How I met your father – S01E04

Épisode 4 – Dirrty Thirty – 12/20
Ce n’est toujours pas ça, mais la série a réussi à me faire rire – vraiment rire – une fois cette semaine. On progresse. Je sens toujours le potentiel de la série, mais elle cherche trop à vouloir nous dire qu’elle est fun et jeune pour l’être vraiment. Je continue d’avoir l’impression de voir des vieux tentant des blagues de jeunes – de d’jeun’s même, et c’est gênant parce que ça ne prend pas autant que ça devrait. En tout cas sur moi. Je dois être du côté vieux désormais ? J’ai l’impression que toutes les blagues ont vraiment quelques années de retard et que c’est drôle par accident uniquement.

Spoilers

Sophie fête ses 30 ans.

We’re the same age, but we’re not at the same stage.

Honnêtement, rien que le titre de l’épisode ne me dit rien qui vaille, et cette scène d’introduction n’arrive toujours pas à me convaincre. J’aime pourtant cette actrice, mais non, ça ne passe pas. Bon, passons vite, comme les scénaristes, pour en revenir aux trente ans de Sophie. C’est l’intrigue de l’épisode, mais elle divise tout de même les personnages en plusieurs sous-intrigues, inévitablement.

D’un côté, nous avons donc Sophie qui s’apprête à avoir trente ans en organisant avec Valentina une super soirée sur le thème « Dirrty ». Euh ok ? Je veux bien qu’à trente ans, il existe deux types d’état d’esprit, m’enfin quand même, ça sonne plus thème de vingtaine que de trentaine. Inévitablement, elle est en décalage avec Drew ensuite, puisque lui lui propose un rencard on ne peut plus classique où il excite Sophie en étant un vrai adulte qui commande une bouteille de vin parfaitement random mais sans regarder la carte. Hmm… Gênant comme tout, surtout quand on revient à Kim Cattrall.

Le rencard reste plutôt sympathique à voir et à vrai dire, j’ai bien aimé le personnage de Drew avec son côté rétro. Les blagues sur les taxis sont toujours aussi convenues que celles de la semaine dernière, et d’autant moins réussies qu’on enchaîne avec un chauffeur hyper patient, mais ça fonctionnait plutôt bien.

En parallèle, nous continuons de suivre aussi les autres personnages dans la préparation des trente ans. C’est super bizarre à voir aussi, car Jesse et Sid en sont à faire des jeux de langage dignes de collégiens à vouloir inventer de super concepts (non) et s’en approprier le nom (pour ?). Genre, sérieusement, j’avais envie de dire à tous ces personnages de devenir adultes au lieu de se comporter comme des ados de quinze ans. Et je sais de quoi je parle, j’en surveille un certain nombre d’heures dans la semaine… et il y en a des plus matures que certains personnages de cette série. Gê-nant.

Sid a désormais une bague de fiançailles pour hommes dont il est fier, mais dont tout le monde se moque. Allez comprendre pourquoi ? La blague ne fonctionnait pas, à aucun moment de l’épisode. C’était lourd et triste de faire ce genre de blague qui frisait les attitudes toxiques de la série d’origine. En revanche, aussi facile soit celle sur le fut de bière qui tombe dans les escaliers, ça, ça fonctionnait. Oui, je suis un public facile, mais je crois que c’est la première fois que je riais vraiment devant la série.

En tout cas, la soirée qui devait être exceptionnellement trash change du tout au tout quand Sophie se retrouve à inviter Drew à son anniversaire, un peu par surprise. Il voulait la revoir dès le lendemain du rencard et elle ne se voyait pas refuser. Par contre, le fait qu’il parle de « beaujolais nouveau » n’a absolument rien de classe, on est d’accord ? Le jeu de mots était efficace, mais terriblement américain. Qui a envie de boire du beaujolais nouveau à une soirée classe ?

Bon, la soirée n’est pas classe après : certes, Ellen n’a pas à se boire tout un tas de tequila en essayant d’aller pêcher une pomme avec ses dents, mais la majorité des invités rate l’information selon laquelle il ne faut plus venir habillés de manière dirrty thirty. C’est gênant à voir, donc, mais pas autant que de s’imaginer être Drew dans cette soirée où il ne connaît quasi personne. Tout ce qu’il se retrouve à faire est donc… lire ??

Par chance pour lui, Sophie a acheté des livres d’occasion pour faire genre qu’elle était grande lectrice. Après, laisser Valentina choisir les livres n’était peut-être pas la meilleure idée, mais ça m’a bien fait rire. Enfin, non, pas rire pour de vrai, mais vous voyez quoi, façon de parler. J’attends d’une sitcom qu’elle me fasse vraiment rire par contre… C’est compliqué, tout ça. J’en oublie de préciser que Sophie parvient à péter sa chaudière (enfin un tuyau ??) juste avant l’arrivée des invités, avec un Drew parfaitement ponctuel.

Elle essaie tellement de se changer pour lui que c’est voué à l’échec, de toute manière, mais elle fait tout pour lui plaire. Au moins, elle essaie, on va dire. Un peu trop, probablement, avec plein de blagues qui n’arrivent pas à me faire rire. Après, il ne faut jamais dire jamais, peut-être qu’un jour ça réussira à me faire rire. Il faudra que je sois plus vieux et plus déprimé ?

Pendant ce temps, Charlie essaie de définir sa relation avec Valentina avant la soirée… et il est bien déçu de se rendre compte qu’elle ne veut toujours pas être officiellement en couple avec lui. Elle se le garde de côté au cas où, mais si jamais elle peut rencontrer mieux aux 30 ans de sa meilleure amie, elle n’hésitera pas. Cela vexe Charlie qui décide de draguer toutes les femmes qu’il croisera pour rendre jalouse Valentina.

Au lieu de ça, il réussit à l’exciter davantage et il en tire profit. Forcément. Ils ont un côté couple maléfique que j’aime bien dans cet épisode – le genre de couple voué à l’échec mais que j’espère quand même voir réussir sans qu’il ne passe jamais par la case Sophie. Par contre, quelle lourdeur de les voir coucher ensemble dans la salle de bain quand Sophie y emmène Drew pour le guérir d’une brulure. C’était trop gros (et qui serre la main d’un type qu’il vient de trouver nu avec une nana sous une douche qui ne tourne pas ????).  

Allez, c’était sympathique comme développement de Valentina et Charlie au moins : ils finissent vraiment en couple ensemble et tout va très bien entre eux, parce qu’elle est prête à être monogame pour lui. Par contre, quand ils sortent de la salle de bain, ensemble, ils se retrouvent nez à nez avec tous les gens qu’ils ont dragué. La vraie blague aurait probablement été de nous dire que ces gens voulaient aller aux toilettes, mais non, à la place de ça, on se retrouve avec des blagues foirées sur les gens en couple et sur la bague de Sid. What the fuck ?

Enfin, la série développe davantage le personnage d’Ellen. Il était temps qu’elle soit autre chose qu’un personnage secondaire pour les blagues, même si c’est l’un des aspects de la série réussissant à me faire sourire. Si elle n’arrive une fois de plus pas à draguer autant qu’elle le voudrait, elle se réconcilie dans cet épisode avec son frère, Jesse. Celui-ci fait en effet en sorte qu’elle passe une bonne soirée, nous ressortant les techniques de « wingman » de Ted et Barney, mais avec sa sœur.

Cheloue. On creuse davantage dans la relation de ces deux-là et ça fonctionne plus ou moins. Disons que c’est bizarre de voir des adultes qui refusent autant de grandir et en sont à être tout heureux de frauder dans le métro parce que la carte est démagnétisée. En plus, pourquoi ils prennent le métro au juste ? Ils sont juste sortis faire des courses.

Et quel âge à le fils de Sophie dans le futur pour qu’elle lui raconte tout ça sans qu’il raccroche au nez ? Et quelle drôle de fin pour Sophie et Drew que de chanter dirrty sur le toit de l’immeuble. Cela avait un vrai côté HIMYM, il faut bien avouer, mais ce n’était pas vraiment fun pour autant. Dommage.

The Book of Boba Fett – S01E05

Épisode 5 – Return of the Mandalorian – 16/20
Alors, comment dire ? Impossible de ne pas spoiler : ce n’était pas un épisode de cette série, en fait, et ça me dérange parce qu’autant j’aime bien les crossovers, autant là, c’est du foutage de gueule ? L’épisode est vraiment sympa, même si très lent à se mettre en place, et il me hype vraiment pour la suite, mais je ne comprends pas qui a validé cette idée. J’ai envie de mettre une très mauvaise note, même si j’ai passé un très bon moment, juste pour le principe. Ce n’est pas ce que je fais. Allez, ça va finir en article du jour, cette affaire.

Spoilers

Le Mandalorian revient sur Tatooine.

Then you are a Mandalorian no more.

Ce nouvel épisode commence par une scène qui a d’abord eu le mérite de me laisser perplexe, puisqu’on y suit… le mandalorian dans une boucherie intergalactique. Tout ça n’a pas trop de lien avec le cliffhanger de la semaine passé où Boba Fett cherchait à se constituer une armée. Cette semaine, nous suivons simplement le Mandalorian en train de faire son taf, finalement, et il est loin de là où nous l’avions laissé en saison 2 où il perdait l’Enfant ?

Ainsi, il se rend dans cette boucherie pour en arrêter le patron dont la tête est mise à prix. Admettons. Le héros de la série que nous ne sommes pas en train de regarder s’est remis de la perte de Grogu en continuant de faire ce qu’il fait de mieux, à savoir en écumant la galaxie à la recherche des grands méchants. Et comme j’ai découvert le titre de l’épisode après la première scène, je n’ai même pas été spoilé par ce qui m’attendait. C’est plutôt cool.

En revanche, je suis sceptique face à cette scène où le Mandalorian n’a aucun mal à se débarrasser de ses ennemis grâce à… un sabre laser noir. Si ça fait plaisir de revoir des sabres lasers dans l’univers Star Wars, j’ai trouvé que les effets spéciaux n’étaient pas dingues. Et en plus, Mando arrive à se blesser avec, c’est malin, tout de même. Bref, il repart avec la tête mise à prix, et tout va bien pour lui à la fin de cette scène.

Il est certes un peu blessé, mais ça ne semble pas si grave de le voir boîter jusqu’à son rendez-vous suivant dans un bar où l’on découvre que dans une galaxie très très lointaine, on ne sait pas bien danser apparemment. On sait en tout cas embaucher le Mandalorian, mais on découvre bien vite qu’il n’est pas fan de son boss. En fait, je crois même qu’il refuse un job en déclinant la proposition de festoyer avec.

Vous voyez j’imagine où est mon problème avec ce début d’épisode : nous sommes loin du reste de la saison, dans une histoire indépendante… dans laquelle nous ne savons rien des enjeux. À vrai dire, ça donne même l’impression d’être devant The Mandalorian. Pourquoi pas, mais n’appelez pas ça The Book of Boba Fett, quoi. J’imagine qu’on va l’attendre un bon moment de l’épisode…

En attendant, nous voyons donc le Mandalorian boîter lentement jusqu’au lieu suivant, passant devant des éléments qui sont des clins d’œil et du fan service si j’en crois l’accompagnement musical. Je ne peux m’en prendre qu’à moi-même si je ne recolle pas les morceaux, au moins, j’avais qu’à être plus fan de Star Wars !

Mando se rend donc auprès d’alliés, parce que désormais il en a. Il a été sauvé, alors il laisse Paz Vizla le soigner tandis que la boss nous réexplique c’est que le Sabre Noir, le sabre laser du Mandalorian : c’est un sabre qui permet de régner sur Mandalore, à moins qu’il ne tombe entre les mains d’un lâche ne combattant pas pour l’avoir. La scène n’était pas inutile pour moi, parce que j’avoue que j’avais un peu zappé l’intrigue de cette saison 2. L’épisode nous réintroduit bien à ce qu’il s’est passé, entre le Sabre et Gideon. Ce dernier n’a pas encore été jugé, donc j’imagine qu’il réussira à s’échapper à un moment ou un autre.

Tant que ce n’est pas le cas, on en revient à la lance en beskar du Mandalorian qui ne plaît pas à sa nouvelle alliée : la lance peut percer les armures des Mandalorian, alors elle est trop dangereuse. Elle veut aussitôt la transformer en armure, car c’est à ça que sert officiellement le beskar. Pendant qu’elle le fait, elle nous raconte une petite histoire, nous ramenant avec beaucoup de bavardages puis de très beaux effets spéciaux à une structure en flashbacks. Très bien, mais je ne vois toujours pas le rapport, ni les enjeux.

Une fois qu’elle finit son histoire, Mando révèle qu’il veut la voir forger quelque chose pour Grogu. Même si l’enfant n’est plus sous sa garde, il continue de vouloir prendre de ses nouvelles. En fait, il s’inquiète pour lui, et ça n’est pas exactement une bonne manière de devenir Jedi… mais c’est une bonne manière de respecter la VOIE. This is the way, les gars, on est reparti pour un refrain entêtant répété en boucle.

J’ai préféré de loin la scène suivante : on sort du blabla pour voir le Mandalorian s’entraîner à utiliser son nouveau sabre laser. C’est l’occasion de découvrir qu’il a bien du mal à le manier : le sabre s’alourdit encore et toujours parce qu’il se bat contre lui plutôt qu’avec lui et contre son ennemi. C’est une idée intéressante qui respecte bien la mythologie de la saga de nous expliquer ça et de nous le montrer comme ça.

Par contre, j’ai eu plus de difficultés avec la suite : constatant que le Mandalorian que l’on suit depuis le départ avait du mal avec son sabre, Paz Vizla décide de défier Din Djarin, notre héros, pour récupérer le sabre noir et prétendre au règne sur Mandalore. C’est une scène qui n’a ni queue ni tête, parce qu’ils sont censés être potes mais s’engagent aussitôt dans un combat à mort. Au cours de celui-ci, Din Djarin est évidemment mis à mal et perd le sabre, mais ça ne l’empêche pas d’être le vainqueur du combat.

S’il le gagne, il ne tue pas Paz pour autant, étant arrêté juste à temps par sa coach qui vérifie alors que les deux soldats ont toujours gardé le casque. Ce n’est pas le cas pour Din, évidemment, on le sait bien puisque nous avons vu sa tête. Ne mentant pas, il perd le titre de Mandalorian de manière officielle, n’ayant pas respecté la Voie sacrée de son clan. Euh ? Franchement, ça va être sympa de retrouver la série s’il n’en est plus un officiellement.

Pour récupérer le titre, il ne peut rien faire en plus, car le seul moyen de le faire n’est plus possible… Voilà donc le Mandalorian dépourvu de son titre à tout jamais. Ne sachant probablement pas quoi faire, il prend la décision de retourner sur Tatooine via un vol commercial. Eh ben écoutez, c’est sympathique de voir que même lui est comme tout le monde : il ne peut même pas voyager avec ses armes !

Il ose confier le sabre le plus important de sa vie à une compagnie aérienne, et il fait bien apparemment. En effet, à l’arrivée sur Tatooine, tout est là et tout va bien. Il peut donc retourner voir son amie la mécanicienne qui lui a promis un remplacement pour le Razor Crest. C’est vrai qu’il n’a plus de vaisseau et que c’est quand même embêtant. S’il espérait pouvoir repartir de Tatooine avec son nouveau vaisseau, il découvre bien vite que ce n’est pas le cas.

J’étais content de retrouver la mécanicienne/garagiste, mais bon, le vaisseau qu’elle lui propose est encore en pièces détachées et c’est sans surprise que Din refuse dans un premier temps leur deal. Seulement voilà, elle réussit à le convaincre qu’une fois le vaisseau monté, il changera peut-être d’avis. Voilà donc Din qui s’embarque dans une construction de vaisseau bien différente de ce à quoi on s’attendait. On sait au moins ce qu’il a pour objectif désormais : construire un vaisseau avec son amie qui n’a jamais quitté Tatooine.

Les scènes sont intéressantes et pleine d’humour, alors ça change un peu. Elles nous ramènent aussi les Jawas, avec la révélation que la garagiste bosse avec eux depuis qu’elle est sortie avec un. Quel enfer, ça semble super problématique comme relation, mais on va faire comme si. Grâce aux Jawas qui ramènent des pièces détachées volées d’un peu partout, le vaisseau peut rapidement prendre forme.

De partout ? Oui, mais aussi et surtout du trafic d’épices de la société Pyke, celle qui a son importance dans la série que je suis en train de regarder parce que non, je ne suis toujours pas devant The Mandalorian. Je vais avoir du mal à m’en remettre quand même, mais j’imagine que c’est tout le problème de la liberté accordée par Disney à ses équipes. Nous ne sommes pas face à une série télé classique, chacun fait bien ce qu’il veut. M’enfin tout de même, proposer un épisode d’une autre série au sein d’une deuxième, c’est une première.

Bref, revenons-en à la critique : le nouveau vaisseau de Mando décolle. On sent que l’objet n’est pas super stable au départ, mais tout finit par fonctionner correctement, malgré des vibrations. Le vaisseau est rapide, maniable, précis et ça fait plaisir de voir le Mandalorian aux commandes d’un nouveau vaisseau qui le mènera probablement vers de nouvelles aventures très funs. En plus, la série passe aussi par l’humour, avec un clin d’œil sympa quand le Mandalorian retrouve un passager enfant du vol commercial juste après.

Tout allait un peu trop bien pour lui : il finit donc par être repéré par la police de l’air, après avoir commis plusieurs infractions. Je vois bien que je passe à côté d’un bon gros fan service là, mais je ne vais pas l’expliciter puisque je n’ai pas toute la référence. Tant pis : reconnu et mis à mal, Mando finit par s’enfuir et retourne finalement sur Tatooine.

Comme je m’y attendais, de retour au garage, il reçoit la visite de Fennec qui vient l’embaucher car elle a besoin de muscles pour la guerre à venir. Boba n’aura même pas à payer Din, en plus, parce que notre Mandalorian est prêt à bosser gratuitement si c’est pour lui. Avant ça, il veut toutefois passer voir Grogu ce qui donne beaucoup, beaucoup, plus envie de voir la saison 3 de The Mandalorian que la suite de The Book of the personnage si important qu’il est absent de tout le cinquième épisode de la série ????

Non, vraiment, c’était le premier épisode de la saison 3 de The Mandalorian qui faisait un mini crossover avec la série, pas l’inverse, et ça m’a beaucoup déconnecté parce que j’attendais vraiment le retour des personnages de cette série… pour rien. En plus, ça ne fait que montrer à quel point la première série est mieux que la deuxième ?

How I met your father – S01E03

Épisode 3 – The Fixer – 12/20
J’espérais me faire à cette sitcom, mais ce n’est pas ça. Je reste par nostalgie et par amour du casting, mais force est de constater que les blagues sont beaucoup trop convenues et l’intrigue bien trop prévisible pour que ça fonctionne véritablement. Il y a des moments sympathiques et j’ai eu l’occasion de sourire, mais je suis loin des fous rires de l’originale, parce que je suis trop gêné de sentir qu’ils essaient en permanence d’être drôles. On a des acteurs qui surjouent, des blagues qui sont attendues et des détours narratifs qui interviennent trop tôt. Non, malgré son titre, cet épisode ne répare rien.

Spoilers

Sophie décide d’aider Jesse à trouver l’amour, Valentina aide Sid à le conserver. Charlie et Ellen apprennent quant à eux à se connaître.

I am very much against children dating.

Hmm… Je ne suis pas convaincu par ce générique, sérieusement, ni par la présence de Sophie plus âgée pour nous introduire l’épisode… mais bon, admettons, je vais m’y faire avec le temps. Non ? Probablement pas, vraiment, elle me dérange avec son ton et son humour convenu, là. Les blagues semblent trop convenues pour que l’on rigole vraiment.

J’ai tout de suite plus raccroché quand nous en revenions au présent. Et en 2022, avoir une photo de profil était très important, apparemment ? Humph. Je commence à comprendre pourquoi les critiques disaient que les blagues avaient sept ou huit ans de retard, parce que vraiment, ça fait bien longtemps que je n’entends plus personne avoir ce genre de conversations. Et la conversation s’éternise.

De quoi s’agit-il ? De Jesse qui déprime de ne pas réussir à trouver l’amour sur Tinder, en partie à cause de sa photo de profil. Je ne sais pas, peut-être que le fait d’être casé casse mon approche de la chose, mais je n’ai pas l’impression que les conversations soient si lourdes entre célibataires. Les blagues ont du mal à passer et sont parfois gênantes, notamment quand la sœur se met à parler du fait qu’il se masturbe beaucoup. On avait compris dans les épisodes précédents, pas besoin d’être lourds avec ce sujet ?

La blague qui passait le mieux, c’était finalement le décompte des rencards de Sophie… et le retour dans l’appartement de Ted, Marshall & Lily. Parce que oui, c’est là que se déroule la scène, et ça marche toujours aussi bien. Par contre, nous en sommes au troisième épisode et Charlie en est déjà à entrer dans l’appartement sans frapper ? C’est totalement abusé, surtout qu’il entre là comme s’il avait les clés pour… se plaindre de ne pas trouver d’appartement ?

La sœur enchaîne sur ses difficultés à elle, Sophie leur conseille d’être colocataires et… elle n’est pas convaincue du tout. Tu m’étonnes, il est si particulièrement chelou cet anglais ! Bon, l’avantage de cette intrigue, c’est que j’apprends enfin le nom d’Ellen, la sœur, et que… oui, j’ai trouvé ça drôle comme intrigue, c’est là qu’on avait les meilleures blagues. Je veux dire, Charlie dans le métro, ça m’a fait rire. Vite fait. Sourire, quoi. On nous confirme aussi que, comme Barney en son temps, il est richissime sans avoir à rien faire, ce qui lui permet de vite décrocher un appartement.

Ce n’est pas tellement qu’il voulait avoir l’appartement en question, c’est juste qu’Ellen et son nouveau coloc le voulaient. Parce que oui, Ellen s’est trouvé un colocataire sur Craig’s liste. Tout ça pour qu’elle termine par vivre avec Charlie, sans le moindre doute. C’était évident dès le départ, et c’est bien ce qui finit par se passer : Charlie se fait voler l’argent de sa caution qu’il retire en liquide et avec lequel il se balade dans la rue (encore un gag beaucoup trop simple qui a réussi à me faire sourire) alors qu’Ellen se fait voler ses informations confidentielles par son nouveau meilleur ami qui parvient à se faire passer pour elle – et ça aussi, ça m’a fait sourire. Le problème, c’est que c’était là la meilleure intrigue, et ça se termine pourtant par une scène où ils disent être les plus courageux de la ville… quand il est évident que non.

De son côté, Sophie aide donc Jesse a faire de nouvelles photos pour parfaire son profil Tinder. Elle fait ça devant l’école où il travaille, faisant de lui la Lily de la série, d’une certaine manière. Si l’acteur donne tout ce qu’il peut en grimace et poses ratées, le scénario n’est pas si drôle : on tombe rapidement dans une certaine lourdeur de la série, et c’est dommage. C’était à nouveau trop convenu dans l’humour, avec Sophie prenant des photos de lui uniquement quand passent les enfants.

Là-dessus, le directeur de l’école débarque pour savoir ce qu’il se passe et même si Sophie dit absolument tout ce qu’il ne faut pas, tout va bien : il tombe immédiatement sous son charme. Alors que Sophie voulait aider absolument Jesse à trouver l’amour, voilà donc que c’est elle qui est en chemin pour le faire. En attendant que ça se concrétise, elle aide toutefois Jesse à parler à des inconnues dans les bars.

Le problème, c’est que la réputation de Jesse le suit beaucoup trop : l’inconnue qu’il croise est attirée surtout par le fait de sortir avec un meme, et quand Sophie le découvre, elle monte aussitôt au créneau pour prendre la défense de Jesse, lui ruinant la moindre chance de rentrer chez lui avec une jolie femme. Mouais.

Jesse et Sophie se retrouvent donc à rentrer chez eux en métro. Si j’aime l’idée de voir les personnages prendre le métro et que ça fonctionne mieux que la série originale, ça restait bien ridicule de les voir dans une rame de métro déserte et sans le moindre stress vis-à-vis d’un arrêt sur le point d’être raté. Comme on s’en doutait dès le départ, la série essaie d’en faire une sorte de Ted & Robin bis : ils se tournent beaucoup autour, apprennent à se connaître et partagent les rêves strictement opposés qu’ils semblent avoir sur la relation de couple.

Bref, ils feront un couple sympa pour la fin de saison 1. En attendant, Sophie a une super photo de profil pour Jesse quand elle développe celles qu’elle a prises le matin même alors que Jesse a le numéro d’un super vice-principal. Et la dernière scène nous révèle que Drew, le vice-principal, était également dans le bar du premier épisode. Cela fait de lui un prétendant sérieux pour être le père… Et c’est nul ?

Je veux dire, j’aime beaucoup l’idée, mais ça semble être une révélation de fin de saison, un truc que l’on nous révèlerait après un ou deux épisodes ; un truc qui aurait été encore plus cool si l’acteur avait vraiment été parmi les figurants, en plus.

Là, ça casse toute l’optique du premier épisode qui était de nous faire croire que la liste se limitait à quatre personnages. Le jeu était sympa, ça aurait pu marcher de la voir passer de l’un à l’autre… Mais là, on nous annonce directement qu’elle a pu parler à plein de gens dans le bar ou à l’aéroport, donc bon. Ce serait naze de faire d’un inconnu le père, bien sûr, mais ça donne déjà l’impression que la série développe de quoi tenir neuf ans. Elle ne les fera pas. Je ne suis là que par nostalige, quoi.

Pendant ce temps, nous voyons ces nouveaux personnages apprendre à se connaître. Sid est toujours dans une relation à distance avec Hannah (oui, d’après les sous-titres, ça s’écrit comme ça), et il en parle avec Valentina ? Eh, le temps semble passer trop vite entre l’épisode deux et l’épisode trois. Je ne comprends pas pourquoi et comment ils se connaissent assez pour en arriver à parler du sextoy qu’elle lui envoie sur son lieu de travail.

Oui, nous sommes de retour au bar. Si c’est chouette que les personnages puissent avoir un lieu à eux, ça fait bizarre tout de même de voir Valentina télétravailler depuis le bar (si jamais elle travaille ?) pour passer plus de temps avec Sid. En plus, lui, il ouvre son colis et déballe son sextoy sans trop de gêne quand bien même il dit être gêné ? Le jeu des acteurs est appuyé, le running gag du serveur n’arrive pas encore à me convaincre. Je suis frustré, j’avais espoir que ce troisième épisode arrive à me convaincre de la bonne idée de ce spin-off. C’est foiré.

Et puis, ça va lion cette histoire, merde, Valentina va jusqu’à aider Sid à mettre en place sa chambre pour qu’il se filme le soir pour Hannah ? Parce que oui ils vont essayer un sextoy en visio dans une chambre où le wifi passe mal. C’était crispant, et pas qu’un peu : Sid finit par se rendre sur le canapé du salon complètement à poil. Rappelons qu’il est toujours en coloc avec Jesse et Ellen à ce stade de l’épisode, je veux dire, on sait que ça va mal finir.

Le coup du sextoy est d’une lourdeur incroyable, avec des blagues qui, effectivement, semblent trop en retard ? Pauvre acteur ! Je l’adore, mais bon, finir à poil à imiter des voix après une dispute avec sa fiancée fictive… Il mérite mieux ? Peut-être. Il reproche à Hannah leur relation à distance, elle lui raccroche au nez et à nouveau il ne trouve rien de mieux à faire que d’aller voir Valentina pour lui demander conseil.

Vraiment pas la meilleure des idées ! Pourtant, elle s’arrange pour lui faire prendre le vol d’un de ses ex, pilote d’avion. Cela lui permet de rejoindre Hannah pour la nuit malgré le décalage horaire (??), et ça nous les réconcilie vite fait. Là-dessus, la Sophie du futur peut conclure qu’il n’y a pas que la photo de profil qui est importante, il y a aussi cette obligation à prendre des risques et se dévoiler pour obtenir des rencards. Non, vraiment, vraiment, VRAIMENT, Kim Cattrall est dérangeante. Elle surjoue tout, avec des répliques pas si bien écrites et me crispe chaque fois qu’elle est à l’écran. Rendez-nous Samantha.

The Book of Boba Fett – S01E04

Chapter 4 – The Gathering Storm – 15/20
Il reste un certain nombre de lenteurs dans l’épisode de cette semaine, mais je suis davantage intéressé par les deux parties de ce scénario. Le plus important est surtout que je retrouve la réalisation impeccable que j’attends de la série alors que les enjeux de cette saison se clarifient peu  peu – sans être pour autant aussi exceptionnels que ce qu’ils pourraient et devraient être, je trouve.

Spoilers

L’épisode révèle enfin comment les chemins de Boba et Fennec se sont croisés.

I want you to help me.

Ben voilà, j’ai réussi à voir davantage de séries tout au long de la semaine ; en contrepartie, je n’ai rien pris le temps de voir du week-end. C’est un peu faux, il me reste aussi une critique de Walker à écrire à un moment ou un autre. En attendant, j’avais quand même envie de terminer mon programme d’hebdos, et j’ai donc lancé cet épisode avant que minuit ne sonne, comme ça, j’ai la satisfaction d’avoir tout vu.

L’épisode débute par un flashback, puisque Boba est retourné dans son pod. On en a très peu eu la semaine dernière, alors ce n’est pas étonnant… Par contre, l’épisode commence assez mal pour moi qui le regarde tardivement dans la journée. Difficile de ne pas avoir envie de piquer du nez quand on voit Boba traverser le désert pendant un temps interminable. Au moins, on sait que le personnage se fait chier dans sa journée avec sa monture, hein. Le seul problème, c’est qu’à force, nous aussi.

Bref, ça partait mal cette semaine et heureusement, la nuit a fini par tomber sur le désert, comme ça, il a pu suivre une étrange lumière dans le ciel – pendant que moi, j’ajustais justement mes lumières. La lumière le mène à rencontrer Fennec, et je trouve que c’est une excellente chose. En effet, ça permet enfin de comprendre comment ces deux-là se sont rencontrés et pourquoi leur duo fonctionne si bien.

Et en plus, ça signifie qu’on aura plus de Fennec dans les épisodes, ce qui est un vrai plus. En tout cas, Boba la rencontre certes, mais elle est inconsciente dans le désert. Il décide de lui sauver la vie et de l’emmener avec lui jusqu’à… je ne sais pas trop. Il débarque dans ce qui ressemble à une boîte de nuit si l’on en croit la musique (est-ce toujours l’univers de Star Wars ?), un laboratoire high-tech si l’on en croit le scénario. Le but est d’apporter des modifications à Fennec afin qu’elle puisse survivre, car elle est sur le point de mourir et qu’apparemment, Boba n’a pas envie que ça arrive.

Allez comprendre pourquoi ! Une seule chose est sûre : Fennec se fait opérer de tous les côtés par un type avec des dreadlocks qui considère qu’il vient de créer une superbe machine. Il décide ainsi de ne pas recoudre Fennec, alors qu’elle est pleine de câbles et de boulons désormais. Le réveil est sympathique pour elle : elle est allongée dans le sable – pas sûr que ce soit génial quand on a le ventre ouvert ??? – et se rend compte qu’elle a été modifiée quand elle était inconsciente.

Ben super. Elle n’est pas ravie de savoir qu’elle a subi tout ça, mais au moins, elle est en vie, ce n’est pas si mal. Son réveil permet aussi à Boba de révéler qu’il sait très bien à qui il a affaire : une tueuse à gage dont la tête est à prix. L’argent n’est toutefois pas ce qui intéresse Boba, qui prend même le risque de lui révéler son véritable prénom. C’est l’occasion pour nous d’avoir confirmation que la nouvelle de la mort de Boba s’est déjà répandu.

Que veut Boba si ce n’est pas de l’argent ? Son vaisseau, bien sûr. Le problème, c’est que le vaisseau a été récupéré par Jabba le Hutt. Evidemment. En échange de son aide, Fennec souhaite recouvrir sa liberté, et c’est largement suffisant pour Boba. Voilà donc nos deux héros qui partent en mission avec un objectif précis. Il était temps : ça redonne de bons enjeux et ça nous permet de découvrir qu’ils ont fait une excellente équipe dès le début ces deux-là. La mission qu’ils se donnent nous donne rapidement l’impression d’être devant une bonne série d’espionnage, et ça donne un meilleur look à la série.

Après, ce n’est pas glorieux pour les aliens de Jabba : ils ne sont pas foutus de voir une caméra qui fait de la lumière, apparemment ? Jamais dans l’abus. Une chose est sûre : Boba est sûr de lui avant même que la moitié de la mission soit en place. Il est persuadé qu’il récupèrera son vaisseau, au point de laisser partir sa monture et de se confier davantage à Fennec en attendant le retour de sa caméra-drone. Et bordel, elle est carrément pratique sa caméra : c’est un droid qui est capable de fournir des plans 3D avec l’emplacement des gardes, tout de même. ET PERSONNE NE L’A CAPTÉ ?

Ce n’est pas une sécurité maximale pour cette base, donc. Et ça se confirme quand notre duo de personnages réussit à s’infiltrer en passant par les canalisations, débarquant sans mal dans la cuisine. C’est plutôt sympathique comme scène, car ils font une nouvelle fois du bon travail d’équipe et qu’ils se débarrassent des cuisiners, puis de la « vermine » avec pas mal d’humour. J’avais vu sur Twitter que Kevin Tancharoen était derrière cet épisode… et je dois dire que ça se voit assez rapidement dans la mise en scène aussi. Sans que les chorégraphies ne soient brillantes dès le départ, tout est bien fluide.

La qualité Disney+ est de retour, ça fait plaisir. Et ça fait plaisir aussi de voir à nouveau Ming-Na dans des scènes d’action. Le duo n’a ainsi aucun mal à retrouver le vaisseau de Boba et à s’en emparer… mais Boba a beau être un super pilote, il a un problème de taille : le hangar dans lequel est son vaisseau est complètement fermé. Il peut heureusement compter sur Fennec : grâce à elle et à ses astuces, il parvient ainsi à s’enfuir. La scène d’action était sympa au passage.

Par contre, je suis assez déçu : cette scène a beau être géniale, je ne vois pas trop ce qui décide Fennec à rester ensuite auprès de Boba. Pourtant, elle lui annonce quasiment aussitôt sa décision, parlant d’abord de la « prochaine fois » où ils s’en tiendront au plan avant d’expliciter son intention. C’est un peu gros : ils ont beau faire une bonne équipe, rien ne justifie qu’elle prenne cette décision a priori ? En plus, dans le présent, elle est totalement à ses ordres, alors qu’on voit bien qu’ils devraient plutôt être égaux ? Ou même qu’elle est plus forte et maligne que lui ?

Allez comprendre. En attendant, Boba décide d’aller venger ses amis morts à l’épisode précédent avant de mener une quête sentimentale pleine de fan-service. Il se rend à nouveau auprès du Sarlac, et même carrément dans celui-ci, pour retrouver son armure. On sait déjà qu’il y parviendra, mais il faut encore savoir comment. Il y a au passage une bonne péripétie et scène d’action quand le monstre se réveille et tente d’avaler Boba et Fennec dans le vaisseau.

Cela lui ferait un meilleur repas que la bombe qu’il finit par avaler. Une fois de plus, Fennec sauve la vie de Boba… mais ils ne retrouvent pas l’armure recherchée. Qu’à cela ne tienne : en attendant, ils discutent un peu de ce dont il a vraiment besoin, un pod pour survivre et ne plus avoir de cicatrices déjà, une partenaire ensuite. La conversation était intéressante et apprendre que la loyauté suffisait à convaincre Fennec de bosser pour lui était sympathique.

Et apparemment, voilà que nous avons déjà fait le tour des flashbacks : Boba se réveille dans le présent sans la moindre cicatrice. C’est donc après un bon lifting qu’il se rend dans le casino-bar habituel des épisodes précédents. Il débarque pile à temps pour le Krrsantan faire un petit massacre… sans la moindre raison ? L’hôte des lieux parvient toutefois à le calmer avec un petit discours marrant à observer – et pas assez efficace, aussi. Le Krrsantan n’hésite ainsi pas à arracher le bras d’un homme qu’elle essayait de sauver. Cela n’empêche pas Boba de nous l’embaucher en moins de deux.

En parallèle, Fennec invite tout un tas des bras droits de Jabba à un petit dîner ayant pour but de faire respecter Boba davantage. Il y a du boulot, tout de même. Ce n’est toutefois pas impossible, même si un bon nombre d’entre eux continue de remettre en question son autorité. Il a la meilleure réponse à leur fournir : la menace, évidemment. Sous la table de leur dîner, il y a un monstre qui attend de quoi manger. Cela aide cette bande de criminels et de petits chefs à se ranger derrière Boba, surtout que tout ce qu’il leur demande est de rester neutre dans son conflit face au Syndicat, même pas de lui venir en aide.

Boba n’est pas complètement inconscient pour autant : il ne leur fait pas entièrement confiance, mais il sait que son offre est meilleure que celle du Syndicat. La guerre peut donc commencer à se préparer tranquillement : il ne reste plus qu’à trouver des muscles pour les aider lui et Fennec à gagner la guerre.