Faut-il lire Game Changer de Rachel Reid ?

Salut les sériephiles,

Je sais que le début du mois de janvier où j’arrivais à tenir le rythme d’un article par jour ou presque est déjà loin, mais que voulez-vous, j’ai encore décidé de me laisser déborder par le travail. Enfin, c’est surtout que quand il empiète sur quelque chose, c’est sur le blog et les séries plus que sur le reste de ma vie, parce que j’ai eu le temps d’aller une dizaine de fois au cinéma quand même… et de lire trois romans. Rien que ça !

Je reviens toujours à l’écriture à un moment ou un autre, cela dit, et j’ai plein d’idées d’articles qui me trottent dans la tête. Comme j’ai justement 25 minutes devant moi, j’ai envie de commencer par un petit bilan de lecture, parce qu’il me semble que j’avais dit que je le ferai. Bref, comme le titre l’indiquait, je suis là pour vous parler de Game Changer de Rachel Reid.

Oui, je me suis mis à lire la saga à l’origine d’Heated Rivalry. Je l’avais dit que la série me restait en tête et que, si elle ne m’avait pas convaincu du tout au premier abord, j’allais inévitablement y revenir d’une manière ou d’une autre. Rien de mieux que la lecture pour découvrir cette histoire comme elle a été écrite à l’origine. Oui, mais voilà, la série s’attarde sur le tome 2. Et avant ça, il y a le tome 1.

Ainsi donc,Game Changer, c’est le premier tome d’une saga de six (bientôt sept) romans, alors quand je me suis lancé, je savais que je m’embarquais dans une grande galère. Six romans, tous de la romance gay, tous dans l’univers du hockey auquel je ne connais rien. Bon, cette partie, évacuons-là tout de suite : le hockey a certes son importance dans les intrigues, mais ce n’est vraiment pas le cœur du livre et ne rien y connaître ne pose pas tant problème ; on nous explique ce qu’il y a à savoir et pour le reste, ma foi, on comprend quand il y a pénalité sans connaître les règles parce que le personnage est vexé d’aller sur le banc, par exemple.

Du côté de l’écriture, les chapitres sont assez longs pour que ça prenne plus de dix-quinze minutes pour les lire (je lis en anglais), donc j’ai fini par calculer que ça me prenait entre quatre et cinq heures pour lire les tomes de cette saga. Finalement, ce n’est pas tant que ça, pas vrai ? Game Changer raconte l’histoire d’amour entre Kip, un serveur de smoothie (en attendant de trouver meilleur job), et Scott Hunter, une superstar canadienne de hockey. Et grosso modo, les trois quarts du roman tiennent dans l’épisode 3 de Heated Rivalry.

Comme c’est l’épisode que j’ai préféré, j’étais plutôt content de découvrir ce roman. L’idée est assez simple et basique, avec une romance comme on en voit dans tous les livres du genre : les personnages se rencontrent, tombent amoureux, rencontrent quelques problèmes qui les éloignent un temps et paf, ils se remettent finalement ensemble pour un happy end. D’ailleurs, c’est bien simple, c’est publié chez Carina Press qui garantit le happy end ! Si on ajoute à ça le fait que je connaissais déjà l’histoire, il ne restait vraiment pas tant de suspense que ça.

Oui, mais voilà : Scott et Kip sont vraiment des personnages que j’apprécie. Et puis, j’ai eu la surprise de découvrir que François Arnaud n’avait rien à voir avec la description physique de Scott dans le livre – il est blond, mince, qu’est-ce qui s’est passé dans le casting ?

On est sur une romance toute douce, où chacun apprend à se connaître et où tout se passe bien et, finalement, ben ça fait du bien de lire ça parfois. J’ai beaucoup écrit sur l’importance de la représentation et sur le fait que ça faisait du bien de voir ça dans une série (particulièrement quand on les revoit dans l’épisode 5) : je vais répéter ici les mêmes idées si je m’étale plus ! Le fait d’avoir les pensées des personnages était sympathique. Bien sûr, la série saute inévitablement plein de choses, alors j’ai bien aimé avoir quelques infos de plus et voir comment tout s’enchaînait.

Le truc que je n’ai vraiment pas aimé et pour lequel il faut vraiment s’accrocher dans cette saga ? Les scènes de cul. Je ne peux pas dire que ce soit une surprise car je savais très bien à quoi m’attendre, mais j’ai vraiment eu le sentiment que la moitié du bouquin consistait à voir les personnages coucher ensemble dans toutes les positions. Au départ, ça se comprend, il y a même, toujours dans cette idée de la représentation, un intérêt à avoir certains détails de l’intimité du couple et de voir comment ça se passe quand tout est safe et fait avec le consentement (et l’excitation) des deux partenaires.

À part le sexe, j’ai vraiment eu l’impression de lire ce que j’avais déjà vu mis en image. Et c’était très bien comme ça.

Par contre, il y a un moment du livre où, vraiment, ça m’a fait trop. Genre, avançons dans l’histoire un peu, non ? Malgré tout, je crois qu’on peut dire que j’ai bien aimé ma lecture. Elle est complètement portée par ces deux personnages que j’aime beaucoup et ça m’a permis de me rendre compte à quel point la série était fidèle au matériel d’origine. Et ça m’a surpris un peu, parce que j’ai l’habitude d’adaptations prenant bien plus de libertés.

Bref, pour répondre à la question du titre si vous avez aimé Scott & Kip dans Heated Rivalry, vous pouvez y aller les yeux fermés (enfin… façon de parler) : vous aimerez aussi Game Changer. Les pages se tournent un peu toute seule, vous verrez. Si vous ne les avez pas aimé ? Eh, passez votre chemin, je crois. Et faut-il forcément lire le tome 1 avant de lire le tome 2 ? Absolument pas. Chaque tome est indépendant et peut se lire sans jeter un œil au reste. Après, si vous êtes complètement amoureux (bon, ou amoureuses, je sais) d’Ilya, il y a (aha) des miettes à se mettre sous la dent dans ce tome. Et oui, ce tome est un game changer pour les gens qui ne lisent pas tellement de romance, gay ou non, précisément parce que la représentation y est si réussie. Et ça fait plaisir.

Mes films préférés en janvier 2022

Salut les cinéphiles,

J’aurais vraiment dû tenir ma résolution qui était de planifier à l’avance les articles du jour, parce que là, je me retrouve à écrire à la va-vite avant d’aller faire à manger tout aussi rapidement ! Dans une heure au moment où j’écris cette intro, il faudra que je sois en ligne pour le prochain podcast de 42 minutes qui concernera les anthologies.

En l’attendant, je viens donc vous parler cinéma. Comme le dernier film que j’ai vu au cinéma, Les Promesses tenait toute sa promesse d’ennui initial (je n’ai pas aimé du tout malgré une actrice principale toujours aussi charismatique et douée), ce ne sera pas lui qui aura l’honneur d’une critique express sur le blog. Je viens à la place vous parler de trois films vus en janvier – deux genres de films complètement différents – que j’ai adorés.

Voir aussi : Ma critique d’En attendant Bojangles, un film qui mérite aussi d’être cité dans cet article

Oui, le titre est mensonger : je ne parle pas de tous mes films préférés dans le mois. Je me garde de côté les films d’horreur pour des articles spécifiques et ceux dont j’ai déjà parlé.

The Belko Experiment

The Belko Experiment - film 2016 - AlloCinéMelonie Diaz dans un film, il ne fallait que ça pour me lancer dans le visionnage, par curiosité. Je ne savais pas du tout de quoi parlerait le film, mais il avait une bonne note. Franchement, au départ, je n’étais pas convaincu du tout, parce que l’introduction est longue à se mettre en place à nous présenter tous les personnages – employés d’une boîte un peu mystérieuse – qui seront finalement les victimes d’un jeu grandeur nature aux allures de slasher.

En effet, le film nous raconte une « expérience » se déroulant dans une des filiales de Belko, une grosse entreprise : tous les employés sont enfermés dans l’immeuble avec un type leur annonçant que dans quelques heures, seule une poignée d’entre eux seront encore en vie. Pour survivre ? Il faut suivre les règles, et les règles sont assez meurtrières, bien sûr.

J’ai bien aimé le film, malgré parfois des ficelles énormes (la puce !) qui sont peu crédibles. Je me suis pris au jeu, j’ai été vraiment frustré de voir que la personne que je souhaitais voir gagner perdait (mais je m’en doutais) et j’ai trouvé qu’il y avait de vrais bons moments et de bonnes idées parfois. Jamais on n’est surpris au point de tomber de sa chaise, mais le travail est fait efficacement. On retrouve au casting plein de têtes connues des sériephiles – Tony Goldwyn (le Fitz d’Olivia), John Gallagher Jr ou Josh Brener par exemple, ce qui fait que le film se transforme parfois en jeu de « d’où je le connais lui ? » quand les scènes se font longuettes.

Bref, il y a toujours de quoi se divertir, et si vous aimez les films type Battle Royale ou Hunger Games, vous passerez un excellent moment devant celui-ci !

Bad Samaritan

Bad Samaritan en DVD : BAD SAMARITAN-NL - AlloCinéUn film avec David Tennant sur l’affiche, c’est toujours bon signe, mais je ne m’attendais vraiment pas à cette qualité-là de film en le lançant. J’avais repéré la présence de Jacqueline Byers, qui sera à jamais associée à son rôle de gourdasse (pardon, je déteste ce terme, mais quelle écriture pourrie pour son personnage !) dans Salvation au casting, donc je m’attendais à quelque chose de plutôt moyen. Finalement, je suis entré dans le film bien plus que je ne le pensais.

Le film suit un personnage principal dont on découvre rapidement qu’il est voleur. Pas de bol pour lui, il se retrouve à vouloir cambrioler une maison dans laquelle il aurait mieux fait de ne jamais entrer, car ce qu’il y trouve le force à contacter la police. Seulement, qui ira croire un type comme lui qui a tout du loser s’inventant une vie ? Eh bien, personne. Notre bon samaritain ne pourra toutefois pas abandonner son affaire, parce qu’une vie est en jeu.

J’ai adoré principalement le film grâce à son duo d’acteur – Tennant et Robert Michael Sheehan. Ils sont excellents chacun à leur manière et permettent au film de passer tout seul. On n’invente rien, il y a une escalade de violence digne d’un vrai bon thriller et le moment passé devant ce film est juste tout simplement très bon. Je conseille le film, je n’ai pas envie d’en dire trop ou de le survendre.

Parler de coup de cœur est sûrement excessif, mais comme je n’en attendais rien, j’en garde le souvenir d’un excellent moment !

You should meet my son !

You Should Meet My Son! - WikipediaAvec une affiche pareille, je m’attendais à un film particulièrement nul, mais drôle. Résultat des courses, il était sacrément drôle, et nul dans le bon sens du terme, avec des acteurs qui sont employés exactement comme il faut pour nous faire éclater de rire et qui surjouent volontairement.

L’histoire ? Une maman poule est complètement aveugle à l’homosexualité de son fils et lui présente des femmes – jusqu’au jour où un événement lui ouvre les yeux et qu’elle embarque sa sœur Rose dans une mission bien différente concernant l’avenir de son fils. Comme je n’en savais pas tant devant le film, j’ai été surpris par la rapidité du premier twist où elle ouvre les yeux, mais de toute manière, j’étais déjà convaincu par l’humour du film qui m’avait fait mourir de rire une ou deux fois avant.

Oui, voilà, c’est un film qui a réussi à me faire rire plein de fois et tout du long. Il y a des rebondissements amusants, une ambiance sacrément fun et une ouverture d’esprit rafraîchissante. Alors oui, il faut y aller pour le trouver ce film, les images ne sont pas de la plus grande qualité… mais l’essentiel, c’est qu’on se marre bien, non ? Je n’ose du coup pas regarder le deux par peur d’être déçu !

Clairement ce film est un projet à petit budget, mais c’est le genre de petit projet qui est finalement hilarant et brillant là où on s’attendait à du médiocre. Bref, je recommande… et ça pour le coup, je crois que c’est un coup de cœur qui dépasse le simple moment du visionnage.