Perry Mason – S01E07

Chapter 7 – 14/20
Le rythme ralentit à nouveau dans cet épisode, parce que c’est l’avant-dernier et qu’il ne faut apparemment pas tout résoudre tout de suite. Malheureusement, ça se sent un peu trop que l’on procrastine pendant trois quarts d’heure. L’avantage, c’est que le dernier quart d’heure est fort en révélations et rebondissements et que le dernier épisode devrait être beaucoup plus intéressant ! L’inconvénient, c’est que je me suis encore trop ennuyé devant celui-ci et que je baisse volontairement la note, même si j’ai aimé la fin.

> Saison 1


Spoilers

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It failed because he lacked faith.

Ah, mais dis donc, c’est déjà l’avant-dernier épisode ! J’avais l’impression qu’il en restait trois. Bon, ce n’est pas plus mal cela dit : même si j’ai aimé celui de la semaine dernière, c’est un peu une série que je regarde par défaut puisque je n’ai pas trouvé mieux en diffusion hebdomadaire en ce moment. Je sais, j’ai plein de choses à rattraper et je pourrais m’arranger pour me créer mon propre planning à la semaine, mais c’est comme ça.

Bref, tout ça, ce n’est pas la critique de l’épisode. Il faut dire qu’il commence par une longue scène peu passionnante et très, très lente. On y découvre Alice alors qu’elle n’est encore qu’enfant et commence à entendre des voix dans les champs, en plein désert où elle et sa mère sont en panne.

Elles sont secourues par un homme qui apprécie les trouver en panne sans argent : il peut ainsi négocier des remerciements donnés par Alice en personne. La mère sacrifie sa fille sans remords, parce qu’elle sait qu’elle n’a pas le choix et que Dieu leur a envoyé ce bon samaritain. Ah. Voilà qui est merveilleux comme passé, ça explique un peu mieux la folie à venir d’Alice, la pauvre.

Dans le présent, Alice et sa mère vivent toujours avec Emily, tout en continuant leurs activités. Du moins, en essayant : alors qu’Alice enregistre un récit en direct à la radio, elle est interrompue par un homme qui lui amène Robert, le paraplégique qu’elle a « soigné » il y a un ou deux épisodes. Loin d’être soigné, il est de retour dans son fauteuil roulant… Selon Alice, s’il n’est pas soigné, c’est parce qu’il manquait de foi, tout simplement ! C’est la solution à tout cette excuse, j’aime bien.

Même si Perry est avocat, il continue d’être sur le terrain dans cet épisode. On le retrouve de nuit avec Hicks, et très franchement, je n’avais pas compris qui il était la semaine dernière, donc j’ai mis un bon moment à accrocher à cette scène. Hicks finit par déterrer quelque chose devant Perry.

De retour au commissariat, Perry et Della sont aculés par la presse, alors que Della regrette de ne pas avoir eu plus de temps pour préparer les choses. Devant le tribunal, Perry se fait agresser aussi par une folle qui lui balance une substance non identifiée qui ne donne pas envie. C’est bien pour la crédibilité de Mason au tribunal, ça.

Emily est plus intéressée par la Bible que par son procès, et je la comprends un peu, parce que l’interview d’Hicks n’est pas bien intéressante et que j’étais légèrement comme elle à m’ennuyer devant las scène. Je sens bien qu’il a des informations clés, mais son histoire n’a pas réussi à m’accrocher. Il est encore et toujours question de l’argent de l’Eglise et des crimes commis par George.

L’interrogatoire d’Hick par l’avocat attaquant Emily vire à la catastrophe pour lui, histoire de mieux nous expliquer son intérêt dans l’histoire : il était comptable pour Radiant Assembly, qui avait plus de 100 000$ de dettes quand il l’a quittée. Et bien sûr, ce qu’il a déterré, c’est la preuve irréfutable de ce qu’il avance.

Le truc, c’est que cette somme correspond exactement à la rançon demandée pour récupérer le bébé… Nous y voilà, donc. Perry tient vraiment quelque chose et tout le monde s’en rend bien compte cette fois : la vérité est sur le point d’éclater… mais c’est encore trop tôt dans la série pour que ce soit le cas. Ainsi, les scénaristes nous ajoutent des cinglés qui débarquent dans le tribunal avec des fumigènes, histoire de bien marquer leur désaccord avec la folie d’Alice. J’ai beaucoup ri au moins !

Le problème, c’est que ce mini-attentat est révélateur des remous à venir durant le week-end : on approche en effet de la date prévue par Alice pour ressusciter Charlie. Emily est convaincue qu’elle reverra son fils au cours du week-end, alors qu’on sait bien que non hein (je ne dois pas croire assez, désolé Alice). Cela inquiète inévitablement l’avocat et Della de voir Emily s’obstiner dans cette voie et dire qu’elle ne pourra pas pardonner à la ville de l’avoir cru coupable d’un meurtre.

Inquiets, Perry et Della cherchent ainsi une solution. Si Hazel est celle qui a apporté les preuves de Hicks au tribunal, Della se retrouve au restaurant avec Ham qui semble flirter avec elle de manière insistante, profitant du fait qu’elle lui demande son aide pour faire annuler la résurrection (sous motif d’un trouble à l’ordre public).

Pour le coup, la série a réussi à me surprendre, et pas qu’un peu, en révélant ensuite qu’Ham est en fait homosexuel, en couple avec leur serveur. C’était assez inattendu, surtout qu’il connaît ainsi l’existence d’Hazel. Cela m’a bien fait rire. C’est toutefois un échec pour Della, malgré la confiance d’Ham, elle ne parvient pas à obtenir ce qu’elle veut pour cette fois-ci.

Pendant ce temps, Perry perd sa maison, parce que son plan cul la rachète pour le libérer de ses dettes. Euh… OK ? Vraiment, cette sous-intrigue m’aura fait chier tout du long… De son côté, Pete prend en filature un homme, mais il est si peu discret qu’il se fait vite surprendre et perd sa trace tout aussi rapidement. Je n’ai pas bien suivi de qui il s’agissait, ni quel impact ça pouvait avoir sur l’enquête, vu tout ce qu’il se passe par ailleurs pour enfin avoir des réponses.

En effet, on retrouve aussi Drake dans cet épisode, même si les scénaristes n’ont toujours rien à lui faire faire. Il rencontre Miss Nina, l’une des secrétaires du commissariat, qui lui refile le dossier Dodson en « cachette » dans un bar plein à craquer. Il continue ainsi son enquête, allant ensuite dans un hôtel pour savoir si Ennis et son collègue sont passés par là avec un bébé quelques mois plus tôt (ah, le temps passe vite dans la série, effectivement).

La gérante prétend ne pas s’en souvenir et n’avoir pas de registre, mais elle le fait uniquement parce que Drake est noir, c’est à peu près évident. Heureusement pour lui, la femme de ménage, latina, n’a pas le même biais raciste et lui apprend qu’elle se souvient d’eux. On avance. Grâce à ce témoignage, Drake comprend qu’Ennis a fait affaire aussi avec Madame Jin. Il balance tout à Perry, puis part en ville pour mener l’enquête.

Drake et Perry se rendent donc ensemble dans la maison close pour mener l’enquête. Cela ne va pas plaire à Ennis qui, de son côté, s’arrange comme il peut pour continuer à nettoyer les traces de son intervention dans l’affaire Charlie. On le voit ainsi commettre un meurtre de plus, celui d’un complice qui l’a aidé avec le bébé. Quel monstre, cet Ennis.

Il couvre bien ses arrières, en plus. A la maison close, Perry trouve une prostituée prête à lui parler et lui donner des informations, notamment sur celle qui aurait été s’occuper de Charlie à l’hôtel. Selon elle, la femme est morte. Elle n’a pas le temps d’en dire beaucoup plus qu’ils sont interrompus par des hommes venant tabasser Perry. Il n’est pas bien discret dans sa manière de mener l’enquête, malheureusement, ce qui fait qu’il est vite repéré.

Heureusement pour lui, Drake se doutait que ça allait se passer comme ça, et il peut ainsi lui venir en aide au moment où ça allait virer au drame. Armé d’un flingue, il fait assez peur aux hommes de main de Madame Jin, la gérante de la maison close.

Perry peut ainsi se rendre à la morgue pour retrouver la prostituée morte auprès de Virgil qui l’a effectivement reçue deux jours plus tôt. Le médecin légiste lui annonce alors qu’un bébé nourri au sein d’une prostituée aussi droguée qu’elle finirait par s’étouffer. Les questions de Perry ont beau être vague, le médecin comprend qu’il vient de découvrir la cause de la mort de Charlie. Ma foi. Voilà donc toute l’histoire : une sombre dette de l’Eglise, un policier véreux, une prostituée forcée de donner le sein au bébé, qui meurt d’overdose. Et le coup des yeux, c’était juste pour faire en sorte que Charlie paraisse vivant.

En parallèle, lors d’une cigarette partagée, Alice et Emily s’échangent quelques secrets. Emily était donc folle amoureuse de George, quelle surprise, et Alice semble douter d’elle-même. Elle veut entendre Emily lui dire qu’elle doute d’elle, elle aussi, mais ça ne marche pas spécialement. Tout ce qu’elle fait, c’est forcer Emily à demander si Alice lui ment…

Le lendemain, il est temps d’en venir à la résurrection, au cimetière. Il s’agit assez évidemment de la dernière scène de l’épisode, attendue depuis un moment. Perry essaie désespérément de prévenir Emily de ce qu’il a appris la veille, mais c’est en vain : elle est trop entourée par la foule en délire et par l’Eglise, à commencer par Alice et sa mère. Bien sûr, cette résurrection est un événement qui attire bien du monde, entre ceux qui y croient et ceux qui veulent voir l’échec d’Alice pour prouver qu’elle est folle.

Quoiqu’il en soi, Alice essaie donc de ressusciter le bébé, en entrant en transe et en ouvrant un cercueil dont probablement personne ne veut voir le contenu. Seulement voilà, ils veulent tous savoir si la résurrection a fonctionné, alors ils regardent tous… Problème : le bébé n’est pas dans le cercueil. Le tout vire à l’émeute, de manière prévisible. Alice fait un malaise, Emily veut juste être auprès de son bébé, Della s’enfuit juste à temps pour récupérer une voiture qui permet ensuite d’aller récupérer Emily et Perry. Ils sont attaqués, c’est le chaos tout autour d’eux, avec une baston qui éclate en plus entre croyants opposés au sujet de la folie d’Alice. Malgré tout, Della, Emily et Perry arrivent à s’enfuir, la mère endeuillée en larmes de ne pas être avec son fils, qui a disparu.

En parallèle, la voiture d’Alice et sa mère fait un détour sur ordre de cette dernière ne voulant pas suivre l’escorte prévue pour leur protection. Elles tombent alors dans une rue où est réunie une foule de personnes noires devant un bébé blanc. Aussitôt, la mère proclame la résurrection de Charlie Dodson, et on comprend qu’elle a tout manigancé, du cercueil vide au bébé retrouvé dans cette rue.

Alice s’enfuit logiquement devant la folie de sa mère, en courant, mais c’est trop tard pour la mère qui a déjà déclaré tout haut que Charlie est de nouveau en vie. Allons bon, ça va être dur de tout régler en un épisode… Je sens qu’il va durer 1h30 la semaine prochaine !

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Gayle Rankin (#99)

Salut les sériephiles,

Ce premier dimanche d’août ensoleillé annonce un mois sous les meilleurs auspices météorologiques, mais ça ne m’empêche pas de passer par ici pour parler de ma performance de la semaine. J’ai vu pas mal d’épisodes et j’ai de quoi faire du côté des choix, mais je vais m’attarder aujourd’hui sur une actrice d’un épisode vu lundi dernier, même si ça me paraît déjà dater d’il y a une bonne éternité !

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La performance de la semaine :
Gayle Rankin

La série concernée : Perry Mason
L’épisode : Chapter 6 – 16/20


Pourquoi Le rôle d’Emily est loin d’être le plus simple à cerner dans cette série, mais l’actrice s’en tire à merveille à nous faire sentir toutes les émotions du personnage. Mère endeuillée par la mort de son bébé, se sentant coupable de ce qui est arrivé sans l’être pour autant (du moins, j’espère), jugée pour adultère et perdue dans sa foi, Emily est un personnage complexe qui a déjà tout pour plaire au premier abord : c’est de loin, en ce qui me concerne, le personnage le plus intéressant de la série pour l’instant, et elle fait partie des raisons pour laquelle je m’obstine à regarder la série qui ne me plaît pas par ailleurs.

Voir aussi : Faut-il vraiment tolérer le sexisme (et tout le reste) de Perry Mason ?

Perry Mason HBO Gayle Rankin as Emily Dodson | Tell-Tale TV
Il n’y a que très peu de gifs de la série dispo… Apparemment, personne ne la regarde, du coup ?

Cela fait donc un bon mois que j’envisage d’en faire ma performance de la semaine, mais lundi dernier, Emily a cassé la baraque lors du procès : sa volonté à garder le silence, ses moments de choc quand son (futur ex) mari l’accuse, sa culpabilité intériorisée, ses réactions face aux mensonges de Perry Mason et bien sûr, son deuil à porter, toujours, en plus de l’espoir final et improbable d’une résurrection… Vraiment, elle avait à jouer un petit panel d’émotions très diverses.

Gayle Rankin les maîtrise toutes et passe avec beaucoup de subtilité de l’une à l’autre, sans jamais tomber dans l’excès qui serait pourtant compréhensible pour bien marquer les différentes étapes de la psychologie du personnage. Son interprétation toute en nuance est bien plus passionnante à suivre, en revanche.

Perry Mason' Season 1, Episode 2: In the Trenches - The New York Times

Je me demande vers quoi se dirigent les scénaristes avec ce personnage, mais j’ai bien peur qu’on termine sur un suicide pour retrouver son enfant, vu la tournure des événements. On verra bien, il reste encore quelques épisodes avant d’en arriver là. En tout cas, je sais que le jeu de Gayle Rankin vaudra le coup. Et pourtant, à la base, si je suis là, c’est pour Tatiana Maslany (surtout) et pour Matthew Rhys. Il faut dire que je n’avais pas reconnu Gayle Rankin. Encore.


Jarett Wieselman on Twitter: "i did NOT know that Sheila from GLOW ...Vue aussi dans : Cette actrice est un véritable caméléon à mes yeux, alors même qu’elle a un physique reconnaissable, ce qui la rend d’autant plus remarquable, je pense. Sa carrière, commencée en 2012, est loin d’être foisonnante, mais elle semble plutôt bien choisir ses projets, avec de bons films à son actif. Ainsi, elle est la reine Victoria dans The Greatest Showman, et je le découvre à la rédaction de cet article, alors même que j’ai vu ce film au moins cinq fois !

Pourtant, je connais bien l’actrice, puisqu’elle est également au casting de Glow, où elle interprète l’immanquable et énigmatique She-Wolf. Elle a toujours fait partie de mes personnages préférés de cette série, parce que Gayle Rankin se donne à fond dans le rôle, là aussi en dévoilant des nuances dans son jeu alors même que le scénario ne lui donne pas forcément toujours de quoi faire. Certes, le maquillage fait qu’elle est remarquable, mais même sans ça, c’est une actrice dont je savais immédiatement que j’aurais envie de suivre la carrière.

gayle rankin | Tumblr

Autrement dit, Gayle Rankin est une actrice qui se débrouille toujours pour voler la vedette au moins un temps aux acteurs pour lesquels je viens regarder ses projets. Joli coup. Sinon, elle est actuellement au cinéma dans The Climb… Le film ne me tente pas du tout et je ne l’ai pas reconnue immédiatement dans la bande-annonce. Encore. On verra, sur un malentendu !


L’info en + : La production de la saison 4 de Glow a été décalée pour cause de coronavirus et aucune date de sortie n’est encore annoncée par Netflix qui nous avait toujours régalé avec durant l’été. J’espère une diffusion d’ici Noël pour cette saison finale qui a eu chaud aux fesses. En effet, la série aurait probablement été annulée s’il n’y avait pas eu l’été dernier une bonne controverse autour de Netflix annulant toujours ses séries après trois saisons.

Oh Well Shrug GIF - OhWell Shrug WhoCares - Discover & Share GIFs

Désormais, Netflix prend plutôt le parti de commander une dernière saison plutôt que d’annuler. Tant mieux ! Gayle Rankin sera probablement encore au casting malgré un bon gros changement de dynamique annoncé par la fin de saison 3, avec a priori de nouveaux personnages, inévitablement… J’ai hâte !


Voir aussi : Les performances des semaines précédentes

Perry Mason – S01E06

Chapter 6 – 16/20
Donc si je résume, les cinq premiers épisodes servaient simplement à mettre en place ce qu’est censée être cette série depuis le départ ? Pas étonnant que ça paraisse long puisqu’on a eu l’équivalent des vingt minutes d’introduction de plusieurs séries en… cinq heures. L’avantage, c’est que cet épisode propose par conséquent un bien meilleur rythme dans les rebondissements et des répliques intéressantes, avec des personnages plus réactifs et une intrigue bien plus crédible. On avance, ouf !

> Saison 1


Spoilers

106

Find Emily Dodson guilty, because she is guilty.

Bon, j’aime me faire du mal, je continue et la série est renouvelée pour une saison 2, je sens que je vais continuer à souffrir un bon moment. En même temps, l’épisode de la semaine dernière était plutôt cool, alors j’ai bon espoir pour celui-ci, qui commence tout aussi bien. En effet, on reprend avec le début du procès d’Emily. Cela devrait être déjà plus intéressant : Perry Mason est connu pour être un avocat après tout.

Mr Barnes, l’avocat de la défense, est celui qui récite les premières répliques de l’épisode et qui accuse Emily face au jury. Pour le coup, il n’y va pas de main de main morte et affirme bien des mensonges pour enfoncer la cliente de Perry autant que possible avant même qu’il ne prenne la parole, dans une plaidoirie durant… deux heures. Ah, tout de même.

Malheureusement, une fois prêt à faire son propre discours, Perry montre clairement des signes de faiblesse par rapport à Barnes : il est bien moins prêt que lui, mais c’est tout à fait normal, c’est son premier cas. Et quel premier cas ! Sa première plaidoirie se déroule bien mal, puisqu’il s’étouffe… Tousser autant, c’est signe d’un empoissonnement pour Perry, mais personne ne semble s’en émouvoir outre mesure et c’est abandonné par la suite, alors même que l’on voit un gros plan sur sa carafe qui semble indiquer le problème – la carafe est vide, c’est le problème… mais tout de même, je trouve ça super étonnant comme manière de filmer les choses et de jouer ce moment où il s’étouffe.

Pas de poison, donc, mais non plus de percée fulgurante en faveur d’Emily. Après cet échec, on retrouve le héros chez Della, son nouveau bureau clairement. Hazel devient la secrétaire qu’était Della, alors que Perry devient EB. Il est obligé de confier le travail d’investigation et de regretter de ne plus pouvoir le faire. En tout cas, heureusement que Della est là pour faire le point et calmer les hommes qui bossent avec elle… Pour ne pas dire « pour elle ».

Le procès place Emily plutôt dans la merde : tout l’accuse aux yeux du public, mais il n’y a aucun vrai élément contre elle. Tout se joue sur la réputation facile à salir de l’accusée… Heureusement, c’est facile de faire exactement la même chose à son mari, Matthew. Perry n’hésite pas à y aller et le salir à son tour, faisant remarquer qu’il est un enfant illégitime et qu’il a caché son lien de parenté avec Baggerly à sa femme.

  1. Dodson s’énerve et ça ne donne pas une belle image de lui, parlant à plusieurs reprises directement à Emily pour l’enfoncer et dire qu’elle baisait – son mot, pas le mien – avec George pendant des mois… Pire, quand il demande si Charlie était vraiment son fils, je trouve qu’il s’accuse plus qu’autre chose : ça lui ferait un bon motif pour le kidnapping et la mort de son fils, à ce stade. Vraiment, il n’est pas un personnage que j’aime soudainement… Et je ne comprends pas pourquoi Matthew ne s’immisce pas dans cette faille pour gagner du temps.

Il aurait peut-être mieux fait, en plus ! En effet, le témoin suivant est Terrace Smith. Le problème de ce témoin ? Perry n’en a pas entendu parler avant, parce que le dossier a été donné à son prédécesseur, soi-disant. Et Emily non plus ne voit pas de qui il s’agit. Pas de bol, il s’agit finalement du gérant d’un hôtel dans lequel elle s’était rendue avec George pour vivre son adultère.

En soi, ce n’est pas bien grave… Sauf que pendant que ce charmant gérant matait ses clients sans qu’ils ne le sachent, il a entendu un bébé pleurer dans une chambre à proximité. Il s’agissait évidemment de bébé Charlie. Oups.

Emily ayant abandonné son bébé pour les plaisirs de la chair, ce n’est vraiment pas un retournement qui aide Perry. Il s’énerve donc contre sa cliente, en privé, parce qu’elle lui a caché des informations beaucoup trop importantes. Comme elle vit toujours chez Sœur Alice, c’est l’occasion d’une confrontation ensuite Perry et elle, qui a tout entendu. Si j’adore Tatiana Maslany dans ce rôle, ce n’est pas le cas de Perry qui lui demande de ne plus venir au procès car elle fait plus de mal qu’autre chose à l’image de sa cliente. Bim, voilà qui est fait. La conversation sur la foi était pourtant plutôt intéressante.

Lorsqu’il rentre chez Della, Perry est assommé de travail : inévitablement la défense décide de l’ensevelir sous les dossiers, ce qui est d’autant plus facile à faire qu’il a demandé lui-même à ce qu’on lui envoie les documents. On se croirait dans Suits, le rythme en moins. L’avantage, c’est que dans cet océan de dossiers, nos héros trouvent de nouvelles informations qui peuvent les aider.

D’abord, ils soupçonnent que George volait à l’Eglise finalement ; ensuite, ils trouvent des éléments qui pourraient être à charge contre Ennis. Malheureusement, ça signifie devoir enquêter davantage… Pete, le pote de Perry lui conseille cette fois d’utiliser la mâchoire retrouvée il y a quelques épisodes, malgré la promesse de Perry à Drake de ne pas utiliser cet élément. Pour Pete, c’est le seul moyen de venir en aide à Emily à ce stade du procès…

Perry s’en confie à sa copine, si on admet qu’elle est un peu plus qu’un plan cul, ce qui n’a pas toujours été évident, mais celle-ci ne voit pas le dilemme moral de la même manière que Perry, clairement. Le lendemain, Drake est en tout cas appelé à la barre, ce qui laisse Perry face à ce dilemme terrible : défendre Emily ou protéger Perry. Il hésite longuement, et ça se voit, y compris quand Barnes interroge Drake et fait en sorte qu’il aille dans son sens.

Au moins, Perry arrive plutôt bien à détruire l’argumentaire de la Défense. Malheureusement pour lui – et surtout pour Emily, il décide de s’arrêter pour ne pas exposer Drake face à sa hiérarchie et pour garder sa promesse. Il reste alors à explorer la piste du vol de l’argent par George. Della et Perry s’y collent, sans vraiment trop y croire. Cela mène à une scène plutôt amusante où ils fouillent les archives de l’Eglise, sans autorisation. Ils sont vraiment très doués à travailler ensemble, Della saisissant une opportunité fournie par Perry pour voler un document. C’est excellent à voir parce qu’ils parlent de vol et de voleur, alors qu’ils font exactement la même chose.

En parallèle, Drake reçoit une récompense pour ses mensonges par omission, alors que Ennis doit s’entraîner à être interrogé comme témoin. Par contre, Drake commence à culpabiliser vraiment de ne pas venir en aide à Emily. Il retourne ainsi auprès de Perry Mason pour lui venir en aide. La série fait enfin le travail que j’attendais désespérément qu’elle fasse depuis le début, mais ça paraît encore trop grossier désormais. Le discours sur le racisme dans la police, par exemple, aurait eu plus sa place dans certains épisodes précédents que dans celui-ci, où il ne sert à rien : on a déjà cerné le personnage de Drake et ses problèmes avec la hiérarchie ; là, on dirait qu’il tente juste de se justifier, sans qu’on ne lui demande rien… Et les gens qui se justifient sans raison, ils paraissent moins innocents que ce qu’est Drake.

En tout cas, Drake ajoute donc une enveloppe au carton des affaires envoyées par la Défense. Ce n’est pas tout à fait légal, mais qu’importe, ils peuvent tous les deux vivre avec cet acte si ça vient en aide avec Emily. C’est beau la culpabilité de Drake qui vient en aide à Perry. Les choses commencent donc à prendre une meilleure tournure pour l’équipe : Della et Pete continuent chacun l’enquête, dans l’espoir de trouver de nouveaux éléments.

Le problème, c’est qu’avant que Perry puisse prendre la parole au procès le lendemain, Barnes s’arrange pour que les témoins puissent voir les photos du cadavre de Charlie. En effet, c’est le médecin légiste qui est à la barre, alors ça paraît logique… Seulement, le procès paraît clairement à charge contre Emily quand on voit des retournements comme ça. Perry décide donc de faire un bon coup de poker, sortant enfin la mâchoire et la présentant comme un élément reçu dans les cartons de la défense.

Non, vraiment, pas exactement légal. Barnes réagit aussitôt et demande une consultation avec le Juge, ce qui laisse l’occasion à Perry de parler beaucoup trop fort à la barre en proximité des témoins. C’est ridicule. Perry fait des remous, là. Le juge n’apprécie pas du tout l’idée, alors il décide de faire en sorte que cette preuve ne soit pas reconnue comme une preuve pouvant être utilisée durant le procès. C’est un coup dur pour Perry, alors que Drake est forcé de mettre à l’abri sa femme. En même temps, Perry aurait pu jouer les choses plus finement : évidemment que ça ne passe pas !

Par chance, Della a eu plus de chance que lui dans son enquête. Elle a désormais des informations sur le vol par George et de quoi faire accuser le père de Matthew. J’avoue ne pas avoir tout bien suivi au milieu des noms qu’elle évoque, mais ça semble bon signe. Dans le même genre, Pete enquête sur Ennis et finit par trouver une information particulièrement croustillante, qu’on verra mieux développée dans le prochain épisode.

En attendant, au procès, ça se passe super mal pour Emily, surtout lorsqu’une gardienne de prison est interrogée. Si la gardienne faisait mal son travail de surveillance, elle témoigne sans hésiter qu’Emily a confessé le meurtre à Sœur Alice lors de sa visite, ce qui n’est pas exactement ce qu’il s’est passé. C’est en tout l’occasion pour nous de constater la violence de la presse et des manifestants… Tout cela ne fait pas perdre espoir à Emily pour autant : elle confie à Della qu’elle ne s’inquiète pas. Pour elle, Sœur Alice sera capable de ressusciter Charlie, et il ne sera plus question de meurtre. AH.

Dans tout ça, Ennis ne s’est pas pointé au tribunal, et ça énerve Gene Holcomb. Il pète littéralement un câble contre son partenaire et le confronte à coup de ferraille sur sa voiture. Ainsi, Ennis finit par avouer avoir été embauché pour faire quelque chose qui a un peu « dérapé ». C’est intéressant comme choix de mots, ça. Quant à Holcomb, il veut juste aider Ennis à continuer à tuer les témoins gênants, au cas où, pour éviter d’être éclaboussé par les dommages collatéraux. Ah tout de même.

Enfin, Sœur Alice, elle, continue d’avoir ses préoccupations : elle veut gérer l’Eglise seule, mais elle n’aime pas trop comment sa mère souhaite faire exactement la même chose et fuir face à la difficulté. Ce n’est pas exactement ce que prévoit la sœur, cependant, alors elle réaffirme son autorité sur sa mère. Mouais. Je sens que ça va mal tourner pour elle, cette affaire de résurrection !

> Saison 1

Faut-il vraiment tolérer le sexisme (et tout le reste) de Perry Mason ?

Salut les sériephiles,

ray collins Tumblr posts - Tumbral.com
/!\ Un mini spoiler sur la série d’origine et des spoilers sur les cinq premiers épisodes de la version HBO (2020).

Cela fait une bonne semaine que je vous en parle l’air de rien dans plusieurs articles, mais voilà, j’ai cet article qui me titille le petit doigt depuis tout ce temps alors il était temps de me poser pour l’écrire. À la question posée par le titre de cet article, la réponse est évidemment non, c’est indiscutable. Pourquoi la poser alors ? Parce que c’est ce qui semble être fait et c’est précisément ce qui m’énerve le plus avec la série. Celle-ci a d’autres défauts, notamment une tendance fâcheuse à la scène inutile et longue pour le plaisir de combler du temps, mais ce qui m’énerve le plus, c’est son côté rétro cherchant à légitimer des trucs qui ne devraient pas l’être en 2020 : racisme, homophobie et surtout patriarcat écrasant.

juin 2020 – Just One More Episode

C’est normal, c’est dans le passé.

L’argument est celui qui vient le plus spontanément à l’esprit : la série est un reboot d’une série datant de 1957 et son action se situe en 1932. Evidemment qu’on est confronté à du racisme, de l’homophobie et une place de la femme très, très bas sur l’échelle sociale, c’était le quotidien de l’époque et ce serait idiot de faire comme si ce n’était pas le cas. Là-dessus, je ne peux qu’approuver et aller dans le sens de légitimer ce qui est mis en scène… Sauf que ce n’est pas si simple, ni évident.

Patriarcat

OK, la série d’origine a pléthore de personnages masculins et le monde dans lequel évolue Perry Mason est particulièrement masculin. C’est évident. Seulement en 2020, cela ne semble pas compliqué d’injecter de nouvelles scènes avec plus de femmes. La série se borne à montrer des tas de scènes avec au moins cinq hommes blancs de plus de 50 ans à l’écran. C’est assez hallucinant. Des scènes entre secrétaires, des témoins féminins, des croyantes religieuses… Les occasions ne manqueraient pas en les cherchant un peu plus. Ne pas le faire, c’est au mieux de la paresse, au pire… ben c’est juste être rétrograde et s’enfermer dans le passé, en s’en justifiant par le reboot d’une série du passé.

Plus la série avance, plus les personnages féminins commencent à gagner de l’importance et passent un peu plus le Bechdel Test (et encore, c’est vraiment de justesse), mais pour l’instant, on dirait vraiment que la série tente de nous justifier ce qu’elle propose par le contexte historique. Or, ça ne saurait être suffisant.

Voir aussi : Ce que c’est que le Bechdel Test

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L’excuse des scénaristes, probablement. 

« Regardez, on fait les choses bien ».

Un autre aspect dérangeant devant la série et cette impression que la série veut cocher un bingo diversité et minorité, quitte à bâcler les choses et tomber encore plus dans les clichés. Ainsi, j’aime beaucoup le personnage de Drake, un policier noir très bien introduit dans la série… mais finalement, il est introduit uniquement pour poser des questions par rapport au racisme ambiant de l’époque et pour combler le temps avec une sous-intrigue qui ne fera rien avancer. C’est très frustrant : le personnage est sous-exploité et réduit quasiment uniquement à sa position de noir dans la société (certes, il y a aussi le personnage de sa femme… mais de quoi parlent-ils tout le temps ? Bingo, des problèmes de Drake avec sa hiérarchie raciste et de la manière dont il faut se comporter face à des situations racistes).

HBO's Perry Mason Tweaks the Past to Build a More Exciting Future ...
Je fondais tellement d’espoir sur ce personnage que je suis déçu de son traitement, inévitablement.

Difficile de ne pas évoquer aussi le cas de Della. Vous vous souvenez de ce que je dis du patriarcat plus haut et des scènes pleines de mâles blancs en mal de jeunesse ? Eh bien, Della, c’est tout l’opposé. C’est une femme de moins de 50 ans, qui gère tout toute seule sans obtenir de vraie reconnaissance de son statut (son boss l’aime bien, mais elle est quand même là pour répondre au téléphone, mince pourquoi essaie-t-elle tant de communiquer ses bonnes idées ?). Une femme forte dans une société où le patriarcat est roi ? Une femme qui porte tout sur ses épaules et qui est en plus capable de faire du bon travail ? « Eh, faisons-en une lesbienne » ce sont dit les scénaristes…

Oui, re-bingo du « regardez on fait les choses bien », Della, personnage qui flirte avec Perry dans la série d’origine, devient lesbienne pour les besoins de ce reboot. Difficile de faire plus cliché : une femme forte et capable de faire tout ça ne peut qu’être lesbienne aux yeux des scénaristes apparemment, parce que bon, ce n’est pas comme si une femme pouvait être tout ça tout en restant hétérosexuelle, hein ? Ugh. Puis, si vous pensez que je vais vous épargner la raison de cette homosexualité, vous vous trompez, il me reste mon dernier point !

Perry Mason' Season 1, Episode 2: In the Trenches - The New York Times
Oui, il y a de quoi être en deuil, effectivement.

Male Gaze

Et enfin, le truc le plus dérangeant dans la série ? Elle tombe dans tous les clichés possibles concernant le male gaze, et c’est probablement ce qui m’a le plus perturbé pour une série sortant en 2020. Pour rappel, le male gaze, c’est la tendance d’une production à avoir un point de vue exclusivement masculin et hétérosexuel de la nudité/sexualité. Je simplifie beaucoup une notion complexe pour le bien de la brièveté de l’article, mais vous avez l’idée.

La nudité dans la série ? S’il s’agit de voir une femme nue, vous pouvez être sûr qu’on verra en détail ses seins au moins et qu’on fera tout pour la sexualiser à fond. Il faut que la nudité féminine fasse naître le désir, et ça se voit dès le pilote de la série et dans une majorité d’épisodes depuis. C’est un festival de poitrines… Sauf quand il s’agit de Della au lit avec sa copine.

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Ben oui, quitte à tomber dans les clichés, Della, le personnage féminin principal (ça se discute comme il y a aussi Alice, mais ne nous leurrons pas) se retrouve à se dénuder dans une scène… mais on ne verra rien d’autre que la caméra s’attardant longuement sur ses jambes et sur le retrait de ses vêtements. Concrètement, c’est pour nous dire que c’est ce que regarde sa copine, alors c’est du male gaze déguisé, mais c’est tellement typique de ce genre de séries rétro… Autant début 2000, ça m’aurait paru bien normal, autant merde, vingt ans après, ça commence à être grossier comme artifice.

Ainsi donc, la seule raison de l’homosexualité de Della semble être d’ajouter cette scène où les deux femmes finissent au lit, mais sans être sexualisées non plus. Il ne faudrait pas trop choquer l’audience avec de la nudité et du sexe lesbien, par contre enchaîner sur du sexe hétéro où on ne voit rien de Matthew Rhys (non pas que ça m’intéresserait de voir ça, merci bien) mais tout de la poitrine de sa partenaire, ça oui. Bref, Della est lesbienne, et tant mieux, mais ça paraît juste être un appel du pied pour qu’on félicite la production de « moderniser » la série avec ce genre d’intrigue auxquelles on ne donne finalement aucun poids ou intérêt particulier.

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Elle est bien plus intéressante que sa seule sexualité, heureusement, et elle est autrement un personnage bien écrit et construit. C’est juste dommage de tomber dans un tel cliché qui ne véhicule pas la meilleure des idées, surtout quand on voit que c’est juste pour faire parler d’eux grâce au changement par rapport à la série d’origine.

Les fans les plus attentifs me diront à présent que j’exagère sur le male gaze parce qu’il y aussi plein de nu masculin, et même quelques scènes de nu intégral pour plusieurs acteurs, seulement vous remarquerez que là, il n’est plus question d’érotiser la nudité. Dans le pilote, on a une scène qui a pour vocation d’être comique en s’appuyant sur un ressort de nudité couplé à de la grossophobie (tant qu’à faire), alors que par la suite, les hommes nus sont simplement des cadavres. On a connu plus érotique.

Certes, là on est sur du full frontal, mais malgré leur statut de cadavre, ces nus sont là le plus souvent pour la visée comique : les réactions des personnages face à eux sont censés nous faire rire, parce que trololol il est tout nu et ça dérange les hommes qui doivent le déplacer ou trololol il est retrouvé sur un terrain de golf. Euh. C’est un grand non. Et tout ça m’énerve tellement, putain !

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Est-ce que tout ça est hypocrite de ma part ? Peut-être un peu. Après tout, le Bechdel Test n’est pas passé du tout dans la majorité des épisodes de God Friended Me que je regarde en ce moment (mais on a au moins de la mixité dans les scènes) et Suits a lutté avec les mêmes démons pendant des années sans que je ne dise rien (pas la nudité, certes, mais le male gaze et le patriarcat, hein, revoyez les premières saisons). Ouais, mais la série a évolué sur ces questions et on n’était pas en 2020 lorsqu’elle a commencé, j’étais donc possiblement moins renseigné sur le sujet. En 2020, c’est moins pardonnable de ne plus l’être et j’ai mal tourné à trop m’énerver sur ce genre de problème… Ca me décroche des histoires proposées, tout simplement, même si je ne suis certes pas celui qui devrait être le plus énervé de tout ça. L’empathie, que voulez-vous.

Pourquoi je la regarde encore alors ? Pour deux raisons. La première, c’est que je suis pris dans l’intrigue et que j’ai envie d’avoir des réponses. La première scène est tellement marquante qu’il est difficile de faire autrement… La deuxième raison, c’est que j’ai encore espoir que la série s’améliore. Je veux dire, mince, il y a Tatiana Maslany dedans, et l’actrice a prouvé à maintes reprises qu’elle était au point sur les questions de féminisme (refusant même de se raser les aisselles en tant que Sarah Manning parce que ça n’avait aucun sens ni intérêt que Sarah prenne le temps de le faire). Une actrice ne peut pas tout faire au sein de la production d’une série, mais passer d’un extrême à l’autre, j’ai du mal à y croire.

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Et effectivement, l’épisode 5 diffusé hier semble aller dans ce sens avec une série un peu plus mixte dans ses scènes, et même des scènes avec majorité de femmes. Alice, le personnage de Tatiana Maslany, s’impose aussi face au patriarcat (sans le savoir puisqu’elle confronte sa mère manipulée par les hommes). J’ai bon espoir que la série fasse le chemin du progrès au cours de sa saison. Je lui laisse le bénéfice du doute, mais elle ne sera vraiment pas ma meilleure série de 2020…

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Bref : PAS CONTENT.