Mon concours, mon déménagement, ma vie

Salut les sériephiles !

Chamboulement total dans ma vie, et je ne peux pas ne pas en parler quand ça m’a bouffé toute la journée (et celles à venir) encore plus que les moustiques ne m’ont bouffés toute la soirée ! Si vous me suivez sur Twitter, vous êtes déjà bien au courant : j’ai eu mon concours en début de semaine et je serai l’an prochain stagiaire de l’Éducation Nationale (un an pour se former et finir prof, si tout va bien).

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Je crois que je ne l’avais pas encore écrit sur le blog, et ça s’est fait avec de jolies surprises (16 en grammaire, SERIEUSEMENT ?) et de moins bonnes (je me suis fait dégommer à mon oral de latin, oh, c’est quoi ça ?).

Hier, j’ai appris dans quelle académie j’étais affecté et la surprise était totale. Alors, grosso modo, j’ai passé un concours de l’enseignement et c’est un algorithme auquel personne ne comprends rien (surtout en lettres, cliché oblige) qui vous désigne où vous allez en poste. Et comme j’ai déjà mon master, je savais juste que je passais après ceux qui n’avaient que le M1 et valideraient le M2 lors de leur année de stage. Par résignation et stratégie, j’avais finalement décidé de mettre la région parisienne côté ouest en premier choix d’affectation, histoire de m’éviter l’est de la région (que je connais moins et n’a pas une super réputation) au cas où mes autres choix trop ambitieux m’y mèneraient contre mon gré.

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Oui, ben la stratégie et les calculs pseudo-savants n’ont aucun sens dans cette affaire, parce que finalement, je me retrouve dégagé de la région parisienne – ce que je voulais depuis le départ ! – pour finir dans… le Sud-Ouest ! Je n’arrive pas à retrouver ma liste, mais c’était mon 3 ou 4e choix, j’avais d’abord mis la région parisienne, puis tout l’Ouest de la France. Finalement, c’est parti, cette fois, sauf mauvaise surprise, il semblerait bien que je sois bon pour le déménagement que je redoutais autant que je voulais. Inévitablement, le blog va connaître un coup de mou encore plus important : je suis submergé de détails administratifs à régler un à un, de listes de choses auxquelles penser, d’épisodes qui s’accumulent, de logement à trouver, de cours à préparer, tout ça, tout ça, mais promis, je n’en oublie pas pour autant le blog. Disons juste que la période de vacances pépère que je pensais avoir en juillet vient de tomber à l’eau, et donc le rattrapage aussi, inévitablement. Tant de rêves pour juillet…

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Pourquoi je voulais quitter la région parisienne que je vous ai tant vendu dans mon article d’hier ? La question vaut la peine d’être posée. La principale (peut-être l’unique ?) raison est triste, mais il s’agit de la pollution. Asthmatique que je suis, j’ai parfois du mal à supporter certains écarts de températures qui impliquent une pollution plus importante… cette fois, je peux faire une croix dessus (quoique, il y a des grandes villes pas terribles, mais quand même). Alors bien sûr, ça va me faire bizarre de quitter Paris (et d’y revenir sans pass Navigo encore plus !), mais c’est le changement que je souhaitais pour marquer une rupture définitive avec les études.

Le début d’une nouvelle vie ? Peut-être pas tout à fait, mais un peu quand même – et je voulais tant bouger ces dernières années sans en avoir l’intérêt que ce n’est pas plus mal d’avoir quelque chose pour me forcer à le faire. Puis, évidemment que ça me fait rêver ce nouveau départ sorti de nulle part et digne d’une série TV !

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Bon, après, je n’ai pas particulièrement d’attache dans la région où l’on me parachute (même si je connais quelques personnes forts sympathiques autour de Bordeaux), alors ça va être sacrément bizarre comme j’adore sortir et occuper mes week-ends. Il paraît justement que certains envisagent de passer se faire des week-ends dans mon futur chez moi, ouf ; et puis, ce ne doit pas être si dur de rencontrer des gens à l’ère des réseaux sociaux (un peu naïf, dis donc).

N’empêche, la bonne nouvelle, c’est qu’à me chercher un logement dans le Sud-Ouest, il faudra bien que je fasse quelques visites, et qui dit visites, dit vacances – et aussi articles ? Et comme j’avais eu la flemme de m’organiser des vacances, tadaa, problem solved. En revanche, je vous laisse entamer vos prières pour que je finisse dans un endroit avec une connexion internet potable, parce que ça, je ne le sens pas du tout (je le vois d’ici le petit village dans les Pyrénées).

Ce qui vaut le coup à la Défense

Salut les sériephiles !

Comme à l’unanimité, vous vouliez plus d’articles sur mes sorties/hobbies, je m’y colle immédiatement en parlant d’un coin de Paris trop souvent ignoré des touristes et/ou des vrais parisiens qui ne font qu’y travailler alors qu’il a pourtant ses côtés sympathiques : la Défense.

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Bien évidemment, c’est avant tout le quartier d’affaires de la capitale, c’est donc un coin dans lequel vous ne voulez pas être aux heures de pointe, surtout si vous devez prendre le train, mais autrement, l’ouest parisien à son charme. Accessible en métro (1), en RER (A – quand il fonctionne), en trains ou en tram, la gare de la Défense est l’une des plus fréquentées de Paris quotidiennement. Elle est idéalement située juste en-dessous de l’esplanade de la Défense, avec son arche que vous connaissez probablement. Commençons par le commencement : quand vous arrivez, vous vous retrouvez en sous-sol (plus ou moins profondément selon le mode de transport choisi) et vous vous apprêtez à découvrir des galeries sous-terraines à n’en plus finir : avec ses trois McDo, deux Starbucks et ses deux centres commerciaux l’un à côté de l’autre, vous ne risquez pas de vous ennuyer.

Oui, oui, deux centres commerciaux au même endroit, bienvenue dans la folie du quartier d’affaires parisien : d’un côté, vous avez le CNIT (avec des enseignes comme Hema ou la Fnac), de l’autre les Quatre Temps, qui me paraît quand même bien plus fourni en enseignes connues (Cultura, Nature & découverte, Kusmi Tea, Celio, etc., etc.).  Autant se le dire, si vous aimez faire les boutiques, alors c’est le meilleur lieu de Paris – parce qu’il y a des boutiques pour toutes les bourses, contrairement aux Galeries Lafayette qui sont certes très jolies mais où je sais que je n’achèterai pas grand-chose #Radin. Inutile de dire qu’avec les Soldes en ce moment, c’est plutôt du genre bondé… mais ça vaut le coup. C’est là-bas que j’ai découvert l’enseigne Bonobo, qui est un magasin que j’aime beaucoup (enfin, dans les fringues qu’ils proposent soit j’adore, soit je déteste, mais quand j’adore, c’est au point de craquer).

12011303_10207294036766600_5177485133739361106_n.jpgSi vous êtes plutôt comme moi et pas fan du tout de faire de manière interminable les boutiques ET si vous arrivez à sortir sans vous perdre (c’est simple : il faut toujours monter, monter, monter*), vous débarquez donc sur l’esplanade avec vue sur l’arche, la fameuse.

Au-delà du côté déjà assez beau de l’arche (mais si) et des pique-niques possibles sur ses marches au moins aussi mythiques que celles de Gossip Girl (non ; mais comprenez-moi, c’était mon coin quand j’étais à la fac, oh), il faut surtout en retenir que vous êtes à quelques pas de très jolis points de vue. Eh oui, d’un côté de l’arche (techniquement, ce qui est derrière l’arche quand vous sortez de la gare), vous aurez accès à des points de vue sur la banlieue, surtout si vous vous promenez et empruntez des accès bâtiments, qui sont publics tant que vous ne rentrez pas dans le bâtiment et qui permettent de prendre de la hauteur. Ce n’est pas forcément le côté le plus joli, mais il y a une sorte de ponton dominant une bonne partie de Nanterre (et de son cimetière) qui fait un bon point de vue.

L’autre côté est donc plus joli, et il est aussi plus instinctif quand vous sortez de la gare : vous vous retrouvez sur l’esplanade, et vous voyez bien que si vous regardez l’arche, il y a dans votre dos un loooong chemin plein de petites choses sympathiques, alors que ce qui est derrière, vous n’en voyez rien. Sur ce long chemin, vous trouverez tout un tas de petits squares, de fontaines, de sculptures (bon, là, je n’irai pas jusqu’à dire que c’est beau, mais chacun ses goûts) et bien souvent d’animations culturelles : scènes musicales, expo temporaires, marché (de Noël) ; il y en a pour tous les goûts. La semaine dernière, j’ai eu droit aux répétitions de jazz d’un festival et à des arbres en train d’être repeints en blanc, même si je ne sais pas bien pourquoi. Bref, il y aura souvent de quoi vous surprendre.

Si vous vous aventurez à peine moins de dix minutes à pied dans ce sens un jour de soleil (et franchement, sous la pluie, l’esplanade ne vaut pas vraiment le coup, choisissez votre journée), vous constaterez que la vue vaut le détour d’ici aussi : si dans votre dos, vous aurez l’arche, en face, vous surplombez les Champs Elysées, et un peu tout Paris. Et ça, c’est la classe. N’oubliez pas de regarder aussi à droite si vous voulez apercevoir la Tour Eiffel.

Et si vous continuez à pied une quinzaine de minutes, vous tomberez sur la ligne de métro 1 (station Esplanade de la Défense) qui permettra aux plus flemmards de ne pas faire demi-tour à pied (je conseille le trajet dans ce sens plutôt que l’inverse, parce que c’est plus sympa de finir sur la vue de Paris). Si c’est un jour de vraiment grosse chaleur, vous pourrez vous poser au bord d’une grande fontaine, souvent avec jet d’eau, qui possède des tables de pique-nique. Idéal pour une nouvelle photo de profil Facebook, je vous le dis !

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Bon, il y a des gens qui trempent leur pied, et même d’autres qui s’y baignent (c’est interdit, mais ils le font quand même)… Je vous le déconseille, parce qu’au-delà de l’interdiction officielle, c’est pas franchement l’eau la plus propre du monde, avec ses capsules de bière et autres déchets qu’on aperçoit parfois quand ça n’a pas été nettoyé depuis un moment… Après, chacun fait ce qu’il veut.

Snapchat-1768354068.jpgC’est aussi de ce côté de l’esplanade que se cache un bon plan : le Starbucks ! Oui, il y en a deux au niveau de la gare, mais ils sont tout petits et toujours plein à craquer… alors que celui de l’esplanade est bien plus souvent vide, possède une terrasse sympa et est rattaché à un hôtel, donc vous aurez même des toilettes de luxe (genre avec du savon ET de la lotion pour la main, c’est quoi ça ?). Quant au Starbucks en lui-même, l’enseigne n’est plus à présenter je pense, mais un jour de soleil, c’est parfait pour un thé glacé (non, c’est pas du Mojito – mais y a des bars à côté), un jour de froid, parfait pour un chocolat chaud (ou un café, OK).

Voilà, je n’aurais jamais cru écrire autant sur le sujet, ni être si positif pour un quartier qui n’est pas si populaire que ça, mais il recèle ses jolis coins et ses bons plans, ses nombreux restos (même si mon préféré a fermé, il reste un HD Diner, un Paradis du fruit, etc.), son ciné hors de prix (bienvenue à Paris) et dans le fond, ça compense les points négatifs. Un mot sur ceux-ci quand même, je ne voudrais pas faire de la publicité mensongère.

Le premier gros problème ? Les heures de pointe/déjeuners pleines de travailleurs qui correspondront aux clichés que vous vous faites des parisiens – pressés, désagréables, de mauvaise humeur voire malpolis ; mais LOGIQUE en fait, vous aimeriez devoir vous taper des touristes et/ou des gens venus faire des emplettes sur leur jour de congés en sortant d’une mauvaise journée de travail ? Bon, certains, oui, probablement, mais la majorité veut juste rentrer chez elle (et sait dans notre cas qu’il lui reste à affronter les divers problèmes de transport du jour).

Un deuxième vrai problème à la Défense est le nombre de SDF… La Défense est aussi connue pour son réseau sous-terrain offrant des abris de fortune aux plus démunis. Même si vous avez le cœur sur la main, vous ne pourrez jamais donner à tout le monde, et il faut parfois se montrer prudent avec certains qui vivent dans ces conditions depuis longtemps. C’est cliché, je sais, mais c’est un cliché existant malheureusement pour une raison. Comme un peu partout dans les grandes villes, donc, ne vous baladez pas le sac ouvert ou en montrant trop de choses de luxe, mais ça paraît logique. Je sais en revanche que ça peut choquer si vous n’êtes pas habitués – et je ne dis pas qu’une fois habitué, on n’est pas choqué non plus, hein – parce que le contraste est parfois saisissant entre la pauvreté extrême des autres et le costume-cravate-Rolex des autres. Disons que ça remet au moins les idées en place sur le capitalisme ?

Enfin, comme dans beaucoup d’autres gares de Paris, il faut préparer votre nez à subir quelques agressions du côté des odeurs : la transpiration, les effluves de McDo, les parfums à outrance de Nature & Découverte (mais ils proposent souvent la dégustation d’un produit – thé en général ; ça peut être un bon plan ou l’occasion de… découverte), le parfum de la galerie des Quatre Temps… il y en a des odeurs à la Défense. Et oui, j’ai bien dit que le centre commercial avait un parfum : beaucoup n’y font même pas attention, mais pourtant, je vous assure qu’il y a une odeur caractéristique… C’est un truc commercial plus ou moins connu : le parfum est associé par le cerveau aux achats que l’on fait (qui généralement procurent du plaisir), ce qui fait que quand on sent l’odeur la fois suivante, on a envie de se faire plaisir et d’acheter quelque chose. Cercle vicieux bonjour !

17657_10206537133004479_7107808841890295501_n.jpgC’est exactement pour ça que les boulangeries utilisent du parfum pour attirer le client, d’ailleurs (désolé de casser le mythe, mais oui, la majorité des boulangeries utilise du parfum pour que ça sente si bon, hein). Bref, je sais que ça a parfois tendance à gêner mon asthme autant d’odeurs.

J’ai fait le tour de tout ce que j’avais à dire, je crois, et même un peu plus, autant du côté positif que négatif. Cet article est trois fois plus long que je ne le pensais, j’espère que je ne vous aurai pas endormi au beau milieu de la dernière journée de la semaine !

PS : je m’excuse pour les photos un peu répétitives, je n’ai pas retrouvé toutes celles que je pensais avoir (notamment de l’intérieur), mais ça date des quatre dernières années quand même.

* ceci est un mensonge ! Si vous montez trop côté Quatre Temps, vous vous retrouverez au-dessus de l’Esplanade à l’étage des restaurants/Toys’R’Us ou encore au-dessus de celui-ci et au cinéma ! Et puis, rien ne vous oblige à passer par les centres commerciaux : il y a aussi un accès à l’esplanade directement depuis la gare, si vous allez à l’une des extrémités de la gare… Ouep, c’est ce genre de raccourci utile à connaître ! Dans le même genre, si vous êtes dans un des centres commerciaux et voulez rejoindre la gare, le plus rapide n’est pas de suivre votre instinct et faire demi-tour… c’est de sortir sur l’esplanade et rejoindre l’un de ces accès directs à la gare !

The Magicians de Lev Grossman (tome 1)

Salut les sériephiles,

Comme je le disais avant-hier, cela fait quelques semaines (mois ?) que je dois écrire cet article, parce que j’en avais très envie, mais je n’ai pas arrêté de repousser pour tout un tas de (mauvaises) raisons. Et pourtant, vous le savez si vous avez suivi le blog cette saison, The Magicians s’est transformé en vrai coup de cœur série cette année… Qu’en est-il alors du premier tome de la trilogie de Lev Grossman ?

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Voir aussi : Tome 1 | Tome 2 | Tome 3

J’ai A-DO-RÉ ! Ce n’était pas forcément gagné d’avance : j’étais hyper frileux par rapport à ce livre à force d’en avoir entendu que c’était un « Harry Potter pour adultes » et je n’avais pas trop accroché à la première saison de la série. Et pourtant, force est de constater que j’ai vite compris la comparaison à Harry Potter. Ce n’est pas du tout dans l’ambiance de l’école de magie comme je le pensais chaque fois que j’entendais ça (car ça n’a rien à voir – RIEN)… mais bien dans l’écriture même du livre, capable de nous faire ressentir sa magie – la magie.

Synopsis : Quentin Coldwater est un lycéen de Brooklyn qui, avec ses amis James et Julia, est inscrit dans une école au niveau avancé – ils sont des génies. Quentin est fan d’une série de livres qui n’ont jamais connu de fin et retraçant une histoire similaire à Narnia, se déroulant dans le monde imaginaire et magique de Fillory. Le jour de son entretien pour intégrer Princeton, Quentin se retrouve à passer un examen d’entrée à Brakebills, une université de magie ; la seule d’Amérique du Nord.

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Je m’arrête là, j’ai déjà résumé un ou deux chapitre l’air de rien (en laissant de côté de nombreux détails croustillants, je vous rassure). Très franchement, il est difficile de poser ce livre une fois commencé : on entre dans l’histoire très vite et c’est un « page turner ». Laura, qui me connaît bien, a eu la gentillesse extrême de m’offrir la trilogie en anglais pour mon anniversaire (encore merciii), et j’ai bien eu peur au début parce que c’était d’un bon niveau littéraire ; la barrière de la langue, c’était quelque chose ; et pourtant j’ai un plutôt bon niveau.

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Finalement, cette difficulté de lecture participe à fond de l’ambiance du livre et de Magicians : apprendre la magie est compliqué pour les magiciens, mais pas simplement compliqué… Non, plutôt terriblement impossible. Ils passent des jours (semaines ?) à apprendre les sorts les plus simples et à étudier des langages étrangers ou des langues mortes.

Après un an intense de latin et avec un anglais de niveau littéraire entre les mains, ça m’a presque permis de me sentir magicien à mon tour (non). Et puis, une fois dedans, j’étais lancé et je me suis même retrouvé à le lire dans le train une ou deux fois, donc bon, c’est faisable après un temps d’adaptation pour ceux que ça tenterait.

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Oui, ça paraît simple dans les promos, et puis en fait non.

De toute manière, la lecture est un must pour tous les fans de la série ; mais je le conseille aussi à ceux qui ne connaissent pas du tout. Le livre m’a rapidement transporté dans son monde imaginaire – qui finit même dans de la fantasy finalement, mais de la fantasy avec une touche de modernité comme j’aime (j’ai toujours du mal à me projeter dans une histoire quand elle n’a pas de lien avec mon quotidien, que ce soit de la fantasy pure ou de l’historique, c’est pareil en livre qu’en séries… Voyons ça comme une fermeture d’esprit, ouups).

Ici, pas de souci, puisqu’on commence tranquillement en plein centre-ville, et ce n’est pas un passage dans une contrée imaginaire qui m’arrêtera. Ah et puis, la grosse surprise (par rapport à Harry Potter surtout), c’est que le livre ne couvre pas que quelques mois ou un an, mais plusieurs années d’un coup. Et ça permet de mieux capter la série, où toute la saison 1 avançait super vite (parfois trop) et où je n’ai pas mesuré tout le temps qui passait…

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De la vraie fantasy au milieu de pages qui n’en sont pas.

Je suis d’ailleurs vraiment surpris aussi du rapport étrange entre la série et le livre, mais là encore, ben… c’est The Magicians, j’ai l’habitude d’être surpris avec la série qui plus d’une fois m’a laissé sur les fesses avec ses variations et ses délires narratifs… qu’on retrouve dans le livre. Si la série le fait de manière télévisée, pas d’inquiétude : le roman le fait de manière littéraire. C’est vraiment le mot : c’est littéraire. Et rien que pour ça, j’ai donc adoré.

Voir aussi mes critiques de la série : Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

Si vous ne connaissez pas du tout, arrêtez-vous là, parce que c’est parti pour le festival de spoilers et comparaisons à la série !

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Concrètement, je prends le livre comme une des nombreuses timelines évoquées sans être jamais montrées (ou presque) pendant la série. On a bien Margo qui n’a pas le même prénom dans le livre (Janet), mais sinon les personnages sont vraiment les mêmes. Je dirais même que j’ai eu l’occasion de mieux comprendre Quentin (qui est chargé de nous raconter l’histoire), voire de m’y reconnaître par moment (l’étudiant parfois solitaire, à fond dans ce qu’il étudie et pas toujours hyper habile ? HAHA)… En revanche, il y a d’autres moments où je l’ai détesté et où j’étais loin de me reconnaître dans ce qu’il disait et pensait, mais en vrai, je crois que c’était voulu de la part de l’auteur.

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Le premier tome couvre une bonne partie de la saison 1, à peu près mais pas tout à fait (parce que le 2×03, c’est la fin du livre, par exemple). Certaines intrigues de la série sont totalement absentes – mais vu le cliffhanger, ça devrait être retracé dans le tome 2 que je n’ai pas encore commencé (ça ne saurait tarder) – et d’autres m’ont paru nouvelles… Ah, et évidemment, il y a des scènes que je lisais en les revoyant et resituant précisément dans la série, c’en était fou tellement c’était exactement pareil ! Tout ça m’a donné envie de revoir le début de la série, pour voir si j’accrocherais mieux au deuxième visionnage (probablement).

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Bref, je ne sais pas si j’arrive à le faire sentir, mais ce livre a été capable de m’emmener dans son monde et dans la psychologie complexe et tordue de ses personnages… J’espère vraiment que je vous le communique, et si vous aimez la série, n’hésitez surtout pas, vous allez adorer le bouquin (je n’ai pas lu la VF, mais je ne vois pas comment elle pourrait être mauvaise vu la richesse du texte anglais – on ne peut pas lui caser n’importe quel traducteur). Merci donc à Yodabor et mon amie Sophie de m’avoir poussé à regarder la série l’an dernier, parce que c’est une superbe découverte !

Ce que c’est que l’Independence Day

Salut les sériephiles !

Vous ne rêvez pas, c’est bel et bien un article « ce que c’est que » sur le blog ! Je sais que ça fait plusieurs semaines que je n’en ai plus fait, mais comme aujourd’hui c’est le 4 juillet, c’était comme une évidence de revenir à une formule qui fonctionne bien habituellement, mais pour laquelle je suis souvent en manque d’inspiration.

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Je sais, il y a plein de choses dont je n’ai pas encore parlé dans le lexique séries, mais chaque chose en son temps !

Alors c’est quoi exactement l’Independence Day ? C’est la fête nationale des États-Unis, qui revient donc chaque année en commémoration de la Déclaration d’Indépendance du 4 juillet 1776. L’équivalent de notre 14 juillet (si vous êtes français) ou du 21 juillet (si vous êtes belges) ou du… ben je ne connais pas toutes les dates de fêtes nationales de tous les pays, j’avoue.

C’est quoi ce nom ? C’est assez facile à deviner, je crois, ça signifie jour de l’indépendance, parce que bah… c’est le jour où les États-Unis sont devenus indépendants et ont cessé d’être une colonie britannique. Vous aviez besoin de le lire pour le savoir, pas vrai ?

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La suite de l’article est mieux, promis !

Quelle origine ? C’est parti pour un cours d’Histoire qui nous ramène au XVIIe siècle où les Espagnols, les Français et les Anglais se sont pointés sur le nouveau continent. Ils y ont installé leurs colonies, mais peu à peu (si on zappe deux siècles d’histoire), une brisure s’est provoquée entre l’ancien et le nouveau continent. Tout ceci a mené la Virginie a se décider à proclamer son indépendance du continent, devenant le premier état libre des États-Unis.

Le mois suivant, le 4 juillet, les treize colonies britanniques font de même et annoncent qu’elles ont désormais le statut d’États Américains. Cette proclamation s’est fait à Philadelphie où un texte d’indépendance a été rédigé par Thomas Jefferson.

Oh, ça signifie aussi que les américains célèbrent la guerre : le texte déclarait officiellement un conflit ouvert avec l’Angleterre. Et comme en France on adore les Anglais et que les philosophes des lumières sentaient bien le vent tourner, on leur a envoyé La Fayette à bord d’un navire de soutien et anti-anglais dont on connaît tous le nom je crois : l’Hermione. Trop sympa ces français.

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Et aujourd’hui ? Le 4 juillet est férié aux États-Unis, c’est la fête… et c’est pour ça que nous n’avons ni The 100, ni Younger à nous mettre sous la dent. Pff, c’est pas juste. En même temps, c’est un peu la classe de se dire que eux sont en train de faire la fête en grand, avec des feux d’artifices, des fanfares et surtout, surtout… des barbecues entre famille, voisins ou amis ! La classe à l’américaine !

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Et dans les séries ? 4 juillet, on est en plein dans la pause estivale, et forcément, ça limite beaucoup les choses pour les épisodes spéciaux autour de cette fête. Cela dit, c’est un point essentiel de l’histoire des États-Unis, et on en entend souvent parler, surtout dans les séries politiques. Difficile de ne pas penser à Scandal et la fascination de son atroce couple principal pour la Déclaration d’Indépendance. Il faut dire que c’est un texte fondateur…

Il est à noter aussi que, souvent, quand il est question de voir les élèves en cours d’histoire dans une série, on finit par avoir droit à un rappel de ce qu’il s’est passé – c’est dire à quel point il s’agit d’une date importante connue par tout le monde. L’exemple le plus évident qui me vient en tête est l’épisode 3×06 de Supergirlc’est Alex qui nous résume tout ça en une réplique.

Parfois les séries se font plus discrètes mais référencent explicitement les événements liés au 4 juillet, comme par exemple True Blood et le personnage de Lafayette, évidemment nommé ainsi en référence au marquis français – logique, le français est partout dans cette série.

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Quel dommage que cet acteur soit mort, il était génial dans ce rôle !

Tout aussi subtil, et peut-être plus encore, est l’Unity Day de The 100 pour marquer la réunion des 13 colonies de l’espace (pas franchement un spoiler, ça se passe avant la série) : c’est très exactement la même chose… mais en différent. Et puis, rebelotte en saison 4 avec l’épisode 10 voyant 13 clans bien distincts… qui, en fin de saison, feront le choix de s’allier contre la menace extérieure (des radiations, c’est pire que des anglais !).

Et puis, comment ne pas parler du film du même nom ? Celui-ci raconte… une invasion extraterrestre. Pas exactement ce qu’on attend quand on connaît l’histoire, mais allez, chacun ses délires après tout.