Salut les cinéphiles,
J’étais parti à l’origine pour cet article sur l’idée d’écrire mes derniers coups aujourd’hui. Franchement, ça me paraissait une bonne idée, j’avais du temps et on était en milieu de mois… Et puis, paf, la vie s’en est mêlée, il est 22h quand je commence à rédiger cet article et c’est foutu (oui, ça fait plus d’une heure pour un petit article, mais je suis devant un autre bon film en même temps). Du coup, je me suis dit qu’il était tout aussi intelligent de ma part de corriger ma boulette d’hier : je voulais écrire un article sur Red Notice pour coller à l’actualité, et puis, j’ai oublié.
Il est temps de corriger ça, donc, et de vous annoncer que pour une fois, j’ai vu le dernier gros film Netflix dès sa sortie (ou presque). Il faut dire qu’il avait un argument de taille en la personne de Gal Gadot – bon, j’aime aussi le duo d’acteurs qui l’accompagne sur l’affiche et autour de qui le film se concentre totalement. Heureusement, du coup. Le synopsis du film ? Un profileur aide le FBI à coincer un grand voleur d’œuvre d’art. L’un des plus grands. Le deuxième plus grand à vrai dire, le premier est celui qui aide à le coincer justement.
C’est un scénario tout bateau, mais ça fonctionne bien… À l’image de l’ensemble du film, finalement. Non, parce que ce film est très sympathique, mais soyons honnêtes, ce n’est pas un coup de cœur non plus. Comme trop souvent, on se retrouve avec le schéma classique d’un duo d’acteurs pour une seule actrice. Le film ne passe même pas le Bechdel Test alors qu’il est assez long, d’ailleurs, il me semble. Cela ne m’a pas empêché de passer un moment divertissant devant, surtout que… ben… Gal Gadot, quoi.
C’est la raison pour laquelle j’ai lancé le film, et je ne regrette pas. J’aime cette actrice, elle me fait toujours rire et le rôle lui allait très bien là – mieux que Wonder Woman d’ailleurs. C’est l’effet Downtown à tous les coups (je dis ça, je suis en train de regarder un autre film qui l’utilise et, ouais, définitivement, cette chanson me plaira toujours). Bon, après, j’étais donc vendu rien que par sa présence dans le film, mais ce n’est pas la seule raison pour laquelle j’ai aimé le film, sinon ça ne vaudrait pas un article sur le blog. Non, le film vaut aussi le coup pour le budget que Netflix a mis dedans : on en prend plein les yeux et on voyage beaucoup, ce qui est un plus en temps de pandémie, hein.
Les paysages sont magnifiques, les scènes d’action prenantes et la réalisation prenante, avec des mouvements de caméra fluides, des plans séquences bien foutus et tout ce qu’il faut pour que je sois à fond dedans dans les scènes d’action.
Et ça n’a pas toujours été le cas avec ce genre de films, parce que généralement je suis blasé par les castings cinq étoiles et les histoires toutes basiques déjà vues avant… Bon, j’exagère, l’histoire n’est pas toute basique pour Red Notice, et c’est aussi ce qui le rend fun à regarder.
Le film a un syndrome que je retrouve dans pas mal de films d’action est qui est celui d’une première scène qui crame une bonne partie du budget, avec beaucoup d’action pour nous accrocher, de beaux effets spéciaux et une scène de dingue… avant que le rythme ne ralentisse beaucoup. Vraiment, le film m’a même rappelé Jungle Cruise tant les scènes se ressemblaient (un peu au moins). Ce n’est pas très grave, évidemment, tant qu’on passe un bon moment.
En plus, Red Notice se distingue tout de même, avec un casting cinq étoiles et beaucoup de moments vraiment prenants. Il y a assez d’humour et de rythme pour qu’on reste dedans tout du long. Et même si une grosse partie du film est très prévisible, il a aussi ses twists vraiment originaux et réussis, ce qui fait que ce film d’action vaut le détour. Disons qu’on en voit la modernité malgré le schéma classique et daté. C’est original à sa manière, sans être parfait.
Et puis, Netflix va forcément vouloir capitaliser dessus : le film a reçu des bonnes critiques pour le moment et il y a largement de quoi faire une suite. En attendant, prenez le temps de le voir, c’est parfait pour un dimanche soir, c’est fun, entraînant, y a de la bonne musique, des bonnes images et on s’éclate bien ! Franchement chaque acte du film nous transporte dans un pays différent et c’est efficace.

Beaucoup de choses, donc, et même un peu trop par moments. Il y a des scènes qui manquaient de crédibilité, c’est vrai, mais une fois à la fin du film, on en comprend l’intérêt. Et en attendant, on découvre une galerie de personnages homosexuels plus ou moins à l’aise avec qui ils sont, avec l’image qu’ils ont face à leurs amis et familles, avec les autres homosexuels. Les personnages mis en avant dans le film ont tous des failles, ils ont tous vécu quelque chose les brisant… et ça marche pour qu’on les aime.
Alors oui, c’est particulier ces passages du film au théâtre, ces choix faits en coulisses, mais ça fonctionne vraiment. Le film est poétique, il laisse place à l’imagination parfois, et il est déprimant parce qu’inspiré d’une histoire vraie qui est vouée à se répéter encore et encore. À moins qu’une pièce de théâtre n’ouvre le débat et les mentalités…
Ouais, je suis frustré de ne pas pouvoir lire tout ça : le film donne envie de voir la représentation ou, au moins, de lire exactement le texte. Il y a des choses à côté desquelles je suis passé sans sous-titres. C’est la vie.

On commence sur un film légèrement plus soft que les autres, avec de très bons acteurs. Je dis ça principalement pour Lonnie Chavis, qui incarne Randall enfant dans
Ah, Kathy Bates… Une grande actrice encore au début de sa carrière avec ce film : une jeune femme se retrouve à devoir héberger son auteur préféré suite à un accident. Bon, soit. C’est un thriller parfait pour Halloween, mais il souffre du fait qu’on soit en 2021 ce film… Ben oui, c’est une histoire que j’ai eu l’impression d’avoir déjà vu ailleurs, c’est un film dont on comprend bien comment les ressorts et performances d’acteur suffisent à le rendre culte… Mais il finit par mal vieillir.
On passe aux coups de cœur pour terminer l’article. Ce film en est un, même s’il y a un énorme mais. Avant d’y arriver, parlons déjà de son histoire assez basique : un groupe de jeunes se lance le défi de pénétrer dans un ancien hôpital psychiatrique désaffecté et inévitablement hanté. Le twist un peu moderne, c’est que ce sont des youtubeurs, donc le film est en found footage avec des personnages qui parlent parfois à la caméra. C’est plutôt marrant et ça permet de voir quelques différences culturelles et web avec la Corée du Sud, même si encore une fois, c’est évidemment une fiction qui en rajoute des couches.
La Corée du Sud me plaît beaucoup en ce moment dans mes choix de films, que voulez-vous ? Mon autre coup de cœur pour une bonne soirée frissons d’Halloween, c’est celui-ci. Il est excellent pour plein de raisons ce film, et lui aussi, il s’inspire de légendes urbaines – mais cette fois-ci, ça ne s’inspire pas d’un lieu qui existe.