The Thing about Harry pour finir le Mois des Fiertés comme il faut #20

Salut les cinéphiles,

Pour finir le mois des fiertés, j’avais prévu d’écrire un article sur un film LGBT, parce que ça fait un moment que je ne l’ai plus fait, et parce que c’est bien de finir sur un moment comme celui-ci, plus chouette. J’étais bien parti au réveil ce matin pour vous parler du film Luz que j’ai beaucoup aimé, mais je me suis fait dérouter par un hasard total ce soir en regardant The thing about Harry. Dire qu’il est sorti en février 2020 et que je ne le découvre que ce soir.

Queerly Not Straight: 5 Favorite Moments from 'The Thing About Harry' |  Fangirlish

Oui, c’est un hasard, j’ai lancé le film en pensant qu’il allait être un fond sonore pendant que je mangeais et finalement, c’est mon repas qui a fini par être le fond gustatif pendant que je le regardais. Il faut dire que quand dès la première scène j’ai reconnu Jake Borelli de Grey’s Anatomy, j’étais un peu plus dedans que prévu. J’aime beaucoup l’acteur, c’est toujours un bon début. Il prouve en plus qu’il peut jouer des rôles différents de celui de Levi, et ça, c’est cool. Bon, d’accord, pas si différent parce que ça reste le rôle d’un gay pas hyper à l’aise dans ses baskets celui de Sam dans ce film, mais il est en tout cas out dès le départ, et ça change bien des choses.

Le début du film ? On y suit donc le personnage de Sam, un étudiant dans la vingtaine, qui se retrouve forcé bien malgré lui par excès de gentillesse à devoir emmener avec lui Harry à une fête se trouvant à neuf heures de route de là. Le problème, c’est qu’il déteste Harry qui l’a harcelé pendant une grosse partie de son lycée. Pfiou. Avec un synopsis pareil, ça partait mal, on ne va pas se mentir, je pensais vraiment assister à un road-trip hyper prévisible et creux, m’enfin, ça m’allait bien pour cette soirée de toute manière.

The Thing About Harry - AsianDrama Fansub

Pourtant, très rapidement, le film tourne vers totalement autre chose que ce que j’en attendais. Je n’ai pas envie de trop en dire, mais le film a réussi à me surprendre avec un twist tout simple, et ce n’était que le début. À plusieurs reprises, le film m’a eu parce qu’il partait dans des directions que je n’attendais pas spécialement pour une comédie romantique gay que j’imaginais bien basique et qui ne l’était pas. Alors, il ne faut pas survendre non plus : aucun twist ne m’a laissé bouche bée non plus, c’était toujours assez convenu… mais ça marchait bien car je partais sur quelque chose de plus simple et basique.

The Thing About Harry (2020) - TumbexLe film est une bonne découverte dans son ensemble, parce que j’ai trouvé les personnages totalement craquants. Oui, les personnages ; même la meilleure amie, Stasia, qui partait super mal mais qui a fini par faire chavirer mon cœur lors de sa première scène avec Harry. Il en fallait peu. En vrai, ils ont tous des sourires super craquants. Hollywood et la beauté des acteurs, quoi !

stasia hooper | Explore Tumblr Posts and Blogs | TumgirEst-ce que je peux conseiller le film ? En vrai, ne vous attendez à rien d’exceptionnel, mais vous passerez une bonne soirée avec lui. C’est une comédie romantique tout ce qu’il y a de plus classique, avec ses scènes convenues, son Bridget Jones, sa belle déclaration d’amour gnangnan… et son couple d’hommes. Pas si classique, même s’il y a déjà quelques clichés qui commencent à se dessiner dans les comédies romantiques LGBT de ces dernières années. Enfin, pour celles que je regarde en tout cas.

En vrai, si je parle de ce film, c’est que je l’ai vu ce soir et que j’étais à fond grâce aux trois acteurs principaux. La vraie qualité dramatique que je recommande habituellement, elle est plutôt du côté de Luz. J’en parlerai une autre fois ! Niko Terho Gay in Real Life, Girlfriend, Ethnicity, ShirtlessEn attendant, je vais essayer de ne pas craquer pour m’acheter le même costard qu’Harry en fin de film. Ou sa tenue de milieu de film, d’ailleurs. D’accord, j’ai craqué, j’adore, tout simplement. Et on s’étonne que j’ai aimé le film après… 

Prévisible, je suis.

Cruelle diablesse, coup de cœur pour Cruella #19

Salut les cinéphiles,

Cruella - Réservez vos places & bande-annonce | DisneyLa fin d’année approche à toute vitesse, je sais bien, mais je n’arrive pas encore à m’en rendre compte. En tout cas, une chose est sûre, nous sommes déjà le 23 juin et, par conséquent, Cruella est sorti en salle aujourd’hui. Et le film vaut carrément le détour.

Alors non, bien sûr, il ne révolutionne rien du tout. Comme son nom l’indique, ce film nous raconte l’histoire de la méchante des 101 dalmatiens, en essayant de nous montrer comment elle est devenue telle que nous la connaissons. Il est donc question de la voir enfant d’abord, puis adulte, en compagnie de ses deux acolytes préférés. Non, vraiment, rien de révolutionnaire en soi… et pourtant, le film fonctionne à fond !

Il fonctionne pour l’accent à couper au couteau, d’abord. C’est toujours un plaisir, mais ça signifie que je le recommande clairement en VO. Je n’étais pas convaincu par le choix d’Emma Stone, surtout que ce sont toujours les mêmes acteurs que l’on voit en ce moment dans les gros films, mais elle s’en sort très bien.

gibberish — CRUELLA 2021 › dir. Craig GillespieIl fonctionne pour son style et les looks divins, ensuite. Bien sûr que l’on met un pied dans la haute couture, bien sûr qu’il y a des moments géniaux, bien sûr que la garde-robe de Cruella est magnifique. C’est juste splendide à regarder, on en prend plein les yeux. Beaucoup comparent le film au Diable s’habille en Prada, probablement à raison. La vérité, c’est que c’est un film que je n’ai pas revu et dont je n’ai aucun souvenir. Il faudra donc que je le regarde à nouveau.

Il fonctionne aussi pour sa réalisation ! Quand je dis qu’on en prend plein les yeux, ce n’est pas uniquement une question de style vestimentaire. Il y a de nombreux plans très bien foutus, et rien que pour ça, je pense que ça vaut le coup de se rendre dans un cinéma pour voir ce que ça donne. Les décors fourmillent de détails très chouettes et sont époustouflant. Franchement, ça fluidifie beaucoup l’ensemble du film.

Cruella (2021) - Cruella (2021) fan Art (43805090) - fanpopIl fonctionne enfin pour son attention aux détails, justement. Au-delà du décor et des robes, le travail minutieux des détails est également celui des scénaristes qui parviennent à faire de nombreux clins d’œil au film Disney, l’air de rien. Tout s’emboîte plutôt bien, à part peut-être le personnage de Roger que je n’ai pas trop aimé dans ce film… mais en même temps, c’est un film sur Cruella, ce n’est donc pas étonnant que Roger n’y soit pas mis en valeur.

Make Her Antoinette Robertson GIF - MakeHer AntoinetteRobertson  ColandreaConners - Discover & Share GIFs

Le choix des acteurs est globalement le bon ; ça fait très plaisir de les voir à l’écran ensemble et l’alchimie générale du casting fonctionne. Il y a de grosses ficelles et des simplicités par moments, c’est sûr, mais en même temps, il s’agit d’un film Disney, je n’attendais pas vraiment de la subtilité. Il y en a parfois lorsqu’il est question de plonger dans la psychologie du personnage et c’est une vraie bonne surprise dans l’ensemble. Franchement, je pensais que je n’allais pas accrocher plus que ça, mais il faut bien reconnaître que le film m’a scotché au canapé toute la soirée où je l’ai vu. Oui, parce que bon, ça fait un petit moment qu’il est sorti un peu partout dans le monde sur Disney +.

Cruella GIFs - Get the best GIF on GIPHYIl vous scotchera probablement à votre siège de cinéma. En tout cas, moi, j’envisage déjà de le revoir car il était très cool, jusque dans sa bande-son d’ailleurs. Il ne manque qu’une chanson un peu plus marquante pour rendre le film parfait – je ne suis pas fan de la reprise du générique de fin, mais heureusement que c’était là, d’ailleurs !

Sans un bruit 2 : à voir en salle pour l’immersion #17

Salut les cinéphiles,

La sortie de Sans Un Bruit 2 annulée le 18 mars et reportée - coronavirus cinéma

Toujours pas de série sur ce blog qui est censé y être consacré, mais bon, j’ai un an de terrasses et de films à rattraper tant que nous sommes déconfinés et que le Covid ne me frappe pas. Il faut donc que j’en profite et c’est chose largement faite cette semaine, avant une semaine compliquée de réunions et de travail qui n’en finit plus lundi prochain.

https://www.telerama.fr/sites/tr_master/files/sheet_media/movie/7_957090.jpgEn attendant, donc, je me suis réfugié au cinéma avec Laura et son chéri, histoire de reprendre nos bonnes habitudes de fin 2019/début 2020. Et ce ne fut pas décevant du tout, puisque nous sommes allés voir Sans un bruit 2. Il était temps, il se sera fait attendre longtemps avec sa sortie prévue en mars 2020.

On ne va pas se mentir, il nous a fallu un bon moment pour nous remettre la fin du film précédent en tête, faute de l’avoir revu, mais le début est suffisamment bien fait pour que ça nous revienne rapidement en tête. Les scénaristes ont su nous remontrer les bons détails pour ça, genre le clou dans l’escalier, et nous remettre dans leur ambiance particulière.

Voir aussi : Critique encore plus express du premier film

Le film est plutôt une réussite, dans la lignée du précédent. Il en hérite aussi quelques défauts, comme les lenteurs inévitables dû à son concept – quand vous vous déplacez sans faire de bruit, il faut tout de même décomposer chaque geste et être plus lent.This is my Kingdom" — moviebuffs: A Quiet Place: Part II (2020) dir.... Cela dit, ça passe relativement vite comme film et c’est assez peu irritant par rapport à d’autres films du genre. Alors bien sûr, on ressort avec une furieuse envie d’acheter des chaussures à tout le casting et il y a un gamin qui mérite bien quelques tartes à être un cliché du pré-ado relou et incapable de se passer de sa mère deux minutes ; mais tout de même, j’ai passé un très bon moment devant, même lorsqu’il traine en longueur dans ses parallèles et sa multiplication de sous-intrigues.

https://www.trillmag.com/wp-content/uploads/2020/01/a-quiet-place-1.gifFace à ce concept de film, il est évident que j’ai eu à nouveau envie de rattraper mes épisodes de retard de Fear the Walking Dead, alors sur un malentendu, ça me débloquera peut-être de ma panne de séries. En revanche, comme pour la franchise de zombies, je suis un peu frustré par le film qui se repose sur sa musique pour ses jumpscares et par la toute fin qui… me laisse sur ma faim.

Et en plus, il le fait à deux reprises : la fin, bien sûr, mais aussi la transition entre la première séquence et la deuxième. J’ai adoré le fait de revenir en arrière, tout en trouvant ça un peu lourd comme flashback car on connaît déjà les bestioles et qu’on ne voit pas trop comment le héros comprend qu’il ne faut pas faire de bruit du tout ; mais j’ai eu du mal à comprendre le découpage – parce qu’au fond, j’aurais bien envie de savoir la suite immédiate de cette scène. On est à fond dans le film, et bam, on repart sur plus lent. Au moins, c’était top de commencer sur une scène d’action.

John Krasinski On Terrifyingly Real Nature Of 'A Quiet Place 2' Stunt
Par contre, j’avais vu la bande-annonce depuis le temps et j’insiste pour dire que ça retire une part du fun de savoir à l’avance les choses

Il est rare qu’un film me laisse autant sur ma faim, mais là, le rythme est haché et ça manque vraiment de conclusion. J’imagine qu’ils se laissent une porte ouverte pour un troisième volet. Il y a toujours de quoi faire du côté des origines de ces bestiaux ou de la suite de l’histoire. Honnêtement (spoilers attention), un film sans les retrouvailles finales, c’est juste frustrant. M’enfin, c’est le bon genre de frustrant, surtout qu’ils n’ont pas osé tuer certains personnages, contrairement au premier.

A Quiet Place 2 Is Coming To Cinemas Early With Special ScreeningEt pour un retour au cinéma, il est parfait ce film ! Il commence même par un plan qui rappelle certains confinements (ironique, pour un film qui devait sortir avant !). Autant je regrettais de ne pas avoir vu le premier en salle pour son ambiance silencieuse et immersive (tout en me disant qu’il était impossible d’avoir un vrai moment de silence au cinéma), autant j’y ai eu droit pour cette séance. Elle restera en tête pour son silence de plomb à certains moments-clés du film. Là-dessus, le film gère très bien les moments dans lesquels proposer le silence total et ceux dans lesquels se reposer sur la bande-son.

Quiet Place GIFs - Get the best GIF on GIPHYBref, j’ai adoré, je suis content de ma soirée… Et c’est bien pour ça que je ne résiste pas à l’envie de vous en parler si vite avec cette critique express. Le film est à voir au cinéma par contre, je pense vraiment que ça joue à l’ambiance de le voir avec toute une salle qui retient son souffle (et son covid ?).

Hollywood Octonauts Roll-Play (Part 2) - A quiet place - Wattpad
Sinon, le monstre me fait toujours autant penser à Stranger Things, mais ce n’est évidemment pas une mauvaise chose !

It follows – MST flippante #16

Salut les cinéphiles,

Achat It Follows en DVD - AlloCinéAvec la sortie de Sans un bruit 2 aujourd’hui dans les salles obscures, ENFIN, on pourrait croire que mon apéro avec Laura aurait rapidement viré à la séance ciné… mais non, on s’est simplement donné rendez-vous pour voir ce film vendredi finalement. On n’est plus à ça près, ce n’est pas comme si j’avais du travail à terminer en plein rush de fin d’année !

En tout cas, en attendant de voir ce film – et en relisant ma critique très express du premier volet Sans un bruit – je me suis dit que je pouvais bien vous parler d’un autre film coup de cœur vu cette année : It follows. Bon, il ne date pas vraiment de 2021 par contre.

Smash or Pass: Daniel Zovatto | Lipstick AlleyJ’y vais peut-être un peu fort en parlant de coup de cœur, mais il faut dire que le film savait comment me faire plaisir ! Il y avait Daniel Zovatto au casting, ce qui fait que je ne comprends vraiment pas pourquoi je ne l’avais pas vu avant, à l’époque de Here and now.

Après, il n’a pas non plus le lead masculin, qui irait plutôt à Keir Gilchrist, que j’adore aussi depuis Atypical (je vois d’ici Poluss s’impatienter qu’on regarde la prochaine saison ensemble – ou que je commence United States of Tara, un jour). Bref, tout pour plaire.

It Follows (2014) David Robert Mitchell | Journeys in Darkness and Light
Un début purement intrigant si l’on ne connaît rien du film qu’on vient voir !

C’est un film un peu étonnant, dont je ne savais pas grand-chose avant de le voir. On y suit la vie de Jay, une adolescente qui se retrouve dans de beaux draps (enfin, sur une belle banquette de voiture, c’est bien ça le problème) quand elle est soudainement victime d’une étrange malédiction après avoir couché avec son petit-ami du moment. In 2015, David Robert Mitchell's It Follows Made Sex Scary Again -  ConsequenceEn effet, elle comprend que quelque chose la suit. Quelque chose ?

L’apparence de cette chose qui la suit change : ça a l’apparence d’un être humain, ça marche très lentement, ça n’est pas toujours habillé (ce qui donne lieu à des full frontal bizarres, il faut bien le dire), ça n’est visible que par ceux ayant contracté cette MST et ça cherche à vous tuer en… non, ça, je vous laisse découvrir (ou pas) devant le film ; ça fait partie du suspense. En tout cas, ça fait peur, même si ça avance lentement et qu’il est apparemment facile d’y échapper, parce que c’est inéluctable.

Cela se rapproche, cela débarque parfois quand on ne s’y attend pas, et cela est bien difficile à semer… à moins de refiler la malédiction à quelqu’un d’autre. Ah. C’est un film au concept vraiment étonnant, avec une métaphore peu subtile faisant évidemment référence aux MST.

The Star Of 'It Follows' Tells You How To Beat A Sex Ghost - MTV

Inutile de dire que la notion de consentement y est assez floue, avec à l’écran ce qui s’apparente finalement à des viols lorsqu’on comprend ce qu’ils cachent et à des vrais questionnements sur ce qu’est le consentement.

La mythologie derrière ce monstre reste très floue elle aussi, et c’est ce qui fait que j’ai beaucoup aimé : on ne sait pas trop ce que c’est, mais c’est là. Et ça vous suit. Et c’est suffisant pour être angoissant par moment, prenant à d’autres… bon, et aussi trop longuet parfois. C’est le problème, en fait : le monstre n’avance pas bien vite et les personnages eux-mêmes paraissent parfois lent à la détente. Cependant, contrairement à d’autres films d’horreur, je trouve qu’à la fin, on a fait le tour de ce qu’il y avait à dire et de ce qu’on pouvait envisager de faire à la place des personnages.

It Follows (2014): More Thoughts – Geeking Out about It
Bouuuuuuuuge

C’est très efficace malgré quelques lenteurs, c’est glaçant et j’ai beaucoup aimé. De là à vouloir une suite ? Peut-être pas. L’histoire est suffisamment large pour le permettre, mais je ne suis pas sûr d’en vouloir, car ça risquerait de gâcher le concept plus qu’autre chose.

It Follows (2014) - David Robert Mitchell — Rotten Pop

En tout cas, si vous ne l’avez pas vu, je vous le recommande vivement… entre deux copies (lalala) !