Bonne nuit (aka blabla du vendredi soir)

Salut les sériephiles,

Il faut vraiment que je me fasse une raison avec le vendredi soir : je n’y arrive pas, et puis c’est tout. Pourtant, j’aurais bien eu envie de regarder un petit épisode de WandaVision ce soir, mais plutôt un dans le style des premiers, histoire de rire un coup et d’évacuer la fatigue accumulée.

wandavision – foolish watcher

Les semaines paraissent de plus en plus interminables à mesure que l’année se déroule, et c’est principalement parce que les protocoles sanitaires sont aussi contraignants qu’inefficaces et inutiles. Forcément, ça casse un peu le moral de voir pendant la journée quatre élèves être emmenés en plein milieu d’un cours pour être placé en isolement, parce que cas contact d’autres élèves ou membres de famille positifs. À ce rythme-là, il n’y aura plus grand-monde la semaine prochaine là où je travaille ; si tant est que ce n’est pas moi qu’on finisse par venir placer en isolement. Et au gouvernement, on nous dit qu’on est inquiets, mais bon, continuons comme si de rien n’était. L’essentiel est apparemment de confiner les week-ends ?

Je m’éloigne vachement des séries, mais c’est parce que j’avais prévu un article en rapport avec le retour de Grey’s Anatomy ce soir. Je disais la semaine dernière que je ne l’attendais pas plus que ça, et c’est encore le cas, mais ça me motive d’avoir Google qui a tenté de me spoiler en début de soirée : je déteste les spoilers et je fais toujours tout ce que je peux pour passer au travers. Ne tweetez pas sans prévenir, donc.

Grey's Anatomy GIF | Greys anatomy, Meredith grey, Anatomy

Voir aussi : Comment éviter les spoilers (de Grey’s Anatomy aujourd’hui) ?

De toute évidence, je ne regarderai ce retour de la franchise du Shondaland que demain et j’angoisse énormément de me faire spoiler d’ici là, mais bon, la fatigue est là alors j’ai juste regardé un film pas trop prise de tête dans la construction. Il faut bien évacuer la fatigue, on a dit. La fatigue du vendredi est d’autant plus présente ce soir que je me suis levé plus tôt encore, avec un bon réveil à 6h20. L’avantage, c’est que ça m’a même permis de voir un épisode au lever du soleil pour le Bingo Séries. L’inconvénient, c’est que je voulais que ce soit le dernier Walker, mais il n’était même pas encore disponible. NCIS a eu la bonne idée de m’accompagner… et d’être à deux doigts de me faire pleurer dans le train avec son épisode 9 (et son absence totale d’évolution sur les questions de féminisme après 18 saisons ?).

Jethro Gibbs Ellie Bishop GIF by CBS - Find & Share on GIPHY

C’est n’importe quoi, franchement, la facilité scénaristique et les grosses ficelles se mettent à avoir un impact sur moi, au secours. Il faut dire que la série a réussi à capitaliser sur les émotions fortes en trois épisodes, jouant beaucoup sur les impacts du covid sur nos agents préférés. Là-dessus, c’est tout de même assez fou de se dire qu’il y a un an pile, Macron annonçait la fermeture des établissements scolaires. Je ne veux pas faire une fixette, mais si c’était si important de les fermer l’an dernier pour limiter la propagation du virus, ce n’était pas pour rien. Je suis pour l’ouverture au maximum – mais pas tellement quand il y a des risques visibles (et psychologiquement, c’est de la torture).

Season 1 Episode 7 Nbc GIF by Zoey's Extraordinary Playlist - Find & Share on GIPHY

Un an… Il y a un an, je venais juste de quitter mes collègues géniaux couvert de cadeaux quand j’ai appris cette décision. Cela me paraît beaucoup plus qu’un an en ressenti et en fatigue, mais beaucoup moins en même temps. Je n’ai pas du tout l’impression que la saison 1 de Zoey’s Extraordinary Playlist a été diffusée il y a si longtemps que ça, par exemple. J’ai encore en tête ma petite routine du confinement avec le télétravail, Westworld et Zoey comme si c’était hier. Prêt à recommencer demain, comme ça.

Et je vais m’arrêter là pour ce soir, pardonnez ce fil incohérent de pensées. De toute manière, c’est aussi à ça que sert un blog. Non ?

Sept clichés TV sur… Le Covid19 !

Salut les sériephiles,

Hier, je vous disais que je n’avais pas beaucoup de temps pour écrire mon article, avant de me lancer dans un verbiage de 1500 mots sur la fin de LOST. J’aurais mieux fait de me contenter de l’article prévu, mais le voici enfin ! Comme hier, il m’est partiellement inspiré par Geeleek et Morgane, parce qu’ils n’ont pas encore assez de séries parlant du covid19 à leur actif pour réussir à en faire un podcast de 42 minutes. Qu’à cela ne tienne, j’en fais un article de mon côté… Comme ça, il y aura un article sur mon blog quand ils se décideront à faire ce sujet de podcast, dans un an !

Bref, en attendant, il y a un certain nombre de séries de networks qui ont fait face à l’actualité et ont décidé de parler du covid19 dernièrement ; alors forcément, il y a déjà certains clichés qui ressortent. Sont-ils vraiment représentatifs de notre vie ? Pas forcément… Y aussi des trucs très américains. Ne vous inquiétez pas, c’est majoritairement sans spoiler ; je ne donne pas de détails explicites.

Voir aussi : Sept clichés TV sur le couvre-feu

Top 30 Greys: Season 11 GIFs | Find the best GIF on Gfycat

1) Les conversations en visio ont pris une place prépondérante dans nos vies, comme dans Grey’s Anatomy

S’il y a bien une série marquée par la pandémie cette année, c’est celle-ci… Mais outre l’hôpital qui est en manque flagrant de moyens et les patients qui tombent tous malades, ce qui est flagrant avec la série de Shonda Rhimes, c’est l’omniprésence des conversations en visio pendant une pandémie. Ce n’est pas vraiment une surprise : la série a toujours aimé les conversations téléphoniques en visio… mais là, ça devient carrément un incontournable. Et s’il est évident que oui, les conversations en visio se sont imposées pendant le premier confinement, je n’ai pas tellement l’impression qu’elles perdurent autant depuis. C’est donc à la fois VRAI et FAUX : de mon côté, je n’en fais pas beaucoup plus qu’avant, et je les privilégie toujours pour retrouver des amis habitant loin… En fait, j’en faisais déjà suffisamment avant pour que ça ne change que partiellement ma vie (cela dit, cette série aussi, le gif ci-dessus date d’il y a six ans !). Quitte à parler de cette série toutefois, et c’est un chouilla spoiler, soulignons tout de même qu’il reste dangereux de se servir des conversations en visio pour tenter de retrouver une vie sexuelle, même avec un partenaire de confiance. Personne n’est à l’abri de se faire hacker…

Voir aussi : Le coronavirus, la France et les séries américaines

torres & bishop | Ncis, Ncis funny, Ncis cast

2) On connaît tous quelqu’un qui a eu le Covid, comme dans NCIS

C’est valable dans à peu près chaque série de l’article, mais NCIS a marqué un coup fort dans son premier épisode traitant de la pandémie. Je n’en dirais pas plus, mais sans aller jusqu’à ce coup fort, il faut bien remarquer que depuis la reprise des séries de networks en novembre, on découvre de plus en plus de personnages dont la vie a été impactée personnellement par ce satané covid19. En même temps, c’est bien normal, et c’est un reflet de la société en 2020. De la société américaine, plus durement touchée que nous, oui, mais aussi de la nôtre. À mon échelle, j’ai de la chance de ne connaître que deux personnes qui sont passées par l’hospitalisation (et sans réa, en plus), mais ne nous leurrons pas : on connaît tous quelqu’un qui l’a eu, et tous quelqu’un qui a en plus subi une forme plus ou moins grave. C’est donc parfaitement VRAI.

Voir aussi : Bref, je suis cas contact Covid19

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3) On porte le masque en toutes circonstances, comme dans Station 19

Les pompiers font du jogging dans des parcs municipaux en portant le masque, et ça me rend totalement dingue. Je ne sais pas si c’est une vraie norme aux États-Unis ou si c’est juste pour le principe de faire prendre conscience aux gens qu’il faut porter le masque partout, mais pour le coup, en tant que français, ce cliché est FAUX. Oui, il faut encore le porter dans la rue malgré le plein air, mais chaque fois que je croise un joggeur, il ne porte pas le masque et je mets une bonne distance entre ce joggeur et moi. Courir avec un masque, c’est bien compliqué, j’ai essayé pour choper mon bus (j’ai même réussi, d’ailleurs) et je ne recommande pas cette pratique. Du tout. D’ailleurs, le port du masque pour draguer comme le fait Vic ? Je n’y crois pas tellement non plus.

Voir aussi : Mais pourquoi les séries parlent-elles du coronavirus ?

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4) Les masques sont mis n’importe comment, comme dans New-York Unité Spéciale

Si je ne recommande pas de porter un masque pour faire du sport, ça n’empêche que je fais partie des gens qui croient plutôt pas mal en la science et donc en l’utilité d’un port du masque, s’il est fait correctement. Sibeth avait raison : nous ne savons pas les porter. Combien de gens voient-on avec le nez sortant du masque, ou le masque sur le menton, ou le masque bien mis, mais réajusté à mains nues en permanence avant de se frotter les yeux, ou… ? C’est insupportable. Je ne suis pas un exemple parfait, je vous rassure, vous vous doutez bien que moi aussi j’ai des gestes foireux quand je donne sept heures de cours avec dans la journée ; mais il y a quand même des moments où ça ne paraît pas si compliqué de faire bien les choses. Dans New-York Unité Spéciale, on a toutefois un bon exemple de masques mis de manière parfaitement aléatoires. Les masques sont parfois là pour nous rappeler qu’il y a une pandémie, mais on ne sait pas trop ce qui motive les personnages à le mettre : ils peuvent marcher dans la rue sans masque et le mettre une fois qu’ils se séparent ; le retirer au beau milieu d’un hôpital, mais le mettre dans un restaurant et, très souvent, le retirer quand il y a besoin de parler. Mouais. Tout de même, je me dois de souligner qu’un épisode m’a fait mourir de rire : Amanda met son masque pour aller arrêter une nana, mais une fois celle-ci au commissariat, elle l’interroge sans qu’aucune d’elles ne portent de masque. Soit, il y a de la distance, n’est-ce pas ? Non : elle lui hurle dessus à deux centimètres de distance et, sérieusement, ON VOIT les postillons. Beaucoup trop drôle… D’ailleurs, elle a recommencé dans l’épisode de la semaine dernière dans un bar ! Malheureusement, ce cliché est principalement VRAI… PS : ne changez pas de masque dans un commissariat américain, ils s’en servent pour récupérer votre ADN sans votre consentement aha !

Voir aussi : Le Crève-coeur, une autofiction pour mieux comprendre le coronavirus ?

madison this is us | Explore Tumblr Posts and Blogs | Tumgir

5) On psychote sur l’état de santé des gens, comme dans This is us

Ce point précédent sur les postillons d’Amanda est assez révélateur de l’état d’esprit dans lequel on vit désormais nos vies : difficile de ne pas se sentir détraqué par la pandémie quand on regarde des films ou séries et qu’on repère toutes les situations à risques, non ? This is us rend bien compte de ce cliché parfaitement VRAI, avec des personnages qui n’arrêtent plus de se poser des questions sur les dates du dernier test ou la fiabilité des quarantaines des uns et des autres. Si ça paraît parfois un peu excessif dans la série parce que nous n’avons pas tout à fait les modalités (et facilité d’accès au test ?), c’est extrêmement réaliste de nous montrer cette peur insidieuse qui fait partie de notre quotidien. Et rien que pour ça, j’adore les séries. Par contre, les câlins à distance, faut vraiment calmer les américains.

Voir aussi : Alors, le coronavirus dans les séries, ça donne quoi ?

Season 4 Help GIF by 9-1-1 on FOX

6) On a de nouvelles routines plus hygiéniques, comme dans 9-1-1

Dans le même ordre d’idée, un certain nombre de séries nous montre bien l’invasion de gel hydroalcoolique et/ou de tests de température avant d’entrer sur un lieu de travail. 9-1-1 a fait un bon travail à nous montrer certaines routines concernant la maison, que ce soit se changer entièrement en rentrant d’un hôpital, se laver les mains chaque fois qu’on rentre ou se faire livrer les courses avec une bonne distanciation. Tous ces clichés sur les nouvelles routines et les protocoles sont VRAIS. On ne se rend même plus compte du nombre flagrant de nouvelles habitudes qu’on a, même si l’on n’est pas de ceux qui psychotent et même si l’on est une de ces personnes portant mal le masque (si c’est votre cas, remettez vous quand même en question svp, il y a des personnes à la santé plus fragile que la vôtre, soyez un peu altruiste ?). Quant à moi qui travaille dans un établissement scolaire, les protocoles sont critiquables, certes, mais le gel à mettre sur les mains de tous les élèves au début de chaque heure (minimum) suffit à souligner que si, si, on a de nouvelles routines, c’est bien VRAI.

Voir aussi : The Leftovers, ou la série qui nous préparait psychologiquement au Covid19 (sans le savoir)

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7) La distanciation nous fait réfléchir différemment sur nos relations, comme dans Charmed

Rassurez-vous, la série ne traite pas directement du coronavirus… mais elle le fait à sa manière, avec un problème de magie qui impose de respecter une certaine distanciation. J’ai adoré ce twist, qui est une belle manière de traiter la pandémie en simplifiant très légèrement le tournage pour eux et en abordant certains points avec nous. Ainsi, les sœurs sont obligées de mettre en place de nouvelles routines pour ne pas se faire avoir par une distanciation insuffisante, ce qui est plus propice à l’humour qu’à la réflexion sur la pandémie – et puis, au sein d’une même maison, on a moins besoin d’une telle distance (quoique, il y a les cas contacts et tout). En revanche, là où j’ai particulièrement aimé le dernier épisode, c’est lorsque la série s’est mise à évoquer la difficulté d’une relation sociale (et pas qu’amoureuse, d’ailleurs) sans son aspect physique. Nous sommes des êtres qui avons besoin de relations physiques (et pas que sexuelles, hein), et c’était bien de le souligner au détour d’une ou deux répliques. Je sais que tout le monde n’y a pas forcément réfléchi, mais j’ai quand même envie de dire que c’est un cliché VRAI, parce que j’ai eu des conversations sur le sujet avec des collègues ou des amis.

Voir aussi : Sept clichés TV sur… le confinement

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Et pour conclure l’article, difficile de ne pas souligner une dernière tendance de certaines séries, et particulièrement la franchise 9-1-1 en abusant un peu, qui est un cliché on ne peut plus VRAI : tout le monde s’accorde à dire de 2020 est une année de merde, qui ne peut pas devenir pire ou qui est un flou total car personne n’y a rien fait – ou y a fait la même chose tous les jours. Bref, il y a un impact psychologique de cette pandémie, c’est indéniable… même si moi, j’ai bien aimé quand même mon année 2020, sorry not sorry.

Voir aussi : Quel protocole sanitaire pour les plateaux de tournage de séries ?

Le Crève-coeur : une autofiction pour mieux comprendre le coronavirus ?

Salut les sériephiles – et les lecteurs,

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler de ma dernière lecture, que je viens tout juste de terminer, au détour d’un après-midi de vacances. Il s’agit d’un livre intitulé Le Crève-cœur, paru le mois dernier aux éditions Michel Lafon. Le livre est écrit par Maxence Fermine, qui n’en est pas à son premier roman… mais qui livre ici un étrange roman, entre fiction et réalité – entre poésie et fiction comme le souligne sa biographie en couverture, puisqu’il nous propose le témoignage d’un homme atteint de la maladie du Crève-cœur, une pandémie qui le touche un matin de mars 2020…

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Difficile de ne pas voir où Maxence Fermine veut en venir, mais ce qui m’a vraiment intéressé ici, c’est que l’auteur a lui-même contracté le covid en mars. Bref, ce livre est son témoignage, mais sous le couvert de la fiction, qui permet de rendre plus poétique certaines choses, d’en taire d’autres, d’apporter son point de vue… J’ai toujours aimé l’autofiction, alors quand j’ai découvert en janvier ce livre, j’ai tout de suite demandé à le recevoir – et je remercie beaucoup les éditions Michel Lafon qui ont accepté de me l’envoyer pour que je vous le présente.

Je ne regrette ni ma demande, ni ma lecture : le livre était vraiment intéressant, surtout pour moi qui trouve important de voir/lire des histoires sur la pandémie actuelle. Le coronavirus n’y est jamais nommé, remplacé par ce « Crève-cœur » une maladie provoquée par des abeilles entrant dans un hôte devenant une victime dans le corps de laquelle un essaim de guêpes peut habiter… jusqu’à ce que l’une d’entre elles finisse parfois par lui crever le cœur et le tuer.

Voir aussi : Mais pourquoi les séries parlent-elles du coronavirus ?

L’image est quelque peu étonnante, mais voilà donc ce que semble ressentir l’auteur qui a été atteint, même s’il le nuance dans un passage du roman, précisant que ce n’est pas que ça. Et c’est probablement la partie la plus intéressante du roman : non, le coronavirus, ce ne sont pas que quelques symptômes, ça a un impact bien plus grand. Sans spoiler, le roman commence en mars 2020, mais Maxence Fermine nous décrit des symptômes qui durent pendant plusieurs mois.

Quand on n’est pas touché par la maladie, on a tendance à oublier l’après ; j’ai de mon côté été épargné par le coronavirus – ou j’en ai eu une forme asymptomatique, probablement, je ne le saurai jamais – mais j’ai trouvé que le roman commençait à nous faire imaginer l’enfer que les formes les plus graves représentaient. Le témoignage est prenant, précisément parce qu’il y est question de hauts et de bas, de rechutes, d’évolution des symptômes et de la maladie…

Voir aussi : Bref, je suis cas contact Covid19

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Bien sûr, difficile de survivre à 2020 et de la romancer sans apporter aussi son point de vue. Loin de se contenter d’une fiction décrochée de la réalité, Maxence Fermine propose son analyse politique au travers de quelques phrases ou de chapitres. Tous les chapitres sont brefs, ce qui fait que le livre se lit assez facilement et rapidement, et tous ont pour titre le nom d’une œuvre.

Ce dernier point est important : au-delà du témoignage, ce roman est un hommage à la littérature qui, peut-être, le rend difficile d’accès par moments. De nombreuses références parsèment tout le roman, et pas que le titre du chapitre puisqu’on y trouve des citations insérées dans le récit, soit de manière explicite avec une référence claire, soit de manière implicite. Le livre devient ainsi un véritable palimpseste, ce qui était sacrément plaisant en ce qui me concerne – mais je suis professeur de français, aussi.

Les frontières entre la réalité et la fiction sont bien souvent floues, et il est compliqué de démêler le vrai du faux, surtout quand on ne connaît pas l’auteur personnellement. Il y a des pistes vraiment prenantes, cela dit, à commencer par l’onomastique qui joue parfois avec le lecteur (le docteur Placebo, vraiment ?) ou par la profession du personnage principal : auteur.

Tout ne m’a pas forcément plu pour autant dans le roman, avec des passages partant un tout petit peu trop loin dans la métaphore – à mon goût, en tout cas. J’ai même eu un moment où je me suis demandé si j’allais vraiment accrocher ; mais finalement, la curiosité a fonctionné sur moi. Je ne suis pas tout à fait fan du personnage principal qui nous raconte tout son calvaire, d’ailleurs, et certains traits de son caractère semblent forcés… mais il est en plein calvaire, alors pourquoi pas ?C’est une étrange relation qui se noue entre le lecteur, le personnage et, peut-être, l’auteur. De mon côté, je me suis rendu compte que je m’attachais malgré tout à la compagne du personnage principal, qui l’aide aussi dans ce calvaire puisqu’elle est infirmière.

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Difficile enfin de terminer un roman sur une pandémie encore en cours, mais le choix qui est fait ici est à la fois logique et efficace. Je m’attendais à certains passages de cette fin de roman, certes, ce qui ne les rend pas pour autant moins marquant ou prenant. Finalement, je ne peux donc que vous recommander de lire ce Crève-cœur: il nous ouvre les yeux sur la réalité de cette maladie, il nous permet malgré tout de nous évader de la réalité par la littérature. Bref, une autofiction réussie, que je suis content d’ajouter à ma bibliothèque.

Le livre est paru en janvier 2021 au prix de 16€95 en France.

On en était où en saison 2 de The Rookie ?

Salut les sériephiles,

Avant de lancer les saisons 2 de God Friended me & The Rookie… – Just One More Episode

Je n’ai peut-être pas trop le temps pour les séries cette semaine, mais ça ne m’empêche pas de me consacrer malgré tout au blog – et c’est d’ailleurs une des raisons à ce manque de temps, parce que l’air de rien, les changements d’année, ça provoque du travail sur le blog. Vous n’êtes pas là pour lire ça de toute manière : si vous avez cliqué sur cet article, c’est parce que vous vous doutez bien qu’un article résumant la saison 2 de The Rookie, ça veut dire un retour prochain de la série. Et en effet, la saison 3 sera lancé dans la nuit de demain aux États-Unis, ce qui fait que l’on aura le nouvel épisode inédit lundi…

Pour ne pas décaler mon article stats de lundi, sachant qu’il va comme tous les ans y avoir un peu de décalage sur le blog en ce début de mois, je me suis donc décidé à résumer ça dès aujourd’hui. Alors, on en était où dans cette série ? J’ai l’avantage de l’avoir finie en décalée, elle est donc encore un peu fraîche dans mon esprit cette fin de saison ; surtout que c’est une des rares séries de network à avoir pu avoir sa vraie fin sans être impactée par le confinement. Il n’empêche qu’après quelques mois, on a tous l’impression d’avoir oublié des détails, non ?

The Rookie – Saison 2 – Blog livres et séries

Voir aussi : Mes critiques de la saison 2

Le cliffhanger voyait donc Nolan être dans de beaux draps : Nick Armstrong, une taupe bien planquée chez les flics, lui a fait croire qu’il était prêt à négocier avec lui pour se faire arrêter par ce bleu. Ben voyons. Evidemment, ce n’était qu’un stratagème pour finalement le faire accuser : il a planqué les preuves de ses méfaits chez les flics, avant de lui donner rendez-vous. Je veux dire, il est joué par Harold Perrineau, évidemment que c’est un personnage vicelard et traître, y a des acteurs à qui on colle des rôles à vie. Oh, ce n’est pas tout à fait sa faute, ce pauvre Nick : on comprend bien que certes il bosse pour Serge et Ruben (des frères trafiquants de drogue), mais qu’il n’avait pas pour autant l’intention de tuer Erin, une bleue dont on n’avait jamais vraiment entendu parler mais qui était très pote avec West (comme par hasard). Il l’a fait uniquement parce qu’il s’est rendu compte qu’elle s’apprêtait à le balancer lui… À deux doigts d’avoir de la peine pour lui dis donc (non).

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Quand il entend Nick lui avouer son plan qui consiste à lui faire porter le chapeau, John rentre donc chez lui en toute hâte pour détruire tous les murs qu’il a passé la saison à construire, ce qui lui permet de trouver les preuves (plus que nombreuses)… Au moment où ses collègues arrivent pour l’arrêter. Ca va être une reprise de saison sympathique de voir Nolan tenter de s’expliquer, mais je doute que ça dure plus de deux épisodes, surtout que Nyla était au courant de ses doutes et avait eu l’occasion de constater que Nick était louche. Puis, il y a tellement de dossiers dans ses murs… Genre un bleu a l’accès à autant de preuves ? Genre il a pu trafiquer les enregistrements de caméra alors qu’il était tout le temps avec Nyla ou Gray ? MOUAIS.

Ça, c’est pour la partie dont on doit tous se souvenir, je pense. Cependant, si la série est une série procédurale, elle fait également évoluer ses personnages, et il va y avoir des choses à surveiller, à commencer par Nyla qui vient d’obtenir la garde partagée de sa fille (j’espère avoir droit à plus d’Enver Gjokaj dans le rôle de son ex, du coup !) ou Angela et Wesley qui ont décidé de se marier. Angela a aussi passé son examen pour devenir enquêtrice d’ailleurs, alors je croise les doigts pour elle. Elle a déjà la confiance de Gray, c’est pas si mal !

The Rookie – Saison 2 – Blog livres et sériesCôté vie amoureuse, c’est un peu le chaos pour les autres : West est négligé par les scénaristes dans sa relation avec Sterling, une star hollywoodienne dont la notoriété pose problème à notre bleu dans son boulot ; Tim vient de rater le départ de Rachel pour New-York parce qu’il a préféré bosser qu’aller à leur rencard (où il avait l’intention de la plaquer pour ne pas tester la relation à distance) et Lucy couche avec un pompier, Emmett, dont on ne sait pas encore grand-chose. Je ne sais pas pourquoi, je ne le sens pas trop, ça va forcément poser des problèmes au cours d’une intervention, ça, surtout qu’elle ne veut pas que ça se sache au travail (elle vit littéralement avec un collègue ?). Je veux dire, dans l’avant-dernier épisode de la série, le pompier intervenait déjà lorsque Lucy se faisait engueuler par Tim sur une scène de fusillade, alors…

On verra bien ! Cette saison 3 promet de ne pas s’attarder sur cette intrigue, parce qu’il y a beaucoup à faire : j’imagine que la pandémie mondiale sera abordée, sans certitude toutefois. Ça m’embête qu’il le fasse uniquement parce que ça risque de nous ramener sur le devant de la scène un personnage que je déteste, celui de Grace. En fin de saison, elle demandait à John de prendre ses distances pour faire le point sur sa vie sentimentale… tout en le collant pour fournir des pizzas au commissariat ensuite. Je ne la supporte plus, alors que j’adore l’actrice, un comble.

always — John and Grace

En tout cas, je les vois mal éviter le sujet du coronavirus, surtout que le tournage a été un peu périlleux… Il a en effet continué malgré cinq membres de l’équipe ayant été positifs au covid19 – mais il est désormais suspendu pour au moins deux semaines, comme tous les tournages se déroulant à Los Angeles, sur des décisions des autorités tentant d’enrayer l’épidémie. Deux semaines, c’est un minimum (on sait quand ça commence, jamais avec certitude quand ça se termine), et ça représente deux épisodes tout de même, ou en tout cas un peu plus qu’un épisode malgré les nouvelles mesures prises pour le tournage en ces temps d’épidémie. Bon, pour en revenir à l’intrigue de la série en elle-même, toutefois, les premières images de la saison sont sans masque… Mais à voir s’ils ne l’intégreront pas après quelques épisodes, comme d’autres ont fait. Ça leur simplifierait la vie, quand même.

Voir aussi : Quel protocole sanitaire pour les plateaux de tournage de séries ?

richard t. jones Tumblr posts - Tumbral.comEn parallèle, la saison se concentrera également sur les problèmes raciaux et les violences policières aux États-Unis. J’espère que ce sera traité de manière intelligente et que ce ne sera pas trop hypocrite, surtout que la série elle-même a essuyé un scandale lorsque l’actrice incarnant Talia a décidé de quitter la série suite à des attitudes qu’elle jugeait raciste. Elle a fait debonnes choses avec le personnage de Nyla l’an dernier, notamment sur les questions de féminisme et de racisme dans la police ; ça devrait donc continuer en ce sens. En tout cas, ce sont des aspects qui pourront être fil rouge et peut-être rendre la saison plus intéressante, d’autant qu’elle risque, comme beaucoup d’autres, d’être raccourcie, et donc de limiter les épisodes « gap-filler ».

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Bref, j’ai hâte d’être à lundi, hein… En espérant avoir le temps pour le visionnage de l’épisode, tout de même ; vous me connaissez à force, rien n’est jamais gagné à l’avance avec moi.

Voir aussi : Mais pourquoi les séries parlent-elles du coronavirus ?