Station 19 – S04E02

Épisode 2 – Wild World – 16/20
Si c’est mieux cette semaine, l’épisode isole très clairement deux personnages qui sont ceux avec lesquels j’ai le plus de mal… et ça ne fait que confirmer que la série se porterait mieux sans eux. Je sais que ça n’arrivera pas, mais tout de même, ça se souligne. Pour le reste, c’est un épisode plus classique, mais comme il n’en fait pas des caisses, ça le rend bien plus chouette que la semaine dernière, il n’y a pas photo !

> Saison 4


Spoilers

There’s a tiger on the loose. Don’t panic, though.

Arf, je n’avais que moyennement envie de regarder cet épisode, mais ça commence suffisamment mal pour me regretter de m’être motivé. C’est triste. On commence donc par Andy qui se met un masque pour… traverser un parc où elle ne croise personne et retirer son masque aussitôt qu’elle est à proximité de sa tante et de sa cousine. Oui, elle a décidé de retrouver sa famille, même si elle n’est pas prête à parler de sa mère.

Finalement, ils prennent la décision de garder la mère loin d’Andy, mais de lui coller une famille dont on ne savait rien jusque-là et qui est probablement là pour rester… J’espère, j’ai un point de Bingo à marquer, après tout. C’est bien la seule raison qui me fait espérer ça, parce que les entendre hurler tout l’épisode et se faire des « câlins corona », pfiou, c’était trop pour moi. On est passé à côté d’un truc en France à ne pas inventer la « bise corona », parce que clairement ce câlin stupide semble adopté par toutes les séries.

Andy tente pourtant de s’en tirer la maternité, allez comprendre pourquoi. Tout l’épisode permet à Andy, dans des scènes inintéressantes alors que j’espérais limite qu’un tigre débarque pour pimenter tout ça, de se faire à l’idée de sa nouvelle famille retrouvée et à celle d’une meilleure compréhension de ce qu’il s’est passé il y a des années.

Un flashback finit par nous apprendre qu’Andy est encore plus conne que prévue : un flashback nous révèle qu’Andy avait appris par sa cousine que sa mère était encore en vie, mais qu’elle avait fini par tout oublier après une crise de son père et des jours, semaines, mois sans revoir sa famille. Euh ? Concrètement, ça me paraît être le genre de souvenirs suffisamment marquants pour que le cerveau ne l’oublie pas, même pour se protéger. Franchement ? Ce n’est pas quelques pas de danse qui sauvent tout ça.

Avec la pandémie, ils n’ont pu avoir l’acteur jouant Pruitt sur le tournage dans le parc – à moins que ce ne soit juste pour pas payer l’acteur ?? – mais il a tout de même eu la sympathie de faire quelques voix off. En fin d’épisode, je n’ai pas réussi à savoir si c’était vraiment lui qui regardait sa fille danser dans le flashback. Et soyons honnêtes, c’est une des rares scènes de danse que je n’ai pas aimées.

Pendant ce temps à la caserne, Ben continue de se faire appeler « papa », et ce n’est pas super intéressant. C’était plus intéressant de le voir dans un camion avec Travis ayant des nouvelles de son père. On se marre bien. Du côté des choses moins marrantes, on comprend clairement qu’avec le masque et les blouses qu’ils sont obligés de mettre pour se protéger, les pompiers doivent perdre bien du temps.

Ils sont appelés en intervention dans une maison où une vieille femme s’est fait attaquer par un tigre du Bengale qu’elle avait bon espoir de domestiquer. Elle m’a vite paru insupportable avec ses répétitions de « Lorelei » en permanence, avant de révéler que si la tigresse s’est attaquée à elle, c’est parce qu’elle était affamée : elle n’a pas pu manger depuis un moment à cause de la pandémie et des pénuries de viande.

Ah ? Sympathique la pénurie de viande ! Si Travis et Ben font tout ce qu’ils peuvent pour la sauver en l’emmenant vers le Grey Sloan Hospital, Travis ne peut s’empêcher de juger sa patiente qui a élevé un tigre et mis en danger une bonne partie de Seattle. Finalement, la patiente meurt en chemin… juste après un moment terrifiant où Travis voit le tigre dans le jardin d’une famille qui n’a rien demandé. C’est terrible.

Toujours dans la caserne, Vic essaie de comprendre comment fonctionne la nouvelle vie d’Andy, et ce n’est pas si simple. Elle est bien plus drôle quand elle parodie Jack, dont la vie est plus simple à suivre : il est clairement amoureux de sa nouvelle « amie », avec qui il parle tout le temps au téléphone. Elle est encore plus paumée du côté de Miller quand elle apprend que Dean et Sacha ont rompu.

Cette fois, elle prend mal que Travis soit au courant avant elle, et elle fait la gueule à Dean, parce que bon, ils vivaient ensemble et il l’a dégagée à cause de Sacha. Elle s’est ensuite retrouvée SDF pendant une pandémie et apprend désormais que c’est la sœur de Dean qui s’occupe de Pru, pas Dean, pas Sacha.

Bref, elle est en fait vexée de ne plus être dans la vie de Pru après cinq mois de babysitting. Je peux la comprendre, effectivement, surtout qu’il ne lui dit rien des vraies raisons qui lui font prendre cette décision. C’est plutôt chouette à suivre par rapport à la semaine dernière, mais la scène commençant à tourner en rond, j’étais content qu’ils soient appelés pour aller chercher le tigre… même si Vic et Jack dans le même camion, c’était étrange.

En parallèle, Maya est en manque de sa copine : cela fait trois semaines qu’elle n’a pas pu voir Carina, coincée à l’hôpital. Le couple est toujours super sympathique à suivre, par contre, ça devient lourd de voir tous les couples de Shondaland se faire du sexcam là ; et je n’en suis qu’à mon quatrième épisode de cette pandémie. Je ne sais pas si je préfère ça ou les scènes de sexe avec la distanciation sociale de Grey’s Anatomy.

Elle en parle ensuite à Jack – ce qui est étrange puisqu’il est son ex – puis à Miller – ce qui est étrange puisqu’il est son subalterne. Il en profite toutefois pour parler de son problème à lui avec Vic, tout en éludant ses vrais sentiments, afin de faire comprendre à Maya l’importance d’être claire avec Carina. Maya envisage en effet d’emménager avec elle, juste pour la durée du confinement, puisque la séparation est trop longue, même si c’est logique de prendre des précautions en pleine pandémie avec des boulots pareils. Quant à Dean, il ferait mieux, à mon avis, de dire la vérité à Vic, mais il n’y aurait pas autant de drama si les personnages suivaient mes conseils, alors bon, ce n’est pas le but d’une série.

Après tout ça et la mort de la patiente de Travis et Ben, les pompiers rentrent à la caserne où ils s’enferment, sans même avoir retrouvé le tigre. Cela permet à Vic de retrouver Dean et de s’engueuler encore avec, lui expliquant un peu mieux les vraies raisons de son énervement. Malheureusement, il se refuse toujours à lui dire la vérité, préférant encore s’en confier à Jack qui passe vraiment la pire des journées, le pauvre !

Il finit par trouver la porte de sortie idéale de cette conversation : le tigre est enfermé avec eux dans la caserne. MOUAIS. Le tigre s’est donc baladé dans toute la ville pendant l’épisode, et il n’y en avait qu’un seul… Jack et Dean tentent de donner l’alerte aussi discrètement que possible pour éviter un problème avec le tigre, ce qui fait qu’on retrouve Dean en train d’hurler à Vic de ne surtout pas aller dans le garage de la caserne.

Ouais, alors là, Dean, franchement… Je veux bien qu’il soit amoureux, mais hurler à quelques mètres d’un tigre ? Et hurler à Vic de ne pas aller quelque part ?? Evidemment, Vic se rend aussitôt dans le garage pour s’engueuler avec lui et tombe nez à nez avec le tigre. Dean est celui qui la met en danger, certes, mais c’est aussi celui qui lui sauve la vie en balançant de la viande pour le tigre. Quant à la confrontation, elle est parfaite, parce que l’actrice jouant Vic est géniale.

A l’hôpital, Carina sort dépitée et à bout de souffle. Elle a perdu une troisième mère en plein accouchement, et comme elle tombe sur un visage vaguement connu, elle se confie aussitôt à celui-ci. Il s’agit de Ben, qui vient de remettre le corps de sa patiente à une Hellm décontenancée de voir Travis si énervé après le cadavre. Carina révèle une vie de patiente bien terrible : une adolescente de 19 ans vient de mourir en accouchant d’un mort-né, mais les deux sont morts seuls sans les (grands) parents, à cause du Covid19.

Ca aurait fait un très bon épisode de la série-mère à l’époque d’Adison, tout ça… C’est dommage de se contenter d’un récit, même si l’actrice le gère bien évidemment. Elle est horrifiée de l’épidémie en cours, elle est horrifiée de sa patiente qui meure seule, elle est horrifiée de finir sa journée seule, parce que Maya et elle font une quarantaine séparée, exactement comme Ben et sa femme.

Oui, mais non. Parce que si Miranda et Ben sont séparés, c’est à cause des maladies respectives de chacun et des enfants. Ben ne comprend pas comment Carina peut rester seule, sans Maya, alors qu’elles ont trouvé la personne les rendant les plus heureuses l’une et l’autre. Tout est clair pour Carina qui comprend qu’elle a plutôt intérêt à aller voir Maya. J’adore le personnage de Ben, pour une fois.

Il s’en sort bien avec Carina, mais il s’en sort bien aussi avec Travis qui lui révèle que son père est dans le placard depuis des années. C’est intéressant tout ça, mais j’ai hâte que cette saison nous révèle où ils vont avec cette intrigue…

Le tigre ? Il finit par être rattrapé, évidemment, mais j’ai bien ri de voir les pompiers le filmer pour leurs proches. C’est le genre de scènes qu’on ne voyait pas trop avant, alors que pourtant, la technologie était déjà dans nos vies. Bon, j’exagère, on en avait dans ces séries, mais on sent bien que ça a un impact encore plus grand avec le Covid.

Tout ça termine par Dean galérant à expliquer à sa sœur comment s’occuper de Pru, alors que Vic écoute ça sans comprendre. Elle est réconciliée avec Dean de toute manière – ils ont même brisé la distanciation sociale, alors elle se contente d’une scène amusante avec Travis, histoire de. Dans une autre pièce de la caserne, Maya propose donc à Carina d’emménager avec elle quand celle-ci débarque pour la voir après tout ce temps sans elle. Cela tombe bien parce que Carina voulait justement proposer à Maya de vivre avec elle : elle est venue avec quelques tests de Covid. Ben voyons. C’est là qu’on voit que les États-Unis n’ont pas mis en place exactement les mêmes mesures que nous, parce que le PCR semble être un test magique qui permet de faire sa quarantaine ensemble. Je m’étais déjà fait la réflexion lors du dernier épisode de la soirée de reprise du TGIT.

Enfin, Sullivan, lui, fait une réunion des alcooliques anonymes… en visio. Je n’y avais pas songé, mais c’est encore plus étrange que les réunions d’anonymes que nous avons l’habitude de voir. Honnêtement, je trouve déjà difficile d’avoir confiance en tout le monde dans une pièce, mais en ligne où n’importe qui peut te filmer à ton insu ? C’est horrible.

C’était sympathique d’avoir ensuite un visio entre lui et Amelia. Peut-être qu’ils vont réussir à me rendre Sullivan intéressant grâce à ça ! L’idée est en fait de faire un suivi post-opératoire, mais Amelia en profite pour le soutenir également dans sa sobriété, tout en expliquant l’importance d’être séparé d’Andy pour son bien. Elle refuse toutefois d’être sa marraine des AA, préférant qu’il trouve un homme qui ne soit pas son médecin. Effectivement.

Ce n’est pas bien compliqué à trouver : Richard Webber. Pfiou. C’était obligé, mais je ne suis pas convaincu par ce duo pour l’instant. OK, c’est principalement parce que les deux personnages ont eu tendance à me souler, mais bon… Je reconnais que le duo est logique.

> Saison 4

Ellen Pompeo (#114)

Salut les sériephiles,

Malgré une dizaine d’épisodes vus cette semaine, il n’est pas évident pour moi de choisir une performance de la semaine parce qu’il n’y a pas grand-chose qui m’a vraiment marqué dans les prestations d’acteurs de ces sept derniers jours… Certes, j’ai eu de gros chocs devant certains twists de scénario, mais côté acteurs, c’était moins stupéfiant. Je me rabats donc sur la facilité, mais j’assume parfaitement mon choix, et je vais vous l’expliquer ci-dessous, comme toujours !

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La performance de la semaine :
Ellen Pompeo

La série concernée : Grey’s Anatomy
L’épisode : S17E02 – The Center Won’t Hold – 18/20


Pourquoi Parce que ça fait 17 ans, putain, et que malgré toutes ses envies de barrer, elle est toujours là pour faire face à toutes les catastrophes qui touchent sa maison. Meredith Grey est le personnage que je connais depuis le plus longtemps dans ma vie, celle que j’ai suivi à chaque instant, même quand elle me soulait, et la voir revenir encore une fois pour une dix-septième saison, ça force le respect, tout de même.

Ce n’est toutefois pas la seule raison pour laquelle j’ai songé à elle pour cet article, évidemment. En vérité, je suis impressionné de constater qu’elle n’a pas eu énormément de scènes à jouer dans le premier épisode de cette dix-septième saison, toute bouleversée qu’elle était dans son quotidien par l’arrivée du Covid19 et son incapacité à le traiter et soigner des patients… Mais que sur chaque scène, elle était parfaitement marquante.

Grey's Anatomy season 17: these details about Meredith that everyone forgot - News24viral

Spoilers sur la reprise de la saison 17 dans la suite de l’article.

Non, vraiment, les gens, si vous n’avez pas vu le deuxième épisode de la saison 17, c’est stop.

En fait, c’est simple, on sent son désespoir et sa fatigue à chacune des respirations qu’elle fait. Peut-être que l’actrice est elle-même épuisée par un tournage devenu soudainement beaucoup plus physique, peut-être que le scénario est de qualité, peut-être que ça nous bouleverse juste de voir Meredith lutter en vain contre une maladie, mais franchement, elle était crédible de bout en bout. Et ça faisait plaisir de la retrouver, notamment dans sa joie de pouvoir à nouveau aller opérer un patient après des jours et des jours à faire autre chose que de la chirurgie.

Daily Meredith Grey GIF | Gfycat

Après, il m’est impossible de ne pas parler aussi de ce cliffhanger de malade pour l’épisode 2, avec son évanouissement et le retour de Patrick Dempsey. Pour être honnête, j’étais à deux doigts d’en faire ma performance de la semaine, mais ça aurait été un énorme spoiler et il n’a rien fait d’autre que sourire dans cet épisode… Après, je reconnais que le voir sourire, c’était déjà beaucoup pour n’importe quel fan – et pourtant, je n’ai jamais vraiment été fan de son personnage. Comme quoi !

Une chose est sûre, j’ai hâte de retrouver Meredith et Derek ensemble, et Ellen Pompeo a parfaitement géré cette reprise et le regard nous faisant comprendre que si, ils avaient osé, Derek était bien sur cette plage dans le rêve de Meredith ! Reste à savoir ce qui lui arrive, la pauvre.

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Vue aussi dans : Rien du tout, désolé Ellen ! Pour une actrice qui affirme qu’elle rêvait de cinéma et qui refuse de s’enfermer dans une série, il faut tout de même souligner que sa carrière se limite vachement à Meredith Grey. En même temps, je la comprends : quand on est l’actrice la mieux payée du petit écran et qu’on est la tête d’affiche d’un tel empire, à quoi bon se faire chier ? Dix-sept ans dans la peau du même personnage, c’est tout de même quelque chose !

Christina And Ellen Pompeo Quotes. QuotesGram

Pour sa défense, elle a tout de même une vingtaine de rôles à son actif sur sa page IMDB, même si presque tous datent d’avant Meredith. Elle jouait tout de même Karen Page dans le film Daredevil, et ça, ça vaut le détour, je crois !


Infos Séries on Twitter: "Patrick Dempsey et Ellen Pompeo sur le tournage de la saison 17 De Grey's Anatomy.… "L’info en + : C’est anecdotique, mais sachez qu’avec la saison 17, elle sera créditée dans 366 épisodes de Grey’s Anatomy. Ca y est, c’est officiel : même avec un épisode par jour pendant un an, vous ne pourriez toujours pas arriver au bout de ce qu’elle a tourné pour la série. Pas étonnant qu’elle veuille arrêter la série…

Il est en revanche plus étonnant d’apprendre que c’est elle qui a œuvré au retour de Patrick Dempsey. Oh, bien sûr, puisque Derek est mort, il n’est pas de retour sur du long terme et la série ne semble pas vouloir nous refaire une Denny Duquette (dommage !), mais s’il est mort, c’est aussi, d’après les rumeurs, parce qu’Ellen Pompeo ne l’aimait pas beaucoup. En déclarant que l’ambiance du tournage des dix premières saisons était toxique et que les changements avaient ensuite fait du bien, elle avait mis les fans sur cette piste.

Bref, la surprise de revoir Patrick Dempsey était totale et fonctionnait très bien dans le cadre de l’espoir et de la luminosité qu’elle voulait donner à cet épisode par ailleurs bien sombre avec l’arrivée du covid19… Hâte de voir l’épisode 3, ils sont tellement mythiques comme couple !

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Voir aussi : Les performances des semaines précédentes

Grey’s Anatomy – S17E02

Épisode 2 – The Center Won’t Hold – 18/20
C’était moins bon comme suite parce que ça part en cacahuète avec une overdose de scènes que nous n’avons pas eu dans le premier épisode, par contre, vraiment, je n’étais pas du tout prêt pour certains passages de cet épisode. En deux épisodes, la série a réussi à me laisser sur les fesses deux fois, et vraiment, il était plus que temps que la série revienne. Je savais qu’elle me manquait… mais je n’étais pas prêt !

> Saison 17


Spoilers

I’m yelling at the world through you.

Meredith retire son masque, et ça lui fait du bien, c’est très clair. Elle se plaint à Jackson de ne pas avoir pu toucher de scalpel depuis longtemps, ce qui craint tout de même, mais pas autant que le retour de Cormac qui se fait avec Meredith le réveillant pour lui faire remarquer que son masque tombe en miettes. Charmant.

La série nous ramène autrement Catherine, et il a suffit d’une seconde de sa présence pour que je sois dépité. Elle est toujours en froid avec Richard, et c’est bon les gars, il y a une pandémie, ne nous refaites pas le coup, réconciliez-vous et c’est bon. Catherine est insupportable à ensuite râler sur Maggie, même si j’ai aimé le twist que ce soit finalement sa manière de hurler contre le monde.

La scène était un peu ridicule quand même, non ? Je n’ai pas accroché à Maggie et Catherine gueulant ensemble, et même si l’écriture est classique pour la série, je n’ai pas trop aimé, même le moment émotion qui nous explique que Catherine aimerait que Richard lui pardonne. Oui, ben si t’étais pas si conne aussi ouuuups. Je ne sais plus trop où j’en étais de ce couple, mais je crois vraiment que je n’avais pas aimé les réactions de Catherine lors de la saison précédente. Je n’aime pas non plus celles de Richard, cela dit.

D’ailleurs, c’est valable dans le présent comme dans le passé, où on le voit regarder la conférence qu’il a planté à cause de son empoisonnement. Jackson le sauve d’une dépression à venir… Richard est persuadé que maintenant qu’il a perdu sa réputation, il a tout perdu de ce qui était important dans sa vie, mais ce n’est pas exactement la vérité, ni exactement ce que pense Jackson. Et c’était chouette de sa part de le dire à Richard, mais dans la scène suivante, il enchaîne en engueulant Richard pour qu’il rappelle Catherine et… non. Arrêtez de vouloir les mettre ensemble, ce n’est pas crédible.

Ca marche bien avec Maggie qui revient hurler sur Catherine pour lui dire de se réconcilier avec son mari, par contre, j’ai bien aimé et j’ai ri ; surtout que ça marchait bien avec Bailey qui venait de dire que le monde était en feu et que ouais, l’hôpital perdait de l’argent. Evidemment que l’hôpital perd de l’argent.

On enchaîne ensuite dans le présent avec Avery forcé de retravailler une fois de plus avec Jo. C’était sympathique, mais moins passionnant que dans le premier épisode… Bon, sinon, la cheville de Bailey ne va pas super bien, et elle finit aux urgences de l’hôpital. Malgré ça, elle ne fait pas confiance à Levi, préférant avoir un deuxième avis de Nico. Superbe. Ils passent l’épisode à se tourner autour et il faut vraiment que ça cesse, parce que non, vous ne faites pas un bon couple les gars, c’est bon, lâchez l’affaire. Ouais, je parle à des personnages, tout va bien. C’est pire que quand je parle à des scénaristes ou pas ?

En parallèle, on retrouve encore les adolescents du premier épisode de cette grande soirée de trois épisodes, avec le dernier qui arrive enfin à l’hôpital. C’est un ado qui a une situation médicale compliquée, outre le fait qu’il était donc dans un incendie il y a peu et qu’il a été trimballé d’un hôpital à l’autre. Il va être finalement opéré par Teddy et Owen, et je le plains.

Se plaindre, c’est exactement ce que fait Teddy en présence d’Owen, qui finit par lui dire que, quand même, il faut qu’ils se parlent. Ce n’est pas gagné après ce qu’on a vu dans le premier épisode. Dans un flashback, on découvre qu’Owen a fait le choix de ne pas confronter Teddy directement. Il a décalé leur mariage sans lui révéler qu’il l’avait entendue coucher avec Tom. OK, mais elle est forcément au courant si Richard est au courant, non ?

Dans le présent, Owen et Teddy trouvent étonnamment un temps mort dans leur journée. On va dire qu’ils attendent les résultats de l’adolescent, hein. Owen a envie de parler à Teddy ? Certainement pas de leur couple, juste de ce qui devrait arriver à ses enfants en cas de décès. Ce n’est pas exactement ce qu’elle attendait, quoi. En même temps, ça valait mieux pour elle, parce que quand Owen finit par enfin la confronter, elle découvre qu’il a un message vocal de sa part où elle est en train de coucher avec Tom.

Ahaha ! J’ai ri des larmes de Teddy, parce que bon, c’est bien mérité, non ? Il serait temps qu’elle assume un peu ce qu’elle fait, parce qu’elle fait de la merde. Par contre, vraiment, qu’on m’explique comment personne à l’hôpital ne l’a prévenu de ce qu’il s’est passé ? Je veux dire, à elle, encore, admettons, mais à Tom ? Un bruit de couloir ? Comment, c’est possible ?

Dans tout ça, on en oublie leur patient adolescent. Le patient ? Il s’appelle Frankie, et c’est finalement Cormac et Meredith qui se retrouvent à devoir lui sauver la vie ensemble. Meredith est heureuse de pouvoir retrouver un scalpel et je me suis dit, au passage, que les opérateurs sons ne devaient pas être ravis des micros de nos personnages sous casques. Ca simplifie les choses pour la distanciation sociale, mais ce n’est pas cool pour ces jobs, non ?

Bref, Meredith n’est pas rentrée depuis deux semaines chez elle, et il est temps peut-être de nous dire ce que deviennent ses gamins, non ? Pour ça, la série nous ramène enfin Amelia et Lincoln, et ils sont dans le plus beau jardin de la série. Tout va bien entre eux, sauf qu’Amelia a oublié l’anniversaire de Linc. Ce n’est jamais qu’un détail après tout, non ? En plus, elle a une bonne excuse. Comme elle est encore en congé maternité, elle se tient loin, très loin du Grey Sloan Hospital et se charge de la ribambelle de gosses que constitue sa famille.

C’est marrant. Je ne m’attendais vraiment pas à voir un plaid dans cet épisode, en revanche, mais si, Lincoln nous plie un plaid comme si de rien n’était en attendant qu’Amelia lui offre une surprise sexuelle pour son anniversaire. C’était un peu lourd toutes les scènes de sexe de l’épisode. Il n’y en a pas eu dans le premier épisode, alors il était important d’en avoir pour rééquilibrer le tout j’imagine… mais franchement, ça m’a paru lourdingue.

En flashback, on voit le couple galérer à trouver un nom pour son bébé. Ce devait être Scout, mais on voyait bien qu’Amelia n’aimait pas trop ça, et ça se confirme quand ils présentent le bébé à Meredith. Elle, elle pense à Tony, mais lui n’est pas fan. Eh ben, ils sont un peu chiants ces deux-là. Il était mignon d’enchaîner sur Linc tenter de trouver le prénom de son fils en essayant de le faire réagir aux prénoms. Et c’était pire quand il réagit à Kimberley ou quand ils continuent de galérer encore et encore.

Tout ça mène à la révélation, dans le présent, qu’Amelia a choisi de nommer son bébé… Derek Sheperd Lincoln. « C’est un joli moyen de ramener Derek dans la série, ça » est la première chose qui m’est passée par la tête à ce moment-là. AHA. Be careful what you wish for. En tout cas, j’aime toujours bien Amelia et Linc, j’aimerais juste à présent qu’on les revoir un peu ailleurs que chez eux.

D’ailleurs, de retour à l’hôpital, on apprend que le père de Frankie n’est pas ravi de savoir que son fils a fait une fête quand il raconte tout ça à Owen. Finalement, tout termine bien pour Frankie, dont le rein est sauvé, mais ça se termine mal pour le pote de Frankie, en revanche. Maggie et Teddy sont incapables de le sauver des dégâts causés par l’explosion de sa voiture, et elles doivent l’annoncer au père dans ce qui s’avère être une des scènes les plus touchantes de l’épisode.

C’était bien la peine de nous ramener une pandémie mondiale si c’est pour nous proposer ça comme scène la plus triste ! En effet, c’est le père de Francis qui s’était battu avec cet autre père qui finit par être celui lui faisant un câlin. L’air de rien, la série souligne aussi le gros problème de ces câlins qui ne se font plus. C’est déjà parfois dur en France… mais alors aux États-Unis où tout le monde en fait à tout le monde, ce doit être un sacré supplice.

En fin d’épisode, Catherine décide de biper Tom et Richard dans son bureau. Elle vire Tom de son poste de chef des chefs de l’hôpital (enfin) à cause de sa commande désastreuse sans masque et de ses messages vocaux avec Teddy sur ses heures de boulot. AHA. Elle se réconcilie ainsi avec Richard en lui refilant le poste et en s’excusant. C’est apparemment suffisant pour Richard qui décide de se faire tester au plus vite pour retrouver sa femme. Pff. Je suis blasé de les revoir ensemble, eux.

Dans le même genre, j’étais un peu blasé de voir Nico revenir à la charge avec Levi. Je comprends ce qu’il se passe dans ce couple, j’aime bien la justification de Nico sur l’importance de relâcher la pression accumulée en Levi par le sexe, mais je ne suis plus du tout pour ce couple. Et du coup, c’était un peu étrange cette pipe. Après, tant que ça leur fait du bien, hein, je vais être content pour Levi… Mais j’espère qu’il trouvera un meilleur copain un jour, le pauvre.

J’ai espéré la même chose longtemps pour Maggie, et c’est apparemment enfin le cas. En effet, dans sa relation à distance avec son beau médecin, tout est au beau fixe. Il lui fait ainsi acheter une tente pour qu’elle puisse dormir chez elle sans avoir à galérer avec ses neveux faisant trop de bruits pour son sommeil. MOUAIS. Déjà qu’elle déteste le camping, je ne suis pas sûr que dormir dans une tente à Seattle soit la meilleure des idées du monde, même en avril 2020. Quant à la sextape qu’elle offre à son mec en se déshabillant, c’était vraiment gratuit et pas vraiment un super exemple, je trouve, mais je suis rabat-joie.

En parlant de rabat-joie, j’ai trouvé étonnant de voir Jo se ranger autant du côté d’Owen dans le conflit entre lui et Teddy. Vraiment, Alex lui a fait du mal, parce que ce n’était pas trop dans les habitudes de Jo de prendre autant parti dans ce genre de conflits. Après, moi qui adorais Teddy il y a quelques saisons, je dois dire que je suis assez heureux de la voir galérer autant avec tout le monde. Sa justification sur les erreurs que l’on peut tous faire ? Eh, faut pas déconner.

Sur un conseil de Jo qui la prend en pitié, Teddy termine finalement l’épisode en confrontant Owen une fois de plus pour tenter de s’excuser. Le problème, c’est qu’Owen n’arrive pas à comprendre la raison derrière la tromperie de Teddy. Ben dis donc pour des médecins débordés par le Covid, ils ont encore pas mal d’énergie à revendre et pas tellement de distanciation sociale. Par contre, les yeux de cocker de Teddy, ce n’était pas possible, franchement. Elle méritait de se faire larguer seule au milieu du parking de l’hôpital.

En parlant d’être seule au milieu d’un parking de l’hôpital, Meredith s’effondre au sol sur le parking de l’hôpital. Non, sérieusement ? Plus tôt, on a eu l’occasion de la voir ravie de se servir de son scalpel et comme elle a réussi à sauver une vie, elle a trouvé qu’il était une bonne idée d’enchaîner encore un peu plus sur quelques heures, malgré de très bons conseils d’Andrew lui rappelant qu’il est important de dormir, même en cas de pandémie mondiale.

En plus, tout ça l’a fait toujours vaciller entre Andrew et Cormac avec qui elle a opéré… C’est aussi qui la retrouve inconsciente sur le parking de l’hôpital et la série nous sort un énorme what the fuck avec une vision de ce dont elle rêve dans son malaise. La série a trouvé un beau moyen de ramener Derek avec le bébé d’Amelia ? Aha, hold my drink, voilà Patrick Dempsey qui revient dans la série. QUOI ?

Non, sérieux. Quand on a revu la plage avec Meredith, je me suis dit qu’ils allaient nous sortir un gros truc, mais j’ai instinctivement pensé à sa mère, tellement je suis habitué. Quand on a vu le visage de Meredith changer, je me suis dit « oh bordel, ils ne vont pas oser Derek quand même ? ». COMMENT ? Comment est-ce que cette information a pu ne pas fuiter avant ? Comment est-ce que j’ai pu ne pas le savoir aujourd’hui ? J’ai passé ma journée sans spoiler !

Incroyable, mais vrai. Derek est donc de retour dans un rêve de Meredith… et ça, vraiment, je ne m’y attendais pas. Par contre, c’est mauvais signe pour un tas de choses. Je comprends mieux Ellen Pompeo envisageant la fin de la série si on en est à faire revenir Derek. Je m’accroche une nouvelle fois à ma théorie sur son possible Alzheimer faisant revenir les acteurs. Je me rappelle de Sandra Oh déclarant récemment que Cristina ne reviendrait pas, et je m’interroge sur une fausse piste. Aïe aïe aïe, mais que va réserver cette saison ? Combien d’épisodes Patrick Dempsey va-t-il venir squatter ? Est-ce que je suis moi-même en train de rêver ? Je suis tellement fatigué, j’ai pu m’endormir.

Je ne m’y attendais pas du tout. Du tout, du tout. Wow.

> Saison 17

Grey’s Anatomy – S17E01

Épisode 1 – All Tomorrow’s Parties – 20/20
Autant la vision du covid dans Station 19 n’a pas réussi à me convaincre, autant dans Grey’s Anatomy, c’est une grande réussite pour ce premier épisode, qui parvient même à me faire oublier que certains personnages que j’adore sont sous-traités pour l’instant, voire même absents. Il y a deux heures pour la reprise, et il y a énormément à traiter, donc ce n’est pas si étonnant. Une belle réussite cet épisode, en tout cas, ça prouve que la série a encore plein de choses à raconter désormais qu’elle se fait le reflet d’une réalité bien difficile.

> Saison 17


Spoilers

It’s called « disaster ethics ». When future surgeons imagine what they will do when the unimagineable happens.

Le résumé de la saison précédente est meilleur que le mien, dis-donc, c’est fou. Ils ont bien préparé le terrain, mais je ne m’attendais du coup pas du tout à ce début d’épisode qui voit Meredith au bord d’une plage… pour mieux se réveiller au milieu de l’hôpital, sous une vraie vague bien plus flippante : celle de la pandémie. Pour la première fois, la série nous annonce donc être en avril 2020. C’est fou… nous revoilà dans une temporalité claire. Bon, on verra.

La scène suivante nous ramène au premier épisode de la soirée dans Station 19, avec les pompiers venant applaudir les chirurgiens chaque matin, et Miranda toute stressée, comme d’hab, mais tentant de se convaincre que tout va bien. Weber débarque alors pour reprendre le boulot maintenant qu’il est sur pied, et Miranda ne sait pas trop si elle est soulagée ou inquiète de le voir. Elle l’emmène malgré tout faire un tour de l’hôpital, histoire de lui expliquer les nouveaux protocoles… et de nous mettre à jour dans les dramas de tout le monde.

Ainsi, DeLuca n’est plus un résident de l’hôpital, et bim, on est lancé dans un flashback où tout allait bien dans l’hôpital, sauf Carina. Elle, elle s’est énervée de voir Meredith être choquée de la dépression prévisible d’Andrew après la phase maniaque. Sympa. Andrew ne peut voir aucun patient selon Carina, mais lui, il veut malgré tout voir la petite fille qu’il avait tenté de sauver il y a quelques épisodes. Ouep, souvenons-nous de cette gamine qu’il pensait être victime d’un trafic.

Tout le monde l’a pris pour un fou à l’époque, mais il avait raison évidemment. La patiente revient à l’hôpital, et le seul qu’elle veut voir, c’est désormais lui. Hellmouth est perturbée de le voir reprendre du service, mais bon, elle fait ce que Bailey lui ordonne malgré tout. « Cindy » révèle alors à Andrew son vrai prénom, et toute son histoire, en privé… alors que Bailey et Helm écoutent tout derrière pour obtenir son identité et appeler les flics afin qu’ils viennent la chercher. Andrew est parfait avec elle, Bailey est toujours aussi géniale comme actrice, et on sent qu’il y a tout un arc de plusieurs épisodes qui va être avorté par le Covid là.

On a tout de même de bonnes scènes, notamment l’intervention organisée pour Andrew par Carina, Meredith, Miranda et Richard, dont il a sauvé la vie, le tout en présence d’un psy. Le pauvre fait de bonnes choses de sa vie, mais il ne fait PAS la chose qu’il voulait le plus : ne pas ressembler à son père. Il s’effondre donc finalement face à eux, après une crise de colère contre une pauvre porte innocente. L’acteur s’en sort bien de tout ça – j’imagine que les scènes étaient écrites avant le confinement, et les scénaristes font le bon choix de ne pas s’en débarrasser. Dans le présent, par contre, Andrew ne va pas bien du tout, même s’il accepte de se faire aider dans le passé.

De retour dans le présent, donc, l’hôpital à de nouveaux protocoles en place, notamment une prise de température qui créé une nouvelle ligne d’attente. Au lieu de voir Maggie attendre son café, on la voit donc attendre de pouvoir savoir si elle peut bosser, en étant au téléphone avec son nouveau/ancien mec. La relation à distance semble drôlement bien se passer pour eux, alors tant mieux, hein, n’en déplaise à Jackson, nouvellement célibataire.

En flashback, on voit que la relation Vic/Jackson est tombée à l’eau définitivement quand Vic a pris au sérieux un texto de Jackson lui demandant de venir sans rien… Elle s’est ramenée nue, alors qu’il avait Harriet dans les bras, et ça ne s’est pas super bien passé et elle n’a pas voulu redevenir belle-mère. OK, voilà qui est fait.

Dans le présent, on retrouve Vic déposer l’ado de son épisode auprès d’Owen. Owen ? Richard découvre à ses dépends qu’il n’est pas marié, puisqu’il a entendu Teddy coucher avec Tom. C’est gênant. Tom a désormais une canne pour assurer la distanciation sociale, Richard se fout de la tronche de Teddy comme si de rien n’était avec Bailey et la vie suit son cours. J’aimerais bien qu’on laisse tomber cette intrigue, et il y a tellement de drama avec le covid que c’est tout à fait possible.

J’ai trouvé qu’une des meilleures scènes de l’épisode était une scène qui m’aurait fait mourir de rire il y a peu : Tommy qui pète un câble avec sa canne quand il découvre que la livraison de masques qu’il attendait est pleine de tout, sauf de masques. Quelle horreur. Le désespoir était palpable pour tous les personnages présents, et franchement, pour nous aussi.

En parlant de désespoir, on finit par retrouver Meredith en plein désespoir elle aussi. Elle perd ses patients un à un, par surprise, dans des conditions atroces où ils sont seuls. Elle passe des coups de fil pour prévenir les familles de venir dire adieu, parfois, quand elle a le temps ; ou pour prendre des nouvelles d’Andrew. Meredith fait de la peine à voir, et là-dessus, la série réussit vraiment bien à gérer les choses.

OK, la vie suit son cours, mais on sent aussi que tout a changé pour les personnages. Et ça fonctionne bien. J’aime par exemple la relation à distance de Maggie, alors que je n’avais pas été franchement convaincu la saison dernière. J’aime aussi voir Levi être débordé par les mauvaises nouvelles, Miranda être flippée de voir Richard ne pas apprendre par cœur le protocole, ou Richard ne pas prendre assez au sérieux la situation parce qu’il n’était pas là au début de la pandémie – et même si le fameux tableau de chirurgie est vide (les scénaristes sont au bord de la dépression). Et vraiment, Richard fait de la merde !

Notons que les masques rendent parfois certaines choses compliquées pour les acteurs. La mère qui pète un câble de ne pas voir son fils, par exemple, met du temps à être crédible comme on ne voit que ses yeux. Et la première fois que j’ai vu Jo dans l’épisode ? Je n’étais pas sûr que ce soit elle, figurez-vous ! Merci le masque. Pourtant, Jo, on a l’habitude de la voir avec, allez comprendre. Jo ? Aha, il fallait s’accrocher pour celle-ci.

Vous vous souvenez que plus haut j’ai écrit que Jackson était célibataire ? Ben un flashback nous le montre en plein bouche à bouche avec Jo putain. WHAT THE FUCK ? Ils osent vraiment nous faire ça ? Allez, c’est une nouvelle étape plutôt logique, mais j’ai eu du mal à m’en remettre. La révélation étant faite, on peut découvrir ce qu’il s’est réellement passé : Jo est venu voir Jackson pour lui demander une sexcapade. Elle a tellement répété le mot « sexe » dans la scène, que j’étais mort de rire.

La scène est super bizarre, mais le baiser qu’on a vu entre eux nous montre que ça ne peut pas être que du sexe. Pourtant, quand Jo débarque chez lui le soir-même pour lui faire l’amour – si on peut appeler ça l’amour – elle est effectivement déjà bien bourrée. Elle se fout de lui un moment pour toute l’ambiance romantique qu’il a envisagé pour leur soirée – de la musique à la charcuterie, en passant par le bon vin – puis tente d’obtenir la faveur sexuelle qu’elle voulait de lui, pour arrêter d’être une nana dépressive larguée après son mariage.

Le problème, c’est qu’elle embrasse à peine Jackson qu’elle se met à pleurer. Oh lala. Jo me fait tellement de peine. J’ai la haine contre Alex d’un coup, et je pardonne tout à Jo une nouvelle fois, exactement comme Jackson semble vouloir le faire. Dans le présent, Jo se retrouve bien évidemment à bosser avec Jackson, et on voit que c’est compliqué entre eux. Ils se disputent pendant l’opération du brûlé de Vic, puis en post-op, Jackson fait ses plus mauvais yeux à Richard qui ramène la mère du gamin. Il est absolument insupportable, lui, j’ai beaucoup de mal avec. OK, il a une bonne idée à la fin de l’épisode en utilisant une machine à désinfecter une pièce pour désinfecter les masques trop peu nombreux de l’hôpital.

Miranda en est heureuse, mais elle lui rappelle qu’il est à risque de se choper le virus, lui aussi. C’est bien beau de vouloir être un héros envers et contre tout, mais j’ai du mal, vraiment. Le pire, c’est que l’épisode semble donner à Richard, puisque même Jackson est content que son patient aille mieux grâce à la présence de sa mère.

Par contre, il semble moins ravi de savoir que Jo veut tout oublier de leur aventure. Ils arrivent enfin à se réconcilier de ce qu’il s’est passé en abordant le sujet et en communiquant, mais cette communication, justement, nous donne un aperçu de ce que pourrait être un couple entre eux, et ça donne plutôt envie, je dois dire. Ca me rappelle quand ils ont pondu Andrew et Meredith de nulle part et que ça marchait !

D’ailleurs, contre toute attente, Meredith s’isole dans le placard le plus grand du monde pour tout casser dans l’hôpital, et surtout pour s’énerver face à son impuissance. Elle est heureusement consolée par Andrew qui revient sur place en tenue de médecin. En fait, il ne va pas si mal : si on le voit dormir sans répondre au téléphone en milieu d’épisode, c’est parce que ses médecins lui disent que le sommeil est important pour éviter de retomber dans ses travers, rien de plus. Il peut donc aider Meredith à gérer son stress et sa dépression, et c’était chouette.

OK, on connaît la situation des soignants depuis un bon moment, mais ça n’empêche pas que quand c’est un personnage qu’on connaît, ça aide bien à évacuer tensions, émotions et frustrations. Je sais qu’il y a tout un tas de fans qui se plaignent des séries abordant la situation sanitaire mondiale, mais moi, je trouve ça important d’avoir ce genre d’épisodes pour évacuer. Les séries ont toujours représentées le quotidien après tout, pas de raison que ça change. Et en plus, dans le cas de Grey’s, c’est réussi.

On termine l’épisode sur un cliffhanger dont on aurait pu se passer : Levi annonce à Nico qu’il a dû prévenir une centième famille du décès d’un patient, ce qui est beaucoup trop pour lui. Malheureusement, cette situation de crise exacerbe encore plus les différences de caractère entre les deux : Levi a besoin de parler de tout ce qui lui arrive et d’extérioriser au maximum, quand Nico se montre hyper froid et silencieux face à tout ça. Non, vraiment, ils ne vont pas du tout ensemble, c’est la cata.

Mais le plus catastrophique, c’est encore Miranda qui se tord la cheville à cause de deux parents de patients adolescents en venant aux mains en se reprochant de faire de la merde – l’un reprochant à l’autre son fils malade voulant voir ses amis, l’autre reprochant au premier de faire des barbecues sans masque tous les week-ends. Quel monde de merde, ce monde en 2020 !

> Saison 17