9-1-1 Lone Star – S03E05

Épisode 5 – Child Care – 16/20
Une seule actrice vous manque et tout est dépeuplée. Quand vous la retrouvez, paf, tout va pour le mieux à nouveau. Quant aux trois intrigues principales de l’épisode, elles sont toutes particulièrement prenantes, même si tirées par les cheveux dans la manière dont elles sont introduites. Cela me convient uniquement parce que la suite est si top et parce que j’aime les développements des personnages proposés.

Spoilers

Owen couche à tout va, Judd couchait à tout va et une gamine ferait mieux de se coucher.


I think you’re my father.

J’avais dit que je passerais ma journée devant des séries et c’est raté. Bon, j’ai tout de même promis de voir cet épisode aujourd’hui pour débloquer un Bingo Séries, alors c’est parti pour avoir au moins une critique sur le blog. C’est le minimum, tout de même.

Sans la moindre logique, la série commence par une scène nous rappelant que Mateo vit toujours chez Owen (mais alors pourquoi le chauffage était-il coupé quand Owen est revenu chez lui ??). C’est l’occasion de découvrir qu’Owen a de nouveau une vie sexuelle active – trop active même. Il couche donc tous les soirs avec une femme différente, et une femme clairement plus jeune que lui apparemment. Cela finit par poser problème à Mateo, mais aussi au reste de la caserne qui suit ces aventures-là grâce aux récits de l’ex-bleu.

Du coup, Owen décide de créer une vraie connexion avec une femme, mais tout ce qu’il y gagne, c’est une inscription à une application de rencontres qui craint beaucoup. Sur les conseils de Mateo, il décide donc de rejoindre une autre application, Ascent. Cette application est réservée aux stars, mais heureusement il en connaît une : Marjan. Et avec un peu de chantage et de négociations, en plus d’un bon repas, voilà donc Owen qui peut s’inscrire sur cette application.

C’est une excellente chose, parce que ça permet à la série de nous ramener dans le casting Amy Acker. Et là, je dis oui, immédiatement, elle a intérêt à être la future femme d’Owen. Bon, le rencard entre eux se déroule à merveille, c’est déjà ça, même s’ils finissent par être en désaccord sur un acteur, au point de mettre fin au rencard. Euh ? C’est un peu extrême, sur un simple désaccord concernant des films, d’en arriver là. Et ça vient de moi, ça en dit long, quand même !

Pendant ce temps à la caserne, un ado vient voir Judd. Sérieusement, j’ai vu trop de séries pour ne pas être immédiatement sûr qu’il allait balancer à Judd qu’il pensait être son fils. Cela ne rate pas, et la scène est quand même vraiment pas mal foutu du tout, parce que Judd n’y croit absolument pas. Bien sûr, Grace arrive à la caserne avec le meilleur timing possible. C’est peut-être cependant ce que j’ai préféré : Judd est sûr de lui et n’a clairement pas l’intention de cacher quoi que ce soit à Grace.

Quand il comprend que le gamin a toutefois raison, parce qu’il a des arguments imparables, du genre, l’ADN, il perd quelque peu ses moyens. C’est Grace qui est la plus réactive, finalement, prenant le numéro de l’adolescent pour pouvoir le recontacter alors même que celui-ci n’a pas prévenu sa mère de ses recherches.

C’est un coup dur pour le couple Judd/Grace. Ils ne pouvaient pas aller bien plus d’un épisode, tout de même. Leur fille vient à peine de naître, et voilà donc que Judd se retrouve papa suite à un coup d’un soir datant d’avant même sa rencontre avec Grace. C’est elle qui a réussi à le changer, elle le sait, mais ça ne l’empêche pas d’être énervée malgré tout. Allez, ça va clairement remettre sa foi en question tout ça, parce qu’elle se retrouve avec la famille qu’elle voulait depuis toujours pour découvrir qu’en fait Judd était déjà papa.

C’est violent pour elle, c’est violent pour Judd, c’est violent pour tout le monde. Et c’est terrible. Je trouve que ça l’est d’autant plus que Grace a conscience que sa réaction est irrationnelle, mais que ça ne la rend pas moins crédible pour autant.

A défaut de pouvoir en parler calmement à Grace, Judd se rend chez Tommy pour évoquer avec elle cet énorme problème. Il se souvient bien sûr de la nuit d’amour avec la mère de l’enfant, mais il était loin de se douter qu’il était déjà un mauvais père. Il me fait de la peine, franchement, mais Tommy a raison de souligner qu’il était sacrément débile comme gamin.

En fin d’épisode, Grace réussit heureusement à se calmer et à aborder la situation avec le sang-froid qu’on lui connaît. Elle explique donc à Judd qu’elle a préparé son dîner préféré afin de mettre en place un dîner de famille. Et comme il y a trois assiettes, je me suis dit que l’ado allait revenir pour entrer un peu plus dans leur vie. Ce n’est finalement pas le gamin qui se pointe, mais sa mère. C’est tellement la chose à faire, Grace est la plus maligne, évidemment.

Elle a appelé la mère du gamin afin d’entrer en contact avec elle et de parler de cette situation plus que déroutante, parce que la famille vient de s’agrandir de manière improbable des deux côtés. La scène est pleine de moments vraiment gênants, mais c’est parce qu’il est difficile de faire autrement quand on rencontre la femme qui a couché avec son mari des années plus tôt et a eu un enfant avec sans jamais le lui dire – faute de savoir qui il était.

Cela finit pourtant en scène drôlement familiale : Grace ne déconne pas quand elle dit qu’elle fera tout pour Judd et qu’elle considère son premier enfant comme une partie de sa famille. Elle en arrive au point où elle laisse cette inconnue prendre Charlie dans ses bras tout de même. Grace, tu es mon personnage préféré, à nouveau.

La première et seule intervention du jour est absolument terrifiante : une petite fille se fait séduire par « Mr Whisper », quelqu’un qui lui parle à travers une caméra connectée dans sa chambre. Ce Mr Whisper est tellement mignon qu’il offre un cadeau à la gamine : de quoi foutre le feu à toute sa maison. Mais ? Terrifiant. Qui irait mettre une caméra connectée dans la chambre de son enfant, après ? Je ne sais pas. Je comprends l’idée de la caméra, mais pourquoi connectée avec un micro ? Et puis, la gamine paraît grande en plus pour avoir une caméra.

Bon, l’incendie est horrible pour les papiers, parce que les pompiers réussissent à sauver les parents qui s’inquiètent pour leur fille. Le problème, c’est qu’ils annoncent avoir une petite fille, mais que Judd ne la trouve pas dans la maison alors qu’elle est sur le point de s’effondrer. Judd est sorti de là à temps et les flics comprennent vite qu’ils ont affaire à un enlèvement. Grâce à l’aide de Carlos, la détective sur l’affaire découvre ainsi l’existence de Mr Whispers.

Bon, Carlos est clairement dans l’abus avec la détective, parce qu’il va jusqu’à fouiller son bureau pour en savoir plus, mais ce cas montre qu’il est capable d’être un excellent flic. En effet, il passe tout son temps libre à étudier l’affaire, prenant le temps de vérifier toutes les caméras de surveillance du quartier, puis toutes les vidéos de Katie et Mr Whispers. Grâce à ça, l’enquête est vite résolue et, nous, on a des scènes toutes mignonnes où TK reste à ses côtés le temps qu’il visionne des heures et des heures de vidéo creepy. Sans être payé plus. Cela dit, je peux comprendre que cette affaire le travaille à ce point. Pas sûr que ce soit positif pour la suite de sa carrière de se laisser si affecter.

En tout cas, Mr Whispers est donc l’ancienne baby-sitter de Katie. Elle utilise un filtre vocal pour ne pas être reconnue, mais ça n’est rien face à la détermination de Carlos et de sa nouvelle pote détective. L’enquêtrice l’aime clairement bien, au point de lui conseiller en fin d’épisode de passer lui aussi le concours pour devenir enquêteur.

Avant ça, il fallait tout de même retrouver Katie. Grâce à une Amber-alert, c’est rapidement chose faite : Owen voit l’alerte sur son portable lors de son rencard désastreux et réussit à voler la voiture d’Amy Acker pour poursuivre la voiture de l’ex babysitter. Celle-ci perd clairement le contrôle de son kidnapping quand elle voit l’alerte, surtout que Katie en était à réclamer sa mère. Il n’en faut pas plus pour qu’elle se mette à gifler Katie et à rouler à toute vitesse dans Austin.

Owen la poursuit donc au volant d’une voiture qui n’est pas la sienne, histoire de montrer à Amy Acker son vrai côté héroïque. Et voilà donc comment leur rencard se termine : bien. Owen est celui qui parvient à arrêter la baby-sitter et ravisseuse, ce qui lui fait gagner des points de charme auprès de sa nouvelle conquête, qui lui propose même d’aller manger avec lui. Euh, c’est vraiment une série, parce que c’est le genre de rencard qui donne vraiment envie de rentrer se terrer chez soi je pense, mais admettons. L’essentiel est que ça fonctionne pour Owen !

Resident Alien – S02E02

Épisode 2 – The Wire – 16/20
Je retrouve avec soulagement la série que j’aimais en saison 1. La déception de la reprise tournant trop le dos à ce que j’espérais voir étant passée, cet épisode est finalement un bon exemple de ce que faisait la saison 1. De nombreuses intrigues s’entremêlent l’air de rien et permettent de passer un vrai bon moment pas trop prise de tête, avec de l’humour dans presque chaque scène et des développements inattendus grâce à des twists toujours plus perchés les uns que les autres. Je retrouve le plaisir que j’avais à regarder la première saison, ouf !

Spoilers

Harry réfléchit à un moyen de sauver Asta de l’extermination voulue par les autres extraterrestres.


I don’t think that’s how space work.

Je sais que la série est diffusée le jeudi, mais je la trouve vraiment parfaite pour le dimanche. Pas trop prise de tête, toujours sympathique et un peu surprenante, c’est pile ce que j’aime voir pour me divertir, après tout. Et dans une semaine où j’ai passé plus de temps au cinéma que devant des séries, il est quand même bon d’en revenir aux séries.

L’épisode commence de manière surprenante avec un Harry en plein cauchemar, même si on ne nous le révèle pas immédiatement comme cela. Nous suivons en effet Harry dans les rues désertes de Patience : il découvre une ville fantôme peu rassurante et tombe finalement sur le zombie de… D’arcy. C’était vraiment drôle avec juste ce qu’il faut d’humour de la part de l’actrice pour nous faire rire.

Bon, bien sûr, tout ça permet à Harry de se réveiller de son cauchemar et de découvrir un nouveau sentiment humain : la peur. C’est efficace car ça lui arrive devant un film d’horreur et car ça nous ramène à l’intrigue principale de la saison : un autre extra-terrestre va être envoyé sur Terre pour détruire les humains après tout.

Et c’est un problème pour Harry qui devient de plus en plus humain, même s’il en est à parler à un poulpe dans sa cabane surveillée. Parmi les fils rouges de la série, il y a toujours le shérif et son adjointe qui enquêtent sur Harry après tout. Ils n’arrivent pas trop à savoir ce qu’ils observent par contre : Harry semble enterrer quelque chose, certes, mais quoi ?

Nous, on le découvre bien vite : son vaisseau, tout simplement. Le problème, c’est que le trou qu’il creuse a beau être grand, ça fait trembler la terre sous la cabane. Et plutôt que son vaisseau complet, il ne met pourtant qu’un quart de celui-ci sous la cabane, de manière à créer un bunker… dans lequel Harry imagine vivre avec Asta. Oula, il n’est pas au bout de ses surprises et déceptions, le pauvre. Il passe son temps à y réfléchir pourtant, essayant de voir par exemple s’il doit sauver aussi le père d’Asta – avant de se dire qu’ils feraient équipe contre lui. C’est bien pensé, parce que le père d’Asta est vraiment sage : il conseille tout de même à sa fille de faire en sorte qu’Harry se trouve d’autres amis, parce qu’en attendant, s’il arrive quoique ce soit à Asta, ils sont tous morts.

Pendant ce temps, la vie continue à Patience. Et ce n’est pas si fou que ça la vie dans une petite ville du Colorado : le maire découvre que celui de la ville de Jessup, à côté, lance une campagne de publicité pour sa ville en la montrant bien meilleure que Patience. C’était marrant, mais ça provoque des problèmes à Ben qui découvre ensuite le panneau de la ville repeint avec un pied dessus. Le pauvre.

C’est plutôt marrant, surtout que cette découverte se fait grâce à D’Arcy. Elle me fait trop rire, avec une nouvelle coupe de cheveux encore et une manière de rappeler à Ben qu’il était bien content de l’embrasser en vrai. Ben est sur tous les fronts cette semaine, devant aussi trouver un moyen de remplacer Ethan, toujours disparu. Il recontacte donc la femme qui avait son job avant et que D’Arcy prend pour un fantôme. Eh, ça en dit long sur l’efficacité médicale de la femme, qui pense aussi s’adresser au frère jumeau de Ben, allez savoir pourquoi.

En parallèle, D’Arcy aux cheveux rouges et Asta prennent du bon temps en faisant une balade en bateau à proximité de la ville. C’est toujours bon de les revoir potes, mais je ne sais toujours pas comment D’Arcy peut lui pardonner si vite de l’avoir abandonnée comme ça en fin de saison 1. Bon, elle n’est pas si dupe quand même, elle comprend bien qu’Asta lui cache quelque chose, mais elle considère malgré tout qu’elle a une super vie. Et ma foi, je veux bien la même qu’elles, c’est clair que cette petite balade sur le lac était cool.

C’est après celle-ci qu’Asta retrouve Harry. Ce dernier est toujours suivi par les flics sans en avoir conscience, et ça apporte vraiment un bon humour à la série d’avoir cette scène où Liv, l’adjointe, tente de lire sur lèvres d’Harry parlant à Max et sa meilleure amie. Le pire, c’est qu’elle y arrive, mais qu’elle pense se tromper quand elle déchiffre une question sur les toilettes qu’Asta préférerait dans un bunker. C’était excellent, tout simplement.

Si Harry demande ça à Max et sa meilleure amie, c’est parce que ces deux-là ont besoin d’Harry cette semaine. Comme vu la semaine dernière, Max se retrouve avec de plus en plus de poils sur lui. Il se réveille un beau matin avec de la barbe. Oh, sa meilleure amie essaie évidemment de le raser, mais c’est très approximatif comme job de sa part. Bref, Max ne comprend pas exactement ce qui lui arrive, mais nous on le sait : il a volé une partie du vaisseau d’Harry, et voilà les effets secondaires que ça provoque.

Harry se garde bien de lui dire, trouvant la punition pour lui amusante. Dire qu’il aurait pu l’éjecter de son vaisseau tout simplement. Cela aurait vraiment simplifié la vie d’Harry qui se retrouve désormais à devoir se faire des amis en ville, puisqu’Asta l’oblige à le faire. Grâce à ça, on a droit à une jolie scène de poker entre le shérif, D’Arcy, le maire et d’autres personnages qu’on ne connaît pas encore. Bien sûr, le shérif débarque avec un micro qui permet aussi à son adjointe de toute entendre.

Cela tombe bien : pendant la partie, une des joueuses révèle que six ans plus tôt, le docteur a failli vendre sa cabane. Les flics trouvent aussitôt de quoi enquêter sur lui et l’enquête se fait totalement à charge. Il y a de quoi : plus ils avancent, plus ils se rendent compte que le docteur est probablement coupable de meurtre. C’est embêtant tout de même, surtout qu’ils ont déjà arrêté quelqu’un pour ce meurtre. J’ai bien aimé voir ces deux flics enquêter sous couverture, en tout cas, et Liv, l’adjointe, est en passe de devenir le personnage que je préfère dans cette série. Comme quoi, tout arrive.

Pendant qu’ils font ça, la vie ne s’arrête pas à Patience. Bien au contraire, même ! Alors que Ben veut absolument que la ville ne soit pas cataloguée comme une ville où des meurtres se produisent, la pote d’Asta se lance dans une activité touristique passionnante : faire faire le tour de cette ville pleine de meurtres à des touristes voulant un petit coup de frissons. C’était marrant comme tout comme humour, et ça passait bien.

La journée d’Asta est moins exceptionnelle par contre. Elle tombe par hasard sur Jay, tente de sympathiser avec… et se fait dégager par la mère adoptive qui n’apprécie vraiment pas, à raison, l’attitude d’Asta avec sa fille biologique. Elle lui rappelle ainsi que c’est à Jay de faire la démarche si elle le souhaite, pas l’inverse. On pourrait penser que c’est suffisant pour passer une mauvaise journée, mais non, Asta n’est pas encore au bout de ses peines : elle a ensuite rendez-vous avec Harry qui lui fait découvrir le bunker.

Il a beau l’avoir emménagé comme il pouvait et avec une « fenêtre » peinte par ses soins, ce n’est vraiment pas idéal comme studio pour vivre en colocation. C’est tout petit, il y a un seau en guise de toilettes et surtout, surtout, Asta découvre au passage que toute l’humanité va y passer. Il faut vraiment donner envie à Harry de sauver notre espèce et, bizarrement, les soirées poker où il se fait plumer et pète des tables, ça n’est pas efficace.

Et Asta essaie de lui expliquer que non, elle n’a pas envie de vivre seule avec lui, mais il imagine que tout ça n’est que du bluff. Ce n’est pas exactement le cas, mais il est sûr de lui : évidemment qu’Asta ne peut que vouloir vivre avec lui ? Cela mène à une excellente scène que je n’avais pas vu venir où la partie de poker se justifie vraiment bien. Harry est nul en bluff quand il explique ne pas pouvoir appeler sa planète pour annuler le génocide des humains.

Pas de chance pour lui, Asta est excellente en bluff et menace de se suicider. Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’il montre qu’il n’a pas envie de la voir mourir, contrairement à ce qu’il affirmait. J’adore vraiment la relation entre ces deux-là, il est possible que je me retrouve à les shipper plus que nécessaire. Malheureusement, les scénaristes partent ensuite dans une autre direction quand le shérif et son adjointe débarquent à la cabane pour interroger Harry, qu’ils soupçonnent du meurtre de Sam à nouveau.

Si Asta leur ouvre la porte, on sent bien qu’il y a quelque chose de louche. Cela ne manque pas : il s’agit en fait d’Harry ayant pris l’apparence d’Asta, et ça craint pour la suite de la série car aucun demi-tour ne sera possible après ce cliffhanger. Le shérif et Liv trouvent en effet l’arme du meurtre cachée dans la cabane d’Harry et sont envoyés à la cave par Harry sous l’apparence d’Asta. Dans la cave, ils retrouvent toutefois… Asta. C’est un meilleur tour de magie que celui de Ben à la partie de poker, je vous l’assure !

9-1-1 Lone Star – S03E04

Épisode 4 – Push – 17/20
L’épisode apporte une conclusion vraiment réussie aux cliffhangers de la semaine précédente et se concentre cette semaine sur les personnages que je préfère. Si la fin de cette longue tempête de neige est réussie, il reste certaines scènes superflues ou trop peu crédibles pour que ce soit une meilleure note, franchement. J’ai tout de même eu ce que j’attendais comme scènes depuis quatre épisodes, et un petit shot d’émotions parce que je suis un public facile, alors je ne vais pas faire ma fine bouche trop longtemps.

Spoilers

TK est toujours entre la vie et la mort, Grace toujours en train d’accoucher. Et les personnes les plus importantes dans leur vie ne le savent toujours pas.


Kid’s a hero too, apparently.

La série reprend exactement là où elle nous avait laissés la semaine dernière, et ça me fait presque culpabiliser de ne pas être revenu plus tôt : notre pauvre Grace est toujours en train d’accoucher en étant coincée dans un embouteillage avec Billy. Cela fonctionne plutôt bien d’avoir ce duo ensemble, parce que ça me fait rire cette relation entre eux avec une Grace qui lutte vraiment pour ne pas nous le tuer sur place.

Il a toutefois de bonnes idées et heureusement qu’il est là pour aller vérifier si d’autres voitures sont en état de rouler ou de contacter les secours. Pendant qu’il fait ça, elle a le temps de prier Dieu avant de se mettre en mouvement, parce que le meilleur plan est finalement de… marcher. Allez savoir pourquoi, elle a en effet coupé le chauffage de sa voiture. Je ne sais pas, ça ne doit pas faire si longtemps qu’elle est coincée puisque personne ne se soucie d’elle dans le reste de l’épisode.

Marcher était une bonne idée : Billy l’emmène jusqu’à un autobus emménagé où Grace peut s’allonger sur un canapé pendant que son sauveur détesté part en quête d’essence. Certes. Evidemment qu’il fallait que le bus soit en panne d’essence. C’est tellement logique pour un bus coincé dans un embouteillage de ne pas avoir d’essence ??? Déjà que l’embouteillage créé par la tempête de neige, c’était étonnant…

Bon, c’est un faux problème tout ça. Billy revient bien vite auprès de Grace… et s’évanouit après avoir avalé un peu trop d’essence en essayant d’en voler. L’avantage, c’est qu’avant de faire ça, il a eu le temps de rallumer le chauffage du bus, donc on progresse.

Sinon, j’adore TK, mais en revanche, je n’accroche pas du tout à son intrigue depuis l’épisode précédent. On le retrouve de nouveau en pyjama aux côtés de sa mère, sur le point de manger les cookies de l’épisode précédent. Pour une fois, je peux aimer sa mère qui lui fait prendre conscience qu’il doit vraiment arrêter d’être en train de mourir, alors que les infirmières qui s’occupent de lui font de la grosse merde en expliquant qu’elles ne lui laissent qu’entre trois jours et trois semaines.

Ce pauvre Carlos entend tout ça et doit digérer l’information. Il compense ensuite dans une scène avec Nancy qui le console sur les sentiments de TK pour lui, même si TK ne voulait plus de lui dans sa vie. Bon, c’est super énervant comme scène, parce qu’on apprend que TK a détruit le cœur de son copain… mais on ne sait toujours pas pourquoi. C’est d’un frustrant !

Pendant ce temps, Owen rentre enfin chez lui pour découvrir une maison dans un sale état : le courant est coupé et il y fait moins de zéro degré puisqu’on y voit de l’eau gelé. Ce n’est pas bien crédible et ça l’est encore moins quand on voit le personnage en t-shirt devant un feu de cheminée. Genre, oui, la cheminée réchauffe, OK, j’entends, mais s’il fait si froid que ça dans la maison, un feu de cheminée ne peut suffire.

Une fois rasé, il apprend heureusement ce qui est arrivé à son fils grâce à Vega qui vient le voir. De son côté, Marjan revient à la caserne et découvre ce qui est arrivé à Paul, puis à TK. J’ai préféré sa scène franchement, même si comme dans le cas d’Owen, on sent tout de même que les acteurs n’ont pas à jouer les pires moments – ceux de la découverte de l’information. En plus, tout ça nous fait perdre de vue l’intrigue de Grace pendant un long moment.

Owen a même le temps de se rendre à l’hôpital et de nous faire tout un discours chiant sur le fait que ce n’est pas le cœur de TK qui s’est arrêté mais le sien quand il a arrêté de se battre pour sa caserne. C’était lourd et plein d’émotions, et heureusement que Carlos et Marjan sont là pour nous transmettre les émotions qu’il faut. Bordel, la larme de Carlos qui coule au moment où Owen lui fait un câlin, c’est grandiose. Simple comme tout, mais vraiment efficace. En tout cas sur moi.

Bref, Owen quitte finalement l’hôpital pour se battre et trouver l’énergie de faire rouvrir la caserne. J’ai apprécié le câlin sans un mot à Carlos. C’est toujours ça de pris. L’épisode approfondit vachement le personnage et ses sentiments pour TK, et c’est d’autant plus frustrant de ne pas savoir la raison de la rupture. Ils sont clairement amoureux, alors je vois mal une histoire de tromperie. Je pense que TK a juste eu peur de s’engager, mais on avait déjà géré ça les saisons précédentes il me semblait.

Dans le même genre, on en revient à la peur intrinsèque au personnage d’Owen de perdre son fils. On l’avait déjà évoqué les saisons précédentes, mais là, ça permet aussi de rassurer Tommy sur sa culpabilité d’avoir emmené TK à sa mort. Cette intrigue est finalement mise de côté quand Tommy et Owen traquent le GPS de Billy jusqu’à chez Grace.

De là, ils partent vers l’hôpital prévu en appelant à la radio Judd pour qu’il arrive à temps pour l’accouchement, parce qu’ils ont bien compris ce qu’il en était. Finalement, ils ne mettent pas trop longtemps à trouver Grace et Tommy, et ils arrivent à temps parce que Grace était vraiment en train d’accoucher cette fois. Et quand on voit le diamètre de la tête du bébé, sérieux, tu m’étonnes qu’elle souffre ! J’en oublie de dire que par un miracle, Judd arrive à temps pour l’accouchement.

En parallèle, heureusement que la mère de Carlos débarque à l’hôpital pour aider un peu son fils à faire face à la situation de TK. Bien sûr, c’est énervant qu’elle ne découvre que maintenant que Carlos et TK ont rompu, mais c’est une bonne chose qu’elle lui dise d’exprimer sa colère envers TK une bonne fois pour toute.

L’acteur est excellent : on ne sait toujours pas ce qu’il s’est passé entre eux, mais il arrive une fois de plus à nous verser sa petite larme sur la joue droite, et ça fait son effet. Bon, c’est redondant pour l’épisode, et c’est redondant aussi d’en revenir à TK dans son coma. C’est là qu’on apprend ce qu’il s’est passé entre eux, parce qu’il l’explique enfin à sa mère : Carlos leur a trouvé un appartement superbe… que TK ne pouvait pas acheter avec lui finalement.

Malheureusement, il a donc fallu qu’ils gèrent ensemble la déception, et particulièrement celle de TK. Pour y faire face, Carlos a eu la meilleure des idées : il a acheté cet appartement incroyable et pour éviter que TK ne se sente chez Carlos, il a décidé aussi de le mettre sur le bail, en payant tout lui-même. Bordel, j’ai fait exactement la même tête que la mère de TK face à cette raison de rupture totalement naze. Comme prévu, TK a saboté sa relation parce que Carlos était trop bien pour lui. Putain, les personnages de séries qui sont incapables de communiquer, je vous jure, ça me soule.

Tout ça permet donc à TK de se réveiller au moment où Grace est en train d’accoucher. Oh, on nous fait aussi des plans bien lourds sur le personnage d’Owen à genoux dans la neige et Billy disparaît complètement, ce qui était bien dommage et cassait un peu la scène. Sans ça, elle était parfaite ; et elle reste magnifique en tout cas : TK se réveille donc à l’hôpital et après un petit moment de souffrance, que fait-il ?

Il tend la main vers TK bien sûr. Aaah. Ce couple me fait fondre trop facilement, mais que c’était chouette de voir Carlos réussir enfin à faire exactement ce qu’il voulait depuis le départ, à savoir lui tenir la main, lui caresser les cheveux, l’embrasser. C’était une scène simple et efficace d’avoir TK qui le réclame pour une réconciliation plus qu’attendue.

Et la tempête de neige s’arrête enfin : on reprend quelques semaines plus tard (j’imagine ?) quand TK sort de l’hôpital et… vient vivre chez Carlos. Pour être plus précis, il vient vivre chez lui : Carlos a emménagé toutes ses affaires chez eux, grâce à l’aide de Matteo. C’est bon de les savoir enfin réconciliés ! Et l’appartement est un énorme loft inabordable et franchement magnifique. Je ne veux pas savoir le prix de leur facture de chauffage, mais bordel, j’adore.

Si la neige a totalement fondu, Grace et Judd n’ont toujours pas donné de nom à leur fille ! C’est totalement abusé, même si ça permet une scène très touchante. En effet, Judd et Grace ont décidé d’appeler leur petite fille Charlie, en l’honneur de Charles, le mari de Tommy. Je l’ai senti venir pendant la scène avec les gamines de Tommy, mais ça passait super bien.

La fin d’épisode passait bien aussi : Owen et Marjan se donnent rendez-vous pour la destruction de la caserne qu’ils n’ont pas pu empêcher et sont rejoints par tout le casting, tristes de devoir dire adieu à cette caserne… sauf que Cole Robertson débarque juste à temps pour fournir les fonds nécessaires à la réouverture de la caserne sur la cagnotte mise en place par Marjan.

Cole Robertson ? Le père milliardaire de la gamine sauvée par Paul dans ce début de saison. Et hop, on peut passer encore quelques semaines plus tard à la réouverture de la caserne. Elle était très chouette cette réouverture, avec une cérémonie où chacun a pu faire sonner la cloche de la caserne. Oui, oui, ils sont tous réintégrés comme si de rien n’était, y compris TK, déjà sur pied. Heureusement qu’il a failli mourir en début d’épisode.

Par contre, tout ça donnait un étrange goût à cet épisode final de l’arc tempête de neige : franchement, j’avais l’impression d’avoir déjà affaire à une fin de saison. Tout le monde finit heureux, Billy est même réconcilié avec Judd et Owen maintenant que la caserne est reconstruite à l’identique, et tout le monde peut avoir un petit moment fun sur la piste de danse.

Non, ça ne vire pas en danse texane pour une fois, mais c’est pas grave, c’était chouette comme tout cette fin d’épisode !

Reacher – S01E01

Épisode 1 – Welcome to Margrave – 14/20
Le héros de la série a ses côtés sympathiques et l’intrigue en fil rouge réussit à donner envie de voir la suite, mais c’est un épisode qui annonce une série qui ne révolutionnera pas son genre. Franchement, elle n’invente rien et on a juste affaire à une histoire très classique. Ce n’est pas désagréable pour autant, une petite série procédurale à fil rouge de plus. Si je le dis autrement, ça se regarde tout seul et y a un ship qui réclame des shippeurs.

Spoilers

Reacher est suspecté d’un meurtre ayant eu lieu juste avant son arrivée dans la ville de Margrave.

I don’t need a lawyer.

La série commence de manière très surprenante en Georgie avec un plan nocturne, des coups de feu silencieux tirés et un meurtre. La scène de crime est rapidement nettoyée, le meurtrier cache le cadavre après s’être défoulé dessus et hop, REACHER.

Bien. Après un pseudo générique, on tombe sur l’arrivée du héros de la série en ville… et il se fait rapidement remarquer en empêchant un mec de s’attaquer physiquement à sa copine après qui il est clairement énervé. Euh… soit ?

Il l’empêche en étant parfaitement silencieux, avec un simple regard, puis se rend commander de quoi manger dans un diner. Le pauvre n’en a pas le temps : les flics arrivent et il se fait arrêter pour meurtre devant toute la clientèle très surprise du diner. Il faut dire que les flics s’approchent de lui avec beaucoup de violence et de bruit pour un type qui, en face d’eux, reste très calme.

On apprend dans la scène suivante qu’il s’appelle Jack Reacher, et on voit assez vite vers quoi on se dirige pour la série quand la flic à l’accueil semble mille fois plus cool. Eh, il fera équipe avec eux pour les aider à résoudre des enquêtes. Encore une série procédurale, c’est bien ce qu’il me fallait. Jack Reacher, Jack Ryan… Amazon ne se foule pas, non ?

On enchaine assez vite sur l’interrogatoire de Reacher, mais l’interrogatoire n’est pas fait par les flics énervés, juste par leur supérieur pas très approbateur des méthodes à l’ancienne de ses hommes. C’est plutôt intéressant, parce que c’est là que Jack Reacher prononce enfin ses premiers mots : il affirme ne pas vouloir ou avoir besoin d’avocat, parce qu’il n’a pas tué d’homme. Du moins, pas celui-ci. Il en a tué d’autres, il ne nie pas, mais dans cette ville, il n’a rien fait.

En fait, il explique calmement que le meurtre vu en début d’épisode est l’œuvre de trois personnes, et j’avoue, j’ai bien aimé la manière calme dont il explique les choses, faisant un bon profil psychologique des trois meurtriers. Cela fonctionne plutôt pas mal, avec le boss des flics (shérif ?) en face de lui qui stresse d’avoir affaire à quelqu’un de si confiant et calme. Il faut dire que Reacher est un mystère pour lui, avec sa médaille française, son passeport au 1er janvier et son silence. Ou ses manières d’avouer qu’il est meurtrier à un flic peut-être.

Bref, Reacher finit en cellule le temps que son alibi soit vérifié auprès d’une compagnie de téléphone – parce que le cadavre avait un numéro de téléphone noté sur sa chaussure, en-dessous du mot « Pluribus ». Bon, Reacher a surtout le temps de sympathiser avec la flic du début d’épisode avant qu’elle soit embarquée par son chef pour interroger l’homme du numéro de téléphone, Paul Hubble. De manière SUPER DISCRETE, une voiture noire se gare pile en face de la maison de Paul Hubble au moment où il est interrogé par les flics.

À l’instant où il voit la voiture, Paul décide de se mettre à parler et d’avouer le meurtre. Le problème, c’est qu’il n’a clairement pas commis le meurtre dont il s’accuse et que tout le monde s’en rend compte immédiatement. Les flics sont bien forcés de l’arrêter malgré tout, mais c’est de courte durée : Stevenson, un autre flic, sait qu’il a un alibi en béton puisqu’il était avec lui, tout simplement. Bon, ça, on ne le sait pas immédiatement, on nous fait juste constater que Stevenson est mal à l’aise en le voyant.

Reacher s’en rend compte aussi avant de se libérer lui-même des bracelets supposés le menotter : il a la force physique pour s’en détacher, mais il attendait que Finlay (le shérif ? le boss ?) en donne l’ordre. Il fait ça devant la flic cool, et on comprend bien que ça va flirter sévère d’ici la fin de l’épisode. Avant ça, Finlay veut interroger Reacher, mais il le fait en-dehors du commissariat pour s’éviter tout témoin.

La scène d’interrogatoire ne tourne vraiment pas à l’avantage de Finlay cependant : il est clairement dépassé par Reacher et ses capacités d’analyse. Obsédé par les détails, il nous fait la psychanalyse de Finlay de manière très précise et nous explique donc que Stevenson n’est pas à l’aise face à Paul. C’est ainsi que Stevenson raconte l’histoire de l’alibi.

Malgré tout, Finlay décide de se garder Reacher à portée de main, parce qu’il comprend bien vite que ses capacités d’analyse et déduction en font un atout précieux. C’est clairement un côté que j’aime bien chez ce personnage et qui peut me donner envie de rester, même si tout le reste est super prévisible et assez stéréotypé pour le moment. On n’est pas sur la série de l’année, quoi.

Pour se le garder à portée de main, Finlay décide d’envoyer Reacher en détention provisoire. C’est aussi un plan pour qu’il accompagne Paul et que Paul se mette à parler, hein. Quant aux scénaristes, ben… On passe ainsi par la très nécessaire scène de nudité du héros… mais à l’entrée en prison, Reacher se fait remarquer en refusant une fouille à nu qu’il considère illégale – et il a raison de le faire, parce que c’était bien illégal. Eh, ça fait de lui un héros sympathique, très attaché au détail… et au silence. J’aime bien son côté armoire à glace, j’avoue que ça fonctionne et que c’est marrant de le voir prendre Paul sous sa protection.

Bien sûr, Reacher n’est pas du tout perturbé par la prison, ni par quoique ce soit. En fait, il se récupère assez vite des lunettes de soleil quand le caïd du coin vient casser celles de Paul pour le fun – et pour le convaincre de le sucer parce que Paul fait tout ce qu’on lui dit. Bien sûr, Reacher intervient avant que ça ne dégénère trop et nous confirme qu’il est tout de même un héros au grand cœur malgré son silence constant et malgré son côté armoire à glace.

Tout ce qu’il gagne dans cette affaire, c’est un pot de colle : Paul refuse de le lâcher et le suit partout où il va, en profitant pour lui expliquer aussi qu’il n’est pas un criminel. C’est important de le faire après tout. C’est aussi important de se garder quelques éléments de surprise : Reacher compte jusqu’à trois avant d’attaquer ses ennemis. Le premier, il lui explose la tronche à deux. Les suivants, à un. Il faut dire qu’il était en train d’être attaqué dans les douches, c’était peu rassurant alors il a eu raison de s’en prendre à eux comme ça.

Il attire aussi l’attention des gardiens qui se rendent compte que Reacher et Paul sont en détention provisoire normalement, pas avec les condamnés à perpétuité. C’est clairement une erreur volontaire d’un des gardiens de la prison, ça, et ça prouve que Paul trempe dans quelque chose de bien plus louche qu’il ne veut bien le dire. Bref, nos prisonniers préférés retournent en détention provisoire et tout est bien qui finit bien.

De retour au commissariat, nous comprenons que Finlay a bien une vie familiale compliquée avec sa Sharon et la flic cool de la série, Roscoe, apprend à son boss qu’il vient de faire une grosse erreur. Il est ainsi confirmé que Reacher est un officier haut gradé et héros de guerre qui n’a rien à faire en prison. Le chef est à deux doigt de se refumer une cigarette dis-donc, alors qu’en prison, Reacher et Paul font plus amples connaissances autour d’un repas.

Paul passe ainsi aux aveux, comme prévu : il est très clair qu’il est innocent, mais qu’il est impliqué dans quelque chose de plus grave que ce qu’il en paraît. Bizarrement, Reacher agit comme s’il s’en foutait de ça aussi. Il sait qu’il va être libéré rapidement après tout, et désormais, il veut quitter la ville. Tant pis s’il n’a pas eu l’occasion de trouver son artiste mort là, il oublie cette intrigue pour se casser au plus vite de la ville, sentant bien que quelque chose va déraper très vite.

Il est libéré de prison plus vite encore, ayant ainsi l’occasion de sympathiser avec Roscoe. C’était cool comme tout ces scènes où ils apprennent à se connaître tout en flirtant dans un will they/won’t they hyper prévisible. Pour un type qui s’apprêtait à quitter la ville, Reacher y passe finalement beaucoup de temps. Il s’achète des fringues avec Roscoe, puis reste pour son artiste et une coupe de cheveux vite fait.

Là, sérieusement, il était temps pour moi de décrocher de cet épisode. Pourtant, on voit bien qu’il y a une voiture qui suit Reacher partout, et lui aussi il le voit. Il se rend donc confronté les deux types qui en sortent, un petit clairement énervé qui est celui qui nous a défoncé le cadavre post-mortem et son cousin très froid et calculateur. Ce dernier n’hésite pas une seconde à nous menacer Reacher avec son passé trouble.

Plus trouble que celui des flashbacks où il est un adolescent insupportable, en tout cas. Bon, restons avec le présent : un deuxième meurtre a lieu dans cette toute petite ville, ce qui nous met Finlay sur les nerfs. C’est aussi une bonne raison pour que Roscoe ne puisse pas avoir son dîner-rencard avec Reacher et pour que Finlay force Reacher à venir avec eux à la morgue. C’est clairement une excellente idée, parce que Reacher reconnaît directement le cadavre rien qu’avec une photo de sa main gonflée par une allergie au latex.

Evidemment. La victime est son frère, alors il en connait toute la vie et toutes les cicatrices. Il identifie sans mal le corps, semble affecté, mais pas trop non plus et ça nous laisse Finlay encore plus énervé après lui qu’avant. Tu m’étonnes. Roscoe est forcée de séparer son boss et celui qui vient juste de gagner son rôle de consultant/suspect auprès de la police de Margrave, avant qu’on en arrive à la fin de l’épisode à laquelle on s’attendait : Reacher révèle que le musicien qu’il venait voir, c’était son frère qui en avait parlé. Et maintenant, il veut venger la mort de son frère. Inévitablement.

Allez, ça peut me faire une série pour les fins de soirée, quand je commence à m’endormir. Ca se regardera tout seul, je pense.