9-1-1 Lone Star – S03E01

Épisode 1 – The Big Chill – 16/20
C’est un bon épisode de reprise car il nous présente de nouvelles intrigues pour tenir tout au long de la saison 3 sans négliger pour autant le sentiment d’urgence que l’on attend de cette série. Pour autant, la structure même de l’épisode ne me convainc pas spécialement et les intrigues proposées sont loin d’être celles que j’avais envie de voir à ce stade de la série. On tombe dans certains clichés peu efficaces, surtout quand il s’agit de nous présenter des héros bien américains dans leur orgueil ou d’oublier certaines relations pourtant essentielles de la série.

Spoilers

Une tempête de neige au Texas ? Pourquoi pas, après tout, on a bien accepté la tempête de sable dans l’épisode précédent.


There is no 126 crew, the 126 doesn’t exist anymore.

L’épisode n’attend pas du tout pour nous remettre dans l’ambiance : on reprend directement en mai, fin mai même puisque nous sommes une semaine après le 24 mai. Le 24 ? C’est le jour où Owen a frappé son nouveau chef. Cela dit, il est malin : il insinue lors d’une commission disciplinaire qu’il n’était pas encore son chef, mais juste son vieil ami. C’est bien pour ça qu’il s’est permis de le frapper alors qu’il lui annonçait la fermeture de sa caserne suite à une dispute personnelle.

Ah, mélanger le boulot et les affaires personnelles, ce n’est jamais une bonne idée, mais aucun personnage de séries ne semble être au courant. Ainsi, alors que clairement c’est son sort en tant que pompier qui est en jeu, Owen préfère dévier la conversation pour parler de la 126 et affirmer que sa caserne ne devrait pas fermer. Elle est plus importante à ses yeux que sa carrière, paraît-il. Jamais dans l’abus, les scénaristes font donc tenir un joli discours à Owen, mais c’est loin d’être suffisant pour convaincre ses patrons.

Owen finit par être suspendu alors que le bâtiment de la caserne 126 est sur le point d’être détruit. Toute l’équipe l’attend devant le bâtiment de sa commission, et cela lui redonne bien des forces. Eh, c’était super américain, ça : tous ses collègues sont comme par hasard en jour off ce jour-là. C’était déjà abusé alors qu’ils ont tous des assignations différentes de les voir se pointer pour réparer la caserne avec tous le même jour off, mais rebelotte sept jours plus tard ? Ils sont forts.

En tout cas, Owen fait tout ce qu’il peut pour ne pas perdre espoir, et il nous propose un joli discours sur l’espoir et sa volonté de tout faire pour que la 126 ne soit pas détruite. Cette scène passe crème, avec un petit discours affirmant qu’il ne compte pas abandonner son combat jusqu’à ce que l’enfer gèle… Et paf, l’enfer gèle. Enfin, l’enfer. La ville, quoi. L’épisode nous emmène en effet au mois de janvier où une tempête de neige s’abat sur la ville et ses environs. C’est justement dans les environs qu’on se retrouve avec la première intervention : un couple cherchant à sauver des tortues du froid trouve un garçon sous la glace d’un lac gelé. Et le garçon est encore en vie. Ah, je savais que ça fonctionnerait cette série.

Sans grand intérêt mais c’est une habitude de la série, on repart alors huit heures en arrière. Avant qu’il ne fasse super froid, nous reprenons donc des nouvelles de tous nos personnages. Huit mois après le décès de son mari, Vega n’est plus de la caserne 126. Elle bosse toujours avec son équipe, mais ce n’est pas pour autant qu’elle est la boss. Ils bossent désormais pour une entreprise privée, si je comprends bien, et une entreprise qui leur demande de ne pas lésiner sur les médicaments administrés aux patients.

Bon, le boss les déteste et c’est bien réciproque. Moi, je déteste fortement les scénaristes, parce qu’on nous révèle qu’en huit mois… Carlos et TK ont rompu. Vous n’avez pas idée du bruit qu’a fait le soupir que j’ai poussé devant la scène où on nous l’apprend, avec TK qui demande carrément à Nancy d’arrêter de l’inviter à ses soirées de la caserne 126 car il n’est pas de la caserne 126.

Et comme personne n’est plus de la 126 maintenant qu’elle est fermée, il n’a pas vraiment un argument très solide sur ce coup-là. Au moins, il s’entend toujours bien avec Nancy et Vega, c’est déjà ça de pris, et ça fait plaisir de les revoir comme ça.

Du côté des personnages qu’on prend plaisir à retrouver, il y a également Grace et Judd, évidemment. Huit mois plus tard, elle est supposée être enceinte jusqu’au cou. On nous dit qu’elle l’est. Moi, je trouve qu’on dirait qu’elle est genre en milieu de grossesse, pas encore au troisième trimestre. Peu importe, vous me direz. La scène était étrange, tout de même, parce qu’on les voit tous les deux à faire de la peinture alors qu’elle est enceinte et que je ne suis pas convaincu que ce soit une bonne idée les odeurs de peinture.

Qu’importe, vous me direz. Le but était juste de les réintroduire, et on enchaîne avec Marjan qui se fait raccrocher au nez par Judd alors qu’elle espérait le voir venir lui prêter main forte. En effet, depuis le mois de mai, la caserne n’a toujours pas été démolie… mais c’est en ce début janvier qu’elle doit l’être.

Contre toute attente, Marjan est désormais la seule qui semble se battre pour qu’elle reste ouverte, quitte à risquer de se faire arrêter en s’enchaînant d’elle-même à la caserne pour un petit live instagram empêchant la démolition du bâtiment. Elle ne fait que gagner quelques minutes précieuses, mais c’est suffisant, car la neige se met à tomber – forçant les ouvriers à arrêter de travailler. Allez, admettons.

Carlos est évidemment le flic envoyé pour arrêter Marjan, et il arrive super vite sur les lieux. Il devait être au courant de sa présence, après, parce qu’elle se devinait facilement. On apprend qu’elle n’en est pas à son coup d’essai pour retarder la destruction. C’est plutôt marrant à voir, et ça permet de collecter quelques informations aussi sur sa rupture avec TK. Marjan est dépitée de voir que la 126 n’est plus la famille qu’elle était, particulièrement avec cette rupture et avec l’absence de tous ses collègues pour empêcher la destruction de la caserne.

Finalement, le seul qui se montre présent pour elle est… Billy. Oui, oui, il est celui qui paie sa caution pour la faire sortir de cellule. C’est plutôt drôle à voir, parce qu’évidemment, il fait ça pour éviter qu’elle ne fasse trop de remous sur les réseaux sociaux. C’est mal la connaître. Billy en profite tout de même pour lui donner des nouvelles d’Owen, qui ne lui dit pas toute la vérité.

Marjan se rend donc à sa caserne où elle retrouve après vingt bonnes minutes Judd et Paul, à qui elle apprend qu’Owen a fait le choix de ne pas recommencer à travailler. Contrairement à ce qu’il leur a dit, il n’a qu’à signer une lettre d’excuses et hop, ça lui permettra de reprendre son poste et donc de les aider à se battre pour la non-fermeture (et destruction) de la 126.

Marjan est un peu dans son monde sur ce coup-là, mais je l’aime bien. Si ce n’est pas bien crédible comme déroulement d’action, surtout quand elle prend un jour de congé sur un coup de tête, ça marche bien pour la série. De toute manière, on a l’habitude de ces séries américaines où les héros n’ont rien de bien crédible. Par exemple, à neuf mois de grossesse, Grace est toujours au boulot. Bien sûr.

Elle garde des nouvelles de Judd par téléphone jusqu’à ce que le réseau coupe à cause de la neige qui s’accumule vraiment énormément – je veux dire il neige DANS les bâtiments dès qu’une porte s’ouvre – et bosse parce que c’est ce que font toutes les femmes à neuf mois de grossesse, surtout quand elles ont un métier stressant où elles envoient leur pote, ici Carlos, voir ce qu’il se passe quand on signale un vol de magasin.

Bon, ce n’est pas dingue comme intrigue : le magasin n’est pas sous l’attaque de voleurs, mais juste de vétérans qui cherchent un lit pour avoir chaud pendant l’hiver très féroce qui s’abat sur le Texas. Soit. Les pauvres sont donc emmenés dans un gymnase par Carlos, gymnase où des bénévoles accueillent tous les SDFs pour les sauver du froid. Seulement, nous sommes dans une série catastrophe, un peu : sans surprise, il s’y passe un truc qui gâche tout… Une branche d’arbre brise une fenêtre et le froid s’engouffre directement dans l’abri.

Et comme si cela ne suffisait pas, la neige s’accumulant finit par être trop lourde pour le toit du bâtiment, et hop, tout s’effondre sur eux. Carlos agit en vrai héros et réussit même à sauver un vétéran handicapé quand le toit s’effondre et qu’une explosion de gaz a lieu. Mieux encore, quand les pompiers – Judd et Paul, évidemment – arrivent sur place et expliquent qu’il n’y a plus aucun centre d’hébergement pour accueillir la vingtaine de SDF et personnes âgés que le gymnase recueillait, Carlos est celui qui propose une solution immédiate et efficace : le magasin dans lequel le vétéran voulait bosser.

De son côté, Owen est quant à lui en retraite anticipée à couper du bois à la hache. Oui, oui, nous sommes au Texas, alors il a apparemment un ranch dans les bois désormais, et il y rencontre une voisine, Sadie, qui m’a insupporté dès sa première seconde à l’écran. Cela sent d’avance l’intrigue reloue.

En attendant d’y arriver, on voit d’abord Firefox débarquer chez Owen pour le confronter sur sa décision de ne plus se battre pour la 126. Elle est clairement vexée de le voir abandonner le combat, sachant très bien que c’est à cause de lui si tout le monde s’est démotivé. Elle ne se gêne pas pour lui dire, surtout quand il fait tout un discours pour expliquer que bon, c’est mort, il ne s’écrasera pas pour s’excuser auprès de Billy. Et ça, elle ne l’accepte pas.

Bref, il était temps d’en arriver à des situations d’urgence parce que ça commençait à traîner en longueur, et ça finit par se faire avec un accident de ski particulièrement marquant. En effet, le blessé se retrouve à moitié décapité par un bloc de glace tombant d’un camion, mais il a tout de même la chance de survivre. Et il tombe dans les meilleures mains pour s’occuper de lui : Vega, Nancy et TK débarquent et sont les premiers sur la scène, suivis par le nouveau boss de Matteo. Si tout le monde déteste ce capitaine, il n’empêche qu’il a appris que Matteo était son meilleur homme.

C’est Matteo qui sort l’homme de sa glace sans le tuer, ce qui permet aux urgentistes de l’emmener à l’hôpital le plus proche. Bien sûr, la situation n’est pas si simple que ça : en chemin, le type fait un arrêt cardiaque quand la glace fond, forçant Vega et son équipe à le conserver autant que possible dans le froid. Le type finit par survivre en tout cas, et ça permet à Nancy et TK de papoter en nettoyant leur camion. On y apprend au passage que Nancy ne sait pas pourquoi ils ont rompu. Elle est censée parler pour nous quand elle dit qu’elle les adorait ensemble et qu’elle veut savoir…

La vérité, c’est que je ne suis pas sûr d’avoir envie de savoir, car ça va m’énerver encore plus. En attendant, comme on a eu cette scène, on peut les retrouver à l’écran et constater qu’il est gênant pour eux de se retrouver à devoir bosser ensemble. En effet, TK, Nancy et Vega sont appelés en renfort au magasin où Carlos a emmené tous les gens du gymnase. Tous ? Non, il prend soudainement conscience que la personne qui tenait la liste des personnes présentes a disparu.

L’adolescente est toujours sous les décombres – et ça fait paniquer Carlos. Il en parle dès que possible à Matteo (que fout-il là ?), Judd, Paul et le nouveau chef. Ceux-ci font tout ce qu’ils peuvent pour venir en aide à l’adolescente, mais l’intervention est périlleuse : pour arrêter le feu de la fuite de gaz, ils ont dû rajouter de l’eau – et donc de la glace – sur le toit. Bref, c’est sans surprise que ça finit par un accident qui voit Paul tomber d’une sacrée hauteur.

Ce n’est toutefois pas le seul accident, et le seul cliffhanger, de cette fin d’épisode : alors qu’elle repart de chez Owen, Marjan a ainsi un accident de voiture un peu bêbête. Quelle idée de conduire quand on n’a pas de visibilité… Quant à Owen, il trouve un homme ne parlant qu’espagnol allongé dans les bois. Owen ne parle pas espagnol et ne comprend pas que l’homme lui demande simplement de le laisser en paix, mais en tout cas, ça l’énerve de voir que Marjan avait raison : l’univers lui rappelle qu’il est un pompier avant tout.

Allez, la suite au prochain épisode.

> Saison 3

 

J’ai vu la saison 22 de New-York Unité Spéciale (Law & Order Special Victims Unit)

Salut les sériephiles,

Vous avez fini par le comprendre, j’ai regardé la saison 22 de New-York Unité Spéciale tout au long de l’année qui vient de s’écouler et depuis une dizaine de jours, j’en fais mon coming-out sur le blog dis donc. Pour un type qui n’aime pas les séries procédurales, j’en regarde un peu trop pour rester crédible sur le sujet… En plus, j’ai vraiment beaucoup aimé ce que j’ai vu, au point de m’être dit que j’étais peut-être passé à côté de quelque chose toutes ces années.

Il n’est jamais trop tard, écoutez. J’ai vu quelques épisodes de la saison 21 pendant le premier confinement, et depuis je suis plutôt fidèle à la série, même si je la regarde parfois avec du retard. Je suis à peu près à jour sur la saison 23 maintenant, à l’exception de l’épisode 5. Qu’importe, ici, on est là pour parler de la saison 22. Avec encore un nouveau format, parfaitement : l’idée est ce soir de vous parler des épisodes avec un an de recul… histoire de voir ce qui m’a marqué dans cette saison.

Note moyenne de la saison : 15/20

Attention, spoilers !

Épisode 1 – Guadians and Gladiators – 18/20
Bien que l’épisode tombe dans beaucoup de clichés, j’ai adoré le découvrir parce qu’il n’hésitait pas à aborder de plein fouet et dès les premières scènes les sujets brûlants de l’actualité, à savoir le covid et le mouvement Black Lives Matter. D’un coup, j’ai compris à quel point la série se proposait comme un reflet de la réalité, et tout ce côté « ça se passe comme ça depuis le covid » qu’on a retrouvé dans les premiers épisodes était super intéressant, je trouve. C’est ce qui m’a accroché, tout simplement. Ca et les personnages, surtout Olivia et Kat. On ne fait pas plus cliché que moi. Bref. C’était intéressant de voir Olivia être accusée de racisme et devoir travailler sur ses propres biais dans son boulot.
Épisode 2 – Ballad of Dwight and Irena – 13/20
Un épisode de série procédurale tout ce qu’il y a de plus classique, le covid en plus. J’aime Riki Lindhome, donc c’était chouette de la retrouver dans une série, mais c’est à peu près la seule chose dont je me souviens de cet épisode après un an. Oups.
Épisode 3 – Remember Me in Quarantine – 15/20
Le fameux épisode qui m’a marqué avec Kat proposant à un suspect de changer de masque, juste pour choper son ADN sans son accord explicite… alors qu’Amanda retirait son masque pour interroger et postillonner sur une suspecte. Je crois que les deux scènes sont dans cet épisode, en tout cas, une chose est sûre, je me souviens vraiment de cet épisode. J’avais aimé que le confinement soit abordé de plein fouet : bien sûr que ça joue pour le SVU d’avoir cette période de quarantaine – entre les violences intradomestiques et l’absence de témoins, en passant par les soirées clandestines et les personnes ne respectant pas les règles. Vraiment intéressant comme perspective, et au cœur de nos quotidiens, finalement. Franchement, ça manque presque dorénavant.
Épisode 4 – Sightless in a Savage Land – 18/20
Un très joli épisode qui gérait plutôt bien la folie que fut notre nouvel an pour passer à l’année 2021. Quoique vous ayez fait, ce fut moins intense que le SVU, par contre. Très cool cette plongée dans la vie perso des différents personnages centraux de la série (Kat !), tout en ayant encore une histoire un peu glauque, évidemment. Ah, et le retour de Barba, l’inutilité du masque dans la rue, tout ça, tout ça. C’est fou, j’ai plein de souvenirs de leur gestion de l’épidémie finalement.
Épisode 5Turn Me On Take Me Private – 15/20
Encore un cas glaçant pour le SVU, avec une étudiante qui fait des shows privés en caméra… jusqu’à ce qu’elle se fasse agresser chez elle par un de ses clients réguliers. À nouveau, il était clairement question du confinement (et du célibat) et je trouve que l’intrigue savait s’adapter au nouveau monde post-pandémie. C’était plutôt bien mené, avec ce petit plus qui n’apportait rien d’autre que ce sentiment de réel… sentiment qui reste bien en tête après, donc.
Épisode 6 – The Long Arm of the Witness – 13/20
J’ai un très vague souvenir de cet épisode si j’en crois les photos que je regarde… C’est quand même triste, il y avait Wentworth Miller dans l’épisode et j’avais totalement oublié qu’il avait été là ? Je sais pourtant que j’étais en train de manger un burger devant cet épisode car je reconnais la victime sur les photo officielles de l’épisode. Bref, ça m’a pas marqué, et ça ne me surprend pas d’y avoir mis un 13 (oui parce que les notes, je les ai écrites juste après le visionnage des épisodes quand même).
Épisode 7 – Hunt, Trap, Rape, and Release – 14/20
Détour dans le Bronx pour nous laisser un bon gros sentiment de malaise avec une scène hyper gênante où Amanda finit par comprendre qu’il y a un pourri dans l’équipe. Inoubliable confrontation dans le bar, je crois ; inoubliable scène sur les docks aussi. La série est forte pour proposer des scènes fortes dont on se souvient… Et ça me laisse un bon souvenir de l’épisode, qui était pourtant hyper prévisible (le coup du flic copycat, on le voit venir à des kilomètres malheureusement… Il fallait bien remettre en cause les forces de l’ordre).
Épisode 8 – The Only Way Out is Through – 14/20
Moi qui reproche souvent aux séries procedurales de ne pas donner suite aux intrigues, j’ai eu la bonne surprise de découvrir que ce n’était pas toujours le cas dans le SVU. J’ai ainsi beaucoup aimé l’idée de suivre deux sœurs une décennie après l’agression, parce que ça montre à quel point la reconstruction est lente et difficile. C’est important, je pense. C’était aussi le début de l’intrigue sur la cousine de Kat, et c’était prenant comme intrigue, je trouve.
Épisode 9 – Return of the Prodigal Son – 14/20
Non, le retour de Stabler ne fait pas s’envoler ma note… parce que franchement, je n’ai jamais aimé Stabler. Je n’ai jamais vraiment regardé la série quand il était là, mais comme tout le monde, j’avais TF1 il y a dix ans, donc ouais j’ai vu des épisodes bien sûr. Et franchement, je n’aime pas trop son personnage. Cela n’a pas changé. L’intrigue était plutôt prenante… mais tout ça restait malheureusement prévisible. Et puis tuer sa femme pour justifier de lui offrir sa série, là, c’était abusé je trouve. Sa série ? J’ai détesté le pilot et l’épisode crossover, plus jamais je ne m’inflige ça, désolé Olivia…
Épisode 10 – Welcome to the Pedo Motel – 16/20
Aussi particulier que son titre, cet épisode n’est pas mon préféré de la saison, mais je l’avais trouvé vraiment prenant et intéressant dans sa construction, avec une multiplication des suspects potentiels et une vraie réflexion de fond sur la réinsertion des « sex offenders ». Pas évident à découvrir cette face sombre des USA, même si on la connaît souvent à travers les films et les séries, SVU y va sans filtre…
Épisode 11 – Our Words Will Not Be Heard – 14/20
J’ai l’impression d’avoir été un peu sévère avec cet épisode, parce que j’en garde un meilleur souvenir qu’un 14… Comme quoi ! Je me souviens surtout de cette intrigue sur la sœur de Nicole qui se fait kidnapper, parce que j’ai trouvé ça atroce de voir les kidnappeurs utiliser leur gamin pour s’attirer la sympathie de leurs victimes… Et puis ce couple qui n’a rien demandé, la copine qui se retrouve à l’hôpital, le coming-out plus ou moins forcé à la presse… Non, vraiment, c’était intense, je trouve.
Épisode 12 – In the Year We All Fell Down – 17/20
La série fait des économies avec cet épisode qui revient une fois de plus sur les conséquences du covid. On avait presque oublié qu’ils aimaient faire ça… Et bim, ils nous attaquent en frontal avec Vanessa, la propriétaire du restaurant où se rendent parfois les personnages, forcée de mettre la clé sous la porte. Elle pète un câble, Olivia passe son épisode à discuter avec elle pour la calmer et, franchement, le jeu des deux actrices était top et intense, j’étais bien dans l’épisode !
Épisode 13 – Trick-Rolles at the Moulin – 16/20
Ce qui gâche cet épisode ? Le retour de Stabler. Sans ça, ça aurait été un franc succès, parce que j’ai beaucoup aimé la manière dont l’épisode rattachait sa nouvelle intrigue aux personnages de la série – Kat, un peu, Olivia, beaucoup. Pauvre Olivia, je trouve ça parfaitement atroce d’apprendre à rebours la vérité sur son frère. L’écriture de la saison est vraiment intéressante, en plus, parce que l’intrigue de son frère avait été réabordée l’air de rien dans l’épisode précédent. C’est solide et ça prouve qu’ils savent parfaitement où ils vont. Joli. Par contre, ce cliffhanger tout naze pour nous faire regarder le crossover, merci, non merci, c’était encore une catastrophe.
Épisode 14 – Post-Graduate Psychopath – 18/20
Un excellent épisode qui avait l’avantage de refaire appel à un acteur qui avait été embauché enfant, Ethan Cutkosky dans le rôle d’un Henry Mesner juste flippant à voir. Son sourire est glaçant, les scènes avec Amanda sont géniales. J’aime toujours les épisodes dans les galeries des glaces de toute manière… Il y a une ellipse que je n’ai pas trop aimé dans l’épisode, mais à part ça, on sent la petite angoisse qu’il faut pour les personnages principaux, donc ça fonctionne vraiment bien.
Épisode 15 – What Can Happen in the Dark – 12/20
Je l’ai vu il y a deux jours cet épisode, et franchement, il est clairement en-dessous du niveau des autres épisodes de la saison. Heureusement que l’épisode remettait un peu Garland au centre des histoires, parce que sans ça, ça aurait été plutôt ennuyant. Et pourtant ! Je trouve le message très important, à parler des violences domestiques et victimes masculines… Mais bon, c’était sans plus, malgré de bons acteurs (notamment le femme terrifiante et très crédible dans son rôle).
Épisode 16 – Wolves in Sheep’s Clothing – 14/20
Une fin de saison pas vraiment à la hauteur de certains autres épisodes de la saison, mais eh, il y a un non-mariage et surtout, SURTOUT, ENFIN une avancée pour Amanda et Carisi. Je n’ai pris le train en marche qu’à la saison 21, mais j’en avais déjà marre de les voir se tourner autour. Je n’imagine ceux qui supportent depuis six ans ! Pour le reste, on pouvait de nouveau se passer de Stabler, hein. L’intrigue politique était intéressante, mais le vent commençant à tourner pour Garland ne me plaisait déjà pas. Ca n’a pas changé depuis, mais j’en reparlerai quand j’aborderai la saison 23 sur le blog, hein.

Parce que oui, j’ai commencé la saison 23 et j’en parlerai. Un peu plus longuement, probablement… On verra bien. Allez, bonne nuit 😊

Pourquoi j’ai préféré Retour à Zombieland au premier film

Salut les cinéphiles,

Lors du Comic Con le week-end dernier, j’ai eu la chance de voir en avant-première le film Retour à Zombieland que j’ai vraiment beaucoup aimé. Avant de vous en parler plus longuement, il me fallait toutefois faire mon retour sur le premier film aussi, et donc, j’ai tout un tas de choses à raconter et d’angles à attaquer. On va faire au mieux !

Zombieland

Lorsque j’ai vu que l’avant-première de cette année était la suite d’un film, je me suis dit qu’il fallait tout de même que je rattrape mon retard et que je vois enfin le premier. Cela fait quelques années qu’il me tente, mais à sa sortie, je n’étais pas du tout dans l’ambiance zombies et horreur. Je suis content de ne pas l’avoir vu à sa sortie, donc, car il m’aurait sûrement déplu.

Résultat de recherche d'images pour "zombieland buckle up"
Simple, mais efficace !

Il y a deux semaines quand je me suis enfin décidé à le voir, cela dit, j’ai beaucoup apprécié l’écriture du scénario. Le côté un peu méta avec la voix-off qui s’adresse directement au spectateur est ce qui permet de tout de suite entrer dans l’ambiance, à la manière de cette femme qui entre dans son pare-brise à défaut d’avoir oublier sa ceinture. Honnêtement, il y a énormément de passages marquants dans ce premier film, c’est un bon délire et j’ai adoré l’univers. Depuis la sortie du film, j’ai eu le temps de m’en faire des histoires de zombies – mince, on en est à la saison 10 de The Walking Dead quand même – alors les blagues du scénario et les parodies sont diablement efficaces !

Résultat de recherche d'images pour "zombieland"

En revanche, le film a pour moi un énorme défaut, qui est qu’il manque clairement d’une intrigue intéressante à suivre. Ne vous méprenez pas, j’aime bien les quatre personnages qu’il nous présente et leurs interactions, hein, mais dans l’ensemble, j’ai trouvé que le tout manquait d’enjeux. Je n’ai pas spécialement eu peur pour les personnages, je n’ai pas eu l’impression qu’il y avait une grande histoire marquante et c’est mon plus gros reproche : j’ai plein de scènes et de règles (évidemment) en tête, mais si je devais résumer l’histoire, ben… il n’y a quand même pas grand-chose à se mettre sous la dent. Ironiquement, c’est donc l’un des rares films dont la fin ne m’a pas frustré plus que cela.

Résultat de recherche d'images pour "zombieland"

J’ai du mal à comprendre pourquoi la suite a mis tant de temps à venir, mais en même temps, elle n’était pas forcément nécessaire. Du coup, en me rendant à la Grande Scène du Comic Con pour voir ça, j’étais sceptique et je pensais que je n’allais pas du tout accrocher…

Attention, la bande-annonce en dit déjà beaucoup trop comme d’hab…

Retour à Zombieland

Les dix années d’écart qui séparent les deux films font vraiment beaucoup de bien : on sent que les scénaristes ont réfléchi à la suite et que le film n’a été fait qu’une fois que l’idée de base pour celui-ci était déterminée. Du coup, contrairement au premier, je trouve qu’il y a là une intrigue très bonne et évidente : la plus jeune du groupe veut prendre son indépendance, exactement comme sa sœur.

Le début du film nous remet très vite dans l’univers de la franchise, avec toujours voix-off et humour pour nous présenter les évolutions de chacun des personnages – et des zombies ! L’idée est excellente et je pense vraiment qu’il n’a pas fallu attendre plus d’une minute pour attendre le public éclater de rire dans la salle. Oui, oui, montre en main, je dirais qu’on a ri dès les trente premières secondes… Bref, ne manquez pas le début !

Résultat de recherche d'images pour "retour à zombieland little rock"
Je n’en dis pas plus pour ne pas spoiler !

Concrètement, le film ne réinvente rien, mais les idées sont bonnes pour provoquer le rire. Je me suis beaucoup plus éclaté devant ce second volet que durant le premier, même si les conditions doivent aider aussi : j’étais dans une salle avec 1300 personnes tout de même. Cela n’empêche pas que, n’étant pas renseigné du tout sur le film, j’ai eu un tas de bonnes surprises : l’écriture est solide et n’hésite pas à faire des références au premier film (il faut clairement avoir vu le premier film pour comprendre ce qu’il se passe, par contre !) ou à d’autres univers de zombies, le casting est cinq étoiles et l’ambiance est bonne tout du long.

Résultat de recherche d'images pour "retour à zombieland little rock"
Certains vieillissent vraiment bien !

Contrairement au premier film, je n’ai pas trouvé de longueurs et j’ai adoré la réalisation, qui n’hésite pas à recourir au plan séquence. Bien sûr, l’ensemble de l’histoire n’a pas beaucoup de sens et ne tient pas forcément debout (surtout à la fin), mais tout est fait pour qu’on se marre et ça a pris sur moi.

Bref, c’est donc une suite que je recommande fortement car je l’ai largement préférée. Je tombe un peu dans le spoiler pour la fin de cet article, donc arrêtez-vous si vous ne voulez rien savoir ! Du côté du casting, je suis allé de bonne surprise en bonne surprise : les nouveaux personnages ont tout un petit quelque chose.

Résultat de recherche d'images pour "retour à zombieland"

Gros coup de cœur sur la naïveté évidente d’un personnage qui fonctionne à merveille ou sur la présence d’acteurs que j’aime dans leurs séries respectives. Je reproche au film de mal ménager certaines surprises (notamment la survie de la nouvelle copine qui n’était finalement pas un zombie) et de parfois manquer un peu de logique (le feu d’artifice, vraiment ?! et ils recommencent après avoir tué les zombies en plus !), mais c’est dans l’esprit de la franchise.

La conclusion du film est bonne, mais finalement rien n’est vraiment résolu. D’accord, ce mariage fait plaisir, mais les problèmes du couple sont toujours là et Little Rock est toujours célibataire, surtout. Bref, ils se laissent la possibilité de faire un troisième film, j’imagine. Ce second volet se suffit à lui-même malgré tout, et il y a de quoi se faire bien plaisir à retrouver ces personnages.

Bref, posez vos cerveaux, attachez vos ceintures et retournez à Zombieland, ça fait les abdos – et ça fait du bien aussi !

Résultat de recherche d'images pour "zombieland buckle up"

X-Men : la première trilogie

Salut les sériephiles… et les cinéphiles !

Pas de jaloux : après avoir passé un mois à faire le récap du Marvel Cinematic Universe et mes avis film après film, il est temps de passer à l’univers X-Men dans lequel je ne suis pas tout à fait à jour, puisque je n’ai pas encore vu le dernier Deadpool – mais je me surprends moi-même à voir que j’ai regardé tout le reste, avec plus ou moins d’attention tout de même, mais vous découvrirez tout ça au fur et à mesure.

On remercie bien fort Laura pour l’idée et la demande après avoir vu le dernier film de cet univers, parce qu’elle voulait que je le fasse alors voilà je m’exécute. Je vous propose donc une critique rapide des films de la saga, sur plusieurs articles. On commence cette semaine avec la première trilogie, qui est celle que je connais le mieux.

X-Men (2000)

C’est l’un des tous premiers films que j’ai pu voir au cinéma en-dehors des Disney en famille. J’ai pu aller le voir avec ma grande sœur à ma demande et comme j’avais sept ou huit ans, c’est forcément un bon souvenir. Je retiens de ce film qu’il était très cool, qu’il m’a réconcilié avec Malicia parce qu’Anna Paquin y est magnifique (contrairement à sa version dessins animés dans X-Men Evolution) et que Bryan Singer a fait du très bon boulot. Et il n’y a pas que lui !

Je sais que la réplique a fait débat et a été l’occasion d’un clash entre Halle Berry et Joss Whedon, mais l’enfant en moi est juste beaucoup trop fan de « Que fait le Crapaud quand la foudre lui tombe sur la tête ? Il fait comme tout le monde, il dit aïe ». Ce n’est qu’après que j’ai découvert que c’était du Whedon, et j’adore.

Et sinon, ben c’est la découverte d’un univers, des personnages, des pouvoirs, tout ça, tout ça. C’est vraiment cool, quoi !

X-Men 2 (2003)

À ce jour, mon film X-Men préféré… Il faut dire qu’il se concentre énormément sur Malicia, Bobby et Diablo, mes trois X-Men préférés (avec Kitty, ça fait 4 OK), ça aide beaucoup. L’introduction du film reste une de mes scènes préférées avec l’attaque de la Maison Blanche hyper bien fichue et le générique des films qui filent des frissons.

Et puis bien sûr, le couple Malicia/Bobby. Je crois que j’en ai déjà parlé, mais je suis tout simplement fan de ce couple qui n’avait pas de grand-chose de canon en-dehors des films, mais bon. C’est le film qui m’a donné envie de me mettre aux comics (même s’il m’a fallu quelques années encore pour m’y mettre vraiment), un film avec d’excellents effets spéciaux, des acteurs au top et une conclusion qui m’avait laissé sur les fesses. Il fait partie des tous premiers films de super-héros, donc il y avait encore moyen d’être surpris.

Comme d’hab : j’adore parce que les mutants apprennent à travailler ensemble et combiner les pouvoirs et se battre dans des grands combats et puis… le sacrifice final ! Le seul gros défaut du film, finalement, c’est Logan, parce que Wolverine, je ne l’aime pas moi – même si je crois que je suis seul au monde.

X-Men : l’Affrontement final (2006)

Et d’un coup, c’est le drame. Bryan Singer quitte la barre et ça part en vrille. Tout le monde s’accorde à dire que ce film était une catastrophe : le trailer me motivait bien… mais il racontait tout le film ; j’ai commencé les comics à cette époque… et c’était décevant de voir le Phénix traité comme ça ; j’étais là pour Malicia/Bobby… et Bobby flirte avec Kitty ; j’adorais Kitty dans X-Men Evolution… et Ellen Page m’avait forcément déçu dans ce rôle (en plus, elle drague Bobby, mais non !).

Bref, ce film et moi, on n’est pas très amis, tout le monde se fait dégommer mais personne n’y prête la moindre attention par la suite, beaucoup perdent leur pouvoir… pour les retrouver dès la fin du film dans le cas de Magneto ! C’est bon, ils ont fait n’importe quoi et tout le monde est d’accord pour le dire de toute manière.

Et voilà pour la première trilogie qui finit bien mal, mais on se retrouve quand même la semaine prochaine pour la suite – il reste encore huit films dont je n’ai pas parlé !