Scrubs (2026) – S01E01 – My Return – 16/20

Certes, la série force pour justifier son existence et essaie vraiment d’en faire des caisses pour convaincre qu’elle a des choses à raconter et des blagues à nous livrer. Si ça ne fonctionne pas toujours, je retrouve le rythme et le ton de la série de l’époque. Je ne surfe pas trop sur la nostalgie, parce que je ne me souviens plus assez de la série d’origine, mais juste assez pour que ce revival me fasse plaisir. J’ai envie de lui laisser sa chance.

Spoilers

JD revient à l’hôpital.

It’s so nice to meet an incredible stupid person.

Cet épisode me donne l’impression d’être devant Grey’s Anatomy parce que la première scène est beaucoup trop sérieuse. On y voit JD être en pleine intervention aux urgences et c’est drôlement sérieux. Rapidement, on retrouve le délire habituel de la série cela dit : JD sauve le patient et est aussitôt acclamé par tout l’hôpital. On comprend bien vite qu’il s’agit d’un rêve de JD à l’excès qui est mis en avant. Cela dit, ça fait partie de l’ADN de la série d’avoir JD qui rêve éveillé et c’est plutôt bien foutu pour un retour.

Très vite, on apprend que JD a des enfants dont il s’occupe car il est devenu médecin généraliste à domicile… mais nous ne voyons pas ses enfants pour autant. S’il fait des visites à domicile, c’est donc qu’il ne bosse plus en hôpital. Et pourtant, malgré tout, JD revient à l’hôpital Sacred Heart pour la première fois depuis des années dans cet épisode. Il vit à une heure de celui-ci, son ex-femme y bosse, mais il n’a aucune raison d’y mettre les pieds.

Pour lui comme pour nous, le retour n’est pas si dépaysant. Carla est toujours là, Turk n’est pas censé savoir que JD est là, mais pas d’inquiétude, il est toujours capable de le sentir à distance et, bref, on retrouve le ton de l’époque. La jeunesse n’est plus ce qu’elle était par contre : Turk s’écrase au sol sous le poids de JD quand il le prend sur son dos.

La jeunesse est encore un peu ce qu’elle était : le générique est resté le même ! Je m’attendais à un mauvais reboot et ça fait plaisir de le retrouver comme ça, parce que ça a toujours été un point fort de la série à mon sens. I’m not Superman.

Bon, sinon, Turk a désormais quatre filles, ce qui lui laisse peu de temps libre, mais Carla lui en laisse pour qu’il puisse passer du temps avec JD. L’humour a encore du mal à prendre sur moi. Le rythme est vif, tout n’est pas fluide et la série tente trop de choses différentes en peu de temps. Au moins, cela lui permet d’avoir quelques gags qui réussissent à prendre.

Bien évidemment, JD et Elliot ne sont plus ensemble. Un petit flashback nous rappelle à quel point ils aiment les placards de l’hôpital, mais ils sont désormais divorcés. Quand ils se retrouvent dans leur placard, c’est pour s’engueuler désormais. J’ai eu du mal à accrocher à ce rôle proposé pour Elliot. Je suis content que tout le monde soit de retour, mais c’est étonnant.

JD finit par trouver sa patiente dans l’hôpital, car c’est la raison pour laquelle il est là. Son médecin de l’hôpital est aussitôt un antagoniste pour lui. JD s’en plaint donc au chef de service, et… Perry est toujours chef de service apparemment, ce qui permet aussi le retour de son personnage. Il appelle désormais JD « Oldie », ce qu’on avait vu dans la bande-annonce et qui fonctionne à peu près.

Il faut dire que la nouvelle génération l’épuise encore plus que celle de JD. J’ai l’impression que la série essaie un peu trop de forcer pour tomber dans ses anciennes habitudes. Il y a quelques faux raccords et bien trop de clichés sur la Gen Z qui est accro à TikTok – ce sont les nouveaux internes et ils permettent un peu d’humour. Je n’accroche pas à 100% à certains délires non plus. Je ne sais pas, c’est raccord avec le ton et l’ambiance de la série d’avant, mais la « Feeling Police » qui fait rêver JD comme s’il avait encore 20 ans… C’est étrange.

La série essaie aussi de nous présenter de nouveaux personnages, comme Dashana ou un nouveau docteur qui fait fantasmer Elliot. Comme pour les internes, je suis sceptique pour l’instant, mais ça a toujours fait partie de la série d’avoir des médecins en train d’apprendre n’importe comment la profession.

Ceci étant, ce revival réussit plutôt bien à introduire des personnages en s’appuyant sur les stéréotypes et en enchaînant avec beaucoup de rythme tous les gags. Malgré la volonté de forcer l’humour, sans forcément y arriver (mon seul vrai éclat de rire est pas assumable, c’est pour le surnom de la dernière gamine de Turk), la série prend aussi le temps d’aborder quelques intrigues plus graves. On a un message social plus ou moins explicite avec les patients qui ne veulent pas entrer dans les urgences ou surtout un Turk qui se plaint d’être en burn-out et complètement déprimé. Il a bien besoin de retrouver son meilleur ami, mais comme il ne veut pas parler de ses sentiments toute la nuit, il le plante alors même que Carla avait accepté qu’il passe une nuit loin de chez lui.

Le lendemain, JD est énervé de voir que Turk est sorti avec The Todd plutôt que lui (c’est un peu trop forcé tous les personnages secondaires), Elliot est énervée de voir JD rester plus longtemps que prévu et… Ouais, je ne sais pas, la série semble trop vouloir essayer de trouver des raisons de faire rester JD et de justifier son existence. Pour se faire, JD nous assure en voix off qu’il adore enseigner et que ça lui manque de ne plus le faire.

On voit donc JD expliquer à Sam comment faire une procédure compliquée, toujours avec humour (feeling silly, ça marche sur moi), puis c’est Perry lui-même qui explique à JD qu’il faut qu’il revienne. Il a envie que JD revienne parce qu’il fait bien le job et qu’il aimait ce qu’il faisait, et l’hôpital a besoin de bons feelings.

En effet, Turk est déprimée et ça force même Dashana à lui expliquer qu’elle était dans cet hôpital pour lui parce qu’il était une légende vivante. Voilà donc la fin d’épisode qui nous réserve quelques surprises, avec un peu de Coldplay, JD qui se voit offrir un job et un des internes qui regrette de ne pas être venu en aide à une patiente quand il aurait pu encore la sauver. Cela permet de créer du lien entre les internes, devant JD. JD décide de prendre le poste que Perry lui offrait, avant de découvrir que le job en question est justement celui du Dr Cox. Oh.

Cela n’a aucun sens que le flambeau soit transmis comme ça, mais admettons. Là encore, la série semble vouloir trop forcer et justifier son existence, mais je crois qu’il y a des idées qui fonctionnent malgré tout.

Enfin, on retrouve les gags de fin d’épisode… sans que ça n’arrive à me convaincre pour l’instant. Mais bon, eh, JD et Turk sur le toit de l’hôpital, ça offre quelques promesses pour la suite.

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Scrubs 2026 (S01)

De quoi ça parle ?

25 ans plus tard, l’hôpital du Sacred Heart rouvre ses portes à JD qui retrouve Turk, Elliot, Carla et toute l’ambiance de la sitcom de 2001.

Ce que j’en attends

S’il y a bien un genre qui me manque ces dernières années dans mes visionnages, c’est celui de la vraie comédie, celle qui est capable de me faire rire même quand il y a des rires pré-enregistrés. C’est simple : depuis la fin de Life in pieces, Younger et, encore avant et pire encore, Community, je n’ai jamais totalement retrouvé mon bonheur. Oh, il y a bien eu des petits sursauts, notamment avec WandaVision et surtout She-Hulk, mais ces séries me manquent.

2026 amène son lot de promesses avec des revivals et reboots, et Scrubs est le premier d’entre eux. Il faut bien avouer que la série me plaisait à l’époque sans être pour autant ma préférée. Si j’ai bien suivi les aventures de JD jusqu’au bout, je n’en garde pas un souvenir très précis : j’ai dû voir chaque épisode une seule fois et je n’ai jamais eu envie d’y revenir plus que ça. Je sais aussi que j’avais bien aimé la saison 9, je devais être le seul, et que je n’en ai plus aucun souvenir du tout.

Cela tombe bien : ce revival de neuf épisodes ne tient pas compte de la saison 9. C’est une décision étrange pour une suite de série… Pour le reste, j’attends de retrouver les personnages et l’humour génial de la sitcom. J’ai un peu peur de ce que ça va donner : How I met your Father a prouvé que parfois les scénaristes restaient coincés dans les vieilles formules qui ne fonctionnent plus. Bref, je suis curieux de voir ce que ça va donner et c’est donc sans surprise que je me lance dans le visionnage dès aujourd’hui (pas merci Disney + de le diffuser à l’internationale dès le jeudi 26 février mais pas en France apparemment ?).

Note moyenne de la saison : –/20

Paradise – S02E03 – Another Day in Paradise – 18/20

Quel plaisir de retrouver enfin la série telle que je l’aime : j’ai l’impression d’être de retour dans les intrigues de la saison 1 et ça me plaît davantage. L’idéal serait d’avoir un équilibre entre toutes les intrigues, mais vraiment, je comprends l’intérêt d’avoir diffusé les trois épisodes en une fois. J’ai vraiment eu ma dose (et j’ai quand même hâte d’être au prochain épisode pour en avoir plus). On a ainsi de quoi avancer sur tous les tableaux et même de quoi bien avancer !

Spoilers

Un mois plus tard, c’est toujours aussi chaotique au sein de Paradise.

I’m assume you’ve never heard of the Venus Syndrom

C’est marrant comme la qualité d’image me plaisait en saison 1 et comme ce côté sombre commence déjà à être insupportable sur cette saison 2. Je suppose que voir les trois épisodes en une seule session de visionnage n’aide pas. Bien sûr, cet épisode s’éloigne un peu de l’intrigue de Xavier et commence par un plan de Sinatra dans le coma.

Un flashback nous ramène à l’époque où elle voulait faire tout ce qu’elle pouvait pour sauver le monde – ou au moins sa petite personne et celle de ses proches. Le problème, c’est qu’il est trop tard pour sauver le monde. D’après le scientifique à qui elle parle, la planète est condamnée : certes, après le froid polaire, la planète se remettra, mais ce sera temporaire. C’est exactement là que nous en sommes : tout semble aller pour le mieux sur Terre quand on voit où sont Xavier et Annie. Pourtant, d’ici quelques temps, l’air sera à nouveau plus chaud et la chaleur augmentera d’un coup. Comme sur Venus, la vie sera réchauffée au point d’être rendue impossible. Qui aurait envie de vivre dans un four où l’eau s’évapore, même quand c’est un océan ? C’est flippant, tout simplement.

Neuf ans plus tôt, Cal est élu président. Une des premières avec qui il célèbre sa victoire est Sinatra. Le père de Cal, lui, insiste pour dire que son fils est un idiot. Sentant que le projet de Sinatra est en voie d’extinction, le père du Président lui propose son aide.

On voit ensuite Sinatra embaucher un type pour faire du chantage sur un autre, et ce type n’est autre que Billy. Je suis content de le revoir, tout comme pour Cal, mais en revanche, cette intrigue m’a quelque peu perdu en route. Ce n’était pas des plus intéressants, ou plutôt, j’ai raté une étape : Billy tue carrément un type (j’adore cet acteur) pour elle, mais laisse en vie le fils. Mouais. On verra plus tard ce que ça apporte à la série.

Dans le présent, Sinatra se réveille et apprend que son coma a duré un mois. Elle demande aussitôt à ce qu’on lui explique ce qui est arrivé. Elle est comme nous et se demande où en est la vie dans le bunker. On découvre simplement que les élections présidentielles sont en cours, et que ça provoque quelques remous politiques. Il y a une rébellion chez les plus jeunes, Presley entretient une correspondance secrète avec Jérémy (malheureusement, ça rend le petit frère jaloux) et vit désormais avec Robinson.

Cette dernière a en effet accepté de surveiller les enfants de Xavier en attendant que Teri revienne. Elle est au courant de tout ce qu’il s’est passé : elle était là quand Jane est venue dire à Xavier qu’elle avait tiré sur Sinatra pour le protéger, mais que Sinatra était encore en vie. Xavier a décidé de tout prendre sur lui, simplement.

Jane est carrément devenue une véritable héroïne aux yeux du public – et c’est à Robinson de la surveiller.

La nouvelle promesse présidentielle pour s’assurer un électorat ? Rétablir les saisons. Cela manque aux gens qui ont besoin d’être divertis : il veut que les gens puissent vivre une jolie période estivale. Le problème, c’est qu’il n’y a plus assez d’énergie pour cela. Malheureusement, ceux qui protestent face à ce président sont aussitôt arrêtés et envoyés dans une prison secrète, alors ça ne donne pas envie de trop s’opposer.

Pourtant, il est évident que ce président les fait courir à leur perte à tous. Ceci étant, on découvre que s’il n’y a plus assez d’énergie, c’est parce qu’il y a un projet secret de Sinatra qui aspire toute l’énergie. Gabriella n’en a jamais entendu parler, apparemment, et personne ne sait exactement de quoi il en retourne. Comme celle-ci s’est réveillée, elle peut être interrogée pour nous en dire plus. Le truc, c’est que personne ne semblait être au courant du réveil de Samantha.

J’ai bien aimé voir Jane se rendre aussitôt à l’hôpital pour la confronter et s’assurer qu’elle n’allait pas lui détruire la vie. C’est intéressant de voir Jane monter si haut en grade après avoir passé une première saison à être si détestable. J’aime beaucoup comment elle gaslight tout le monde, et Sinatra aussi. Elle s’assure que Sinatra ne se souvient pas de ce qu’il s’est passé et lui donne la version officielle, dont elle doit se contenter.

La série nous laisse dans le doute, tout de même : il est possible qu’elle se souvienne, mais l’essentiel est qu’elle sache mentir. Bon. Bien sûr, le nouveau président l’a fait aussitôt venir pour un interrogatoire mené d’une main de maître par Gabriela. C’est intéressant à voir, surtout qu’il est de nouveau question d’un détecteur de mensonges. Si Sinatra se croit entre les mains d’une amie, elle découvre rapidement que Gabriela lui en veut d’avoir été mise de côté : Gabriela attaque assez fort en lui demandant combien d’enfants elle a, histoire de lui rappeler le deuil qu’elle doit gérer à vie. La scène fait grincer des dents.

Ensuite, Gabriela cherche à savoir si Sinatra détourne l’énergie pour un gain personnel. La question est conne : ils veulent savoir pourquoi elle détourne l’énergie, mais cette histoire de gain personnel permet à Sinatra de finalement botter en touche et dire que ce n’est pas le cas. Inévitablement, le président s’énerve contre elle, mais le fait qu’il s’énerve et débarque dans la pièce lui fait perdre toute once de crédibilité.

Sinatra est placée en arrestation dans sa propre maison, ce qui semble bien l’arranger pour reprendre un semblant de vie normale et savourer de bons moments avec sa famille. Cela laisse surtout l’occasion à Gabriela de venir lui parler et partager de bons moments avec elle. Soit. J’adore l’actrice, j’aime bien le personnage et il est vite évident qu’elle cache une autre intention : lui faire comprendre que leur relation n’a pas trop d’intérêt à ses yeux (et la mettre sur écoute, aussi, pour son propre bénéfice).

En parallèle, Jane se place de plus en plus auprès du président et le fait bien : elle fait semblant de s’excuser de donner son avis, mais s’arrange pour le donner et faire en sorte de prendre quelques compliments au passage. Sa tactique est grossière, mais avec un président aussi débile que celui que nous avons à présent, c’est très efficace. Il ne faut toutefois pas sous-estimer Robinson qui est impressionnée par sa manière de procéder.

Impressionnée, oui, mais pas débile pour autant : elle comprend qu’il lui faut faire quelques recherches sur Jane. Cela la mène à lire son dossier et découvrir qu’elle cache bien des choses. En s’intéressant au cas de Billy, notamment, Robinson se rend compte que la mort de cet agent est super louche. Un suicide, vraiment ? Jane a déclaré qu’il était dépressif et n’avait rien pour le raccrocher à la vie, mais Robinson découvre rapidement qu’il cachait une bague de fiançailles… Pas exactement l’attitude de quelqu’un qui veut en finir !

Malheureusement, Robinson comprend tout cela trop tard : Jane a réussi son coup, une fois de plus. Elle est vraiment trop géniale comme méchante : elle s’arrange ainsi pour buter le président pendant son jogging – alors que le président a demandé à ce que soit uniquement elle qui surveille son jogging. Non contente de l’égorger, elle s’arrange aussi pour faire en sorte que ce soit Robinson qui soit accusée du meurtre. Pour le coup, Robinson se fait avoir comme une débutante, c’est hyper frustrant !

Ce n’est pas le seul cliffhanger de l’épisode : outre le sourire sadique et satisfait de Jane qui réussit son coup, il y a ainsi Jeremy qui se fait arrêter (sous les yeux impuissants de Presley, arrivée en retard à leur RDV à cause de son frère) et est emmené en prison en sous-sol du bunker (ça fait sacrément bas sous Terre !). Et là, surprise : son arrestation était tout à fait volontaire, cela lui permet de se rapprocher de l’ingénieur du bunker. Il compte sur lui pour rouvrir les portes du bunker et les emmener tous loin de ce nid de guêpes !

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Paradise – S02E02 – Mayday – 17/20

Nous sommes toujours loin de ce que proposait la saison 1, mais c’était inévitable avec cette évolution de la série. J’espère désormais que la suite pourra raccrocher tous les wagons ensemble, mais je vais leur faire confiance. En attendant, cet épisode parvient bien mieux à me surprendre dans son récit et m’intéresser, malgré quelques temps morts et une volonté évidente de prendre son temps.

Spoilers

L’avion de Xavier se crashe. Je le pensais meilleur pilote que ça, eh.

Ama-Nit-Ya number in a second, you know what I’m saying ?

Ah, un résumé de la saison 1, enfin ! Il va vite en besogne, mais je suppose que cet épisode 2 ne nous présentera pas pour autant la situation dans Paradise. C’est un peu dommage, parce que bon, c’est le titre de la série. En attendant, le résumé se concentre sur l’intrigue de Xavier et son envie de retrouver Teri, sa femme.

La première scène de l’épisode nous montre que Xavier s’est crashé, avant de nous montrer en flashback comment c’est arrivé. Alors. Je suis quelque peu intrigué par le choix qui est fait de montrer l’épave de l’avion, puis de faire un flashback dans lequel on ne voit pas grand-chose de plus. Non parce que, concrètement, Xavier s’est crashé pendant un orage. Bon. On aurait pu s’en douter, quoi.

Pour autant, il est intéressé qu’ensuite l’épisode nous montre qu’il n’est pas sorti de l’avion comme à la fin du premier épisode de la saison. Non, il se réveille sur son siège de pilote. Il faut alors sortir de l’avion, et ce n’est pas simple. Il glisse et tombe le long de la queue de l’avion, s’éclatant la jambe au passage, comme en 2004 quand il était dans l’armée. Pourquoi des flashbacks ? On s’en sortira très bien sans. Pourquoi j’ai l’impression que la série tombe progressivement dans plein de défauts qu’elle avait su éviter au départ ?

Si je disais que l’épisode 1 manquait d’un moment me retournant le cerveau, celui-ci s’en sort déjà mieux : alors que Xavier sort de l’avion, il est vite retrouvé par un gamin qui lui met la main sur la bouche et lui dit de se taire. Soit. Ce n’est pas le cliffhanger de l’épisode précédent et ça m’intrigue.

Que nous propose ici la série ? Xavier voit l’enfant fouiller son sac, puis comprend que d’autres personnages sont en approche. J’aime bien plus ce début d’épisode qui me rappelle la belle époque de LOST avec des scènes où l’on ne comprend pas tout et des mystères qui s’empilent côté chronologie.

Toujours est-il que Xavier fait le choix de faire confiance en l’enfant plutôt qu’aux hommes qui arrivent avec des torches et pillent aussitôt l’avion. Surpris par un orage de grêle, l’enfant et Xavier quittent l’épave pour se rendre ensuite dans celle d’un bateau où l’attendent… d’autres enfants ! Ben super !

Les enfants continuent de lui voler ses affaires, mais prennent quand même un peu soin de lui. Il n’y en a pas un pour lui parler, mais ils semblent comprendre ce qu’il dit quand même. Ils ne lui donnent aucune info et ça ressemble fort à un film d’horreur, mais bon, Xavier comprend qu’il n’aura pas beaucoup plus d’aide de leur part. Il a droit à un peu d’eau, peut récupérer une corde dans son sac et il sait qu’il va devoir faire avec. C’est ainsi qu’il se répare le genou, faisant avec le peu de moyens qu’il a et hurlant au passage. Mais attention, le gamin lui fait bien signe de se taire et de faire le moins de bruit possible. Le gamin est tout de même capable de prédire le moment où l’orage va gronder pour que Xavier puisse hurler à son gré.

À son réveil, 5h plus tard, le gamin, Daniel, lui dit qu’ils comprennent l’anglais. Même si les gamins passent leur temps à dire de se taire à Xavier, ce dernier n’arrête pas de leur crier dessus et je ne comprends pas pourquoi il se sent le besoin de parler si fort. Il explique ensuite sa destination aux gamins, puis découvre que ceux-ci vivent seuls depuis trois ans. Ils ont perdu leur famille et leur coach alors qu’ils se rendaient à un tournoi le jour de l’apocalypse. Pour autant, Xavier continue de les traiter comme des enfants et leur propose une lecture du soir. Ce n’est pas très efficace et j’ai aimé que ça ne le soit pas.

Ceci dit, il gagne vite la confiance de Daniel, lui propose de ramener les enfants avec lui, reconnaît la difficulté que ça doit être de survivre dans ces conditions… Et ça finit par fonctionner : un lien se créé entre Daniel et Xavier. C’est dommage qu’au passage, ils baissent leur vigilance et ne se rendent pas immédiatement compte que quelqu’un est tout proche.

Xavier entend du bruit dehors et sort vérifier que tout va bien. Là, un homme le prend en joue et lui fait comprendre qu’il traque les enfants depuis quelques jours. Au-delà de ça, il est très inquiet de savoir d’où peut bien venir Xavier pour être si bien nourri et soigné, et avoir un avion. Rapidement, toutefois, Xavier parvient à prendre le dessus sur l’homme, malgré sa blessure et le fait que lui ne tienne pas un flingue dans la main.

Il parvient à le tuer. Les enfants assistent à tout ça et aident ensuite à faire disparaître le corps dans la boue – mort horrible que de se faire noyer dans la boue comme ça. Le problème, c’est que Xavier est sacrément blessé. Les enfants s’occupent de lui, le soignent… mais l’abandonnent tout de même derrière eux. Ils lui laissent juste un mot d’excuse et une photo de ses enfants. Bon, voilà une quête qui part bien mal pour que Xavier puisse retrouver Teri.

Dépité et complètement désespéré par sa nouvelle situation, Xavier décide de retourner à l’épave de l’avion. Il faut bien commencer quelque part. Assoiffé, il s’approche de l’avion et finit par tomber devant celui-ci. Il croit apercevoir Teri, mais ce n’est pas le cas, bien évidemment. Il tombe en fait sur Annie et nous en revenons à la fin de l’épisode 1. Annie trouve Xavier au sol et s’occupe de lui. Elle réussit à le monter sur son cheval (putain, mais comment, elle est enceinte ?) et le ramène chez elle.

Elle fait bien. Xavier est faible et malade, alors il lui raconte absolument toutes les infos top secrètes qu’il devrait garder confidentielles : il lui dit venir d’un bunker dans le Colorado où il y a des survivants. Oh la. Cela confirme toute la théorie de Link, alors Annie annonce simplement à Xavier qu’il n’ira pas à Atlanta rejoindre Teri. Non, il va l’emmener dans le Colorado, tout simplement. Tout de suite, faut donner un ordre et pointer un flingue quand elle pourrait d’abord parler !

Du côté des flashbacks, on est en 2004 quand Xavier se casse le genou. Il finit à l’hôpital où il est opéré et est un patient désagréable avec son infirmière. Il est si désagréable que la femme qui partage sa chambre est agacée par lui et ne veut pas tellement prolonger la conversation avec lui. Xavier, lui, veut prolonger : il tombe amoureux de Teri au premier regard.

Si je suis content d’avoir un peu de contexte pour leur couple et que j’aime bien les jeux de regards entre eux, j’ai trouvé que Xavier était super lourd dans sa manière de draguer Teri. Cela dit, ça a l’air de lui plaire si on en croit son sourire et les nombreux échanges qu’elle a avec. Après, il s’impose lourdement avec ses techniques de drague et ne cache pas tellement son jeu. Elle non plus : elle est intéressée, mais ne veut pas pour autant être détournée de ses études et de tout le travail fourni pour viser son job de rêve.

Malheureusement, son opération finit par le faire bien plus que Xavier : elle se réveille de l’opération aveugle, ce qui met un sacré frein à ses études. Xavier tente d’être là pour elle, mais c’est une inconnue. Pourtant, il trouve le moyen de lui venir en aide : il voit bien et peut lui trouver ses affaires. Même une fois qu’il n’a plus à rester à l’hôpital, il décide de le faire pour Teri. C’est mignon tout plein et ça plaît aussi à leur infirmière de voir comment il s’accroche à Teri.

Xavier passe le reste des flashbacks et son temps à s’occuper de Teri en lui tenant compagnie et en l’aidant à trouver ses affaires. Ils passent ainsi de précieux moments ensemble, jusqu’à ce que Teri retrouve la vue. Bien trop vite, d’ailleurs.

Un autre point important à souligner, c’est que ces flashbacks cassaient un peu le rythme de l’épisode tout de même : j’ai envie que l’intrigue avance plus vite, mais j’ai l’impression qu’on va juste perdre plein de temps dans des détours comme la série fonctionne. Ou alors, je suis juste impatient. En vrai, je n’ai pas de raison de l’être : la saison 1 a bien mis les choses en place et était sacrément complète, je ne vois pas pourquoi ce serait différent en saison 2.

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