9-1-1 – S09E10 – Handle With Care – 14/20

L’épisode fonctionne un peu mieux dans les intrigues proposées, même si je n’accroche pas tellement à celle qui reviendra dans le prochain épisode. Tout est plutôt routinier dans cet épisode : je ne suis pas sûr que ce soit bien crédible de bout en bout, il y a des énormités qui ne passent pas, mais allez, l’épisode est dans son ensemble sympathique. Et c’est tout ce qu’on demande à la série entre deux grosses frayeurs, non ?

Spoilers

Harry est le nouveau bleu de la caserne.


She’s got nobody, she needs help.

J’enchaîne les épisodes, parce que pourquoi pas ! Le début de cet épisode m’a bien plus convaincu que l’épisode précédent : on y voit Chimney faire d’énormes cauchemars terrifiants où il bosse pour former Harry jusqu’à ce qu’Harry se fasse tuer devant ses yeux. Et après, il faut faire face à Athena. Qu’est-ce qui pourrait mal tourner à avoir le fils de Bobby comme recrue dans sa caserne ?

J’aime bien cette intrigue. On voit un côté de Chimney que nous ne voyions plus depuis longtemps, mais qui est bien logique : il est terrifié pour Harry. On aurait pu faire la même intrigue avec ses enfants qu’il arrive pourtant à quitter des yeux (on en oublie que Maddie a accouché il y a peu, franchement, tellement on les voit jamais), mais on la fait avec Harry. C’est amusant de voir Chimney imaginer tous les problèmes auxquels Harry pourrait faire face. En revanche, je trouve ça bien moins amusant quand Harry est forcé de rester coincé dans la caserne parce que Chimney ne veut pas le mettre en danger.

Forcément, ça inquiète tous les pompiers qui décident qu’il faut absolument parler à Chimney pour qu’il change d’attitude. Personne n’a envie de s’y coller, cependant : ils envoient donc Hen faire le sale boulot. Honnêtement, il me semble que Maddie aurait pu le faire à ce stade, parce que Chimney est vraiment dans l’abus. Cela fonctionne bien de revoir les deux amis ensemble. Bien sûr, le petit pep talk d’Hen est efficace.

Chimney retourne à la caserne le lendemain et décide de faire confiance à Harry pour faire le job qu’il est supposé faire : il l’emmène donc avec le reste de l’équipe sur le lieu de l’intervention suivante. Cela ressemble fort au cauchemar début d’épisode de Chimney, sauf que cette fois, Harry met des plots de sécurité et a de bonnes idées pour aider l’équipe sur l’intervention. Chimney apprend donc à bosser avec lui, mais s’inquiète encore beaucoup pour le fils de ses amis.

Quand Harry n’est plus dans sa ligne de vision, Chimney est terrifié. Cela mène à une scène où il manque de se faire renverser. Par chance, cependant, Harry est assez vif pour sauver la vie de Chimney. Tout va donc bien dans le meilleur des mondes… Sauf pour Maddie qui se rappelle que son mari fait un métier sacrément dangereux, tout de même.

De son côté, Harry partage un chouette repas familial où il peut raconter sa première intervention et recevoir en cadeau le couteau de Bobby. Mouais. C’est un cadeau un peu naze, mais c’est suivi du cadeau que Bobby aurait fait à Harry s’il était là : il lui aurait offert son propre couteau. OK. L’idée est bonne.

Hen est toujours en fauteuil dans cet épisode. Il faut croire que l’intrigue est là pour durer finalement. C’est inattendu avec cette série qui se débarrasse de tout d’habitude. Cela ne l’empêche pas d’avoir une intrigue intéressante : elle est appelée à la barre, avec ses collègues, pour témoigner dans un procès. Je ne me souviens plus de l’intervention dont il est question, mais admettons : Eddie et elle ont donc sauvé une jeune fille, Abigail, de deux tarés qui la maltraitaient et la gardaient prisonnières.

Eddie se fait démonter pendant le procès parce qu’il est trop colérique, mais il prouve tout le contraire dans l’épisode. Attaché à Abigail, il lui fournit l’aide dont elle a besoin en la ramenant à la caserne et en lui présentant Alice, la nouvelle psy de la série qu’on avait vu dans l’intervention pour Hen il y a deux ou trois épisodes. Cela fonctionne bien de la voir popper à nouveau, mais je me demande forcément pourquoi les scénaristes y tiennent tant.

Malgré la présence d’Alice, Abigail a du mal à faire face à ce qui lui arrive. En cours d’épisode, elle apprend que ses parents maltraitants ne seront pas envoyés en prison. Son premier réflexe est d’aller chez Eddie et on voit très bien qu’elle lui fait trop confiance et a une relation malsaine avec lui. Il essaie de mettre de la distance comme il peut, mais ce n’est pas évident : elle a besoin de réconfort, tout de même. Eddie réussit tout de même à la faire partir de chez lui, mais je sens que ça finira mal cette intrigue.

Il ne faut pas longtemps pour que ça arrive : Abigail vient carrément kidnapper Christopher à l’école en fin d’épisode. Cela sort de nulle part : pourquoi lui voudrait-elle du mal ? J’ai du mal à percevoir la logique de la scène, mais c’est peut-être aussi parce que je n’ai pas accroché au personnage d’Abigail. Cela fait un cliffhanger efficace, cela dit, et ils en avaient besoin avant une pause de près d’un mois dans la diffusion aux États-Unis… et avant l’épisode 9×11. 911, quoi. Le 27 février 2026.

Sinon, la première intervention de l’épisode était sympathique, si on peut dire, avec un jeune garçon qui ne ressent pas la douleur. Cela est pratique : ça lui permet de sacrifier sa main pour arrêter l’incendie qui ravage sa maison. Au passage, il sauve aussi sa mère. C’est mignon, eh, et ça donne aussi du taf à Maddie.

Elle a une grosse journée : elle répond ensuite à l’appel d’un homme qui a perdu son père et s’inquiète énormément pour lui. Athena est envoyée sur les lieux, et il est révélé que l’homme qui cherche son père est complètement stressé. Il le surveille 24h/24 et fait tout pour qu’il reste en bonne santé, inquiet qu’il est de le voir perdre la tête de plus en plus. Je n’aime pas trop cette intrigue où Athena juge trop le fils, je trouve, mais admettons. Elle part à la recherche du père tout de même et le retrouve en train de conduire une tondeuse. C’est improbable que personne d’autre ne signale ce conducteur improbable entre temps, hein.

On perd un peu de temps à voir Athena convaincre le père de rentrer chez son fils. Le fils est sûr que son père perd la tête et se fait arnaquer, en plus, parce qu’Athena a trouvé la preuve d’un virement pour payer un billet d’avion à une certaine Sheryl. Tout ça ressemble fort à une manière de lui voler de l’argent, mais non : le père n’a pas perdu la tête ; il a bien trouvé l’amour en ligne. Allez, c’est amusant, on va dire, et ça permet une jolie conclusion où le père n’est plus seul, ce qui rassure le fils.

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9-1-1 – S09E09 – Fighting Back – 13/20

J’ai eu du mal avec cet épisode, en grande partie à cause du passage du temps, que je trouve un peu abusé, mais aussi parce qu’il enchaîne des intrigues que je trouve peu convaincantes. Les interventions n’ont pas réussi à me donner ma dose d’adrénaline, les évolutions des personnages sont précipitées et pas forcément bien crédibles. Comme d’habitude, je sais, mais la saison avait repris des forces dans les épisodes précédents et j’en attendais trop, je pense.

Spoilers

Les semaines passent vite pour les personnages de 9-1-1 aussi et Hen va de plus en plus mal.


Keep showing up.

Je suis triste de savoir qu’ABC n’a pas diffusé d’épisode de série ce jeudi soir, mais en même temps, qu’est-ce que ça m’arrange : j’aurais voulu voir Grey’s Anatomy ce soir, certes ; à la place, je me dis que je vais rattraper tout mon retard dans 9-1-1 et peut-être même 9-1-1 Nashville avant d’avoir trop d’épisodes de retard. Bref, j’ai pris du retard, mais qui sait ? Peut-être que ça ne représentera pas toute la saison comme à mon habitude.

Cet épisode commence un peu mal, je trouve : Hen explique à ses enfants sa maladie, ce qui me va bien comme scène, mais on enchaîne sur un montage étrange où tous ses amis, collègues et membres de famille s’occupent de sa santé et lui proposent des idées pour limiter ses symptômes. Vous allez me trouver odieux de le dire comme ça, mais franchement, Eddie la fait danser, Christopher la fait jouer Superman et Maddie… Je ne sais même pas comment traduire ce que Maddie lui fait faire, tout simplement.

C’est plutôt chouette de voir tout le casting se réunir autour d’Hen, mais je crois que je préfèrerais une intrigue qui dure plus longtemps. Ce n’est pas le genre de la maison, toutefois : on en arrive à un stade de « deux mois plus tard » (encore ?) où Hen est en fauteuil roulant et complètement déprimée. C’est inattendu. Le passage du temps, en plus, me perturbe un peu pour le spin-off et d’éventuels crossovers.

Qu’importe. Elle atteint un stade de dépression qui est vraiment dérangeant : tous les personnages se rendent bien compte qu’elle perd espoir et refuse à présent de les voir. J’ai eu énormément de peine pour Karen : elle tente de s’occuper de sa femme au mieux, mais Hen refuse carrément de parler, faisant même semblant de dormir désormais. C’est terriblement triste. La solution d’Athena quand elle passe et qu’Hen ne veut pas la voir non plus ? Donner à Hen un autre visage que celui de Karen à détester.

Karen embauche donc un thérapeute particulièrement insupportable. Pourtant, Hen se rend compte que grâce à lui, elle fait quelques progrès. En vrai, cela tombe bien : ça permet à Hen d’être efficace pour sauver la vie de ce thérapeute quand il fait une crise cardiaque. Malheureusement, elle ne peut pas faire autant que ce qu’elle voudrait pour lui : elle est incapable de lui faire un massage cardiaque parfait, par manque de force à cause de sa maladie. Elle parvient tout de même à le maintenir en vie assez longtemps et à contacter le 911. Tout finit bien, donc.

Hen déprime tout de même de ne pas réussir à le sauver par elle-même. Elle peut compter sur sa mère pour lui remonter le moral à sa manière : elle lui ramène son journal intime d’adolescente pour lui montrer qu’elle a déjà fait face aux mêmes sentiments par le passé et qu’elle a réussi à se relever. Pas besoin de trop déprimer, donc. Hen retrouve même une lettre de son soi passé pour son soi futur, et ça lui permet de reprendre de la force. Incroyable, dis donc.

La première intervention de l’épisode est quelque peu inquiétante avec un équivalent de KFC où tous les clients et le personnel sont à terre, en train de suffoquer. Ou de faire un équivalent d’AVC. C’est étrange. Je trouve la manière dont une cliente les découvre particulièrement terrifiant. Je suis surpris de voir les pompiers arriver sur scène en moins de six minutes (on va dire que les US, c’est super, hein) et encore plus de les voir entrer dans le fast-food sans la moindre protection. C’est étrange tout de même : ils n’ont aucune idée de ce qu’ont les gens sur place, en vrai.

Finalement, Chimney comprend qu’il n’y a qu’une personne qui fait vraiment une crise. Tous les autres ont une réaction en chaîne psychologique qui leur font penser qu’ils ont un problème quand ce n’est pas le cas. Pardon, mais… J’ai beau savoir que ça existe, l’explication ne parvient pas à me convaincre.

La deuxième intervention est étrange aussi : je m’attendais vraiment à un accident avec des planches de surf transperçant un pauvre piéton, mais je me retrouve avec une étrange scène où un homme blessé s’effondre devant la voiture d’un conducteur vraiment prudent. J’ai bien aimé l’idée, surtout que ça lance Athena sur une enquête qui aurait pu être sympathique et un peu longue. Malheureusement, ce n’est pas le cas : Athena trouve vite le lieu de l’accident de l’homme et une caméra de surveillance lui révèle qu’il s’est en fait mangé une bonne dose de karma. Il s’est fait tabasser par la femme dont il essayait de voler le sac.

Je sais que la série n’est pas tournée en France, mais je trouve ça impressionnant que la légitime défense fonctionne à ce point aux US : la nana défonce complètement le mec, n’appelle pas les secours, mais s’en tire sans souci parce qu’elle dit à Athena qu’elle passait une mauvaise journée ? Pardon, c’est trop gros, même pour moi. L’homme finit à l’hôpital, tout de même.

Pendant ce temps, Harry continue de s’entraîner pour être un pompier. Eh, on est deux mois plus tard, donc il devient vraiment efficace à force. Ou pas. Nous le voyons donc avoir un accident des plus bêtes quand il tombe de la grande échelle à cause d’un mauvais timing sur la grande échelle. Malgré tout, Harry s’en sort bien, par chance, et peut même continuer d’être une recrue. Athéna espérait que l’accident le fasse changer d’avis. J’ai beau la comprendre – d’un point de vue de maman, ce métier est horrible, surtout qu’elle vient de perdre son mari pompier – je trouve quand même qu’elle est chiante à vouloir le faire changer d’avis. Le pire, c’est que May semble s’y mettre. J’adore May, mais si elle prend ce chemin-là, ça va changer.

Harry veut reprendre son entraînement au plus vite. Quand on tombe de cheval, il faut remonter vite dessus ; c’est pareil pour la grande échelle. Le problème, c’est qu’il n’est pas si sûr de lui quand il doit faire face à l’échelle. Son réflexe est donc de demander plus de temps avant de remonter à l’échelle. Honteux, il se rend chez Buck qui a aussitôt les bons mots pour le consoler.

Mieux que ça : Buck parvient à trouver les mots justes pour Athena, histoire de lui montrer qu’elle a fait peur à son fils par sa réaction apeurée. Et en même temps, peut-on vraiment blâmer Athena d’avoir peur pour son fils ? Athena trouve les mots justes pour réconforter Harry : elle le force à reprendre son entraînement en lui expliquant comment elle fait elle-même pour mettre ses sentiments et sa famille de côté quand elle est en service. C’est suffisamment efficace pour qu’Harry réussisse à terminer l’exercice de la grande échelle.

Voilà donc pourquoi l’épisode se termine (déjà !) par une cérémonie où les nouvelles recrues, dont Harry, deviennent des pompiers. Allons bon. Il est improbable, mais parfaitement prévisible et évident, qu’Harry soit accueilli comme bleu à la caserne 119, pas vrai ? Il faut pourtant s’y faire !

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Grey’s Anatomy – S22E10 – Strip That Down – 17/20

Un seul personnage vous manque et tout est dépeuplé. Deux personnages reviennent dans le même épisode et tout est repeuplé immédiatement. C’est un épisode qui fonctionne très bien. Bien sûr, nous n’avons toujours pas tout le casting, mais on se concentre ici sur les personnages que je préfère, je crois, et chaque intrigue est bien menée. D’ailleurs, il y a énormément de sous-intrigues l’air de rien, ça se croise beaucoup et les interactions entre les personnages sont vraiment chouettes. Du très bon Grey’s, donc.

Spoilers

Amelia n’a pas envie de reprendre le travail, mais Addison est là pour lui dire qu’il est temps !


We love fixing everyone’s problem.

Cela faisait longtemps que la série n’avait pas viré dans l’érotisme pur et dur, mais ce début d’épisode reprend les bonnes vieilles habitudes : nous suivons donc Simone et Bryant sous la douche, tandis que Kwan et Mohanty ont passé une jolie nuit ensemble. Le problème, c’est qu’au petit matin, Kwan se rend compte que Mohanty voit peut-être d’autres personnes que lui quand il se rend compte qu’elle passe des commandes de viande à 2h du matin alors qu’elle est végétarienne. Cela lui pose problème.

Il fait l’erreur d’en parler à sa coloc, ce qui fait que tout le monde est rapidement au courant au boulot. Franchement, j’ai adoré la scène où ils étaient tous dans les vestiaires le matin à se raconter les potins. Tout est fait à la va-vite, ça finit par la meilleure blague possible de la part de Jules, mais ça montre que ces personnages fonctionnent vraiment ensemble. Et, franchement, Mika ne manque déjà plus tellement, ce que je n’aurais pas cru possible. En tout cas, en fin d’épisode, Kwan et Mohanty décident qu’il est temps pour eux de reconnaître qu’ils sont en couple exclusif. J’ai aimé que ça se fasse vite et de manière plutôt fluide entre eux, avec une petite métaphore sur la bouffe, certes, mais c’était efficace.

Katie, la patiente qui drague clairement Lucas (ou inversement ?), est de retour à l’hôpital. Miranda, Ben et Lucas ont de bonnes nouvelles pour elle en plus. Elle va mieux, mais doit quand même continuer son traitement. Lucas semble l’oublier quand il lui propose un week-end à New-York et, même quand elle lui rappelle, il insiste pour qu’elle prenne du bon temps. Rah.

De toute manière, s’il commence à stresser sur les mauvais conseils qu’il donne, ça n’a finalement aucune importance quand il apprend par Ben que l’essai clinique auquel Katie participe touche à sa fin. Ben demande à Lucas de ne rien dire et ne rien faire tant que Miranda, occupée ailleurs, ne leur donnera une marche à suivre. C’est plus dur que prévu une fois qu’il est face à Katie : il y a tellement des sentiments qui s’installent. Et ça va mal finir, comme ça avait mal fini pour le « mari » de Teddy (qui ne me manque pas plus que ça sur ces deux épisodes) ou pour celui d’Izzie, hein.

Pour cet épisode, ça finit déjà plutôt mal : on aime déjà beaucoup Katie alors c’est terrible de voir Miranda devoir lui annoncer que son essai clinique a perdu son financement à cause du gouvernement. C’est une manière bien plus subtile que d’habitude de critiquer la politique américaine : je suppose que les scénaristes marchent désormais sur des œufs, parce qu’ils en font moins qu’avant.

En tout cas, Katie finit en larmes quand elle comprend que son cancer pourrait revenir alors que la journée commençait si bien pour elle. Lucas est trop attaché, Miranda est trop attachée. Ca ne peut que mal finir.

En parallèle, Jo est toujours sur son lit d’hôpital. C’est dingue comment je ne me suis même pas rendu compte qu’elle était absente de l’épisode précédent. Il est temps pour Winston de lui annoncer qu’elle peut enfin rentrer chez elle, le jour où Lincoln, lui, reprend le travail. C’est parfait pour la garde d’enfants, ça ! En théorie. En pratique, Jo se rend compte que tout le monde sortant de l’hôpital, il est peut-être temps de s’occuper, justement, de finir les préparatifs pour accueillir le bébé.

Cela dit, quand Lincoln reprend le boulot, c’est pour s’occuper d’un strip-teaseur avec Bryant et Simone. Je tiens à préciser que la coupe de cheveux de Simone est quand même bien mieux maintenant qu’elle a les cheveux longs, parce qu’on a tous lu les pires commentaires sur ses coupes de cheveux depuis un an… MAIS ça paraît si peu pratique de bosser dans un hôpital avec tant de cheveux qui lui tombent sur le visage.

Bon, bien sûr, Simone et Bryant sont coincés sur un cas de stripteaseur faisant des petits commentaires sur le corps de Bryant parfait pour être stripteaseur et bien sûr, Lincoln n’est pas encore tout à fait remis quand il s’agit de remettre une hanche en place en forçant sur sa propre épaule. Il est donc blessé pour le reste de l’épisode mais, par égo, il refuse de laisser sa place ou de repartir en congé.

Simone est assez observatrice pour se rendre compte qu’il ne parvient pas à tenir la longueur de l’opération. Elle voit bien que Bryant essaie de faire ami ami avec Lincoln, mais elle, elle se propose de prendre le lead de l’opération pour décharger un peu Lincoln. Ce dernier est ravi de pouvoir avoir de l’aide et remercie Simone en fin de journée. C’est juste dommage qu’au passage Simone doive rappeler à Bryant qu’elle est sa boss et qu’elle ne veut plus sortir avec lui s’il ne sait pas gérer ses émotions.

Tout est bien qui finit à peu près bien cela dit : Lincoln décide de prolonger son congé, mentant au passage à Jo en disant que c’est pour s’occuper du bébé avec elle ; Simone et Bryant se réconcilient autour d’un strip-tease de ce dernier, inspiré par leur patient du jour. Allons bon.

Une intrigue qui m’énerve particulièrement dans cet épisode est celle de Miranda, Owen et Kwan. À l’initiative de l’insupportable Owen, il est décidé en effet de mettre des chirurgiens au sein de camions de pompiers. Sérieusement. C’était déjà ce que proposait Station 19 avec Ben et la série passe tellement à côté de l’occasion de ramener des acteurs de Station 19 ! Même des rôles secondaires, franchement !

J’aurais tellement préféré voir le retour ponctuel de Vic ou Travis que ces deux nouveaux paramedics qui jouent aux cartes ! Et Bailey rappelle que Ben a été pompier et qu’elle sait à quel point il y a de l’attente dans ce job quand, en sept saisons complètes, il n’y a jamais eu la moindre partie de cartes, hein.

Ils sont finalement appelés pour s’occuper d’un petit accident entre deux sportifs. Bien sûr, comme il y a des chirurgiens dans le camion, ça tourne mal pour un des deux joueurs qui s’effondre brutalement et fait une crise type épilepsie totalement imprévisible. Dans une autre ambulance, Kwan, Bailey et Owen s’occupent d’une sportive qui fait une soudaine crise cardiaque. Le but est alors de la maintenir en vie assez longtemps pour aller à l’hôpital.

Le problème, c’est que ça suppose de ne pas tout faire de ce qu’ils pourraient faire pour la sauver. Cela énerve Bailey qui refuse de perdre une patiente et se lance donc dans une opération à risque. On dirait son mari il y a une quinzaine d’années, eh. On voit clairement qu’Owen n’approuve pas la décision de Bailey, ce qui est plutôt comique : c’est lui qui voulait des chirurgiens dans le camion, mais c’est lui qui se rend compte que c’est une erreur quand Bailey se met à jouer les héroïnes. Le pire, c’est que pour une fois, je crois que je comprends le point de vue d’Owen. Le problème, c’est que ça n’a jamais été son point de vue : dans le reste de la série, on le voit faire plein de choses sur le terrain et en urgences que personne ne devrait faire.

En tout cas, les deux personnages se disputent un moment autour de ce programme dont la pérennité n’est pas gagnée à ce stade. Miranda finit par approuver par le programme pour six mois tout de même : elle reconnaît que c’est elle qui faisait du zèle à cause de ce qui arrive à Katie.

Amelia est enfin de retour ! Officiellement, son congé est encore en cours, mais bon, je suppose que l’actrice aime bien être payée de temps en temps quand même. La voilà donc de retour en train d’essayer sans grand succès de faire la cuisine (elle n’a jamais su cuisiner quoique ce soit) tout en téléphonant avec Addison. Quel plaisir de les savoir toujours en contact. J’aime le fait qu’Addison revienne de temps en temps dans la série et j’aimerais que les scénaristes fassent de même pour les personnages de Station 19.

Ce serait bien, aussi, qu’Addison soit de retour de manière permanente et pas juste pour un ou deux épisodes par an là. En tout cas, elle débarque directement chez Amelia pour la convaincre de reprendre le travail au plus vite : elle a besoin d’elle pour s’occuper d’une patiente. C’est du moins ce qu’elle prétend jusqu’à ce que l’épisode finisse par révéler qu’elle est là parce que Jake veut la larguer. Elle veut juste voir Amelia donc.

Quel plaisir de voir Amelia et Addison enfin ensemble : Addison a besoin d’elle sur une consultation plutôt basique d’une patiente enceinte qui se révèle avoir une tumeur au cerveau. Au départ, Amelia fait juste une consultation, mais elle comprend vite qu’elle a besoin de Jules pour un scan, puis pour une chirurgie. Amelia recommence donc à opérer pour les beaux yeux d’Addison qui lui fait du chantage en lui parlant de sa rupture avec Jake.

Comme c’est le côté perso qui m’intéresse plus que la patiente, disons vite que la patiente s’en sort très bien dans l’épisode grâce à Amelia. Addison, par contre, a vraiment besoin de back up : Jake veut la larguer car il ne supporte plus qu’elle ne soit pas à la maison. C’est plutôt logique, son intrigue depuis le covid est quand même de parcourir les États-Unis… Le problème, c’est qu’elle amène ses soucis perso au travail et ça ne fonctionne jamais tout à fait.

Pendant l’opération, elle s’énerve donc contre elle-même, puis contre Amelia. Cette dernière est obligée de virer Addison de son bloc opératoire, laissant notre rousse préférée complètement perdue. Contre toute attente, c’est Richard qu’elle décide d’appeler pour se confier : ça nous permet de savoir que Richard est en arrêt post-op, ça lui permet de remonter le moral d’Addison. Cette dernière peut alors se réconcilier avec Amelia et ses biscuits ratés en fin d’épisode, ce qui est plutôt une bonne chose. J’espère tout de même qu’Addison reviendra vite dans la série, parce que c’est super frustrant qu’elle reparte déjà. Quant à Amelia, c’est bon, elle est heureuse de son congé sabbatique, mais elle comprend qu’il est temps de reprendre le boulot car elle est assez reposée pour ça. Et pas une fois dans l’épisode elle ne mentionne Beltran, comme quoi, elle s’en foutait vraiment d’elle, hein. Et les scénaristes aussi.

Sinon, il faut maintenant attendre près d’un mois pour la suite, puisque la série reviendra le 27 février 2026.

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Grey’s Anatomy – S22E09 – Fortunate Son – 15/20

La série commençait à me manquer un peu trop alors je suis content de voir cet épisode, mais s’il me faut être honnête, une fois de plus, la série s’enferme dans les mêmes schémas et routines. Cela n’aide pas qu’une partie de l’épisode semble être là juste pour combler le temps. Pour autant, l’intrigue autour des nouveaux (qui ne sont plus si nouveaux, je sais) fonctionne bien et sauve le tout, parce que pour une fois, ils sont quatre sur la même intrigue et c’est plutôt fun.

Spoilers

Richard doit se faire opérer de son cancer de la prostate.


Everyone’s fired !

J’ai un gros problème avec le début de cet épisode et non, ce n’est pas que j’ai deux semaines de retard pour le voir. Ecoutez, je me suis laissé déborder par le travail, on a l’habitude, je le dis au début de PLEIN de critiques. Non, mon problème, c’est que pendant une minute, je me suis demandé si j’avais lancé le bon épisode, parce que la première scène où l’on voit Richard aller chez le barbier, puis la seconde où on voit Simone et Kwan argumenter sur les bonnes règles de la coloc quand on fait l’amour avec quelqu’un d’autre, puis même Meredith et Nick tranquillement chez eux… Tout ça, j’ai l’impression de l’avoir déjà vu.

La série est tellement dans un rythme routinier que même ses débuts d’épisode se recyclent désormais ?          

L’épisode voit le retour de Meredith, mais elle est coincée depuis quelques mois sur la même intrigue avec son histoire de souris pour sauver le monde d’Alzheimer. Ma foi. Elle est vite détournée de son travail par Nick qui est impatient de revoir sa sœur ce jour-là. Be careful what you wish for : sa sœur débarque avec une belle surprise, un petit neveu, Miles, bébé de six semaines. Nick n’est clairement pas prêt pour ça et il se montre aussitôt assez acerbe à son égard.

Il est insupportable avec Erica pendant tout l’épisode : sa sœur est une ancienne alcoolique (droguée ?) et il semble lui reprocher à peu près toutes les décisions qu’elle peut prendre dans sa vie. La série est toujours aussi forte pour nous présenter de bonnes scènes de repas en famille, en tout cas, avec une Meredith qui fait ce qu’elle peut pour apaiser les tensions (mais rien n‘y fait).

Nick est tellement chiant qu’il pousse Erica à bout. Celle-ci décide donc de se barrer de chez Meredith, en laissant derrière elle son bébé de six semaines. Meredith fait une fois de plus ce qu’elle pour Nick, lui rappelant qu’elle est peut-être juste aux AA et qu’Amelia fait ça aussi quand ça ne va pas, mais Nick imagine aussitôt le pire pour sa sœur. Mouais. Il est particulièrement désagréable, je trouve.

Forcément, Meredith se vexe et le prend mal, surtout quand Nick l’abandonne à son tour avec le bébé. C’est plutôt drôle, en plus, de voir Meredith être la voix de la raison et dire à Nick de ne pas dramatiser. Ne pas dramatiser ? Meredith, as-tu vu ta vie ? Bien sûr que Nick doit dramatiser, le simple fait que Mer soit dans la pièce le met en danger de mort.

Cela dit, Mer a raison, évidemment : Erica revient bien vite (par contre, dans quel monde la maman d’un bébé de six mois sonne à la porte de la maison dans laquelle le bébé se trouve). Cela laisse l’occasion à Nick et sa sœur de se réconcilier et de parler un peu plus calmement. Il décide donc d’héberger sa sœur un peu plus longtemps. Soit… Mais… Pourquoi cette intrigue, finalement ? On dirait vraiment que l’épisode avait dix minutes à combler.

Richard est déjà opéré dans cet épisode. Bien sûr, les scénaristes en profitent pour nous rendre Catherine toujours aussi insupportable : elle débarque et veut virer tout le monde parce que Richard n’a pas une chambre rien que pour lui et… Non, je ne la supporte pas. Je plains Bailey qui doit se débrouiller pour l’occuper pendant que Richard est opéré. Au passage, il rencontre aussi un autre homme, Curtis, qui a un cancer de la prostate.

Je ne pensais pas que Richard serait opéré si vite. J’imagine que ça aide d’être chirurgien pour passer en urgence. Bon, par contre, la série part dans un délire où, pendant qu’il est anesthésié, Richard se met à rêver. Je ne suis pas convaincu par l’utilité de la scène qui a en plus l’inconvénient d’être prévisible : Richard veut sauver Curtis qui est en arrêt cardiaque dans un bloc vide et désert, à l’exception du… père de Richard. Je sais que le « Dad ? » est censé être un choc et une surprise, mais c’était si prévisible !

Richard doit faire face à son père, donc, et le convaincre que Curtis peut survivre à son cancer de stade 4… sauf que le père de Richard est mort de ça, apparemment. Cela le lance dans une conversation avec son père qui est aussi chez le coiffeur/barbier. Bref, on est dans l’esprit de Richard et ça fait 20 ans qu’il est un personnage qui ne m’intéresse pas vraiment et pour lequel je ne m’inquiète pas du tout, même quand on nous fait comprendre que son cœur s’arrête.

Le fait qu’il ne soit même pas opéré par des chirurgiens qu’on connaît en dit tellement long ! Bon, dans son rêve, son père lui reproche de ne pas avoir capté plus tôt qu’il avait un cancer car alors il aurait pu le sauver. Bref, Richard culpabilise de ne pas avoir sauvé son père à temps. Oh original. L’épisode se termine sur Richard qu’il fait ce qu’il peut pour sauver la vie de son père, mais il est trop tard, évidemment. Le père lui dit alors que ça n’aurait fait aucune différence si Richard avait été là… Et Richard peut ainsi se réveiller de son opération.

De son côté, Miranda doit donc occuper Catherine pendant tout l’épisode. Ce n’est pas si évident, toutefois : pendant que son mari est en train d’être opéré, Catherine décide de lire ce qu’il a prévu pour la suite, en cas de décès. Elle découvre ainsi que Richard veut être enterré auprès d’Adèle. Elle est bien sûr énervée de découvrir ça et passe son épisode à nous en faire une Catherine – elle décide donc qu’elle veut être enterrée à côté d’eux si c’est comme ça. Lol.

Ce qui est bien, c’est que la série nous rappelle à quel point c’est chiant de devoir gérer des boîtes automatiques quand on passe des coups de téléphone. Pour le reste, le but est de nous faire accrocher à Catherine, mais ce n’est pas mon cas, évidemment. Elle me soule trop souvent pour que j’ai vraiment de la peine pour son cas. Je comprends sa volonté d’être enterrée avec Richard, hein, et son discours sur le fait de ne pas vouloir être séparée de lui, mais franchement… Même la conclusion qui la voit vouloir être incinérée pour être dispersée sur la tombe de Richard est terrible. Elle est tout de même heureuse de lui dire en fin d’épisode qu’il est guéri et n’a plus de cancer. MOUAIS. En trois épisodes seulement ? Je n’y crois pas, pas dans cette série.

En parallèle, Jules et Lucas prennent en charge un patient jeune qui a une douleur au bras et qui, à cause d’Internet, a peur de faire une crise cardiaque. Finalement, ce n’est pas ça : il a une tumeur. Il faut une opération rapide, parce que la maladie peut progresser, mais pour une fois, la série nous rappelle que se faire opérer, ça ne se fait pas en un claquement de doigts.

Ainsi, il faut l’autorisation de l’assurance pour être opéré et il y a bien deux trois mois d’attente – ce qui pose un problème au jeune homme qui est serveur. Il passe donc beaucoup de temps au téléphone avec son assurance pour essayer d’accélérer les choses surtout que, comme Lucas le fait remarquer à Jules, le temps que toutes les démarches soient faites, son opération sera devenue assez urgente pour que l’assurance soit obligée de le prendre en charge. L’ironie, si agréable.

Ils décident d’aider le patient à monter une arnaque à l’assurance (ben super ?) en lui faisant feindre une aggravation de ses symptômes. Le but est de le prendre en charge quand il arrive aux urgences sauf que, pas de bol, Simone passe par là et récupère le patient. J’ai tellement ri. Bien sûr, elle fait tout foirer parce que quand il ne s’agit pas de cacher qu’elle trompe son mec, elle est incapable de mentir. Ndugu comprend vite que quelque chose n’est pas clair quand il opère et en quelques questions, il comprend que c’est l’œuvre de Jules.

Il essaie de la confronter sur la question, mais elle lui ment ouvertement, évidemment. Il aimerait apparamment avoir sa confiance, mais comment cela serait-il possible ? Elle ne va pas risquer son job alors qu’ils ne sortent même pas ensemble – et même dans ce cas, franchement. Elle est tout de même affectée par le fait qu’il sache qu’elle mente, même si elle est obligée de mentir.

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