Grey’s Anatomy – S17E15

Épisode 15 – Tradition – 17/20
Il y a beaucoup de petites intrigues au sein de l’épisode et toutes ne se valent pas, mais tout de même, il y a une vraie réussite dans l’équilibre général que tout cela prend. C’est un plaisir de revenir après quelques mois à la série avec cet épisode, parce qu’il est un bon mix de bien des émotions que j’adore. Et pfiou, il a une jolie pointe de nostalgie, aussi !

Spoilers

Meredith peut enfin se préparer à rentrer chez elle alors que Jackson s’apprête à quitter définitivement sa maison.

Attention, spoilers aussi sur cet épisode, à voir avant :



Oh my god, what if she comes home?

J’ai longuement hésité entre m’enchaîner les trois Station 19 ou voir malgré tout les deux séries dans l’ordre de diffusion, et je suis un puriste au point de me faire du mal comme ça et de couper une série dans laquelle je suis investi à fond pour en lancer une autre. Le premier plan de cet épisode m’a fait regretter : après deux mois de pause, bien sûr que j’avais oublié que Jackson s’en allait.

Je ne savais plus où j’en étais, mais ouais, Jackson s’en va et Meredith vient de se réveiller. C’était digne d’une fin de saison, pas étonnant que je fasse une pause après. Meredith s’est réveillée et elle va vraiment bien pour ce début d’épisode, avec de meilleurs poumons que prévu et une sortie d’hôpital sur le point de se faire. Avant ça, il faut toutefois lui parler d’Andrew. Outch.

Tout le monde semble oublier ça, à l’exception de Miranda et Richard. En fait, l’ambiance de ce début d’épisode est plutôt à la joie et donc au roulage de pelle. Comme toujours. Pas étonnant tous ces orages en France, ça doit être un effet papillon de l’énorme soupir que j’ai poussé en voyant Teddy et Owen se remettre ensemble. Le tout avant de se remettre à bosser ensemble, avec aussi Link et Winston… qui voient clairement ce qui est en train de passer. Au moins, ça nous fait des scènes marrantes entre Link, Winston et Owen, surtout quand Lincoln se dit pressé de quitter la maison de Mer… Ce n’est pas gagné, effectivement.

C’était d’ailleurs bien mieux de revoir Link et Amelia, surtout qu’elle est de très bonne humeur en apprenant que Meredith est en vie. Cette dernière reprend donc peu à peu pied dans sa vie, récupérant des nouvelles de tout le monde au passage. C’est plutôt sympathique à voir, avec tout le monde qui fuit précautionneusement le sujet Andrew pour plutôt parler du mariage de Winston et Maggie. En parallèle, Jackson démissionne aussi de l’hôpital en confiant à Miranda une liste de remplaçants possibles, avant de remercier Richard et Miranda de tout ce qu’ils lui ont appris. Les scènes de flashbacks fonctionnent vraiment bien, ça me rend tout nostalgique des débuts de Jackson. Ce sera bizarre sans lui.

C’est un peu l’idée de Meredith aussi, puisqu’elle trouve ça tragique… Aha. Jackson est pourtant le boss de tout le monde. La scène que j’attendais le plus était toutefois celle entre Jo et Jackson, et je suis content de voir qu’elle a bien lieu. Je n’aurais pas aimé voir Jo se faire abandonner par son sex friend sans au moins un mot. Et elle non plus.

Par contre, elle s’en va bien vite quand elle est bipée par Carina. Oui, j’ai bien fait de voir cet épisode finalement : Carina est de retour à l’hôpital ! Elle a supplié Bailey pour récupérer son boulot hors écran, parce qu’elle va se marier et pouvoir rentrer tranquillement aux États-Unis. C’est facile la vie dans les séries, quand on peut démissionner et revenir comme ça, dis donc.

Ce qui est bien, c’est que Carina peut désormais aider Jo dans sa formation, avant de partir un mois en Italie. La pauvre Jo se rend compte à quel point c’est épuisant de ne pas être résident, par contre.

De son côté, Tom prend en charge un patient amené par un interne de l’hôpital qui fait du temps off et s’en occupe avec Helm. Cette dernière est très étrange durant l’épisode, ne se réjouissant même pas de la guérison de Meredith. Elle était clairement le point d’intérêt de l’intrigue pour moi et c’est bien dommage, surtout que la série nous parle aussi d’un vrai problème dans la communauté amérindienne avec le covid.

Les ancêtres se meurent… et la relève semble assurée par une petite-fille du grand-père en train de mourir, d’ailleurs. Carina et Jo s’occupent de la naissance de l’arrière-petite-fille, Tom et Levi du grand-père. Et quand la journée se termine, tout le monde peut se voir en visioconférence alors que Jo rend tout ça bien plus personnel à parler d’Andrew à Carina. Le deuil semble se faire peu à peu là.

Par contre, on a tout de même un petit quelque chose étrange avec Tom qui semble mal vivre le changement de spécialité de Jo et laisse Levi gérer Helm tout seul. Mais qu’a-t-elle ?

Levi la retrouve endormie sur un banc en-dehors de l’hôpital. Elle est clairement en pleine dépression face à toutes les morts du Covid qu’elle a pu voir et l’isolement. Levi finit par lui demander d’emménager avec lui et Jo, parce que c’est mieux que Nico, et la proposition nous fait craquer Helm plus rapidement encore. C’était une jolie scène, ma foi, et j’aime beaucoup l’intrigue d’Helm cette année. C’est fait par petites touches, mais ça fonctionne bien.

Pour en revenir à Jackson et son départ, il passe évidemment voir Meredith lui aussi, et la série nous souligne bien sûr qu’elle est la dernière survivante de leur classe de résidents. C’est si triste. Meredith est aussi la voix de la raison, comme toujours ces dernières années, lorsqu’elle souligne qu’elle a de la chance d’avoir pu être soignée comme ça. C’était une très belle scène et j’ai bien cru qu’ils allaient nous parler d’Andrew ici.

Ce n’est finalement pas ce qu’il se passe, parce que l’essentiel est vraiment de dire au revoir à Jackson tant qu’on le peut encore. Le personnage va manquer à la série, franchement, ça fait si longtemps qu’il était là !

Il faut toutefois bien annoncer à Meredith la mort d’Andrew, et c’est à Miranda et Richard de lui annoncer. Un petit bruit de plage suffit toutefois à bien nous faire comprendre que Mer est déjà au courant, et elle ose même affirmer qu’il est avec sa mère désormais. Cela aurait pu être sympathique d’avoir Carina dans la scène, du coup, mais bon.

Après tout ça, il est enfin temps pour Meredith de quitter l’hôpital, et elle le fait par la petite porte. Elle refuse d’être là pour le moment où tout le monde applaudit sa guérison et préfère s’éclipser avec Jackson. La scène était super drôle, avant de devenir super touchante quand Meredith rentre enfin auprès de ses enfants. Et bravo à Zola d’avoir fermé son feutre avant d’aller lui faire un câlin. Franchement, ça n’arrive pas dans la réalité.

Ce qui n’arrive pas non plus dans la réalité ? La prise de conscience soudaine de Tom. Il nous quitte l’hôpital à son tour pour suivre Jackson à Boston et aider à son tour, parce qu’il a eu six patients avec lui dans sa chambre d’hôpital, et il était le seul blanc. C’est une jolie porte de sortie pour Tom, mais ça gâche un peu la fin de Jackson, je trouve, surtout que les deux ne s’aiment pas tellement, alors ça se termine par une petite vacherie.

La fin d’épisode ? Richard apprend qu’il sera maître de cérémonie du mariage de Winston et Maggie, Owen et Teddy ensemble encore, Meredith heureuse chez elle et Jackson qui quitte définitivement l’hôpital après un dernier regard et bien des flashbacks. Qu’est-ce que Lexie était géniale et magnifique. Pardon, ce n’était pas le but de ce flashback, mais trop d’anciens visages pour ne pas avoir une pointe de nostalgie quoi.

Station 19 – S04E14


Épisode 14 – Comfortably Numb – 17/20
C’est vraiment difficile de noter cette série, parce qu’il y a trois intrigues dans l’épisode et qu’une d’entre elles m’a retourné assez pour que je sois scotché à mon écran quand une autre m’a tellement convaincu que j’ai littéralement pris le temps d’envoyer un SMS pendant l’épisode, ce qui n’est vraiment pas bon signe puisque je suis déjà en train d’écrire la critique en même temps normalement.

Spoilers

Carina se prépare à quitte le pays, Ben à se faire opérer et Jack… Ah ben, Jack rien du tout, tout va bien.


 

I’m the trash person.

J’ai envie de voir du Shonda Rhimes depuis ce matin, et ça tombe bien, j’ai six épisodes en stock entre cette série et la série-mère. Etonnamment, je suis passé à côté de la majorité des spoilers en plus, alors ça devient dur de résister… Par contre, j’aurais préféré que cet épisode commence autrement que par Andy et Sullivan, mais bon.

Les scénaristes m’ont vite écouté en reprenant l’intrigue Maya/Carina. Cette dernière est toujours sur le point de partir en Italie, sans avoir la moindre idée du jour où elle pourra revenir. Cela lui complique la vie pour faire sa valise (par contre cet appel téléphonique en anglais avec une italienne, pourquoi ?) et cela complique la vie de Maya qui stresse énormément. La voilà même qui envisage de la demander en mariage pour régler sa situation sur les papiers.

Soit. En parler à Andy avant d’en parler à Carina ? Etrange. Avec cette série et Shonda Rhimes cela dit, plus rien ne devrait me surprendre. Et c’est compliqué comme relation pour Maya qui sent que Carina lui échappe. J’ai tellement de peine pour elle. Elle tente comme elle peut de la retenir, d’attirer son attention sur autre chose que l’Italie… Et ni le sexe, ni les sordides histoires de famille de Maya n’arrive à le faire.

Maya est clairement jalouse de la pote italienne de Carina, mais en même temps, je ne sais pas, raconter seulement maintenant que ta mère est retournée vivre avec ton père n’est peut-être pas le bon timing Maya ? Allez, cette dernière finit par lui demander exactement combien de temps elle compte rester en Italie, et ça pose le problème que Carina ne prévoit rien du tout.

Plutôt que de parler de ça, Carina finit plutôt par poser des questions à Maya sur son absence de coming-out à son père. Les arguments de Maya se tiennent plutôt bien, à vouloir cacher sa vie privée à ses parents, mais ça mène assez naturellement à une conversation sur le mariage. Alors que Maya envisage de se fiancer avec Carina, voilà donc Carina qui nous affirme qu’elle ne croit pas du tout au mariage. Voilà qui est fait, lol. Je me suis bien marré au moins.

Par contre, Maya et Carina sont loin de se marrer, parce que ça frustre tellement Maya qu’elle finit par aborder le fond du problème : elle en veut à Carina de ne lui avoir rien dit pour son visa. Ah oui, les problèmes. Et Carina est tellement touchante dans sa peur de ne pas pouvoir revenir aux États-Unis si elle ne suit pas correctement les bonnes démarches administratives ! J‘adore l’écriture de cet épisode, et de ce personnage en particulier. On aborde de plein fouet les problèmes culturels entre elles, et c’est important de ne pas invisibiliser ceux-ci.

Maya finit par comprendre qu’elle est trop nombriliste (alléluia) et qu’elle aurait pu s’inquiéter un peu plus de ce que Carina ressentait, parce que non, elle n’est pas heureuse de retourner à la maison. La maison, pour Carina, c’est Maya, évidemment. Tout finit donc bien entre elles sur le canapé et nous les retrouvons ensuite à côté de la table basse à devoir se rhabiller vite et finir la valise de Carina au passage.

La scène qui suit m’a littéralement scotché à mon écran, car je n’étais pas prêt pour elle : les choses tournent vinaigre entre les deux copines quand Maya apprend soudainement que Carina veut des enfants (malgré son job !), mais toujours pas se marier. Même quand ça pourrait être la seule solution à ce qu’elles restent ensemble. Et là, on part sur une dispute entre les deux femmes qui va super loin dans l’honnêteté de ce qu’elles s’avouent.

Et si c’est bien d’être honnêtes, elles semblent surtout mettre sur le tapis, juste avant le départ, tout ce qui les blesse l’une et l’autre, de l’égoïsme de Maya à Gabriella, en passant par une Carina dépassée par la bureaucratie. Vraiment, ce n’est pas l’épisode que j’aurais dû lancer, en vrai, parce que ça m’énerve ces politiques stupides. Et puis, au passage, on nous rappelle que le mariage gay n’est toujours légal en Italie, en plus. En tout cas, ça se termine mal : Carina se barre seule à l’aéroport, sans Maya pour l’accompagner.

Par chance, Gabriella est à l’autre bout du téléphone quand Carina prend le taxi et elle lui fait prendre conscience qu’elle est en train de faire une énorme erreur.

De son côté, Jack vit la parfaite vie de père de famille. Je n’accroche pas des masses à cette intrigue, mais bon. Le but est ici de nous montrer Jack et Inara ont maintenant atteint un point où ils peuvent passer des journées paisibles et sans souci. Seulement, comme nous sommes dans une série, Sonia, la voisine du dessus, décide de passer par sa fenêtre et de s’exploser le dos sur une benne à ordure. Aïe.

Bon, si elle fait ça, c’est pour éviter que la copine de son voisin ne tombe sur elle en rentrant plus tôt, parce que comme le temps était long pendant le confinement, Sonia n’a rien trouvé de mieux à faire que de s’envoyer en l’air avec son copain casé, dans le dos de son propre mari. Charmant. La voilà donc qui refuse de voir une ambulance arriver ou de rester tranquille dans sa benne à ordures, quitte à finir paralysée (ce que, de toute manière, elle a de fortes chances d’être déjà). Pas très maligne.

Elle a au moins de la chance de tomber sur Jack, parce qu’un pompier, ça aide toujours. Il finit par l’aider en passant dans la poubelle à son tour et en lui racontant ses propres tromperies. Le problème, c’est que sa copine entend tout ça… Après, c’est un problème bien peu important par rapport à la vie de Sonia qui finit par balancer en présence de son mari qu’elle est en train de le tromper. La pauvre ne savait pas qu’il était là, cela dit.

Tout ça finit en combat de coq prévisible entre le mari et l’amant, au moment où le reste des pompiers arrive. Si ce n’est pas l’intrigue du siècle, j’avoue que ça m’aura bien fait marrer quand même, avant que ça ne devienne triste d’apprendre que Sonia est du genre à tout détruire quand tout va bien dans sa vie. Elle est là pour faire écho à Jack, c’est sûr ; et maintenant que tout va bien dans sa vie, ce n’est pas top comme timing.

Après tout ça, Inara en revient donc aux problèmes qui tourmentent leur couple. Elle a envie d’être très sexy et sauvage avec lui, mais ça casse son image de petite fille sage, alors ça ne plaît pas trop à Jack… jusqu’à ce qu’il finisse par la prendre sur l’évier. Euh. Bon. Shonda Rhimes.

Pendant ce temps, Ben est toujours sur le point d’être opéré, mais comme Miranda est bloquée pour une autre opération de son côté, il se retrouve seul. Plutôt que d’appeler de manière logique Dean avec qui il a passé l’épisode précédent, il appelle donc Sullivan qui n’est pas d’une grande aide. Pourtant, il a Andy pour lui souffler les réponses…

D’ailleurs, c’est finalement elle qui se pointe à l’hôpital à la place de son mari. C’est… Euh ? Ils auraient pu y aller ensemble à la rigueur, ça aurait été moins chelou. Bon, toute cette intrigue est cheloue de toute manière, parce que ça termine par Ben en train de rêver pendant son opération qu’il est son anesthésiste, puis son chirurgien aussi, assisté par Joey. Au secours, quel rêve naze. J’imagine que le but était d’ajouter de l’humour, mais bon, ça n’était pas passionnant d’avoir une ex de Ben, puis sa mère. En plus, ça finit sur un moment émotion à exploiter l’histoire de George Floyd, et ça m’a déconnecté complètement de la scène, parce que j’ai trouvé que c’était mal écrit de faire cette référence à ce moment-là. Bon, qu’importe mon avis après, hein.

Pendant ce temps, Jack et Andy bavardent de tout ce qui est arrivé à Jack et on nous justifie l’absence du casting par une manifestation à laquelle ils sont tous. Ben finit par se réveiller en pleine santé et lorsqu’il sort de l’hôpital, c’est pour mieux tomber sur un baiser entre Maya et Carina. Yep, Carina a fait demi-tour et a retrouvé Maya à temps pour lui demander de l’épouser, finalement. Non, elles ne veulent pas les mêmes choses, Maya ne sait toujours pas si elle veut des enfants et non, Carina n’a pas envie de se marier… Mais elle préfère se marier que de perdre Maya. Ah. C’était si chou, putain.

 

#7 – Construire son identité comme Skye

Salut les sériephiles,

Nous sommes à nouveau un vendredi et comme il fait bien beau aujourd’hui, avec des températures avoisinant sympathiquement les 30 degrés, ne comptez pas sur moi pour être très actif sur le blog. De toute manière, il est quasi à l’abandon depuis trois semaines, vous l’aurez bien compris. Je n’en oublie pas pour autant ma saga de l’été ! 

Use Your Brain Daisy GIF - UseYourBrain Daisy DaisyJohnson GIFs

Douze semaines, douze personnages, douze impacts sur ma vie.

Rien que ça. C’est un vaste programme, je sais. Et je n’ai pas réussi à choisir un ordre ; alors on fera selon l’inspiration du moment. Pour aujourd’hui, il va être question de Skye d’Agents of S.H.I.E.L.D. C’est un personnage qui ne me ressemble pas tant que ça, à vrai dire, mais c’est une geek et j’ai toujours été fasciné par ce qu’elle était. Alors bien sûr, il y a eu un impact sur ma vie ensuite.

énormément, et au départ, je pensais que c’était une bonne chose. Ensuite, j’ai ouvert les yeux… Mais bon, on va en parler juste après, chaque chose en son temps.

Top 30 Daisy Johnson Season 3 GIFs | Rechercher le meilleur GIF sur GfycatQui est-ce ? Ah, Skye ! Présentée comme une jeune femme qui ne connaît ni ses parents, ni ses origines, nous la découvrons en hackeuse un chouilla terroriste avec une terrible envie d’œuvrer pour le bien commun. Elle est geek, elle est sexy, elle est le fantasme ultime et elle est aussi au tout début d’un long voyage initiatique durant la saison 1. Cela ne l’empêchera jamais d’être fun – et un brin alcoolique ?

Au fil de la série, nous avons eu l’occasion de suivre Skye dans toutes ses aventures, et spoilers, ce fut un voyage passionnant de la voir passer de Skye à Quake. Daisy Johnson de son vrai nom, la destructrice des mondes termine la série loin de la jeune femme un brin fragile qu’elle était : elle connaît ainsi sa famille, elle est capable d’avoir le dessus sur n’importe quel ennemi et elle est une vraie super-héroïne, avec les décisions tactiques que ça impose.

Agents of Shield Recap, Season 2, Episode 10: Skye is a Superhero | Vanity FairEn fait, elle est l’une des plus grosses évolutions badass du petit écran ces dernières années, et ce n’est pas pour rien que je la mentionne dans cette saga de l’été : Daisy combine l’humour, l’intelligence et la force ; sans pour autant être invincible non plus, car elle n’en reste pas moins profondément humaine. Elle a ses défauts et ses faiblesses, mais elle sait composer avec. Vraiment, ce personnage me manque.

Qu’est-ce que Skye a bien pu nous apprendre ? Qu’il est possible de vivre plusieurs vies en une seule assurément, parce qu’au-delà de ses multiples identités au cours de la série, elle est l’un des personnages qui a le plus eu à se recomposer saison après saison. Elle n’était jamais tout à fait la même, elle est passée par bien des coupes de cheveux mais… elle était toujours elle-même malgré tout.

Agentes (of SHIELD) de terrain - Femmes de Séries

Comme beaucoup d’autres dans cette saga, Skye nous aura donc appris à persévérer. Si l’on excepte son détour pseudo-gothique en saison 4, Daisy a été un personnage passionnant à suivre : elle ne s’est jamais perdue de vue au point de ne pas pouvoir faire demi-tour, mais elle a changé du tout au tout… tout en restant la même. C’est étonnant et étrange à décrire. Sans avoir à se départir de son humour et de ce qui la rendait si géniale, nous avons pu la voir évoluer et devenir une autre personne, tout en parvenant à le reconnaître sous la couche de sérieux et de badasserie. Elle n’est plus aussi maladroite, d’accord, mais elle n’en reste pas moins géniale et bien drôle.

Latest Theleofitznetwork GIFs | GfycatBien sûr, tout ça n’a pas été sans douleur – il a fallu qu’elle sacrifie ses sentiments plus d’une fois, que ce soit en amour comme en famille. Fort heureusement, elle a pu compter de bout en bout sur Jemma et Fitz, malgré de petites disputes en saison 2. Ce que ça nous apprend ? Il faut savoir s’entourer correctement pour grandir et évoluer afin de devenir la meilleure version de nous-mêmes. Cela montrait aussi que s’affirmer et assumer qui l’on est ne veut pas forcément dire perdre son entourage – on peut le faire évoluer aussi (coucou Jemma).

Et quiconque a vu la saison 7 ne peut pas dire autre chose : Skye finit par être la meilleure version d’elle-même, une adulte qui sait ce qu’elle veut, ce qu’elle fait et qui est capable de gérer à peu près toutes les situations. Bordel, j’ai envie de revoir la série maintenant, tellement son évolution a été bien géré.

daisygifs | Explore Tumblr Posts and Blogs | TumgirQuel impact sur moi ? Si bien sûr, je n’ai pas eu à changer d’identité comme elle en cours de série et si ma quête d’identité n’a pas été aussi palpitante que la sienne, Daisy m’a quand même impacté en me montrant que la vie n’était tendre avec personne, au fond. Elle avait une vision très manichéenne au début de la série : on était soit gentil, soit méchant.

La série a rapidement su apporter des nuances (bon, pas assez rapidement pour beaucoup de monde, je sais) à cette vision du monde, afin de nous montrer comment Daisy pouvait naviguer au milieu de tout ça. M’enfin, le plus grand impact sur moi, c’est encore de la voir se révéler comme inhumaine et devenir la meilleure version d’elle-même.

Marvel's Agents of SHIELD — Daisy Appreciation Post (6x11)

Je sais bien que ça fait super cliché comme formulation, surtout trois fois en si peu de paragraphes, mais c’est vraiment ce qu’il se passe tout au long de la série, et ça fait que Daisy est une sorte de modèle à suivre. Alors je ne vais certainement pas développer des super-pouvoirs, m’enfin, j’ai eu à faire ma part du boulot pour m’affirmer davantage et assumer plus ce que j’étais et ce que je pensais. Daisy aussi : on la voit prendre la confiance tout au long des trois premières saisons et elle finit avec une assurance déconcertante.

Ces personnages qui me font fantasmer (3) – Just One More EpisodeCe que j’ai particulièrement adoré avec ce personnage, c’est la voir endosser de plus en plus de responsabilités tout en restant égale à elle-même, fidèle à ce qu’on connaissait d’elle et efficace dans ses choix. Elle mérite largement un article, parce que je trouve que tout cela reflète bien ce qu’est la vie : on change inévitablement en grandissant (hum, en vieillissant) et il y a un véritable travail pour ne pas se perdre en route. Daisy a eu à faire à plus d’obstacles que les gens lambdas comme vous et moi (ouais, je vous insulte limite aujourd’hui, c’est gratuit), mais c’est aussi ça les séries : donner un exemple un chouilla plus dramatique que ce que nous vivons.

J’aime bien croire que j’ai autant de confiance en moi qu’elle et que j’ai su m’entourer de gens aussi fiables, pertinents et fidèles que le sont Fitzsimmons ou Coulson. Bref, contrairement à d’autres personnages de cette saga, ce n’est pas tant que je ressemble à Skye, c’est que j’ai envie d’être elle. Un modèle à suivre, c’est déjà pas mal et ça mérite bien une place dans cette saga !

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#4 – Assumer ce qu’on veut comme Connor

Salut les sériephiles,

Le temps passe vite et je ne sais vraiment pas où passent mes journées en ce moment, mais ce qui est sûr, c’est qu’on est déjà le vendredi soir ! Il est donc temps pour moi de me lancer dans un nouvel article de la saga de l’été, qui devait plutôt être publié la semaine dernière. M’enfin, on fait comme on peut et rien n’empêche de prolonger le mois des Fiertés avec un article de plus, non ?

Jack Falahee just came out as straight: Why LGBTQ fans are furious | Revelist

Douze semaines, douze personnages, douze impacts sur ma vie.

Rien que ça. C’est un vaste programme, je sais. Et je n’ai pas réussi à choisir un ordre ; alors on fera selon l’inspiration du moment. Pour aujourd’hui, il va être question de Connor Walsh. Je ne sais pas trop comment aborder cet article, ni même comment le titrer, mais l’impact étant là et étant évident, il fallait bien en parler dans cette saga. Et tant pis si je n’aime pas en parler. Pfiou, fin de la captation de bienveillance, allons-y !

Pin on HTGAWMQui est-ce ? Connor Walsh, c’est à l’origine un étudiant en droit qui est prêt à sacrifier à peu près tout ce à quoi il tient pour devenir avocat. Il faut dire qu’il ne tient pas à grand-chose quand on le découvre pour la première fois, puisqu’il est du genre à papillonner en amour – si on peut appeler ça de l’amour – et à mettre des couteaux dans le dos en amitié. Si on peut appeler ça de l’amitié.

La saison 1 nous le présente comme un personnage qui est prêt à tout pour réussir, surtout s’il est question d’user de ses charmes. Associer plaisir et utilité, c’est un peu son mantra, et il n’hésitait jamais à le faire. Petit à petit, au cours de la série, le personnage va toutefois changer, et honnêtement, tant mieux. Il valait mieux que le personnage du tombeur, non ?

how to get away with murder do me now jack falahee HTGAWM htgawmedit Connor Walsh htgawm:mine connor:mine connorwalhs •Après quelques saisons, Connor Walsh est donc devenu quelqu’un de bien plus fiable, à la fois en amitié et en amour. Son ennemie du début, Michaela, est devenue la meilleure amie pour qui il était prêt à tout et son coup d’un soir, Oliver, s’est avéré beaucoup plus qu’un coup d’un soir, parce qu’il a réussi à le faire craquer. Après, ils n’ont pas forcément le mariage le plus kiffant de l’histoire des séries et sont loin d’être mon relationship goal à tous les niveaux (y a des plans à trois qui marquent), mais bon, ils n’en restent pas moins des personnages cultes et un couple LGBT hyper reconnu.

gif mine gay kiss how to get away with murder HTGAWM htgawmedit Connor Walsh htgawm spoilers connorwalshedit coliver oliver hampton oliverhamptonedit userconradricamora khylinrhambo •Qu’est-ce que Connor a bien pu nous apprendre ? Si j’étais mauvaise langue, la réponse la plus évidente serait « à coucher pour obtenir ce que l’on veut ». Seulement, la série nous montre bien que le personnage finit par développer quelques remords parfois et ne fait plus usage de ses charmes de la même manière avec le temps. Un sourire craquant aide toujours, mais il sait s’arrêter.

Concrètement, le personnage de Connor nous apprend surtout à s’assumer pour ce que l’on est, et ce à toutes les étapes de son évolution, y compris dans sa dépression. C’est un personnage qui apparemment cachait derrière son armure beaucoup de choses, mais tout au long de la série, c’est aussi celui qui est le plus à découvert.

Attitude.co.uk
Il est totalement découvert, dis-donc !

Pas au sens financier du terme, non. Il est à découvert dans ses sentiments pour Oliver ou pour Michaela ; dans ses intentions à peu près à chaque instant ; dans sa culpabilité de ce qui est arrivé. Il est celui qui souffre le plus des mensonges et secrets qui pèsent sur ses épaules, celui qui est toujours sur le point de craquer. Il faut dire que Connor est un personnage qui vit sa vérité dès qu’on le rencontre : il assume totalement son homosexualité, drague tout ce qui bouge si ça a une queue entre les jambes et profite de tous les avantages que lui apportent son physique.

connor-walsh on TumblrPas vraiment un personnage appréciable ? Il faut voir. La série en fait un des plus attachants précisément parce qu’il ne cache jamais ce qu’il pense et fait en sorte d’être le plus honnête avec son entourage. Dans le fond, il nous apprend ainsi une leçon essentielle : celle d’assumer ce qu’on veut et ce qu’on est, et de faire ce qu’il faut pour arriver où l’on veut arriver… tout en respectant ses valeurs – même s’il a des valeurs discutables, je sais.

Quel impact sur moi ? Il ne m’a pas fallu longtemps pour que Connor me perturbe énormément à la sortie de mon adolescence bien calme, parce que c’est un personnage qui était aux antipodes de moi mais dans lequel, bizarrement, je me reconnaissais.

How to Get Away with Murder saison 6 : Laurel, Michaela, Connor... tous les indices sur leurs intrigues | melty

Sans en avoir conscience, j’étais en pleine transition dans ma vie amicale quand j’ai commencé la série, parce que jusque-là, je partais du principe que j’avais des amis pour la vie à qui je devais forcément la fidélité quoiqu’il arrive. Ben en fait, non.

J’ai fini par me projeter dans la liberté qu’avait Connor à assumer tout ce qu’il faisait parce qu’il voulait obtenir certaines choses – surtout qu’en plus, il les obtenait à chaque fois. Je veux dire, ça fait fantasmer d’avoir un personnage qui peut à ce point dire ce qu’il pense et faire ce qu’il veut, non ? Peu importe votre réponse, l’impact a été énorme sur moi.

how to get away with murder gif | WiffleGif

J’ai compris que s’il obtenait ce qu’il voulait, c’est parce qu’il était honnête à la fois avec lui-même et avec les autres. À l’époque, j’étais encore un peu loin de ça et il m’a ironiquement fallu un personnage de série pour prendre conscience que ce n’était pas tout à fait normal de ne pas assumer tout ce que je pensais juste pour faire plaisir à des gens avec qui j’étais, sur plein de points, en gros désaccord. Je l’ai dit dans un autre article de cette saga, mais ça a fini en bonne grosse rupture amicale, et pfiou, qu’est-ce que ça m’a fait du bien et m’a libéré d’un milliard de trucs.

Alors non, ce n’est pas un personnage de série qui a tout changé à ma vie ; on va y aller mollo quand même, mais il a eu un impact sur ma manière de faire, c’est évident. Ce n’est pas le seul facteur, c’en est un. Plein de fois, j’ai eu envie d’être Connor et de ne pas me prendre la tête comme lui. Je le disais même dès 2017 d’ailleurs.

Voir aussi : Les personnages qui vous font fantasmer

Bref, assumer ce que l’on veut et ne pas se prendre la tête comme Connor, voilà ce que je retiens de ce personnage. Ce serait toutefois mentir sur cette saga de l’été de m’arrêter là et de ne pas mentionner que Connor a aussi eu un autre impact non négligeable sur ma vie amoureuse.

Pin on Hot guys!! Est-ce que le fait qu’il soit en plus joué par un Jake Falahee totalement canon m’a aidé à prendre conscience que je faisais fausse route sur l’aspect romantique de ma vie ? Evidemment que oui, j’ai découvert que je cherchais à l’époque pas forcément uniquement ce qui me plaisait. Après, Connor, je voulais le déshabiller, mais c’était juste pour récupérer ses fringues, hein.

Voir aussi : Ces 5 personnages à la garde-robe que je dévaliserais bien

Plus sérieusement, c’est un personnage qui sait ce qu’il veut. Ce personnage vend du sexe, certes, mais aussi une liberté très jouissive et inspirante. Il sait demander ce qu’il veut et bien que jamais de la vie, je n’irais faire ce qu’il fait et qu’il m’a fallu du temps pour tout assumer aussi, il a eu cet impact de me faire prendre conscience que la norme bien pépère, ce n’était pas tellement pour moi quand même. Il y a un entre deux entre ce que j’étais et Connor Walsh. Heureusement. J’ai appris à être plus ouvert d’esprit dans mes recherches amoureuses (bingo) et surtout à énoncer clairement ce que je voulais et qui me plaisais dans la vie.

how to get away with murderComme quoi, la représentation LGBT télévisuelle peut aider – et pourtant, la représentation de la bisexualité dans cette série était loin d’être idéale à l’origine, pauvre Michaela. Heureusement, ça n’empêche pas de se remettre en question !

En tout cas, merci Connor de m’avoir rendu un peu plus grande gueule qu’avant et d’avoir remis en question plein de choses en très peu de temps ! Ce fut efficace.