The Circle (Netflix) : le confinement avant que ce ne soit à la mode

Salut les sériephiles !

Le premier week-end de confinement est là et commence apparemment à peser sur les nerfs de certains si j’en crois vos tweets et les innombrables défis et challenges stupides d’Instagram. C’est la vie, c’est comme ça, mais dites-vous qu’on a au moins la chance d’avoir les réseaux sociaux la prochaine fois que ça vous irritera. Ce n’est pas toujours le cas de tout le monde, et ce ne sont pas les candidats de The Circle, la télé-réalité de Netflix, qui diront le contraire. Eh oui, ils ont testé pour nous le confinement avant même que ce soit rendu obligatoire un peu partout à travers le monde.

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Le concept est simple : huit personnes ont accepté de participer à une « expérience sociale » (la jolie manière de dire télé-réalité) qui consiste à vivre dans un appartement luxueux… en étant coupé du monde, à l’exception d’un réseau social factice, le Cercle. Omniprésent, le Cercle permet aux candidats de se parler via une application de messagerie : ils parlent en groupe ou en conversation à deux, ils se voient proposer des activités et jeux (ça peut toujours vous inspirer pour votre confinement) et ils finissent par se classer les uns les autres de manière à éliminer le moins « populaire ».

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Mon chouchou !

Bien sûr, on sent souvent que la production force les choses, notamment lorsqu’il est question d’entamer une conversation entre certains candidats (franchement, ça fait toujours factice) et le rythme de l’émission est hyper rapide là où on sent que les candidats s’ennuient quand même beaucoup. Contrairement à beaucoup d’autres téléréalités d’enfermement, cependant, les participants ont pu venir avec des livres, de quoi écrire, de quoi s’occuper finalement…

Franchement, c’est très sympathique à regarder. Il y en a pour une petite douzaine d’heures – j’ai moins aimé la finale qui se fait sur un plateau télé classique – mais ça passe très vite avec de nombreux twists : de nouveaux candidats sont rajoutés, les sortants peuvent rendre visite à la personne de leur choix et surtout, surtout, certains ne sont pas qui ils prétendent être. Eh oui, le plus gros intérêt de l’émission, c’est que certains ont fait le choix de se présenter avec un faux profil… mais pour des raisons toujours différentes.

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Franchement, ils sont en plus tous super attachants et ont des facettes parfois surprenantes.

La personne qui n’assume pas son surpoids, l’homme qui pense qu’il vaut mieux être une femme pour être appréciée, le timide qui prend l’apparence d’un beau gosse… plein de schémas sont proposés, avec chaque fois un message (plus ou moins forcé) à défendre au passage. C’est intéressant et ça reflète bien les réseaux sociaux et le fait qu’on ne sache pas toujours à qui l’on parle. L’intérêt pour le téléspectateur est que l’on sait d’avance qui est qui, et ça peut mener à des situations savoureuses, surtout quand deux « catfish » se mettent à dialoguer entre eux.

Un dernier aspect hyper important de l’émission est qu’on est là dans la nouvelle ère de la télé-réalité : exit le jugement et la méchanceté, les candidats sont tous dans une bienveillance (parfois même excessive) et une ouverture d’esprit vraiment agréable. C’est le contrepied des télé-réalités où l’on se moque des faibles, et c’est un changement de valeur qui fait du bien (ce n’est pas sans rappeler Songland par exemple).

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Fort de son succès, Netflix propose déjà une version brésilienne et proposera bientôt une version française à son émission. Je me demande si l’édition française sera aussi bienveillante – ce n’est pas gagné. Quant à nous qui sommes confinés, c’est toujours l’occasion de se dire qu’il y a plein de choses qu’on peut faire grâce aux réseaux sociaux. Vraiment, on a énormément de chance que cela nous tombe dessus en 2020… ce qui fait que j’ai beaucoup, beaucoup de mal à comprendre ceux qui sortent de chez eux et veulent braver le confinement à tout prix. Ce n’est pas si dur de rester chez nous avec autant d’activités à faire !

Bref, voilà une idée comme une autre pour vous occuper : regardez The Circle sur Netflix.

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Mes derniers coups de… #26

Salut les sériephiles,

Vous y croyez si je vous dis que ça y est, ça fait deux ans que j’ai passé ces articles en mode mensuel ? C’est fou, non ? Le temps passe à une rapidité de dingue. Tant mieux, vous allez me dire, parce que ça va arranger tous ceux d’entre vous qui n’aiment ni le télé-travail, ni le confinement. J’imagine qu’il y en a pas mal dans ce cas, mais qu’importe, vous êtes sûrement là pour vous changer les idées… alors trêve de blabla, à présent, je tente le coup de vous parler sans spoiler et en coup de vent de mon dernier…

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Coup de Cœur : Vous savez déjà ce que je vais écrire ici normalement, parce que vous me connaissez assez pour connaître mon amour de Westworld. La saison 3 a commencé lundi et franchement, la série prend un énorme virage à 180° qui reste parfaitement savoureux – attention aux spoilers dans la fin de ce paragraphe. C’est fou ! L’aspect futuriste prend désormais totalement le pas sur le reste, on dit adieu au Western, bonjour à l’espionnage industriel et… aux nazis ? Savoureux, je vous dis ! Je ne m’attendais pas du tout à ça, mais j’ai adoré.

Coup de Mou : L’industrie hollywoodienne est victime, comme le reste du monde, de la pandémie de coronavirus et ça va très vite se sentir sur nos séries préférées. Les tournages sont interrompus quelques semaines avant que les épisodes de fin de saisons ne soient bouclés, et ça va faire un énorme coup de mou dans les saisons habituelles. On peut dire adieu aux 22 épisodes. Ce n’est pas si grave a priori, mais ça fait mal tout de même : certaines séries vont vraiment être annulées sans fin… et un monument comme Supernatural se retrouve sans vraie fin tournée. Il va falloir trouver un autre moment pour le tournage, maintenant, mais les fans n’ont pas fini d’attendre. C’est un coup de mou, un vrai !

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Coup de Poing : Dans The Walking Dead cette semaine, il y a eu un bon twist percutant qui vaut bien ce coup de poing, mais là, je vais balancer un gros spoiler sur le dernier épisode diffusé, donc méfiez-vous si vous ne l’avez pas encore vu. Le coup de poing en question ? Ben le personnage de Negan évidemment ! Il nous débarrasse d’Alpha et le tout parce qu’il s’achetait une rédemption, ce qui n’est vraiment pas ce à quoi je m’attendais pour le personnage ou pour la série, pour Alpha ou pour Carole. J’ai hâte de découvrir la suite, maintenant… même si cette saison va être amputée aussi, j’imagine.

Coup de Blues : Donc, on est en confinement et télétravail, d’accord, mais ça ne m’empêche pas d’avoir fini mon remplacement qui avait commencé en septembre. Mon plus gros coup de blues des derniers jours, c’est clairement d’avoir dit au revoir à mon établissement et mes élèves, donc je n’ai plus vraiment exactement les mêmes nouvelles. Quelques mois d’investissement et hop, on passe à autre chose. J’ai beau le savoir à l’avance, ça n’épargne pas des petits coups de blues qui vont avec l’au revoir.

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Coup de Vieux : Hier soir, j’ai regardé le film Underworld dans lequel j’ai eu la surprise de voir Wentworth Miller… en 2003. Il est tout jeune, c’est fou, mais comme souvent dans cette rubrique, ce qui est marrant est que le contraste entre le début de la carrière de l’acteur et aujourd’hui n’est pas du tout en faveur de l’acteur qui prend inévitablement un coup de vieux alors même qu’il était jeune quand je l’ai revu. Bon, je m’embrouille avec ce coup, pardon.

Coup de Barre : Je sais que tout le monde, et moi le premier, a vu le confinement comme un bon moyen de gagner du temps – en supprimant les trajets, déjà – mais la vérité est toute autre. Ca me fatigue un peu d’avoir plein de « et toi, les séries ? » ou autre « bon rattrapage » quand en fait, je profite de ce temps supplémentaire pour l’administratif, le ménage et surtout les lectures mises de côté depuis janvier. Bon, et puis pour des films, je reconnais. Finalement, ça va bientôt faire une semaine que je suis confiné, et je n’ai pas spécialement avancé dans mes séries. Au moins, je n’accumule pas de retard, c’est déjà ça.

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N’oublions pas que si la pandémie est horrible, elle a quelques effets positifs sur lesquels se concentrer aussi, avec une baisse de la pollution, notamment.

Coup de Bol : Je ne vais être que peu affecté par les saisons sans fin à Hollywood. La majorité des séries que j’aime sont déjà renouvelées, donc même sans fin de saison, les retrouvailles sont déjà assurées, ça va. Quant aux séries qui se terminent cette année… le tournage est déjà bouclé, y compris The 100 qui a fini sur le fil du rasoir. Finalement, ça a du bon ces saisons raccourcies… On devrait même avoir des épisodes durant l’été, comme si de rien n’était. Enfin, reste à voir quelles décisions de diffusion seront prises dans les mois à venir.

Coup de Gueule : Alors là, en revanche, inutile d’espérer vous changer les idées : je vis dans une rue quasi-piétonne de banlieue parisienne, donc je vois depuis ma fenêtre des passants quasi tous les jours, et franchement, il est dur de ne pas être énervé de voir tant de gens sortant dans la rue pour « faire des courses » qui consiste en une seule bouteille de jus de fruits ou pour ne pas respecter les consignes de confinement – gestes barrières kézako ? se promener seul, mais pourquoi ? Franchement, un peu de civisme, le pic de l’épidémie est encore devant nous et ça rend fou de constater qu’il y a encore des gens ne mesurant pas l’importance de limiter la propagation du virus. OK, il tue peu les jeunes, je veux bien, mais ça n’empêche pas que personne n’a envie d’être malade, si ?

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Coup de Tête : Profiter du confinement pour lire plutôt que de voir des séries. Cela ne va pas aider les affaires du blog, j’en ai bien conscience, mais ce n’est pas grave, parce que de toute manière, avec le confinement, les gens sont plus souvent sur Netflix que sur les sites, apparemment. Je vous comprends… mais on en reparle en coup de grâce 😉

Coup Tordu : Après deux semaines de pause en début de mois, NCIS est revenu avec un épisode inédit la semaine dernière, épisode qui se terminait sur un cliffhanger intrigant… malheureusement, la chaîne qui diffuse la série avait décidé – avant même le coronavirus – qu’il n’y aurait pas d’inédit cette semaine, mais une rediffusion. Bon, l’épisode rediffusé était le deuxième de la saison, sur Ziva, alors ça donne quelques espoirs pour la suite. Par contre, comme on n’aura pas de fin de saison, je sens que la frustration autour de cette intrigue va rester un bon moment !

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Coup de Pub : N’hésitez pas à allumer vos télévisions, TF1 a enfin compris comment diffuser une série, comme on a pu le voir avec Les Bracelets rouges. Concrètement, la chaîne craint l’absence d’inédit à diffuser avec les arrêts de tournage de toutes ses émissions, mais ça veut dire qu’on passe à un épisode inédit par semaine, comme aux États-Unis. Et ça fonctionne vachement bien de voir la série comme ça, alors n’hésitez pas à la regarder !

Coup de Grâce : Si je résume, nous voilà donc confinés et forcés de nous servir d’internet pour à peu près tout, ce qui est un changement plus ou moins radical, selon vos habitudes. Admettons. Tout le monde s’est alors rué sur Netflix, avec un chiffre assez impressionnant tout de même : Netflix représente 23% du trafic d’Internet en France. Je ne m’étais pas rendu compte que le géant du streaming était devenu si glouton – loin devant les 17% de Youtube et Google réunis. Bref, ça permet de mieux comprendre pourquoi Netflix annonce baisser sa qualité en Europe le temps du confinement pour soulager internet qui risque de faiblir à cause d’une surcharge de connexion. Après, je trouve que c’est tout de même se tirer une balle dans le pied si ça doit en venir à trop affecter la qualité : les gens iront ailleurs… et à quatre jours du lancement de Disney +, c’est risqué. Reste à voir si Disney prendra des mesures similaires…

Queen of Ruin (2) – Tracy Banghart

Salut les sériephiles confinés,

Un des effets les plus surprenants du confinement sur moi, c’est que ça m’a redonné envie de lire pour le plaisir et pour moi. C’est peut-être aussi grâce au soleil qui est enfin revenu depuis deux jours, mais en tout cas, ça y est, j’ai terminé mon premier roman de 2020. Il était carrément temps puisque j’étais parti pour lire 52 livres dans l’année, en théorie. C’est mal barré.

J’étais plutôt bien parti à l’origine avec une première semaine pleine de lecture, mais un peu comme pour les pilots vus pendant cette période, c’était juste les bonnes résolutions de début d’année qui se sont vite estompées – pour raisons personnelles, on va dire. Résultat de recherche d'images pour "queen of ruin"Bref, là n’est pas question, parce qu’aujourd’hui, il est censé être question du deuxième et dernier tome d’une saga que j’avais commencé en juin grâce à Ludo (toujours lui) : celle de Tracy Banghart. J’avais déjà parlé du tome 1 dans cet article, et elle a eu la sympathie de me répondre sur Instagram, alors vraiment, j’ai envie de vous dire tout le bien que j’ai pensé de ce Queen of Ruin.

C’est le titre du tome 2 que j’ai lu en anglais, mais qui doit exister en français depuis le temps qu’il est sorti. Pour faire les choses dans le bon ordre une nouvelle fois, je vous propose d’arrêter ici votre lecture de l’article si vous n’avez pas lu ou terminé le tome 1. Pour les autres, c’est parti pour le résumé : la fin du tome 1 nous a laissé sur un sacré cliffhanger avec la promesse de la réunion des deux sœurs héroïnes de l’histoire, Serina et Nomi. Dans ce tome 2, les deux filles se retrouvent bien, mais la narration reste alternée entre l’une et l’autre, parce que la vie est pleine de surprise.

Comme il fallait s’y attendre, ce tome 2 a pour but de mettre fin à la dystopie proposée à l’origine, où les femmes sont opprimées par une société encore plus patriarcale que la nôtre. Les twists du tome 1 donnent une excellente profondeur à l’intrigue et, finalement, deux tomes suffisent vraiment bien à développer les personnages. Parfois, c’est un peu cliché – notamment sur la fin, à vrai dire – mais c’est toujours plaisant de lire ce genre d’histoire.

Résultat de recherche d'images pour "tracy banghart queen of ruin"Le pouvoir est donné aux femmes et le roman leur fait la part belle. Bien sûr, elles sont les héroïnes de l’histoire, représentée par Serina – qui allie désormais la force à sa grâce – et Nomi – qui allie désormais la ruse à sa colère. Ensemble, elles proposent déjà deux portraits de femmes très complets et convaincants… mais ce n’était apparemment pas suffisant : une attention particulière est portée à plusieurs personnages secondaires féminins (Anika, Maris, Helena…) et c’est plutôt savoureux. Mieux encore, il y a un personnage que je n’aimais pas beaucoup dans le tome 1 qui a énormément gagné en profondeur avec à peine deux apparitions dans le tome 2. Comme quoi, un bon personnage n’a pas forcément besoin d’être présent beaucoup pour se révéler.

Finalement, ce tome 2 était peut-être un peu plus prévisible que le tome 1 et il n’y a eu qu’une seule vraie grosse surprise en ce qui me concerne, surprise qui a véritablement accéléré le rythme à la fin là où je pensais en avoir pour encore quelques chapitres. La conclusion est celle à laquelle je m’attendais pendant ma lecture du livre, mais ce n’est pas si dérangeant dans ce genre d’histoire. J’aurais limite envie d’un tome 3 – et pourquoi pas de toute une saga ? – maintenant, parce que j’ai l’impression qu’il y a encore beaucoup de choses à dire sur Viridia.

Bref, ces deux romans m’ont bien emporté dans leur univers, je les ai trimballés avec moi sur une bonne partie des douze derniers mois et je suis content d’avoir pu les découvrir comme ça, sans trop attendre entre les deux (mais avec un peu d’attente quand même). Je ne peux que vous les conseiller : ils se lisent d’une traite si vous n’êtes pas aussi débordés que moi par des lectures professionnelles 😉

Films vus – Semaines 8 et 9

Salut les cinéphiles confinés !

J’espère que vous allez tous bien en ce nouveau jour enfermé où les Belges nous rejoignent (jusqu’au 5 !). Cette fois, c’est bien 90% de mon lectorat qui est bien au chaud chez lui – il reste sûrement quelques personnes croulant sous le travail ou se dorant la pilule dans un pays non confiné (pour l’instant). Bref, 90% de personnes qui ont l’occasion entre deux réunions de télétravail de regarder des films, quoi. Et en plus, dans l’article d’aujourd’hui, vous verrez qu’on a droit à une mystérieuse épidémie, histoire de rester dans le thème ! Voilà donc ce que j’ai regardé en février fin février…

Semaines 8 et 9

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Le cas Richard Jewell

Ma foi, c’est un film avec de bons acteurs qui font un travail assez dingue, tout de même, pour se conformer au mieux à la réalité. Ce film revient en effet sur l’affaire Richard Jewell (revenez demain, j’inventerai l’eau chaude dans un article), accusé à tort (ou pas ?) de l’attentat qu’il a réussi à prévenir (partiellement, parce qu’il y a des victimes tout de même). Le film reprend toute l’histoire de A à Z, retraçant les premiers emplois de Richard et l’attentat, puis tout l’emballement médiatique et les raisons derrière celui-ci.

Sans aller jusqu’à spoiler pour ceux qui ne connaîtraient pas l’affaire, autant dire que le film a un énorme parti pris dès le départ et veut nous le montrer parfaitement innocent, même si, effectivement, toutes les preuves vont l’accabler peu à peu. Le film est saisissant parce qu’il mêle fiction et extraits de journaux télévisés de l’époque (avec le vrai Richard Jewel du coup), ce qui donne vraiment l’impression de suivre toute l’affaire comme si on y était.

Difficile de ne pas ressentir un peu de pitié et beaucoup de sentiment d’injustice devant le film qui, dans l’ensemble, est vraiment bien construit et nous happe dans son histoire sans le moindre mal. Une petite réussite, donc, et un film qui aurait même pu être une mini-série en étirant par-ci par-là certains détails.

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Grand Budapest Hotel

Changement d’ambiance total avec ce film réputé culte dont je n’avais jamais vraiment pris connaissance de l’histoire – histoire que j’aurais encore du mal à résumer aujourd’hui. Il y est question d’un hôtel (vraiment, j’invente aussi l’eau tiède demain) bien sûr, mais aussi d’un héritage, puisque l’on va suivre le propriétaire de l’hôtel et un de ses majordomes, mêlés malgré eux à la mort d’une riche cliente de l’hôtel. Bon, ça, c’est pour le faire en gros.

Le film est absolument génial – j’ai adoré ! Pourquoi ? Parce qu’il est très littéraire : tout le film est accompagné d’une voix off nous racontant l’histoire avec un petit accent british tout charmant. C’est génial, vraiment, et ça m’a beaucoup fait penser aux Orphelins Baudelaire, surtout que certaines situations semblent ridicules et que l’histoire ne s’épargne pas quelques détours par des détails pour volontairement développer une intrigue plus complexe. Bref, coup de cœur certain !

Semaine 9

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Blindness

On change de nouveau d’ambiance et on en vient à l’épidémie promis en début d’article. Ce film retrace l’histoire d’un virus qui rend les gens aveugles : en quelques heures, les gens ne voient plus rien qu’une intense lumière blanche. Le film a la bonne idée de commencer par le patient zéro et de suivre la propagation du virus à travers la vie de l’ophtalmologue qu’il a été (ne pas) voir et de sa femme.

Je ne vous fais pas un dessin des mesures prises envers ces patients atteints par ce virus étrange : ils sont confinés, évidemment. On ne les connaît que trop bien ces mesures, mais eux subissent une quarantaine moins cool que la nôtre, se retrouvant dans un gymnase qui ne donne pas vraiment. Et comme leur virus est plus violent que le nôtre, et comme il est infectieux dès le départ et qu’on ne sait pas comment il contamine les gens exactement, ce virus se propage bien vite.

Le film est vraiment chouette à voir. Il y a quelques grosses ficelles et des décisions que j’ai trouvées perchées ou peu crédibles, c’est vrai, mais je garde un bon souvenir de mes moments devant. Le suspense est prenant, on est vraiment pris d’empathie pour l’héroïne du film et il y a des réactions très humaines qui sont traitées par le film. C’est à voir, quoi, même si j’aurais aimé une conclusion un peu différente… ou une suite ? Ah, lala, mon problème avec les films de ce genre, surtout quand je les aime bien, c’est que j’ai toujours envie d’avoir une suite, ou carrément une série, d’ailleurs !

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Knives Out

Alors, j’avais entendu quelques critiques positives sur le film, mais je ne connaissais pas grand-chose sur celui-ci quand je me suis calé pour le regarder. Et c’est bien dommage pour moi, parce que j’aurais aimé le voir avant ce « À couteaux tirés » ! Concrètement, c’est une sorte de Cluedo géant inversé : suite à la mort d’un riche auteur de romans policier, toute sa famille se déchire autour de l’héritage alors que la police et un détective privé sont chargés de déterminer s’il y a eu suicide ou meurtre.

L’héroïne du film est l’aide-soignante de l’auteur et elle a une particularité bien pratique pour les enquêteurs : quand elle ment, elle vomit. C’est excellent, parce que ça permet quelques gags tout en étant un bon moyen de mener l’enquête pour les policiers, comme pour nous. En effet, si le film ne nous garde pas longtemps dans le mystère de ce qu’il s’est passé la nuit de la mort, on sent bien que l’enquête dépasse la simple cause de la mort.

Et là-dessus, le film est brillant dans la manière de développer son scénario et de ne donner ses billes qu’une à une, en temps voulu. Je suis assez content de moi, parce que j’avais deviné correctement la fin du film avec quasiment tous les éléments évoqués par le détective privé. Concrètement, le film est un bon policier, qui m’a un peu rappelé « Le Mystère de la chambre jaune » pour son ambiance et ses twists. Des twists, il y en a un paquet et ça passe bien à l’écran. Je vous le conseille aussi !

Oui, oui, il n’y a que des bons films dans cet article, c’est comme ça. Vous vous en remettrez ?