Stats de la semaine #16

Salut les sériephiles,

La semaine dernière, je vous assurais avec beaucoup de certitude que je n’étais pas sûr de trouver le temps de voir tous mes hebdos… et finalement, j’ai vu plus d’épisodes que prévu en allant même me chercher d’autres séries ! C’était une grossière erreur de faire ça, parce que dès que je vais reprendre des classes virtuelles la semaine prochaine, tout va tomber à l’eau dans mon organisation du travail. Tout ça me confirme que les horaires scolaires ne sont pas faits pour moi, parce que je suis un oiseau de nuit. Je sais pourtant que ce n’est pas idéal, mais on ne se refait pas.

Ce n’est pas que je n’ai pas travaillé ou eu de vie perso la semaine dernière, c’est juste que j’ai pu organiser mes horaires comme bon me semblaient, et donc me lever à 9h, parfois 9h30… et ainsi me coucher plus tard pour voir des séries. Mon nombre d’heures de sommeil a diminué, parce que la fatigue ressentie était moindre : ne pas mettre de réveil et laisser son corps se réveiller quand il le souhaite, c’est magique et ça me permet d’être mille fois plus productif toute la journée, et dès le matin. Oui, parce que j’ai aussi travaillé pas mal d’heures en vrai – et j’ai marché, d’accord.

Bref, on s’en fiche, mais je voulais juste vous expliquer la raison derrière le raz-de-marée d’articles de la semaine dernière : pas de fatigue alors que je dors moins, c’est magique, non ? Ou alors, ça veut juste dire qu’il faut que je me méfie d’un futur burn out. Au choix. En attendant, écoutons nos corps quand on le peut, ça fait du bien.

Les articles les + lus de la semaine :

9-1-1 – Cet épisode est toujours un raz-de-marée de nouvelles vues chaque fois qu’il est diffusé quelque part ! Blague à part, je ne sais pas où il a été rediffusé, mais c’est à peu près sûr que c’est le cas et c’est dingue de voir à quel point ce cliffhanger est efficace… et à quel point c’est frustrant de se dire que personne n’a la patience d’attendre d’en savoir les conséquences 🙂 133 vues

Lexique – Certains combats sont perdus d’avance, et celui-ci en est un. Je ne sais certainement pas expliquer le succès de cet article et je vous en parle depuis seize semaines consécutives, je crois. Je vous propose donc plutôt d’évoquer ici mon ship du moment tant qu’il sera là… Et mon ship du moment, il est dans la saison 2 de Zoey’s Extraordinary Playlist (spoilers, attention) : Tobin & Mackenzie. 115 vues

9-1-1 – C’est rare qu’après avoir lu une critique précise, un lecteur lambda se rende sur la page de la saison concernée. Vraiment. Là, les statistiques sont pourtant formelles : après avoir vu la critique de l’épisode 2, une partie des lecteurs finissent sur cette page… et parmi eux, une portion seulement va lire la critique de l’épisode 3. C’est marrant, les statistiques, non ? 103 vues

PS : la saison 4 revient demain 😉

Zoey – Je suis vraiment heureux de voir cette série squatter le top des articles les plus lus. Déjà, c’est un peu rassurant parce que c’est un article que j’ai écrit au cours de la semaine pour une fois. Ensuite, c’est bien parce que je l’adore. Je pense que cela est lié à son cliffhanger qui ne peut pas nous laisser indifférent. J’ai hâte de voir le dixième épisode, il faut que je me dépêche de finir d’écrire cet article ! 95 vues

Euphoria – Je n’ai pas encore trouvé de ruse pour varier un peu ce que je dis de cet épisode qui continue de revenir semaine après semaine. Je ne peux même pas vraiment parler du tournage, parce que je ne veux rien en savoir. Sachez juste que cette semaine j’ai entendu parler de Zendaya dans une des séries que je regarde. Alors, savez-vous laquelle ? Faites signe en commentaire si jamais vous lisez ceci ET que vous avez la réponse. Suspense. 81 vues

Marvel – Cet article continue donc de rencontrer son petit succès dans l’ombre depuis tout ce temps ? On dirait bien. Ce qui me fascine le plus, c’est en revanche à quel point les films Marvel ont toujours ramené plein de gens sur le blog… alors que les épisodes des séries Marvel, elles, galèrent à faire le plein de lecteurs. Enfin, elles s’en tirent bien par rapport aux autres séries, mais pas beaucoup mieux. Pourtant, elles le méritent car elles sont vraiment chouettes. 76 vues


De manière hyper prévisible, j’ai détesté cette nouvelle chanson de Darren Criss à la première écoute, mais elle m’est restée en tête… et me voilà à en faire la promotion. C’est bien la peine d’en avoir eu marre de l’entendre chanter de Glee.

Les amis, j’espère que vous aimez bien m’entendre en podcast, parce que je continue de bien m’éclater à parler séries de temps en temps. Hier soir, l’équipe de Serial Causeurs nous a ainsi invité à parler de séries françaises et ça a fait une soirée virtuelle plutôt sympathique. Le résultat sera prochainement dispo dans vos oreilles. Avant ça, probablement, on sera en direct sur la chaîne de Geeleek jeudi soir pour vous parler de Riverdale et de séries qui lui ressemblent, probablement (aussi). On a encore une idée de sujet qui va vous plaire.



La suite va vous étonner… jeudi soir, donc.


ncis pourquoi certains ne portent pas de masque covid

Alors ça, c’est une excellente question, bordel ! Autant je suis content de voir les séries aborder la crise sanitaire parce que je trouve ça bien qu’elles le fassent… autant ça m’énerve de voir les séries procédurales adopter un port du masque plus qu’aléatoire. On va dire que c’est le reflet de la réalité, mais je préfère une prévention lourde que ça.
De toute manière, maintenant, les américains sont vaccinés…

Et sur ce sujet d’actualité brûlant qu’est le coronavirus…

Mais pourquoi les séries parlent-elles du coronavirus ?

Salut les sériephiles, La semaine dernière, je vous parlais de ces séries qui évoquent le Covid19 dans leurs intrigues, mais je passais à côté du vrai sujet que je voulais traiter. C’est un comble, tout de même. Le vrai sujet ? Je n’arrête pas de voir passer des tweets se désolant et se lamentant (non, je… Plus


Quelques infos-clés :

  • 37 articles publiés la semaine dernière (+18) 
  • 92 commentaires échangés ensemble (+11, on n’est pas sur une progression équilibrée là !)
  • La performance de la semaine est Jenna Elfman
  • +24 épisodes critiqués sur le blog, pour 38 vus
  • Bim, trois nouvelles séries commencées la semaine dernière, je suis incorrigible !
Depuis son départ de The Walking Dead, je continue de suivre Emily Kinney dans ses aventures musicales avec plus ou moins d’intérêt selon les chansons. Celle-ci est largement ma préférée de son dernier EP – qui s’écoute bien quand vous bossez si vous aimez sa voix.

Trois autres saisons qui cartonnent :

Station 19 – Je suis tout aussi content que la semaine dernière de voir que le nouvel épisode a attiré pas mal de monde, parce que vraiment cette saison 4 a trouvé son équilibre et mérite d’attirer un peu plus de monde. Je n’ai pas toujours dit ça de ce spin-off… mais soyons honnêtes, pour l’instant, je passe de meilleurs moments en 2021 avec ces pompiers qu’avec les chirurgiens !

Grey’s Anatomy – Et même si je passe de meilleurs moments avec les pompiers, ça ne m’empêche pas d’apprécier toujours cette série historique à l’échelle de ma vie – elle a duré plus de la moitié de ma vie, hein ! C’est donc aussi un plaisir de voir qu’elle continue d’attirer les lecteurs sur le blog et je m’inquiète de plus en plus de voir qu’on ne sait toujours pas si elle sera renouvelée ou non. Et ça ne semble pas en prendre le chemin…

Younger – C’est de la triche : elle est revenue avec quatre épisodes jeudi dernier ! Cinq articles en 48h, évidemment qu’elle a attiré plein de monde et qu’elle cartonne davantage que d’autres. D’ailleurs, elle est même devant les deux séries précédentes ci-contre, mais pour la présentation, c’était plus simple pour moi de recycler le sujet de la semaine dernière ehe ! Cette saison 7 est malheureusement la dernière et a eu quelques problèmes de rythme, mais je suis tellement heureux de retrouver Kelsey et Liza !


Et avant de partir, ne manquez pas…

Un point sur mon challenge annuel et/ou mes derniers coups de…

Challenge Séries 2021 – Ce n’est pas un échec, ça ne marche pas (comme prévu)

Salut les sériephiles, Pardon, ce titre était tellement tentant ! Nous sommes mi-avril, ce qui signifie qu’un bon tiers du temps alloué au Challenge Séries 2021 est désormais écoulé. Il est donc temps pour moi de revenir sur celui-ci pour vous en parler et constater qu’il ne ressemble déjà plus du tout à ce que j’avais annoncé dans mon article en janvier. J’ai fait tellement de switchs déjà, ça n’a plus rien à voir avec ce que j’envisageais, mais en même temps, dès janvier, je l’avais dit…

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Mes derniers coups de… #39

Salut les sériephiles, Je suis un peu en avance ce mois-ci pour cet article, mais j’ai une bonne raison de le faire, parce que jeudi, j’ai déjà prévu un article résumant une série qui va enfin faire son grand retour. Après, je suis en retard aujourd’hui dans la publication, mais c’est parce qu’il me manquait encore certains coups et que j’y réfléchissais depuis ce matin. Pour de vrai, en plus. Trêve de blabla, à présent, je tente de vous parler sans spoiler et en coup de vent…

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Bonne semaine à tous !

 

Bonne nuit (aka blabla du vendredi soir)

Salut les sériephiles,

Il faut vraiment que je me fasse une raison avec le vendredi soir : je n’y arrive pas, et puis c’est tout. Pourtant, j’aurais bien eu envie de regarder un petit épisode de WandaVision ce soir, mais plutôt un dans le style des premiers, histoire de rire un coup et d’évacuer la fatigue accumulée.

wandavision – foolish watcher

Les semaines paraissent de plus en plus interminables à mesure que l’année se déroule, et c’est principalement parce que les protocoles sanitaires sont aussi contraignants qu’inefficaces et inutiles. Forcément, ça casse un peu le moral de voir pendant la journée quatre élèves être emmenés en plein milieu d’un cours pour être placé en isolement, parce que cas contact d’autres élèves ou membres de famille positifs. À ce rythme-là, il n’y aura plus grand-monde la semaine prochaine là où je travaille ; si tant est que ce n’est pas moi qu’on finisse par venir placer en isolement. Et au gouvernement, on nous dit qu’on est inquiets, mais bon, continuons comme si de rien n’était. L’essentiel est apparemment de confiner les week-ends ?

Je m’éloigne vachement des séries, mais c’est parce que j’avais prévu un article en rapport avec le retour de Grey’s Anatomy ce soir. Je disais la semaine dernière que je ne l’attendais pas plus que ça, et c’est encore le cas, mais ça me motive d’avoir Google qui a tenté de me spoiler en début de soirée : je déteste les spoilers et je fais toujours tout ce que je peux pour passer au travers. Ne tweetez pas sans prévenir, donc.

Grey's Anatomy GIF | Greys anatomy, Meredith grey, Anatomy

Voir aussi : Comment éviter les spoilers (de Grey’s Anatomy aujourd’hui) ?

De toute évidence, je ne regarderai ce retour de la franchise du Shondaland que demain et j’angoisse énormément de me faire spoiler d’ici là, mais bon, la fatigue est là alors j’ai juste regardé un film pas trop prise de tête dans la construction. Il faut bien évacuer la fatigue, on a dit. La fatigue du vendredi est d’autant plus présente ce soir que je me suis levé plus tôt encore, avec un bon réveil à 6h20. L’avantage, c’est que ça m’a même permis de voir un épisode au lever du soleil pour le Bingo Séries. L’inconvénient, c’est que je voulais que ce soit le dernier Walker, mais il n’était même pas encore disponible. NCIS a eu la bonne idée de m’accompagner… et d’être à deux doigts de me faire pleurer dans le train avec son épisode 9 (et son absence totale d’évolution sur les questions de féminisme après 18 saisons ?).

Jethro Gibbs Ellie Bishop GIF by CBS - Find & Share on GIPHY

C’est n’importe quoi, franchement, la facilité scénaristique et les grosses ficelles se mettent à avoir un impact sur moi, au secours. Il faut dire que la série a réussi à capitaliser sur les émotions fortes en trois épisodes, jouant beaucoup sur les impacts du covid sur nos agents préférés. Là-dessus, c’est tout de même assez fou de se dire qu’il y a un an pile, Macron annonçait la fermeture des établissements scolaires. Je ne veux pas faire une fixette, mais si c’était si important de les fermer l’an dernier pour limiter la propagation du virus, ce n’était pas pour rien. Je suis pour l’ouverture au maximum – mais pas tellement quand il y a des risques visibles (et psychologiquement, c’est de la torture).

Season 1 Episode 7 Nbc GIF by Zoey's Extraordinary Playlist - Find & Share on GIPHY

Un an… Il y a un an, je venais juste de quitter mes collègues géniaux couvert de cadeaux quand j’ai appris cette décision. Cela me paraît beaucoup plus qu’un an en ressenti et en fatigue, mais beaucoup moins en même temps. Je n’ai pas du tout l’impression que la saison 1 de Zoey’s Extraordinary Playlist a été diffusée il y a si longtemps que ça, par exemple. J’ai encore en tête ma petite routine du confinement avec le télétravail, Westworld et Zoey comme si c’était hier. Prêt à recommencer demain, comme ça.

Et je vais m’arrêter là pour ce soir, pardonnez ce fil incohérent de pensées. De toute manière, c’est aussi à ça que sert un blog. Non ?

Sept clichés TV sur… Le Covid19 !

Salut les sériephiles,

Hier, je vous disais que je n’avais pas beaucoup de temps pour écrire mon article, avant de me lancer dans un verbiage de 1500 mots sur la fin de LOST. J’aurais mieux fait de me contenter de l’article prévu, mais le voici enfin ! Comme hier, il m’est partiellement inspiré par Geeleek et Morgane, parce qu’ils n’ont pas encore assez de séries parlant du covid19 à leur actif pour réussir à en faire un podcast de 42 minutes. Qu’à cela ne tienne, j’en fais un article de mon côté… Comme ça, il y aura un article sur mon blog quand ils se décideront à faire ce sujet de podcast, dans un an !

Bref, en attendant, il y a un certain nombre de séries de networks qui ont fait face à l’actualité et ont décidé de parler du covid19 dernièrement ; alors forcément, il y a déjà certains clichés qui ressortent. Sont-ils vraiment représentatifs de notre vie ? Pas forcément… Y aussi des trucs très américains. Ne vous inquiétez pas, c’est majoritairement sans spoiler ; je ne donne pas de détails explicites.

Voir aussi : Sept clichés TV sur le couvre-feu

Top 30 Greys: Season 11 GIFs | Find the best GIF on Gfycat

1) Les conversations en visio ont pris une place prépondérante dans nos vies, comme dans Grey’s Anatomy

S’il y a bien une série marquée par la pandémie cette année, c’est celle-ci… Mais outre l’hôpital qui est en manque flagrant de moyens et les patients qui tombent tous malades, ce qui est flagrant avec la série de Shonda Rhimes, c’est l’omniprésence des conversations en visio pendant une pandémie. Ce n’est pas vraiment une surprise : la série a toujours aimé les conversations téléphoniques en visio… mais là, ça devient carrément un incontournable. Et s’il est évident que oui, les conversations en visio se sont imposées pendant le premier confinement, je n’ai pas tellement l’impression qu’elles perdurent autant depuis. C’est donc à la fois VRAI et FAUX : de mon côté, je n’en fais pas beaucoup plus qu’avant, et je les privilégie toujours pour retrouver des amis habitant loin… En fait, j’en faisais déjà suffisamment avant pour que ça ne change que partiellement ma vie (cela dit, cette série aussi, le gif ci-dessus date d’il y a six ans !). Quitte à parler de cette série toutefois, et c’est un chouilla spoiler, soulignons tout de même qu’il reste dangereux de se servir des conversations en visio pour tenter de retrouver une vie sexuelle, même avec un partenaire de confiance. Personne n’est à l’abri de se faire hacker…

Voir aussi : Le coronavirus, la France et les séries américaines

torres & bishop | Ncis, Ncis funny, Ncis cast

2) On connaît tous quelqu’un qui a eu le Covid, comme dans NCIS

C’est valable dans à peu près chaque série de l’article, mais NCIS a marqué un coup fort dans son premier épisode traitant de la pandémie. Je n’en dirais pas plus, mais sans aller jusqu’à ce coup fort, il faut bien remarquer que depuis la reprise des séries de networks en novembre, on découvre de plus en plus de personnages dont la vie a été impactée personnellement par ce satané covid19. En même temps, c’est bien normal, et c’est un reflet de la société en 2020. De la société américaine, plus durement touchée que nous, oui, mais aussi de la nôtre. À mon échelle, j’ai de la chance de ne connaître que deux personnes qui sont passées par l’hospitalisation (et sans réa, en plus), mais ne nous leurrons pas : on connaît tous quelqu’un qui l’a eu, et tous quelqu’un qui a en plus subi une forme plus ou moins grave. C’est donc parfaitement VRAI.

Voir aussi : Bref, je suis cas contact Covid19

vic hughes on Tumblr

3) On porte le masque en toutes circonstances, comme dans Station 19

Les pompiers font du jogging dans des parcs municipaux en portant le masque, et ça me rend totalement dingue. Je ne sais pas si c’est une vraie norme aux États-Unis ou si c’est juste pour le principe de faire prendre conscience aux gens qu’il faut porter le masque partout, mais pour le coup, en tant que français, ce cliché est FAUX. Oui, il faut encore le porter dans la rue malgré le plein air, mais chaque fois que je croise un joggeur, il ne porte pas le masque et je mets une bonne distance entre ce joggeur et moi. Courir avec un masque, c’est bien compliqué, j’ai essayé pour choper mon bus (j’ai même réussi, d’ailleurs) et je ne recommande pas cette pratique. Du tout. D’ailleurs, le port du masque pour draguer comme le fait Vic ? Je n’y crois pas tellement non plus.

Voir aussi : Mais pourquoi les séries parlent-elles du coronavirus ?

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4) Les masques sont mis n’importe comment, comme dans New-York Unité Spéciale

Si je ne recommande pas de porter un masque pour faire du sport, ça n’empêche que je fais partie des gens qui croient plutôt pas mal en la science et donc en l’utilité d’un port du masque, s’il est fait correctement. Sibeth avait raison : nous ne savons pas les porter. Combien de gens voient-on avec le nez sortant du masque, ou le masque sur le menton, ou le masque bien mis, mais réajusté à mains nues en permanence avant de se frotter les yeux, ou… ? C’est insupportable. Je ne suis pas un exemple parfait, je vous rassure, vous vous doutez bien que moi aussi j’ai des gestes foireux quand je donne sept heures de cours avec dans la journée ; mais il y a quand même des moments où ça ne paraît pas si compliqué de faire bien les choses. Dans New-York Unité Spéciale, on a toutefois un bon exemple de masques mis de manière parfaitement aléatoires. Les masques sont parfois là pour nous rappeler qu’il y a une pandémie, mais on ne sait pas trop ce qui motive les personnages à le mettre : ils peuvent marcher dans la rue sans masque et le mettre une fois qu’ils se séparent ; le retirer au beau milieu d’un hôpital, mais le mettre dans un restaurant et, très souvent, le retirer quand il y a besoin de parler. Mouais. Tout de même, je me dois de souligner qu’un épisode m’a fait mourir de rire : Amanda met son masque pour aller arrêter une nana, mais une fois celle-ci au commissariat, elle l’interroge sans qu’aucune d’elles ne portent de masque. Soit, il y a de la distance, n’est-ce pas ? Non : elle lui hurle dessus à deux centimètres de distance et, sérieusement, ON VOIT les postillons. Beaucoup trop drôle… D’ailleurs, elle a recommencé dans l’épisode de la semaine dernière dans un bar ! Malheureusement, ce cliché est principalement VRAI… PS : ne changez pas de masque dans un commissariat américain, ils s’en servent pour récupérer votre ADN sans votre consentement aha !

Voir aussi : Le Crève-coeur, une autofiction pour mieux comprendre le coronavirus ?

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5) On psychote sur l’état de santé des gens, comme dans This is us

Ce point précédent sur les postillons d’Amanda est assez révélateur de l’état d’esprit dans lequel on vit désormais nos vies : difficile de ne pas se sentir détraqué par la pandémie quand on regarde des films ou séries et qu’on repère toutes les situations à risques, non ? This is us rend bien compte de ce cliché parfaitement VRAI, avec des personnages qui n’arrêtent plus de se poser des questions sur les dates du dernier test ou la fiabilité des quarantaines des uns et des autres. Si ça paraît parfois un peu excessif dans la série parce que nous n’avons pas tout à fait les modalités (et facilité d’accès au test ?), c’est extrêmement réaliste de nous montrer cette peur insidieuse qui fait partie de notre quotidien. Et rien que pour ça, j’adore les séries. Par contre, les câlins à distance, faut vraiment calmer les américains.

Voir aussi : Alors, le coronavirus dans les séries, ça donne quoi ?

Season 4 Help GIF by 9-1-1 on FOX

6) On a de nouvelles routines plus hygiéniques, comme dans 9-1-1

Dans le même ordre d’idée, un certain nombre de séries nous montre bien l’invasion de gel hydroalcoolique et/ou de tests de température avant d’entrer sur un lieu de travail. 9-1-1 a fait un bon travail à nous montrer certaines routines concernant la maison, que ce soit se changer entièrement en rentrant d’un hôpital, se laver les mains chaque fois qu’on rentre ou se faire livrer les courses avec une bonne distanciation. Tous ces clichés sur les nouvelles routines et les protocoles sont VRAIS. On ne se rend même plus compte du nombre flagrant de nouvelles habitudes qu’on a, même si l’on n’est pas de ceux qui psychotent et même si l’on est une de ces personnes portant mal le masque (si c’est votre cas, remettez vous quand même en question svp, il y a des personnes à la santé plus fragile que la vôtre, soyez un peu altruiste ?). Quant à moi qui travaille dans un établissement scolaire, les protocoles sont critiquables, certes, mais le gel à mettre sur les mains de tous les élèves au début de chaque heure (minimum) suffit à souligner que si, si, on a de nouvelles routines, c’est bien VRAI.

Voir aussi : The Leftovers, ou la série qui nous préparait psychologiquement au Covid19 (sans le savoir)

Your favorite Brujas

7) La distanciation nous fait réfléchir différemment sur nos relations, comme dans Charmed

Rassurez-vous, la série ne traite pas directement du coronavirus… mais elle le fait à sa manière, avec un problème de magie qui impose de respecter une certaine distanciation. J’ai adoré ce twist, qui est une belle manière de traiter la pandémie en simplifiant très légèrement le tournage pour eux et en abordant certains points avec nous. Ainsi, les sœurs sont obligées de mettre en place de nouvelles routines pour ne pas se faire avoir par une distanciation insuffisante, ce qui est plus propice à l’humour qu’à la réflexion sur la pandémie – et puis, au sein d’une même maison, on a moins besoin d’une telle distance (quoique, il y a les cas contacts et tout). En revanche, là où j’ai particulièrement aimé le dernier épisode, c’est lorsque la série s’est mise à évoquer la difficulté d’une relation sociale (et pas qu’amoureuse, d’ailleurs) sans son aspect physique. Nous sommes des êtres qui avons besoin de relations physiques (et pas que sexuelles, hein), et c’était bien de le souligner au détour d’une ou deux répliques. Je sais que tout le monde n’y a pas forcément réfléchi, mais j’ai quand même envie de dire que c’est un cliché VRAI, parce que j’ai eu des conversations sur le sujet avec des collègues ou des amis.

Voir aussi : Sept clichés TV sur… le confinement

GIPHY's Most-Viewed GIFs of 2020. 2020… how do we even begin to describe… | by GIPHY | Medium

Et pour conclure l’article, difficile de ne pas souligner une dernière tendance de certaines séries, et particulièrement la franchise 9-1-1 en abusant un peu, qui est un cliché on ne peut plus VRAI : tout le monde s’accorde à dire de 2020 est une année de merde, qui ne peut pas devenir pire ou qui est un flou total car personne n’y a rien fait – ou y a fait la même chose tous les jours. Bref, il y a un impact psychologique de cette pandémie, c’est indéniable… même si moi, j’ai bien aimé quand même mon année 2020, sorry not sorry.

Voir aussi : Quel protocole sanitaire pour les plateaux de tournage de séries ?

Le Crève-coeur : une autofiction pour mieux comprendre le coronavirus ?

Salut les sériephiles – et les lecteurs,

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler de ma dernière lecture, que je viens tout juste de terminer, au détour d’un après-midi de vacances. Il s’agit d’un livre intitulé Le Crève-cœur, paru le mois dernier aux éditions Michel Lafon. Le livre est écrit par Maxence Fermine, qui n’en est pas à son premier roman… mais qui livre ici un étrange roman, entre fiction et réalité – entre poésie et fiction comme le souligne sa biographie en couverture, puisqu’il nous propose le témoignage d’un homme atteint de la maladie du Crève-cœur, une pandémie qui le touche un matin de mars 2020…

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Difficile de ne pas voir où Maxence Fermine veut en venir, mais ce qui m’a vraiment intéressé ici, c’est que l’auteur a lui-même contracté le covid en mars. Bref, ce livre est son témoignage, mais sous le couvert de la fiction, qui permet de rendre plus poétique certaines choses, d’en taire d’autres, d’apporter son point de vue… J’ai toujours aimé l’autofiction, alors quand j’ai découvert en janvier ce livre, j’ai tout de suite demandé à le recevoir – et je remercie beaucoup les éditions Michel Lafon qui ont accepté de me l’envoyer pour que je vous le présente.

Je ne regrette ni ma demande, ni ma lecture : le livre était vraiment intéressant, surtout pour moi qui trouve important de voir/lire des histoires sur la pandémie actuelle. Le coronavirus n’y est jamais nommé, remplacé par ce « Crève-cœur » une maladie provoquée par des abeilles entrant dans un hôte devenant une victime dans le corps de laquelle un essaim de guêpes peut habiter… jusqu’à ce que l’une d’entre elles finisse parfois par lui crever le cœur et le tuer.

Voir aussi : Mais pourquoi les séries parlent-elles du coronavirus ?

L’image est quelque peu étonnante, mais voilà donc ce que semble ressentir l’auteur qui a été atteint, même s’il le nuance dans un passage du roman, précisant que ce n’est pas que ça. Et c’est probablement la partie la plus intéressante du roman : non, le coronavirus, ce ne sont pas que quelques symptômes, ça a un impact bien plus grand. Sans spoiler, le roman commence en mars 2020, mais Maxence Fermine nous décrit des symptômes qui durent pendant plusieurs mois.

Quand on n’est pas touché par la maladie, on a tendance à oublier l’après ; j’ai de mon côté été épargné par le coronavirus – ou j’en ai eu une forme asymptomatique, probablement, je ne le saurai jamais – mais j’ai trouvé que le roman commençait à nous faire imaginer l’enfer que les formes les plus graves représentaient. Le témoignage est prenant, précisément parce qu’il y est question de hauts et de bas, de rechutes, d’évolution des symptômes et de la maladie…

Voir aussi : Bref, je suis cas contact Covid19

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Bien sûr, difficile de survivre à 2020 et de la romancer sans apporter aussi son point de vue. Loin de se contenter d’une fiction décrochée de la réalité, Maxence Fermine propose son analyse politique au travers de quelques phrases ou de chapitres. Tous les chapitres sont brefs, ce qui fait que le livre se lit assez facilement et rapidement, et tous ont pour titre le nom d’une œuvre.

Ce dernier point est important : au-delà du témoignage, ce roman est un hommage à la littérature qui, peut-être, le rend difficile d’accès par moments. De nombreuses références parsèment tout le roman, et pas que le titre du chapitre puisqu’on y trouve des citations insérées dans le récit, soit de manière explicite avec une référence claire, soit de manière implicite. Le livre devient ainsi un véritable palimpseste, ce qui était sacrément plaisant en ce qui me concerne – mais je suis professeur de français, aussi.

Les frontières entre la réalité et la fiction sont bien souvent floues, et il est compliqué de démêler le vrai du faux, surtout quand on ne connaît pas l’auteur personnellement. Il y a des pistes vraiment prenantes, cela dit, à commencer par l’onomastique qui joue parfois avec le lecteur (le docteur Placebo, vraiment ?) ou par la profession du personnage principal : auteur.

Tout ne m’a pas forcément plu pour autant dans le roman, avec des passages partant un tout petit peu trop loin dans la métaphore – à mon goût, en tout cas. J’ai même eu un moment où je me suis demandé si j’allais vraiment accrocher ; mais finalement, la curiosité a fonctionné sur moi. Je ne suis pas tout à fait fan du personnage principal qui nous raconte tout son calvaire, d’ailleurs, et certains traits de son caractère semblent forcés… mais il est en plein calvaire, alors pourquoi pas ?C’est une étrange relation qui se noue entre le lecteur, le personnage et, peut-être, l’auteur. De mon côté, je me suis rendu compte que je m’attachais malgré tout à la compagne du personnage principal, qui l’aide aussi dans ce calvaire puisqu’elle est infirmière.

Voir aussi : Huit mètres carrés de Hadrien Raccah

Difficile enfin de terminer un roman sur une pandémie encore en cours, mais le choix qui est fait ici est à la fois logique et efficace. Je m’attendais à certains passages de cette fin de roman, certes, ce qui ne les rend pas pour autant moins marquant ou prenant. Finalement, je ne peux donc que vous recommander de lire ce Crève-cœur: il nous ouvre les yeux sur la réalité de cette maladie, il nous permet malgré tout de nous évader de la réalité par la littérature. Bref, une autofiction réussie, que je suis content d’ajouter à ma bibliothèque.

Le livre est paru en janvier 2021 au prix de 16€95 en France.