Ms Marvel – S01E01

Épisode 1 – Generation Why – 16/20
C’est un bon épisode de série qui propose très rapidement son propre ton et son propre univers. L’humour est bon, le rythme rapide. Toutefois, il me manque des enjeux pour du plus long terme et même si j’ai beaucoup aimé ce que je viens de regarder, j’ai l’impression que ça peut tout à fait se suffire à soi-même. À quoi bon continuer alors ? Je le ferai, parce que c’était fun, mais ça manquait vraiment de quelque chose pour une introduction – peut-être d’un meilleur cliffhanger, déjà.

Spoilers

Kamala souhaite se rendre à l’AvengersCon.

Who is this rebellious girl ?

C’est déjà beaucoup trop bien : le logo Marvel Studios me manquait beaucoup, mais je ne m’attendais pas à l’aimer autant avec une nouvelle bande sonore. L’introduction de la série en fait déjà beaucoup par contre : une fan de Captain Marvel, c’est un grand oui. Le résumé du MCU de cette manière ? Cela marche bien.

On sent bien qu’on est parti pour une série adolescente après, avec une overdose de réseaux sociaux et de vidéos courtes sur les super-héros. Cela s’enchaîne avec une introduction familiale réussie. On sent rapidement que Kamala est un peu dans la catégorie loser, à galérer avec sa famille. En fait, la série commence mal pour notre héroïne qui ne maîtrise pas la marche arrière et explose la voiture de son examinateur de conduite.

Quand on voit que ce sont ses parents qui lui apprennent à conduire, par contre, on comprend mieux. La scène est pas mal comique et ça permet de bien introduire la série : du rythme, du comique (j’aime beaucoup la mère de Kamala), des dessins de comics en arrière-plan… Et paf, il est temps pour l’héroïne de se rendre ensuite à l’école, même si je n’ai pas réussi à savoir tout de suite si elle était au collège ou au lycée. À nouveau, Kamala Khan ne semble pas du tout à sa place, jusqu’à ce qu’elle retrouve ses meilleurs amis, Bruno (we don’t talk about Bruno) et… je n’ai pas son nom. En chemin, elle croise aussi Zoe, qui commente son collier et, ma foi, elle a un très bon look pour une lycéenne cette Kamala.

Oui, parce qu’elle est au lycée, son conseiller d’orientation nous le confirme bien vite. Il la fait aussi bien stresser sur son futur, mais le but est surtout de nous vendre du comique. Tout ça ne me rappelle pas trop ce que j’avais lu, parce que j’avais commencé les comics tout de même.

J’ai bien aimé la scène chez le conseiller d’orientation, surtout que la division d’écran fonctionnait pas mal. La série en fait peut-être trop sur l’humour qu’elle veut avoir, mais le rythme a l’avantage d’être très prenant. Assez vite, on comprend que tout l’épisode tourne autour de l’AvengerCon à venir. Kamala est donc une geekette qui aime les conventions de super-héros. Ben parfait. Dans un monde où le péril est constant, c’est plutôt une bonne chose.

En plus, ça reste une ado qui fait tout pour aller à une convention, et ça, ça fonctionne bien. La série a une bonne esthétique quand elle se balade en vélo avec son meilleur ami, il y a eu un high five (en slow-mo) pour le Bingo Séries, moi, ça me va. Après, les dessins qui bougent constamment en arrière-plan, c’est particulier comme esthétique, mais ça donne bien l’aspect comics que la série souhaite avoir.

De retour chez elle, Kamala est rapidement déviée de son plan par la télévision, puis par sa mère qui lui montre un carton de vieilles affaires avant de l’emmener faire des courses. La vie d’une adolescente plutôt courante et classique… et j’avoue que ça a eu tendance à traîner un peu trop en longueur, étonnamment. Tout va vite, mais ça prend son temps ? Etonnante tendance.

Malgré tout, on glane des informations sur la vie de Kamala et sur le mariage de son frère, mais aussi sur son indépendance et ses envies de liberté, compromises par une mère très autoritaire (et géniale pour nous spectateurs finalement). Après, elle est une adolescente de seize ans, évidemment qu’elle ne fait ce qu’elle veut, même quand il s’agit d’aller à une convention avec son meilleur ami. Et pourtant, le Bruno est bien implanté dans la famille.

Bon, la demande aux parents pour la convention est ensuite exceptionnelle. D’abord, parce que c’est drôle, la mère me faisant rire dans ses réactions bien naturelles, et ensuite, parce que, il faut bien parler de l’évidence : la série enchaîne bien des références à la religion de l’héroïne sans que ça ne soit vu pour autant comme un problème pour qui que ce soit dans la série. Et c’est parfait – c’est même mieux que ce qu’on nous avait proposé pour Diablo dans X-Men 2 et sa foi chrétienne bien ridicule.

Toujours est-il que la mère de Kamala refuse bien sûr que sa fille aille en convention, surtout dans le costume très serré de Captain Marvel. Elle fait pourtant bien des efforts pour faire plaisir à sa fille, surtout quand son fils lui en parle après avoir tenté de consoler sa sœur. Pour aller en convention, Kamala doit donc être chaperonné par son père (normal) déguisé en Hulk (moins normal). Elle-même doit être une hulkette (She-Hulk en avance).

Bien sûr, elle a honte de son père bien rapidement et elle se retrouve à devoir parler à Bruno pour décompresser de tout ça. Là-dessus, il y a un petit manque de cohérence : les parents sont hyper présents dans sa vie, hyper autoritaires, mais elle passe sa soirée à envoyer des SMS à son meilleur ami (passe encore, surtout que j’ai adoré l’esthétique de l’envoi des messages), puis une deuxième soirée sur le toit d’un immeuble avec lui. Le rapprochement entre eux est visible.

Où sont les parents trop protecteurs à ce moment-là ? Je ne sais pas, il fait nuit, c’est bizarre qu’elle soit dehors, non ? Allez, il faut bien que l’épisode se déroule, et elle a fait mal à ses parents en disant qu’elle aurait honte de son père sur place. Cela finit par lui donner l’idée de se rendre en douce à la convention.

C’est clairement la pire idée du monde, mais c’est bien amené dans l’épisode à coups de dessins et de plans farfelus. Elle peut aussi compter sur le génie de Bruno qui a transformé la maison de Kamala en maison connectée plus high tech que Google ne l’a jamais rêvé. Il finira par servir ce Bruno, c’est sûr et certain… mais en attendant, il n’est pas bien convaincu par le plan de Kamala, surtout qu’elle fait tout ça sans pour autant finaliser son costume de Captain Marvel.

Pour y arriver, elle fouille le grenier de la maison où elle retrouve le bracelet amené en début d’épisode par sa mère… Et il est déjà temps pour la série d’enchaîner et d’en arriver à la convention. C’est un peu frustrant car on n’a toujours pas la moindre idée d’où va la série, mais on sait où va Kamala après tout : elle se rend en convention. Tout son plan dérape à chaque étape, de l’excuse donnée aux parents pour s’absenter de table qui n’est pas crédible au vélo laissé dans la rue car le chauffeur de bus démarre en passant par la branche d’arbre à côté de sa chambre qui craque sous son poids.

Malgré tout, Kamala a de la chance : elle parvient à se rendre à la convention et elle a théoriquement une heure pour s’y éclater. La série nous fournit plutôt le contenu d’une journée complète quand on y pense : le temps d’attente à chaque animation est déjà tellement long en vrai. Qu’importe, elle s’éclate et elle se rend au concours de cosplay qu’elle voulait tant faire.

Elle en oublie les gants confectionnés par son meilleur ami, elle en oublie la présence de Zoe sur scène en Captain Marvel elle aussi, et elle… réussit à enfiler le fameux bracelet qui s’ouvre pour eux sans qu’on ne sache trop comment. Quand elle le met, son monde change totalement, puisqu’elle obtient de mystérieux pouvoirs qu’elle ne maîtrise pas du tout.

Au départ, ça se passe plutôt bien, avec un gros succès au concours de cosplay… mais ça tourne vite au désastre quand elle provoque malgré elle un accident (totalement abusé) avec le casque géant d’un Iron Man et le marteau tout aussi géant de Thor. C’est Zoe qui prend très cher et manque de mourir. Par chance, elle est sauvée de justesse par Kamala.

Pas de bol, par contre, ça met clairement fin à la fête, parce que c’est la panique dans la convention quand tout tourne au désastre comme ça, forcément. Kamala et Bruno rentrent malgré tout et, avec une dernière aide de ses nouveaux pouvoirs, Kamala peut rejoindre sa chambre avec près de deux heures de retard, et surtout, donc, avec de nouveaux pouvoirs. Cosmiques.

Difficile de se faire une idée sur ce que la série voudra raconter ensuite et ça manque un brin de cliffhanger, mais le premier épisode est plutôt sympathique en lui-même. Le cliffhanger ? Il arrive post-générique en étant de toute manière assez prévisible : il y avait des caméras partout à la convention, alors quelqu’un la repère sur les réseaux sociaux. Quelqu’un ? C’est un commissariat, on dirait bien, avec une actrice de Orange is the new black et un flic qui a eu l’occasion d’interroger Peter Parker sur la mort d’un méchant vu comme un héros… Et ils veulent retrouver Kamala, évidemment ! Heureusement qu’elle avait un masque…

Bon, il y a au moins quelqu’un pour s’inquiéter des étranges pouvoirs d’une adolescente sur la scène de cette convention, ça me rassure un peu. Non parce que Bruno comme Kamala acceptent hyper rapidement ce qui leur arrive, tout de même.

Ms Marvel (S01)

Synopsis : Kamala Khan est une adolescente comme les autres, sauf qu’elle est fan des Avengers et autres super-héros qui sauvent régulièrement son monde. De là à en devenir une elle-même, bien malgré elle, il n’y a qu’un pas.

Pour commencer, j’ai un peu honte pour deux raisons : j’avais oublié que la série commençait aujourd’hui alors j’ai failli ne pas la regarder ET je n’ai jamais continué les comics après avoir lu un tome ou deux. Pourtant, j’aimais bien les comics. De toute manière, la série s’en éloigne beaucoup, préférant garder le ton et proposer sa propre histoire largement inspirée que proposer une transcription fidèle.

On verra bien ce que ça donnera. De toute manière, moi, il fallait que je sorte de ma panne de série, et je pense que voir celle-ci est un bon début : c’est nouveau, c’est frais, c’est une valeur sûre car le MCU ne me déçoit jamais totalement et je l’ai attendue un moment. Bref, j’ai misé beaucoup dessus en attendant le prochain Thor… J’espère ne pas me planter !

Note moyenne de la saison : 16/20

S01E01 – Generation Why – 16/20
C’est un bon épisode de série qui propose très rapidement son propre ton et son propre univers. L’humour est bon, le rythme rapide. Toutefois, il me manque des enjeux pour du plus long terme et même si j’ai beaucoup aimé ce que je viens de regarder, j’ai l’impression que ça peut tout à fait se suffire à soi-même. À quoi bon continuer alors ? Je le ferai, parce que c’était fun, mais ça manquait vraiment de quelque chose pour une introduction – peut-être d’un meilleur cliffhanger, déjà.
S01E02 – First Mission – 14/20
La série semble soudainement moins ambitieuse dans son esthétique avec ce deuxième épisode qui va toujours à toute allure, mais qui est visuellement plus calme. Les enjeux de la saison se dessinent, mais ils sont parfois noyés au milieu de nombreux messages sociaux qui passent plus ou moins bien. Il y a beaucoup à digérer l’air de rien, sous les allures de série pour ados. Le mélange des genres est sympathique, sans être aussi prenant que je l’aimerais. Pour l’instant, en tout cas.
S01E03 – Her Destiny – 14/20
J’aime bien la série et son rythme, en théorie. En pratique, je trouve que l’on passe d’une étape à l’autre bien trop vite, et c’est souvent dommage. J’aurais préféré une série qui prenne davantage le temps de développer son intrigue, plutôt que fournir autant d’éléments d’un coup. C’est chouette à regarder, mais pas toujours à comprendre. Ou alors, je suis fatigué… mais bon, ce patchwork de thématiques qui ne se répondent pas entre elles, ça donne un déséquilibre constant.
S01E04 – Seeing Red – 15/20
Le rythme est toujours effréné pour la série qui ne parvient décidément pas à décider ce qu’elle veut être. Exit la série ados, voilà un épisode mi-documentaire, mi-film d’action qui n’a plus grand-chose à voir avec le début de la série. C’est loin d’être mauvais et c’est plutôt sympathique à regarder, mais on ne sait jamais à quoi s’attendre quand on commence un épisode – et même d’une scène à l’autre d’ailleurs. Un patchwork, donc, encore et toujours, avec des scènes qui s’enchaînent sans qu’on ne sache toujours pourquoi et des moments qui ne parviennent pas à être dramatiques comme ils devraient l’être car ils sont trop précipités.
S01E05 – Time and Again – 16/20
Les réponses apportées par l’épisode ont l’avantage d’être fluides et d’apporter une conclusion naturelle à une grosse partie de ce qui était présentée durant la saison. Par conséquent, on nous laisse la porte ouverte à du mieux pour le dernier épisode, tandis que celui-ci fonctionne bien mieux en tant qu’unité narrative qui ne disperse pas trop. Et ça change de voir la série ne pas se disperser, et ça fait du bien.
S01E06 – Back to Normal – 18/20
C’est une excellente fin de saison parce que nous sommes délestés du poids de certaines intrigues et qu’on en revient à ce que la série souhaitait faire depuis le début. C’est divertissant et fun, on pardonne plus facilement le manque de subtilité quand c’est comme ça, et ça se termine à peu près comme je le souhaitais. Ce n’est pas pour autant qu’il n’y a pas de surprises en cours de route par contre !

9-1-1 Lone Star – S03E07

Épisode 7 – Red vs Blue – 14/20
Un épisode au thème porteur et fécond… mais bordel, le niveau d’approfondissement n’est vraiment pas dingue. Par rapport aux séries d’ABC qui veulent vraiment entrer dans des questions politiques majeures, on sent que sur la FOX, on est là pour se divertir. Les personnages sont attachants et aident à accrocher à la série, mais j’ai trop l’impression de voir une série qui n’ose pas aller au bout de ses idées et qui veut faire du grand public. Quant au cliffhanger, bon, ça m’a énervé plus qu’autre chose.

Spoilers

Les pompiers se mettent un policier qui ne les aimait pas à dos, relançant une rivalité entre pompiers et policiers.


-Yeah, we’re kind of a middle of something.
-Yes, the road.

Carlos est là ! Il a la première réplique de l’épisode, et c’est parfait comme ça, non ? Bon, d’accord, j’arrête d’abuser. La première intervention de l’épisode vient poser un problème inattendu, qui est celui du titre de l’épisode : le sergent O’Brien débarque en plein milieu d’une intervention des pompiers pour leur demander de bouger le camion de pompiers qui créé un embouteillage monstre. Effectivement, ça me paraît une demande raisonnable MAIS.

Le problème vient du fait qu’O’Brien est présenté comme un emmerdeur qui n’aime pas les pompiers par Carlos. Owen le prend donc de haut immédiatement et n’hésite pas à lui refuser sa demande, surtout quand O’Brien en profite pour critiquer l’attitude des pompiers et la présence des médias. C’est donc face au média que le flic met une amende aux pompiers, et face au média que le pompier déchire l’amende comme si de rien n’était.

Cela ne fait pas trop plaisir à Tommy qui espérait une issue positive à ce conflit, et je crois qu’elle avait raison. En effet, cela force Carlos à être le porteur de mauvaises nouvelles à la caserne : la vidéo devient virale assez vite, et elle attise une rancune assez ancienne entre pompiers et policiers. Carlos explique donc que la rivalité peut poser un problème, et TK l’appuie car c’est assez courant à New-York.

Franchement, c’est plus drôle qu’autre chose parce que les pompiers se moquent des policiers qui les pensent fainéants à jouer à des jeux et cuisiner entre les interventions quand en fait eux sont incapables de la moindre action. Pff. Cette rivalité est ridicule, mais ça va tourner au pire : O’Brien met une amende aux pompiers qui sont garés, hors intervention, sur une place réservée aux urgences. Et non content de le faire, il réussit même à faire en sorte que le véhicule soit emmené à la fourrière. Cette fois, ça devient dangereux sur du court terme : mettre une amende, admettons (encore que c’est très con, parce que qui paie ? les gens qui ont besoin d’être sauvés probablement), mais quel est l’intérêt de mettre à la fourrière un véhicule de pompiers ?

Owen s’énerve donc assez légitimement des événements. Il décide donc de faire en sorte de trouver une solution pour ridiculiser les flics. Ce n’est pas si simple, mais il pense que les défier au baseball pourrait être une bonne idée. C’est si ridicule. Les américains, je vous jure, ça me passe au-dessus. Les flics ont donc une équipe qui n’a jamais connu la moindre défaite et la première idée d’Owen est d’aller les défier là-dessus ? Pauvre Carlos. Il reste totalement à la marge, évidemment.

Le match ? Il est mal barré, mais pour le gagner Owen et Tommy ont l’idée d’embaucher une nouvelle recrue qui pourra rejoindre l’équipe et qui sera excellente en football américain. La nouvelle recrue ? Pearce, la recrue de la saison précédente qui avait démissionné parce qu’il trouvait l’approche de la 126 trop agressive et tête brulée.

Il est servi avec cet épisode. Le fait de se faire embaucher fait qu’il se fait arrêter sans raison valable le jour du match pour être bien en retard. Les flics sont donc d’énormes tricheurs et ça se confirme encore quand Nancy réussit enfin à renvoyer la balle avec la batte et qu’un flic lui fait un croche-patte pour être sûr qu’il puisse gagner et qu’elle perde. Merveilleux.

Qu’ils sont cons. Le tout tourne à la baston générale, ce qui est ENCORE plus ridicule à vrai dire. Et hop, Pearce démissionne à nouveau après avoir fui la baston. Le pire ? O’Brien a pris soin d’appeler les médias avant, ce qui fait que l’ensemble est filmé… Je sens que ça va plaire aux politiques une affaire comme celle-ci.

Cette intrigue se termine par un incendie dans un entrepôt, incendie provoqué par les flics… et qui brûle des substances toxiques, rendant tous les flics hilares. Premiers sur les lieux, ils n’ont pas de quoi se protéger des drogues qu’ils inhalent. Super. Owen se retrouve également à devoir sauver O’Brien, complétement pété dans l’immeuble en flamme. L’avantage, c’est en plus que le flic se dit impressionné par le courage des pompiers.

La séquence est filmée à nouveau par les médias, et ça se termine même en câlin entre O’Brien et Owen. Interrogé face caméra, Owen peut ainsi affirmer qu’il n’y a pas de rivalité entre les différents départements de la ville d’Austin. Genre. Cela le met bien trop en valeur, je trouve, et ça ne peut pas plaire aux policiers… Sauf que nous sommes dans une série et que c’est la fin de l’épisode.

Tout se termine bien avec O’Brien qui vient manger à la caserne. Et pourtant, ça se termine mal pour lui théoriquement : comme le font remarquer les pompiers en fin d’épisode, ils n’ont pas gagné le match. C’était très chouette de voir les pompiers acclamer Nancy ayant provoqué la première défaite des policiers.

Franchement, la rivalité aurait pu être bien mieux traitée que ça, je suis assez déçu – mais c’est probablement parce que Station 19 a mieux géré cette thématique.

De son côté, Grace revient au travail après le week-end et elle est bien contente d’être un lundi pour pouvoir se relaxer au travail en s’occupant des autres plutôt que de son petit monstre. C’était sympa comme tout de la voir comme ça. Sa journée tourne vite au désastre pourtant : elle se rend compte qu’un nouveau collègue, Dave, a pris sa place habituelle, qu’elle occupe depuis cinq ou six ans au centre d’appels.

Le truc, c’est que Dave, lui, est à ce bureau depuis neuf ans, mais à un horaire différent : il travaille de nuit, contrairement à elle. Assez vite, on sent une rivalité se mettre en place, même si Grace accepte de changer de place. La rivalité reste cordiale tout du long, avec Grace qui ne l’aime jamais, mais jamais pour des raisons valables, à part peut-être ce moment où il lui vole de la nourriture. Je ne comprends jamais les fonctionnements des frigos communs comme ça – c’est assez évident que tu prends ce qui t’appartient, quoi. Bref.

Grace ne s’énerve même pas pour ça. Ce qui finit par la saouler et dont elle parle à Judd, c’est le fait que Dave ose s’occuper d’un de ses appels et lui venir en aide comme si elle était une jeune recrue. Franchement, c’était un peu répétitif de l’intrigue de May dans la série-mère, mais ça marchait malgré tout parce que l’intervention était glaçante : un père tentait de tuer son fils à défaut de le reconnaître, souffrant d’une maladie causée par un coup à la tête.

J’ai trouvé cette partie de l’épisode vraiment efficace, comme souvent avec la franchise : on nous propose des situations vraiment pertinentes dans la mise en scène et le drama. Le lendemain, après une scène où Grace a pu se plaindre à Judd, on retrouve Dave au téléphone avec un homme tentant de se suicider.

L’appel fait mal à Dave, parce qu’il lui rappelle son propre passé, son père ayant décidé de se suicider. En fait, ça lui fait tellement mal qu’il finit par faire une crise cardiaque devant une Grace désemparée. A terre, Dave lui demande encore de prendre le relai de l’appel qu’elle avait suffisamment entendu pour être efficace. Le pauvre type au téléphone, franchement. Il réussit tout de même à vomir toutes les pilules pour dormir qu’il a avalées et être secouru par Nancy et TK. Tout va bien quoi.

Quant à Dave et sa crise cardiaque, il respire à nouveau et prend même le temps de s’inquiéter de l’homme qu’il avait au téléphone avant d’être évacué par l’équipe médicale. Facile, ça. La fin d’épisode nous révèle que le père de Dave n’a jamais mis fin à ses jours – mais alors, allez comprendre son emportement au téléphone, même si je m’en doutais que ça finirait en gag comme ça. L’autre révélation de fin d’épisode qui ne va pas plaire à Grace ? Dave rejoint définitivement l’équipe de jour pour aider sa santé.

Enfin, le cliffhanger qui m’a fait prononcer un bon « ah non hein » concerne TK : il reçoit un appel qui lui annonce la mort de sa mère. Cela sort de nulle part dans la trame de la saison, et je ne suis pas franchement content de cette intrigue. Elle vient juste d’avoir un bébé en plus, j’espère que ça ne va pas être une manière tordue de nous mettre un gosse dans la vie de Carlos et TK. On verra, c’est trop tordu pour que ce soit le plan des scénaristes de toute manière.

9-1-1 Lone Star – S03E06

Épisode 6 – The ATX Files – 14/20
Un épisode sympathique mais plutôt routinier, qui a l’inconvénient de ne pas vraiment donner du temps d’écran à tout le monde. Certes, il se concentre sur des personnages que j’aime bien, mais j’aime bien tout le monde dans la série… Ce n’est pas grave, on a au moins des intrigues qui permettent de développer davantage certains d’entre eux et de poursuivre le travail entamé dans les épisodes précédents, donc on va dire que c’est un bon épisode quand même.

Spoilers

Judd et Grace accueillent Wyatt pour le week-end, Tommy accueille… Charles ?


Are we just gonna ignore the part about the blue-glowing creatures?

Il est temps pour moi de rattraper ces épisodes de retard que je commence à rattraper, non ?

J’ai beaucoup aimé ce début d’épisode, même si on sent dès le départ que le type qui promet à sa copine de ne plus jamais l’abandonner est sur le point de le faire. Par contre, malgré le titre de l’épisode, je n’avais pas vu arriver le délire des extra-terrestres, il faut bien le dire. Voilà donc ce couple qu’on ne connaît pas qui se met à voir des aliens pendant leur rencard, et le copain qui abandonne sa copine pour s’enfuir au plus vite.

Il n’en faut pas plus pour qu’il soit victime d’un accident qui ramène tous les pompiers sur le lieu. Une fois sur place, ils apprennent l’existence de ces étranges personnes aux reflets bleutés, mais pour les avoir vus dans la scène, je doute franchement qu’il s’agisse d’une rencontre du troisième type. Toujours est-il qu’Owen révèle ainsi qu’il en connaît un rayon sur les extra-terrestres, à nous parler des différentes espèces d’extra-terrestres. C’est ce qu’il fallait pour calmer le type qui est donc entremêlé dans des barbelés, et hop, on peut enchaîner sur le reste de l’épisode, mais le thème est donné.

Bien sûr, cet épisode reprend également sur l’excellente intrigue entamée la semaine précédente avec Judd qui se retrouve avec un fils sorti de nulle part, Wyatt. J’ai beaucoup aimé ce que ça donnait : Judd fait tout ce qu’il peut pour apprendre à connaître son gamin, mais ça commence par un repas foiré à défaut de savoir que Wyatt était vegan. Franchement, il y a de l’abus ? Qui vient à un dîner sans préciser à l’avance qu’il est vegan ?

Bon, pour le reste, Judd qui veut l’emmener à la chasse et à la pêche, ça semblait un peu trop cliché tout de même. C’est tout de même intéressant à voir, parce que Grace sauve le repas et la scène comme elle peut, à essayer de faire en sorte que tout se passe bien alors que ce n’est pas gagné du tout. Cela s’arrange quand Wyatt raconte qu’il est bizarre (juste parce qu’il joue à Magic ?) et que Judd décide de lui parler d’extra-terrestres.

Le lendemain matin, il vient donc voir Owen directement chez lui juste pour qu’il accepte de l’emmener en excursion avec Wyatt sur la piste des aliens du début d’épisode. Bien sûr. Si l’activité semble fun pour Wyatt malgré ses dix-sept ans, ça rapproche surtout Owen et Wyatt, laissant Judd sur la touche. Complètement. Même lorsqu’il est question de bouffe, Owen est plus au point sur la bouffe vegan quoi.

Le lendemain matin, par contre, l’ambiance change radicalement : Judd trouve un tas d’animaux morts, clairement affectés par des radiations. Bien sûr, il appelle les secours aussitôt que possible et il tombe sur Grace. Cela permet un peu d’humour bienvenue, franchement, et l’épisode enchaîne ensuite sur une enquête menée par les pompiers plutôt que la police. Pourtant, il y a des personnages policiers dans la série.

Non, je ne suis pas frustré d’avoir raté Carlos dans cet épisode, c’est faux. Après, l’épisode part un peu en vrille à nous expliquer que les extra-terrestres bleus ne sont finalement que deux junkies (bon peut-être pas, j’abuse) ayant volé du matériel d’un vieil hôpital. Ils ont trouvé une substance radioactive et magnifique, toute bleue. Ils en ont vendu sous la forme d’un collier et ils sont morts au bout de quelques jours.

Heureusement, Judd, Tommy et Owen parviennent à temps pour apprendre qu’une partie de la substance a été transformée en cadeau d’anniversaire et Grace réussit à retracer l’identité et l’adresse de la personne. C’est peut-être ma partie préférée de l’épisode : voir Grace être mise en attente au téléphone, ça rappelle de mauvais souvenirs de moments comme ça, on en a tous connus. Après, l’intrigue en elle-même n’était pas exceptionnelle et se conclue rapidement par un anniversaire raté. Mais bon, on ne va rien dire.

L’idée était aussi de nous montrer que Judd passait du temps avec son fils, et ça, ça fonctionne sans problème. Wyatt est ainsi ravi d’avoir passé ce week-end, même si le dimanche s’est fait sans son père, coincé au travail. Il a beaucoup aimé Owen, mais il a surtout aimé aller camper avec son père dans les bois. Si Judd s’est mis beaucoup la pression, on apprend donc que finalement tout s’est bien passé pour Wyatt. Eh, je crois que je vais l’aimer ce Wyatt.

De son côté, Tommy continue de devoir faire face à la mort de Charles. Elle en parle lors d’un groupe de paroles, parce qu’elle approche de l’anniversaire des quinze ans de sa rencontre avec lui. Si la scène est intéressante pour le développement du personnage, il est assez malheureux de voir que le plan des scénaristes est ailleurs : ils veulent juste la confronter au fantôme de Charles quand l’ampoule du salon se met à clignoter en suivant un rythme particulier.

Allons bon, on se croirait devant un épisode d’Evil, surtout que l’intervention suivante mène Tommy, Nancy et TK chez une sorcière qui s’occupait d’une jeune femme venant la consulter pour une relation amoureuse foireuse. Bon, la nana se retrouve avec des vers qui lui sorte de la bouche et du nez, au secours, et Tommy se voit prodiguer le conseil d’écouter attentivement l’esprit qui tente de la contacter.

C’est finalement Tommy qui la recontacte en premier, pour avoir plus d’infos sur la manière de traiter l’affaire : elle est sûre que Charles essaie d’entrer en contact avec elle en lui envoyant le code « 143 » qui signifie apparemment « I love you ». J’ai aimé le conseil de la médium cela dit : se comporter lors de leur anniversaire comme si c’en était un, et lui préparer le même repas que d’habitude. Forcément.

Pour le reste, c’est assez cliché : quand elle rentre chez elle, elle apprend finalement que le problème de la lampe venait d’une souris dans les murs. Malgré tout, elle prépare tout de même le repas pour Charles, lui parle, blâme son chat quand rien ne se passe… et reçoit un signe de Charles lorsque les bougies qu’elle vient de souffler se rallument. J’aurais préféré un signe moins allumé (c’est le cas de le dire), qui laisse une part au doute et qui nous explique qu’elle fasse le choix d’y croire. Là, les bougies qui se rallument seules, ça n’a pas beaucoup de sens quand même.

On va faire comme si c’était parfaitement normal malgré tout…