Aujourd’hui, je souhaite détourner la question du jour en comment l’amour pour les séries peut nous permettre de nous sentir aimés – autrement dit, comment les séries aident à cimenter une amitié. La question du Bloganuary (oui, ça s’appelle comme ça) nous invite à partager un exemple positif où nous nous sommes sentis aimés, et pour le relier au blog, cela passe par les rencontres faites grâce aux séries, principalement via les réseaux sociaux.
Au fil des années, j’ai eu la chance de rencontrer des personnes très chouettes, voire même géniales il faut bien le dire, grâce à ma passion pour les séries. Parmi les amis que j’ai rencontrés grâce aux séries, il y a bien sûr Aurélien et Morgane. Nous partageons une passion commune pour les séries, ce qui nous a amenés à créer ensemble le podcast 42 minutes. Je commence par ça pour faire un peu de pub : le prochain sujet est demain et portera sur les séries pour enfants. Pour ne pas trop m’égarer de mon sujet d’article, je ne suis pas sûr qu’on aurait été amis sans ça – ou que nos chemins se seraient croisés sans les séries et sans Twitter. Mais bon, on a déjà eu l’occasion d’en parler en long, en large et en travers dans nos podcasts de toute manière, car la question revient à chaque FAQ.
Un autre exemple qui me vient tout de suite en tête est aussi, bien sûr, Laura, que j’ai rencontrée sur un forum de discussion. Bon, c’est plutôt par la musique que notre amitié a commencé, mais il n’empêche que nous échangeons depuis plus de dix ans (oups) nos impressions sur les séries que nous regardons et partageons un peu partout – Whatsapp, Snapchat, Insta, Twitter… Tout y passe, même WordPress, vous la trouverez souvent dans les commentaires ici et moi dans ceux de son blog.
Depuis plus longtemps encore, il y a aussi Pauline, avec qui j’ai partagé une fascination particulière pour Orphan Black. Et avant ça pour Glee. Enfin… Pour Naya… En vrai, nous avons passé des heures à analyser chaque épisode de la série et à discuter des théories sur son intrigue, et on recommence à faire pareil avec Orphan Black Echoesmaintenant qu’elle suit sa diffusion française.
Enfin (eh, je ne peux pas citer chacun des lecteurs réguliers du blog, que personne ne se vexe !), les séries ont le pouvoir de renforcer des liens déjà existants – et puis, surtout, il n’y a pas que les rencontres virtueslles. Je garde de super souvenirs des soirées American Horror Story et Orange Is the New Black avec ma meilleure amie de prépa, qui adorait les premières saisons de ces séries. Rien de tel qu’un jeu d’alcool devant une série pour créer des souvenirs inoubliables et se sentir aimé. Mais bon, ça aussi j’en ai déjà parlé sur le blog, c’est juste que ça permet de se sentir compris et aimé de partager son amour et sa passion des séries. Han, et quand c’est partager une soirée Buffy, c’est encore mieux !
Allez, je vais organiser une soirée de visionnage de séries – ou un marathon !
J’ai eu beau chercher un angle d’attaque pour la suggestion d’article du jour, je dois vous avouer que je n’ai pas trouvé quelque chose qui soit véritablement passionnant par rapport au monde des séries – ou par rapport à ma quête pour retrouver ma passion, justement. Enfin, si je suis honnête, j’ai bien trouvé, mais j’ai déjà écrit l’article, peut-être même deux fois…
Bref, ma passion des séries dans ma communication en ligne ? Vous le savez déjà : ça passait par Twitter. Quel autre réseau social, franchement ? C’était à l’origine un excellent moyen de parler à des acteurs ou des producteurs, il y avait plein de news sur les séries, c’était chouette. Et puis, ça s’est démocratisé en France – enfin, ça s’est politisé, parce que la démocratie n’a peut-être rien à voir avec la choucroute ; et puis, Musk est arrivé et a décidé d’appeler ça X. Maintenant, l’ensemble de mon fil ne fait que de me parler de la nouvelle ministre de l’Education Nationale (enfin, de l’Education Nationale et de plein d’autres choses, hein) et de sa première intervention particulièrement ratée.
Rien à voir avec les séries, donc. Je suis mauvaise langue avec X : ce matin, j’ai vu passer quelques tweets de J.August Richards, et j’étais content qu’il parle de son rôle dans Angel. Remuer le passé, ça a du bon, parfois… mais ça m’éloigne beaucoup du sujet de l’article.
En ligne, les séries ? Il y avait Instagram aussi, mais en 2013 avant que ça ne devienne le réseau prisé par tout le monde là. On y trouvait là aussi quelques acteurs qui faisaient des posts sympathiques sur les coulisses, c’était agréable à suivre. Et puis, Facebook est passé de mode et tout le monde est venu sur Instagram, qui a copié au passage Snapchat avec les stories… et maintenant, je ne suis plus vraiment sur Insta pour les séries.
Whatsapp ? Ouais, j’y ai bien quelques conversations ponctuelles pour parler séries et théoriser sur Orphan Black (Echoes), mais bon, ce n’est pas grandiose comme communication. Non, finalement, là où je communique le plus sur les séries, c’est encore ici – et le podcast 42 minutes évidemment. Mais ça, vous le saviez déjà. Il me resterait à évoquer le cas de TVtime qui a vendu son âme en s’installant aux États-Unis, mais ça aussi, je l’ai déjà raconté.
Finalement, je suis un vieux con qui trouve que c’était mieux avant – mais c’était aussi plus simple de parler des séries quand il n’y en avait pas 400 qui sortaient par an (et 400 qu’on a envie de voir). Je veux dire, on en est au stade où j’ai théoriquement envie de voir Echo sur Disney+ mais j’ai dû voir à peine un avis passer dessus. Et il n’était pas bon. Un autre jour, donc, peut-être. J’ai aussi dit ça pour la création d’un discord où on parlerait séries… et je ne l’ai jamais fait. Mais quand même, c’est le MCU, je regarderais forcément. Un jour. Peut-être.
Et vous, vous communiquez comment sur les séries ?
ENFIN. C’est le dernier épisode de la série, j’arrive au bout d’un pari interminable (enfin, presque, il reste un podcast à assurer la semaine prochaine et après ADIOU). Rien que pour ça, j’ai envie de mettre 20/20. En vrai, je le mets aussi parce que cette fin est la plus Riverdale possible. C’est efficace. Une série s’achève en sachant parfaitement ce qu’elle était et en nous montrant une dernière fois ce qu’elle était : n’importe quoi. Et ça donne malgré tout l’impression que ça pourra nous manquer !
Spoilers
Betty demande à sa petite-fille (!) de retourner à Riverdale une dernière fois.
Oh putain. 67 ans plus tard ? J’ai l’impression que c’est une première dans une série, mais c’est bien ce que nous réserve le début de ce dernier chapitre de Riverdale : Jughead nous annonce que nous sommes 67 ans plus tard, et donc dans le présent. 2023. C’est donc pour ça qu’ils étaient restés dans les années 50 ? Pour nous vendre cette idée de dernier épisode ? Le plus frustrant dans cette première scène ? Je suis à peu près sûr que ça peut fonctionner.
Jug nous annonce dès le départ, donc, que beaucoup d’entre eux sont déjà morts, que Betty a désormais 86 ans et vit chez sa petite-fille, que nos héros ont eu des enfants et une sympathique vie. Bordel. Est-ce qu’il faut considérer que les six premières saisons de la série n’ont donc jamais eu lieu dans notre timeline ? Cela simplifie cette histoire de bond dans le temps de cinq ans, hein. Non mais bordel, j’ai déjà tellement de choses à écrire et dire et ça ne fait pas une minute que l’épisode est lancé…
Au moins, ils ont eu la décence de ne pas tenter de vieillir Betty ou Alice. J’aurais aimé, cela dit, histoire de rire un bon coup. En tout cas, ce début d’épisode voit Betty apprendre la mort de Jughead et demander à sa petite-fille de retourner une dernière fois à Riverdale, avant qu’il ne soit trop tard. Sa petite-fille accepte et Betty s’enferme dans son passé avec un album photo du lycée.
Forcément, pendant la nuit, elle se réveille pour mieux découvrir que Jughead, version lycéenne, est là à son chevet. Le fantôme lui propose alors de vivre une nouvelle fois une journée de lycée, si c’est vraiment ce qu’elle souhaite. Non mais… Le pire, c’est que je sens que ce délire à la Titanic va fonctionner et permettre d’être vraiment nostalgique.
Après, ça n’empêche pas le ridicule, inévitablement : Betty se retrouve ainsi à demander à revivre la dernière journée de lycée, parce qu’elle n’a jamais pu la vivre. Elle avait les oreillons… Mais ? On se fout de nous, c’est fou. Et en quoi être malade ça empêche de faire signer son album de lycée pendant les vacances, en plus ?
Evidemment, Betty accepte ce marché de Jughead, même s’il lui promet qu’elle risque de souffrir parce qu’elle va vivre une journée de son passé. Betty fait très princesse Disney quand elle redécouvre sa chambre, et ça m’a bien fait rire. On sent que c’est un dernier épisode et qu’ils tentent par tous les moyens de nous rendre nostalgique. Evidemment que Betty regarde par la fenêtre et évidemment qu’il y a Archie en face quand elle le fait.
Jug en profite pour lui raconter qu’Archie est sur le point d’avoir une grande discussion avec sa mère sur ce qu’il fera après le lycée. Allons bon. Il fallait bien qu’on change de perspective à un moment ou un autre. L’avenir d’Archie ? Suivre ce qu’Eisenhower a dit à la télévision et aider à la construction de l’autoroute pendant trois mois. Allez, un job de plus pour Archie ! On n’était plus à ça près. Sa mère s’inquiète de ce départ qui signifie que son fils ne reviendra jamais.
Betty demande alors à Jug ce qu’il est advenu de la mère d’Archie, et on comprend que c’est pour elle le moyen d’obtenir une fin définitive à son personnage. C’est bien, on ne traine pas en besogne et on va apparemment nous donner le sort de tous les personnages. La mère d’Archie finit donc par acheter sa boutique et vivre en colocation avec une certaine Brooke. Oui, oui, une colocation…
Voilà un happy end de dingue pour Mary, n’est-ce pas ? Et le pire, c’est que Brooke n’en est pas à son premier épisode : elle était déjà en couple avec Mary en saison 4 de la série. J’avais totalement oublié cette info, et pourtant, j’adore Luvia Petersen, l’actrice qui joue ce rôle… Il n’y a que cette série pour pondre des trucs pareils et me les faire oublier !
Betty n’a pas le temps de s’en émouvoir, de toute manière : elle entend sa mère et sa sœur discuter tranquillement dans le salon. Il faut donc imaginer que les deux ont réussi à se réconcilier dans les années 50. Alice a donc divorcé et est devenue une hôtesse de l’air. Ensuite, un pilote a fait une crise cardiaque et elle a piloté un avion. Mais… Oh mon dieu, cette série, jusqu’au bout !
C’est bon, ils vont réussi à me faire pleurer de rire. Alice a eu un happy end à voir le monde avec son nouveau mari et a envoyer des cartes postales à Betty à chacune de ses escales, jusqu’à sa mort. Polly ? Elle a eu ses jumeaux (même si le père n’existe pas dans cette version du monde ?) et a arrêté d’être Polly Amourous. Soit. J’aime bien cette manière d’évoquer la fin de chaque personnage, mais par contre, c’est toujours mal écrit : Betty est vieille, donc elle a oublié plein de choses, mais à chaque fois, elle se souvient et termine les paroles de Jug. Bon, il faut s’y faire, j’imagine. Et se faire à l’idée que les parents de Veronica sont totalement oubliés par les scénaristes.
Il faut surtout que Betty se décide à aller au lycée, à un moment. Après tout, c’est le but de l’épisode. Jug lui explique que ce n’est pas vraiment un rêve ni la réalité. Comme toujours avec la série, on se retrouve dans un entre-deux qui obéit à ses propres règles. Cela n’a pas trop de sens, mais ce n’est pas grave, ça permet la nostalgie.
Elle est ainsi hyper heureuse de voir tout le monde jeune et heureux, eux aussi. Elle fait un gros câlin à Veronica, surprise de la voir là malgré ses oreillons, et fait preuve de plein de nostalgie. Betty est toute heureuse d’entendre à nouveau la voix de Toni. C’est en effet elle qui fait l’annonce au micro et explique à tous qu’ils peuvent aller chercher les albums de lycée.
Cependant, Betty ne veut pas encore savoir ce qu’il adviendra de Toni. On comprend bien qu’il y a une hiérarchie qui est faite et qu’on attend un peu avant de nous donner les destins de Jug, Archie et Veronica. Il faut commencer par les moins importants. Ainsi, quand Betty croise Cheryl, elle s’inquiète de ne pas avoir l’occasion de la revoir après le lycée, mais on nous dit bien aussi qu’il y aura une double soirée organisée par la rousse et Toni. Leur happy end sera pour plus tard. L’avantage, c’est que Betty récupère de Cheryl son album et que les scénaristes s’amusent avec le dialogue de Cheryl qui peut à nouveau être la bitch qu’on veut qu’elle soit.
Betty prend ensuite le temps de faire signer son album par tout le monde. Cela commence par Fangs et Midge. Il a droit à sa dernière scène le Fangs, évidemment. C’est surprenant de voir qu’il est resté si longtemps dans la série, tout de même. Fangs part donc en tournée… et les scénaristes le tuent. Oui, oui, ils font de lui une star avec disque d’or pour qu’il meure au bout d’un mois de tournée dans un accident de bus. C’est tellement frustrant !
Bon. Ils ont tué l’un de mes persos préférés – juste pour son glow up – c’est mal parti cet épisode. Midge, elle, survit alors qu’on s’en fiche, non ? Elle a donc une fille et vit de l’argent de la carrière éphémère de Fangs. Putain, pauvre Fangs. Ils n’auront jamais su quoi faire de son personnage et c’est une jolie manière de conclure son intrigue que de le tuer sans proposer de fin. Vous me direz, c’est son happy end : une vraie star du rock…
Les larmes de Betty sont interrompus par Kevin qui lui propose de venir déjeuner avec lui. Et bim, on enchaîne ainsi avec Kevin et Clay qui prévoient d’être des colocataires – comme Mary et Brooke ? Ils sont heureux et plein d’espoir pour leur avenir. Ils ont raison : nous les voyons vivre ensemble à Harlem et être très heureux ainsi. Clay est ainsi un professeur d’université, Kevin lance son propre broadway et ils meurent l’un et l’autre à 82 ans, à quelques semaines d’écart. Une vraie et belle histoire d’amour, donc.
L’épisode est un peu trop à marche forcée pour fournir rapidement les fins de tous les personnages, mais c’est aussi pour mieux nous surprendre avec le twist suivant.
Et le twist suivant, d’ailleurs… Pardon ?! Kevin balance soudainement à Betty qu’elle forme un ménage à quatre avec Jug, Archie et Veronica. Et le trio lui fait alors coucou avec un petit air tout salace… Bordel. L’épisode aura réussi à me fournir un énorme fou rire, et c’est un peu ce que j’attendais de ce dernier épisode : un bon gros wtf. Cela dit, c’est peut-être l’idée la plus logique des scénaristes à ce stade : pas besoin de s’emmerder avec un endgame comme ça. De toute manière, on sait que la petite-fille de Betty connaît à peine Jug donc bon…
Betty se souvient soudainement que sa dernière année de lycée fut plutôt fun et s’en confie à Cheryl, puis à Reggie. C’est à ce dernier qu’elle explique leur plan à quatre : grâce à l’ange Tabitha, ils se sont souvenus des couples qu’ils formaient au lycée en 2020 et qui ne correspondaient pas du tout aux couples qu’ils vivaient dans les années 50. De là, quelques doubles rencards leur ont permis de se rendre compte qu’ils avaient envie de se retrouver et hop, voilà Archie qui couche une fois avec Betty, une fois avec Veronica ; et Jug qui fait pareil. Reggie découvre seulement la vérité, en même temps que nous (bonjour la crédibilité alors qu’il partage la chambre d’Archie !) et ça me fait tellement rire !
Le pire dans tout ça ? Cela paraît crédible, au point où on en est. Reggie est quand même jaloux de ne pas avoir été intégré à ce plan à quatre, mais bon, Betty lui explique qu’il pensait trop à son sport. Et puis, elle devait être déjà bien occupée à coucher – plus souvent qu’on ne pourrait le penser ! – avec Veronica. Allez, c’est de nouveau officiel leur couple ! Ca me fait rire, parce que ça a été exploré pendant deux épisodes et demi avant d’être oublié tout de même.
Reggie ? Son futur est plutôt sympathique pour un futur de personnage de série : le pauvre termine coach de Riverdale High. On aurait pu avoir plus grande ambition pour lui, mais bon, c’est comme ça. Il a quand même une femme, deux enfants, une ferme de ses parents vendus et un enterrement auprès de ses parents et sa femme. C’est déjà ça.
Après tout ça, Betty enchaîne dans sa journée incroyablement remplie avec une visite à Veronica : elle se rend donc au Babylonium pour mieux apprendre que sa meilleure amie/petite-amie a décidé de déménager à Los Angeles. Elle n’en a parlé à personne avant, mais elle a en effet passé quelques coups de films pour devenir productrice de films.
Cette idée lui vient de Josie, bien sûr, mais Betty trouve que c’est la meilleure idée de business de Veronica. Ce serait donc sa destinée d’être dans le cinéma ? Pardon, mais avec tout ce qu’elle a fait du haut de ses 17 ans, ça me fait rire que ce soit le futur qu’on lui choisisse. Veronica promet d’être toujours là pour Betty, quoiqu’il arrive… et on attend confirmation de Jug.
Il commence par nous expliquer l’ascension fulgurante de Veronica d’assistante à directrice d’un studio (avec au moins trois films The Comet). Attendez, merde, on en est déjà à nous raconter le futur de Veronica ? Cet épisode approche donc de sa fin ? Suis-je prêt à dire au revoir à ces personnages ?
Je ne sais pas, mais il va bien falloir, parce que Veronica est enterrée dans un cimetière hollywoodien à présent. Betty nous raconte être allée sur sa tombe, mais aussi à quelques-unes des premières de Veronica. Malgré cela, on apprend que Betty n’a pas gardé assez le contact avec Veronica, et avec les autres aussi. Oh. Merci la nostalgie, ils vont jouer sur les regrets des lycéens en nous ?
Et ne pas nous dire avec qui Veronica finit sa vie ?
Les deux lycéennes organisent comme prévu une soirée importante, l’occasion de faire un dernier détour par Dark Room. Cheryl y tient une exposition artistique – avec grosso modo tous ses camarades de lycée à poil dans des œuvres d’art (y a que Riverdale pour proposer sérieusement ça) – et Toni y vend le premier des six volumes de Black Athena, son magazine littéraire de lycée acclamé (mais par qui ?).
Cheryl deviendra ainsi une grande artiste très reconnue aux États-Unis, et même un peu en Europe. Cela ne l’empêchera pas de rester en couple avec Toni – on imaginait difficilement autre chose après ces sept saisons – et de militer avec elle une fois qu’elles s’installent ensemble. La petite blague les concernant ? Elles ont un fils qu’elles décident de nommer Dale en hommage à Riverdale… Oh bordel, est-ce que les scénaristes espèrent qu’on fasse ça avec nos gosses un jour ? Désolé, mais « baby Anthony » ça a plus de gueule que « Dale ». Non ?
Betty est tout de même intriguée et souhaite savoir comment elles mourront : paisiblement. Merci Jug pour tant de détails. Il se donne moins de mal à imaginer les choses quand il est question de Julian – mort à 28 ans dans la guerre du Vietnam. Putain, c’est si jeune, surtout par rapport à Nana Rose, increvable au point qu’on ne saura pas comment elle meure. Ou à quel âge. Elle est juste réincarnée plusieurs fois. Du grand Riverdale.
Ce grand n’importe quoi continue avec le principal du lycée qui se marie avec la prof pas communiste finalement, parce qu’il faut bien leur fournir un happy end à ces personnages secondaires (absolument pas ?). D’autres n’ont pas cette chance et putain, putain, putain ? Ils osent des trucs tellement improbables : Frank et le père de Kevin sont ainsi assassinés par Chic, un prostitué trouvé sur le bord de la route. J’en peux plus. Cette intrigue sort tellement de nulle part ! Déjà qu’est-ce qu’ils foutent ensemble ces deux personnages ? Et Chic ? C’est vraiment ça le sort qu’ils réservent pour le personnage de Chic ? Tout le monde l’avait oublié, c’était pas nécessaire !
Veronica annonce à Jug et Archie son départ à Los Angeles. Cela ne plaît pas du tout à ses deux petits-amis qui le prennent mal et qui se gâchent ainsi la dernière soirée de lycée. L’avantage de cet épisode, c’est que Betty peut le réécrire en s’incrustant dans la conversation. Elle a alors l’idée de leur dire de célébrer ce qu’ils ont vécu, le fait d’avoir survécu deux fois au lycée et d’avoir été si comblé physiquement. Mais pas que physiquement, hein.
Oh, c’est la fin. On sent que c’est la fin qui approche à grande vitesse : Archie propose au reste du plan à quatre de faire un dernier tour de voiture tous ensemble autour de Riverdale. Une manière de se dire au revoir, quoi. Il fait encore jour dans cette journée interminable et… pfiou, c’est un joli plan plein d’émotions en vrai. Je n’y suis pas encore, cependant.
Les scénaristes ménagent autant que possible leur effet : Betty explique ensuite au fantôme de Jug qu’elle ne veut pas rentrer dans le manoir Blossom où Cheryl a organisé son after. En effet, Betty sait que c’est la dernière fois qu’ils seront tous ensemble – et c’est trop pour elle. Elle ne veut pas dire au revoir – mais Jug lui rappelle que c’est ça l’histoire de la vie (le cycle éterneeeeeel) : on dit bonjour, on marche ensemble un temps et on se dit au revoir.
Franchement, c’est creux comme réplique, mais c’est très Jughead. Et la musique choisie pour accompagner cette scène ? J’adore, tout simplement. Elle a ce petit sentiment de fin. Ce n’est pourtant pas encore la fin : on a le droit à la soirée chez Cheryl, avec Archie, devenu poète célèbre (lol), qui attire toute l’attention sur lui pour parler des epic highs and lows of High School Football. J’ai souri comme le reste du casting – à ce stade, les scénaristes savent à quoi ils disent au revoir après tout, et c’est bien de penser aux… bordel, j’allais écrire fan. Suis-je fan de ce truc finalement ? C’est terrible.
Le poème d’Archie ? Il est super naze littérairement parlant, mais il a pour vocation de résumer en quelques vers chaque personnage. L’idée est de balancer tous les souvenirs de la série que les scénaristes n’ont pas eu l’occasion d’évoquer ailleurs, clairement. Betty et ses mandarines, Veronica et ses reconversions professionnelles (et la dialyse humaine qu’elle était devenue, j’avais déjà oublié la fin de saison 6 !), Cheryl et son frère dans la cave, Toni et sa veste avec une faute d’orthographe (putain, mais ils osent tout, c’est vraiment « regardez toutes les merdes qu’on a écrites avant qu’on tire la chasse »), Jug et la défenestration de son prof, Kevin qui couche dans les bois au lieu de chanter, Fangs qui n’est plus qu’un voleur d’organes (la tronche de Cheryl, c’est exceptionnel – mais… Tabitha devait effacer les mauvais souvenirs non ? Et comment c’est possible d’avoir oublié cette histoire de trafic d’organes dans des congélateurs ?), Reggie encore et toujours résumé au fait qu’un autre acteur a interprété ce rôle. Et l’ours ? Et ARCHIE À POIL ? On veut une strophe d’Archie sur Archie au point où on en est.
La série se le garde pour la fin de toute manière. C’est Archie tout de même. En fin de soirée, il débarque donc pour dire au revoir à Betty et lui expliquer qu’il a toujours eu l’impression qu’ils finiraient ensemble. Après tout, l’histoire a commencé avec eux voisins. Toutefois, Betty lui explique qu’ils ne sont pas endgame et que le futur sera différent : Archie ira en Californie et ne reviendra jamais. Il y rencontrera une jolie fille et s’installera avec elle. Il sera ouvrier dans le BTP et écrivain en même temps, et très heureux… mais pas avec Betty. Ou Veronica. Bim. Il demandera toutefois à être enterré à Riverdale, auprès de son père, et… c’est tout. C’est une fin douce-amère, mais j’aime bien l’idée. On termine par un baiser Betty/Archie qui est plus poétique que le poème d’Archie.
Après ça, Betty demande encore un dernier détour à Jug : elle souhaite se rendre sur la tombe de Tate Pop. Elle est nostalgique de sa mort, au début de leur dernière année de lycée, mais ça la lance dans une réflexion sur la vie après la mort. Moi, de mon côté, ça m’a fait réfléchir au fait que ça aurait été plus logique d’avoir Tabitha comme ange permettant à Betty de revivre sa dernière journée de lycée, mais bon.
Cela dit, ça aurait cassé l’idée de nous révéler ce que son devenu Jughead et Betty. Le premier a lancé sa maison d’édition de comics, la seconde est devenue autrice à succès grâce à son livre, puis une colonne de conseils et ses combats d’écrivains à New-York. Oh. À deux doigts de nous parler de la grève des scénaristes là ! J’ai eu peur, un temps, qu’elle n’affecte la fin de la série, mais bon, ce n’est pas comme si les scénaristes avaient beaucoup bossé sur cette série ?
Le plus important de cette scène ? On nous révèle que Betty a consacré sa vie à son magazine féministe, She Says, et son travail, mais pas à son mariage. Elle a adopté sa fille et est heureuse de laisser en héritage sa famille. Et Jug non plus ne s’est pas marié. Donc… Il n’y a qu’Archie qui se marie finalement ? C’est osé comme message pour une série ado, et ça change des endgames habituels. La série va encore être défoncée par tous les fans à ce stade.
Pourtant, j’aime bien cette idée. Après tout, aucun d’eux ne méritent de finir en couple et ça évite les guerres entre fans. Tout le monde est déçu comme ça, bien fait. Betty a tout de même le temps de dire qu’elle aimerait rester à Riverdale pour toujours, mais Jug lui affirme que ce n’est pas possible.
Betty accepte donc de retourner en 2023 et peut ainsi revenir une dernière fois à Riverdale, en tant que vieille dame accompagnée par sa petite-fille. Elle se met alors à réciter un poème bien meilleur que celui d’Archie sur les lieux marquants de la série, leur disant au revoir à chaque fois. Je trouve que c’est une excellente idée – c’est bien meilleur que de dire au revoir aux personnages. Disons adieu à la ville, à ses décors improbables et désormais vidés. Dur de ne pas sentir que c’est la fin quand on voit tous les décors vides ou fermés. C’est une belle manière de résumer la série (encore) et de dire au revoir à cette ville.
L’autre belle manière de dire au revoir à la série ? Betty meurt à son tour dans la voiture, alors qu’elle arrive sur le lieu du diner Pop’s désormais fermé et à vendre. Oh. La fin de la série voit ainsi une Betty bien plus jeune sortir de la voiture et se rendre dans le diner où l’attendent tous ses amis. C’est un peu lourd de la voir faire un câlin à tout le monde, mais c’est une manière de dire au revoir à tous – même à Julian ou au souffre-douleur du lycée qui est là aussi.
J’ai du mal à croire que leur Paradis – leur Sweet Hereafter – soit de rester coincé à 17 ans à la période du lycée s’ils ont vécu une vie jusqu’à 86 ans, hein. Perso, si c’est ça le paradis, j’en veux pas trop, le lycée, j’ai donné une fois, merci bien ! Plus sérieusement, pour la série, c’est une très bonne fin – et c’est plus qu’inattendu après cette saison.
Betty, Jug, Archie et Veronica resteront donc pour toujours des lycéens de 17 ans (we could be seventeeeen) qui savourent des milkshakes en partageant les derniers potins. Et ça, c’était l’essence même de Riverdale. C’est bien d’avoir ce dernier épisode qui le rappelle, et c’est bien d’avoir une conclusion proposée par Jughead pour nous l’expliciter au max. Bien sûr, c’est une suite de clichés cette fin, mais… c’est efficace ?
Un cliché n’est pas un cliché pour rien et on sait à présent que Riverdalesera toujours là pour nous accueillir en cas de besoin. Et c’est sûr que ces sept saisons étaient tellement remplies de n’importe quoi que je suis à peu près sûr que si je la revois un jour, je découvrirais de nouvelles choses complètement cinglées.
Bon, de là à la revoir, en revanche…
Au revoir, farewell, adiou aux éclats de rire nerveux incontrôlables devant les twists improbables
Compteur d’Archie à poil : +1, très timide, sur un tableau de Cheryl. Les abdos manquaient dans ce dernier épisode. Une petite chanson aussi – depuis quand les acteurs ne chantent-ils pas ?
Eh bien ! J’y suis ! Je suis arrivé au bout de la série et de ces sept saisons, j’ai tenu jusqu’au bout, et je termine même la série le jour de la diffusion du dernier épisode. Merde, je crois que je termine avant Morgane et Aurélien qui m’ont forcé à regarder !
Que dire ? Cette saison 7 était pénible scénaristiquement parlant, parce qu’on en attendait tous autre chose. On voulait une manière de dire au revoir à ces personnages en 2023, pas une saison complète dans les années 50. Pourtant, cette longue saison qui ne raconte rien a fait du bien à la série : elle a permis aux scénaristes d’explorer toutes les facettes de chaque personnage et de ne pas s’embourber dans une intrigue incompréhensible. Bon. Il y a eu le milkman, mais ce n’était pas l’essentiel.
C’est une dernière saison particulière, mais qui aura capitalisé sur le grand n’importe quoi qu’a toujours été la série et sur les épisodes spéciaux qu’elle pouvait sortir n’importe quand. La conclusion de la série est jolie, j’ai envie de croire que c’est une réussite.
Quant à la série… Je sais que j’ai encore plein de choses à en dire, mais pour ça, je vous donne rendez-vous mercredi prochain à 21h pour le prochain épisode du podcast 42 minutes.
Et voilà, ce qui devait arriver arriva. La fin de la série se profile plus que jamais à l’horizon et je me demande sincèrement, après cet épisode, à quoi servira exactement le dernier épisode parce que nous sommes arrivés à un point de non-retour il y a un bon moment déjà. Cet avant-dernier volet ne fait que le confirmer et est un peu déroutant dans sa manière de nous rappeler que eh, c’est la fin.
Spoilers
Les Blossom en prison, Riverdale doit se remettre de ses péripéties.
Rien que ce titre d’épisode, on savait déjà que ça n’allait pas le faire cet épisode, non ? Cette citation m’a fait éclater de rire, je ne m’en remets pas. C’était ça ou l’ours. Je suis peut-être passé à côté de l’épisode, mais pas de ces répliques improbables. Et ça prouve qu’ils sont arrivés bien après ce Golden Age eux…
L’épisode commence par Jughead nous faisant le résumé des derniers événements à Riverdale : toute la ville est secouée par la fin du Projet Moloch. Tu m’étonnes ! Bizarrement, les parents Cooper semblent s’en sortir plutôt bien dans cette affaire. Ils continuent de vivre ensemble, mariés et à la télévision. Bon, bien sûr, le père se retrouve au sous-sol.
Bien sûr ? Bordel, ça fait 17 ans qu’il a une fille illégitime, pourquoi ça devient un problème ce jour-là de dormir ensemble ? En 17 ans de couple avec lui, ne me faites pas croire qu’Alice ne lui a pas pardonné. C’est ridicule, cette affaire. Le but est toutefois de faire passer un message féministe, comme d’hab cette saison : Alice n’a jamais vécu seule et explique ainsi à Betty qu’elle ne peut même pas s’ouvrir un compte en banque. En deux minutes, on arrive donc à une scène terriblement triste qui mériterait d’être en fin d’épisode. Mais bon, c’est Riverdale, on l’oublie vite de toute manière.
En parallèle, Betty reçoit enfin le premier exemplaire de son bouquin. Elle a vraiment écrit un bouquin avec sa petite newletter toute naze ? Si vite ? Et trouvé un éditeur ? Vraiment, on est sur une dernière saison qui expédie au plus vite toutes ses idées, c’est fou. Et marrant, aussi. Bref, c’est du Riverdale.
Betty rentre chez elle et prévient sa mère qu’elle a donc écrit ce livre pour adolescentes sur lequel elle est en sous-vêtement sur la couverture. J’ai ri. La réaction d’Alice n’a rien de crédible par rapport à ce qu’on sait du personnage. Betty veut tout de même qu’elle le lise, et quand elle le fait, Alice est super fan de l’écriture de sa fille. Vraiment, les voir se réconcilier… c’est quelque chose.
Betty décide en tout cas de faire à nouveau confiance à sa mère dans cet épisode. Elle en parle donc à Toni quand elle a une idée brillante pour remplacer le principal du lycée. Et elle a raison : Alice accepte de peser sur le comité des parents d’élèves pour faire élire le principal historique de la série. Oui, oui, un homme noir, principal dans les années 50, yay ! Et son discours hyper politique ? D’où il se fait acclamer comme ça après avoir hurlé sur tout un gymnase qui n’avait rien demandé ?
En plus de tout ça, Archie se met à citer du Kerouac en jouant au basket avec Reggie. Il a découvert que les roadtrips, c’était cool, et le voilà donc qui s’imagine passer l’été à en faire un. Je veux bien, mais… Mais… Il ne reste qu’un seul épisode après celui-ci bordel ? Ils ont vraiment gâché toute chance d’une conclusion réussie pour la série avec une saison finale complète ?
Allez, reconcentrons-nous sur l’épisode tout de même : Archie se rend auprès de Weatherbee pour faire réembaucher Thornton. Il est vraiment fan de littérature anglaise, décidément ! Dès que Thornton revient, il squatte son bureau pour lui expliquer qu’il veut faire un roadtrip. La prof est fière de lui parce que c’est exactement ce qu’il devrait faire pour être un bon poète ? Mais enfin !
Seulement voilà, le projet d’Archie est contrarié : il ne peut plus partir en voyage quand il apprend que Reggie est coincé à la ferme. Le stage de basket qu’il avait prévu pour pouvoir intégrer ensuite la fac de ses rêves tombe pile en même temps que le mois de la récolte du maïs et il ne peut plus s’y rendre. Archie propose aussitôt de prendre sa place et laisse tomber son rêve de roadtrip. À la place, il se met à fantasmer d’écrire contre une meule de foin. J’ai tellement ri.
Pendant ce temps, au manoir Blossom, Cheryl et Julian se retrouvent à vivre avec Nana. Finalement, on rattrape 2023 bien vite. En attendant d’y arriver (peut-être), Cheryl décide de se venger en reprenant son poste de Vixen pour montrer qu’elle n’est pas qu’une fille à papa mais qu’elle a aussi ses propres réussites.
Cela nous mène à du temps perdu à voir Cheryl danser pour défier une Evelyn qui n’a apparemment pas le droit de refuser son défi. On ne cherchera pas à comprendre pourquoi et on se contentera de rire du montage qui fait en sorte de ne jamais montrer les pieds de l’actrice en même temps que sa tête (tiens, elle en fait moins qu’avant ?) ! Evelyn s’avoue vaincue bien rapidement – amusant, ce cri ! – et Cheryl redevient donc capitaine des Vixen.
Elle en profite aussitôt pour faire son coming-out de manière plus efficace et insister pour que ça ne soit pas un problème de vivre comme elle l’entend désormais. Dans les années 50, bien sûr. Et bien sûr, il y a deux autres pom-pom girls qui sont lesbiennes aussi dans l’équipe. Existe-t-il un autre lycée que RiverdaleHigh avec autant de LGBT au mètre carré sérieusement ?
Enfin, pas qu’au lycée d’ailleurs ! On a ainsi une scène où Kevin se rend voir son père pour mieux découvrir que Frank est sous sa douche d’hôtel. Putain, mais je n’en peux plus, jusqu’au bout cet écriture sera complètement hallucinante et à dormir debout. C’est quoi cette espèce de début de mauvais porno de gay daddies encore ?
En début d’épisode, les lycéens se réunissent aussi pour savoir qui pourra bien remplacer le principal de l’école maintenant qu’il a été viré, pour ses liens avec les Blossom. Si l’angoisse est de voir le psychiatre prendre la place, on découvre assez vite que ce ne sera pas le cas : ils ont réussi à virer tout le trio maléfique qui dirigeait la ville, yay !
Le psychiatre n’abandonne pas la partie pour autant : il déteste les comics books et continue de monter son combat entre eux. Il censure donc la dernière idée de Jug, ce qui choque Veronica qui la trouvait géniale. L’idée ? Il s’agit de la Comète, évidemment ! Ils vont nous faire le lien avec ce qui était supposé le fil rouge comme ça ?
Probablement. En attendant, Jug doit écrire l’éloge funèbre de son magazine de comics qui va fermer, ne pouvant plus survivre à la censure (putain, « adieu » et « farewell » ça veut dire la meêm chose ducon !), tandis que Veronica décide de faire un film (ben oui, bien sûr) avec l’histoire de la Comète. Elle obtient donc facilement le financement pour ce projet et propose quasiment aussitôt à Clay d’en écrire le scénario. Comme par hasard, il est déjà fan de cette histoire et a déjà un début de script ! C’est merveilleux le monde dans cette série. Ensemble, ils envisagent déjà d’embaucher Sidney Poitier et d’avoir un grand succès dans les cinq ans à venir.
ALLELUIA ! En milieu d’épisode, Tabitha débarque à nouveau – celle de 2023, enfin. C’est l’occasion d’apprendre que celle des années 50 est repartie faire le tour des USA, sans que personne ne prenne la peine de nous le dire. Bon, en tout cas, le but est désormais d’en revenir à la série. Tabitha explique à Jug qu’elle est celle qu’il a oubliée, ce qui n’a aucun sens. Ma foi, ça marche comme point de Bingo Séries, ça, non ?
Pour que tout soit clair, Tabitha lui a ramené une télévision couleur et un reportage narré par Jughead lui-même. Bon. Jug peut dire adieu à son couple avec Veronica apparemment, parce que ça y est, il se souvient de tout. Et Tabitha dans tout ça ? Elle a réussi à stabiliser le fil des timelines en un fil unique qu’elle a consolidé parce qu’elle est forte comme ça.
J’adore comment elle explique cette idée comme si c’était parfaitement logique, compréhensible et naturel. L’actrice aura réussi à trouver un scénario encore moins cohérent que celui qu’elle avait dans Glee, bravo à elle !
Comme je m’en doutais il y a deux épisodes, Tabitha annonce alors qu’elle ne pourra pas les renvoyer en 2023. J’en étais sûr : trop d’efforts étaient faits pour que le happy end soit dans les années 50, nous allons donc y rester coincés pour de bon. C’est franchement dommage et pas dingue comme fin de série, mais ça faisait quelques épisodes que je ne les voyais plus faire demi-tour après avoir investi tant de temps dans ce grand n’importe quoi.
Il faut encore avaler la pilule à présent. Jughead réunit donc tous les lycéens pour leur expliquer qu’ils peuvent se souvenir d’un futur qui est leur passé mais dont ils ne se souviennent pas et qu’ils ne pourront pas revivre. Quel est l’intérêt, du coup ? Autant ne pas savoir quand c’est comme ça. Jug paraît tellement dingue. Les autres décident de tirer à la courte paille pour voir s’il est fou ou s’il a raison. C’est finalement Archie qui se colle à ce bingewatch et… bordel, qu’est-ce que j’ai ri de voir Archie nous dérouler ensuite son CV interminable. C’est vrai qu’il en a été des choses en sept saisons !
Voilà donc un Archie tout bouleversé d’avoir revu son père qui doit faire un compte rendu de ce qu’il a vu aux autres. Pas évident. Il le fait tout de même, ce qui fait que Betty et Veronica décident de se rendre ensemble auprès de Jughead pour voir le film. Les voilà donc qui se retrouvent devant la télévision du bunker d’abord, puis au diner avec Jug.
Veronica est énervée de voir que Jug ne les a pas assez préparés à ce qu’elles allaient voir – Betty est terrifiée par la noirceur de notre monde ; Veronica a tué Chad. Et son père ! Putain, mais comment ont-ils décidé de ce qu’ils gardaient ? C’est tellement drôle, on dirait vraiment qu’on assiste à une réunion où les scénaristes ressortent leurs plus mauvaises idées !
Tous les autres lycéens acceptent cependant de voir ce film pour savoir ce qu’il en est de leur vie. Ils se bingewatchent quand même six saisons de Riverdale en une nuit ? Ils sont motivés ! Parce que bon, il y a du bon, du mauvais, de l’ours. Oh putain, ce fou rire que je me suis tapé ! Kevin a toutefois refusé de venir parce que Clay n’existait pas en 2023 et Julian ne vient pas non plus, peu motivé à l’idée de se taper six saisons pendant lesquelles il n’est qu’une poupée.
L’Ange Tabitha propose ensuite aux lycéens le même dilemme qu’à Jug : ils peuvent se souvenir de tout ou oublier ce grand n’importe quoi. Pourquoi on ne nous laisse pas ce choix à nous ? Veronica demande alors s’il est possible d’oublier tout le mauvais de ces souvenirs… Mais ? Moi aussi je veux ça ! Une version de Riverdalesans le mauvais ? Il y a tellement à retirer que ça ne durerait plus que quelques minutes, ce serait bien. Tabitha accepte ce reboot improbable (et infaisable en vrai, parce qu’il n’y a du bon que s’il y a du mauvais pour le contrebalancer).
Tout le monde se retrouve en tout cas devant la télé à ne se souvenir que du meilleur de Riverdale – même Kevin, Clay et Julian sont là. Et Julian a un de ces regards devant Archie torse nu, c’est quelque chose, non ? Oui, le résumé est un peu long et lourd en flashbacks – mais bien sûr qu’il y a Archie torse nu dans ces bons souvenirs. Je sens que ça devrait me rendre nostalgique. Tout est fait pour qu’on soit nostalgique avec eux des meilleurs moments de la série, vraiment, on nous montre tout ce qu’il faut pour ça soit touchant… mais je suis passé totalement à côté, bizarrement.
Pour moi, ce n’est pas ça Riverdale. J’ai eu zéro émotion devant leur moment émotion, ça craint pour l’épisode final de la semaine prochaine ! Ah oui, parce qu’il faut bien y venir… Tabitha décide de partir au moment où elle embrasse Jug, cependant. Pas facile en même temps : Jug est désormais avec Veronica. Cela n’a aucun sens, putain, pourquoi resterait-il avec elle après avoir eu un aperçu de ce qu’était sa vie et après avoir vu tout son futur où il était heureux avec Tab ? Théoriquement, il devrait être amoureux d’elle, pas de Veronica ?
Tabitha des années 50 finira bien : militante des droits civiques pour le bien de sa vie. Jughead n’est pas prêt pour autant à dire adieu-farewell à Tabitha. Elle lui explique alors que la bulle temporelle de leur rencard qui avait duré une vie entière existe toujours pour elle, mais qu’elle doit protéger le temps et le laisser continuer depuis les années 50 à présent.
Et ils ont beau nous vendre un « classique paradoxe temporel » où la comète n’arrivera plus jamais… Désolé, mais ça n’a rien de classique ce foutoir incroyable. Qu’est-ce qu’ils me font rire. Tabitha et Jughead s’embrassent donc une dernière fois et je trouve ça dommage : ils étaient l’un des rares couples vraiment bien de la série.
Et Tabitha s’en va donc en laissant derrière elle ses amis avec uniquement des bons souvenirs. Oh, Jug étant Jug, il a aussi décidé de se souvenir de tout – le bon, comme le mauvais. Il n’est pas le seul : Betty aussi veut garder le mauvais de Riverdale. Après tout, nous ne sommes que la somme de nos souvenirs, non ?
Et alors que nous assistons là clairement à une fin de série, Jug nous vend encore une dernière chronique : Goodbye Riverdale. OUI PUTAIN GOODBYE ADIEU FAREWELL FOREVER.