Salut les sériephiles,

À l’occasion de la première diffusion de la série The Purge ce soir aux USA et dès demain sur nos écrans, je me suis décidé à enfin rattraper mon incroyable retard dans les quatre films ce week-end. Cela m’a pris moins de temps qu’il n’y paraît grâce à un petit speedwatch, mais dans l’ensemble, j’en ressors surtout avec une impression positive. Comme pour les Marvel et les films X-Men, je me suis dit que ça valait bien un article.

The Purge (2013)
L’entrée dans l’univers est plutôt réussie. Si je devais y mettre une note, je pense que ça irait taper dans le 16y/20. La mythologie de base est vraiment intéressante : le concept est loin d’être bête, il est à peu près justifié par cette histoire de prisons surpeuplées et il sonne même assez réaliste – on a tous entendu parler de prisons débordant ces dernières années. Dans l’ensemble, le concept tient et ça permet le lancement d’un film d’horreur.
C’est peut-être là que ça blesse le plus : je n’ai pas trop eu de frissons devant ce film. Bon, c’est un film, j’ai toujours plus de mal à m’attacher aux personnages quand c’est comme ça… mais quand même, on est juste sur un huis-clos très sombre pas parfait du tout. Certains personnages sont insupportables de conneries (et comme toujours, il faut viser du côté des gamins pour les trouver), certaines sous-intrigues n’ont pas trop de sens (pourquoi le petit-ami veut tuer son beau-père ? Il pense vraiment garder le cœur de sa belle après ça ?), mais la conclusion est franchement réussie.
Finalement, c’est surtout un bon moment plus qu’un film d’horreur. Il n’y a pas grand-monde qui meurt du côté des héros, beaucoup de questions restent ouvertes et je trouve que le concept est loin d’être exploité : on ne suit qu’une famille et, à la rigueur, leurs voisins ; l’impact de la Purge n’est expliqué que très brièvement pendant le générique de fin et, dans l’ensemble, on reste sur sa faim. Je ne me suis pas senti purgé, en fait, c’est un comble ! Et puis surtout, les questions morales que soulèvent le concept sont totalement évacuées : on a une famille de gentils, des ados très méchants (cela dit, l’acteur est excellent !) et des voisins plein de vices ; mais jamais personne ne questionne vraiment ce qu’il se passe, à part le gamin insupportable, sauf qu’il est insupportable justement, donc non.
Voir aussi : The Purge en série

The Purge : Anarchy (2014)
On va partir sur un 14/20 assez paradoxal. Au début du film – que j’ai trouvé incroyablement long à mettre en place !! – je me suis dit que ça partait bien. En fait, ils semblaient partir de mes critiques post premier film et vouloir toutes les régler : ça manquait de personnages ? En voilà à foison ! Ca manquait de sens dans les intrigues ? Voilà plein d’histoires de petites vengeances persos. Ca manquait d’horreur et de surprise ? C’est parti pour les fusillades dans tous les sens.
Oui, mais justement, ça part un peu trop dans tous les sens. Je ne sais pas, c’est peut-être aussi parce que je repassais en même temps (donc que mon attention n’était pas à son maximum, je reconnais), mais j’ai trouvé que ce film s’éparpillait et ne parvenait pas à m’attacher à ses personnages.
Une fois de plus, il n’y a pas grand-monde qui meurt (mais au moins, c’est bien géré) et on sent que le film a voulu gratter sa mythologie pour proposer quelque chose de plus complexe. Malheureusement, on reste en surface et, finalement, on n’explore pas grand-chose : ni les persos, ni la mythologie.
À ce stade, je commençais même à être déjà déçu de la franchise, dont je m’étais fait tout un film (et pas quatre, heureusement). Autant le premier correspondait bien à l’idée que je m’en faisais, autant ce deuxième film n’a pas réussi à garder mon attention. À trop vouloir bien faire, il finit surtout par être prévisible, particulièrement sur la fin et son côté « sauvé par le gong » vraiment attendu ou sur son écriture des personnages tous très stéréotypés. Il n’empêche que je continue d’être motivé pour la série, parce qu’il y a quelque chose à faire de ce concept ! Et puis cette fois le côté moral, le côté riches VS pauvres, est abordé un peu plus, même si on reste sur un manichéisme gentil/méchant très simpliste. On a un héros qui voulait purger mais ne le fait pas, c’est déjà ça, faut pas trop en demander non plus, c’est qu’un film.

Demain matin, je reviendrai donc avec vous sur les deux films suivants et, si tout va bien, je regarderai aussi le premier épisode de la série dans l’après-midi ; histoire de chroniquer tout ça !


Bon, et puis, on a vu que j’avais du mal à gérer parfaitement le blog ces derniers temps comme je ne regarde plus énormément de séries. Laissez-moi le temps de trouver mon nouveau rythme, aussi. Comment ça vous ne m’avez rien dit ?
Les séries diffusées à la télévision que j’ai déjà chroniquées, ça aide, quand même. Comment ça, c’est évident ce que je dis ? Eh oh, c’est mon blog, je dis ce que je veux.
C’est aussi le cas de
Enfin, malgré une qualité de série vacillante, 





et ils devraient me donner quelques points, donc j’ai intérêt à les rattraper. Cela fait aussi des mois que j’ai envie de rattraper