Riverdale – S07E06 – Peep Show – 10/20

J’ai beau vouloir rester positif et apprécier certains choix faits pour la saison, cet épisode part à nouveau dans tous les (mauvais) sens et ne parvient pas vraiment à me convaincre. Chaque intrigue avance plutôt efficacement et toujours aussi rapidement, mais l’ensemble manque trop de cohésion – à moins que les obsessions sexuelles des personnages et des scénaristes soient la cohésion en question.

Spoilers

Betty aime le sexe, Cheryl aussi. Par contre, Archie n’aime pas son oncle et Jug n’aime pas le plagiat.

What’s sex like?

Oui, oui, me revoilà déjà devant un épisode de la série (cette intro fonctionne moins bien que prévu : en vrai, j’ai vu cet épisode le lendemain du précédent, mais je n’ai pas eu le temps de mettre en page depuis) ! En vrai, j’aime bien l’ambiance un peu vieillotte et le fait que ce soit si peu prise de tête cette saison, alors j’ai eu envie de continuer pour me mettre à jour petit à petit. Et puis tant que j’ai envie de la regarder, autant en profiter, parce que c’est loin d’être le cas tous les jours, hein !

Le plagiat, c’est mal | Archie | SEX | Cheryl & Toni

Le plagiat, c’est mal.

Jug découvre que son rêve tourne au cauchemar : l’éditeur pour lequel il travaille est en fait un grand habitué des plagiats, et il s’en prend à présent à des auteurs que Jug adore. C’est gênant. On nous rappelle que le plagiat, c’est mal, mais moi, ça me fait rire venant de ces scénaristes qui passent tout leur temps à reprendre d’autres histoires.

Pour autant, cela n’empêche pas Jug de se rendre directement chez son auteur favori pour lui annoncer que Pep Comics est en train de le plagier. Bien sûr. C’est du pur Riverdale, ça. Comment Jug peut-il retrouver l’adresse de son auteur préféré plus de dix ans après, dans une décennie qui n’a pas Internet et à peine le téléphone ?

Allez, qu’importe, l’essentiel, c’est qu’il arrive à faire comprendre à l’auteur qu’il est plagié et que ça a été le cas huit fois. Il fait bien de le faire, parce qu’il peut ensuite éviter les problèmes légaux de Pep Comics et se faire bien voir de son patron en lui évitant un procès couteux. Et bien sûr, Jug fait tout ça dans son intérêt perso : il souhaite être le prochain à pouvoir adapter les histoires de son auteur préféré ; et il n’hésite pas à lui demander.

Bon, je vois bien qu’il y a une trame en fil rouge pour les comics, mais je ne sais vraiment pas où elle est supposée nous mener. En plus, on a complètement oublié Ethel à présent ! Allez, qu’importe : Jug commence à avoir sa petite réputation d’auteur de comics book et il accepte même de se remettre à écrire des nouvelles pour les faire lire à son auteur préféré.

Seulement voilà, une fois chez lui, Jug est tiraillé par la curiosité quand il découvre que son auteur préféré s’est remis à écrire apparemment. Il vole donc son manuscrit et se fait dégommer par l’auteur le lendemain, parce qu’il n’apprécie pas ce qu’il considère être le même genre de vol que le plagiat.

Et c’est après tout ça qu’on en revient finalement au fil rouge : la secrétaire du principal confisque un comic et se rend compte qu’il a été écrit par Jug. On avancera donc, peut-être, au prochain épisode.

Le plagiat, c’est mal | Archie | SEX | Cheryl & Toni

Archie

De son côté, Archie a donc vu son oncle revenir dans sa vie suite au délire avec Cheryl. J’avoue que j’avais tout oublié et que ce n’était pas plus mal d’avoir oublié… L’oncle décide de reprendre en main son neveu et de faire en sorte que sa vie retrouve le droit chemin : il le fait s’excuser auprès de sa mère et prend rendez-vous avec le principal pour cela.

Ce rendez-vous lui permet aussi de devenir le coach de l’équipe de basketball, parce que pourquoi pas ? Archie n’a plus envie d’être dans l’équipe une fois que c’est fait. En plus, son oncle lui mène vraiment la vie dure : il confisque même sa belle voiture sans le prévenir et ne lui rend pas tant que ses notes ne remonteront pas.

Mieux encore : si Archie n’est plus dans l’équipe de basket, il doit à présent être celui qui leur sert des verres d’eau pendant l’entraînement et les matchs, mais aussi celui qui fait le ménage. Euh ? En quoi est-ce que ça remontera ses notes de perdre autant de temps ? On ne sait pas trop, mais l’oncle les enchaîne, en trouvant ensuite un job à son neveu chez Pop’s.

Comme à l’entraînement, Archie doit alors supporter Julian qui se moque de lui. Inévitablement. Il peut au moins compter sur l’amitié de Pop et sur le souvenir de son père ce héros pour se consoler. Cela ne dure qu’un temps, évidemment : très vite, Archie est lassé des moqueries de Julian et finit par se battre avec lui. Cela nous permet de subir une super scène entre Archie et sa mère. Il ne manquait plus que ça, vraiment, la bienveillance américaine de base qui permet à Archie de se réaffirmer en fin d’épisode : il rejoint à nouveau l’équipe de basket. Julian n’en veut pas, mais il n’a pas son mot à dire, évidemment.

Le plagiat, c’est mal | Archie | SEX | Cheryl & Toni

SEX.

WTF ? La série n’y va pas de main morte ensuite et continue de traiter de manière très directe son obsession de la saison : le sexe. Ainsi, Archie prend une douche et en sort avec une simple serviette autour de la taille, histoire que Betty puisse le mater depuis sa chambre. Bordel, il y a eu tellement de zooms, on sait que le compteur va encore s’affoler. Non, plus sérieusement, le but, c’est de nous rapprocher ensuite Betty et Veronica.

Ouais, je sais, on ne s’y attend pas, mais voilà : Betty demande conseil à Veronica pour savoir ce que ça fait de faire l’amour, pare qu’elle est si sexy qu’elle imagine que Veronica n’est plus pucelle. Ce n’est finalement pas le cas, mais Veronica lui conseille tout de même d’essayer un peu de lingerie pour se découvrir sexy elle aussi.

Le conseil de Veronica, puis ses murmures à l’oreille de Betty, finit par porter ses fruits auprès de Betty. Elle met une jolie tenue et se mate dans le miroir, pour regagner confiance. Veronica insiste alors pour que Betty porte ces sous-vêtements tous les jours, même quand elle a gym. Bizarrement, Betty ne trouve pas l’idée si confortable, hein.

Les deux amies prennent le temps d’en parler, avant que Betty ne finisse par confier qu’elle aimerait bien qu’Archie la remarque et sorte avec lui. Pas de bol pour Betty, Archie a autre chose en tête dans cet épisode, parce qu’il doit absolument remonter ses notes. Il est donc forcé de refuser le rencard que lui propose Betty, et… c’est en toute subtilité qu’on voit Veronica être heureuse de ce râteau de sa nouvelle meilleure amie.

On a bien compris que Veronica voulait se faire Archie, elle aussi. En attendant, elle console Betty qui ne croit pas trop à l’excuse (pourtant légitime) d’Archie et propose à la blonde d’aller trainer vers l’école privée des garçons, histoire de se trouver un nouveau petit-ami. Et oui, la série ne nous épargne pas ça non plus. On voit donc Betty et Veronica dans un double rencard avec des types chez Pop’s, mais Betty préfère clairement mater Archie par la fenêtre. Elle en a l’habitude après tout.

Veronica finit par le découvrir aussi et dès qu’elle sait que Betty peut mater Archie à son aise quand elle veut, Veronica demande sa place pour une représentation. Evidemment. Sans surprise, Archie finit par les voir en train de le mater et PARDON ? Il y a des rideaux pour cette fenêtre ? Mais depuis quand ? Et pourquoi ne les ferme-t-il jamais ?

La réponse vient peut-être dans la scène suivante : Archie est tout excité (son mot, pas le mien !) de donner un rendez-vous à Betty pour le soir-même, à minuit, histoire qu’ils se voient l’un l’autre depuis la fenêtre. Et elle promet de porter quelque chose de spécial pour lui. L’épisode termine sur les deux héros très heureux et souriants de se déshabiller l’un devant l’autre. Et oui, on nous fait subir ça aussi, une sorte de soft porno plein d’érotisme qui n’a pas grand-chose à faire là en théorie. Pas du tout gênant des adultes qui se prennent pour des adolescents en train de se mater et de se foutre à poil l’un devant l’autre hein.

Pas de bol, Betty est surprise par son père et Archie par son oncle PILE au moment où ils allaient finir nus. Dommage, n’est-ce pas ?

Le plagiat, c’est mal | Archie | SEX | Cheryl & Toni

Cheryl et Toni

Il n’y a pas que le sexe cette saison comme obsession pour les scénaristes ! Il y a aussi Toni et Cheryl. Wtf ? Le couple semblait avoir été totalement enterré et oublié en saison 6, mais non, on y revient une fois de plus. J’ai presque de la peine pour Fangs, mais bon, il faut faire avec : Cheryl ne s’assume pas lesbienne dans cette réalité, mais elle l’est totalement.

Elle rend donc le roman à l’eau de rose lesbien à Toni et flirte un peu avec elle, mais sans assumer et sans donner suite, contrairement aux envies de Toni. Ce n’est pas grave, cette dernière a plus d’un tour dans son sac : elle auditionne ensuite pour être une pom-pom girl. Il y a bien sûr Evelyn qui est contre l’idée de voir Toni rejoindre l’équipe, mais Evelyn est de toute manière une ennemie de Cheryl dans l’équipe, que Cheryl le reconnaisse ou non.

Evelyn se rend en tout cas chez Cheryl pour la prévenir qu’elle ne veut pas d’une fille comme Toni dans l’équipe, et pas parce qu’elle est noire, mais parce qu’elle est lesbienne. Cheryl prend aussitôt sa défense et assure que c’est faux, mais bon, Evelyn voit bien qu’il y a anguille sous roche. Elle fouille donc le casier de Toni, trouve le bouquin et la confronte. Tout ce qu’en retient Toni, c’est évident, c’est que Cheryl parle d’elle et prend sa défense.

Par contre, elle ne veut pas qu’on prenne sa défense et surtout, elle ne veut pas que Cheryl définisse qui elle est pour elle : elle se rend donc auprès de Cheryl pour la remettre à sa place et lui dire qu’elle ne veut plus être liée à elle – elle ne cherchera plus à la draguer. C’est une catastrophe pour Cheryl qui se retrouve forcée de lui dire qu’elle est attirée par les filles, en général, et par elle, en particulier. Ne sont-elles pas mignonnes ?

Allez, plus vite on avance dans cette intrigue, plus vite on aura une chance de rejoindre notre réalité et la conclusion de la série, j’imagine. Cheryl et Toni prennent donc un café ensemble, histoire d’avoir un rencard pour parler des autres homosexuels de la ville – Clay et Kevin, donc – et pour parler du coming-out. Pas si simple : Toni se retrouve à vivre chez sa grand-mère tandis que Cheryl assure qu’elle ne peut pas le faire car sa mère est homophobe et a renié sa sœur pour ça.

Malgré tout, Cheryl a bien envie de plus avec Toni – et comme ça commence à se faire, elle en profite aussi pour lui donner un beau rôle chez les pom-pom girls, et Toni la remercie avec un bon gros smack tout ce qu’il y a plus de romantique. Tant qu’à faire.

Le plagiat, c’est mal | Archie | SEX | Cheryl & Toni

Compteur d’Archie à poil : +3, seulement… mais tant de zooms, ça devrait compter double au moins !

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Riverdale – S07E05 – Tales in a Jugular Vein – 13/20

C’est… un épisode d’Halloween peut-être ? Avec une St Valentin à un moment ? Non, bon, je ne sais pas commenter critiquer ça de manière objective et sans spoiler, mais disons que même si les scénaristes semblent avoir un plan et un fil rouge pour la saison, ça avance tellement lentement qu’on comprend bien qu’ils continuent de se donner carte libre pour tester tout ce qu’ils n’ont jamais trop eu l’occasion de faire avant. Le pire, c’est que comme les acteurs paraissent s’éclater, je n’ai pas envie de descendre sous la moyenne. Après, il y a un problème de rythme et les meilleures idées sont en début d’épisode, avant que ça ne fasse qu’empirer par la suite.

Spoilers

Jug doit écrire quatre histoires en une nuit.

All these stories have been done to death.

Rien de tel qu’un dimanche soir pour se rendre compte qu’on est à la bourre dans absolument toutes ses séries. Après deux semaines sans rien voir et une à ne faire que commencer de nouvelles saisons, j’avais le choix entre me lancer enfin dans la si critiquée The Idol pour me faire mon avis ou faire semblant de me remettre à Riverdale. Histoire que cette dernière ne me soit pas spoilée alors que son épisode final se rapproche de semaine en semaine, je me suis dit que le choix le plus logique était d’enfin m’y remettre. En plus, bon, je suis un peu fatigué et rien ne vaut un Riverdale quand c’est comme ça.

L’idée de base | Keep your head in the game | Une nuit chez les Blossom | La vanité tue | My better half | En conclusion

L’idée de base

Cet épisode commence par un meeting un peu glauque du maire Blossom et du principal du lycée, parce que c’est bien connu, les principaux de lycée ont un pouvoir de dingue sur une ville apparemment. Le but de la réunion est rapidement révélée : il va falloir bannir les comics books de la ville, parce que c’est à cause d’eux que les meurtres comme ceux des parents d’Ethel finissent par se produire en ville apparemment. OK boomer avant l’heure, eux.

Nous retrouvons ensuite Jug qui se rend chez son éditeur et lui assure qu’il est capable de boucler une édition de quatre histoires de sept pages sans aucun souci avant le lendemain matin. Pourtant, ce n’est pas si simple de trouver une bonne idée parmi les cartons à idées que l’éditeur lui donne. Heureusement, il a l’idée de tordre le coup aux attentes en se concentrant à présent sur des histoires d’horreur qui mettraient en scène des adolescents. Alors comment dire… C’était peut-être original à l’époque à laquelle il est en train de vivre, mais bon, pour nous, c’est du réchauffé.

C’est donc un problème : l’épisode promet d’être hyper long et déjà vu avec son idée de base et ça se confirme rapidement quand Jug raconte la première histoire à Veronica.

L’idée de base | Keep your head in the game | Une nuit chez les Blossom | La vanité tue | My better half | En conclusion

Keep your head in the game

La première histoire concerne un gardien de clés – un key-keeper – du lycée qui nous raconte avec sa voix pseudo-horrifique une histoire qui fait peur et qui commence par un cours de gym (parce que qu’est-ce qui fait plus peur qu’un cours de gym ? J’ai plein d’idées, moi !). La série s’amuse avec son concept, se donnant des allures de comics par moment, mais bon, l’histoire en elle-même est pourrie.

On se retrouve avec un cours de basket qui se passe mal pour un certain Dilton, incapable de tirer un panier correct. On lui demande pourtant d’être capable d’envoyer un ballon dans le panier et ça ne semble pas dur, mais la pression ne lui réussit pas. La pression ? Tous ses coéquipiers se retrouvent à devoir faire du sport en attendant. En plein cours de sport ! Rendez-vous compte… Julian, qui en fait partie, est donc très énervé !

Il décide de s’en prendre à lui dès la fin du cours et l’enferme dans un casier de vestiaire, malgré les protestations d’Archie. Le lendemain matin, Dilton est devenu un autre adolescent : sa claustrophobie l’a fait virer psychopathe, avec le refrain « garde ta tête dans le jeu » en boucle dans sa tête. Le voilà donc qui récupère une hache pour mieux décapiter l’ensemble de l’équipe de basket du lycée. Ouais, ouais, la série s’amuse à proposer à Dilton de marquer des paniers avec les têtes de Julian et Archie. Ca m’a fait sourire.

Je sais bien que c’est fait exprès, mais l’ensemble avait vraiment des allures de films sans budget – le moment où Dilton récupère la hache ? C’était sacrément naze !

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Une nuit chez les Blossom

La deuxième histoire nous met en scène un Archie qui a bien la tête sur les épaules, je vous rassure. Il se rend au manoir Blossom où il tombe sur une Nana flippante, en plein orage, alors qu’il a crevé. Malgré tout, il demande à rester passer la nuit au manoir, par peur de ne pouvoir s’en sortir dans la tempête et parce que la ligne téléphonique est coupée. C’est vrai que le monde était encore plus horrible avant, on était vite coupé des autres (le rêve !).

Nana accueille donc Archie chez elle et lui sert du thé. En échange de son hospitalité, elle demande à Archie de s’enfermer à clé pour la nuit dans sa chambre afin qu’il ne croise pas sa petite fille qui est évidemment une perverse qui a absolument besoin de toucher les autres. Oh, Archie est au paradis quand il regarde le portrait de Cheryl, ça se voit, mais bon… il promet tout de même à Nana de bien s’enfermer. On le croit, évidemment.

Dès qu’il en a l’occasion, il laisse donc la porte entrouverte et prend soin de dormir en caleçon, histoire d’être sûr d’attirer Cheryl à lui. Cela fonctionne à merveille et la série nous redonne l’occasion de voir un peu d’action entre Cheryl et Archie. Enfin de voir… C’est là tout l’essentiel de cette histoire et de cette scène : tout se passe dans le noir, avec un jeu d’ombre sympathique.

C’est moins sympathique le lendemain matin quand Archie se réveille, tout heureux d’avoir « dormi » chez Nana. Il aurait mieux fait d’allumer la lumière cependant : pendant son petit-déjeuner, il apprend de Nana qu’en fait Cheryl a la lèpre et est super contagieuse. Il découvre donc qu’il est bon pour mourir. Pire encore, Nana avait tout planifié depuis le départ et avait provoqué l’accident qui l’a emmené chez elles. Evidemment. Allez, les acteurs semblent s’amuser, c’est déjà un bon début…

Mais franchement, difficile de ne pas être d’accord avec Veronica quand on en revient au présent : c’est grotesque. Marrant, certes, mais pas si flippant cette affaire. Cela permet en tout cas à Veronica de raconter à Jug les derniers potins sur les vrais Cheryl et Archie, mais aussi de tenter de draguer un peu Jug.

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La vanité tue

La troisième histoire se concentre sur Betty, qui se trouve apparemment très fade quand elle se rend au lycée. Personne ne la remarque, parce que sa queue de cheval est on ne peut plus classique. Elle est pourtant habillée en rose, on ne voit qu’elle, je trouve. Mais bon, faisons comme si. Betty se rend chez le coiffeur et demande à sa coiffeuse quelque chose qui lui permettra de se faire remarquer.

Oh, elle reçoit la promesse d’une coiffure parisienne qui fera que tout le monde la remarque. Ah ben ça c’est sûr : pour l’entretenir, on lui dit de ne plus jamais laver ses cheveux autrement qu’avec une bombe bien plus particulière.

La coiffure ? Elle est absolument immonde et nécessite tellement de laque que j’ai failli m’étouffer rien qu’en regardant Betty. Le problème, c’est que si on la remarque, c’est aussi pour se moquer d’elle. Après, c’est surtout Cheryl et Veronica qui se moquent. Les garçons, eux, sont juste très fans de ce qu’ils voient, insistant pour lui rendre des services et lui filer des rencards.

Bref, tout se passe bien pour Betty, qui s’asperge de laque en permanence… Mais bon, on nous promet une histoire d’horreur malgré tout. L’horreur met juste du temps à arriver, et on se tape un rencard Archie/Betty en attendant. Ils vont chez Pop’s et se mettent à danser de manière la plus ridicule possible. Fort heureusement, le rencard tourne court : Betty fait un malaise et meurt sur place, sous le nez d’Archie.

Reste à savoir pourquoi, n’est-ce pas ? On s’en fout pas mal et la sériep part alors dans l’une des scènes les plus comiques de la série : une autopsie qui commence par la coupe de cheveux, à l’intérieur de laquelle le médecin légiste découvre plein d’araignées. Oui, oui, c’est ça qui fait peur : Betty s’est fait bouffer le cerveau par des araignées.

La morale ? Il ne faut pas vouloir la beauté à tout prix apparemment. Cette histoire ne plaît pas trop à Veronica, qui demande une dernière histoire dont elle serait la vedette. Ben oui, tant qu’à faire. Oui, oui, les scénaristes nous font clairement un aperçu de leur salle des scénaristes et ce n’est pas grandiose.

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My better half

La dernière histoire de l’épisode n’est toujours pas grandiose non plus, ça va de soi. On se retrouve ainsi avec un Archie qui aurait des rencards avec Veronica un jour sur deux, des rencards avec Betty un jour sur deux ; et seulement le dimanche pour lui, pour dormir et arrêter de tourner au café afin de ne pas s’effondrer.

C’est un joli triangle amoureux, ma foi. Non. En fait, toute l’intrigue est super gênante, avec les filles qui sont en plus au courant, mais OK avec la situation ; se laissant endormir par le même mensonge, et les garçons tous jaloux de ce qu’Archie parvient à faire, parce que c’est bien connu, ça donne envie d’avoir deux copines à la fois.

On ne peut pas faire plus cliché que ça, non ? Allez, c’est le sexisme de ces années-là, c’est un grand classique, on va dire qu’on ne va pas leur en vouloir… mais nous imposer ça, c’est de la merde. C’est de la merde aussi pour Veronica et Betty, qui sont sûres chacune d’être la favorite d’Archie.

Bien sûr, elles finissent par comprendre qu’Archie les manipule complètement, à cause d’une St Valentin qui tombe un dimanche et qui leur permet de se rendre compte qu’il bave sur l’une et sur l’autre, et pas seulement en les embrassant, hein. Elles s’en rendent compte devant Cheryl qui s’amuse de la situation, ce qui pousse Betty et Veronica à aller confronter directement Archie. Lui, il a déjà tout prévu : il parle de son père mort pour justifier qu’il passera la St Valentin avec sa mère. Et les deux adolescentes réagissent à ça comme elles le feraient devant un truc mignon ? Tss. Ce n’est même plus du sexisme à ce stade, c’est juste horriblement écrit…

Finalement, Betty et Veroncia décident de passer la St Valentin ensemble à Pop’s, pour mieux découvrir qu’Archie avait en fait un rencard avec Cheryl. On le sentait venir à des kilomètres ce retournement de situation, et ça mène à une situation où les filles veulent se venger de lui, inévitablement. Et on peut toujours compter sur Betty pour avoir des bonnes idées de vengeance.

Le lendemain, Archie se voit donc proposer par Betty et Veronica un rencard auquel il ne s’attendait pas : les deux filles s’offrent à lui en même temps. C’est exactement tout ce dont il rêvait, soi-disant. Bon allez, c’est un ado débordant d’hormones et il accepte évidemment ce rencard, espérant ainsi passer la meilleure nuit de sa vie avec les deux filles. Au moins, les actrices semblent s’amuser de cette intrigue.

Betty et Veronica donnent alors un café bien particulier à Archie : c’est du poison. Il s’effondre après quelques effets d’Astérix buvant de la potion magique… et se réveille finalement complètement attaché à une table de l’atelier du lycée. Les filles ont trouvé une solution idéale pour le partager : elles décident de le couper en deux, tout simplement.

Je m’attendais à ce qu’il soit coupé en deux de manière verticale, mais non : Veronica garde le haut, Betty le bas. Mouais. Tout ça va se passer de commentaire de ma part – j’aurais tellement à dire !

L’idée de base | Keep your head in the game | Une nuit chez les Blossom | La vanité tue | My better half | En conclusion

En conclusion

Au moins, Veronica finit par expliquer à Jug qu’elle n’est pas ravie de l’histoire, surtout que ça démonise les adolescentes à chaque fois. Alors… On n’a pas eu droit aux mêmes histoires, apparemment. Après, tant mieux : cette histoire permet au moins de séparer le couple Veronica/Jug une fois pour toutes si on en croit la narration de Jug. Cet épisode aura au moins servi à quelque chose comme ça.

C’est bien le seul intérêt, parce qu’il n’a pas réussi à faire vraiment peur ou à être vraiment drôle. J’aime bien l’idée de départ, mais elle ne fonctionne tout simplement pas. Et bien sûr, le journal de Riverdale finit par oublier le meurtre des parents d’Ethel pour plutôt se concentrer sur la mort nécessaire et à planifier des comics books. Soit.

Jug ? Son travail est adoré par son éditeur qui finit par lui offrir… son nom imprimé dans le comic-book. Voilà donc Jughead Jugular Bone crédité pour son travail. Et il en est ravi ! Mais bon, to be continued. Ah. On tente de nous revendre le fil rouge là ? Mais bordel, vivement qu’il avance alors !

L’idée de base | Keep your head in the game | Une nuit chez les Blossom | La vanité tue | My better half | En conclusion

Compteur d’Archie à poil : +2, même si les scènes sont l’une après l’autre et que j’ai l’impression qu’on rate une occasion à un moment.

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Riverdale – S07E04 – Love & Marriage – 13/20

C’est encore un épisode qui ne fait pas tellement avancer les choses pour une dernière saison, mais le message semble clair à force : les scénaristes s’amusent comme ils peuvent avec leur concept, avec les couples qu’ils n’ont pas encore testés et avec nos attentes, mais ça donne quand même lieu à un tas de moments inattendus et pas franchement nécessaires. Allez encore seize épisodes avant que ce ne soit terminé ! On tient le bon bout, comme on dit.

Spoilers

Ethel est accusée de meurtre, Jug de complicité et Julian de débilité.

Our relationship was not a waste of time. At least, not to me.

Pour moi, cette relation est souvent une perte de temps par contre, Riverdale ! Je n’ai pas le temps pour regarder beaucoup de séries cette semaine et il y a quelque chose de facile à m’en tenir encore et toujours à regarder celle-ci. Ceci étant dit, j’ai fini par comprendre pourquoi : depuis la saison 6, on sent qu’ils ont des idées pour que les épisodes partent moins dans tous les sens. On a deux ou trois intrigues et quelque chose de vraiment suivi ; on a des fils rouges… Arrêtez-moi, je vais finir par dire que c’est bien écrit (et ce n’est pas le cas !).

Pauvre Ethel | Le mensonge de Cheryl | Les envies de Betty & Kevin | Midge

Pauvre Ethel

Le début d’épisode tient vraiment à nous parler du bal-chaussette, une fois de plus, avec Jughead nous en parlant une fois de plus en faisant le résumé d’où le cliffhanger précédent nous a lâchés. Ce n’est pas bien intéressant, mais ça permet de suivre la confrontation entre Ethel, Jug et le personnel du lycée. La scène ne sert pas à grand-chose, mais Veronica s’inquiète pour son nouveau meilleur ami qui se fait embarquer par la police devant elle. Elle décide aussitôt de s’en mêler et de lui venir en aide, venant le voir en prison et se chargeant de découvrir qui est le médecin légiste de la ville. Rapidement, ça permet à Jughead d’être libéré parce qu’il a un alibi solide : il était au bal-chaussettes. On ne va jamais s’en sortir de ce bal de merde !

Ethel ? Son alibi est bien moins crédible : elle ne s’est pas rendue à l’heure au bal avec Jughead, parce qu’elle a décidé de sortir avec Julian. Mon dieu. C’est stupide cette affaire : Ethel n’avait d’yeux que pour Jughead, pourquoi accepterait-elle d’aller se faire peloter par Julian ensuite ? Et pourquoi serait-elle surprise de ses mains baladeuses, aussi ?

Bon, en tout cas, la situation énerve beaucoup Jughead qui finit par confronter Julian pour qu’il dise la vérité à la police. Ce n’est pas ce que Julian souhaite faire malheureusement, alors Jug s’énerve encore plus et finit par lui mettre un bon coup de poing dans la tronche pour qu’il aille chez les flics. Ce chantage de Jughead fonctionne en tout cas : Julian se rend auprès du shérif Keller pour s’assurer qu’Ethel soit innocentée. C’est stupide : le coup de poing que vient de lui foutre Jug semble plutôt confirmer qu’il lui demande de mentir, non ?

N’en demandons pas trop à la police de Riverdale. Ethel est innocentée et on peut s’attarder sur la relation Veronica/Jughead qui deviennent bien plus qu’amis à force de passer du temps ensemble. Veronica lui propose même de dormir chez elle, quand elle apprend que sa caravane a été retournée par les flics. Le lendemain, elle sèche les cours pour y faire le ménage… Non, vraiment, c’est d’une subtilité à toute épreuve cet épisode qui veut nous les mettre en couple.

C’est donc absolument sans la moindre surprise qu’on se coltine une saison 7 où Veronica et Jughead se mettent en couple, une fois Ethel mise hors de l’équation par une décision idiote d’Alice, pour changer. Ben oui, Alice a accepté de la reprendre chez elle pour mieux s’en débarrasser chez les bonnes sœurs.

Pauvre Ethel | Le mensonge de Cheryl | Les envies de Betty & Kevin | Midge

Le mensonge de Cheryl

Julian est insupportable, ça y est. Il a tenu jusqu’à l’épisode 4, c’est un record. Il accuse Archie d’avoir couché avec sa sœur, alors que bon… Archie affirme n’avoir rien fait (zut alors !) et Julian est littéralement celui qui lui a dit de coucher avec elle. Bref, un frère idiot, à ce stade-là. Je ne sais pas lequel des roux est le plus idiot dans ce début d’épisode : Julian qui accuse Archie, Archie qui se laisse manipuler par les beaux yeux de Cheryl ou Cheryl qui demande à Archie de continuer de lui mentir.

Elle insiste pour dire que ce n’est jamais qu’un petit mensonge de rien du tout, mais quand il rentre chez lui, Archie découvre que ça n’existe pas les petits mensonges : sa mère est choquée d’avoir appris ce qu’il s’est passé entre lui et Cheryl. Dire qu’au début de la série, je me disais que les scénaristes nous les feraient devenir frère et sœur un jour ou l’autre ! J’en étais loin.

Bref, pour arranger cette situation catastrophique, les deux mères de famille ne trouvent rien de mieux à faire qu’organiser un dîner au manoir Blossom. AU. SECOURS. En plus, une fois en costard, Archie n’est pas du tout crédible en adolescent. Le scénario n’est pas crédible non plus, après, puisqu’Archie est perçu comme un homme très intelligent juste parce qu’il déclare que la Russie est un gros, gros problème. OK ?

Eh, vous avez vu ? Les scénaristes font des parallèles en 1955 et l’actualité, ils sont trop forts ! Pardon. J’ai juste eu l’impression que le scénario passait par là juste pour qu’ils puissent s’autoféliciter. Je ne sais pas trop. Ce que je sais en revanche, c’est qu’on enchaîne sur une scène Archie/Veronica s’embrassant sur un pont après avoir parlé de Fred, et… Faut-il vraiment qu’on tente de nous vendre cette romance, là ?

Oui, apparemment. La mère d’Archie le ramène donc chez eux pour lui annoncer qu’il va être temps de se marier. Oui, oui, elle veut marier son fils unique à la première famille richissime qui passe parce qu’il a couché avec elle et qu’il doit sauver son honneur et sa réputation. Ouais, un mensonge de rien du tout. Bon, de toute manière, il y a un examen médical à passer alors Cheryl va vite retrouver sa virginité.

Enfin, en théorie. En pratique, on commence par un examen psychologique complètement débile en trois questions qui n’ont rien à voir avec le schmilblick. Si c’est vraiment comme ça qu’on finissait mariés en 1955, ça ne donne pas envie d’y retourner. En tout cas, ils sont jugés compatibles par le psychologue, au grand dam de la mère d’Archie qui, si on en croit ses grimaces, n’est pas ravie.

On la comprend : le père de Cheryl envisage déjà tout leur avenir. Il insiste pour dire que Cheryl et Archie vivront au manoir Blossom, qu’il n’y aura aucun intérêt à payer non plus les frais d’université et bref, il est stressant plus qu’autre chose. J’ai presque de la peine pour ces deux idiots d’adolescents !

On sent aussi qu’Archie a peur de la suite, et il finit par craquer : il révèle son secret à Betty, qui ne comprend pas bien pourquoi il continuerait de mentir pour Cheryl quand il est question de toute sa vie. Archie finit donc par expliquer à Cheryl qu’il ne peut pas continuer à mentir comme ça, parce que ça de trop grandes conséquences. C’en est fini de l’alibi de Cheryl ! Cela dit, Archie va encore plus loin finalement : le mariage le stresse à cause de la famille Blossom ? Facile, il suffit de se marier loin à l’Ouest de Riverdale.

J’ai éclaté de rire. Ce sourire benêt d’Archie, je n’en peux plus, vivement qu’on ressorte des années 50 ! Apparemment, pour lui, l’adolescence, c’est être un idiot fini. Pourquoi pas, allez. Le truc, c’est que Cheryl accepte ce mariage au beau milieu du foyer où Toni entend tout ce qu’il se passe. Oh, pauvre Toni. Vexée de ce qu’il se passe et de perdre Cheryl, Toni décide de confronter Cheryl à sa décision de merde pour la faire changer d’avis. C’était presqu’une scène bien écrite. Les actrices gèrent toujours très bien, ce qui sauve les meubles et les apparences.

Cette intervention de Toni finit par porter ses fruits auprès de Cheryl : elle comprend qu’elle ne peut pas aller se marier avec Archie. Elle débarque donc en toute discrétion en se cachant derrière des grosses lunettes noires et un foulard au volant d’un cabriolet rouge qu’on voit à des kilomètres à la ronde pour larguer Archie. Et pour lui dire d’écrire un poème à Betty. Ben tiens. Archie peut donc terminer l’épisode en écrivant un poème pour Betty.

Une fois que c’est fait, Cheryl décide surtout de retrouver au plus vite Toni pour lui annoncer son choix. Elle ne se barre plus à San Francisco et on sait tous très bien pourquoi. Toni profite immédiatement de l’occasion pour lui filer un livre sur une romance lesbienne, au cas où. Soi-disant, elle le fait pour Cheryl. Si elle l’affirme, c’est que ça doit être vrai.

Pauvre Ethel | Le mensonge de Cheryl | Les envies de Betty & Kevin | Midge

Les envies de Betty et Kevin

De son côté, Kevin vient voir Betty pour lui dire qu’il ne souhaite pas faire l’amour avant le mariage. C’est une idée qui passe bien, surtout à l’époque. En revanche, ça ne passe pas auprès de Betty qui a très envie de faire l’amour. Betty décide de rompre avec lui, affirmant que c’est parce qu’elle ne souhaite pas qu’il prenne toutes les décisions dans leur couple… Alors que bon, on sait bien ce qu’il en est. Cela n’empêche pas Betty de pleurer dans les bras de Toni qui était persuadée que ce serait Betty qui voudrait attendre le mariage. Elle se remet vite de sa surprise, par contre, lui proposant aussitôt d’aller à la Dark Room. Pour changer.

C’est une belle idée : Kevin et Clay sont en train d’y danser un slow. Je suis juste mort de rire face à la crédibilité du truc. Soyons francs, jamais ça n’aurait été possible dans un lieu public en 1955 et particulièrement avec un personnage comme Kevin, qui n’a pas envie de faire son coming out. Pourquoi irait-il danser avec un homosexuel ? On sait bien que c’est contagieux cette maladie, non ? (STOP, ne me tuez pas, humour noir, 1955, tout ça, tout ça).

On remercie Toni pour sa réaction parfaite et son « oh tu ne veux pas voir ça » qui ne pouvait mener à rien d’autre que la question « quoi donc ? ». Sans trop de surprise, Betty a une bien mauvaise réaction quand elle découvre l’homosexualité de son petit ami. Elle rentre chez elle et tombe sur une Alice qui prend très bien l’homosexualité de Kevin, assurant que ce n’est jamais qu’une phase et qu’il finira par être prêt à l’épouser si elle reste là à l’aider et à prendre soin de la relation qu’ils ont construite en deux ans. Ce… J’aimerais bien que ce soit le discours servi en 1955, mais j’ai comme un doute, tout de même. Le côté « c’est une phase », d’accord. L’aider en tant qu’amie ? Je n’y crois pas trop.

Et pourtant, c’est ce que la série nous sort. Après tout, ils sont là pour rectifier la trajectoire de Riverdale et faire en sorte que tout aille bien, non ? Si c’est pas merveilleux de le faire en tolérant la sexualité de Kevin qui s’est retrouvé dans les bras de Clay en allant pleurer au gymnase et en le retrouvant au gymnase où il passe tout son temps apparemment. Oui, ça se fait une fois de plus en hors écran, comme toutes les histoires amoureuses de Kevin.

C’est dommage, les scénaristes n’apprennent donc absolument rien des erreurs passées. Ce n’est pas une surprise pour autant. On se retrouve ensuite avec Betty qui rentre chez elle pour mieux tomber une fois de plus sur sa mère omniprésente et très énervée d’avoir découvert que sa fille avait un livre d’éducation sexuelle.

Ethel peut au moins essayer de protéger Betty en expliquant qu’il est à elle, mais celle-ci assure que peu importe où elle a trouvé le livre, elle veut juste finir de le lire. Vraiment, quelle angoisse ces adultes jouant des adolescents découvrant la sexualité, c’est trop lourd ! Quand elle finit de le lire, en tout cas, elle se rend compte qu’il est question d’homosexualité au chapitre 20 et, d’un coup, elle devient 100% supporter de Kevin et de l’homosexualité.

C’est d’un nazissime redoutable comme écriture, surtout dans les années 50, une fois de plus. Mais bon, ce n’est pas surprenant : c’est Riverdale. Et dans une longue tradition peu surprenante, l’épisode se termine alors, comme je l’écrivais plus haut, avec Alice se débarrassant d’Ethel chez les bonnes sœurs – pour son bien – avant de s’engueuler avec sa fille qui a découvert qu’elle s’était immiscée dans sa relation. Oh, et qu’elle a brûlé le livre de sa fille. Putain, mais, sept ans qu’on tourne en boucle avec ces deux-là, je n’en peux plus !

Bref, Betty est plus que prête à recevoir son poème d’Archie… mais le rouquin est interrompu par l’arrivée surprise de l’oncle Frank chez lui, pour frapper des têtes, à commencer par la sienne.

Pauvre Ethel | Le mensonge de Cheryl | Les envies de Betty & Kevin | Midge

Midge

Contre toute attente (non vraiment, même moi je ne m’y attendais pas alors que je m’attends toujours à tout avec cette série), Midge redébarque une fois de plus dans cette série pour apprendre à Fangs qu’elle est… enceinte. Ben oui, pourquoi pas, écoutez. Vivement le retour de Baby Toni, je l’avais oublié.

Toni est justement celle à qui Fangs se confie sur cette grossesse, forcément. Elle est plutôt de bons conseils pour quelqu’un qui n’a pas accès à internet parce qu’elle vit en 1955. Elle prend donc bien la nouvelle, reste sympathique avec Fangs puis avec Midge. Et contre toute attente, elle sait même comment mettre au point un super test de grossesse avec une simple grenouille. Je ne sais pas à quel point l’astuce était connue à l’époque, ni à quel point les grenouilles étaient accessibles, mais c’est un truc qui se faisait effectivement, le test de Hogben. La série m’aura permis de me souvenir du nom de ce test, au moins.

Bon, la grenouille ne met pas longtemps à pondre, et avec excès tant qu’à faire, comme ça, c’est plus marquant. Selon Toni, donc, il n’y a plus aucun doute : Midge est enceinte et Fangs ferait mieux de subir un petit relooking pour demander sa main à ses parents. Bien sûr, on sent que c’est très crédible comme intrigue, ça. Le plan de Toni après le refus très prévisible des parents de Midge ? Faire de Fangs une star pour qu’il soit richissime et que les parents ne puissent plus dire non. Bien sûr. Hâte de voir la suite de cet épisode, dis donc !

Pauvre Ethel | Le mensonge de Cheryl | Les envies de Betty & Kevin | Midge

Compteur d’Archie à poil : Rien à signaler dans cet épisode.

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Et si on se faisait le #WESéries 23 ?

Salut les sériephiles !

Le dernier #WESéries date de janvier dernier, alors il est plus que temps d’en organiser un nouveau, non ?

Manifest revient tout prochainement pour les derniers épisodes de la saison 4… L’occasion pour moi de tenter de me motiver à les bingewatcher en atteignant facilement un des niveaux du #WESéries ! J’avoue, j’ai aussi envie de me mettre à jour dans d’autres séries et, qui sait, d’atteindre à nouveau le 20/20 au Bingo. Bref, les astres s’alignent !

Qu’est-ce que c’est ?


Le Week-end en séries, ou #WESéries pour les intimes et les twittos, est un challenge co-organisé assez régulièrement par Ludo et moi-même. 

Pour rappel, « le principe de ce challenge est assez simple : il s’agit de voir un certain nombre de minutes inédites de séries entre le vendredi 19h et le dimanche minuit. C’est donc totalement inspiré du Week-end à 1000, un challenge assez populaire qui consiste à lire 1000 pages en un WE (et oui, c’est aussi chaud que ça en a l’air). Qui dit minutes inédites dit des épisodes jamais vus auparavant, attention ! ».


  • Quand ? Vendredi 2 juin à 19h jusqu’au dimanche 4 juin, à minuit.
  • Pour qui ? N’importe qui peut décider de participer à n’importe quel moment du week-end avec le hashtag #WESéries sur Twitter, Instagram et/ou sur notre groupe facebook. Les réseaux sociaux sont un bon moyen d’échanger sur les épisodes qu’on regarde, nos objectifs du week-end, nos avancées… et ça permet également de rester motivés dans le week-end, qui peut parfois paraître long si vous avez choisi les mauvaises séries !

Il existe quatre niveaux différents pour ce challenge, car nous n’avons pas tous les mêmes habitudes et les mêmes emplois du temps. Toutefois, même le niveau le plus simple constitue déjà un défi important. Chacun fait ce qu’il lui plaît – et il y a même des mini-défis pour épicer encore un peu plus votre début d’année !


Niveau Basique


520 minutes – Environ 13 épisodes de 40 minutes – Durée : 8h30

Vous êtes libres de regarder ce que vous voulez, parce qu’on ne l’a pas appelé basique pour le compliquer, et je vous conseille de répartir vos séries pour vous faire environ trois soirées de trois heures. Variez les plaisirs et les séries pour valider ce niveau !

Défi optionnel : On part sur une idée simple, mais efficace pour les défis cette fois-ci ! Assurez-vous donc de voir des séries venant de deux chaînes (et/ou plateformes) différentes : ABC et Netflix ; CBS et CW ; Prime et Disney +…


Niveau moyen


720 minutesEnviron 18 épisodes de 40 minutes – Durée : 12h

Vous avez toujours le choix de regarder ce que vous voulez bien sûr, mais 18 épisodes, c’est un bon moyen de savourer certaines séries en enchaînant plusieurs épisodes, ou carrément de rattraper toute une saison d’un coup comme je l’avais fait lors de la précédente édition avec Missions et la première partie de la saison 4 de Manifest. De mon côté, j’ai beaucoup de séries dans lesquelles j’ai besoin de faire ça en ce moment, mais vous aurez tous compris que j’ai une série bien particulière en tête… Je vais enfin m’en débarrasser !

Défi optionnel : Visionnez des séries de trois chaînes différentes ! Ouais, ça devient plus compliqué si c’est en rattrapant une saison, mais on vous connaît, ce n’est pas la difficulté qui vous arrête normalement ! Les conditions restent les mêmes que pour le niveau basique.


Niveau difficile


880 minutesEnviron 22 épisodes de 40 minutes Durée : 14h50

C’est un peu le rêve de tous les sériephiles de s’empiffrer une saison de 22 épisodes d’un coup en un week-end, non ? Dieu sait que je rêvais de pouvoir faire ça adolescent quand je découvrais Buffy pour la première fois (et dieu sait que je l’ai fait plusieurs fois avec la saison 6 d’ailleurs). Cela paraît beaucoup, mais ce n’est jamais qu’un tiers du week-end, ça laisse même la possibilité de sortir s’aérer, voir du monde, manger, dormir… Que des choses que je vous invite à faire ! Un jour, je le ferai avec mes épisodes en retard de The Rookie

Défi optionnel : C’est parti pour des séries de quatre chaînes ou plateformes différentes ! N’oubliez pas le # sur les réseaux sociaux 😉


Niveau ultime


1040 minutes – Environ 26 épisodes de 40 minutes – Durée : 17h

Cela commence à faire beaucoup, mais des participants ont déjà atteint 1200 minutes, donc ce n’est pas infaisable. Lors de la dixième édition (oui, oui, ça date), j’y suis même arrivé en commençant le samedi après-midi (un bel exploit qui n’est possible qu’avec des séries à laisser en fond sonore, quand même), alors c’est faisable pour de vrai. N’oubliez pas de sortir et d’avoir une activité physique en parallèle, par contre, ça devient nécessaire à ce stade. En plus, il devrait faire beau début juin, non ?

Défi optionnel : Vous l’aurez deviné… cinq chaînes ou plateformes vous attendent si vous souhaiter valider ce défi !


Mon objectif

Mon objectif ultime pour ce week-end sera de terminer définitivement la série Manifest. Pour m’en débarrasser une fois pour toute, je suis prêt à me lancer dans une véritable course contre la montre ! En plus, ça permettra de l’aborder dans le podcast suivant (mais en attendant, le prochain épisode du podcast, c’est demain soir sur Youtube, hein).

Un second objectif serait de rattraper toute une saison pour une des actions de mon Bingo Séries… Je vais toutefois viser la simplicité : ce sera la dernière saison de Strike ou, s’il devait faire chaud comme j’aime quand je regarde une série d’horreur, Are you afraid of the dark (bon, ça veut dire voir la saison 3 avant de terminer la 2… mais comme c’est une anthologie, pourquoi pas).

S’il me reste du temps après tout ça, le but sera d’être à jour dans les rares hebdos qu’il me restera encore à ce stade de l’année… Cela dit, soyons honnêtes, ça ne sera pas une tâche facile ! J’ai une réunion au travail prévue le vendredi soir, ce qui va forcément réduire mon temps devant l’écran. Et comme si cela ne suffisait pas, la fête des mères tombe également ce dimanche-là. Pas évident de jongler entre les obligations familiales et ma passion pour les séries, n’est-ce pas ? j

Allez, on se retrouve devant nos écrans et on se motive mutuellement sur Twitter et le blog pour atteindre nos objectifs série ! Enfin, je dis ça, mais les publications des critiques n’arriveront pas immédiatement sur le blog…


Participer à ce challenge, c’est d’abord et avant tout pour le PLAISIR de regarder des séries. En tant que véritable sériephile, ma liste de nouveautés à découvrir ou de saisons à rattraper ne cesse de s’allonger. Ce défi est une excellente occasion de m’y attaquer enfin ! L’année 2022 a été plutôt décevante de mon côté, avec beaucoup moins d’épisodes visionnés que d’habitude. Comme en janvier, je compte donc sur ce challenge pour ne pas être déçu en décembre prochain…

Une autre raison de participer est de se connecter avec la communauté des sériephiles. Sur Facebook et Twitter, c’est chouette de commenter le challenge et de croiser les mêmes passionnés à chaque édition. L’ambiance est toujours conviviale, et c’est génial d’accueillir de nouveaux participants, de discuter des épisodes que l’on regarde et de réaliser que nous partageons des intérêts communs. En fait, c’est un peu comme une dose concentrée de bonne humeur, tout comme le Bingo Séries. Et il n’y a rien de plus gratifiant que de convertir des amis ou des connaissances à se lancer dans une série qu’on adore ou pourquoi pas l’aventure de week-end en séries, alors n’hésitez pas à propager le virus de la sériephilie !

Enfin, une troisième raison de participer est de se démarquer dans la grille du Bingo Séries, mais je n’arrête pas de vous le dire dans cet article, donc je ne vais pas le développer plus que ça !

Comme toujours, n’hésitez pas à nous contacter si vous participez, même en cas d’échec. C’est toujours plaisant de constater que nous ne sommes pas les seuls passionnés de séries complètement accros. Rejoignez-nous, même pour une partie du challenge, et partageons ensemble notre amour pour les séries TV !

Et puis, « ne vous mettez pas la rate au court bouillon : n’oubliez surtout pas que le principal dans ce type de challenge, c’est de s’éclater ! Un échec sur le nombre de minutes à voir n’est pas à considérer comme un échec : vous aurez sûrement vu plus de séries que d’habitude quand même. Et ça, ça fait plaisir ! »


RDV VENDREDI 2 JUIN À 19h !