Agents of S.H.I.E.L.D – S07E12

Épisode 12 – The End is at Hand – 18/20
L’épisode n’a pas pris la direction que j’en attendais, mais il fonctionne très bien pour mettre en place le tout dernier épisode de la série. Seulement voilà, il faut justement préparer le terrain et ça se sent : l’équipe derrière la série se permet un peu moins de liberté et de fun que d’habitude de manière à s’assurer que tout soit fait à temps. C’est heureusement le cas et c’est heureusement génial à suivre !

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Spoilers

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Is this a secret time?

Il reste tellement de choses à régler pour arriver à la fin de la série que je n’arrive pas à croire que nous en sommes déjà aux deux derniers épisodes aujourd’hui. Je ne suis pas prêt, même si j’ai les mouchoirs à côté de moi… En plus, dès le premier échange de réplique, c’était déjà génial avec Daniel et Daisy qui parlent de lasers dans l’espace en regardant les Chronicons détruire une partie de la planète – c’est en tout cas ce qu’ils imaginent d’où ils sont, ne pouvant savoir exactement ce qu’il se passe.

Voir aussi : Mon amour pour Agents of S.H.I.E.L.D en sept points

Si le trio Daisy/Mack/Daniel espère arriver à temps pour sauver Jemma et Deke, ils se trompent lourdement. Rapidement, ils sont embarqués par les Chronicons, qui pensent juste se récupérer le Zephyr. Pour l’instant, on reste concentré sur ce trio, qui ne comprend pas trop ce qu’il se passe. Ils s’attendent à un débarquement d’ennemis dans le vaisseau, mais ce n’est pas le cas…. Et pour cause : tout le Zéphyr est K.O. Eh, c’est plutôt simple ça, mais il n’y a pas de trace de Jemma (et Deke, très accessoire pour Daisy).

Le plan est rapidement mis en place grâce à des infrarouges : ils peuvent scanner le vaisseau des Chronicons et se décider à aller sauver Jemma et Deke, malgré la présence de Kora, que Daisy devine sans problème. Et alors qu’elle se met en route toute seule, Daniel en profite pour l’embrasser.

Ailleurs, Kora, Nathaniel, Garrett, Jemma et Deke sont embarqués sur le vaisseau des Chronicons. Les deux derniers sont jetés en cellule, alors que Nathaniel a la chance de rencontrer Sibyl. Celle-ci nous confirme que le Phare n’est pas détruit, parce que l’attaque ne peut se faire de l’extérieur (c’est facile ça), alors que Sibyl nous fait un bon rappel sur le rôle crucial de Fitz qui détruira de toute manière leur chance de succès.

Une fois que c’est fait, les scénaristes prennent le temps de continuer le personnage de Kora, s’enquérant auprès de Nathaniel de la raison pour laquelle il a tué sa mère. Il s’en tire plutôt bien à lui expliquer le danger qu’elle représentait, mais bon, je n’y crois pas trop au fait que Kora reste de son côté, tout comme je ne crois pas au fait que Jemma puisse rester amnésique. Pourtant, ça apporte à la fois drama et comique cette amnésie, la réplique sur James Bond, c’est brillant. En effet, on retrouve Deke en train d’essayer de soutenir sa grand-mère comme il peut dans son amnésie. Celle-ci est expliquée par le fait que les Chronicons sont en train de chercher des informations sur Fitz.

En parallèle, Daisy poursuit son chemin et est surprise par Sibyl. Certes, cette dernière ne l’a pas vue arriver, mais cela ne l’empêche pas d’accomplir son plan. Pire, cela l’arrange : une réunion entre Jemma et Daisy améliorerait selon elle de 11% les chances de savoir ce qui est arrivé à Fitz. Eh oui, elles ne sont pas sœurs pour rien… Mais ça perturbe Kora d’apprendre l’information et de savoir que Daisy est sur le vaisseau. Nathaniel s’en tire bien à expliquer à Kora que Daisy est juste pleine de haine, et je reconnais que les scénaristes font vraiment un bon travail dans la manipulation de Kora depuis le départ.

De son côté, Mack prend mal de savoir qu’ils sont découverts et, encore pire, que toutes les bases du S.H.I.E.L.D  sont détruites. Il fait ce qu’il peut pour faire du bruit et détruire une partie du vaisseau des Chronicons, mais c’est un échec. Il s’en tire légèrement mieux face au premier assaut des Chronicons, grâce à une arme qui réussit à les mettre K.O. Son nouveau plan ? Faire en sorte que Daniel et lui ralentissent les Chronicons assez de temps pour que Daisy sauve Jemma et Deke. Aaaah, il se passe tellement de choses.

De son côté, Daisy découvre que les Chronicons la laissent se balader dans le vaisseau sans se soucier d’elle. C’est marrant… jusqu’à ce qu’elle retrouve vraiment Deke et Jemma, dépitée de découvrir qu’elle est amnésique. Bizarre, cette amnésie, quand en parallèle, Sibyl nous confirme qu’elle n’a plus d’implant en elle. Sibyl est sure d’elle : son plan ne peut échouer car le S.H.I.E.L.D n’a pas assez de puissance de feu pour s’échapper.

Honnêtement, c’est négliger Daisy, mais aussi la présence de Kora, qui est la sœur de Daisy. Elle ne peut comprendre les émotions humaines, après tout. Je n’y pensais pas, mais c’est aussi négliger Daniel qui n’oublie pas que les Chronicons ont en eux une sacrée puissance de feu. Il décide donc de se servir de ceux qu’ils ont mis K.O pour se défendre.

Alors que Jemma est en train de commencer à balancer tous ses secrets à Daisy et Deke, essayant de retrouver ce qu’elle sait de son mariage, le trio est arrêté comme prévu par Kora. Je m’y attendais vraiment, ce qui fait que j’ai souri de voir Sibyl passer à côté de cette évidence ! La confrontation entre les sœurs biologiques marche à merveille en tout cas, Daisy refusant de se battre contre elle. Après tout, elles sont sœurs et elle a cherché sa famille pendant des années…

Daisy ne fait que se défendre face aux attaques de Kora qui n’y met pas toute sa puissance de feu, avant d’essayer de convaincre sa sœur de venir avec elle. Elle est loin du monstre que Nathaniel a décrit… Kora laisse donc Daisy s’enfuir, ce qui permet à Kora de retrouver Nathaniel et lui avouer son échec, en balbutiant qu’elle ne pense pas que sa sœur soit mauvaise. Mais enfin ! Elle se fait alors avoir comme une bleue et est mise K.O par Nathaniel. Tristesse.

Pendant ce temps, Deke et Jemma parviennent à rejoindre le Zephyr à temps pour empêcher Daniel et Mack de tout détruire avec une bombe suicide… Si Daisy leur a dit de ne pas les attendre, ce n’est finalement pas ce qu’il se passe : elle les rejoint à temps pour le départ. Le départ ? Grâce aux Chronicon morts et pas mal d’adhésif, ils ont en effet de quoi renforcer les missiles du Zéphyr et percer le bureau des Chronicons.

Sur Terre, May subit de plein fouet la destruction du S.H.I.E.L.D, se mettant à sentir à distance les pertes. Coulson s’en remet plus facilement heureusement, grâce au fait qu’il est un robot, alors que Yoyo ne semble pas particulièrement affectée par les événements. C’est tant mieux parce qu’ils ne sont plus que trois, or ils vont subir de plein fouet un assaut.

Le phare ne peut être détruit, donc il va être envahi, tout simplement, à commencer par Garret. Si le trio s’en rend compte rapidement, ils ont le temps de papoter un peu en tentant de l’arrêter. C’est absolument passionnant de voir les scénaristes prendre le temps de traiter les personnages de Coulson et May, qui ont énormément changé en sept saisons. En fait, Coulson est devenu plus robotique, May plus humaine, mais leur couple fonctionne beaucoup mieux comme ça et ils s’en rendent compte.

Pas le temps d’en arriver au bisou pour autant : ils sont interrompus par Garret et Yoyo débarque pour l’empêcher de se téléporter. Malheureusement, leur plan qui était de voir Nathaniel arrêter les bombes pour sauver Garret est un échec : Nathaniel n’en a rien à faire de sa main d’œuvre. Yoyo a juste le temps de se sauver et de réunir un maximum de bombes au même endroit avant que celles-ci n’explosent. C’est plus ou moins une réussite.

Si le couloir dans lequel restent May, Coulson et Garret s’effondre, ce n’est pas trop un souci : Coulson se jette sur May pour la sauver, ce qui fonctionne, et Garret est simplement blessé. Il ne peut pas se téléporter grâce à une ceinture que Yoyo lui a enfilé et est soigné par May et Coulson, qui décident qu’il peut encore leur servir s’il se décide à trahir Nathaniel.

Malgré tout, le trio et Garret sont enterrés dans le Phare. Lorsque Coulson entend un message qu’il pense venir du S.H.I.E.L.D, notre grand méchant de la saison 1 propose de les aider à s’enfuir, disant qu’il est désormais de leur côté grâce à une nouvelle timeline. Bien sûr ! Pourtant, Coulson décide de lui faire confiance, et c’est une bonne idée. Il les emmène directement au point de rendez-vous fixé par la communication codée reçue par Coulson et se fait buter par un agent du SHIELD. Celle-ci est effrayée par l’appareil autour de Garret après tout. Et celle-ci est… l’agent Hand, bien sûr. Franchement, le titre m’avait spoilé son retour, mais c’est sympa.

La réunion de ces agents du Hub est sympathique, surtout que ça permet de faire avancer l’intrigue : tous les agents ramènent des boîtes à protéger à tout prix, venues de différentes époques et toujours confiées à des agents de confiance. Quand Daisy, Jemma, Deke, Mack et Daniel arrivent à leur tour, les retrouvailles sont de courte durée pour enfin arriver aux révélations très attendues qui mèneront à la fin de la série (noooooooon). Jemma est capable de reconstituer à partir des boîtes un nouvel engin dont il manque encore une partie.

Un homme débarque alors, venant de la part d’Enoch avec de quoi débloquer la machine révélant un passage secret. Il manque encore une dernière partie de la machine cependant, et Jemma finit par s’en souvenir : c’est son alliance. Son mariage lui revient peu à peu en tête et la machine permet ENFIN de ramener Fitz. ENFIN !! Malheureusement, bon, Jemma ne se souvient pas de lui, donc bon… Damn ! Il est enfin de retour pour le dernier épisode. J’étais tellement heureux de revoir Fitz, en plus, je n’ai rien suivi de la dernière scène voyant Sibyl assurer que c’était la dernière fois que toute l’équipe était réunie. Chut, Sibyl, laisse-nous savourer merde !

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La fin d’une des attentes les plus longues, toute série confondue.

Saison 7

Mon amour pour Agents of S.H.I.E.L.D en sept points

Salut les sériephiles,

Agents of S.H.I.E.L.D. - Wikipedia
Quelle série ❤

À l’heure où se publiera cet article (écrit hier), les deux derniers épisodes d’Agents of S.H.I.E.L.D auront été diffusés et j’espère franchement que je n’aurais pas été spoilé… Le simple fait de l’écrire me fait déjà bien bizarre. Il me paraît à peu près inconcevable d’imaginer que je ne reverrais plus ce casting interagir ensemble à l’écran (Fitzsimmons, merde, quoi !) ou dans leur vraie vie (il s’en est tellement passé). Cet article est donc une lettre d’amour à une série qui m’a accompagné durant sept ans ! Et voilà pourquoi je l’aime tant (avec quelques spoils, attention)…

Voir aussi : Critiques de la saison 7

Agents of SHIELD's Jed Whedon & Maurissa Tancharoen Explain the ...

1/ Jed & Maurissa

Jed Whedon et Maurissa Tancharoen sont les cerveaux derrière la série, même si on nous l’a vendue à l’origine comme un projet de Joss Whedon. Depuis le premier épisode, le producteur s’est barré pour laisser son bébé à son frère et sa belle-sœur… Et honnêtement, il a bien fait. Le couple à la tête de la série a géré les sept saisons – à l’exception peut-être d’un moment de la quatrième où, comme par hasard dis donc, ils étaient occupés avec la naissance de leur enfant dis donc. Ce n’est pas une surprise : ils étaient déjà géniaux derrière Dollhouse.

 

Et loin de se contenter de la série, ils ont continué aussi à être bien créatifs à côté : Jed Whedon a sorti deux albums durant la série (le premier en saison 1 – d’ailleurs on entend une de ses chansons dans la série – le second cette année… bon, ok ça sent le projet avant/après la série) et Maurissa Tancharoen a continué de s’engager contre le Lupus – maladie dont elle est atteinte – tout en passant devant la caméra pour un épisode brillant.

Les 5 showrunners dont j'attends le prochain projet – Just One ...

2/ Une série familiale

Dites-en ce que vous voulez, mais Agents of S.H.I.E.L.D prouve que travailler avec sa famille est possible, et que ça peut même être brillant. Outre le fait que la série soit donc confié à un couple marié et à l’origine chapeauté par le frère du mari, il faut noter que du côté de la production, Maurissa a fait appel à son frère pour diriger plusieurs épisodes.

Agents of SHIELD Director Kevin Tancharoen Breaks Down Season 3 ...
Cette scène-là !

On doit à Kevin Tancharoen certaines scènes hyper marquantes, notamment une scène d’action de Daisy à couper le souffle par sa chorégraphie et les mouvements de caméra. Devant la caméra aussi, l’esprit est familial : deux sœurs ont été engagées pour jouer le rôle de Robin à différents âges, le fils d’un acteur a été engagé pour jouer le passé du personnage de son père, etc. Et ça fonctionne. Sans oublier le désir de faire une série diversifiée, avec notamment des personnages asiatiques sortant des clichés (merci Maurissa), mais pas que.

The Positives and Negatives of 'Agents of S.H.I.E.L.D.' 7x04: "Out ...

3/ Une transition des années 90 à 2020

Rien que ça. La saison 1 n’a pas beaucoup plu parce qu’elle semblait sortir d’un autre temps. On lui reprochait son rythme de procédural et ses personnages schématiques… mais en fait, ils nous faisaient simplement une série qui aurait cartonné dans les années 90, avec une progression très lente des relations entre chacun. Lente, oui, mais existante quand même : à l’épisode 6, je savais donc que j’étais vraiment plus attaché que je ne le pensais à cette équipe. Tout s’est fait progressivement. Et puis, il y a eu l’épisode « Turn, turn, turn » et on est passé à un autre rythme, toujours plus vif. La série a changé plusieurs fois de style, se modernisant toujours un peu plus et finissant désormais par une dernière saison rendant hommage à plein d’autres périodes. Ce n’est peut-être pas le but de base, mais la série montre sa maîtrise de tous les styles d’écriture, avec toujours du comique au milieu de bien nombreux drames…

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4/ Le MCU autrement

La série a fait le buzz à l’origine pour son lien annoncé avec le Marvel Cinematic Universe, avant qu’on ne lui reproche de ne pas y être assez liée. Pourtant, son pilot qui traite des conséquences d’Avengers et sa fin de saison 1 totalement bouleversée par Captain America Winter Soldier suffisaient à montrer que tout était maîtrisé à grande échelle. Ils se sont perdus en route en fin de saison 5 et j’espère que les épisodes finaux réussiront à raccrocher tout ça, mais la série valait le détour pendant cinq ans pour son point de vue différent des films, et vraiment intéressant !

To celebrate the upcoming final season of Agents of S.H.I.E.L.D. ...
Pourquoi le Comic Con m’a manqué cette année

5/ Des coulisses délirants.

Marvel's Agents Of Shield GIF | GfycatC’est marrant comme la série a mis en son cœur l’idée que les personnages de l’équipe formaient une grande famille dès la fin de saison 1 et comme ça s’est reflété sur le casting. Le personnage de Skye, en quête de son identité et surtout de sa famille tout au long des deux premières saisons m’a toujours paru bien attachant grâce à ça, mais c’est aussi parce qu’en parallèle Chloe Bennet a une personnalité qui a illuminé la série et le casting. Tout comme son personnage, l’actrice montre régulièrement sur les réseaux sociaux son bonheur de travailler avec ses collègues, au travers de multiples vidéos. Et chaque fois qu’elle s’entend avec un collègue, ça transparaît à l’écran. Bref, elle s’est choisie sa famille aussi avec la série.

Image associéeRevenant de loin avec « Uh-oh », sa chanson qui était plus ou moins un carton en Chine, l’actrice n’a pas peur du ridicule : Ice bucket challenge, Dubsmash war, reprises loufoques… Elle ne nous aura rien épargné et aura aidé à rendre encore plus attachante la série en nous attachant au casting. Peut-être même un peu trop quand on voit qu’un méchant est revenu un peu trop souvent dans la série tellement tout le monde était attaché à lui. C’est chouette de savoir que les acteurs s’entendent aussi bien, et ça transparaît à l’écran !

leo fitz | Tumblr

6/ Les personnages au cœur de l’écriture

Ce qui fait le vrai succès de la série à mes yeux, c’est qu’elle n’a que rarement perdu de vue l’essentiel, à savoir la construction de ses personnages. Le plus souvent, les intrigues sont créées pour permettre l’évolution des personnages, et pas l’inverse. C’est un détail d’écriture bien sûr, mais ça change tout ! En effet, ça permet d’être toujours investi auprès des personnages et ça débouche sur des évolutions crédibles. Dès qu’ils l’oubliaient, ça se sentait : le premier arc de la saison 4 est une catastrophe parce qu’on s’éloigne des personnages et de l’équipe, idem en saison 6. La saison 7 a eu la bonne idée de les replacer vraiment à leur place parfaite : chacune des aventures permet le développement des personnages… et clairement fait plaisir aussi à toute l’équipe (et aux téléspectateurs les plus investis), avec des retours d’acteurs (cette réunion Dollhouse tellement improbable, j’étais aux anges aussi).

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7/ Ma vingtaine

Le titre de l’article montrait que je citais des raisons personnelles, et je n’ai pas plus personnel que celle-ci. Quand la série a commencé, j’étais à peine au début de mes études supérieures j’avais 19 ans. Aujourd’hui, j’ai un boulot et j’en ai 27. Gloups. Entre temps, j’ai donc beaucoup évolué et grandi, mais comme trop souvent, ça s’est aussi fait en s’appuyant sur des séries. C’est cliché, mais je m’investis tellement dans certaines séries que je pense qu’elles ont un impact aussi sur ma personnalité – à défaut d’impacter mes choix de vie. C’est logique après tout : je passais chacun de mes mercredis pendant des années à regarder mon nouvel épisode de la série.

Agents of S.H.I.E.L.D. - Turtleman & Yo-Yo [Mack/Elena] #1: "I'm ...

Pendant cinq ans, c’était un rituel : dès que j’avais accès à l’ordinateur, hop, je regardais. Les choses ont changé quand la saison est passée le samedi puis le jeudi, mais vous avez l’idée : pendant des années, chaque semaine, je retrouvais ces personnages. Ben l’air de rien, ce n’est pas rien, justement. Leur dire au revoir– même si je suis en vacances, hors de question de rater ça – met un terme aussi à une période de ma vie. J’ai compris que j’associerai toujours certaines séries à mon enfance (Charmed) ou mon adolescence (Buffy). Agents of S.H.I.E.L.D restera l’une de celle de mon entrée dans l’âge adulte (et merde).

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Skye, une source de memes inépuisables.

Merci donc à nos Agents of S.H.I.E.L.D ! J’espère juste que la fin sera à la hauteur de mes attentes (c’est compliqué pour eux, ça par contre !).

Pin by Faith Rose on Agents & Avengers of MARVEL | Marvel agents ...

 

Agents of S.H.I.E.L.D – S07E11

Épisode 11 – Brand New Day – 19/20
Ils me saoulent avec leur saison parfaite du début à la fin. Enfin, la fin est la semaine prochaine, alors j’ai encore un peu peur que ça finisse sur un truc que je n’aime pas, mais vraiment, nous n’en sommes pas là avec cette avant-dernière semaine qui prépare à merveille le terrain pour la fin, que ce soit du côté de l’intrigue ou des personnages, avec déjà tant d’émotions en chemin. J’ai envie d’être la semaine prochaine. J’ai aussi envie de ne pas l’être.

Saison 7


Spoilers

711

The thing is : I already have a sister to save. Her name is Jemma Simmons.

Ce n’est pas du tout une heure raisonnable pour regarder un épisode, et particulièrement un de cette série pour laquelle je sais que je ne peux qu’écrire des critiques bien trop longue au-delà de ce qui est raisonnable. Pourtant, je lance tout de même l’épisode : j’ai trop envie de savoir vers quoi se dirige la fin de série après une saison aussi parfaite ! Et j’ai toujours espoir de voir Fitz, son absence étant le gros défaut de cette saison.

Et justement, Nathaniel a enlevé Jemma pour qu’elle puisse l’emmener à Fitz, j’ai donc raison d’avoir bon espoir de le voir, non ? L’épisode commence cependant par le stress de Daisy qui suit le vaisseau jusqu’à la disparition de celui-ci sur les radars. Daisy refuse d’envisager que le Zéphyr soit parti vers une autre période temporelle, s’énervant même contre Daniel pour avoir eu l’idée de le suggérer.

En attendant de retrouver le Zéphyr, Yoyo, Mack et Coulson reviennent avec quelques prisonniers. May prévient Daisy de ne surtout pas annoncer à sa sœur la mort de leur mère, mais elle n’est pas convaincue que le choc soit si grave. La rencontre avec sa sœur ? À défaut d’être explosif, Kora n’utilisant pas ses pouvoirs, c’est, comme disent les américains, groundbreaking, parce que Daisy utilise le sien. Tout ça permet à Kora d’annoncer qu’elle souhaite devenir un agent du S.H.I.E.L.D. AH. Telle sœur… telle sœur ?

C’est donc pour ça qu’elle ne s’est pas trop battue quand elle a été arrêtée. Kora est bien sympathique en tout cas, surtout qu’elle apporte enfin l’information que j’attendais depuis plusieurs épisodes : ils sont dans une nouvelle timeline, et s’il fallait une liste de preuve, on pourrait parler des parents de Mack, de Kora en vie ou de Jiyaing morte. C’est plutôt pas mal.

Elle essaie donc de convaincre nos agents que puisque c’est le cas, ils peuvent bien tuer qui ils veulent désormais. Daisy demande alors à lui parler seule, ce qui est apparemment prévisible pour Sibyl, mais qui se fait malgré tout. Kora avoue ainsi à Daisy que si elle veut bosser pour le S.H.I.E.L.D, c’est grâce à elle et par envie d’avoir une sœur. Au moins, elles partagent pas mal de choses du côté des sentiments vis-à-vis de la famille.

Beaucoup, oui, mais pas tout : Kora a été aimé par sa mère, pas comme Daisy. Au moins, l’une et l’autre veulent être une sœur, et ça c’est une constante sur laquelle s’appuyer. C’est ce que fait d’ailleurs Sibyl dans ses prédictions, et ça mène à Daisy libérant sa sœur parce qu’il n’existe aucun futur dans lequel elle laisse sa sœur se battre seule.

Si Daisy dit que c’est vrai, elle décide aussi qu’il est temps de se faire la malle. Eh, ça faisait quelques saisons qu’elle n’avait pas fait ça. Ce qui est top, c’est qu’elle embarque alors Daniel avec elle. C’est vraiment chouette : elle sait qu’il n’a jamais fait quelque chose d’aussi imprévisible que quitter son poste ; elle sait que Sibyl pense qu’elle sauvera sa sœur coûte que coûte et elle a bien raison, elle a juste mal cerné Daisy. Sa sœur, c’est Jemma Simmons. AAAAH.

Non seulement cette réplique est génialissime, mais en plus, ça nous ramène le duo Daisy/Daniel qui fonctionne à fond, surtout que Daisy l’embarque dans un plan non réfléchi qui la mène à devoir conduire le vaisseau… alors qu’elle n’a jamais eu l’occasion de le faire en sept saisons. C’est bien la seule et les scénaristes s’amusent de la situation. Je suis prêt à parier que l’actrice leur a demandé un milliard de fois d’être au poste de commandement, car c’était clairement Noël sur son visage. Entre ça et les nombreux gros plans sur elle tout au long de l’épisode, on sent qu’elle s’éclate comme jamais cette saison (et ce n’est pas la seule, c’est pareil pour May par exemple).

Bref. Ils sont vite interrompus par Mack, qui comprend cependant tout à fait ce qu’il se passe et laisse le duo s’en aller avec lui. Il est quand même copilote de Daisy, mais c’est vraiment chouette. En plus, ça laisse Coulson et May seuls. Cette dernière n’aime pas l’idée de Daisy d’agir de manière imprévisible, Coulson est tout simplement fan de ce qui est en train de se passer. Ma foi, moi aussi.

Kora est frustrée de découvrir que sa sœur n’est pas avec elle et qu’elle est bloquée avec la Cavalerie. Evidemment, elle connaît tout de notre équipe, y compris le passé de May qu’elle peut lui reprocher. Là-dessus, les scénaristes continuent d’utiliser les saisons passées à très bon escient, et ça fait vraiment plaisir à voir. Par contre, May énerve Kora, ce qui n’est pas une bonne idée : elle coupe ainsi une grosse partie du courant du Phare et atténue les pares-feux du S.H.I.E.L.D. Sibyl peut grâce à ça entrer en contact avec May et Coulson. Génial.

C’est d’autant plus génial que maintenant que Coulson est un robot, il peut avoir accès aux informations cachées du code qu’il comprend sans même savoir comment. Tout en donnant l’ordre à May de retourner parler à Kora pour la ramener du bon côté comme elle a pu le faire avec Skye ou Yoyo, Coulson néglige ses écrans et ne voit pas que Sibyl s’est arrangé pour ouvrir tous les verrous du Phare.

D’ailleurs, Yoyo est laissée en marge de l’épisode pour un bon moment puisqu’elle surveille les prisonniers de l’épisode précédent, ramenés d’Afterlife. Ce n’est pas bien passionnant pour elle, mais elle est tout de même mise en danger par la libération imprévue des prisonniers. Yoyo s’en sort juste à temps grâce à ses pouvoirs, mais Kora se libère avant qu’elle ne puisse agir ou prévenir Coulson et May.

Kora leur fait alors du chantage : elle veut absolument commencer à éliminer les noms qu’elle a sur sa liste pour améliorer le futur, en faveur du S.H.I.E.L.D. Elle serait donc vraiment agent double, finalement ? Bien sûr, elle veut tuer Grant Ward, même si ce n’est qu’un enfant à ce moment-là. Pas un problème pour May, après tout, selon elle. C’est génial, tout l’humour que les scénaristes parviennent à caser. Kora nous balance tous les noms des morts laissés par Ward/Hive, nous rappelant ainsi tous les dégâts causés par celui-ci, l’air de rien.

Pour la calmer, May décide alors de lui montrer ce qu’il est advenu de Jiyaing. Je suis tellement triste de son sort… Et l’actrice est top dans son désespoir de vouloir sauver sa mère grâce à ses pouvoirs. Elle espère en effet pouvoir lui donner l’énergie d’activer ses pouvoirs à elle… mais c’est en vain : le cou de sa mère est en morceau, elle ne peut donc pas se regénérer. Cette fois, Kora est forcée de voir la vérité en face : Nathaniel ou Daisy sont les deux seuls meurtriers potentiels de sa mère. Il est assez évident que c’est Nathaniel tout de même.

Il n’empêche que Kora se sent manipulée par May sur ce coup-là, remarquant à juste titre que May pense tout connaître de ses émotions. Tout ça nous mène à un chouette combat, parce que c’est exactement ce qui devait manquer à Ming-Na dans cet épisode. Gordon en profite cependant pour débarquer et emmener Kora loin de May. Ouf ? Elle n’est pas rassurée, mais moi, si. A l’étage, Coulson découvre que Sibyl a accédé à toutes les bases du S.H.I.E.L.D. Et ce n’est pas bon signe…

Finalement, il est révélé que Daisy a bien raison : le Zéphyr qui emmène Jemma loin d’elle n’a pas sauté dans le temps ; il est juste dans l’espace. Par contre, l’espoir reposant sur Deke est vite mis à mal avec Gordon se téléportant derrière lui.

De son côté, Jemma a le droit d’être torturée par Nathaniel, d’une manière bien particulière : il fouille sa mémoire et ses souvenirs. C’est ENFIN l’occasion de voir Fitz dans la saison, même s’il ne s’agit que de flashbacks de certaines des meilleures scènes de la relation Fitzsimmons. C’est un échec pour Nathaniel, mais avoir Deke en otage va tout changer, évidemment.

Deke peut être torturé sans rien révéler pour autant, certes, mais ça finit par mener à la révélation de l’implant de Jemma malgré tout, sans oublier un coup plus violent que les autres pour Deke, histoire de me faire flipper que ce soit définitif. Ce n’est pas le cas, heureusement, et la série nous ramène alors une machine oubliée depuis quelques temps.

Grâce à celle-ci, Nathaniel peut entrer dans le cerveau de Jemma et apercevoir certains de ses souvenirs avec Fitz, espérant découvrir comment lui faire retirer l’implant et s’en servir. On peut donc enfin avoir quelques nouvelles scènes de Fitz, mais je suis bien triste de voir que ça occupe si peu de temps dans l’épisode.

On découvre le moment où Jemma et Fitz ont mis au point Diana, l’intelligence artificielle. Face à quelques échecs et sachant qu’ils ont encore du temps devant eux, Fitz demande alors à Jemma de passer quelques années ensemble. C’est triste parce que Jemma n’est pas tout à fait sûre que c’est une bonne idée. Tout ça permettrait peut-être d’en revenir à ma théorie de base, qui est que Jemma pourrait tout à fait être un robot.

Quelques temps plus tard, dans le dernier souvenir de Jemma concernant Fitz, on voit le couple se disputer parce que Jemma refuse d’oublier ce qu’il a voulu lui faire oublier : ce n’était pas le but premier de l’implant selon elle, qui devait juste cacher la localisation de Fitz. Elle se retrouve alors seule à pleurer, sans avoir donné à Nathaniel la localisation de Fitz, sans qu’on ne sache exactement le sacrifice fait par Fitz.

C’est donc Fitz qui a pris la décision du poids de l’implant seul… La conversation est cryptique, mais me rassure. Cette fois, ma théorie est que Jemma a accouché dans l’intervalle : elle ne veut pas oublier une partie d’elle ; à son réveil, elle regarde directement Deke, j’ai espoir que Fitz soit en compagnie de leur fille, tout simplement. Quant à son dernier souvenir avec Fitz, il est clairement modifié et épuré par l’implant… donc elle a pu oublier tout ce qui concernait leur fille, pour la protéger. Je veux tellement une fin heureuse pour le couple que je vais me rattacher à ça pour les six jours restants avant la fin de la série – je serai en vacances, mais je ne me vois pas rater ça.

À son réveil, toutefois, Jemma ne se souvient même pas de Fitz… « Oh putain » sont les mots que j’ai immédiatement prononcés. C’est une prise de risque à deux épisodes de la fin de la série de nous pondre un coup pareil, mais j’aime l’idée de séquelles de la torture de Nathaniel malgré tout.

Ailleurs dans l’espace, Daisy et Mack reviennent une nouvelle fois au-dessus de la Terre, emmenant avec eux Daniel qui découvre les joies de l’absence de gravité pour la première fois. J’adore l’idée, vraiment, c’est tellement chouette. Puis une fois dans l’espace, il est plus simple de localiser le Zéphyr.

En chemin, Daisy et Mack peuvent discuter un peu de cette affaire de timeline modifiée qui n’est pas très rassurante pour eux souhaitant rentrer chez eux, alors que Daisy révèle également les derniers mots d’Enoch. Eh ! J’ai adoré cette scène ! La relation amicale Daisy/Mack est géniale, les scénaristes prouvent à quel point ils ont bien construit les personnages.

C’est en plus super triste pour Daisy qui considère toute l’équipe comme sa famille et qui découvre que Mack envisage de la quitter sans le moindre mal. La série prépare le terrain de sa fin, dans un double épisode de la semaine prochaine. C’est tellement triste, mais aussi tellement génial à voir…

Dans les choses que j’adore aussi, il y a la découverte pour Mack de la relation Daniel/Daisy. Et même s’il faut préserver l’oxygène, Mack en profite aussitôt pour jouer les papas et interroger Daniel sur ses vraies intentions concernant Daisy. Il est absolument génial dans ce rôle : il nous fait l’historique des relations amoureuses de Daisy, prévient Daniel de ce qui l’attend quand Daisy comprendra qu’elle est amoureuse de lui et imagine les excellents comics-books qu’ils feraient. Oh, et bordel, Daniel qui se moque du surnom de superhéroïne de Daisy !! C’est une super idée – un brin trop macho toute cette scène, mais ça colle tellement aux personnages, c’était drôle.

Finalement, la fin d’épisode nous mène logiquement à un excellent cliffhanger, mais en passant par les meilleures scènes de drague possible entre Daniel et… Quake. Le cliffhanger ? Nathaniel s’énerve particulièrement contre ses hommes de main, au point d’en tuer un qui ose l’appeler monsieur. Bon, OK, le vrai suspense n’est pas là, mais dans le débarquement de quelques vaisseaux de Chronicons au-dessus de la Terre. Sibyl ayant eu accès aux différentes bases du S.H.I.E.L.D en donne aussitôt les coordonnées, et hop, les Chronicons détruisent le hub, puis quelques autres bases. Toutes sont visées, une à une.

Le S.H.I.E.L.D est donc en train d’être détruit alors que toute l’équipe est séparée. Cette fois, les Chronicons ont une sacrée longueur d’avance sur le reste de l’équipe et cette timeline est dans la merde. Pour se sauver, il faudra compter sur Kora. Celle-ci est en effet dans le Zéphyr grâce à Gordon. Nathaniel est tout heureux de la revoir, persuadé de l’avoir encore dans son camp. Il embrasse Kora, certes, mais je n’y crois pas particulièrement à ce couple. Elle le trahira pour sauver Daisy, c’est obligé. Non ?

Saison 7

Agents of S.H.I.E.L.D – S07E10

Épisode 10 – Stolen – 20/20
Sont-ils seulement sérieux à gérer leur saison comme ça ? C’est tellement satisfaisant comme intrigue. Je n’étais pas 100% convaincu avant de lancer l’épisode par les choix opérés autour de la mi-saison, malgré les notes précédentes, mais là, tout est impeccablement justifié et fonctionne très bien. Le niveau de maîtrise de la saison est tout bonnement impressionnant, tant du côté de l’écriture que du jeu d’acteur, en passant par la production. C’est merveilleux, tout simplement.

Saison 7


Spoilers

710

The past won’t leave us alone.

Après la parenthèse enchantée de la boucle temporelle de la semaine dernière, il faut repartir sur l’intrigue autour de Kora et Nathaniel, ce qui est une super nouvelle pour moi : je n’ai pas pris le temps de vérifier l’orthographe exacte des prénoms de ces deux-là… Mais bon, on va faire comme si. La série reprend dans son bar habituel avec un jeu de fléchettes qui n’a rien d’habituel, lui.

Nathaniel vient y défier un agent du S.H.I.E.L.D, avec une certaine manière de lui faire du rentre dedans que j’ai trouvé particulièrement inattendue mais qui fonctionne totalement sur cet agent qui se laisse facilement tenter par la voie du mal – ou la voix du mâle ? Il s’avère finalement qu’il s’agit de John Garrett. Superbe.

On les retrouve plus tard dans l’épisode à After Life, où Garrett a le droit d’obtenir quelques pouvoirs et de rencontrer Sibyl. Il n’est pas trop convaincu par l’ordinateur, mais le fait de pouvoir devenir immortel et tout puissant l’intéresse malgré tout particulièrement. Tu m’étonnes. Sa rencontre avec Sibyl lui permet de connaître son avenir et l’ensemble de ce qui lui arrivera par le futur, à savoir sa jolie manière de trahir ses idéaux pour devenir un membre influent d’Hydra, neutralisé par Coulson et son équipe qu’il aura infiltré avant ça avec Ward. À ce stade de la saison, je n’attends plus qu’un retour de Ward, honnêtement.

En attendant, Garrett découvre peu à peu la base du grand méchant, et nous avec, histoire de comprendre que Kora vient en aide à Nathaniel tout en le laissant continuer son brainwash d’un peu tout le monde. Honnêtement, même si on sait qu’ils sont méchants, je comprends à peu près pourquoi tout le monde se laisse embarquer par lui. Il a un charme naturel déconcertant qui fait son petit effet et qui m’a plus convaincu dans cet épisode que dans les précédents.

Finalement, Nathaniel demande à Kora de tuer Lee, le bras droit de sa mère depuis un bon moment, après lui avoir volé son pouvoir pour un de ses agents. Elle le fait après une bien courte hésitation, passant définitivement du mauvais côté de la force… Mince, quoi.

Pendant ce temps, nos agents sont donc coincés dans les années 80 eux aussi. Ils reviennent au Phare comme ils peuvent, avec les agents du S.H.I.E.L.D introduits il y a deux épisodes par Deke qui les a formés comme il pouvait. C’est assez dingue parce que tout se remet en place assez vite pour entrer directement au cœur de l’épisode, mais la série prend le temps d’évoquer tout de même les sentiments de chacun des personnages face à la situation, tout en faisant avancer son intrigue.

Ah, l’écriture de cette série, c’est d’une fluidité remarquable cette saison, ça paraît si simple à faire ! Daisy et Jemma sont déprimées d’être de retour au Phare, par exemple. Pas comme Daniel qui est impressionné par les locaux et le cerveau de Daisy, à qui il continue de faire la cour. C’est si mignon, surtout qu’ils sont observés par une Jemma loin d’être dupe de la situation. On apprend que le compte à rebours de la machine temporelle ne fonctionne plus, avec Jemma qui s’amuse à fournir une explication compliquée que seule Daisy peut comprendre. Elle revient de si loin notre petite hackeuse, j’ai adoré la scène.

Une fois Daniel parti avec ses affaires et celle de Daisy, on a aussi droit à un aparté entre les deux amies de longue date. Jemma ne se souvient de rien d’avant l’implant, mais Daisy est curieuse de savoir ce qu’il s’est passé après le choc de l’épisode précédent. Jemma refuse de savoir quoique ce soit des informations que son amie aurait pu apprendre quand elle n’avait plus l’implant, mais Daisy lui explique tout de même qu’elle était inconsolable, comme elle ne l’avait jamais vu. C’est si triste pour Jemma…

C’est sans surprise qu’elle va s’en confier plus tard dans l’épisode à son petit-fils. On note que Deke a un petit walkman qui le rend toujours aussi attachant à s’adapter à tout ce qui lui arrive, mais le but de la scène est surtout de le faire parler à Jemma qui doute à présent de la survie de Fitz. Suite à ce que Daisy lui a dit, elle commence à craindre le pire, d’autant que Fitz ne les aide pas à revenir à leur époque.

Tous les sauts temporels étaient dus aux Chronicoms ou à des bugs… Difficile de ne pas commencer à envisager le pire. Deke s’y refuse, mais l’interrogation autour de la survie de Fitz devient vraiment intéressante là.

Le retour au Phare est vraiment marrant parce qu’on peut faire la comparaison technologique entre les saisons. Il faut bien entrer toutefois dans l’intrigue de l’épisode, et cette intrigue est d’après Coulson de se fixer la mission d’aller protéger Jiyaing, puisque c’est ce que May a promis de faire.

Daisy n’a pas trop envie d’être confrontée à sa mère comme ça, mais elle comprend vite qu’il n’est pas possible de faire changer d’avis Coulson, qui souhaite encore et toujours protéger la timeline, même s’il est évident que cette timeline n’est plus la même. On est dans une nouvelle branche temporelle, comme dans Endgame, franchement. Je ne vois pas comment il serait possible d’envisager les choses autrement à présent…

En tout cas, May n’a pas trop le choix de devoir annoncer à Daisy qu’elle a bel et bien une sœur… mais elle n’a pas le temps de venir au bout de sa phrase que Jiyaing et son téléporteur, Gordon (comment j’ai pu oublier son nom la semaine dernière ?) débarquent au phare. Bon, ben c’est râpé : Jiyaing voit toute l’équipe avant qu’elle ne puisse se planquer. C’est tant mieux : je voulais absolument une retrouvaille entre Daisy et sa mère. Apparemment, les scénaristes aussi.

Les choses se mettent rapidement en place : Coulson et Gordon font équipe pour retourner à After Life protéger Kora, que Jiyaing veut sauver à tout prix des griffes de Nathaniel. Coulson refuse que Jiyaing vienne avec eux, mais ça intrigue Daisy de voir sa mère si acharnée à vouloir retrouver Kora… Comme une mère. Elle finit donc par découvrir la vérité au pire moment possible, et ça ne vient pas de May. Cela énerve particulièrement Daisy qui apprend que sa sœur s’est probablement suicidée dans la timeline originale. Ah. Ben oui, elle voulait se suicider avant que Nathaniel l’en empêche, et sa mort expliquerait que Jiyaing rencontre plus tard le père de Skye/Daisy.

Tout ça se tient, et bien plus que de voir Mack demander à Daisy de ne pas partir dans la mission sauvetage de sa sœur alors que lui nous a fait de la merde avec ses parents du début à la fin.

Bon, après, il a raison hein, ce n’est pas la question. Mack, Yoyo, Coulson et Gordon partent donc en expédition à After Life. Gordon embarque Coulson bien rapidement à After Life et ils se font capturés en à peu près trente secondes. Nathaniel les attendait, grâce au « time stream » (courant temporel donc ?) qu’il possède et qui lui permet de savoir les probabilités très précises des événements à venir dans le futur.

Coulson comprend bien vite que Gordon va se faire voler ses pouvoirs par Garrett. C’est terrible, parce que le jeune Garrett a eu le temps de découvrir tout son futur et tout ce que Coulson comptait lui faire… Coulson reste impuissant parce qu’il est clairement débordé par la situation, mais je le trouve bien trop en contrôle de lui-même quand Garrett récupère les pouvoirs de Gordon. Il fait plutôt bien : Garret décide de changer d’avis quand il a peur de perdre la vue, ce qui donne l’impression que Coulson va reprendre le dessus…

Sauf que ce n’est pas le cas : Garrett se téléporte tout simplement. Kora est bien trop heureuse de voir le pouvoir de Gordon récupéré par un autre, surtout que Garrett apprend bien vite à maîtriser son pouvoir, ça craint de fou. Bon, il met trois essais avant d’arriver au Phare, mais il me fait rire à être tout excité par son pouvoir, contrairement à Nathaniel qui est ennuyé par ça quand ils se rendent ensemble au Phare.

Cela nous laisse Coulson prisonnier avec Gordon qui insiste pour se servir de ses pouvoirs avant de les libérer. Cela n’a pas trop de sens de voir Coulson le laisser faire, même s’il fait semblant de vouloir l’en empêcher. Bien sûr, Gordon meurt de cette nouvelle utilisation de pouvoir. Je suis beaucoup plus triste de cette mort que je ne l’aurais pensé, parce que c’est un pouvoir que j’adore et un personnage qui est très iconique de la série, je trouve.

Pas le temps de faire son deuil, cela dit : Mack retrouve Coulson et ils sont rejoints par Yoyo dont l’absence de rebond permet finalement de se téléporter, à peu de choses près. Son pouvoir est vraiment cool, ma foi, et la petite mise à jour qu’elle a obtenu lui permet de libérer encore plus vite les inhumains prisonniers. Quant à l’écriture du personnage, c’est toujours aussi bon : Yoyo s’avère impatiente de partir à son tour sur le terrain, Mack refuse de la voir partir là-bas, mais elle est tellement au taquet qu’elle est immédiatement là quand il commence à l’appeler. C’est génial.

Dans tout ça, au Phare, Daisy explique à Daniel à demi-mots tout ce qu’elle ressent vis-à-vis de Jiyaing et de son incapacité à aller lui parler malgré son envie. Daniel est excellent : il explique à Daisy que la timeline est de toute manière déjà complètement foutue, et il a tellement raison que j’ai eu envie de traverser l’écran pour aller lui faire un câlin. Ou pour forcer un baiser entre lui et Daisy. Bref, je shippe comme je n’avais plus shipper depuis longtemps dans cette série !

Daniel lui rappelle qu’elle a une chance exceptionnelle de pouvoir parler avec sa mère décédée comme ça, et il ferait n’importe quoi pour parler lui-même à Peggy. Il réussit en tout cas à convaincre Daisy de parler à sa mère, et il n’y va pas par quatre chemins en révélant à Jiyaing que Daisy était elle aussi à After Life… Très rapidement, Daisy révèle donc à sa mère qu’elle vient du futur. Oooh !

Jiyaing comprend bien vite tout ce qui est en train de se passer avec Kora, mais aussi avec Nathaniel. Il paraît évident qu’elle se doute que Daisy est sa fille, mais elle ne dit rien, malheureusement. Elle préfère se consacrer à Kora, sa petite fille bien aimée qui mérite d’être sauvée et qui était inséparable d’elle quand elle était enfant. Jiyaing révèle finalement à Daisy que Kora était son plus grand cadeau dans la vie, ce qui est un peu con puisqu’elle parle à sa deuxième fille qu’elle n’a pas tout à fait aimé autant à vouloir se servir d’elle.

La scène est hyper puissante en émotions et vraiment bien géré par les deux actrices. En même temps, elles sont géniales toutes les deux, je ne sais même pas pourquoi je prends la peine de l’écrire… Daisy a le temps de faire des reproches à sa mère, sans révéler à Jiyaing l’identité de sa mère. Cette dernière n’a donc d’autres choix que d’essayer de justifier les actions de celle-ci, et ça permet une scène merveilleuse entre les deux femmes.

Dans le laboratoire, May tombe sur Garrett et découvre bien vite son identité, ainsi que son nouveau pouvoir qu’il ne maîtrise pas encore à la perfection. Elle comprend ce qui est probablement arrivé à Gordon, mais aussi que Garrett sera compliqué à gérer. Il s’enfuit bien rapidement, ce qui permet toutefois à May de prévenir Daisy juste à temps.

Oui, juste à temps : Nathaniel retrouve Daisy et Jiyaing bien rapidement et il est toujours aussi parfait dans cet épisode. C’est dingue : je n’arrivais pas à le trouver convaincant dans les épisodes précédents, mais là je trouve qu’il est brillant comme méchant et que l’acteur paraît bien meilleur. Je suis totalement à fond, comme à l’époque où Ward était le méchant… alors qu’on ne connaît pas spécialement Nathaniel.

Bref, c’est un bon méchant captivant à mes yeux… Grâce à lui qui balance tout ce qu’il sait, Jiyaing comprend donc que Daisy est bel et bien sa fille. Les deux ont le temps d’échanger quelques mots, Jiyaing comprenant qu’elle a fait souffrir comme jamais sa deuxième fille, qui s’excuse de ne pas avoir pu trouver les mots pour dire la vérité. Effectivement, c’est triste. Par contre, ce n’est pas le moment de parler : elles sont face à Nathaniel.

Ainsi, Nathaniel raconte toute la saison 2 à Jiyaing qui est bien choquée de découvrir une grosse partie de la vérité. Elle n’a juste pas le temps d’apprendre l’identité de son meurtrier, mais bon, la rapidité de Daisy à faire taire Nathaniel en utilisant son pouvoir parle d’elle-même. Le rappel du passé de la série est vraiment une bonne chose, de même que l’utilisation du pouvoir de Daisy comme ça.

Le problème, c’est que Nathaniel a eu le temps de contrôler les pouvoirs de Daisy pendant tout ce temps, et qu’il lui renvoie une réplique bien plus puissante. J’adore les effets spéciaux dans cette série, vraiment. Voyant sa fille en mauvaise posture, la mère utilise ses pouvoirs sur Nathaniel, persuadée d’être intouchable de toute manière.

Elle sait que sa fille viendra la voir dans trente ans à After Life et apparemment, Nathaniel en a clairement après son pouvoir. C’est du moins ce que nos héros ont répété pendant tout l’épisode et la raison pour laquelle ils voulaient protéger Jiyaing. Malheureusement, c’est un échec : Jiyaing se fait tuer par Nathaniel, sous les yeux de Daisy. What ?

Je suis révolté et tellement triste de cette fin pour Jiyaing… Daisy allait pouvoir avancer sur le sujet de sa famille (c’était une base de la série quand même), et voilà que finalement ce chapitre n’est rouvert que pour la faire souffrir. Pff. On a connu de meilleures idées de la part d’un super méchant, parce que ça réveille toute la colère de Daisy en tout cas.

Ses pouvoirs s’amplifient pour les retourner contre Nathaniel qui comprend son erreur, mais elle n’a même pas le temps de les utiliser que May débarque et nous tire sur Nathaniel… mais c’est trop tard, Jiyaing est morte, une fois de plus. Et sa mort me rend encore plus triste que celle d’Enoch la semaine dernière, c’est dire.

En plus, ça prouve que Nathaniel n’en avait pas après les pouvoirs de Jiyaing comme tout le monde le supposait. May comprend qu’ils ont fait une erreur stratégique, mais ne comprend que trop tard ce qu’il se passe : Jemma se fait enlever par Garrett, sous les yeux de Daniel impuissant. Cette fois, rien à faire, je me valide le point du Bingo Séries concernant les effets spéciaux bluffants : j’adore vraiment tout ce que permet le pouvoir de Gordon/Garrett. Puis, l’épisode en lui-même nous fait de sacrées démonstrations de pouvoirs, avec Nathaniel, Daisy, Yoyo, Kora…

Ah ben d’ailleurs, Coulson, quant à lui, retrouve Kora qui se dit impatiente de rencontrer Daisy. Oui, mais il ne compte pas lui laisser cette chance : il n’hésite pas à la mettre KO, ne sachant pas que Jiyaing est morte elle aussi. Bon, Coulson ramène Kora inconsciente (morte ? C’est ce que je pensais au départ, mais ce serait gros de la tuer quand même… en même temps, lui donner ce qu’elle veut, c’est bizarre) auprès de Mack, Yoyo et les inhumains dans le vaisseau.

Et puisqu’on parle de vaisseau, Deke est toujours dans le Zéphyr avec son fameux casque audio introduit plus tôt dans l’épisode, l’air de rien. Il n’entend pas les appels de May avant le décollage du Zéphyr. Nathaniel et Garret, avec Jemma ont décidé de voler le vaisseau. Heureusement, on a donc Deke pour sauver tout ça dans l’épisode suivant, mais pas avant de savoir ce qu’il est advenu de Fitz. J’aimerais bien avoir un épisode centré sur lui la prochaine fois, avec le retrait de l’implant de Jemma pour tout découvrir. Non ?

Ah oui, parce que le cliffhanger nous révèle que Nathaniel a un seul objectif : retrouver Fitz, qui est celui qui le fait perdre à chaque fois face au S.H.I.E.L.D dans les prédictions de Sibyl. Fluide, logique, parfait. Quelle saison !

Saison 7