Charmed (2018) – S03E08

Épisode 8 – O, The Tangled Web – 17/20
L’épisode parvient assez bien à trouver son rythme et son équilibre malgré un nombre important de sous-intrigues qui se mêlent toutes en une toile solide. L’épisode porte bien son titre, et il était agréable à regarder parce qu’on sentait bien que tout avançait, à la fois à l’échelle de l’épisode et de la saison. Que demander de plus ? Ah oui, je sais : une meilleure première scène…

Spoilers

Macy passe une bien mauvaise journée au travail alors qu’Harry et Mel se confortent dans leurs préjugés. Quant à Abigail, elle a bien envie d’un petit barbecue.


You were about to turn Jordan into barbecue !

Oula, la série commence par un plan de Seattle digne de Grey’s avant de nous ramener dans le Shea Group. Cela faisait un moment qu’on n’avait plus de nouvelles d’eux, et ça me donne vraiment une impression d’une société de grands méchants. D’ailleurs, ça se confirme rapidement quand quelqu’un s’occupe de Macy, lui fait un sourire tout charmant et lui demande d’enregistrer son nom auprès de l’ascenseur à reconnaissance vocale. Les portes de l’ascenseur se ferment sur une Macy souriante et se rouvrent sur une Macy en larmes, accompagnée d’un filtre dégueulasse. Perturbant.

Et d’autant plus perturbant que l’épisode précédent se terminait sur un cliffhanger totalement oublié par cet épisode ? C’est étonnant.

Au QG, Macy a laissé sa place auprès d’Harry à Mel. J’ai découvert – on m’a dit pour être plus exact – que l’actrice était enceinte, donc maintenant, je ne vois plus que ça : elle est assise derrière une table qui cache bien son ventre et a un pull extra large pour bien commencer cet épisode et cacher ce qui doit être encore un tout petit baby bump. C’est rigolo.

Elle passe ensuite un portail avec Harry et se retrouve avec un bon gros manteau en pleine forêt. Allez savoir d’o sortent les bonnets, écharpes et vestes d’Harry et Mel. Ils utilisent en tout cas un sort pour tenter d’en connaître plus sur l’intrigue de cette saison.

En forêt, ils entendent une jeune femme hurler à la mort et se précipitent vers elle. Si elle est blessée, elle est aussi une être magique, comme la réaction allergique de Mel ne tarde pas à se manifester. Elle s’appelle Kira et n’attire absolument ma confiance à regarder Mel bizarrement quand elle dit être une Charmed Ones.

Kira étant blessée, Mel et Harry la ramènent au QG pour tenter de la guérir et surtout pour la tenir à distance de cette forêt. Ce n’est pas la meilleure des idées, je trouve, et Harry n’arrive bien sûr pas à guérir la femme.

Maggie a de son côté eu la bonne idée de s’attacher les cheveux, et ça lui va bien mieux, je trouve. On n’est pas là pour des avis sur le look des sœurs, alors je reprends la critique d’un épisode qui s’amuse à creuser la relation entre Maggie et Jordan. Cela ne semble pas brillant cette semaine, avec un test « psychologique » qui lui permet de déterminer le profil de Jordan et de vivre un moment gênant comme il faut quand le premier mot qui lui vient à l’esprit quand on lui parle d’amour est « perte ».

Voilà qui est fait. Il est forcé d’abandonner Maggie en cours de route à cause d’un coup de téléphone professionnel, alors Maggie se retrouve à demander à Macy de l’aider… mais celle-ci refuse. C’est étonnant, mais avec ce début d’épisode, on sait qu’il va se passer quelque chose. Et ça ne manque pas quand Maggie et Macy rencontrent Kira.

Comme elle semble être une sorcière attaquée par un démon, Macy s’énerve immédiatement après Abi, avant de se précipiter à l’action. Elle est bien orgueilleuse, d’un coup, la Macy. Maggie la suit évidemment après le portail qu’elle ouvre, et les voilà qui se retrouvent en forêt avec le même look qu’Harry et Mel plus tôt. Soit.

Maggie en profite pour interroger sa sœur pour son profil psychologique, et ça lui permet de commencer à creuser ce qui ne va pas avec Macy, ce qui est possible quand elle se met à parler du travail. Là-dessus, on se retrouve embarqué dans un flashback de Macy se retrouvant à devoir gérer un photoshoot au travail, alors que personne ne l’avait prévenue. En plus, la boss est hyper gênante à vouloir lui toucher les cheveux.

Ce n’est rien par rapport aux tenues léopard qu’on file à Macy, cela dit. Celle-ci refuse et profite de l’aide d’Ariel, la femme qui s’est chargée de l’accueillir, pour changer de tenue sans en avoir l’autorisation. La boss de Shea Group n’aime pas du tout l’idée par contre.

Dans le présent, Macy aperçoit une fumée dans la forêt, et elle se précipite alors, persuadée de pouvoir trouver un démon. Ce n’est pas le cas immédiatement, mais bien sûr, l’épisode cherche juste à gagner du temps avant de nous montrer que si, elles tombent sur une jeune femme au look de méchante. Je suis sûr qu’elle sera gentille. Je n’étais donc pas tellement surpris de découvrir qu’elle était une sorcière, mais ça changeait tout à l’intrigue du moment.

En parallèle, Harry et Mel continuent de s’occuper de Kira comme ils peuvent, mais ce n’est pas très efficace. Comme ils enchaînent les impasses avec Kira, Mel finit par s’énerver sérieusement après Abi. Elle qui prend toujours sa défense habituellement décide subitement d’aller s’attaquer à la démone pour qu’elle prenne enfin ses responsabilités d’être en charge du monde des démons. Le truc, c’est que sur place elle tombe sur Jordan mal en point face à Abigail.

Jordan ? Il est envoyé travailler auprès d’Abigail, bien évidemment. Tant mieux, je suis ravi de la retrouver dans cet épisode. Ce n’est toutefois pas le cas de Jordan : il doit récupérer la signature d’Abi, mais il ne peut pas partir tant qu’il n’a pas répondu à l’ensemble de ses questions sur ce qu’il s’est passé quand il a croisé sa sœur.

Evidemment, Abi en est toujours à chercher à résoudre son problème de forme démoniaque tentant de la tuer dans son sommeil, et elle garde Jordan prisonnier tant qu’il n’acceptera pas de la laisser voir tout ce qu’il s’est passé. Ben super. Il refuse bien sûr, ce qui énerve Abi, n’hésitant pas à se transformer en démon pour lui faire peur et avoir ce qu’elle souhaite.

Ce n’est pas super efficace pour autant, puisqu’elle est attaquée par Mel. Loin de s’occuper de Jordan, Mel se contente de se disputer avec Abi, menaçant même de la détruire pour de bon. Je ne suis pas convaincu qu’elle puisse avoir le pouvoir pour ça, mais on ne le saura pas, parce qu’Harry débarque pour les interrompre, ayant eu vent de ce qu’il se passait vraiment pour Kira : une simple lutte de pouvoir (politique) entre sorcières d’un même groupe.

Si Mel se sent un peu conne d’avoir aussitôt imaginé que seul un démon pouvait s’en être pris à Kira, elle est finalement très frustrée par la vérité et elle s’en prend quand même verbalement à Abi, assurant qu’elle ne peut être sauvée de toute manière. Elle se sert de Jordan comme argument, mais c’est de courte durée puisque Jordan finit par vouloir rester auprès d’Abi. Elle vient de menacer de le tuer, mais il a assez de peine pour elle et décide finalement de rester en sa compagnie.

Il lui donne même ce qu’elle veut, permettant de confirmer que, non, la sœur d’Abi n’a pas cherché à la tuer en lui jetant un mauvais sort. Abi est donc celle qui se fait mal toute seule, avec une force démoniaque qui cherche à la tuer… Franchement, c’est plutôt un bon signe si un démon cherche à tuer quelqu’un, non ?

Ce n’est pas comme ça qu’Abi le prend, pensant vraiment qu’elle ne pourra pas avoir de rédemption. Jordan la réconforte comme il peut, avec une petite sagesse qu’il tient de son propre repentir d’Afghanistan. Hein ? Franchement, ils nous réécrivent le personnage là, depuis quand a-t-il une telle sagesse ? Il nous laisse en tout cas Abi toute seule.

Du côté des Charmed Ones, l’intrigue n’est pas brillante : il faut régler les différents entre les sorcières, et ce n’est pas simple. Macy s’énerve après Kira quand celle-ci assure qu’elle a la vie simple et ne peut pas la comprendre, et sa réaction est une fois de plus disproportionnée. Si Harry veut logiquement suivre sa copine et tenter de comprendre ce qu’il se passe, c’est finalement Maggie qui s’y colle et la retrouve en train de faire un câlin à Ariel lui ayant rendu ses affaires.

Bon, à ce moment-là, on ne sait encore rien de ce qu’il s’est passé pour Macy, mais au moins, on sent que l’épisode avance avec Macy reconnaissant qu’elle ne va pas bien du tout. Dans le même genre, Mel et Harry se débrouillent pour réconcilier les deux sorcières qui se disputaient – une dispute vieille de plusieurs générations en fait. La dispute tourne autour de quelques pierres qu’une des sorcières possédait et que l’autre voulait récupérer… et c’est bien sûr là que la série nous ramène à son fil rouge de la saison.

Les pierres sont des runes arrachées à une cave magique qui intéresse grandement Mel et Harry. Ils font bien de s’y intéresser, parce qu’ils tombent ainsi sur la deuxième moitié de la tablette qu’il leur manquait. Ben super.

Un dernier flashback nous ramène à l’intrigue concernant Macy : elle s’est fait virer du Shea Group par la sécurité quand elle a refusé de faire la photo que sa boss voulait. Et elle a bien fait : la boss est une raciste de dingue qui se sert de Macy pour avoir une photo d’une personne de couleur devant des photos de pauvres enfants africains pour lutter contre la Malaria.

Quelle horreur. La série prend un chemin bien senti pour aborder le sujet du racisme, franchement, et je sens que cette Lori, la boss de Macy, va revenir à la charge dans de futurs épisodes. Bien évidemment, puisqu’elle va probablement avoir pour ambition de se débarrasser de Safe Space à présent.

Tout n’est pas si mal en cette fin d’épisode pour les sœurs, cependant : Maggie a pu avoir un délai supplémentaire pour son projet, Kira et Willow sont réconciliées et bien sûr, la fin d’épisode nous réunit les deux parties de la tablette en une seule. Y avait-il vraiment besoin d’un grand suspense et d’effets spéciaux pour cela ? Probablement pas. Mais allez, ça mettait du suspense là où il n’y en avait pas besoin.

Riverdale – S04E10

Épisode 10 – Varsity Blues – 12/20
Changement dans l’équipe de scénaristes ! Les nouveaux oublient encore de regarder les épisodes précédents et on se retrouve plongés à nouveau dans une série pour ados avec des intrigues d’adolescents, même si quelques personnages continuent d’être des mineurs en plein dans un business de personnes majeures. Ils ne tentent vraiment même pas de faire semblant, et je me demande ce qu’il se passe dans la salle des scénaristes pour en arriver à un tel résultat, honnêtement !

Spoilers


Jones, are you friend with these welfare cases ?

Les high and lows du football américain reviennent, au secours ! J’aurais pu avoir un point du Bingo Séries précédent avec cet épisode qui voit l’équipe du lycée de Riverdale être qualifié pour un tournoi important. Super. C’est toutefois la dernière fois qu’Archie va pouvoir jouer au lycée, alors c’est l’horreur pour lui.

Heureusement pour lui, il a son oncle qui est de retour dans sa vie, alors il a peu de positif. Oh, c’est ce qu’il pense, mais la réaction de sa mère le fait changer d’avis : elle n’est pas ravie de voir l’oncle revenir. Pendant ce temps, Jughead refuse d’envisager Yale parce que Betty ne l’a pas eu ? Pardon ? Mais ce n’est pas comme ça que fonctionne la vie. Heureusement que Betty est plus maligne que ça et n’en veut pas à Jug, au moins devant lui. Bien sûr qu’elle est jalouse, mais ça ne peut pas l’empêcher d’être ravie pour lui en même temps.

Après, vraiment, elle a une vie de merde la pauvre Betty. Après s’être débarrassée de la noirceur d’avoir tué Caramel, la voilà donc en train de reprendre son rôle de journaliste pour couvrir le tournoi sportif. On a connu plus fou que ça… mais avec une série comme celle-ci, on peut compter sur Betty pour nous faire du drama à tous les étages. En plus, l’équipe du lycée de Riverdale se retrouve à affronter l’équipe de Bret, le con de l’école de Jug, alors il y a de quoi faire.

C’est en tout cas ce que la musique essaie de nous faire croire quand Betty interviewe Bret et cherche ensuite à prouver que son équipe joue violemment volontairement, pour toucher ensuite des pots-de-vin versés par leur entraîneur. Yep, ils sont payés pour blesser les joueurs adverses, et les joueurs adverses, ce sont désormais les joueurs du lycée de Riverdale.

Oups. Betty le découvre, mais c’est un peu trop tard : Munroe se fait tabasser par quatre grands lapins, super. Et le pire, c’est qu’il le fait en sortant de la salle de gym d’Archie où le rouquin s’entraîne en t-shirt, puis en pull littéralement une minute plus tard. Tu transpires, t’es censé montrer tes abdos, j’ai un pari à gagner pour le podcast, moi !

Bon, comme Munroe est blessé, Archie et le reste des Bulldogs débarquent dans la fac de Jug pour se lancer dans une baston stupide et ridicule avec Bret et son équipe. Ce pauvre Jug assiste à tout ça sans pouvoir y faire grand-chose, et il finit ensuite en cellule, pour changer. Son oncle peut heureusement le sortir de prison, avant de l’emmener chez Pops pour trouver quelques points communs avec son neveu. L’enfer.

L’enfer aussi pour la mère qui n’est pas heureuse d’apprendre qu’Archie recommence à lui mentir alors que FP a dit la vérité. Une fois de plus, les scénaristes ont d’ailleurs oublié de regarder les épisodes précédents : Archie a déménagé à la salle de sport, mais il fait donc ses devoirs dans sa chambre chez sa mère (chez qui il ne vit plus pour la protéger ? Bon allez, ses ennemis sont partis on va dire) ET elle se permet de le punir pour un mois sans voiture ? Mais ? LOL.

Archie qui se comporte comme un adulte depuis dix épisodes redevient un petit ado boutonneux, mais ne vous inquiétez pas, il continue de pouvoir jouer au foot – c’est le retour de la veste ! – et d’aller au gymnase pour confronter son oncle sur des révélations faites par sa mère : Franck a laissé Fred s’accuser d’un crime qu’il a commis et maintenant il s’en veut et s’en plaint à son neveu et zzzz. Au moins, ça explique pourquoi la mère d’Archie le déteste tant, mais je m’en fous en vrai.

En parallèle de tout ça, Jug entre plus profondément encore dans la secte qu’est sa fac, avec des étudiants qui révèlent des secrets bien noirs, du genre scarification et Bret qui pleure parce que son père lui a offert une prostituée à 14 ans. Qu’est-ce que c’est que cette histoire encore ? Quelle angoisse cette intrigue, et cette série ! Jug compare ça à sa courte période à être SDF. Moui. Ca, il n’en parle pas à Yale.

Du côté de Veronica aussi on ne sait pas comment fonctionne la vie : son père lui a interdit de vendre le rhum de sa grand-mère, alors elle fait tout le contraire, soi-disant en modifiant la recette assez pour que ça contourne le brevet ? C’est n’importe quoi, mais voilà donc une mineure qui n’a pas le droit de boire d’alcool en train de vendre du Luna rhum. On y croit.

Sans trop de surprise, Hiram apprend qu’elle vend du rhum dans les restaurants et il l’empêche aussitôt de continuer son activité en faisant analyser le rhum. Il n’en faut pas plus pour qu’il soit évident que le rhum est celui qu’il a breveté. Elle n’a donc pas le droit de vendre quoique ce soit, ça alors, vraiment, je ne l’avais pas vu venir.

Elle ressort ensuite sa plus immonde perruque blonde (quoiqu’on a vu pire) pour aller vendre son rhum à Bret. Ah, on approche de la fin de saison, hein ? Espérons. Plus que quelques épisodes après tout… C’est amusant comme tout à regarder, en tout cas. Bon, la critique se perd en route, je suis en train de m’endormir, je reprends : Betty envoie Veronica en couverture pour obtenir une confession de Bret sur l’agression de Munroe.

Malheureusement pour elle, « Monica » est vite grillée en tant que Veronica quand Jughead passe à la même fête qu’elle. Le problème, c’est qu’elle porte un micro et que Betty entend donc que Jug fait désormais partie de la société secrète qu’il détestait tant il y a peu. Il lui explique que c’est grâce à ça qu’il a pu avoir son entretien pour Yale et que bon, ça le ferait chier de laisser tomber. Du coup, elle accepte et basta, on peut avancer vers Jug à qui M. Dupont demande finalement de le rejoindre avec un recruteur de Yale pour observer le fameux match tant attendu dont on n’avait jamais entendu parler avant.

Au passage, Dupont tente de censurer Betty, mais Jughead refuse. Il n’y a pas besoin de Stonewall pour censurer Betty de toute manière : il y a le proviseur du lycée de Riverdale pour le coup. Il refuse de publier un article qui s’en prend à Stonewall et demande à Betty de publier l’article qu’il lui a demandé dès le départ.

Ce n’est pas si simple pour elle, la vie, donc ; mais elle a toujours son petit ami pour la consoler au moins. Et il le fait en refusant d’aller dans la tribune de Yale, allez savoir pourquoi. Veronica rejoint une nouvelle fois les Vixen, allez savoir pourquoi, et ça lui permet d’avoir Reggie qui lui donne rendez-vous à la mi-temps pour faire tomber Hiram. Bien sûr.

L’intrigue Cheryl/Jonathan étant terminée, il est temps pour la rousse d’avoir une nouvelle page de son histoire qui s’écrit. Ce n’est pas la meilleure, et ce n’est pas rien à dire après la précédente, j’en ai bien conscience. Malheureusement, les scénaristes nous ramènent une nouvelle coach pour pom-pom girl, Miss Appleyard.

Cheryl le prend super mal, n’accueille pas vraiment bien cette madame et fait ensuite du chantage à la grève auprès du proviseur, histoire de récupérer ces précieuses Vixen. C’est aussi répétitif qu’inintéressant. Sortez-moi cette actrice de là ! Le principal – et Miss Appleyard – récupère vite les cheerleaders en leur faisant un joli chantage et en menaçant de les priver de bal de promo. Cela marche un temps, mais Cheryl a la bonne idée d’enfermer la coach dans son bureau pendant le match pour pouvoir chanter un petit Cherry Bomb bien senti pendant le match, avec Toni et Veronica pour faire les chœurs. Et tant pis si elles n’ont plus été cheerleaders depuis trois plombes.

La scène est sympa et détourne un temps du stress du match, même si je n’ai jamais été vraiment stressé. Le plus gros problème concerne le personnage de Munroe qui est en danger sur le terrain. Malgré son agression qui l’empêche en théorie de jouer, il est en effet sur le terrain grâce à l’once d’Archie qui lui donne des petites pilules magiques.

Archie s’y oppose pourtant, à la fois au gymnase puis dans les vestiaires. On le voit deux fois au vestiaire et il garde son t-shirt les deux fois. Ce n’est plus Riverdale, non ? Bon, en tout cas, c’est une défaite pour Archie : le match est perdu,  Munroe n’est pas blessé et il obtient ce qu’il veut puisqu’un recruteur le remarque, mais ça l’empêche de prouver à son oncle que la drogue c’est mal.

Tant pis, hein. La défaite est aussi pour Betty qui ne peut donc publier son article et se fait narguer par Bret. Qu’à cela ne tienne, elle décide de se venger en trouvant un nouveau moyen de s’attaquer à Stonewall.

Du côté de Veronica, l’intrigue du rhum est morte-née, mais ce n’est pas grave. Elle se sert de ses bouteilles pour rayer la voiture de son père pendant le match – et en laisser un bout dans une roue lol – avant d’avoir l’idée du siècle en léchant une glace offerte par Cheryl. Elle propose donc à la rousse un nouveau cocktail à base du sirop d’érable de Cheryl et de son rhum Luna… Qui est toujours sous brevet ? Pourquoi pense-t-elle pouvoir se faire de l’argent comme ça ?

L’épisode se termine par Jughead apprenant une bonne nouvelle : il est admis à Yale. La mauvaise nouvelle qui l’accompagne, c’est que Bret aussi ira à Yale, avec lui. Un mois plus tard seulement, on découvre un Bret tout menaçant alors que Betty fait les cartons de son copain décédé. C’est l’occasion pour nous de découvrir que Betty ira à Yale. Allez comprendre…

Compteur d’Archie à poil : l’acteur a clairement demandé de ne plus se déshabiller.

Riverdale – S04E09

Épisode 9 – Tangerine – 11/20
Certaines intrigues semblent arriver enfin à leur fin dans cet épisode, mais le problème, c’est donc qu’on se rend compte qu’on nous a sorti un truc pendant neuf épisodes pour… absolument rien ? Genre, ça n’apporte rien à la série, ça comble juste le temps. Pour le reste, la série nous pond quelques membres de famille supplémentaires, mais ça ne donne toujours pas envie de faire partie d’une famille de la ville. Quant à la mandarine… Écoutez, sérieusement ?  

Spoilers


The good news is you’re officially not a ticking bomb.

Avec un titre pareil, l’épisode promet d’avance, non ? Non.

L’épisode reprend avec Jughead réussissant à signer un contrat pour être le nouvel auteur de sa saga préférée. Cela tombe bien, parce qu’il veut justement mener l’enquête sur les mystères autour de la saga. Pourquoi pas, mais faut qu’on m’explique comment il retrouve si vite son grand-père. Malheureusement, en plus, la conversation qu’il a avec son grand-père n’a pas réussi du tout à me passionner.

En parallèle, nous suivons Veronica toujours en guerre contre son père. Hiram est vexé qu’elle refuse Harvard, alors il fait en sorte qu’elle foire le reste, y compris Columbia, tout en s’assurant pour que le reste de ses projets soient un échec. Il fait ainsi en sorte qu’elle ne puisse plus vendre d’alcool dans son speakeasy.

C’est la pire des idées, parce que Veronica fait en sorte de faire une grosse fête avant la fermeture de la vente d’alcool et elle entend surtout Pops lui dire qu’Hiram est mal élevé (je n’ai pas compris pourquoi ?). Elle se débrouille donc pour faire en sorte de faire revenir sa grand-mère dans l’équation, et la grand-mère n’est pas ravie d’apprendre que son fils est un bâtard.

Elle le baffe, file la recette du rhum familial à sa petite-fille et repart aussi vite qu’elle était venue. Par contre, ça ne calme pas Hiram pour autant : il fait venir la recruteuse de Columbia à la soirée de Veronica, histoire de ruiner la réputation de sa fille qui se débrouille bien toute seule pour le faire avec un numéro musical dans un speakeasy qui vend de l’alcool alors qu’elle est censée être encore mineure. Tout est si parfait dans cette série.

D’ailleurs, Kevin revient au passage pour le numéro musical de l’épisode. Pourquoi pas, écoutez, il faut bien qu’il serve à quelque chose et comme ce n’est de toute évidence pas pour avoir une intrigue intéressante. Malgré tout, Hiram gagne encore cette manche : il ridiculise la demande d’université de Veronica qui se grille avec ce numéro musical et lui interdit de vendre le rhum familial, parce qu’il l’a breveté.

Sinon, Archie ne dort toujours pas à poil, et c’est bien embêtant pour mon pari cette nouvelle manie d’avoir un t-shirt en permanence. Après, je le comprends : il est carrément réveillé dans sa chambre – où il y a un calendrier de pin-up lol – par FP qui mène l’enquête sur le justicier cagoulé de la ville. C’est une intrigue particulièrement insupportable, qui ne parvient pas du tout à me fasciner.

Renvoyez Archie en prison, j’en ai marre de le voir jouer les justiciers et apprendre que tous les enfants qu’il gère finisse à l’hôpital, à chaque fois. FP non plus n’aime pas ça, alors il troque sa veste de shérif pour celle des Serpents, afin de l’aider à marquer un nouveau grand coup dans les rues de la ville, comme toutes les deux semaines, quoi. Ou alors c’est une impression venant du fait que je regarde la série toutes les deux semaines ? Allez savoir.

Dodger prend une nouvelle fois mal les représailles menées par Archie. Cela mène à une nouvelle tentative de meurtre par les hommes de la rue, qui s’en prennent cette fois à FP. Ouais, celui-ci se prend une balle dans le torse, mais il survit évidemment et ça m’est passé tout à fait au-dessus de voir ça. La crédibilité et la décence sont enterrées depuis si longtemps dans cette série.

Archie décide donc de se venger une nouvelle fois, alors même qu’il vient d’apprendre que Dodger et sa famille allait s’enfuir. Il refuse de les laisser s’en tirer comme ça et va donc tabasser une fois de plus son ennemi mortel. Enfin, là, c’est surtout Archie qui est à deux doigts d’être mortel : il s’acharne tellement sur son adversaire qu’il manque de très peu de le tuer. Le problème, c’est qu’il fait ça devant la mère du type, et aussi devant les gosses qu’il est censé protéger.

Voilà notre rouquin qui se remet en question, manquait plus que ça ! Finalement, Archie retourne à l’hôpital, mais il entend Jug parler de son grand-père et comprend qu’il vaut mieux se barrer. Il fait bien, ce qui laisse Jug convaincre son père de reprendre contact avec le grand-père : il ne peut pas dire non depuis son lit d’hôpital. Quant à Jug, il sait désormais que l’œuvre de son grand-père a été volé légalement, alors il semble vouloir laisser tomber tout le reste pour l’instant. Ben voyons.

Le grand-père s’enfuit toutefois avant que son fils ne puisse le voir, et c’est bien triste même si pas surprenant du tout. Malgré tout, Jug décide de signer le contrat qui lui permet d’écrire pour sa saga préférée, juste au moment où le reste des étudiants de sa fac décide d’enfiler leur plus belles robes d’Harry Potter pour la cérémonie d’initiation de Jug. Il est enfin accepté ? Su-per.

Le pire reste une fois de plus Archie qui s’en veut à présent d’avoir failli tuer Dodger. Il ne comprend pas pourquoi Dodger peut rester en vie alors que Fred non… C’est si gros, si mal écrit et pourtant, pour une fois, je vois à peu près pourquoi la série nous sort ça, et ça marche du côté de la construction du personnage. Son père lui manque, il est en recherche d’une figure paternelle qu’il n’a pas avec FP et qu’il n’est pas capable d’être lui-même. Pauvre Archiechou.

Pendant ce temps, Polly a défiguré une des sœurs de son couvent, et ça pose problème pour toutes les familles. Betty est la seule à qui Polly accepte de parler, mais le problème, c’est que la sœur que Polly a attaqué s’appelle justement Betty. Malgré tout, Betty accepte d’aller voir sa sœur qui est clairement paumée et flippante dans sa conviction de n’avoir rien fait quand il y a une vidéo pour prouver le contraire.

L’enquête menée par Betty lui permet toutefois de comprendre que sa sœur a reçu un coup de téléphone juste avant de criser, et très rapidement, il est révélé qu’il est question d’une séance d’hypnose, tout simplement. Cela est confirmé lorsqu’Alice reçoit un coup de fil, prend un couteau de boucher (eh, Bingo Séries en vue !) et tente de tuer sa fille.

C’est malheureusement un échec et Betty peut alors mener l’enquête avec l’aide de Charlie en qui elle a à nouveau toute confiance. Du Caramel à la mandarine, il n’y a alors qu’un pas : Betty rend visite à Evelyn à la prison, puisque c’est elle qui passe les fameux appels, et celle-ci lui révèle qu’elle a lobotomisé tous les gens de la Ferme avec un nom de code qui leur donne envie de tuer Betty. C’est donc en répétant trois fois Mandarine que l’envie de tuer Betty s’active.

Ecoutez, je n’ai jamais eu besoin de ça pour avoir envie de me débarrasser de ce personnage. Malgré tout, Betty a peur d’être concernée aussi, mais avec l’aide de Charlie elle se rend compte que non. Ensuite, il l’aide également à se débarrasser de sa noirceur dans des flashbacks méditatifs vraiment naze où Betty adulte empêche Betty enfant de tuer Caramel. Caramel et mandarine, ça donne envie de tester des cocktails probablement foireux, non ?

Dans tout ça, Cheryl continue de faire de la merde et se retrouve face à sa mère lorsqu’elle fout le feu et enfume tout le salon, en compagnie du cadavre de son frère, toujours. Elle fait en fait semblant de se suicider pour réussir finalement à piéger sa mère qui révèle qu’elle était bien là. Il n’en faut pas plus pour que Cheryl lance un procès familial contre sa mère, en présence de Toni, de la grand-mère et de ses deux « frères ». Oh boy.

On notera que Toni est celle qui prépare le chloroforme pour sa copine, et c’est abusé de la voir sombrer chaque fois plus bas. Pénélope finit prisonnière de sa fille, mais pas dans la maison familiale : Cheryl décide d’utiliser le baisodrome officiel de la série, à savoir le bunker, pour y enfermer sa mère. Allez comprendre. L’avantage, c’est que derrière Cheryl, il reste une actrice parfaite et vraiment douée dans son job, c’est déjà ça.

Pas évident de vendre ce personnage par contre, surtout qu’elle change une nouvelle d’avis. Cette fois, Cheryl décide donc qu’il est temps de se débarrasser du cadavre de son frère et de lui dire au revoir une fois pour toute. Vraiment, je ne sais pas à quoi aura servi cette intrigue, ce fut long et perché tout du long, et ça n’apporte pas grand-chose, même en termes d’évolution du personnage, parce que Cheryl revient au point de départ, en fait ? Tout ça pour ça.

Cheryl réunit donc tout le monde pour les funérailles de son frère. Elle lui fait une barque et lui fout le feu. Elle est en larmes pour cet énième enterrement. Je crois que je tiens là mon pire effet spécial du mois pour le Bingo Séries. Et personne ne semble questionner Cheryl sur le fait que le cadavre de Jason soit là ?

Genre tout le monde considère normal de voir Cheryl avec le cadavre de son frère enterré depuis trois saisons ? On va dire que les scénaristes n’ont pas eu le temps de gérer ce détail énorme, hein. Ils ont préféré nous caser quelques cliffhangers bien sentis, ou pas, du genre Archie qui rencontre Franck, son oncle paternel, ou Betty qui éclate un miroir pour s’assurer que sa noirceur ne soit plus.

Si elle est convaincue d’en être libérée, quatre semaines plus tard, on apprendra que Betty a tué Jug dans la forêt avec la pierre qui a servi lors de sa cérémonie d’initiation. Comme c’est Archie qui prend le pouls, je ne m’inquiète pas outre mesure pour Jug, cela dit.

 

Compteur d’Archie à poil : il change de t-shirt un nombre incroyable de fois, mais on ne le voit jamais torse nu pour autant. Est-ce que l’acteur a demandé aux scénaristes de se calmer ?

Charmed (2018) – S03E07

Épisode 7 – Witch Way Out – 18/20
S’il y a toujours de grosses ficelles et facilités scénaristiques dans cet épisode, je trouve que la série propose ici un épisode plutôt sympathique avec un mystère prenant et une formule qui change de ce à quoi la série nous a habitués en faisant fi des duos habituels. Et c’est tant mieux, car ça parvient à brouiller les pistes et le temps qui passe comme les scénaristes semblaient le vouloir. Bien joué !

Spoilers

Alors que Maggie n’est pas très contente de sa séance de méditation, elle découvre vite qu’elle est bien seule dans le manoir… et dans la ville ?


Hopefully not here, wherever here is.

C’est reparti pour cette série, ça faisait longtemps que je n’avais pas vu d’épisode dis donc… J’espère tout de même que ça m’énervera moins qu’hier avec l’intrigue de Maggie et Antonio. On reprend cependant avec Maggie en pleine méditation, et sa méditation se transforme à nouveau en prémonition de son futur mec à poil. Cela ne lui convient toujours pas par contre.

Alors qu’elle découvre des problèmes de plomberie dans la cuisine, Maggie se rend compte qu’elle est seule dans la maison. Entre ça et le flou de l’image tout autour d’elle, on comprend vite que Maggie est encore dans son état de méditation. D’ailleurs, on le comprend bien plus vite qu’elle, parce qu’il faut tout de même qu’elle se rende jusqu’à Safe Space pour comprendre qu’il n’y a personne d’autre en ville. Euh, je ne sais pas, et sur la route, Maggie ?

En parallèle, Macy se réveille à son tour au manoir, désert et se retrouve bien vite à Safe Space, rien qu’en passant la porte. Je me demande si le set est vraiment comme ça, mais le montage semble suggérer que non. En tout cas, elle a bien vite les réflexes de scientifique qui reviennent au galop : elle enregistre toutes les pensées qui lui passent par la tête, au cas où.

Rapidement, elle découvre toutefois des gouttes de sang au sol, même si elle y voit au moins un point positif : s’il y a du sang, c’est qu’il y a quelqu’un. Quand elle remonte la piste, elle se retrouve toutefois dans le jardin du manoir plutôt que vers le QG. C’est embêtant, parce qu’il y a encore plus de sang dans le jardin, avec une vitre brisée et un t-shirt maculé de sang qui inquiète Macy appelant désespérément ses sœurs.

De son côté, Mel est aussi seule dans un monde désert, et elle entre dans le manoir en utilisant aussi un t-shirt (à moins que ce ne soit un chiffon ?) maculé de sang, comme celui également ramassé plus tôt par Macy. Dans le hall de la maison, elle se concentre principalement sur un cadre photo… J’ai d’abord pensé qu’il s’agissait de son père, sauf que finalement non, parce que Mel ne le reconnaît pas. Moi, j’ai oublié à quoi il ressemblait, franchement.

Elle est toutefois surprise par un bruit qui lui fait relever la tête et lui permet de se rendre compte que Macy est là elle aussi. Elle galère quelque peu à la rejoindre, parce qu’elle a la mauvaise idée de passer par une porte. Or, chaque porte les mène dans une nouvelle pièce à chaque fois, ce qui explique aussi pourquoi Mel a voulu casser une fenêtre pour rentrer dans la maison.

Un petit détour de labyrinthe plus tard, Mel arrive dans le jardin et les deux sœurs peuvent partager leur confusion sur l’endroit. Elles n’ont pas beaucoup de théorie pour expliquer ce qu’il leur arrive, mais elles suivent leur instinct et les bruits chelous qui se font entendre dans l’abri de jardin. Au moins, ça les mène directement à Maggie.

C’est une bonne chose, en théorie. En pratique, Maggie est devenue amnésique : elle ne se souvient pas de ses sœurs, a des goûts toujours aussi douteux qui s’expriment désormais dans ses vêtements et a oublié qu’elles étaient allergiques les unes aux autres. Pourquoi pas ? Cela perturbe complètement les sœurs, mais Macy reste méthodique et Mel fait ce qu’elle peut pour suivre les pensées incohérentes de Maggie qui leur assure qu’elles doivent se méfier des « tic, tic, boum » ; des flashs de lumière provoqués après un avertissement sonore.

Maggie mène ensuite ses sœurs dans une salle de réunion où elle leur présente ses amis – des objets. Ses deux sœurs tentent alors de lui rappeler qui elles sont et ça aide peu à peu Maggie à se rappeler de sa vie. Cela fonctionne tellement bien d’ailleurs que Maggie finit par créer un souvenir qui se projette devant les sœurs. Oui, la série nous fait un flashback qui leur permet de découvrir une scène où Jordan est dépité d’apprendre de Macy que leur projet ne se fera pas.

Le flashback est provoqué en grande partie par une étiquette indiquant « Macy Vera » sur un sac contenant le repas de Macy. C’est Maggie qui le tient et ne comprend pas pourquoi il est écrit « Vera » plutôt que « Vaughn ». Les sœurs parviennent tout de même assez vite à la conclusion qu’elles sont dans la fameuse prison magique évoquée dans le cliffhanger précédent – et ça nous donne l’impression d’avoir manqué un épisode, limite.

Seulement, ce n’est pas le cas : les scénaristes sont juste en train de se jouer de nous et ça fonctionne. Ils jouent aussi avec les sœurs qui décident de ne plus se séparer pour mieux l’être aussitôt par la prison qui semble comprendre d’elle-même que les sœurs risquent bien de réussir à s’enfuir. Mel se retrouve alors seule dans le salon de la maison, et c’est con quand la théorie était justement de ne plus jamais se retrouver seule.

Mel assure qu’elle pourra retrouver ses sœurs et s’échapper, mais c’est sans compter sur le sol qui se transforme en… parquet mouvant ? Elle est tellement stressée qu’elle en oublie son prénom – heureusement qu’elle développe tout à voix haute – et se fait aspirer par son parquet bien vite.

Macy, quant à elle, est toujours au QG et elle ressort aussitôt son portable pour prendre des notes audios. Si elle veut retrouver ses sœurs au plus vite, ce n’est pas mince affaire : les escaliers du QG sont infranchissables. Elle a beau les monter, la prison la renvoie toujours en arrière. Petit à petit, elle oublie bien sûr ce qu’elle fait là et finit par arrêter de tenter de monter les escaliers.

Pour se souvenir de ce qu’il se passe, elle décide donc d’écouter ses notes audio… pour mieux tomber sur de la musique qui la fait danser de la tête, et tout oublier du reste.

On retrouve enfin Maggie dans sa chambre, où elle trouve une photo d’elle et Antonio tout heureux dans les bras l’un de l’autre. Le seul problème, c’est que cette photo n’a jamais existé, et ce moment non plus. Cela permet à Maggie de comprendre un peu mieux le fonctionnement de la prison. Elle médite à nouveau, et ça la ramène en arrière dans un souvenir. Clairement, il s’est passé des choses depuis le dernier épisode.

Alors qu’elle parle avec Macy dans Safe Space, Antonio débarque pour lui proposer un nouveau rencard, ce que Maggie refuse, terrifiée à l’idée de perdre son année. Heureusement, Macy est de bons conseils avec Maggie, qui se réveille à nouveau dans sa chambre, mais qui, cette fois, entend Mel l’appeler au secours.

Par contre, quand elle descend l’escalier, elle retourne bien malgré elle au QG. Au moins, elle y retrouve Macy, la vraie cette fois, toujours à écouter sa musique. Il ne faut pas longtemps pour que Macy retrouve ses souvenirs grâces à Maggie et pour que les deux sœurs se concentrent à nouveau sur Mel. Celle-ci est sauvée in extremis par ses sœurs, mais bien simplement tout de même, grâce à une lampe.

Une fois que c’est fait, les filles décident de se concentrer au maximum sur tous les détails chelous pour trouver comment se barrer de la prison dans laquelle elles sont probablement. C’est bien trop simple : Mel a l’élément qu’il faut pour ça, la photo dans le hall. Il s’agit finalement d’un inspecteur qui avait pour charge d’effectuer un audit pendant son cours, ce qu’un souvenir de Mel nous révèle et révèle en même temps aux sœurs.

Celles-ci suivent toute la journée de Mel, qui se démerde pour être toujours plus clichée et pour perdre bien vite son job. Ben oui, elle se plaint à la doyenne de la fac d’avoir l’impression d’être attaquée parce qu’elle a refusé de faire étudier son cours. Il n’en faut pas plus pour qu’elle finisse par s’en plaindre publiquement, avant d’être dégoûtée que ça finisse sur internet. Euh ? C’est le principe d’un espace d’expression publique dans une fac, non ?

Sans qu’on ne sache trop pourquoi ou comment, le flashback mène ensuite les sœurs à découvrir la manière dont elles sont entrées dans la prison : chacune leur tour, parce qu’elles ont essayé ensemble une formule qui ne fonctionnait pas, alors qu’individuellement, ça le faisait. La formule, elles y sont parvenues grâce à la tablette d’écriture ancienne. La solitude, elle s’explique par Mel se disputant avec Macy juste après une première tentative, parce que Macy lui reproche d’avoir parlé en public si elle tenait tant à son job. Effectivement.

Maggie a donc essayé seule d’entrer dans la prison – et on doit en déduire que ses sœurs aussi. Ayant entendu la formule imprononçable, les sœurs se décident tout de même à la réciter au sein de la prison, dans l’espoir de pouvoir en sortir. Les trois sœurs se retrouvent aspirées bien vite et sont toutes heureuses de sortir de la prison si rapidement. Elles en oublient toutes les disputes et se réconcilient bien vite – mais Mel a perdu son job quand même. La musique en arrière-plan est sympa, mais Mel remarque soudainement une photo qui la fait douter.

On entend alors un « tic tic boum » supplémentaire et on comprend que l’épisode n’est pas terminé : elles sont encore au sein de la prison, et ça, ce n’était pas prévu. J’avoue que je me suis fait avoir aussi : j’avais l’impression que ça faisait bien quarante minutes, même si ça faisait bizarre comme fin.

En tout cas, la photo des sœurs et de leur mère fait de la peine à Macy qui se rend compte une fois de plus qu’elle n’est pas tout à fait de la famille. En même temps, ça vaut mieux, parce que les photos de famille sont des photoshops dégueulasses. Pas étonnant que Maggie en arrive à la conclusion qu’il pourrait être pas mal de le détruire.

Le but est de réussir à tordre la réalité au point d’être mis face à face avec les monstres qu’elles entendent. C’est expliqué bien rapidement et j’ai un peu l’impression qu’on nous force à se dire « OK pourquoi pas », mais franchement… OK pourquoi pas. Les sœurs parviennent vite à se téléporter sur ce qui semble être le toit d’une prison démoniaque dans une dimension parallèle, prison dans laquelle il y a de nombreux monstres.

Un autre tic tic boum leur permet de découvrir une nouvelle brèche, alors qu’elles sont clairement pressées par le temps. Je ne sais pas, ce sol m’a donné le vertige, mais elles ont réussi à courir comme si de rien n’était vers la brèche. Bien sûr, s’enfuir de prison n’est pas si simple : un démon débarque pour les empêcher de sortir. Cela ne fait pas peur à Maggie qui propose à ses sœurs de traverser le monstre au plus vite, parce qu’elles l’ont déjà vaincu une fois, donc il ne peut être là.

Et hop, elles traversent et se retrouvent sur Terre, dans un endroit inconnu où les attend… Harry, qui est fier de les retrouver et de leur annoncer qu’elles sont de retour à la maison, mais je ne suis pas si convaincu que ce soit si simple. Purée, il restait encore beaucoup de temps à l’épisode finalement ! Les sœurs referment la brèche vers la dimension de la prison, puis Harry les prévient que tout ça ne peut être que temporaire. Quant à la brèche, il a réussi à la trouver grâce à une formule de Fibonacci et quelques calculs.

En gros, la brèche s’ouvre selon des temps et coordonnées précis, donc elle peut être traquée. C’est une bonne chose pour pouvoir surveiller les monstres qui en sortiront, par contre, si c’est à chaque « tic, tic, boum », ça va faire beaucoup de monstres. Les sœurs sont toutefois déviées de ce problème quand les portables se mettent à sonner car elles ont un tas de notifications – on notera qu’elles sont censées avoir vécu 42 jours dans la prison, donc les portables sont extra niveau batterie ?

Harry les prévient qu’elles sont parties seulement quatre heures, mais qu’elles ont pu vivre le temps différemment. Les portables ont vécu ça comme quatre heures pourtant, apparemment. Ah, et si elles ont tant de notifications, c’est simplement parce que Mel est devenue une star des réseaux sociaux. Persuadée d’avoir perdu son job, Mel se rend donc à la fac le lendemain et y croise un tas d’étudiants tous contents de la saluer. Kevin, en particulier, est heureux de la retrouver et se comporte avec elle comme avec une amie plutôt que comme avec une prof.

Il lui annonce que la doyenne s’est fait mettre en congé grâce à Mel et au mouvement qu’elle a provoqué sur les réseaux sociaux. Il n’en faut pas plus pour que Mel comprenne qu’elle a gagné. C’est gros et trop simple, mais la série ne veut pas se prendre la tête, ce n’est pas nouveau. D’ailleurs, il se passe la même chose à Safe Space avec Macy, puis avec Maggie qui se remet à méditer pour claquer la porte au nez d’un Antonio toujours à poil et en serviette dans sa vision. C’est bien, j’espère que ça continuera dans ce sens, mais je n’en suis pas convaincu…

Les sœurs en arrivent à la conclusion qu’elles sont bien à la maison, et qu’elles sont contentes de savoir comment entrer et sortir de la prison. Loin de pouvoir fêter cette petite victoire en paix, Harry leur rappelle que la brèche vers la prison continue de s’ouvrir régulièrement et que des monstres en sortent tout aussi régulièrement.

Les filles en arrivent ainsi à la conclusion que de plus en plus d’anciennes menaces risquent de ressurgir. On frappe alors à la porte, comme dans la prison, mais il s’agit simplement de Jordan, terrifié. Cette semaine, la série nous quitte alors sur un excellent cliffhanger, avec un monstre qui hurle derrière la porte. Hâte d’en voir plus au prochain épisode – mais lundi prochain sera chargé en épisodes avec des retours d’autres séries, alors on verra bien !