26 films que j’attends en 2026

Bonne année les sériephiles,

Comme hier je parlais de 25 séries, quoi de plus logique que de parler à présent de 26 films pour 2026 ? Pour bien célébrer ce début d’année, je viens de regarder les sorties cinéma américaines, et ça va être une sacrée année, et un sacré mois de février surtout ! Rien en août, par contre, et pas mal de creux certains mois… mais bon, le ciné français et mondial compenseront, je suppose. Même si je n’évoquerais probablement pas chaque film sur le blog en allant le voir, vous saurez au moins que vous pourrez m’en parler en commentaire ici, sur Twitter, Insta, tout ça, tout ça. Bref, en attendant, voici la liste de 26 films que j’attends de voir et qui sortent en 2026 :

Janvier

28 Years Later : The Bone Temple (14/01)
Je ne pensais pas que la suite sortirait si vite alors ça commence par une vraie bonne surprise. Le précédent opus m’a beaucoup plu, même si j’ai trouvé qu’il partait un peu en vrille parfois. Il avait l’avantage d’une histoire originale et d’un cliffhanger complètement perché (que je n’attendais pas, parce que vraiment, je croyais que c’était un stand-alone). Bien sûr, je ne regarde pas la bande-annonce pour ne pas me spoiler (je vous la laisse ci-dessous quand même), mais j’ai hâte d’être dans deux semaines pour le voir !

Février

Retour à Silent Hill (4/02)
Avec une sortie le 22 janvier aux US, il va être dur de ne pas être spoilé sur celui-ci. D’un autre côté, ça m’arrange car il faut que je regarde à nouveau les autres, totalement oubliés…

The Strangers : Chapter 3 (6/02 aux US)
Déjà ? Le deux vient à peine de sortir après un an d’attente et je trouvais sympa d’avoir un film par an. Allez savoir, c’est peut-être ce qu’on aura en France ? Ce n’est pas une saga grandiose, les deux premiers ont des longueurs insupportables (l’héroïne qui marche dans un couloir, on se sait), mais je sais que je vais y aller juste pour savoir comment Cheryl s’en sort cette fois. Comment ça, c’est pas un spin-off de Riverdale et elle ne s’appelle pas Cheryl ?

Send Help (11/02)
Un film de Sam Raimi, avec Rachel McAdams et Dylan O’Brien ? Cela suffit à me convaincre, même si je suis un peu curieux de ce synopsis vu et revu (avec un twist) : Linda et Bradley, son boss insupportable, survivent à un crash d’avion et sont seuls sur une île. C’est elle qui sait comment survivre. En vrai, ça peut être très réussi ou très raté… mais j’irai voir au cinéma ce que ça donne ! Pour le coup, j’ai regardé le début de la bande-annonce et la manière dont ça vire au film d’horreur me plaît déjà :

Hurlevent (11/02)
Un classique de la littérature que je n’aime pas est adapté au cinéma. Pourquoi me le farcir ? Margot Robbie et Jacob Elordi sont au casting. Et Jacob Elordi a réussi à me réconcilier il n’y a pas si longtemps avec Frankenstein… Bref, c’est juste le casting qui me donne envie d’aller le voir, mais eh, faut bien rentabiliser mon pass ! Puis, ce sera pour la St Valentin, soyons guimauves, un peu.

Scream 7 (25/02)
Je suis plus que sceptique concernant ce septième opus, parce que les dramas en coulisses donnent plutôt envie de fuir. Hors de question de voir la bande-annonce pour me motiver : c’est le septième, pas besoin qu’on me le vende, je serai au rendez-vous. Ben oui, j’ai toujours bien aimé les premiers films, la série était chouette (souvenez-vous, je l’ai même critiquée sur le blog en 2016 et l’article est toujours en ligne, n’hésitez pas à cliquer pour le lire) et j’ai (re)vu toute la saga à la sortie de Scream 6. J’avais eu une énorme grippe qui m’avait donné la possibilité de tout enchaîner et j’avais fini au cinéma à côté de chez moi dans une salle sans personne pour le 6. Incroyable souvenir. Oui, c’est un détail qui n’a rien à voir avec le film, mais ça suffit à me motiver ce genre de bons moments !

Mars

Hoppers/Jumpers (4/03)
Je n’aime pas quand on renomme les films en français, ça me perturbe toujours et j’ai failli oublier de vous caser ce film-ci. Pourtant, j’adoooore la bande-annonce qui racontera mieux que moi ce prochain Pixar sur un petit garçon transféré dans le corps d’un animal. C’est à la croisée entre Frère des Ours et le Robot Sauvage, j’ai l’impression. Bref, ça promet d’être beaucoup trop bien !

Project Hail Mary (18/03)
Le genre de film qui sera probablement très oubliable, mais j’ai l’impression que ça fait déjà un an que j’en entends parler. Contrairement à beaucoup, je suis friand de ce genre de films catastrophe, y a clairement une dimension SF et le tout est porté par Ryan Gosling. Que demander de plus ?

Avril

Super Mario Galaxy (1/04)
Peach, Peachounette ? Traumatisé par la VF, certes, mais franchement, le précédent film Mario ne m’avait pas spécialement convaincu par son scénario non plus. Là aussi, on est sur un film que je sais que j’irai voir, parce que c’est l’univers de Mario, parce que pourquoi se priver quand on paie un abonnement pour ça ? Quand je suis déjà convaincu, je ne regarde pas la bande-annonce, mais vous, vous pouvez si vous voulez (c’est encore un peu Noël finalement) :

Mai

The Mandalorian & Grogu (20/05)
Au risque de me répéter : aucun intérêt de regarder la bande-annonce. C’est la suite de la série, je ne veux rien voir avant que ça sorte… Déjà que je suis frustré que ça sorte au cinéma et pas sur Disney + (ben oui, comment je fais un article récap, moi ?). J’espère juste que ce sera un film qui raconte autre chose qu’une marche dans le désert pendant 2h et sans enjeu… mais bon, la série a parfois révélé quelques bonnes surprises. Il me faudra quand même avant relire mes articles sur la série (et vous pouvez le faire aussi en cliquant sur le lien, donc) pour me souvenir où on en est.

Juin

Scary Movie 6 (10/06)
Je ne suis pas certain de la date de sortie pour celui-ci, et je ne suis pas sûr non plus du lien de la bande-annonce. Je ne vais pas les chercher plus que ça, pardon. En fait, je vis dans une grotte : je ne savais pas qu’un sixième film était en préparation, j’ai peur de me spoiler des choses… donc voilà. Je l’attends, mais je n’en dis pas plus car je n’en sais pas plus. Et je suis content d’avoir préparé cet article car ça me permet de découvrir que c’est en préparation. Il ne me reste que six mois à attendre désormais. On va dire que ça va passer vite !

Toy Story 5 (17/06)
Je ne vois pas bien comment ils vont continuer en prenant en compte la fin du 4 et j’ai un peu peur qu’ils l’ignorent… M’enfin, évidemment que j’ai l’intention d’aller au cinéma dès que possible pour découvrir ce qui nous attend ! J’en sais déjà trop, parce que difficile de passer à côté du drama sur le numérique et tout. Pas grave en ce qui me concerne : j’attends de pied ferme la suite.

Supergirl (24/06)
J’ai plutôt bien aimé le dernier Superman, même si j’ai trouvé qu’on était un peu balancé au milieu de nulle part comme s’il y avait déjà eu deux/trois saisons avant. Cela dit, on connaît bien l’histoire, alors pas besoin de plus. L’univers était sympa, on avait un petit caméo qui nous montre une Supergirl très différente de celle de la série de la CW (dire que je ne l’ai jamais terminée !) et fan de son chien… allez, pourquoi pas ! Une fois n’est pas coutume, je n’ai pas regardé la bande-annonce, rien que le titre de la vidéo spoile déjà une partie du casting et ça m’a soulé :

Vaiana en live action (8/07)
Encore un live-action parfaitement inutile. Celui-ci semble particulièrement ridicule parce qu’il y a l’air d’avoir plus d’images de synthèse que de plans en prises de vue réelles comme ils disent ! Mais bon, ils surfent sur la vague du succès et je les comprends. En Disney-fan problématique que je suis, j’irai forcément le voir pour me faire un avis (et puis, qui sait ? J’ai adoré Stitch alors que je n’aimais pas le film, j’ai adoré Aladdin, La Belle et la Bête… tous les live-actions ne sont pas forcément des fails !).

L’Odyssée (15/07)
Je le vois déjà comme le plus gros flop de l’année et en même temps, on sait qu’il fera des entrées. Et je vais faire partie du problème. J’adore trop le casting pour ne pas y aller, mais franchement, qui a encore besoin en 2026 d’une énième adaptation à mourir d’ennui d’une histoire trop connue ? J’espère qu’il sera assez bon pour qu’un jour je le propose en classe, mais alors vraiment, c’est de la torture de s’acharner encore et toujours sur cette histoire ! En un seul film, vraiment ? Pff. Christopher Nolan, tu abuses. Mais caster Matt Damon, Tom Holland ou encore Zendaya, c’est vraiment un coup de génie pour être sûr d’avoir des gens dans la salle…

Evil Dead Burn (22/07)
Si vous ne le saviez pas encore, vous allez le savoir avec cet article : je suis fan de films d’horreur. Bien sûr, je vais donc aller au cinéma pour le voir. La bande-annonce n’est pas encore sortie, par contre. De toute manière, l’affiche et le titre suffisent à ce qu’on soit convaincu de renouveler son abonnement ciné, non ? C’est tellement une évidence que je ne sais même pas à quelle date il se renouvelle.

Spider-Man Brand New Day (29/07)
Double dose de Tom Holland en juillet ? Bon dieu qu’il était temps de le retrouver au cinéma ! J’ai d’autant plus hâte que Marvel me manque déjà aujourd’hui (j’ai qu’à rattraper les séries que je n’ai pas encore vues, je sais) alors… Evidemment, je vais au cinéma dès le premier jour (mais pas forcément la première séance, le sommeil, c’est important aussi).

Et non, en France, ce sera le 29. C’est tellement dingue qu’on continue d’être en décalage avec les US !

Bon, pour la suite de l’article, il y a de moins en moins de trailer évidemment, mais c’est pas grave. Ce n’est pas parce qu’il est trop tôt pour la promo que je ne vais pas en faire la promo. Il est possible que les dates ne soient plus tout à fait les bonnes, je me suis focus sur quelques sites américains pour préparer l’article 😉

Septembre

Resident Evil (16/09)
Ne vous inquiétez pas, d’ici là, il y aura bien des choses à voir en septembre, mais c’est encore tôt pour en faire la promo. C’est aussi pour ça que nous n’avons pas encore de trailer pour cet énième film d’horreur, énième adaptation, énième séance de cinéma sur laquelle je vais me précipiter.

Octobre

Terrifier 4 (1/10)
Alors là, c’est Noël ! Bon, le film sort un peu trop tôt à mon goût parce que c’est clairement une pépite pour Halloween 2026 en ce qui me concerne. J’ai trop hâte ! Zéro suspense pour ce que je vais dire d’autre concernant le film : motus et bouche cousue, sinon je vous envoie Art moi-même !

J’adore Terrifier. Pourquoi ? Eh beh, lisez donc mon article Pourquoi j’aime la saga Terrifier pour tout savoir.

The Legend of Aang: The Last Airbender (9/10)
Souvenez-vous comme j’ai adoré découvrir et vous partager mon avis sur l’animé Avatar et sur Korra il y a quelques années ? Je n’ai pas eu à cœur de regarder la série live-action, mais un film, eh, pourquoi pas ?

Street Fighter (16/10)
Zéro originalité scénaristique, on adapte les jeux vidéos parce que ça attire du monde et je suis comme tout le monde alors ça m’attire assez pour que j’envisage d’aller au ciné le voir !

Novembre

The Hunger Games : Sunrise on the Reaping (20/11)
J’ai adoré découvrir le roman l’année dernière (aaah l’année dernière, c’est 2025, bonne année !), j’aime beaucoup la saga de manière générale et même si le roman m’a un peu déçu sur sa conclusion et sur son intérêt vis-à-vis des autres… Je suis trop content que l’adaptation arrive déjà. Et puis, avec un peu de chance, il y aura une nouvelle chanson d’Olivia Rodrigo dans la soundtrack, comme pour le précédent. Oui, je sais, c’est improbable.

Narnia (Netflix, 26/11)
Depuis le temps que cette nouvelle adaptation a été annoncée… Encore un an d’attente. Bon. Je ne vais rien vous en dire de plus.

Hexed (26/11)
Je suis beaucoup trop fan de Disney pour ne pas être déjà impatient de découvrir leur nouvelle proposition originale de Noël. J’ai adoré Elio, j’en espère tout autant de celui-ci, mais j’essaie de ne trop rien savoir avant de le voir !

Décembre

Avengers Doomsday (18/12 – date de sortie de Dune 3 aussi lol)
Je ne vais rien vous en dire. J’ai vu le trailer et ça m’a fait un vrai cadeau de Noël car même si j’essaie de ne rien savoir, je suis content d’avoir appris la nouvelle de ce retour comme ça et pas via un tweet tout naze pour une fois. C’est aussi la date de sortie de Dune 3, mais je n’aime pas du tout ces films. Alors que Marvel…

J’ai tellement hâte ! Voilà, voilà, ça fait 26… Mais comme je suis sûr que vous n’en avez pas encore assez, figurez-vous qu’on a un film qui est quasiment sur 2027 aussi. Oui, bon, il est annoncé pour le 30 décembre, quoi. Que voulez-vous ? Ils annoncent les films vraiment trop longtemps à l’avance. À dans un an pour parler de loup-garous donc ! Moi, ça me va très bien comme film pour finir l’année, surtout que, si vous ne le saviez pas encore, eh beh, j’adore les films d’horreur ! Bon, d’accord, c’est par le réalisateur de Nosferatu, que j’ai trouvé trop long et franchement daté dans l’écriture (limite homophobe dans une scène même, même si je ne me souviens plus pourquoi), mais je vais lui laisser une chance.

Voilà, on a fait le tour d’une année qui s’annonce déjà très riche et qui commence donc bien, en ce qui me concerne. Il me reste encore à vous souhaiter une très joyeuse année ! Souvenez-vous bien que c’est un article fondé sur les annonces dispos, que je sais que j’ai pu oublier certains films, mais qu’on a de toute manière le temps de voir venir.

Bonne journée de gueule de bois et d’indigestion à tous 😉

Vaiana est de retour au cinéma : avis à chaud

Salut les sériephiles,

Trois ans après sa première aventure, Vaiana est de retour pour naviguer dans des eaux encore plus dangereuses. La suite reprend les ingrédients du succès : des paysages magnifiques, un duo toujours aussi attachant, et une bande-son qui ne manque pas de rythme… même si tout n’est pas parfait. Voici mes impressions à chaud, puisque je suis sorti de la salle à 21h40 et qu’il n’est même pas 22h30 !

Un rythme qui surprend

Si le premier Vaiana m’a captivé dès les premières minutes avec ses chansons percutantes (impossible de ne pas penser à How Far I’ll Go dans les 20 premières minutes, surtout que je l’ai revu cet aprem le film), cette suite commence de manière beaucoup plus timide, pour ne pas dire fade.

La chanson titre, notamment, ne m’a pas emballé : elle manque de la magie et du sens de l’écriture qu’apportait Lin-Manuel Miranda dans le premier film. On ne peut pas égaler le génie, je suppose, même si on sent que l’équipe derrière cette nouvelle BO tente parfois de le faire.

En revanche, ce qui m’a positivement surpris, c’est que Vaiana 2 monte en puissance, et pas que musicalement parlant (mais vraiment, chaque chanson est meilleure que la précédente). Plus le film avance, plus il devient intéressant. Côté histoire, je me suis laissé emporter par l’évolution des personnages et des enjeux, qui sont présentés assez sommairement mais de manière cohérente dans l’univers développé jusqu’ici. Bref, c’est une trajectoire inversée par rapport au premier pour moi : un début en demi-teinte, mais une conclusion qui rattrape tout.

Des personnages familiers et de nouveaux visages

Qui dit suite, dit inévitablement retrouvailles. Vaiana et Maui, c’est toujours un duo qui marche. Leur séparation au début m’a un peu frustré, surtout que ça casse le rythme du film (vraiment, j’ai eu peur au début), mais les retrouver ensemble plus tard m’a rappelé pourquoi ils sont si complémentaires.

Du côté des nouveautés, je n’en attendais pas tant et pourtant, il y en a à la pelle. Sans trop en dire (mais un peu spoiler quand même), la petite sœur de Vaiana est une chouette addition : elle apporte une attache émotionnelle forte à l’île, et on sent que Vaiana a pris de la maturité dans son rôle de grande sœur. C’est chouette pour marquer une différence entre les deux films, et ça complète cette idée qu’elle est désormais une exploratrice.

Dans les autres nouveaux qui accompagnent Vaiana, j’ai envie de parler de Moni. Je suis prévisible, je sais, et un public facile, en plus. Que voulez-vous, il m’a bien plu, même si j’aurais aimé qu’on lui donne un peu plus de profondeur. Cela dit, c’est positif que ça reste une suite relativement courte, donc il faut faire des choix… et puis, ça laisse de la place aux fanfictions (comme il les aime après tout…) !

Une esthétique qui fait le boulot

J’ai vu ce matin des critiques sur l’animation et les dessins qui me faisaient craindre de passer une mauvaise soirée, mais honnêtement, ça ne m’a pas choqué. Je ne suis pas un expert, évidemment, donc à nouveau, il faut prendre ma critique pour ce qu’elle est : celle d’un fan de Disney qui a vu des suites bien plus ratées que ça niveau dessin (Peter Pan ? Tarzan ??). Les paysages marins sont toujours aussi beaux, les scènes d’action dynamiques, et l’univers visuel reste fidèle à ce que j’attendais.

Côté culture polynésienne, je ne peux pas juger de l’authenticité, mais l’immersion est là, et c’est déjà un bon point pour un film qui cherche à valoriser cet univers si riche.

Avant d’aller plus loin, sachez que je vais parler de la fin. Si vous n’avez pas encore vu le film, c’est peut-être le moment de mettre cette page en favori et revenir plus tard !

C’est bon, vous avez fermé l’onglet ?

Une conclusion très Disney

La fin est ce qu’on peut attendre d’un Disney : une happy end qui rassure tout le monde. Pour moi, c’est un peu prévisible, mais ça colle bien au ton global du film. Il y a eu un moment où j’ai cru que ça allait être un peu plus audacieux (je suis particulièrement déçu de la conclusion pour Maui, je trouvais que c’était une super idée d’évoquer un peu un sacrifice de sa part… Mais tant pis, il n’évoluera pas). Bien sûr, ça laisse clairement une porte ouverte pour un troisième volet, ce qui n’est pas une mauvaise idée vu tout ce qu’il reste à explorer… Par contre, ça la rend un peu nécessaire mid-credit, je ne m’y attendais pas.

Alors, Vaiana 2, c’est certes moins marquant et surprenant que le premier, mais c’est tout de même une belle aventure. J’ai adoré retrouver Vaiana et Maui, et même si certaines chansons ou nouveaux personnages auraient pu être mieux développés, le plaisir est là. Bref, c’est un film que je reverrai sans doute avec plaisir, y compris au cinéma, surtout pour sa montée en puissance et ses chansons qui s’améliorent.

Pourquoi j’aime la saga Terrifier

Salut les sériephiles et joyeux Halloween !

Je sais, je sais, il n’est toujours pas question de séries aujourd’hui (promis, demain !), mais en vrai, quoi de mieux un 31 octobre que de se pencher sur l’univers totalement déjanté et sanglant de la saga Terrifier ? Si vous êtes passés à côté, c’est le moment idéal de la découvrir. Si vous la connaissez déjà… Avez-vous tout (re)vu ?

Au centre de cette trilogie horrifique, il y a bien sûr Art le Clown, personnage emblématique et terrifiant à souhait, avec un style visuel qui lui est propre et une omniprésence muette presque surnaturelle. Et que cherche ce clown ? Eh bien, à rire du malheur de ses victimes, qu’il provoque en les torturant jusqu’à la mort ; en se tapant toujours une bonne barre au passage… Sans jamais prononcer un seul mot, bien sûr.

Une trilogie, vraiment ?

Vous ne le saviez peut-être pas, et si c’est le cas vous êtes des veinards car vous allez avoir du contenu à découvrir un soir d’Halloween, mais avant de devenir le clown sadique qu’on adore détester dans les longs métrages, Art a fait ses premiers pas dans un court-métrage sorti en 2008, The 9th Circle. Un court ultra cheap, avec un budget minuscule, mais qui a eu le mérite de poser les bases de ce personnage silencieux et terrifiant.

Le succès est au rendez-vous, si bien qu’on le retrouve ensuite en 2013 dans All Hallows’ Eve, un film qui compile trois court-métrage, dont deux avec Art. Le titre du troisième court de ce film ? Terrifier, bien sûr. Pourtant, au moment de produire All Hallows’ Eve, Art manque à l’appel. Il faut dire qu’il est devenu l’incarnation de l’horreur brute et gratuite et que Damien Leone, son créateur, a eu d’autres projets pour lui. Moi, j’ai arrêté le visionnage des All Hallows’ Eve (il paraît qu’il y en a quatre désormais), peut-être à tort… Mais en même temps, j’avais commencé pour Art.

En effet, moi, j’ai eu le déplaisir de croiser la route d’Art pour la première fois dans le premier film Terrifier, qui date déjà de 2016. Ce n’est pourtant qu’en 2020 que je tombe dessus, parce qu’avec le confinement, je me suis enfin mis aux films et que l’air de rien, en trois mois, j’ai eu le temps d’épuiser tous les films d’horreur imaginables. Enfin, non, d’ailleurs, parce que je n’aime pas quand c’est gore et sanglant gratuitement, comme avec Saw. Rien ne me prédestinait à kiffer Terrifier, donc, et pourtant, le coup de cœur a été immédiat ; au point de me jeter ensuite sur les courts-métrages, puis d’attendre la sortie des deux films suivants.

Son truc ? Un sourire figé, un sadisme insupportable, et surtout, une capacité à torturer ses victimes avec un plaisir qui va au-delà du simple meurtre, le tout en étant suffisamment irréaliste pour qu’on bascule dans un humour noir très particulier. J’étais déjà coulrophobe, mais là : aucun dialogue, juste des expressions exagérées et une présence oppressante ? Difficile de rester indifférent face à ce clown flippant.

Du cheap au jouissif

Ce qui est particulièrement intéressant avec cette saga, c’est de voir comment le budget et les effets spéciaux ont évolué. On passe d’un premier film quasi fauché, qui sent la débrouille à plein nez, à une production de plus en plus travaillée visuellement. Il est clair que Terrifier n’a pas encore attiré les gros studios (trop frileux à l’idée de se mouiller dans de la vraie horreur, ils ont refusé de financer le troisième par exemple), mais voir que le maquillage et les effets spéciaux gagnent en qualité au fil des films, c’est franchement jouissif. On n’est pas là pour du numérique en carton ; ici, c’est du maquillage bien crade, des effets pratiques, et ça se voit.

Ça fait plaisir de retrouver cette touche old school qui rend les scènes encore plus percutantes, tout en nous assurant pour autant que c’est particulièrement irréaliste. Jamais personne ne survivrait aussi longtemps à de telles tortures. Cela dit, c’est précisément pour ça que ça fonctionne sur moi : le décalage est évident et ça devient excellent pour cela ; on sait que c’est faux, mais on a mal pour eux quand même. Et qu’il est oppressant, ce clown !

Toujours plus loin

Terrifier, c’est aussi une question de limites – et surtout de les repousser encore et encore. On est sur une saga qui, au départ, reste assez classique dans son approche, avec ce clown qui sévit d’abord à Halloween sur de pauvres victimes random avant de devenir de plus en plus un clown qui ne s’en prend qu’à Sienna – et à ses proches.

Chaque nouveau film ajoute un petit cran dans l’horreur et dans la mythologie du personnage, permettant de mieux le connaître. On accroche ou pas à l’aspect mystique, mais je trouve que ça rend la saga encore plus savoureuse, parce qu’il y a une histoire suivie qui donne encore plus envie d’en connaître plus. Le troisième volet, par exemple, fait beaucoup parler de lui parce qu’il flirte avec des sujets encore plus dérangeants en intégrant des enfants dans le mélange. Cela reste fait de manière hyper subtile quand Art tue des enfants, parce qu’on ne voit que l’avant et l’après. C’est déjà suffisant pour mettre mal à l’aise, de toute manière. On sent que Damien Leone prend plaisir à jouer avec ce que le public est capable de supporter, sans jamais tomber dans le piège du gore facile.

D’ailleurs, c’est à cause de ce piège que d’habitude, ce genre d’horreur, très brute, ce n’est pas vraiment mon truc. La saga Saw, pour reprendre cet exemple, je n’ai même pas fini le premier film, pour être honnête. Trop dégueulasse, trop vicieux, c’est gratuit et ça me dérange vraiment. Avec Terrifier, en revanche, on touche à autre chose. Art le Clown, avec son style muet et ses mimiques exagérées, transforme la violence en quelque chose de… comique. C’est un clown après tout, alors oui, il massacre des gens de manière atroce, mais il y a une dimension de surjeu qui frôle presque le ridicule et qui finit par rendre le tout… jouissif ?

Ce n’est pas pour rien que la saga a du succès. Ce clown qui surjoue chaque réaction ajoute une couche décalée qui fait toute la différence. C’est cette subtile dose d’humour noir qui fait que Terrifier se démarque des autres films de torture en ce qui me concerne. Et puis, il y a aussi…

La touche surnaturelle qui change tout

Le premier Terrifier nous laisse avec un clown tueur, simplement sadique et sans explication.  C’est brutal, presque gratuit (sans jamais l’être pour autant) dans son approche ; avec une audace visuelle et un refus des conventions bien établies.

C’était déjà bien fun comme expérience, mais avec Terrifier 2, l’histoire prend une tournure plus complexe, presque mystique. Ce deuxième volet ne se contente pas d’amplifier le gore ou la violence : il y a une ambition nouvelle, celle de construire une véritable mythologie autour d’Art et de Sienna, qui devient une figure aussi marquante qu’ambiguë. Enfin une héroïne pour tenir tête à Art ? On retrouve des échos presque mythiques, des symboles qui apportent une nouvelle dimension à la saga. Inévitablement, pour revenir, le personnage d’Art commence à prendre une dimension un peu surnaturelle.

Cette ambiguïté autour de sa nature ajoute un gros plus : on n’est plus face à un simple tueur, on est face à une sorte de créature mythique qui a sa propre logique. Et sa propre chanson, parce que tant qu’à faire, autant ajouter une mélodie entêtante à ces meurtres !

Terrifier 3

Avec le troisième film, Terrifier est passé d’une série B confidentielle, film de niche très peu connu, à un phénomène d’horreur qui attire une communauté de fans de plus en plus grande. Je suis bien content d’avoir découvert ça avant que ça ne buzze d’ailleurs, car je pense que ça m’aurait freiné : ce qui est mis en avant dans la promo (la brutalité, le gore) n’est pas l’aspect qui me plaît le plus dans la saga – l’aspect artistique, parfaitement.

En France, l’interdiction aux moins de 18 ans a fait couler énormément d’encre, lui assurant un buzz et une visibilité encore plus énorme. C’est tant mieux. L’interdiction moins 18 ? Je la comprends, mais pas franchement pour la scène d’introduction qui aurait fait vomir des gens à l’avant-première londonienne, ni non plus pour ce qui concerne les enfants (je crois que j’aurais poussé le sadisme du père Noël et des cadeaux encore plus loin et ça m’a presque déçu…). Possiblement, la scène de la douche mérite déjà d’être plus que moins de 16. Cela dit, pour moi, le plus insoutenable fut plutôt vers la fin du film. Les souris, très peu pour moi.

Jusqu’où la violence pourra-t-elle aller ? Chaque fois, Terrifier semble être au bout de ce qu’il peut oser faire, et pourtant, le film suivant repousse davantage la limite. On sait déjà qu’un quatrième volet est en préparation, censé conclure cette histoire entre Art le Clown et Sienna. Et franchement, difficile de ne pas être impatient. Si ce prochain film garde le même niveau d’ambition et de folie, on pourrait bien avoir une conclusion explosive. C’est rare que je le dise, mais j’espère que le film débutera par un flashback (sur le frère de Sienna) avant de conclure de manière épique. Qu’importe qu’Art survive ou non, que Sienna survive ou non ; j’espère juste que l’on aura le fin mot de l’histoire entamée.

Quant à Art le Clown, il est devenu une icône de l’horreur et je pense qu’il ne connaîtra jamais une fin définitive. Bref, si avec tout ça, vous n’avez pas envie de (re)découvrir la saga pour Halloween, je ne peux plus rien pour vous ! Joyeux Halloween et bons préparatifs de Noël…

Toni en famille (2023)

Salut les cinéphiles,

Hier soir, j’ai décidé de me faire une petite soirée cinéma et mon choix s’est porté sur Toni en famille, sorti mercredi dernier. Ce film français réalisé par Nathan Ambrosioni met en scène une famille nombreuse complexe mais terriblement attachante.

C’était le choix parfait pour une soirée détente – et c’est un film familial pour ceux qui vont au ciné en famille. Ce n’est pas mon cas ; et j’ai quand même passé un bon moment.

Un casting épatant

Camille Cottin, que l’on ne présente plus, incarne ici Toni, une mère de famille de 42 ans. Elle est tout simplement époustouflante dans ce rôle, jonglant habilement entre humour et émotion. Sa performance est d’une justesse incroyable, et elle réussit à me faire rire autant qu’à m’émouvoir. On découvre aussi qu’elle sait chanter une chanson digne des années 2000, d’ailleurs.

Oui, parce que côté musique, la bande originale est vraiment au top. Elle crée une ambiance sonore qui colle parfaitement à l’histoire et aux personnages. Petit bémol, la chanson phare du film n’est pas (encore ?) disponible en ligne, ce qui est vraiment dommage car je voudrais bien la réécouter. En fait, moi aussi je suis fan de Toni… Et pas qu’un peu ! (ouais, c’est une blague que vous comprendrez en regardant le film).

Pour autant, les jeunes acteurs du film ne sont pas en reste. Ils apportent une vraie fraîcheur et une authenticité à l’ensemble, ce qui rend le film encore plus agréable à regarder. Je trouve ça chouette que le film donne à chacun l’occasion de briller et d’avoir son intrigue, même si ça donne parfois l’impression qu’on aborde quelque chose pour finalement le mettre de côté un peu trop vite. C’est le problème des films, il n’y a pas le temps de tout développer, et avec cinq enfants inévitablement… On en veut plus.

Le scénario est assez intelligent (petit spoiler dans la suite de ce paragraphe, du coup, attention si vous ne voulez rien savoir, passez au point suivant) pour faire dire à Toni qu’elle a conscience d’avoir trop tendance à tous les considérer comme un ensemble plutôt qu’à les voir individuellement. C’est malin car ça se sent aussi dans l’écriture par moments et car ça justifie bien ce qui aurait pu être un gros défaut.

Une promo débile

Ce film nous plonge avec efficacité dans le quotidien de cette famille, avec ses hauts et ses bas. C’est une belle tranche de vie, même si on aurait peut-être préféré découvrir cette histoire sous forme de série pour avoir le temps de s’attacher encore plus aux personnages – vraiment, la fin est frustrante et arrive trop vite. J’ai l’impression d’avoir vu un pilot sous forme de double épisode !

Et d’ailleurs, gros point noir pour la bande-annonce, qui est sans doute la pire de l’année. Je déteste les bande-annonces, ce n’est pas nouveau, mais celle-ci est quand même particulièrement débile – je n’aime pas trop insulter gratuitement sur le blog, mais là, vraiment, promis, c’est mérité. Elle dévoile beaucoup trop d’éléments clés de l’intrigue, ce qui gâche la surprise, le suspense et une grosse partie des enjeux du film. Donc si vous pouvez et si ce n’est pas trop tard, évitez de la regarder avant de voir le film…

Personnellement, la scène que j’avais le plus retenu de la bande-annonce et que je considérais être celle présentant l’intrigue… était finalement à moins de dix minutes de la fin du film. Bref, c’est ce que j’appelle un spoiler qui gâche franchement une grosse partie du film. Bien sûr, ce n’est pas si grave car le film a beaucoup de choses à dire, mais tout de même, je n’ai pas eu du tout le film que je venais voir. Heureusement, la bande-annonce se concentrait sur Toni et il n’y avait pas qu’elle dans le film. Et pas que son intrigue… Mais ça aussi, on nous faisait croire le contraire dans la bande-annonce !

En bref

Toni en famille est un film qui fait du bien. Il est porté par des acteurs au top de leur forme, notamment Camille Cottin. Malgré une bande-annonce qui détruit une grosse partie du film, c’est un excellent choix pour un dimanche soir. Ou pour un autre, c’est juste que j’aime bien ce genre de film un dimanche. Bref, si vous cherchez un film pour vous détendre et passer un bon moment, foncez !

PS un peu spoiler : si comme Toni vous cherchez à rejoindre l’enseignement à un moment dans votre vie, sachez que les concours sont accessibles sans diplôme si vous avez eu trois enfants… Et ça m’a un peu sorti du film que personne ne lui dise ça ou ne lui propose d’être contractuelle (ou AESH d’ailleurs !) malgré son absence de diplôme, parce que bon, ce serait ça la vraie réalité du terrain !