The Mandalorian – S03E03

Épisode 3 – The Convert – 13/20
Cet épisode me laisse un énorme goût de « tout ça pour ça » en ignorant le cliffhanger précédent et en étant drôlement long à s’attarder sur des points très secondaires de l’intrigue, pour l’instant en tout cas… J’espère que les épisodes suivants parviendront à tisser du lien pour la suite de la saison, parce que je n’ai pas tellement accroché aux enjeux présentés dans celui-ci, à défaut de bien les comprendre.

Spoilers

Din Djarin et Bo-Katan quittent Mandalore après une petite baignade. On redécouvre le Dr Pershing.

Long live the New Republic.

Le problème avec cette série, c’est que dès que je prends un peu de retard – mais vraiment trois fois rien en plus – je me retrouve salement spoilé. Je sais donc déjà que cet épisode va être interminable, puisqu’il dure le double du temps habituel et se concentre sur des personnages secondaires. C’était un peu inévitable, j’imagine que c’est un juste retour de bâton après avoir eu des épisodes de The Mandalorian ailleurs que dans cette série.

Toujours est-il que ça commence plutôt bien : Din Djarin se réveille après s’être baigné dans les eaux de Mandalore, alors il est de nouveau un Mandalorien. Le fait qu’il y ait désormais un énorme gouffre n’inquiète pas plus que ça notre héros – et sa sauveuse se garde bien de lui expliquer qu’elle a vu un gigantesque monstre l’entraîner dans les profondeurs. Ils s’en vont donc le plus vite possible de la planète et… Tout ça pour ça ?

C’est super frustrant de nous laisser sur un cliffhanger de malade pour si vite l’oublier. Au moins, la série arrive à nous ramener de l’action rapidement avec une bataille entre vaisseaux spatiaux qui intervient très rapidement. Mando n’a même pas le temps de revenir à son vaisseau qu’il est déjà sous attaque. Bon, ce n’est pas exactement lui qui est sous attaque : c’est Bo-Katan.

Elle parvient à s’approcher suffisamment de son château pour envoyer Djin Djarin récupérer son propre vaisseau. Cela permet à notre héros de lui venir en aide bien rapidement, alors que la course poursuite entre vaisseaux continue. Cela fait plaisir de voir que le budget de la série est toujours capable de gérer de telles batailles – mais tout de même, je reste frustré de ne pas passer plus de temps avec le monstre de l’épisode précédent.

La course poursuite est très belle à voir, mai selle reste sans grande surprise. Dans un vaisseau, nous avons Bo-Katan et Grogu, dans l’autre, Din Djarin. Evidemment que nos héros s’en sortent. Malheureusement, si les vaisseaux sont principalement intacts, ce n’est pas le cas du château de Bo-Katan. En effet, le château est bombardé et rendu complètement inutilisable par plusieurs des chasseurs que Bo-Katan s’était mise à dos.

Elle essaie bien de se venger, mais ils sont soudainement totalement dépassés par un grand nombre de vaisseaux. Cela pousse Din Djarin à battre en retraite avec Bo-Katan, et ça nous amène la saison dans une direction totalement différente.

Effectivement, après le générique, nous nous retrouvons dans un décor bien différent, avec des personnages que nous avions d’une part oublié et d’autre part jamais vu, si je ne m’abuse. Bon, nous débarquons donc en pleine conférence du Dr Pershing, que nous n’avions plus vu depuis la saison 1 (il me semble). Il explique qu’il travaille à présent sur le clonage, non pas à partir d’un brin d’ADN mais de deux brins d’ADN, dans l’espoir de réussir créer un clone récupérant la meilleure partie de l’ADN de chacun des brins lui servant de base.

C’est intéressant comme sujet, même si je peine à voir le rapport avec le reste de la saison. En tout cas, Pershing se trouve donc sur la planète Coruscant et c’est sur lui que l’épisode se concentre principalement. Il est emmené de la conférence vers son hôtel assez rapidement. Il fait désormais partie d’un Programme qui semble fasciner tout le monde autour de lui : Amnistie.

Il en rencontre rapidement d’autres membres, dont G27, M40 et G68. J’ai l’impression d’être trollé pour les noms, franchement. Star Wars… Que voulez-vous ? G68 n’est finalement pas un visage inconnu, mais une ancienne alliée de Gideon. Ma foi.

Les nouveaux amis trinquent à la santé de la nouvelle République assez rapidement et G68 s’intéresse ensuite à Pershing et ses activités. Il se fait rapidement des amis au sein de ses nouvelles troupes, en tout cas. J’ai eu du mal à accrocher : autant je veux bien suivre et apprendre à connaître Pershing, autant les souvenirs de guerre de tous les personnages que je ne connais pas encore, ça ne m’a pas fasciné.

La scène avait pourtant son importance : Pershing (ou L52 au sein d’Amnistie) explique que les biscuits des rations de combat lui manquent et bim, dans la scène suivante, il en reçoit toute une livraison à sa chambre d’hôtel. Il aurait pu avoir une boîte aux lettres, tant qu’à faire. Bon, je vais me contenter du point de Bingo Séries sur sa reconversion professionnelle, cela dit. On le suit en effet à bosser ensuite dans un box loin du glamour de son discours de la veille.

Le soir, il se promène dans une ville avec des milliers d’habitants et toute une fête foraine spatiale (c’est le même genre de fête foraine que les nôtres, sauf que les magiciens font apparaître des mini-dragons et que les glaces y sont fluorescentes). Rapidement, Pershing explique à G68 qu’il ne veut pas continuer à mener l’ensemble de ses travaux, persuadé que ça n’intéresserait pas la Nouvelle République. Toutefois, celle-ci n’est pas entièrement d’accord avec lui. On sent le discours de Résistance qui se met en place, l’air de rien, alors qu’elle lui assure qu’il faut qu’il vive un peu plus librement, parce qu’ils ne sont pas sous l’Empire.

Bon, très bien… Et alors ? Je peine à voir où veut en venir l’épisode. Le pire, c’est que j’étais spoilé et que je le savais d’avance ! Cela ne m’empêche pas de m’ennuyer un peu devant l’épisode, ce qui est toujours chiant, tout de même. Lors d’un entretien avec un robot, Pershing aussi est confronté à une information chiante : il apprend que sur Coruscant, ses anciennes recherches sont illégales. Il ne peut donc pas continuer de les mener, contrairement à ce que lui suggérait G68.

Malgré tout, il reste persuadé que ses recherches sont plus importantes que les lois. Il en parle ainsi à nouveau à G68, lui expliquant les ressources dont il aurait besoin pour ça. Elle est heureuse de lui fournir un laboratoire, quitte à sortir de son périmètre. C’est quelque chose qu’il n’a pas très envie d’essayer, on le sent très craintif, mais il finit par se faire à l’idée malgré tout, parce qu’il n’a pas trop le choix.

Il met donc de côté le danger, et j’ai trouvé que la série mettait trois plombes à le faire changer d’avis quand il était évident dès le départ qu’il changerait d’avis. Sans ça, la saison ne pouvait pas vraiment continuer dans la nouvelle direction clairement visée. J’ai du mal à comprendre, en revanche, l’intérêt de s’attarder si longtemps sur Pershing. Deux ans (trois ?) pour tourner une saison super courte qui perd du temps comme ça ? C’est frustrant.

Bon, toujours est-il qu’il s’ennuie ferme dans son nouveau travail le Pershing, et qu’il est frustré lui aussi de ne pas réussir à faire tout ce qu’il souhaite au travail. Il accepte donc la proposition de G68 de lui fournir un laboratoire en-dehors de son périmètre. Il troque son uniforme pour un manteau qui le rend un peu plus dark et se convainc qu’il fait tout ça pour aider la Nouvelle République. Petit tip comme ça, au cas où : si t’as besoin de te répéter devant le miroir que tu fais la bonne chose et que tu aides la Nouvelle République, c’est probablement que tu n’es pas en train de l’aider autant que tu le penses.

G68 emmène en tout cas Pershing dans une gare où il a du mal à cacher son stress et se fait remarquer d’à peu près toutes les autorités qu’ils croisent. Heureusement, G68 a un peu plus de sang-froid que ça et parvient à le faire monter dans un vaisseau à bord duquel ils ne devraient pas être. À mes yeux, c’est juste l’équivalent du métro, mais ça les éloigne du cœur d’Amnistie pour les mener à la décharge de la planète. Sur place, G68 espère retrouver un ancien vaisseau de l’Empire, dans lequel il y avait un laboratoire. Elle en profite pour révéler à Pershing que c’est à la décharge qu’elle a trouvé les biscuits qu’elle lui a offerts – bien sûr que ça venait de G68.

Bon, en tout cas, j’espérais un arrêt de ce métro spatial, en vain. Ce qui fait fuir G28 et Pershing de ce train, ce sont finalement les contrôleurs. En effet, ils n’ont pas de billets, puisqu’ils n’avaient pas le droit de quitter le périmètre. La course poursuite se fait calmement dans le train, et ce n’est pas bien crédible de les voir parvenir si vite et si bien à échapper à la surveillance de droïds.

Qu’importe : ils parviennent enfin à sauter du train après une scène de suspense qui se voulait scène d’action de l’épisode. Pershing prend alors conscience du fait qu’il n’a jamais été autant hors la loi précédemment. Super pour lui, ma foi. Et en vrai, il est plutôt chanceux : ils ont sauté du train à proximité de son arrivée, ce qui fait qu’ils trouvent rapidement un vaisseau de l’Empire.

Les vaisseaux étant inutilisables, ils sont laissés sans surveillance, ce qui arrange bien les affaires de nos personnages. Ils n’ont plus qu’à entrer dedans et trouver le laboratoire, en profitant pour papoter davantage : G28 utilise donc ce moment pour se présenter officiellement. Elle s’appelle donc Elia Kane. Bon, G28 ça m’allait bien, je m’y étais fait.

Les présentations entre Elia et Penn étant faites, on peut finalement enchaîner sur la découverte du laboratoire mobile dont Pershing dit avoir besoin pour mener à bien ses recherches illégales. Il en profite aussitôt pour commencer à rassembler tout le matériel dont il pense avoir besoin pour la suite de son projet. Il n’en a pas pour bien longtemps à rassembler tout ce dont il a besoin, mais c’est quand même trop long : des bruits sourds se font entendre dans le vaisseau. Les deux personnages comprennent assez vite qu’ils ne sont pas aussi seuls que ce qu’ils le pensaient.

Au moment de quitter le vaisseau, ils repèrent donc des lampes-torches qui sont clairement à leur poursuite. On sent bien que l’on doit stresser pour eux… mais comme on ne les connaît pas vraiment, j’ai plutôt eu envie qu’ils se fassent prendre pour en finir au plus vite. C’est finalement ce qu’il se passe : Pershing est ainsi arrêté rapidement et son matériel récupéré par… Elia. Oui, elle le trahit complètement.

C’est même pire qu’il n’y paraît au premier abord : elle le piège et est celle qui l’a dénoncé. Du côté d’Amnistie, on pense donc qu’il est toujours sous emprise de l’Empire et qu’il est lobotomisé par celui-ci. La solution ? Un petit lavage de cerveau à l’aide d’une technologie très au point, bien sûr. Le pire est encore qu’Elia demande à rester sur place pour augmenter la puissance de la machine et s’assurer que ce qui devait être un petit parcours de santé se transforme en un grillage de cerveau en bonne et due forme. Je ne sais pas bien pourquoi on a suivi tout ça, par contre.

Pour la fin d’épisode, nous repartons bien loin de tout ça : Bo-Katan et Din Djarin arrivent sur la planète où Mando était lors du premier épisode. Il s’agit, après tout, d’un refuge pour Mandaloriens. Je ne suis pas convaincu que Bo-Katan y soit tout à fait à sa place, comme elle ne suit plus la Voie idéale, mais bon, elle a besoin d’un refuge. Et puis, techniquement parlant, elle s’est baignée aussi, donc elle n’est plus une Apostat.

Les gardes ne le voient pas comme ça et les empêchent d’entrer dans le refuge, jusqu’à ce que Din Djarin insiste et assure avoir des preuves : il a pris un échantillon de l’eau après s’être baigné. C’était un bon réflexe pour prouver sa rédemption : il remet l’échantillon et prouve que les Eaux Vivantes sont toujours accessibles. Mandalore n’est plus si maudite que ça, finalement. Din Djarin obtient donc la rédemption qu’il voulait tant, mais ce n’est pas le seul : Bo-Katan n’a peut-être plus de château, mais elle peut à nouveau vivre comme ses ancêtres car elle s’est baignée aussi. Bien. La suite au prochain épisode, comme on dit.

Wolf Pack – S01E08

Épisode 8 – Trophic Cascade – 15/20
J’avoue que j’espérais une conclusion de saison qui puisse servir de conclusion de série au cas où et que je suis un peu dégoûté de ne pas l’avoir eu. En vrai, ça me paraissait possible de tout conclure. Au lieu de ça, on perd du temps en début d’épisode et beaucoup de twists sortent de nulle part pour s’assurer des cliffhangers de fin de saison. Est-ce que ça me fait espérer une saison 2 ? Eh, pourquoi pas. Faudra juste que ça tienne à nouveau sur de peu d’épisodes.

Spoilers

Baron est mortellement blessé.

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I got caught in the fire.

C’est dingue de se dire que c’est déjà l’épisode final de cette saison. Bon, ce n’est peut-être pas plus mal qu’on obtienne une fin rapidement cela dit, parce que la qualité n’est pas exceptionnelle après tout. En plus, je le vois comme quelque chose de positif alors que Riverdale s’apprête à repointer le bout de son nez – une série adolescente parfaite pour en remplacer une autre. Il va falloir que je m’y mette, j’ai une dizaine d’épisodes de retard.

Cela dit, aujourd’hui, je suis là pour commenter cet épisode final qui commence par un montage un peu flou d’Everett retirant le couteau de la poitrine du loup qui a voulu tous les buter. On aurait pu penser que la lame en argent le tuerait, mais ce n’est finalement pas le cas. Au contraire, on le retrouve après le générique dans un fauteuil en cuir qui semble indiquer qu’il va bien et qu’il va survivre sans souci.

Après, je ne saisis pas trop bien où il est censé être, mais ça ressemble à un hôpital désaffecté, et non merci. Le truc, c’est que la série s’embarque ensuite dans une séquence qui manque clairement de sens : quand il se regarde dans un miroir, son reflet est celui d’Everett. D’ailleurs, les médecins l’appellent tous Everett quand ses parents débarquent.

Ses parents ? Pas ceux d’Everett : Garrett et Ramsey. Si Sarah Michelle Gellar joue toujours aussi bien, j’aimerais bien des explications plus claires sur ce qui est en train de se passer. Au départ, je me suis dit que notre loup voyait peut-être ce qui allait arriver par la suite à la meute – parce qu’il parle de l’incendie dans un moment de lucidité. Finalement, c’est plutôt le passé qui semble être exploré par ces premières scènes.

En effet, après s’être pris pour Everett, Baron se retrouve à la place de Blake : il aperçoit ses parents – mais toujours joués par Ramsey et Garrett – en train de s’embrouiller pour un SMS reçu par la mère, tandis que Danny fait une crise de plus. Cette fois, on est dans le passé, avec un accident de voiture qui a probablement mis fin au mariage des parents de Blake.

L’avantage, c’est qu’on avance vite dans l’épisode comme ça, histoire que Baron se retrouve dans l’enfance d’Harlan : il écoute ainsi aux portes et entend Prisha et Garrett évoquer l’accident de Luna avec le cheval. Soit. Sa session d’écoute arrive rapidement à son terme quand Luna vient l’interrompre et hop, il se retrouve dans la peau de Luna, au lycée, à dessiner son crush. Bordel.

Cette séquence de rêves nous fait perdre un temps incroyable sur le dernier épisode de la saison – et possiblement de la série, parce que j’ai un doute sur son renouvellement tout de même. Bref, la lumière vire au rouge quand Baron voit un dessin de loup, et Everett peut débarquer pour lui dire que le feu ne l’a pas tué, mais l’a changé, avant de le poignarder.

Je veux bien, c’est amusant les rêves, hein, mais les enchaîner comme ça, c’est frustrant. Concrètement, ça ne développe rien : les personnages que l’on connaît déjà n’évoluent pas vraiment  et Baron, qu’on ne connaît pas, n’est pas lui-même. On n’apprend donc pas à le connaître plus que ça.

On enchaîne sur une scène où Baron est dans la peau d’Harlan se faisant draguer ; puis où il se retrouve à courir nu (ça faisait longtemps) dans les bois pour… pour ? Je ne sais pas. Il finit face à un Harlan enfant, puis Garrett lui tire dessus et ça met enfin fin à la séquence de rêves. Putain, tu m’étonnes que l’épisode dure près d’une heure, du coup.

On revient donc enfin à la réalité, dans laquelle Baron est peu conscient de ce qui est en train de se passer. Les quatre adolescents (le tueur au couteau a disparu dis donc) font tout ce qu’ils peuvent pour lui venir en aide et le sauver, mais bon, ils ne sont pas médecin. Ce n’est pas évident de savoir quoi faire pour sauver un loup-garou qui est clairement en train de souffrir.

Au passage, Harlan nous fait une crise d’angoisse qui n’est pas liée à Everett, avant que tous ne découvrent, grâce à un coup de fil, qu’il est possible de sauver Baron en retirant tout l’argent de son corps. On notera que dans la précipitation quelqu’un a pensé à enfiler un pantalon à Baron, hein. Bref, ce n’est pas l’important : l’énième coup de fil anonyme de la saison révèle à nos ados qu’ils peuvent sauver Baron, mais qu’ils sont en fait face à un choix. S’ils le laissent mourir, alors ils n’auront plus de pouvoir – ce qui motive Blake pour le tuer, évidemment.

Dans tous les cas, les ados doivent trouver un endroit où le cacher en attendant. Ils décident de le planquer chez Everett, dont les parents ne sont pas là, une fois de plus, ça tombe bien. Baron semble de nouveau nu dans des draps en soie et Everett en arrive à la conclusion que son pouvoir est de transformer les gens en loups-garous. Je pensais qu’ils pouvaient tous le faire, moi. Puis… Quel est l’intérêt de ce pouvoir, en vrai ?

Bon, en tout cas, Baron survit à la nuit, sous la garde assoupie de Blake et Everett. Si Blake ne veut pas sauver Baron, Everett n’est pas si sûr que ça : il se rend compte qu’il n’a plus d’anxiété et il attribue ça à ses pouvoirs de loups. Il est sûr de pouvoir aider son prochain avec des pouvoirs.

Pendant ce temps, Luna et Harlan rentrent chez eux. C’est l’occasion de confirmer qu’Harlan est au courant de ce qu’il s’est passé pour le cheval de Luna – et qu’il a entendu Trisha être au courant de leur secret aussi. Ce n’est pas si intéressant que ça. Passons vite à la suite : le lendemain, Luna et Harlan sont emmenés au commissariat par Garrett.

C’est sans trop de surprise : il passe tout son temps avec Ramsey désormais – y compris quand il s’agit de trouver le sang de Baron au sol dans l’endroit où il s’est fait planter un couteau dans le cœur. Ramsey accepte donc de rendre service à Garrett et laisse Cyrus parler avec Harlan. La conversation entre eux est intéressante non parce qu’ils forment le couple le plus naze de l’univers (franchement, ils n’ont jamais eu de moments vraiment romantiques si ?), mais parce que Cyrus révèle avoir allumé un feu quand il était enfant. Celui qui a tué son père, j’ai l’impression.

Ce qui est important dans cette scène n’est pas que la confession : c’est le fait que quand Harlan utilise une machine à bruit blanc, Luna se met à tout entendre. Le montage de l’épisode semble nous faire comprendre que Ramsey aussi entend tout – et en tout cas, elle sait très bien ce que fait la machine sur les loups, parce qu’elle arrête la machine en regardant droit dans les yeux Luna.

Luna comprend que Ramsey en sait davantage que ce qu’elle veut bien nous dire jusque-là et en parle aussitôt à Harlan. Ce dernier, lui, se rend compte qu’il a en sa possession l’enregistrement que Garrett avait fait pendant l’incendie – probablement parce que Ramsey lui a filé. On n’a pas trop le temps de se poser des questions là-dessus de toute manière, car on enchaîne vite sur tout à fait autre chose.

En effet, un autre flic débarque pour annoncer qu’ils ont reçu un appel anonyme et qu’ils vont avoir dix-huit cadavres à la morgue. Oups. Garrett accuse Ramsey, qui nie tout, et on nous laisse avec toujours plus de questions sur tout ce qui est en train de se passer. La suite est encore plus creepy, cela dit : on observe Ramsey regarder par la fenêtre toute la vie de famille de Garrett… puis entrer dans la maison pour caresser tous ses occupants. Alors euh… Projection astrale ?

Attendons d’en savoir plus. Les personnages mettent trois plombes à en arriver à des conclusions que j’avais dès l’épisode 2, je crois, et c’est lourd. Ainsi, pour cela, il faut encore que Blake ramène Danny chez Everett et que le petit frère soit terrifié en voyant Baron. Dans la conversation qui suit, Blake comprend ENFIN ce que son frère essaie de lui dire en la reprenant sans cesse sur le parking où il aurait vu Ramsey : elle était là à son travail.

On s’en doutait. Everett et Blake comprennent toutefois que Ramsey a aussi la fâcheuse tendance à vouloir toucher la main de tout le monde. Everett décide qu’elle fait cela pour marquer la meute et pour faire en sorte que Baron ne veuille plus les tuer. Ce serait donc pour ça que Baron ne s’en est pas pris à Danny finalement.

Ils sont toutefois interrompus par l’arrivée soudaine de Luna, Harlan et Garrett. Ce dernier vient d’apprendre ce qu’il en est de Baron et il veut le voir pour… l’emmener à l’hôpital. Allons bon, c’est l’exact inverse de la décision prise plus tôt dans l’épisode. Blake se tient d’ailleurs à sa décision : elle ne veut pas que Baron soit sauvé, préférant qu’il meure et qu’ils redeviennent tous normaux.

Everett le prend mal et la laisse donc seule chez lui – avec Danny. Cela laisse la possibilité à Ramsey de les trouver. On y apprend que le père de Blake se retrouve forcé d’envoyer ses gamins chez les services sociaux, et Ramsey fait tout ça pour… révéler à Blake que la solution pourrait être tout simplement de faire changer Danny. Oui, elle lui révèle enfin, toujours à demi-mots, qu’elle sait que Blake se transforme, qu’elle sait qu’Harlan entend son cœur, qu’elle sait tout quoi. Il s’agit de la dernière scène de la saison pour Blake… et je ne capte pas en quoi c’est vraiment un cliffhanger. Certes, elle est face à un choix, mais elle semble l’avoir déjà fait et je suis surtout curieux de ce qu’il s’est passé ensuite.

En parallèle, à l’hôpital, on part sur une scène totalement dramatique pour rien. Everett dépose Baronet se retrouve confronté à son père qui le fait interner. Ce qui est bien, c’est qu’au passage, Everett demande à son père s’il va le « fifty one fifty » et c’est totalement une référence à un code légal californien qui m’apporte un point de Bingo Séries. Par contre, c’est n’importe quoi comme cliffhanger, rien à voir avec l’évolution du perso (et il ne retrouve même pas Blake finalement).

De son côté, Harlan décide de rester à l’hôpital plutôt que de repartir avec Luna. Elle est un peu dégoûtée de voir son frère rester pour une meute en laquelle elle ne croit plus, mais le laisse faire – la saison s’arrêtant là pour elle putain. Ce qui est intéressant, c’est que sur place, Harlan recroise son dealer habituel, qui a tendance à être toujours là au bon moment quand même.

Cela permet de révéler qu’il accompagnait son père, Malcolm, le pompier survivant à l’hôpital. Et on découvre vite pourquoi : Malcolm (c’est son nom de famille, mais flemme, je n’ai pas son prénom) est le père de Baron ! Il explique à son fils que sa mère (clairement, c’est Ramsey, on a compris) a foutu le feu pour le retrouver.

Comme par hasard, Ramsey débarque justement à son tour à l’hôpital, alors qu’on la pensait toujours avec Blake. Elle y vient pour expliquer à Garrett qu’elle s’est fait retirer le cas par le FBI, mais bon, on sait bien qu’elle a autre chose en tête. Elle découvre en effet l’enlèvement de Baron avec Garrett, sans sembler s’en inquiéter plus que ça. Elle sait très bien qu’il est avec son père ; Malcolm, le pompier survivant de l’incendie.

Pendant que Ramsey éloigne Garrett, Harlan se fait arrêter pour le meurtre du policier plus tôt dans la saison. L’avantage, c’est qu’à défaut de réussir à faire sortir Cyrus de prison, il va pouvoir l’y retrouver pour de super scènes sous les douches. Avec un peu de chance, ils nous parleront des epic highs and lows of highschool football. Bref, Harlan qui se fait arrêter, c’était un cliff inattendu ma foi, ça n’a pas forcément trop de sens, mais j’ai aimé que ça se fasse sur une reprise (médiocre) de Can’t fight the moonlight.

Cette reprise se termine quand Ramsey se rend à la caserne de pompiers, toujours accompagnée de Garrett, pour retrouver Baron et son ex-mari. Ils en sont au stade où ils préfèrent se tirer dessus cependant. Heureusement que Garrett est un peu plus malin que ça et retrouve plus vite Baron. Par contre, du côté des vraies surprises, on découvre que Ramsey reçoit un appel anonyme elle aussi. J’étais sûr et certain que c’était elle qui téléphonait à tout le monde… Il restera un mystère pour la fin de cet épisode j’imagine.

Elle raccroche à peine que Garrett braque alors son flingue vers Ramsey, qui révèle, oh surprise, qu’elle est la mère de Baron, Luna et Harlan. Vraiment, je ne m’y attendais pas du tout DU TOUT hein. Elle explique aussi à Garrett que seule une meute pourra rendre Baron humain à nouveau, affirmant qu’elle peut le prouver. Elle redonne ainsi les pouvoirs de chcaun dans la meute, avant de révéler exactement le sien. Elle est capable de le soigne, un peu comme un être de lumière, si vous avez la référence.

Si elle a un pouvoir, cela signifie surtout qu’elle est un loup-garou. La révélation tombe à pic pour qu’elle puisse s’attaquer ensuite à son mari avec ses pouvoirs. Cependant, Malcolm ne meure pas pour autant : Garrett lui tire dans le dos, parce qu’il affirme que Ramsey a besoin de lui en vie. Je ne vois pas trop bien pourquoi, mais admettons.

La série passe vite à autre chose de toute manière : leur but est de nous révéler les vraies intentions de Ramsey. Elle est une psychopathe qui veut récupérer sa famille, quitte à jouer la maman en restant avec Garrett, hein. Le seul petit truc important pour ça ? Garrett doit accepter de devenir un loup. Je ne suis pas sûr que le choix soit entièrement le sien : le cliffhanger de la saison consiste à nous montrer Baron, en pleine forme, prêt à lui sauter dessus pour le transformer. Euh, je croyais qu’il ne faisait pas confiance à sa mère non plus ?

EN BREF – C’est encore un retour foireux pour Sarah Michelle Gellar, parce que même si je la rejoins sur le côté slow burn de la série, la qualité n’atteint vraiment pas quelque chose de décent, même en fin de saison. Je reconnais que je me suis laissé prendre un peu à l’intrigue, mais les effets spéciaux et la direction des acteurs laissent vraiment à désirer.

L’intrigue elle-même a ses bons moments, je ne dis pas, mais reste très prévisible et pas exceptionnelle. En définitive, c’est un bon divertissement pour (pré) adolescents, il y a plus d’abdos que dans un épisode de Riverdale et… c’est tout. Franchement, si elle est annulée, ce sera dommage pour les acteurs, mais c’est à peu près tout. Ce n’est pas faute d’avoir terminé sur des cliffhangers, hein, mais bon, disons qu’on est au stade où je m’en remettrais si je n’ai jamais le fin mot de l’histoire !

The Watchful Eye – S01E08

Épisode 8 – Spellbound – 18/20
Si j’aurais pu faire sans une partie de l’épisode qu’on aurait pu nous résumer sans avoir à le mettre en scène, une chose est certaine : j’adore l’ambiance de cette série. Les secrets continuent de pleuvoir sur les personnages, mais nous en arrivons au stade où des révélations doivent avoir lieu pour qu’on puisse avancer. Autant dire que ça fonctionne très bien car tout était savamment préparé depuis le début.

Spoilers

Elena envisage de quitter le Greybourne maintenant qu’elle sait qu’elle n’y trouvera pas de rubis.

Don’t leave yet, you don’t know all the truth.

J’ai plusieurs jours de retard, mais j’ai envie de me maintenir à jour quand même dans cette série. La grippe m’a tellement mis KO – et au lit – que je n’ai rien vu (ou presque) de la semaine. Je suis donc de nouveau en retard dans toutes mes séries, et ça me frustre. Au moins, avec celle-ci, je peux me remettre à jour rapidement.

Comme nous l’avait promis le cliffhanger de la semaine dernière, Ginny débarque chez Scott pour… faire en sorte qu’il parle à Elena. Euh, pardon ? Où est passé ton féminisme Ginny ? Comment ça tu demandes à un mec de veiller sur ta pote qui n’est plus ta pote ? Bordel, quel enfer.

De son côté, Elena a de nouveau un jour off. Elle en profite pour sortir le meilleur des hauts possibles – bon, OK, c’est une robe – et pour se rendre chez Scott. Contrairement à Ginny, elle, elle y va pour obtenir des informations de la part de Scott. Elle en profite pour lui révéler l’existence de Ruby, la fille de Jocelyn et d’un Greybourne.

Malgré l’évidence, Scott continue de s’énerver et de vouloir qu’Elena fouille le bâtiment. Comme si ça pouvait encore servir. Il finit par se faire une raison et reprocher plutôt à Elena d’en avoir trop dit à Ginny. Sachant que sa couverture est grillée et qu’il n’y a pas de rubis dans le bâtiment, Elena prend aussi la décision de laisser les Greybourne gagner : elle souhaite à présent démissionner. Mouais.

Elle a beau l’annoncer à Scott, puis à Roman, je ne peux m’empêcher de me dire qu’Elena tient trop à Matthew pour cela. D’ailleurs, ça se confirme quand elle parle de lui avec Roman, pour évoquer l’attitude de Tory qui se jetait sur lui dans l’épisode précédent et qui reste suspicieuse à ses yeux. Pourtant, Tory n’a rien fait du tout à son mari. Roman lui confirme ainsi que c’est Tory qui a retrouvé Dick, en poussant un hurlement qui a terrifié tous les voisins.

Elle est suspecte parce qu’elle a récupéré l’argent de ses comptes aux yeux d’Elena, mais une scène entre Tory et Dick nous informe qu’en fait, c’était juste pour fuir la ville. Elle est paniquée de tout ce qu’il s’y passe et n’a plus envie de rester au Greybourne. Tout le monde veut se barrer, en fait. Elena demande même à Roman de démissionner lui aussi, une semaine après lui. C’est dingue et ça m’a fait envisager que peut-être il n’y avait que huit épisodes dans la saison.

Ce n’est pas le cas, il y en a bien dix et c’est tant mieux parce qu’on a passé beaucoup de temps sur des réconciliations entre Tory et Dick pour que ça me passionne. Cela permet aussi à Elena de recevoir un nouvel avertissement de la part de Jocelyn : le fantôme lui rend visite pour lui demander de ne pas partir, car elle n’a pas encore toute la vérité. Oui, le fantôme connaît le plan d’Elena, parce qu’elle écrit un message à son frère.

La série nous fait ainsi un détour par 1944, en redéfinissant la taille de l’écran dans un plan plutôt bien senti… menant rapidement à un cliffhanger et à une suite d’épisode dans le présent. C’était un peu dommage à mon sens, j’aurais préféré avoir tout le flashback d’un coup… mais bon, on fait avec ! Le flashback nous montre en tout cas la manière dont Jocelyn s’est fait embaucher par la femme d’Alistair, Iris. Dès le premier regard, Alistair a eu un coup de foudre pour elle, et ça se voit.

Malgré tout, le flashback s’éloigne aussi de Jocelyn pour nous montrer les affaires d’Alistair et Winthrope. On sent bien que les magouilles politiques étaient déjà de mise. La dragouille, aussi : Jocelyn fait ainsi en sorte d’avoir un secret avec Alistair, lui apprenant qu’elle est veuve.

Plus tard, Jocelyn attend dans le hall en plein orage, alors savons pourquoi. Cela lui permet de griller le moment où Alistair débarque à son tour pour récupérer la clé cachée dans le cadre. Nous, on connaît le truc, mais Jocelyn, elle, est fascinée par ce qu’elle voit.

Cela mène rapidement à une tromperie d’Alistair. Et pas qu’une fois ! Il trompe sans vergogne sa femme, mettant rapidement Jocelyn enceinte. Celle-ci décide donc de quitter le bâtiment, sachant bien qu’elle ne peut rester nourrice si elle est enceinte. Elle s’en confie à son amant d’abord, puis à Iris, se gardant bien de dire qu’elle a eu cet enfant avec Alistair.

Pourtant, Iris lui propose d’élever l’enfant, une petite fille, comme s’il s’agissait de la sienne. C’est inattendu comme deal. Jocelyn le refuse catégoriquement, parce qu’il s’agit tout de même de sa fille… mais on voit bien qu’elle change d’avis quand Iris lui promet qu’elle pourra être la nourrice de son enfant. L’idée est belle, surtout que les seuls qui peuvent hériter sont les enfants légitimes d’Alistair, mais comme on a le recul, on voit bien que c’est une idée de merde en vrai. La pauvre Jocelyn finira par passer par la fenêtre en laissant son enfant derrière elle.

Avant ça, nous la retrouvons maman paniquée de devoir jouer la nourrice vis-à-vis de sa fille. On sent bien qu’elle n’y arrive pas, elle s’en plaint à son amant et c’est une erreur terrible : ils sont ainsi grillés par Iris, qui comprend tout bien rapidement.

Elle confronte ainsi Jocelyn, qui explique ensuite à Alistair, paniquée, ce qu’il s’est passé. Son amant lui promet alors de partir avec elle. On se doute bien que ce ne sera pas le cas, mais il a l’air tellement sincère qu’il est difficile de reprocher à Jocelyn de faire confiance à son amant. Elle décide donc de suivre son plan et d’enlever Ruby en passant par l’escalier secret.

Iris la surprend et n’entend pas se voir retirer « son » bébé comme cela. Elle poursuit donc Jocelyn dans l’escalier secret, puis se bat avec elle dans sa chambre – celle d’Elena aujourd’hui. Il n’en faut pas plus pour que ça se termine mal entre elles : Jocelyn est repoussée un peu violemment par Iris, qui lui fracasse le visage contre un meuble.

C’est un accident regrettable, mais Jocelyn est encore en vie au moins. Pour le moment. Contre toute attente, Iris s’en confie à son frère, Winthrope. C’est lui qui prend la décision de suicider Jocelyn : c’est une nourrice, personne ne s’en souciera d’après lui. Le plus glauque dans cette histoire, c’est qu’Alistair envisageait de quitter Jocelyn pour rester avec sa femme.

Il lui écrit donc une lettre pour s’excuser… mais n’a pas le temps de la terminer. Il se fait trancher la gorge par Winthrope, qui souhaitait uniquement protéger la réputation de sa sœur apparemment. Iris n’avait certainement pas demandé ça pour autant. Elle se retrouve embarquée dans les affaires de son frère bien malgré elle. Il lui faut pourtant faire avec : elle accepte de voir son frère payer la police pour maquiller le suicide de son mari en crise cardiaque, afin que personne ne fasse jamais le lien entre les deux suicides. Ah, l’argent…

De retour dans le présent, on découvre qu’Elena continue son enquête auprès de Darcy. Elle est paniquée, celle-ci, et elle a bien besoin d’un réconfort de la part de sa nourrice préférée. Pourtant, Elena a pris sa décision et elle compte s’y tenir. Elle se rend ensuite chez Ginny pour s’excuser auprès d’elle, mais aussi pour lui demander de lui pardonner, tout en prévenant tout le monde qu’elle ne voulait pas les blesser.

Bon, admettons. Il faudrait peut-être qu’elle prévienne Matthew avant de faire le tour de ses amis, peut-être, non ? Eh bien, non, parce qu’elle enchaîne ensuite avec Elliot. Elle semble trouver important de se réconcilier avec lui, alors que pour le coup, ça ne lui sert à rien, là. Elle y arrive cependant, notamment en lui conseillant de retourner voir Darcy, qui est bien heureuse de pouvoir lui faire un câlin.

Après tout ça, il est temps pour Elena d’aller annoncer son plan de se barrer à Matthew. On sent bien qu’elle le garde en dernier pour une bonne raison, hein. Il faut pourtant qu’elle s’y fasse : elle lui annonce son départ, il fait tout pour la garder, puis se renseigne sur ce qu’elle compte faire. C’est le moment pour lui de vérifier si elle est célibataire, par exemple. Comme elle l’est désormais, elle peut se permettre de lui dire qu’elle a rompu récemment.

C’est une idée de merde, parce que lui, il comprend bien que c’est le moment ou jamais de se taper la nourrice qui s’apprête à se barrer définitivement. On le sent venir de loin, le baiser entre eux. Et il dérape vite vers autre chose, ça va de soi. Pourtant, Elena est capable de s’arrêter à temps : soit elle se rappelle qu’il y a des caméras, soit elle est capable de voir que ce serait une erreur monumentale parce que Matthew ne la laisserait jamais partir autrement.

Dans tous les cas, elle fait le bon choix et ne couche pas avec. Elle préfère aller voir Mrs Ivey pour lui faire ses adieux à elle aussi. C’était frustrant de la voir parler avec elle sans capter exactement ce qu’il en était, mais au moment de partir définitivement, Elena fait enfin le lien grâce à la photo d’enfance que Mrs Ivey lui avait déjà montré dans un épisode précédent : Charlotte Ivey est Ruby Greybourne. Evidemment. Et Charlotte/Ruby entend Jocelyn pleurer régulièrement apparemment, c’est pourquoi elle faisait du piano et ne s’inquiéter pas outre mesure des supplications d’Elena dans l’épisode précédent. J’aime bien que ça fasse sens sans qu’elle ne soit un personnage horrible.

En parallèle de tout ça, Ginny reprend malgré elle le rôle d’enquêtrice. La série s’éloigne ainsi d’Elena pour suivre les scènes de Ginny. Elle retrouve ainsi Alex, qui voulait la voir pour parler de James et Mrs Ivy. Le coup de la plage où il a grandi et qu’elle connaissait n’a pas échappé à Alex : Alex demande donc tout ce que Ginny peut savoir sur James.

Les deux mènent l’enquête et il y a de quoi faire : James a affirmé à Alex qu’il bossait avec les Patel toute la journée, mais quand Alex les appelle, en utilisant un numéro que Ginny avait dans son portable, ça tombe bien, c’est pour mieux découvrir que James ne travaille plus pour eux. Depuis des mois.

De son côté, Mrs Ivey reçoit la visite de Tory. Cette dernière explique qu’elle a bien envie de se barrer du Greybourne, mais sa tante ne l’entend pas de cette oreille. Elle la remet dans le droit chemin, quitte à blâmer Allie pour son suicide. Il fallait au moins cette scène pour atténuer le coup de la vieille femme hantée par le fantôme de sa mère sans le savoir, parce qu’on a plutôt intérêt à la voir comme une femme méchante que comme une victime.

Pourtant, elle est totalement une victime… mais désormais, Elena décide de la faire chanter. Elle raconte tout ce qu’elle sait à Roman, puis lui assure qu’ils ne peuvent pas quitter le Greybourne finalement. Elle a enfin trouvé un moyen de rentabiliser sa venue : Charlotte n’est pas une Winthrope mais une Greybourne. Cela signifie qu’elle ne peut pas hériter et que sa fortune pourrait lui être retiré…

Elle a le certificat de naissance pour le prouver et tout ce qu’il reste à faire, c’est de faire chanter Charlotte. Mais autant elle joue bien du piano, autant je ne suis pas sûr qu’elle chante si bien. Hâte de voir si elle est au courant qu’elle est une bâtarde, en tout cas !

How I met your father – S02E02

Épisode 2 – Midwife Crisis – 12/20
Il y a comme un léger mieux dans cet épisode, probablement parce que la série va plus loin dans le ridicule. Si elle y allait à fond, elle pourrait tenir une formule qui fonctionne. Dans le même genre, la vie qui s’acharne sur son héroïne devenue détestable, ça m’irait très bien si ça continuait sur plus d’un épisode. Je doute que ce soit le cas, mais ce deuxième épisode était déjà meilleur que le premier. C’est un début.

Spoilers

Sophie rencontre Meredith, ce qui fait ressortir sa tendance à mentir en permanence.

I’m a dirty liar.

J’ai trouvé le créneau parfait pour la série, mais je ne pense vraiment pas dépasser un épisode par semaine parce que c’est toujours douloureux à regarder, surtout quand ça reprend par la Sophie du futur nous racontant sa vie. Enfin, elle la raconte à son fils, mais ça revient au même. C’est terrible comment l’humour ne prend pas avec moi quand on la voit – elle était pourtant si drôle dans d’autres rôles ? Que lui est-il arrivé ?

Bref, le thème de l’épisode pour Sophie, c’est qu’elle a tendance à mentir en permanence, surtout quand elle est stressée. Pour l’épisode qui nous concerne, cela ressort particulièrement quand elle a l’occasion de rencontrer Meredith pour la première fois. Tout ne se passe pas à merveille : Meredith stresse Sophie, parce qu’elle se sent en compétition avec.

Elle ne fait donc que lui mentir – au point de lui dire qu’elle a vendu sa photographie à un prix incroyable. C’est loin d’être brillant comme humour, mais la construction de l’épisode fonctionnait bien mieux : j’ai aimé voir les scénaristes rendre volontairement insupportable Sophie. Cela change : en saison 1, elle l’était, mais c’était involontaire. Cela fonctionne bien mieux quand c’est assumé. Son cours de yoga m’a même fait sourire.

Bref, il y a un peu de progrès, même si je ne sais pas comment les scénaristes ont de telles idées parfois. La voir mentir tout le temps, c’est marrant ; la voir promettre une séance photo d’accouchement à sa voisine Ramona parce qu’elle a l’habitude d’en faire… Beaucoup moins. On sent bien que les scénaristes sont contents d’avoir eu une idée qui pourrait être vaguement marrante, mais on voit aussi à quel point ils sont ensuite coincés dans leur idée.

Je veux dire, ça pourrait être marrant, mais les crevettes congelées dans la piscine d’accouchement ? À quel moment ça a pu paraître être drôle comme histoire ? Je me le demande sincèrement. Par contre, Sophie qui tombe dans la piscine ? YES, c’est mon humour, beaucoup plus. Acharnons-nous sur elle, c’est bien mieux pour me faire rire, vous allez y arriver, surtout si vous la laissez avec Valentina, qui est la seule à vraiment me faire rire à chaque épisode.

Pourtant, les scénaristes lui fournissent vraiment des intrigues de merde. Le coup d’Avatar ? C’était naze et juste fait pour qu’on les sente un peu dans l’actualité, mais bon, on voit bien que ça ne marche pas. L’accouchement en lui-même a réussi à me faire rire tellement il était dans l’excès. Voilà, la série a peut-être trouvé ce qui pourrait fonctionner pour que je passe le cap de ma mauvaise foi et de leur manque flagrant d’idée/qualité : aller dans l’excès jusqu’à l’absurde, s’acharner sur Sophie et la voir s’empêtrer dans des mensonges, c’est plus intéressant que sa vie romantique, pas évoquée un instant dans l’épisode.

C’est dommage de devoir laisser de côté le thème de la série… mais ce n’est jamais qu’un prétexte, non ?

En parallèle de tout ça, Meredith est donc de retour dans la vie de Jesse. Cela signifie qu’elle est de retour aussi dans la vie de ses amis. C’est loin de plaire à tous. Outre Sophie qui veut absolument gagner la compétition contre elle, Sid est particulièrement énervé de la voir revenir. Il la déteste pour de bonnes raisons, mais bon, ce n’est pas à lui d’en vouloir encore à Meredith en vrai. Si Jesse lui pardonne, alors Sid doit lui pardonner.

Tout ça, c’est de la théorie. La pratique est souvent différente et l’idée de base de cette intrigue était bonne. Tenter de nous faire le coup du « bujito incident » en référence au « pineapple incident » en revanche ? Pire idée du monde ! C’est nul comme réécriture, c’est nul comme idée et la résolution avec une réconciliation est trop simple. Ils ont juste parlé, quoi, c’est pas la meilleure des idées. J’aurais préféré voir durer un peu la rancune de Sid – surtout que Meredith est une égoïste, tout de même.

Cela ne m’empêchera pas d’adorer l’actrice de toute manière. C’est dommage d’avoir une telle actrice et de ne pas s’en servir pour des intrigues vraiment drôles par contre (l’accouchement dans le métro a fonctionné également à ce moment-là). Là, elle reste un brin trop fade et on sent bien qu’elle sera cantonnée plus tard au rôle de la méchante).

Enfin, une autre intrigue secondaire de l’épisode voit Ellen s’inquiéter de ne plus avoir de nouvelles de Rachel. J’avais totalement zappé cette intrigue, mais c’est plutôt une bonne chose de la voir revenir car les rares moments où j’apprécie Ellen sont quand elle a une vraie raison d’être stressée et d’en faire des caisses.

Après, toute l’intrigue avec les voisins qui s’incrustent (Julian & Maury pourraient être de bons persos secondaires), la fête qui fait penser à Rachel qu’Ellen ne veut pas d’elle et le rencard qui se décide sur un coup de tête quand elles en arrivent à la conclusion qu’elles sont aussi folles l’une que l’autre est trop rapide pour moi. C’est rushé par manque de temps, parce que les scénaristes ont finalement beaucoup de personnages et ne savent pas quoi faire de tout le monde.

Cela dit, le duo Ellen/Charles pourrait le faire sur du long terme. Bref, je sens davantage le potentiel comique dans ce deuxième épisode. Je suis fatigué, ça joue forcément, mais il y a quelque chose là qu’il n’y avait pas en saison 1 : ils prennent le temps de s’éloigner de l’intrigue amoureuse et de proposer un peu plus d’excès. C’est clairement quelque chose qui pourrait fonctionner pour que ça parvienne enfin à être vraiment drôle. Reste à voir si c’est un incident isolé ou une vraie nouvelle direction pour la série.