : on passe de la salle de pause à la cuisine, où Andy sert le petit déjeuner et où la conversation finit par être l’inscription pour aller voter. La série en profite pour faire passer le message que c’est important de le faire, à travers le personnage de Jack qui, évidemment, ne vote pas par flemme de s’inscrire en ligne. Une fois convaincu que ça peut être bien de le faire, Travis le pelote sans vergogne sous prétexte de chercher son téléphone. C’était un peu abusé comme gestes, non ?

On ne s’y attarde pas de toute manière car Powell débarque dans la cuisine. La nouvelle – qui remplace temporairement Ben, arrêté car blessé – est absolument insupportable et je comprends pourquoi j’avais oublié qu’elle était là. En fait, elle se positionne d’elle-même en intrus dans la caserne, s’attaquant sans raison aux autres avec des surnoms parfois insultants et des commentaires narquois qui n’ont rien à faire là. Par exemple, Powell s’amuse à critiquer Sullivan qui a couché pour atteindre le sommet. Je ne sais pas, si tu essaies de te faire une place dans une caserne, ne commence peut-être pas par là ?

Je ne doute pas que l’on finira par l’apprécier – peut-être même juste avant qu’elle ne meure parce que ça fait longtemps que personne n’est mort ; mais en attendant, elle a réussi à me souler autant, si ce n’est plus, que Beckett en quelques scènes seulement. D’ailleurs, c’est une transition facile : Beckett est de retour, mais son statut est probatoire uniquement. Ainsi, Theo reste le capitaine par interim – et il est le capitaine de Beckett également en attendant qu’il puisse récupérer son poste. Allons bon, voilà une situation qui risque d’être intéressante.

La vie de la caserne | Ross | Le carambolage | Le poste de capitaine | La culpabilité de Ben

Ross

Comme prévu, c’est le bordel dans la vie de Ross et Sullivan maintenant que leur relation est connue de tous. J’ai un peu de mal à croire que la presse puisse s’en mêler autant, parce que je n’ai pas l’impression que les chefs des pompiers puissent avoir une telle popularité ? J’imagine que si, en cas de scandale, mais de là à finir dans la presse people, et en couverture parfois, c’est excessif, je pense.

En tout cas, la pauvre Ross est harcelée de coups de téléphone pour commenter la situation et Sullivan s’enferme dans une rage qui n’annonce rien de bon.

Bien sûr, maintenant que la relation est connue de tous, on peut reprendre l’intrigue entre Andy et Sullivan. Après tout, elle en veut encore à Sullivan de lui avoir menti pendant si longtemps. Et puis, Andy analyse correctement la situation quand elle se rend compte qu’il est surtout énervé pour les mauvaises raisons et ferait mieux de s’occuper de soutenir Ross que de s’enfermer dans sa colère.

Comme Sullivan est occupé sur le terrain, c’est finalement Andy qui décide qui s’en occupe. Ross a déjà prévu de démissionner et est en train de ranger ses affaires quand Andy débarque. La cheffe est bien patiente avec sa subalterne, lui expliquant patiemment sa décision. Franchement, Andy est dans l’insubordination totale et refuse d’écouter même l’ordre de Ross qui lui demande de retourner à la caserne – parce qu’elle refuse de prendre des ordres de quelqu’un qui abandonne.

Andy décide donc de passer sa journée dans le bureau de sa cheffe – qui est aussi la copine de son ex-mari, rappelons-le. C’est au-delà du harcèlement à ce stade, mais bon, ça passe car c’est fait par l’héroïne de la série, évidemment. Les conseils d’Andy sont aussi naïfs que Ross le souligne : parler à la presse dans cette situation, ça ne peut qu’empirer la situation. Pourtant, Andy lui assure que si elle parle, elle pourra changer l’angle d’attaque de la presse. Il suffit de dire non à la pression qu’elle se prend et de faire voir son excellent point de vue.

C’est suffisant pour convaincre Ross qui reprend dès lors son travail en abandonnant son plan de tout abandonner, quelle ironie du sort. Avant de partir, elle souligne tout de même qu’Andy fera une excellente cheffe des pompiers un jour, et qu’elle y arrivera par elle-même et non grâce à l’exemple que Ross donne. Faut pas donner de mauvaises idées comme ça à Andy, madame, l’autorité ne lui va pas toujours, hein.

Sinon, Ross essaie aussi, en fin d’épisode, de parler à Sullivan avant d’avoir affaire à la presse. Malheureusement, il s’y refuse. C’est débile, mais c’est Sully.

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Le carambolage

Lorsque l’alarme de la caserne sonne enfin dans cet épisode, tout le monde part en intervention, sauf Andy vous l’aurez compris. Cela permet à Beckett de vouloir se la jouer collègue sympathique. C’est compliqué face à l’hostilité générale dans laquelle il est coincé, mais c’était bien drôle à voir. Et puis, un peu d’humour était nécessaire avant qu’on en arrive à un carambolage impressionnant et des victimes dont on n’aimerait pas être à la place.

Je veux dire Vic tombe sur une première voiture où l’angoisse est palpable. C’est horrible à voir : deux adolescentes sont dans la voiture. L’une avait ses pieds sur la plage avant, ce qui est la pire des idées et qu’on nous confirme : elle a le pied retourné qui lui fait face.

Paige, la conductrice, est totalement en état de choc. On la voit respirer, mais être incapable de réagir autrement. Il faut dire qu’il y a aussi un troisième adolescent à l’arrière. Mort. C’est Beckett qui le trouve, histoire qu’on soit bien empathique avec lui aussi – et ça marche. Il est aussi calme que possible pendant toute l’intervention, alors que les adolescentes prennent conscience peu à peu de la situation.

Il y a aussi un portable à récupérer au sol et toujours un adolescent mort à l’arrière. Quand elles finissent par en prendre conscience et que la première adolescente peut décrocher son téléphone… C’était glaçant. Je ne sais pas si ça vient de moi qui regarde ça au mauvais moment ou qui vieillis mal, mais vraiment, j’ai trouvé ça horriblement prenant niveau émotions. Quand la première adolescente est évacuée, Paige se retrouve seule dans la voiture.

Elle peut pleinement culpabiliser, parce qu’elle était au volant et se sent responsable de l’accident. Elle voulait juste écouter à nouveau sa chanson préférée. C’est con tant de drama pour si peu. Maintenant, elle se retrouve à avoir tué quelqu’un et clairement sa vie sera plus compliquée que prévu.

Ce n’est pas un souci d’après Beckett : il se montre fin psychologue avec l’adolescente, parlant de ses propres regrets d’avoir probablement tué son ami, père d’une petite fille qui sera condamnée à ne pas avoir son père pour le reste de sa vie. Vic entend tout ça et le message est clair : il est temps de changer d’avis concernant Beckett.

En parallèle, Travis et Jack s’occupent d’une autre voiture où ils trouvent un couple plus âgé, aussi bloqués dans leur voiture. Du côté des émotions, même si on s’y attarde moins, il y a aussi de quoi faire avec un couple qui a été séparé de nombreuses années mais s’est enfin retrouvé ; et une demande en mariage qui couvait jusqu’à ce que la femme l’accepte en craignant de perdre définitivement son peut-être futur mari. Mignon.

Ross finit par débarquer aussi sur le lieu de l’accident, où Maya fait le filtrage pour éviter que les civils ne viennent interrompre l’intervention des pompiers. Elle peut ainsi la remercier d’avoir fait ce qu’il fallait, même si ça ne s’est pas terminé comme elles l’espéraient. La scène était intéressante pour développer le personnage de Maya. L’embouteillage est énorme, évidemment. Un conducteur finit par s’impatienter et venir engueuler Maya qui est capable de le recadrer à merveille. Elle s’est montrée patiente avant de péter un câble, c’est quelque chose. Cela dit, je dis péter un câble, mais justement non : elle est ferme, autoritaire, crie, mais elle fait bien les choses sans insulter l’homme. Et puis, juste derrière elle, la mère de l’adolescent apprend la mort de son fils à l’arrière d’une voiture – ça fait relativiser beaucoup les abrutis égoïstes (que nous sommes tous un jour ou l’autre) coincés dans l’embouteillage. Une jolie manière de faire passer une leçon, l’air de rien.

C’est à Ross qu’incombe la tâche d’expliquer à la mère que son enfant est mort, puis de lui remettre son sac à dos comme preuve. La scène était choquante, il faut bien le dire, et réussie côté catharsis. Finalement, pas besoin de Carina dans un épisode pour que ce soit dramatique à souhait. Espérons que les scénaristes s’en souviennent et apaisent un peu la vie de Carina la saison prochaine.

Bon, par contre, ça m’a soulé de voir comment cette intervention se terminait. On était sur un épisode d’émotions et de choc, c’était réussi… et on termine par un pompier qui se moque de leur cheffe en présence de Sullivan. Celui-ci s’énerve et rappelle qu’elle est une vraie héroïne de guerre. Je comprends l’intérêt de montrer ce genre de remous suite aux révélations… mais ça m’énerve un peu tout de même que ça tombe à ce moment de l’épisode, car ça paraissait plus forcé qu’autre chose. Et puis sa décision de fin d’épisode à la lueur de cet incident… Débile.

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Le poste de capitaine

De retour à la caserne, Jack prend le temps d’appeler l’hôpital pour prendre des nouvelles de son patient, histoire qu’on nous montre qu’il a vraiment évolué en tant que personnage. Désormais, c’est un vrai être humain comme le souligne Travis. Ma foi, ce fut long et douloureux d’en arriver là.

Dans le même genre, ce fut long et douloureux d’humaniser Beckett, mais cet épisode parvient à le faire hyper rapidement. Le problème, c’est que ce n’est pas forcément une bonne chose : l’ancien capitaine fait donc un barbecue pour ses collègues, s’excuse auprès de tous et assure qu’il ne cherchera pas à redevenir capitaine, devant Theo, qui le prend avec humour.

Powell souligne aussi à Theo qu’elle est bien heureuse de le retrouver comme capitaine. Je ne sais pas s’ils essaient d’en faire quelque chose de plus permanent, mais une chose est sûre : il aura Andy sur son chemin. Dans cet épisode, elle indique quand même être prête à devenir cheffe des pompiers un jour, et ça commence par le bas de l’échelle, inévitablement.

Le problème, planté comme une petite graine en fin d’épisode, c’est que Beckett a beau prétendre vouloir changer, il ne va pas bien. Vic s’en rend compte : elle l’a entendu s’accuser de la mort de son ami, elle l’a vu s’excuser, elle le voit encore en fin d’épisode venir donner un objet personnel à Theo, son nouveau capitaine. Bon, l’objet est une hache avec une inscription, c’est pas si ouf non plus, mais il a une valeur sentimentale. Un changement si brutal dans l’attitude, des remords et le don d’objets ? Vic se retrouve dans l’incroyable position de s’inquiéter pour lui.

Theo balaie ses inquiétudes d’un geste de main, mais je crois bien qu’on nous présente un Beckett au bord de l’autodestruction dans sa volonté d’être plus humain. Flippant.

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La culpabilité de Ben

Pendant ce temps, Ben est coincé à l’hôpital. Franchement, j’avais oublié l’intrigue après deux semaines, puisqu’il y a eu une pause dans la diffusion. Je ne comprends pas en quoi ce patient devient une fixette pour Ben : il a perdu d’autres victimes par le passé, il sait qu’il ne faut pas faire de promesses inutiles en sauvant les gens et que même en sortant une victime d’un incendie, elle peut ne pas s’en remettre.

C’est le cas : l’adolescent est dans le coma désormais. Bailey s’inquiète de voir son mari être dévoré par ce cas médical et fait le maximum pour l’aider, tout en gérant son propre boulot prenant. Elle le force ainsi à manger et à se changer les idées autant qu’elle le peut… pour mieux le laisser seul dans la chambre quand la mère de l’adolescent débarque.

Elle prend d’abord Ben pour un médecin, puis comprend qu’il est pompier. C’est horrible, parce que Ben est donc logiquement celui qui se sent responsable de la mort de son ami, mais il se retrouve à devoir rassurer et réconforter la femme. Elle se sent tout aussi coupable que lui en plus, parce qu’à ses yeux, c’est elle qui a envoyé son fils dans ce foyer où l’incendie s’est répandu et l’a empêché de sortir plus vite.

Quand la mère le remercie de prendre le temps d’être là pour son fils, Ben finit par être obligé de lui expliquer qu’il a dû faire un choix horrible dans la maison en flammes. Quand même. Après tout ça, Milo finit par se réveiller de son coma, devant un Ben tout heureux.

Pourtant, les mots de Milo sont clairs quand il le voit : il le déteste et ne veut plus le voir. Oui, logique. Je ne sais pas bien à quoi s’attendait à Ben en restant comme ça dans la chambre. Evidemment que c’est plus facile à Milo d’en vouloir à Ben, surtout au réveil. Ben peut donc finir l’épisode énervé par la situation, surtout qu’il reçoit aussi un appel de Ross pour lui indiquer qu’il va se voir remettre une médaille. Il ne s’y attendait pas et il n’est pas sûr d’en vouloir, à vrai dire, parce qu’il a sauvé la famille de Milo, mais pas celle de son pote.

Bref, on fait du surplace. Et je veux bien que ce soit une intrigue réaliste et tout… mais bon, on l’a déjà vécue j’ai l’impression. C’est du surplace qui tourne en rond pour le personnage de Ben, bim, il va recommencer à m’énerver.

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Mrs Davis – S01E02 – Zwei Sie Piel mit Seitung Sie Wirtschaftung – 18/20

Promis, je ne fais pas un AVC, c’est bien le titre de l’épisode, et non, même en allemand, il ne veut rien dire. Cela donne un bon aperçu du ton de la série ! Le premier épisode me laissait perplexe avec plein de questions, ce second épisode répond à tout ce qui me paraissait le plus urgent. Il reste évidemment des questions auxquelles répondre, plein, mais je trouve que l’intrigue de la série se révèle bien plus. En fait, ça aurait fait un meilleur premier épisode, presque. Vous me direz, ils ont été diffusés en même temps, ce n’est probablement pas pour rien. Oui, mais j’aime le rythme d’un épisode par semaine et j’ai décidé d’arrêter de subir le format des plateformes pour le moment. Bref, c’était un excellent épisode, ça me motive beaucoup plus à continuer la série.

Spoilers

Simone accepte-t-elle la quête du Graal de son plein gré ?

Sometimes the best way to find the right piano is to find all the pianos.

J’ai souvent dit et écrit que j’aimais terminer ce que je commençais. Aujourd’hui, je me rends compte qu’il faut que je dise plutôt que j’aime continuer, mais purée, je me laisse submerger par les séries de tous les côtés. La grève des scénaristes qui vient juste de commencer n’arrangera probablement pas mes affaires – même si elle durait six mois, j’ai tellement de retard partout que je doute d’arriver à tout voir. Ceci étant dit, je suis curieux de voir ce que donnera ce deuxième épisode, alors j’ai fini par me décider à le regarder. Un épisode par semaine, c’est très bien, même si cinq ou six sont déjà diffusés.

La Dame de cœur | Semer Wiley | Mrs Davis donne des ailes | Les Allemands | Piano | Jaysus | Clara

La Dame de cœur

Apparemment, c’est ma journée casino, il y en a dans tellement d’épisodes en ce moment, c’est dingue. La série commence à Renov en 2001. Nous suivons une petite fille qui est suffisamment blonde pour que ce soit probablement Simone. Cela n’est pas révélée immédiatement. On la voit d’abord avec sa mère en train de jouer aux machines à sous, avant qu’elle n’assiste à un spectacle de magie.

Elle était donc fan des tours de magiciens quand elle était petite, fan au point de vouloir participer au spectacle de l’un de ces arnaqueurs professionnels. La petite fille est ravie d’être choisie parmi l’audience pour attraper une carte, qui serait très précisément celle de trois autres personnes ayant tiré au hasard une carte : la reine de cœur. C’est un peu cliché comme tour de magie, mais la petite Lizzie/Simone est ravie, vraiment.

Sur le chemin du retour, nous découvrons que Lizzie n’était finalement pas avec ses parents, comme je le pensais, mais avec Tina et Larry. Nous ne savons pas trop qui ils sont pour elle, mais admettons. Ils la laissent sur une aire d’autoroute, où Lizzie patiente jusqu’à ce qu’une autre voiture vienne la chercher. Cette fois-ci, elle est avec ses parents : les magiciens qui étaient sur la scène. Ah.

La série a réussi à m’avoir, je reconnais. Pourtant, j’aurais dû m’en douter et être capable de déceler ce tour un peu gros – on sentait bien que le côté « je vais faire une exception et accepter que cette petite fille participe » était trop gros pour être vrai.

C’est ainsi que nous découvrons les coulisses peu joyeuses de ce spectacle de magie. Lizzie est toujours ravie de recevoir la même carte, la reine de cœur, ravie d’être ramenée à l’aire d’autoroute, ravie de retrouver son père. Mouais, on sent bien qu’il y a là une part d’exploitation et de maltraitance qui ne peut que laisser les séquelles qu’on a déjà eu l’occasion d’apercevoir dans le premier épisode.

Par contre, il aurait pu être intéressant d’avoir ces scènes dès le début de la série : je trouve ça marquant cette histoire, ça se retient plus facilement que l’arrivée en cheval de Simone. Pourtant, d’habitude, je ne suis pas fan des flashbacks. Allez, peu importe, enchaînons : Simone se retrouve un soir à pouvoir fêter Halloween avec son père, et seulement son père.

Les parents passent leur temps à se disputer, parce que le magicien aimerait voir exactement le travail de sa femme pour se remettre avec elle. C’est elle qui organise tous les tours de magie, mais elle refuse toujours que son mari y jette un œil. Le père finit par faire pression et chantage sur la petite Lizzie pour qu’elle pénètre dans le bureau de sa mère et que ce soit elle qui révèle tous les secrets à son père.

Malheureusement, la mère est complètement cinglée : elle a protégé son bureau avec une arbalète. Comme dans les films, quoi. Lizzie se retrouve donc transpercée par une flèche, mais sa mère lui en veut plutôt que d’être vraiment inquiète pour elle. Elle lui en veut d’avoir voulu entrer dans le bureau, certes, mais surtout d’avoir été assez bête pour ne pas voir le tour de passe passe de son père essayant de la manipuler.

Ah ben c’est du beau ! C’est en tout cas à l’hôpital que Lizzie rencontre Wiley. Alors qu’elle attend l’arrivée de sa greffe de foie (oui, la flèche ne la rate pas !), elle papote avec le patient du lit à côté d’elle.

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Semer Wiley

D’un coup, je comprends mieux le problème de Simone la semaine dernière quand elle a trouvé la carte de la reine de cœur dans le cadeau de Mrs Davis. L’épisode de cette semaine reprend en tout cas là où le précédent nous a lâché : Simone doit commencer sa quête du Graal en appelant un numéro de téléphone, mais avant ça, elle rencontre un homme qui ne croit pas en Dieu et qui cherche à retrouver le piano de sa femme.

C’était étrange comme tout, cette intrigue, mais ça ne fait qu’empirer quand Simone révèle à la maîtresse d’école qu’elle a repéré être suivie par un van. Il s’agit du même véhicule qui avait voulu la sauver la semaine dernière… et elle décide de le semer une fois pour toute en échangeant ses vêtements avec la maîtresse d’école. Le tour de magie était sympathique comme tout, ça m’a fait sourire, tout en révélant ce dont on se doutait, les types du van ne sont pas bien malins et bossent pour Wiley. Ils l’informent de la tromperie au téléphone, ça l’énerve, et il en casse son téléphone portable.

Simone retourne ensuite dans le bar de Jay où elle trouve un nouveau cuisinier et où elle apprend que Jay est avec le boss. Si la semaine dernière, elle n’osait pas tellement s’approcher de la porte, cette semaine, Simone s’y rend sans hésiter pour expliquer ce que l’IA lui a donné – le numéro de téléphone. Derrière la porte, Jay fait totalement la sourde oreille, forçant finalement Simone à lui laisser un mot. Elle le donne au cuisinier en révélant alors qu’elle est… sa femme ? Vraiment, la série ne fait que me perdre. Comment voulez-vous que je découpe ça en parties cohérentes pour la critique, en plus ?

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Mrs Davis donne des ailes

Une fois son message laissé, Simone décide de se rendre auprès de… Wiley. C’était bien la peine de semer les hommes qui la suivait si c’était pour revenir auprès de lui, grâce à une adresse trouvée dans sa valise. De toute manière, elle veut juste bavarder avec lui et savoir le contenu de la présentation que Wiley souhaite lui montrer, toujours d’après Mrs Davis.

Après une querelle d’anciens amants assez inutile pour forcer Simone à porter un bandeau, Wiley mène Simone dans un ascenseur leur permettant d’accéder au QG de la résistance. Sur place, Wiley explique rapidement à Simone que l’intelligence artificielle est en train de la manipuler : pour qu’elle accepte sa quête du Graal, l’IA a ainsi fait en sorte de créer une pré-motivation, avec le groupe des allemands qui n’étaient qu’un leurre pour elle. Seulement, le groupe ne sort jamais de son rôle d’après lui.

Il appelle ensuite quelqu’un pour aider Simone à mieux comprendre ce qu’il se passe. Une fois de plus, Wiley détruit son téléphone une fois qu’il raccroche – ce n’est donc pas parce qu’il est énervé, juste pour ne pas être tracé par Mrs Davis, pardon, par l’intelligence artificielle. En effet, par l’intermédiaire de Wiley, Simone rencontre JQR, qu’on peut appeler JQ, et qui l’engueule quand elle essaie de donner un nom à l’IA. Personne ne donne de nom à Facebook ou Twitter après tout. On en comprend un peu plus sur Mrs Davis grâce à ce JQ qui est aussi fou que JCVD si vous voulez mon avis. Bon, bref, simplifions : l’intelligence artificielle donne des quêtes pour obtenir des ailes, des ailes qui ne servent à rien mais qui sont rendues populaires par cette même IA, au point de devenir un accessoire numérique que tout le monde souhaite avoir.

Une fois les gens accros, il suffit de les rendre encore plus dures à atteindre pour que tout le monde soit motivé à tout faire pour avoir des ailes. À partir de là, l’application offre une possibilité de les obtenir, en proposant en échange… la vie de l’utilisateur. Un tatouage pour le marquer, avec sa date d’expiration, choisie par un algorithme. Expiration ? Ces volontaires qui veulent des ailes se retrouvent ensuite incinérés par l’IA.

Cela semble un peu extrême tout de même, mais pourquoi pas. Simone, dans tout ça ? Elle a raison, on aurait dû aller aux toilettes avant cette présentation interminable. Il n’empêche que l’intelligence artificielle a envoyé la photo de Simone à tous les utilisateurs afin de la retrouver – une photo prise le jour de la mort de son père trois ans plus tôt. Le magicien aura son rôle à jouer.

Pour le moment, ce n’est pas important cependant. Ce qui l’est, c’est que Simone a été choisie par l’application pour partir en quête du Graal. Oui, la Résistance est capable de deviner ce que demande l’IA, car ce n’est pas la première fois qu’elle le fait. Simone est l’Elue du moment, une élue que l’IA teste pour ensuite recruter Simone et faire d’elle une modératrice.

Oula, c’est particulier comme recrutement, mais pourquoi pas. J’aime bien en tout cas que l’intrigue de la série soit enfin clarifiée dans cet épisode. J’ai l’impression de voir le premier épisode de la série, en fait. Il serait temps.

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Les Allemands

Le téléphone de Wiley sonne alors – encore un qu’il est prêt à détruire – et le lance dans une nouvelle action. Cette fois, il promet à Simone qu’elle verra ce que les gens sont prêts à faire pour Mrs Davis. Il l’emmène alors sur un toit de bâtiment où la Résistance maltraite des personnes qu’elle soupçonne d’être des utilisateurs de l’IA.

Il s’agit évidemment des allemands qui ont enlevé Simone dans l’épisode précédent. La Résistance insiste une fois de plus pour dire que le Graal n’existe pas et que ces types sont manipulés par l’IA, même s’ils refusent de le reconnaître. Les allemands sont dingues, la Résistance aussi : un des allemands fini suspendu par les pieds depuis le toit du bâtiment, ce qui fait flipper Simone. Elle croit le second homme qui jure ne pas comprendre de quoi il s’agit.

Partant de là, Wiley lui-même semble douter – pourtant, il est supposé être convaincu. Alors qu’on pourrait croire que la série va épargner le pauvre monsieur suspendu par les pieds, finalement, il y a bien un meurtre ce soir-là sur le toit. L’autre allemand en perd son accent et comprend qu’il a intérêt à dire toute la vérité. C’est con, s’il n’avait rien dit, Simone aurait continué de le croire parce qu’il avait juré en parlant de Dieu. Ce n’est finalement pas le cas : il est un acteur qui voulait juste avoir ses ailes. Ah oui, quand même.

J’ai un peu de mal parce qu’on ne sait toujours pas de quoi il est question avec ces ailes – qu’obtiennent-ils vraiment comme passe-droit quand ils en ont ? Vu ce qu’ils sont prêts à faire, ça doit être quelque chose quand même… En tout cas, il ne s’agit pas de voler quand on voit ce qu’est devenu le premier des deux hommes, qui a fini par s’éclater dans un camion. Pas le temps de se poser la question ; ou de leur poser : la police arrive, forçant nos héros à s’enfuir.

Simone se sépare une fois de plus de Wiley, acceptant au passage son téléphone… pour mieux que la série nous surprenne et la surprenne.

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Piano

Mrs Davis est forte, elle lui envoie ses faux parents, Larry et Tina. Ils ont quelque chose à lui montrer, soi-disant juste en bas de la rue… mais l’emmènent pour un trajet en voiture qui est bien plus long que ça. Simone abandonne vite le combat contre Mrs Davis et se laisse totalement faire à ce stade, voyant bien qu’elle n’a plus tellement de libre-arbitre puisque l’IA s’acharne sur elle. Un élément que j’ai beaucoup aimé dans la voiture, une fois que Tina devient proxy de Mrs Davis, est que l’humour de cette intelligence artificielle n’est toujours pas au point. Cela m’a rappelé mes propres tentatives de demander une blague à ChatGPT. Ce n’était pas très efficace ; l’humour de Mrs Davis ne l’est pas non plus. On sent l’effort, mais eh, ce n’est pas ça.

Tina aussi n’est pas au point non plus quand il s’agit de gérer le proxy de Mrs Davis. Elle nous balance du code que Simone ne devrait pas entendre ou comprendre, puis laisse clairement transparaître ses émotions à elle plutôt que celle de Mrs Davis quand il s’agit de parler avec Simone. Elle apprend ainsi le but de Simone, puis sa quête et lui révèle, comme on s’y attendait, qu’elle est l’élue.

Sinon, Larry conduit la voiture pour emmener Simone en plein milieu du désert où l’IA a eu la bonne idée de faire installer… tous les pianos similaires à celui que cherchait l’homme en début d’épisode. C’est quelque chose, ça quand même. L’IA a réussi à trouver comme cela le bon piano, et à faire en sorte que l’homme tombe dessus. C’est quelque peu poétique comme intrigue, j’imagine.

Même si une journée complète s’est passée depuis sa rencontre avec l’homme, Simone n’a pas eu le temps de prier pour lui. Elle refuse donc ses remerciements, parce que bien sûr, l’homme la remercie d’avoir prié pour lui pour qu’il retrouve le piano. Même si elle n’y est officiellement pour rien, c’est grâce à elle de toute manière : c’est pour lui plaire que l’IA le fait.

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Jaysus

Perturbée par ce qu’il se passe, Simone décide finalement de retourner dans le restaurant où elle espère voir Jay. J’aimerais en savoir plus sur lui et sur le boss, qui pourrait être la mère de Simone en vrai : il y a sur la porte du bureau exactement la même pancarte que sur le bureau de sa mère. Simone s’énerve sur la porte, mais Jay est finalement derrière elle, avec un bouquet de fleurs et un dessin de Clara, la dernière personne qui a eu le Graal entre les mains paraît-il.

On sait en effet qu’il existe, avec le flashback du premier épisode. Pour en revenir à Simone et Jay, il est confirmé qu’ils sont bien mari et femme. Ils s’embrassent même dans cet épisode. Par contre, Simone est amoureuse de lui, mais c’est pour lui qu’elle est devenue une nonne. Va falloir m’expliquer certaines choses, tout de même. Au moment de la demande en mariage, elle a dit « oui, Jésus », mais j’espère qu’on ne pas trop partir en délire de fanatique religieux.

La scène se termine, comme dans l’épisode précédent, par Simone qui mange l’indice et semble heureuse de le faire. Une fois que c’est fait, elle révèle aussi avoir parlé avec Wiley… puis se réveille en plein milieu du désert de piano. Pardon ? Est-ce qu’il faut comprendre que tout ça n’est qu’un rêve – son moyen de communication avec Dieu serait Jay ? C’est si bizarre. C’est tellement le délire de fanatique religieux que je craignais.

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Clara

En tout cas, elle se retrouve vite de nouveau au fast-food de l’aire d’autoroute et appelle Wiley. Elle lui demande de l’aider à traquer le numéro qu’elle s’apprête à appeler, qui lui a été donné par Mrs Davis. Un homme décroche le téléphone et Simone lui demande aussitôt le Graal, avant d’expliquer qu’elle est Clara. Ce n’est pas bien cohérent : il ne reconnaît pas sa voix, il lui demande où elle est… et elle répond par la même question, grillant totalement la supercherie.

Sans surprise, l’homme raccroche. Wiley lui demande aussitôt qui est Clara, mais cette fois encore, elle ment, expliquant que c’était sur la carte de Mrs Davis. C’est faux, bien sûr, mais peu importe. Finalement, le numéro de téléphone qu’elle vient d’appeler menait à Londres. Le prochain épisode verra donc Wiley et Simone se rendre ensemble en Angleterre – si elle arrive à avoir un passeport d’ici là.

Malheureusement, la fin d’épisode nous révèle que Wiley n’est pas si innocent que ça. Simone fait confiance à la mauvaise personne. Le cliffhanger est excellent : Wiley a monté tout un coup pour la convaincre de bosser pour lui ; les allemands étaient des acteurs, certes, mais ils bossaient avec lui, comme les faux flics. Oh bordel, il faut donc se méfier de tout dans cette série ? C’était pourtant évident : on n’a pas vu de cadavre, l’homme tombant à travers un camion. Le pire, c’est que quand il est tombé, je me suis dit que ça pourrait être un coup monté… mais sans m’en formaliser pour autant. Très bien, c’est noté, il va falloir être plus attentif. Et c’est un bien meilleur épisode que le précédent.

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True Lies – S01E03 – Separate Pairs – 18/20

Bien, je crois que ça y est, la série trouve vraiment son équilibre avec cet épisode qui s’attarde davantage sur les personnages secondaires, tout en continuant de maîtriser impeccablement son rythme et son humour. Les acteurs sont géniaux, les personnages attachants, l’écriture dynamique et ça permet de proposer un très solide épisode oscillant entre humour et action. Tout ce qu’on aime, donc.

Spoilers

Helen et Harry ont des problèmes d’argent, même s’ils sont parfois milliardaires.


You shouldn’t drive and shoot at the same time, it’s in the training manual

Par accident, cet épisode s’est lancé en VF sur Disney + quand j’ai voulu le regarder. J’ai tendance à vouloir croire en la bonne foi des VF et à vouloir les défendre, mais sérieusement, quel échec la traduction du générique qui gomme totalement le nom de la série et retire le dialogue au profit d’un quasi-monologue (y avait aucune raison qu’elle ne parle pas plus que ça ou n’intervienne pas à la fin pour compléter « pour le meilleur et pour le pire »). Parfois, je me dis que je me suis trompé de métier. Bref, la critique de l’épisode, peut-être ? Clairement, je passe en VO, hein.

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Sous couverture

Les Tasker se retrouve avec un problème de plomberie, parce qu’ils ont rafistolé le lave-vaisselle avec du scotch. Oui, alors forcément, du scotch sur un tuyau, c’est rarement efficace, hein. Ils ont beau être des espions, ils sont toujours dans la merde financièrement : risquer leur vie ne rapporte rien de plus que ce qu’ils gagneraient dans leur vie quotidienne de couverture. C’est une jolie manière de faire des économies pour les gouvernements ça.

Helen ne comprend toutefois pas comment se concentrer sur le sauvetage du monde avec tous les problèmes qu’ils ont dans le quotidien – une jolie manière de nous parler de la charge mentale de mère de famille quand un père est capable de « compartimentaliser » sa vie professionnelle et sa vie perso. Ben oui. Et encore, il n’est même pas question de Dana et Jake pour l’instant. En tout cas, Ginger Gonzaga continue de me faire rire bien trop simplement : j’ai adoré sa tête quand elle se prend de l’eau sale sur la tronche. La pauvre. C’est la vie sous couverture, ça.

Elle continue de gérer comme elle peut la situation, envoyant les enfants chez les grands-parents pendant que le plombier assure qu’ils auraient dû faire des réparations au moins un an auparavant. Bref, toute la plomberie est fichue, les Tasker ont des problèmes d’argent et tout ça va obséder Helen pendant tout l’épisode.

De son côté, Harry se rend au travail pour mieux… devoir gérer sa mission sous couverture. Je me demandais ce qu’il en était, mais on nous confirme que les agents sont certes des espions, mais ils font aussi du vrai travail de vendeur d’informatique, avec un rapport mensuel à fournir pour que la boîte puisse tourner. C’était rigolo à voir, mais je ne doute pas que les intelligences artificielles s’en chargent en 2023. Cela dit, la série gère bien la comédie grâce à ça.

J’adore vraiment le côté couverture à maintenir tout en sauvant le monde. Pendant l’épisode, on voit ainsi Helen donner un cours à distance en prétendant être malade, pour mieux retirer son pull deux minutes plus tard et révéler une robe magnifique pour partir à une soirée où elle devra être milliardaire. Incroyable. Milliardaire ? Ouais, il va falloir que j’entame la critique de l’intrigue d’espionnage de l’épisode à un moment.

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L’ingénieur

L’épisode commence par une scène un brin choquante, avec une attaque terroriste en plein milieu de Zurich, perpétrée par un certain « Ingénieur », en 2017. Deux ans plus tard, Omega a mené une mission à Prague pour tenter de le retrouver. C’est par cette opération souricière que la série reprend, Omega travaillant avec un certain Ian du MI-6.

J’ai beaucoup aimé cette manière de nous présenter la situation de la mission, c’était rapide et efficace. Tout aussi rapide et efficace était la manière d’intégrer une backstory faisant de Maria et Luther un couple. Je ne m’y attendais pas forcément à ce qu’on nous sorte que ça se soit déjà fait avant – ou qu’on nous présente si vite dans la série une mission qui est un échec pour la super équipe d’Oméga. Celle-ci n’a absolument pas changé depuis 2017.

Ouep, c’est un échec : Ian meure, tué par l’ingénieur et celui-ci court toujours. On comprend donc qu’il sera au centre de ce nouvel épisode. Gib annonce rapidement au reste des agents qu’ils ont une piste pour retrouver l’ingénieur, qui vend une arme nucléaire miniature désormais. Contre toute attente, pour mener à bien la mission, Gib demande l’aide d’Helen.

Si Luther et Maria se retrouvent à devoir bosser dans un casino, pour s’assurer que l’acheteur de la bombe – Pieter Voss – perde l’argent dont il a besoin, Gib demande à Helen et Harry de jouer un couple riche qui jouent et gagnent au casino. C’est rigolo : Omega se sert totalement d’Helen et Harry sur ce coup, ils ont besoin d’agents jouant un couple, et hop, ils utilisent un vrai couple.

C’est assez crédible comme manière de faire, en vrai, et c’était très top de voir les agents partir en mission ensemble. La série gère bien les choses aussi pour intégrer chaque personnage, on nous remet leur nom à l’écran et tout, ça marche bien.

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Luther et Maria

Traquer l’ingénieur ramène Luther à son passé, et c’est surprenant. C’est une bonne manière de développer les personnages secondaires, ce qui est exactement ce que j’espérais à la fin de l’épisode précédent, après tout : Luther se confie ainsi à Harry sur sa rupture avec Maria. Elle a eu lieu juste après la mission en 2017, et il semble clairement ne pas avoir compris pourquoi ils ont rompu.

Reparler de l’ingénieur semble lui donner envie de réenvisager sa relation avec sa collègue. C’est la pire idée du monde, Harry le sait, il le sait, mais il en a quand même envie. Du coup, une fois qu’ils partent en mission et se retrouvent à bosser que tous les deux, il aborde le sujet, demandant à Maria pourquoi elle ne veut pas se remettre avec lui.

La série propose alors un running gag avec les agents qui sont en permanence écoutés à la radio par Gib, qui entend tout quand ils s’embrassent en 2017 et tout quand ils parlent de leur couple en 2023. Le pire, c’est que même en le sachant, Luther continue d’évoquer leur relation, tout en essayant de se connecter au réseau de caméras du casino depuis le toit. Ils y arrivent évidemment.

Par contre, ils manquent de se faire surprendre par un employé du casino qui sort sur le toit pour fumer, les forçant à… s’accrocher au rebord du toit pendant deux minutes. « Interesting choice », effectivement, mais bon humour. Ils survivent évidemment et la conversation continue pour la suite de la mission, avec Gib les pressant pour qu’ils règlent le problème entre eux afin de continuer à faire du bon boulot.

C’est un peu gros que Luther revienne six ans après sur leur relation, là.

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Le casino

Harry et Helen peuvent donc entrer réellement sous couverture, et c’est excellent à voir. On commence par les découvrir à l’hôtel où ils se changent et enfilent des vêtements tellement chers qu’ils pourraient suffire à rembourser tous les frais de plomberie – ou les années fac de leurs enfants. C’est une excellente chose, en vrai, que de nous montrer à quel point tout ça obsède Helen.

D’abord, ça fait de l’humour pour l’épisode, et de l’humour bien senti – les louboutins magnifiques qui lui font mal aux pieds, par exemple. Ensuite, ça permet de nous montrer qu’ils vivent une vie de rêve quand ils sont sous couverture, malgré les risques. Et puis, la série en profite aussi pour leur fournir de jolies fringues. Oui, s’ils sont bien habillés, c’est parce qu’ils interprètent à présent des milliardaires : Harry serait un riche financier et Helen sa femme-trophée, une mannequin de maillot de bain.

Cela ne lui plaît pas tellement et quand ils approchent le couple dont ils doivent provoquer la faillite, Helen comprend que Tiffany, la femme, ne restera pas à leur table de casino si elle rencontre une autre femme-trophée. Helen en profite immédiatement pour improviser et déglinguer leur couverture en une phrase : elle inverse son faux job et celui d’Harry. C’était excellent à voir, même si ce genre d’improvisation reste peu crédible dans le cadre d’une agence d’espionnage qui a dû dépenser des fortunes en création de couverture.

Oui, mais voilà : Helen est novice alors ça passe. Et puis, un bon espion improvise forcément pour mieux gérer une mission. Elle se révèle excellente à ça, gagnant rapidement l’amitié de Tiffany, puis de son mari Pieter. Grâce à Helen, Harry est relégué au statut de mannequin, mais aussi à celui d’espion de seconde zone, franchement. C’est elle qui porte toute la mission, donnant un second rendez-vous crédible au couple, puis, lors de ce second rendez-vous, arrivant à fluidifier tous les mouvements du couple vers les tables où Maria et Luther sont sous couverture comme croupiers.

C’est aussi elle qui remarque que chaque fois que Pieter Voss retourne chercher de l’argent car il se fait plumer, il y a un autre homme qui va en chercher aussi. Si elle utilise cette info pour faire de l’humour, n’importe quel téléspectateur comprend qu’on tient là l’ingénieur.

Pourtant, les espions ne s’en rendent pas compte, trop occupé qu’ils sont à plumer Pieter. En vrai, c’est absolument horrible comme intrigue : je sais bien que Pieter est un méchant, mais Harry le pousse à faire tous les choix qui le poussent à la faillite. Et lui, il n’est pas sous couverture, c’est son vrai argent quoi. Bon, bien fait, c’est un méchant… sauf qu’on ne le voit jamais vraiment comme ça dans l’épisode. Il est juste un homme riche qui se fait plumer au casino, quoi.

Inévitablement, Pieter s’énerve d’avoir tout perdu et finit par se retourner contre Harry qu’il tient responsable de sa ruine. Non seulement, il le tient pour responsable, mais en plus, il l’est. Sérieusement. La situation dégénère un peu quand il sort une arme pour menacer Harry et passer ses nerfs, mais Harry est un bon agent capable de gérer ce genre de stress, contrairement à Helen qui ne l’aurait pas pris comme ça du tout – d’ailleurs, elle panique le lendemain quand elle l’apprend.

Bref, Harry parvient à faire ce qu’on attend de lui : il rassure Pieter et se met dans une situation où il est capable d’avoir plein d’informations sur l’arme nucléaire. Il assure que Gloria (c’est-à-dire la couverture d’Helen) pourra le rembourser et qu’ils vont pouvoir lui soutirer de l’argent. Bim, problème réglé.

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La fin de mission

C’est une jolie théorie pour régler le problème. En pratique, en revanche, c’est autre chose : le lendemain matin, Helen et Harry retrouvent le cadavre de Pieter dans sa chambre d’hôtel. Ils comprennent rapidement qu’il s’est fait doubler et doutent que cela puisse venir du Cap, où sont ses boss.

Cela pourrait être un vrai problème, mais ça n’en est pas un : Helen parle enfin du type qu’elle a repéré la veille et qui s’avère effectivement être l’ingénieur, la reconnaissance faciale le confirme rapidement en l’identifiant à plusieurs endroits stratégiques où l’Ingénieur a fait ses coups terroristes. Et en plus, Gib le repère encore dans l’hôtel, qu’il est en train de quitter.

Tous les agents se mettent aussitôt à sa poursuite en voiture, sachant qu’il a une arme nucléaire dans la sienne et qu’ils ne peuvent surtout pas provoquer d’accidents. Cela complique la situation pour eux, forçant même Maria et Luther à placer leur voiture entre celle de l’ingénieur et un camion. C’est un joli accident de voiture que propose la série : la voiture de l’ingénieur n’a rien, Maria et Luther survivent.

Par contre, derrière eux, il y a Harry et Helen. C’est elle qui conduit et elle est un peu choquée, ça se sent. Harry voulait la protéger et la laisser en arrière, mais elle a insisté pour conduire afin qu’il puisse tirer si besoin. J’adore le running gag du manuel d’instructions qu’Helen doit lire en permanence – j’aimerais bien qu’on puisse en avoir un aperçu, parce qu’elle s’y réfère en permanence et que c’est toujours à des moments inattendus pour faire passer de l’humour.

Bon, la situation n’est pas hyper humoristique là : Harry et Helen pourchassent l’ingénieur qui n’hésite pas à leur tirer dessus. Gib rappelle à Harry qu’il ne doit surtout pas tirer et qu’il faut donc trouver un autre moyen de l’arrêter, pour éviter une explosion nucléaire. Il n’en faut pas plus pour qu’Harry décide de sauter de sa voiture en marche vers celle de l’ingénieur.

Bref, heureusement qu’Helen était là pour conduire, finalement. Tout est évidemment bien qui finit bien, l’ingénieur est arrêté par toute l’équipe d’espions et Ian est ainsi vengé, en très grande partie grâce à Helen.

Oh, suite à l’accident de voiture, Luther a besoin d’être hospitalisé tout de même, parce qu’il s’est cogné la tête. Comme il était dans la voiture avec Maria, ça leur permet aussi d’avoir le temps de conclure leur dispute de l’épisode. Maria finit par reconnaître qu’ils étaient une bonne équipe ensemble, quand ils étaient en couple. Elle explique aussi que c’est la raison de leur rupture : elle avait trop peur de perdre quelqu’un qu’elle aime et a préféré le chasser de sa vie. La révélation est exactement ce que Luther attendait, mais il s’endort à cause des sédatifs avant de l’entendre. Dommage, quand même.

Il est donc temps de conclure la mission sous couverture, pour reprendre la couverture de la vraie vie. Helen m’a fait rire à dire au revoir à chacun de ses vêtements, mais j’ai surtout aimé voir Harry s’occuper du problème de plomberie qu’ils avaient, comprenant qu’il s’était trop reposé sur Helen quand il partait en mission pour tout régler.

C’est donc Omega qui réparera leur plomberie : normal, le système de sécurité mis en place par la boîte pourrait être détruit par la moisissure. Bref, le problème est réglé… Harry et Helen peuvent donc profiter d’un joli bain de billets. Je les adore, je crois.

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