The Orville – S03E01

Épisode 1 – Electric Sheep – 18/20
Je suis surpris de voir à quel point je suis vite retombé sous le charme de la série. Son format étendu me fait même plaisir tellement ça fait longtemps qu’on l’attendait. Tout est visuellement parfait, même si l’intrigue a ses longueurs et ses nouveautés qui ne me plaisent pas toutes – pour l’instant en tout cas. L’épisode manquait d’exploration, un côté de la série qui est toujours une réussite, mais explorait beaucoup la psychologie de certains personnages, au détriment d’autres. Ce léger déséquilibre est surprenant pour un premier épisode, mais je ne peux pas trop en tenir rigueur à la série pour autant.

Spoilers

L’Orville a besoin de réparations matérielles… mais l’équipage lui-même a besoin de se reconstruire après l’attaque des Kaylon.

May we resume standard interactions?

Après deux ans de pause, ça paraît assez normal que cet épisode commence par un encart « in memoriam », parce qu’il fallait bien que ça arrive… Je ne m’attendais tout de même pas au décès de la voix de Yaphit. Oui, j’ai googlé, oui j’entame l’épisode en étant triste, avant d’être parfaitement bluffé par la scène d’ouverture qui nous plonge dans l’espace en haute définition. J’avais oublié que la série était si magnifique.

J’avais un peu tout oublié de toute manière. Les effets spéciaux sont très bons en tout cas, et l’on se retrouve plongé dans une bataille aérienne assez impressionnante. Cela fuse de tous les côtés, ça explose et… L’Orville est pris dans la bataille. Ce n’est pas bien rassurant, surtout quand on commence par suivre le fils ainé de Claire, Marcus, qui court dans un vaisseau où tout le monde explose.

Plus que jamais, on se rend compte de l’immensité du vaisseau, d’ailleurs. On est replongé dans cet univers de la meilleure manière qui soit et la série prend des allures de série catastrophe comme elle a rarement réussi à le faire. Pourtant, tout ça n’est qu’un rêve, ou plutôt un cauchemar de Marcus qui galère bien à retrouver son petit frère, Ty, avant d’être surpris par Isaac, qui n’est pas Isaac évidemment.

Ce cauchemar se terminant, on peut en revenir à un début d’épisode plus habituel et calme, où l’on voit John interagir avec Isaac. Ce dernier semble avoir toujours du mal avec certaines interactions humaines, et ça me remet toute l’intrigue sur son espèce en tête. Quand il arrive à la cafétéria, par exemple, Isaac fait fuir absolument tout le monde. Il faut dire qu’il fait partie des Kaylon, qui veulent un peu détruire la galaxie – ou en tout cas éradiquer l’humanité de celle-ci. Une broutille.

Tout cela nous remet peu à peu les intrigues en tête, même si j’aurais aimé le générique. Tout ce à quoi on a droit, c’est une nouvelle scène dramatique de vaisseau de la flotte terrienne en train d’exploser. Malheureusement, cette fois-ci, ce n’est pas un cauchemar, mais un flashback. La série nous introduit une nouvelle personnage qui semble détester Isaac, et pour cause.

Charly, c’est son prénom, appartenait à un autre vaisseau que l’Orville – vaisseau détruit donc. Au passage, elle a perdu tout l’équipage, mais également sa meilleure amie, restée en arrière sur le vaisseau pour fermer les portes et permettre à Charly de s’enfuir. Bref, Charly déteste vraiment Isaac, et elle le lui fait savoir de manière bien froide et crue, sous les yeux d’une Talla restant étonnamment muette.

Elle n’est pas la seule : Isaac est aussi la cible de tag qui l’accuse d’être meurtrier, par exemple. Il est alors enfin temps d’en venir au générique et… bordel, la série me manquait tellement ! Je découvre qu’elle s’appelle désormais « The Orville New Horizons », mais ce n’est qu’un détail face à la beauté de ce générique.

Après le générique, nous découvrons que le vaisseau est en pleine réparation avant d’enfin en revenir au poste de pilotage du vaisseau. Quel plaisir de retrouver ce décor, même si Charly y est désormais à contrôler le vaisseau. Allez, on va se faire à sa présence, elle est au générique désormais, et elle a rapidement sa scène avec Ed et Kelly. En effet, ces deux-là se retrouvent à enquêter sur le responsable du tag l’accusant d’être un meurtrier.

Le couple dirigeant l’Orville découvre alors l’évidence : l’équipage de l’Orville n’est pas exactement heureux de retrouver Isaac tous les jours et de bosser avec un Kaylon. Bref, Talla a du boulot pour contenir l’émeute qui se trame, et Kelly comme Ed aussi. Charly a au moins l’honnêteté de leur expliquer clairement ce qu’il en est : les Kaylon ont détruit une bonne partie de la flotte terrestre et tué beaucoup d’amis de l’équipage, alors bosser avec l’un d’eux est insoutenable pour beaucoup.

La xénophobie a donc toujours de beaux jours devant elle dans ce futur lointain. Et Kelly et Ed ont beaucoup de travail. Ce ne sont pas les seuls : John et Gordon aussi travaillent dur aux réparations de l’Orville, avec notamment l’aide de Yaphit. On peine à voir vers quoi se dirige cette intrigue, mais elle permet en tout cas de multiplier les points de vue du vaisseau depuis l’espace et c’est magnifique. Vraiment, je retombe sous le charme de la série, et pourtant, pourtant, il va falloir supporter Charly.

Oui, elle est encore là : elle débarque pour séduire Gordon, assez clairement. Contre toute attente, on découvre alors que Gordon serait du côté de Charly. C’est ce qu’il lui dit, et elle lui conseille aussitôt de rester énervé à la présence d’Isaac. Une part de moi ne peut qu’espérer que ce soit du bluff, mais comme je n’ai jamais trop aimé le personnage de Gordon, ben, je me dis que peut-être il est assez con pour tourner le dos à Isaac.

Je ne sais pas non plus comment je réagirais à sa place, après. Je veux dire, clairement bosser avec Isaac ne doit pas être simple. Claire y arrive pourtant toujours assez bien, n’hésitant pas non plus à venir le voir avec Ty. Ben oui, ils ont des liens particuliers après tout. Isaac n’en a rien à faire d’être harcelé par tout l’équipage, mais ce n’est pas forcément le cas de ses proches.

Ce n’est qu’après cette scène, et surtout après 20 minutes complètes, qu’on retrouve Bortus à son poste, où il aide John et Charly à piloter des drones que Gordon doit détruire lors d’un entraînement. Le but de la scène est de nous montrer quelques améliorations à bord de l’Orville, quoi, avant d’en revenir assez vite à l’intrigue du tag. La surprise est totale quand on découvre que la peinture vient en fait de… Marcus, le fils de Claire.

Oh non, je t’adore Marcus, tu ne peux pas faire ça ; ne deviens pas un adolescent insupportable, s’il te plaît. Merde, quoi ! C’est évidemment raté, il nous fait sa crise d’adolescence et déteste à présent son beau-père, contrairement à Ty. D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si l’on enchaîne sur Marcus qui se dispute avec Ty, puis Marcus qui explique clairement à Isaac qu’il le souhaite mort quand Isaac tente de s’excuser, sous les bons conseils de Claire.

La pauvre est complètement dépassée par son adolescent à ce stade, et ça fait de la peine à voir. La musique nous suggère qu’Isaac aussi a de la peine, et pourtant, ce n’est techniquement pas possible. Il semble toutefois entendre le message de Marcus : personne ne veut de lui à bord ? Très bien, Isaac décide de se suicider en effectuant une mise à jour importante pour le vaisseau et en disant tout de même, à sa manière, adieu à Claire, Ty et Marcus.

La mise à jour est appréciée par le commandement du vaisseau, mais personne n’apprécie vraiment le suicide d’Isaac dans le casting, à part probablement Gordon et Charly. John, lui, est pessimiste en plus : il demande à Yaphit de venir en aide à Isaac, pour le principe, mais il sent bien que Yaphit ne pourra rien faire. C’est vite confirmé : Isaac s’est suicidé, pour de bon.

Reste à Claire la tâche d’annoncer à ses enfants la mort d’Isaac et gérer les conséquences de ce qu’il vient de se passer, car ce suicide est inévitablement la faute de Marcus aux yeux de Marcus lui-même, contrairement à ce qu’elle annonce. Bon, bien sûr qu’Isaac a fait son choix et que le suicide reste une action personnelle, mais son choix était guidé à distance par les mots horribles de Marcus à son égard. Quant à Claire, elle n’est pas au… clair avec la situation. Elle doit en effet gérer son deuil comme elle peut, parce qu’elle n’avait pas encore réussi à pardonner complètement Isaac.

C’est compliqué : il a tenté de la tuer, de tuer ses enfants et tout l’équipage. Ce n’est pas rien tout de même. Elle s’en confie à Kelly, qui gère la situation comme elle peut en étant là pour son amie, tandis qu’Ed gère l’éloge funéraire. Pas évident de faire un éloge pour Isaac, en plus. Pas évident non plus de gérer son deuil.

Sans trop de surprise, Claire retrouve ainsi Ty dans le simulateur du vaisseau : c’est tentant de retrouver Isaac tout de même, il en a la possibilité, même si sa mère lui assure le contraire, préférant qu’il gère son deuil plutôt que de le voir rester coincé dans des souvenirs. La pauvre se retrouve ainsi à gérer son fils au cœur brisé en plus de sa propre peine, et la scène qui suit est tout de même brillante. On y voit Claire relancer la simulation de son rencard avec Isaac, mais sans Isaac cette fois. La pauvre.

Elle nous tient éloignée du reste de l’équipage un temps, mais les réparations du vaisseau continuent et vont un poil plus rapidement que prévu : John et son équipe finalisent les dernières réparations, permettant à l’Orville de décoller à nouveau et de s’en aller vers de nouvelles aventures. Avant. C’est ce que l’on attendait tous, je pense, mais malheureusement, ça semble devoir se faire sans Isaac pour le moment.

Isaac manque très clairement à Ed au moment du départ, mais tout le monde en est à faire son deuil l’air de rien. Même John se retrouve à en parler à sa copine du moment, une extra-terrestre qui est étonnée de découvrir qu’Isaac a offert à John une fourchette pour son anniversaire. Elle est toutefois plutôt utile pour John, parce qu’elle lui parle de la mort sur sa planète qui est bien différente de la manière dont les terriens la gère.

L’air de rien, dans la conversation, elle finit par donner à John une solution qui pourrait possiblement ressusciter Isaac. Je me disais bien que c’était trop rapide et bizarre de s’en débarrasser dès le début de saison. Ce retournement de situation est à la fois sympathique, crédible et marrant puisqu’on voit John courir dans tout le vaisseau en peignoir. Il aurait pu au moins s’habiller, ce n’était pas si urgent que ça.

Cependant, sa trouvaille est révolutionnaire. Elle se heurte encore à un dernier problème : pour tenter de ressusciter Isaac, l’équipage se rend compte qu’il va falloir l’aide de… Charly. Evidemment. Elle est parfaitement insupportable depuis le début de l’épisode, donc il fallait bien qu’on arrive à une scène où elle était confrontée à son attitude détestable. Il fallait juste compter sur Ed pour trouver une manière de lui dire qu’elle était une rageuse bloquée sur la mort de son amie Amanda un peu en vain. Il le fait avec plus de subtilité que moi, heureusement.

Malheureusement, ils sont interrompus dans la conversation par le débarquement inattendu d’un vaisseau Kaylon. C’est une attaque catastrophe qui manque de tuer tout le monde à bord, mais une bonne stratégie d’Ed permet de faire croire au vaisseau ennemi que l’Orville a explosé dans la tempête d’une planète hostile. Le problème, c’est que ce détour dans une tempête abime déjà les capacités de l’Orville : pour ressusciter Isaac, il ne reste plus que quelques heures.

Ed ordonne donc à Charlie d’aller réparer Isaac, avant de la virer quand elle refuse de manière bien prévisible. Charly est dépitée de perdre son job, évidemment, mais elle ne change pas d’avis pour autant ; refusant même de venir en aide à Isaac quand Marcus le lui demande. Oui, oui, Marcus : il culpabilise du suicide qu’il est sûr d’avoir provoqué.

Cette conversation étonnante finit par convaincre Charly d’aller aider John à réparer Isaac. Bim, une petite résurrection a donc lieu, laissant Charly en plein débat interne. Ce n’est pas la seule, cela dit : Isaac aussi a son propre débat interne selon Claire. Elle est psychologue, alors elle est sûre que ce suicide ne peut venir de nulle part. Elle n’a pas tout à faire tort : Isaac lui annonce qu’il s’est suicidé pour améliorer les performances de l’équipe, parce qu’il a remarqué que tout l’équipage de l’Orville était moins performant depuis son retour sur le vaisseau.

C’est une excellente scène, à nouveau, où Claire a l’occasion de s’énerver contre Isaac. C’est finalement elle qui avait besoin d’une séance de psy, je crois ; mais la scène fonctionne terriblement bien. En effet, ce qu’elle dit concerne bien sûr Isaac le robot, mais collerait parfaitement au suicide d’un être humain aussi. Elle parvient à faire admettre à Isaac qu’il faut prendre en compte le changement de perception de l’équipage, une donnée qu’il ne peut avoir à l’avance. Il pourra la constater par lui-même maintenant qu’il est en vie, mais il faudra encore du temps : Marcus semble content de savoir le robot de nouveau actif… mais il ne va pas lui parler pour autant.

The Orville (S03)

Synopsis : Après l’attaque des Kaylon, l’Orville est presque prêt à repartir à l’aventure ! C’est sur cette belle promesse que commence la saison 3.

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Pour commencer, j’ai tellement attendu cette saison que je me dis qu’il vaut mieux la regarder (avec une semaine de retard déjà) tant qu’elle est diffusée plutôt que de finir tout ce que j’ai d’entamé et qui, clairement, mériterait peut-être d’avoir la priorité. Il y a des histoires en cours dont j’ai envie de connaître la suite, alors pourquoi m’attaquer tout de suite à The Orville dont j’ai fini par oublier les intrigues en cours depuis deux ans que je l’attends ?

Parfois, ça ne s’explique pas. La série me manque au-delà de ces personnages, dont il faut bien que je reconnaisse que j’ai oublié les noms (et pour certains, l’existence alors que je les adorais ??). Et puis, il n’y a que deux épisodes (beaucoup trop longs) à regarder pour l’instant car je ne suis pas si en retard que ça… Bref, j’en déduis que ça peut valoir le coup car ça se rattrape au cours du week-end, contrairement au reste ? Je pense que ça joue. Hâte de voir ce que va proposer cette saison 3 aux épisodes rallongés !

Note moyenne de la saison : 17/20

S03E01 – Electric Sheep – 18/20
Je suis surpris de voir à quel point je suis vite retombé sous le charme de la série. Son format étendu me fait même plaisir tellement ça fait longtemps qu’on l’attendait. Tout est visuellement parfait, même si l’intrigue a ses longueurs et ses nouveautés qui ne me plaisent pas toutes – pour l’instant en tout cas. L’épisode manquait d’exploration, un côté de la série qui est toujours une réussite, mais explorait beaucoup la psychologie de certains personnages, au détriment d’autres. Ce léger déséquilibre est surprenant pour un premier épisode, mais je ne peux pas trop en tenir rigueur à la série pour autant.
S03E02 – Shadow Realms – 19/20
La série surprend toujours par sa capacité à toucher à tous les genres et à le faire très bien. On est loin de la saison 1 qui prenait son temps sur des épisodes classiques désormais : les bases sont posées et l’univers de la série ne cesse de s’étendre dans tous les sens. Cela se fait avec de bons guests, un rythme d’écriture efficace et des effets spéciaux vraiment au point. Bref, les deux ans d’attente sont déjà largement justifiés par la qualité des deux premiers épisodes de la saison.
S03E03 – Mortality Paradox – 18/20
La série propose vraiment une saison de qualité, même si c’est grandement au détriment de l’humour qui était dans son ADN d’origine. Malgré tout, cet épisode a quelques moments pour rire, et beaucoup pour être à fond dans son intrigue. J’aime vraiment énormément le concept de l’épisode et le paradoxe qu’il souhaite développer, même si le titre en dit presque trop et même si la conclusion était un peu trop abrupte à mon goût. Ce n’est pas la première fois avec eux, cependant.
S03E04 – Gently Falling Rain – 16/20
C’est un épisode d’excellente facture, comme toujours, mais cette fois-ci, je trouve que la série va peut-être un peu trop loin dans la géopolitique et dans la trahison de ce qu’elle a pu être par le passé. Si j’ai beaucoup aimé l’intrigue proposée, les avancées proposées me paraissent un peu trop artificielles ou regrettables pour vraiment les approuver. Enfin, le timing d’une partie de l’épisode passe mal aussi avec l’actualité, mais ça, ils n’y sont pour rien après deux ans d’attente dans la diffusion de cet épisode.
S03E05 – A Tale of Two Topas – 18/20
Plus qu’un épisode, c’est un mini-film à ce stade, mais un film qui nécessite tout de même d’avoir vu le reste de la série pour bien le comprendre. Il y a quelques longueurs, surtout au début de l’épisode, et ça me fait demander si cette intrigue n’aurait pas été plus pertinente et intéressante si elle avait été étendue à plusieurs épisodes tout au long de la saison. En tout cas, c’est une intrigue bien importante qui est proposée par cet épisode. Concrètement, malgré des choix souvent simplistes, c’est une belle manière d’aborder le sujet compliqué de la transexualité et des relations diplomatiques.
S03E06 – Twice in a Lifetime – 19/20
C’est un excellent épisode pour plein de raisons : j’aime le scénario de base et l’idée qui le motive, le casting, les personnages qui gagnent mon affection même quand je les détestais avant, mais aussi l’humour qui n’empêche pas pour autant les vraies émotions de surgir quand on a besoin d’elles. Un véritable plaisir, donc, malgré de petites longueurs, une scène qui semblait n’avoir rien à faire là ou une durée excessivement longue pour un simple épisode.
S03E07 – From Unknown Graves – 17/20
La structure de cet épisode est étrange, parce qu’elle rejoint davantage ce que les autres séries font habituellement… mais pas celle-ci. Pour le coup, l’épisode aurait pu être raccourci assez simplement par la réduction d’une de ses intrigues moins importantes a priori que les autres. Il faut dire que les autres sont inévitablement plus convaincantes puisqu’elles s’intéressent de plus près aux personnages. Et vraiment, j’aime passer du temps avec eux.
S03E08 – Midnight Blue – 15/20
Je suis un peu déçu par l’épisode qui tombe à plusieurs reprises dans un certain nombre de facilités, alors qu’ils auraient pu se les éviter, assez facilement, je pense. Il n’empêche que ce mini-film reste un excellent divertissement et que j’ai passé un bon moment devant ce qui finira par être un moment charnière dans la géopolitique de la série. Curieux de voir ce que donnera la suite de la saison désormais.
S03E09 – Domino – 18/20
Pour un épisode durant plus d’une heure dans une saison où tous les épisodes durent plus d’une heure, je trouve presque que l’intrigue proposée ici va trop vite en besogne et prend des raccourcis qui étaient désagréables au départ. Ils mènent toutefois à un épisode très réussi, à nouveau, et donnent une bonne compréhension de la structure de la saison, qui a mené assez logiquement à ce point, en prenant le temps de faire évoluer ses personnages aussi. Bref, c’est un épisode sacrément réussi, surtout après le précédent.
S03E10 – Future Unknown – 14/20
Il est difficile de noter cet épisode qui était beaucoup plus bavard et plat que d’habitude, parce qu’il avait une bonne raison de l’être : il s’agit probablement de la fin de la série. Les scénaristes et la production ont donc mis le paquet sur toutes les intrigues des personnages encore ouvertes pour proposer une conclusion de série qui puisse être satisfaisante, tout en laissant ouvert la possibilité d’une suite, mais ça donne une fin de saison un peu décevante. On finit au moins en paix avec cette saison, et possiblement la série, mais sans que ce ne soit pour autant un épisode aussi dingue que le précédent . Cela fonctionne bien dans l’ensemble, la série me manquera, mais si elle devait ne pas avoir de suite… eh bien, je m’en remettrais.

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NCIS S19E21 (express)

Épisode 21 – Birds of a Feather – 17/20
Voilà une fin de saison qui sait parler au fan que je suis, parce qu’on s’éloigne beaucoup du procédural en entrant bien plus en immersion dans la vie privée de certains agents, alors que l’enquête elle-même finit par apporter de bons éléments et être surprenante. Une fin plutôt calme, mais réussie.

Spoilers

Pour cette fin de saison, l’ex-femme de Parker se fait enlever.

Le début de l’épisode est déjà une surprise en lui-même, puisqu’il est rapidement révélé qu’un homme qu’on imaginait parfaitement innocent ne l’est pas du tout, avec un simple échange de SMS. Ce n’était que la première surprise de l’épisode : il est tout aussi rapidement révélé que la femme qu’on voit se faire enlever dès la première scène n’est autre que l’ex-femme de Parker.

C’est qu’il s’agit d’une fin de saison et qu’il faut bien nous le faire comprendre, avec un Parker qui nous dévoile peu à peu toute sa vie. Concrètement, j’ai beaucoup aimé : le recours à une ex-femme, c’était un peu du déjà vu avec la vie trépidante de Gibbs, mais cet épisode met aussi un point d’honneur à nous rappeler que Parker n’est pas Gibbs, au point même de le lui faire dire mot à mot. Cela fonctionne : les scénaristes font du neuf avec du vieux, la relation entre Parker et son ex-femme est loin d’être celle que Gibbs entretenait avec ses ex.

Bien au contraire, même. L’ex-femme est retrouvée en cours d’épisode, parce qu’elle parvient à s’échapper du lieu où elle était retenue prisonnière, mais à ce stade, on a déjà appris qu’elle était une agent du FBI et que Parker avait un ancien coéquipier qui ne l’aimait pas beaucoup. Il faut dire que Parker a eu la bonne idée de l’accuser de détournement d’argent, ça n’aide pas.

Quand le co-équipier en question, qui était complice du kidnapping de l’ex-femme, est retrouvé mort, l’intrigue prend une tournure plus problématique. Durant tout l’épisode, on comprend que Parker est le centre d’intérêt du FBI qui veut toujours le faire tomber autant que le centre d’intérêt d’une machination qui dépasse totalement nos agents : et pour cause ! Très rapidement, Jessica et Nick découvrent que le cerveau derrière le kidnapping de l’ex-femme et le meurtre de l’ex-coéquipier de Parker n’est autre que… Le Corbeau.

C’est une fin de saison, alors je m’attendais vraiment à le voir revenir… en revanche, je ne suis pas fan de la manière dont il revient. Je préférais largement l’intrigue de l’agent toxique il y a quelques épisodes. Le flashback en cours d’épisode est d’ailleurs plutôt long pour nous rappeler ce dont il est question, mais le résumé des épisodes précédents ne s’était concentré que sur la vie perso ou intime des agents, alors c’est bien normal. Bordel, ce récapitulatif m’a pris par surprise, lui, c’est vraiment étonnant pour du NCIS.

Bref, toujours est-il que le Corbeau s’acharne à présent sur Parker, parce qu’il est l’agent responsable de son échec précédent. Et il s’acharne comme ça parce qu’il est plaisant de voir sa proie souffrir, apparemment. D’ailleurs, il aime tellement ça qu’il fait tout pour le faire passer pour un ripou : il fait en sorte que Parker soit accusé du meurtre, mais aussi du détournement de fonds. Cela fait beaucoup pour un seul homme, et surtout pour un agent du NCIS.

Toute l’équipe se réunit donc chez Parker pour lui montrer son soutien. C’est le moment de souligner que Parker a un appartement de dingue, mais aussi le moment de rappeler que Parker est sur écoute quand ils sont tous dans l’appartement à évoquer le fait que le directeur Vance aurait dû remettre Parker aux autorités bien avant. J’ai un peu de mal avec la fin d’épisode suite à cette révélation, parce qu’il est évident que Léon devrait être démis de ses fonctions à partir de ce moment-là, avec McGee qui dit clairement qu’ils ont obtenu un délai avant que Léon ne dénonce Parker.

Seulement, personne ne semble s’en soucier. Au contraire, voir que le FBI s’acharne sur Parker – probablement grâce à son ex-femme en plus – ne fait que leur donner envie de soutenir leur nouveau patron. Même Léon entre finalement dans la combine qui permet à Parker de s’échapper… avec son ex-femme. Il s’enfuit aussi avec une liste remise par Kasie et qui lui permet d’avoir une piste pour trouver le Corbeau, car il s’agit de la liste des comptes par-lequel l’argent du détournement de fond est passé avant d’atterrir sur un compte au nom de Parker.

Jessica, Nick et Tim se mettent en danger en aidant Parker à s’enfuir, mais c’est aussi le cas de Léon, Kasie ou même Jimmy. En effet, ce dernier, accompagné de Ducky pendant tout l’épisode, est celui qui débarque dans le labo de Kasie pour tous les motiver à se battre pour innocenter Parker. C’était une fin d’épisode pleine de bons sentiments grâce à ça, et ça fonctionnait bien de nous montrer une équipe qui a su se souder à nouveau sans avoir besoin de Gibbs pour autant. L’aura de ce dernier plane toujours autant avec les fameuses règles qui sont évoquées, mais il n’est vraiment plus la seule star de cette série. J’aime comment les scénaristes ont su trouver une place pour Parker.

Ils en trouvent aussi une pour Jessica, et c’est très chouette. Celle-ci continue de flirter avec Jimmy pendant une bonne partie de l’épisode. Ce doit être le printemps au NCIS, parce qu’on voit donc Parker flirter avec son ex-femme, on apprend que Ducky a une relation avec une ancienne collègue du FBI et Jimmy ose plus ou moins se déclarer à nouveau auprès de Jessica. Il faut dire qu’ils y sont forcés par les ressources humaines qui leur demandent de faire le point sur tous les sujets problématiques qu’ils rencontrent en-dehors de l’agence.

Le problème, c’est que sortir avec une collègue, ça se signale aussi aux ressources humaines du NCIS. Après quelques rencards hors écran autour d’un café, Jessica ose enfin s’ouvrir davantage à Jimmy, et inversement. Les deux s’embrassent donc au cours de l’épisode. Ils n’auront mis qu’une saison à se tourner autour ?

2022 fait du bien à NCIS apparemment ! J’aime que ce soit davantage sérialisé… et j’ai hâte de voir la prochaine saison. Pas que pour ce couple d’ailleurs. Le cliffhanger m’a intrigué : on y découvre que l’ex-femme de Parker est loin d’être innocente ! Elle reçoit un SMS (du Corbeau ?) qui lui demande où elle en est et auquel elle répond « Je l’ai », en parlant de Parker. C’est intrigant, parce que l’ex-coéquipier avait eu le même échange en début d’épisode quand il la faisait enlever elle.

On est loin de l’intrigue pandémique que j’espérais voir se déclencher au retour du Corbeau, mais ça m’intrigue !

 

EN BREF – Cette saison marque un véritable tournant pour la série qui dit adieu à Bishop, puis à Gibbs, coup sur coup. Le départ de Gibbs est une vraie surprise, d’ailleurs, car il s’effectue extrêmement rapidement. Personne ne s’attendait à ce que son fil rouge soit bouclé en quatre épisodes, mais ça s’est plutôt bien déroulé. Le remplacement par Parker était un peu dommage car j’avais peur de voir se répéter les mêmes dynamiques en boucle, mais la saison a su faire preuve d’innovation.

Que l’on passe d’un Gibbs à un Parker, c’était finalement une bonne idée, parce que Parker est un personnage qui sait finalement se distinguer de son prédécesseur par de petites touches bienvenues. Que l’on passe d’un flirt entre agents à un flirt entre agent et légiste, c’était suffisamment surprenant tout en restant dans l’ADN de la série pour que ça donne envie de rester et de découvrir ce qui allait se jouer, d’abord discrètement, puis finalement plus rapidement que n’importe quel autre couple de la série.

Je suis curieux de voir ce que donnera la saison 22. Je sais qu’il y a eu érosion des audiences, mais pour moi, nous avons eu la preuve que NCIS pouvait tout à fait survivre sans Gibbs… et c’est tant mieux !

NCIS S19E20 (express)

Épisode 20 – All or Nothing – 16/20
Eh, je suis à jour dans une série ! Et je suis d’autant plus content de l’avoir fait que j’ai adoré cet épisode, que j’ai trouvé à la hauteur, enfin. Je dois bien avouer que je commençais à regretter d’avoir commencé par cette série. Oui, en parallèle, j’avançais mes publications sur le blog, mais avec les épisodes précédents, je m’ennuyais un peu. Celui-ci est au contraire plein d’action comme on l’aime… même si l’épisode en lui-même n’est pas hyper crédible et bien trop artificiel.

Spoilers

Que se passe-t-il vraiment entre Jimmy et Jess ? Ils ne le savent pas eux-mêmes…

Ils ont osé utiliser la chanson carwash pour une scène de Carwash là ? En plus, on sent bien ce qu’il va s’y passer, et pour un meurtre, c’est un choix musical audacieux. J’ai bien aimé l’idée de la mort de ce militaire, en revanche, parce que c’est original comme mystère. Le mystère est vite résolu malheureusement : il a simplement vomi du sang après avoir été empoisonné. On note que malgré ça et malgré le covid, personne ne porte plus de masque par contre.

Ce qui aurait pu être un mystère est finalement vite expédié, mais ça n’est pas si grave, parce que l’épisode a d’autres petites surprises en stock, notamment un retour de Ducky. C’est l’occasion d’avoir des interactions entre le remplaçant de Gibbs et le médecin légiste historique, et je trouve ça plutôt marrant comme idée.

Autrement, le vrai intérêt de cet épisode est de revenir sur le couple Jimmy/Jessica. J’aime beaucoup la manière dont c’est abordé en plus, parce que c’est assez logique d’en revenir à ce moment où elle est allée à un mariage avec lui. Pour le reste, c’est du grand NCIS comme ils savent si bien le faire, avec des collègues qui se comportent avec Jess comme des adolescents, insistant lourdement auprès d’elle sur le fait que le mariage avait l’air génial ou pire encore en l’observant pendant qu’elle parle à Jimmy là.

Il faut dire que le pauvre choisit plutôt mal son moment pour se remettre à lui parler et l’inviter à un rencard. Par chance, le destin lui offre une autre opportunité quand il se retrouve à devoir transporter un organe après s’être inscrit sur une liste pour pouvoir le faire à la mort de sa femme. Euh… Admettons ? Cela semblait un peu artificiel comme manière d’amener l’intrigue où il se retrouve avec Jess, mais c’est pire par la suite quand l’organe en question se retrouve être pour la suspecte du meurtre de l’enquête de la semaine – enquête qui permet aussi de découvrir que Kasie est une addict aux machines de casino. J’ai trouvé l’ensemble vraiment trop gros, rien n’y était crédible.

Si l’on met de côté les nombreuses grosses ficelles, cependant, on est bien diverti par cet épisode qui se concentre beaucoup sur le couple Jess/Jimmy. Alors que leur intrigue commence sur le ton de l’humour avec un roadtrip de six heures à effectuer avec un énorme boulet insupportable, on se retrouve assez vite plongé dans l’action quand ils sont finalement attaqués par un commando militaire qui souhaite clairement leur voler l’organe.

Eh oui, ils en arrivent vite à cette conclusion (parce que Jess a aussi en commun avec Jimmy de bosser pour le NCIS, tout de même) : le commando veut l’organe. Et pire encore, on finit par découvrir qu’ils veulent faire en sorte que l’organe ne soit pas viable, parce que la personne qui doit le recevoir n’est pas une suspecte de meurtre finalement ; non, c’est une témoin importante d’un procès pour le gouvernement et le ministère de la Justice.

Excusez du peu. Une fois de plus, j’ai choisi de me concentrer surtout sur Jimmy et Jess. Ils ont une bonne alchimie à l’écran depuis le début de la saison, et je trouve ça vraiment sympathique que les scénaristes se creusent un peu la tête pour changer du schéma habituel des deux collègues de terrain qui tombent amoureux. Leur couple fonctionne vachement bien, et l’épisode le prouve.

Le problème ? Jess n’est clairement pas prête à s’engager avec celui qu’elle voit désormais comme son meilleur ami ? Euh… On n’a pas la même notion de meilleur ami, clairement, mais en même temps, on n’a pas non plus la même vie car je n’ai jamais retiré de balle des fesses de personne. La situation était plutôt comique et ça fonctionnait bien de voir ces deux-là coincés dans cette position. J’ai bien aimé l’épisode aussi pour ce genre d’idée tordue permettant aux deux personnages d’aborder des sentiments au moment le moins opportun possible.

Après, Jimmy est un peu bête de faire confiance à Jess quand il était évident qu’elle allait suivre son plan à elle plutôt que le sien. Il était prévisible de voir Jimmy revenir à temps pour sauver Jess, beaucoup trop impossible de savoir qu’il avait pris le temps de protéger l’organe en retirant celui d’une bête tuée par un ours avant de revenir, mais plutôt cheesy de les voir recommencer à se tourner autour. Bref, l’épisode fait avancer la relation entre eux autant qu’il la fait reculer, parce que Jess lui dit vouloir rester son amie… avant de complètement changer d’avis. Cela ne va pas beaucoup nous aider.

PS : chapeau bas à la série qui a donc tenu dix-neuf saisons avant de nommer un épisode « All or nothing » ???