Moon Knight – S01E04

Épisode 4 – The Tomb – 18/20
Je suis beaucoup plus convaincu par cet épisode, mais c’est uniquement grâce à son dernier acte totalement perché qui propose quelque chose d’inattendu et différent de ce à quoi je m’attendais. Avant ça, l’épisode avait un tout petit trop tendance à vouloir perdre du temps dans des considérations de la part des personnages qui ne semblaient n’avoir rien à faire là. Désormais, on sait la constitution des deux prochains épisodes pour conclure la saison, et c’est tout de suite mieux quand on connaît les enjeux !

Spoilers

Steven et Layla continuent la quête dans l’espoir de trouver le tombeau d’Ammit avant Harrow, mais sans Khonshu cette fois.

It’s the same body, innit ?

Khonshu est désormais prisonnier de la pyramide parmi les autres dieux bannis et Steven a un peu trop attiré l’attention sur lui apparemment. En effet, alors que Layla essaie de le réveiller, elle se fait soudainement tirer dessus. Elle a tout juste le temps d’aller se réfugier dans un camion qu’une voiture avec des hommes voulant la tuer débarque. Ce n’est pas trop un souci pour elle : elle réussit à se débarrasser de cette nouvelle voiture grâce à un peu de ruse, une fusée de détresse et les munitions de ses ennemis qui s’allument bien vite une fois en contact avec le feu.

C’est dingue, mais je sens que dans la vraie vie, ça ne marcherait pas si facilement. En attendant, ça permet au duo Steven/Layla de reprendre la route, parce que bien sûr, Steven est encore en vie et tout va bien finalement. Enfin, il y a un truc qui ne va pas : Marc veut reprendre son corps. Layla essaie bien sûr d’insister pour aller dans ce sens aussi, mais Steven a la bonne idée de lui expliquer que Khonshu a disparu, et Marc avec.

Maintenant qu’il n’a plus le costume, ça paraît assez logique à Layla pour être vrai – et elle n’est pas heureuse de savoir que les deux hommes dans sa vie ont pu prendre une telle décision sans la consulter. Pas de surprise jusqu’ici, c’est toujours pareil. Par contre, Steven se lance donc dans une mission compliquée et risquée avec Layla, sans costume et sans compter sur Marc.

Ce dernier n’arrête pas de se manifester à travers les miroirs pourtant, mais Steven lui fait prendre conscience qu’il n’a vraiment pas l’intention de compter sur lui. La discussion avec le miroir est sympa, surtout qu’elle permet aussi à Marc de comprendre que Steven est en train de tomber amoureux de Layla. C’est assez réciproque, en plus, et Steven se sent donc forcé de lui expliquer que Marc était encore amoureux d’elle mais avait peur que Khonshu fasse d’elle son avatar.

Si ce n’est pas mignon, tout ça. Tant d’honnêteté mène à un premier baiser entre Layla et Steven. Reste à savoir si on considère que c’est une relation extra-conjugale ou non, puisqu’elle est techniquement avec le corps de son mari. Je ne sais pas : ce n’est pas une question que la série pose pour le moment, pas dans ces termes, pas aussi clairement, mais c’est là que mon esprit erre pendant l’épisode.

Je suis moins dedans sans savoir exactement pourquoi. Disons que ça ressemble un peu trop à une série d’exploration. Cela dit, ça passe bien ce voyage en Egypte pour le début des vacances estivales. Quant à Layla et Steven, ils sont en mission suicide, c’est donc sans surprise qu’ils en profitent pour apprendre à se connaître et parler du père de Layla ?

J’ai envie d’aimer la série, mais ce genre de scène est vraiment artificielle et n’arrive pas à me convaincre. Le couple est en exploration, ils sont pressés par le temps, mais ils passent deux minutes bloqués dans la même pièce à parler de son père ? Je ne suis pas spécialement convaincu, hein. Ils dessinent ensuite dans la poussière l’œil d’Horus car apparemment, ils sont dans un souterrain qui en a la forme.

Ils en arrivent à la conclusion que le dernier avatar d’Ammit avait été un pharaon, et que comme l’avatar est la voix de la déesse, son tombeau se trouve forcément dans la partie de l’œil symbolique représentant la langue. S’ils nous disent que c’est logique, ça doit l’être, et mieux vaut ne pas poser trop de questions. Ils comprennent par contre rapidement qu’ils ne sont pas les premiers à passer par là quand ils découvrent du sang frais et des trainées de sang et d’os allant dans la même direction qu’eux.

Clairement, Steven commence à regretter son choix de mission suicide, même s’il ne le dit pas aussi explicitement. Alors qu’il cherche un autre moyen d’accéder au bout du chemin, il découvre tout un tas de jolies choses bien dégoûtantes comme des peaux de serpents ou du sang… mais ça l’intéresse pour la science.

Par contre, il en oublie de chercher une sortie et il va vite le regretter : quelques coups de feu sont tirés par les hommes d’Harrow et une étrange créature débarque alors dans la crypte où ils sont. Le moment est angoissant car Layla n’a pas vraiment de lieux où se cacher. Elle y arrive tout de même alors que la créature éventre un homme sur l’autel de la crypte. Oui, la série tourne étonnamment au film d’horreur d’un seul coup.

C’est finalement Steven qui est repéré par la créature quand Layla bouge, et ça permet au couple de créer des diversions efficaces. La créature ne cherchait qu’un seul d’entre eux après tout, donc c’est bien normal qu’elle se fasse avoir. Malheureusement, le couple se sépare et ça vire encore plus à l’horreur pour Layla : elle se déplace comme elle peut dans le souterrain et comprend vite qu’elle est recherchée par au moins une créature. Vraiment, ça fait film d’horreur de voir la main de la créature sortir de nulle part ou de voir Layla être happée dans la pénombre.

C’était une scène plus efficace que les autres de la série, en tout cas. L’arme fétiche de Layla lui permet heureusement de s’en sortir : c’est avec une fusée de détresse dans l’œil de la créature qu’elle parvient à venir à bout de celle-ci… Pour mieux se retrouver face à face avec Harrow. Et pendant qu’elle vit tant d’action, Steven, lui, retrouve la tombe perdue d’Alexandre le Grand. Rien que ça.

C’est un peu plus intéressant que ce qu’il se passe du côté de Layla où on en revient encore à son père le grand archéologue. Oui, évidemment, son père était renommé et évidemment, Harrow le connaît ; évidemment, Harrow sait appuyer où ça fait mal pour Layla, soulignant qu’elle connaît enfin la vérité que son père rêvait : les dieux égyptiens vivent encore aujourd’hui… Encore un truc qui va être compliqué pour le MCU, en vrai, ça part trop dans tous les sens ces mythologies.

Mais comme toujours, c’est la dimension personnelle qui est intéressante pour la série : Harrow recentre tout ça sur Layla et son père, assassiné par des mercenaires intéressés par la mythologie égyptienne. Et si Marc avait tué le père de Layla ? Voilà donc où nous en sommes. On veut vraiment leur mettre des bâtons dans les roues à ce couple, dis donc.

En tout cas, le doute germe en Layla et c’est embêtant pour elle. Elle continue de faire comme si de rien n’était, mais il est évident que ça va désormais la travailler, quand de son côté Marc retrouve en premier Ammit dans le cadavre d’Alexandre le Grand. Rien que ça. Il est tout heureux de partager sa découverte à Layla… mais celle-ci veut des réponses sur son père. Elle se débrouille donc pour parler à Marc – comprenant alors qu’il est encore en vie ? Il me semblait que non.

Peu importe : Marc reprend le contrôle sur Steven à ce moment-là et plutôt que de s’enfuir, le couple partage un moment d’émotion sur la mort du père de Layla. Evidemment, Marc n’est pas le tueur : il est simplement celui qui a amené son partenaire sur le lieu de fouille du père de Layla, et c’est le partenaire qui a tué le père après.

Soi-disant, Marc essaie de lui avouer la vérité depuis qu’il l’a rencontrée, mais c’est un peu gros cette affaire. Je ne le crois pas tellement. Pas le temps d’en discuter plus longuement de toute manière : les hommes d’Harrow finissent par arriver au tombeau d’Alexandre le Grand eux aussi. C’est d’une lourdeur tout ça : la scène aurait pu être facilement évitée si, une fois de plus, le couple n’avait pas pris tout son temps.

Toutefois, elle ne l’est pas. Cela mène donc à une scène où Marc met KO trois disciples d’Harrow… avant de se faire tirer dessus par le gourou, et plutôt deux fois qu’une tant qu’à faire. C’est toutefois le héros de la série, donc on se doute bien que ça ne se terminera pas simplement sur cette scène puisqu’il reste deux épisodes. Marc tombe donc dans l’eau derrière le tombeau, puis dans un grand abîme. Allez comprendre.

La série s’amuse à le faire tomber dans l’oubli, avant de nous transformer tout ça en un film des années 90. Nouveau format d’image, petit côté Indiana Jones et changement total de ton. Il s’agit d’un film montré aux patients… d’un asile psychiatrique. Allons bon. Le héros du film, explorateur, s’appelle Steven Grant et l’hôpital est d’un blanc immaculé qui fait mal aux yeux, franchement. Sans trop de surprise, on y retrouve Steven/Marc en tant que patient. Il y a également Layla parmi les patients.

La série part en vrille. Cela faisait un moment que l’on n’avait plus vu une série repartir dans le délire de l’hôpital psychiatrique, et ça marche sacrément bien avec celle-ci : le héros est clairement schizophrène et parle aux reflets après tout. Il a aussi une figurine qui ressemble fort au costume et les pieds attachés. Harrow ? C’est évidemment le psychiatre qui s’occupe de ce patient obsédé par les films VHS qu’il regarde.

C’est too much comme plot twist, par contre, surtout à ce stade de la série. Ils ont trouvé de quoi combler l’épisode 5 avant la fin de saison, j’imagine. Pourquoi pas ? Le problème, c’est que même s’il y a plein d’explications rationnelles à toute la saison dans le bureau du Dr Harrow, il est difficile d’y croire dans un monde Marvel. Et rapidement, toute cette histoire d’hôpital psychiatrique réveille les peurs de Marc quand il se rappelle qu’Harrow lui a tiré dessus.

Il fait alors tout ce qu’il peut pour se barrer du bureau, quitte à ramper au sol en bavant, quitte à mordre une infirmière et en frapper un autre dans l’entrejambe. La fuite prend alors des allures surnaturelles quand le couloir se met à bouger tout seul ou quand Marc retrouve un tombeau égyptien. A l’intérieur de celui-ci, il y a Steven qui cherche à s’échapper, évidemment.

On en arrive alors à une scène excellente où les deux facettes de la même personnalité se souviennent du coup de feu d’Harrow. Ils ne prennent pas le temps de parler plus longtemps qu’ils cherchent à s’enfuir pour mieux que la série tombe dans un délire bien différent quand un… euh ? Hippopotame ? leur dit bonjour. La scène est drôlement comique, et ça fait un excellent cliffhanger. Je préfère largement un épisode se terminant sur ce genre de grand délire posant question, je vous le dis.

Moon Knight – S01E03

Épisode 3 – The Friendly Type – 16/20
Ce n’est définitivement pas mauvais et j’ai du mal à comprendre certaines critiques que j’avais pu apercevoir concernant cette série, mais ce n’est pas non plus aussi excellent que ce que j’aimerais. Le principal problème de la série vient du fait que la saison ne dure que six épisodes : elle ne prend pas le temps de poser clairement les enjeux ou de savourer ce qu’elle a déjà réussi à mettre en place qu’il faut de nouveau tout bouleverser. Et c’est un peu trop rapide pour qu’on le savoure nous aussi.

Spoilers

Marc est désormais au Caire et cherche à retrouver Harrow avant qu’il ne soit trop tard.

I thought he talked.

Je sais déjà que je ne finirai pas la série avant mon avant-première de Thor finalement, mais ce n’est pas ça qui m’empêche d’avoir envie d’essayer d’avancer autant que possible dans cette mini-saison. Cet épisode 3 commence de manière déroutante. Désormais qu’on a envie d’être là pour en apprendre plus sur Steven, nous reprenons en effet par une scène où Layla explique qu’elle a pu le retrouver, qu’il est au Caire pour de mauvaises raisons et qu’elle n’est pas une voleuse car elle vole ce qui l’a déjà été.

Bon, pourquoi pas ? Elle parle à une femme qu’on ne connaît pas mais qui l’aide à se faire un faux passeport pour se rendre elle aussi au Caire. Cette scène de préparation permet de mieux connaître Layla, mais ça ne nous aide pas forcément à comprendre les enjeux de cette saison, contrairement à la fin de l’épisode précédent. C’est le principe des séries d’avoir des scènes qui développent d’autres choses, je sais bien, mais l’intérêt de la scène est pour l’instant assez minime.

Pendant ce temps, au Caire, le méchant de la saison utilise le scarabée pour s’approcher du tombeau tant convoité d’Ammit. Ce n’est pas spécialement une surprise puisque c’était son plan, mais j’étais étonné de voir qu’il avait amené avec lui tant de gens pour assister à sa réussite.

Il est tellement confiant d’ailleurs qu’il ne s’inquiète pas du tout de la présence de Marc au Caire. Pourtant, ce dernier mène sa petite vie de son côté et se bat sur les toits du Caire. La scène est plutôt à son avantage, jusqu’à ce que Steven lui parle en plein milieu du combat, à travers le reflet de la lame d’un de ses ennemis.

Là-dessus, la série a la bonne idée de nous faire le schéma inverse du premier épisode : Marc a un trou de mémoire car Steven prend le dessus… mais nous ne savons pas ce qu’il se passe. C’est frustrant maintenant qu’on connaît le principe de voir que la série continue de nous garder dans le flou, mais on se doute assez vite qu’il y a autre chose à deviner.

En effet, en cours d’épisode, on comprend assez vite que Marc veut absolument retrouver Harrow quoiqu’il en coûte et que dans ses absences, il réussit à faire encore plus peur aux hommes contre qui il se battait. Et quand je dis homme, j’exagère un peu, car l’un d’eux est un ado. La première fois que Marc se réveille, il est dans un taxi et on dirait bien que Steven a trouvé un moyen de se barre sans problème.

La deuxième fois en revanche ce n’est plus du tout le cas : Marc se réveille un poignard planté dans le corps d’un de ses ennemis. Steven jure qu’il n’a rien fait et il reproche à Marc de suivre tout ce que Khonshu lui dit de faire. Le rythme est très bon dans l’épisode et ce nouveau mystère quand on pensait avoir tout percé est plutôt bienvenue. En revanche, Marc n’écoute pas assez Steven et c’est frustrant.

Autant il fait tout ce que dit Khonshu quitte à provoquer le suicide d’un gamin, autant il ne se pose pas de questions sur Steven qui serait d’un coup un meurtrier. Ce n’est pas bien crédible, pas plus qu’il n’est crédible de voir Steven oublier très vite les meurtres pour être simplement heureux de visiter l’une des pyramides. Khonshu permet en effet à Marc d’accéder à la pyramide après avoir envoyé un message aux autres dieux.

Un message ? Juste une éclipse imprévue qui freine un peu les hommes d’Harrow, mais pas trop. À l’intérieur de la pyramide, Marc rencontre Yatzil, l’avatar de la déesse égyptienne de la musique, Hathor. Ce n’est qu’un début : très rapidement, tous les avatars des dieux égyptiens se réunissent pour un jugement hâtif de Khonshu. Oula. La série part en vrille avec cette scène, en vrai, je ne vois pas bien d’où ça sort et où ça mène.

C’est tout le problème d’avoir six épisodes : l’équilibre doit sans cesse être retrouvé alors que l’histoire avance à toute vitesse. Ce procès contre Harrow demandé par Khonshu permet au moins à Khonshu de réussir à faire ce qu’il souhaitait : il fait convoquer Harrow bien vite. Par contre, j’adore Oscar Isaac dans ce rôle, mais cette manière de hurler les répliques de Khonshu, ça n’était pas top du tout. Du coup, entre ça et les paroles très calmes d’Harrow face aux dieux et aux accusations, Khonshu passe pour un idiot fini.

Ce n’est pas compliqué pour Harrow de souligner que Khonshu est dans un avatar compliqué, avec un homme schizophrène. Cela joue en sa faveur auprès des dieux, surtout que Khonshu est énervé par la situation au point d’utiliser la violence. Le procès n’est donc pas en sa faveur, et les dieux demandent à parler à Marc. Comme celui-ci reconnaît qu’il ne va pas bien, les dieux laissent tomber les charges retenues contre Harrow et… ignorent totalement Marc leur demandant d’arrêter cet ennemi ?

Je trouve ça quelque peu abusé comme avancée dans l’épisode, surtout qu’on enchaîne par Yatzil qui explique à Marc comment mener à bien sa mission de stopper Harrow dans la résurrection d’Ammit que personne ne veut… Mais dans ce cas, pourquoi ne pas l’avoir écouté ? Pourquoi le fait d’aller mal discrédite-t-il forcément les propos de Khonshu ?

C’est assez énervant, mais on passe vite à autre chose quand Marc retrouve sans trop de surprise Layla sur le marché du Caire. On savait qu’elle arrivait, lui non. Il est donc énervé que Khonshu puisse la repérer bien vite, mais ça ne change rien à l’intrigue pour autant. Cela change un peu la relation entre eux : Layla est contente de le voir s’excuser, mais rappelle qu’elle n’est pas là pour lui. Evidemment. C’est pourtant désormais la préoccupation principale des scénaristes : la relation entre Marc et Layla – et Steven.

Et pour la première fois de la série (en même temps, c’est l’épisode 3), Marc et Layla partagent une scène qui nous permet de voir pourquoi ils étaient un couple fonctionnel, avec une vraie conversation et de la communication sur les sentiments de tout le monde. Heureusement qu’ils avaient un voyage en bateau à faire, ça aide tout de même. Cela permet aussi de petites incursions culturelles en Egypte – et ça me rappelle un peu le déséquilibre qu’on retrouve depuis dans Ms Marvel, avec des incursions culturelles qui n’ont rien à voir avec le propos et sont déstabilisantes car pas forcément justifiées.

Bref, il est temps pour la série de faire intervenir Gaspard Ulliel. Je savais pourtant qu’il était là, mais j’avais oublié avec ces deux premiers épisodes. Il joue le rôle de Mogart, un collectionneur fan d’équitation et pote de Layla qui a pile ce dont Marc a besoin. Le problème pour Marc, c’est que ça se passerait mieux pour lui si Steven était là en train de vérifier le contenu de ce que le collectionneur lui montre.

Layla le sait bien et lui explique, mais c’est en vain : Marc refuse de rendre le corps à Steven pour examiner le sarcophage de Senfu, capable de le mener à la tombe d’Ammit. Un peu de chantage plus tard, Steven l’aide finalement, mais ça n’est toujours pas à l’avantage de Marc : les gardes du corps d’Anton Bogart, le collectionneur, le voit toucher à l’intérieur du sarcophage et la tension escalade bien vite entre tout le monde.

Il n’en faut pas plus pour qu’Anton ne fasse plus confiance du tout à Layla et Marc. C’est d’autant plus problématique qu’Harrow a la bonne idée de choisir ce moment pour débarquer et convaincre Anton qu’il peut lui offrir bien plus que Marc.

Et comme preuve, il a le scarabée et les pouvoirs d’Ammit. Khonshu ne supporte pas ce qu’il se passe et ordonne à Marc d’utiliser le costume. Il met un peu de temps à le faire, mais une fois que c’est fait, il est d’un coup plus badass. Le costume est pare-balle et peut même protéger Layla pendant qu’elle pille le sarcophage. Marc, lui, utilise le costume de Moon Knight et découvre un peu le problème d’avoir une cape ou une double personnalité. Steven essaie en effet de calmer le jeu, mais quand il reprend le corps, ça ne sert qu’à se faire transpercer par quelques lances ennemies.

Autant dire que ce n’est pas un franc succès. Layla est plus efficace que Steven, elle, et elle a moins de remords à s’en prendre aux hommes d’Anton.

Seulement voilà, Anton n’apprécie pas tout ça et s’en prend à Layla. C’est la pire idée : il énerve ainsi Marc qui s’énerve contre lui et sauve Layla de justesse, blessant Anton qui s’en va tout de même vers d’autres cieux. Allez, on se retrouvera à l’épisode suivant. En attendant, Gaspard Ulliel était quand même un excellent acteur.

Bon, en tout cas, la fin de tout ça est plus positive pour nos héros : ils récupèrent ce qu’ils voulaient dans le sarcophage avant de s’en aller se disputer comme un vieux couple dans une voiture ; ignorant au passage qu’ils sont suivis par un des disciples d’Harrow. Cela n’en finit plus !

Et en même temps, tout s’enchaîne tellement que le puzzle autour d’Ammit n’est pas si clair que ça quand on y arrive : on voit bien qu’ils sont sur une piste, mais c’est frustrant de ne pas pouvoir les aider à résoudre ce qu’ils essaient de résoudre – ou au moins tenter de notre côté quoi. Après, le but, c’était surtout de montrer une fois de plus le talent d’Oscar Isaac à passer d’un personnage à l’autre – et merci la possibilité de changer d’accent pour ça, hein.

Ce n’est pas du Tatiana Maslany non plus, mais c’est efficace. Et Steven l’est aussi, résolvant le puzzle en deux temps trois mouvements. La solution n’est pas si efficace quand la technologie a ses limites aussi : la solution donne le plan d’une constellation, mais les étoiles bougeant, ça ne permet pas à Steven et Layla d’avoir une idée précise du lieu où se rendre.

Par chance, Khonshu a une bonne mémoire et peut ramener les étoiles à leur position initiale. Cela demande toutefois un sacrifice qu’il n’explicite pas et qui supposera pour lui de devoir accepter que Marc le libère ?

Allez comprendre ce que ça veut dire exactement. Une chose est sûre : Khonshu bouge vraiment les étoiles du ciel égyptien et ça fonctionne assez pour trouver la solution au problème ; tout en offrant de jolis effets spéciaux à regarder. En revanche, ça attire aussi l’attention des dieux égyptiens qui se réunissent à nouveau. Khonshu souffre très clairement de la prière qu’ils font. Il finit par se décomposer à la Thanos, laissant Steven très affaibli : Khonshu devra effectivement être libéré car il est enfermé dans une statuette désormais. Steven tome inconscient, lui.

Harrow, par contre, sort plutôt victorieux de cette affaire : les dieux expliquent qu’Harrow avait raison à son propos et que c’est pour ça qu’ils ont décidé de l’enfermer dans la pyramide, comme de nombreux autres avant lui. Une fois seul avec la statue de Khonshu, Harrow est donc tout content de pouvoir se vanter d’être heureux d’avoir pu provoquer la douleur quand il était sous l’influence de Khonshu.

Il se vante aussi d’être sur le point de faire ce que Khonshu n’a jamais pu faire – et le remercier de la victoire qu’il lui doit. Evidemment.

Mes cinq nouveautés préférées du premier semestre 2022

Je diffuse enfin cet article écrit la semaine dernière… Vu tout le retard que j’ai dans mes articles, personne ne m’en voudra, hein ?!


Salut les sériephiles,

Cette semaine, Tequi nous propose un thème de TFSA qui a bien failli me donner du fil à retordre tellement je ne pouvais pas y répondre à défaut d’avoir assez de découvertes cette année… Tant pis, je triche un peu, à quelques jours près, et je peux proposer cinq nouveautés de l’année 2022 dans l’ordre de préférence qui convient.


  1. How I met your father

Sophie raconte à son fils adulte comment elle a rencontré son père, en 2022.

C’est vraiment le signe que je n’avais que cinq séries à portée de main : ce reboot/revival est une catastrophe ambulante. Le casting est constitué à 80% d’acteurs que j’adore, mais la mayonnaise ne prend jamais avec un humour très lourd qui essaie trop de se convaincre lui-même qu’il est drôle alors qu’il paraît sortir du début des années 2000. Un rendez-vous manqué. Espérons que la série s’améliore en saison 2 (j’ai d’ailleurs sur mon ordinateur un article sur le sujet à publier).

Voir aussi : How I met your father peut-elle réussir sa saison 2 ?


  1. The Cleaning Lady

La vie d’une infirmière immigrée forcée de travailler comme femme de ménage, qui se retrouve à s’associer avec  un mafieux afin de sauver son fils, atteint d’une maladie grève.

Je n’ai pas vu toute la saison, m’arrêtant finalement très tôt dans cette histoire… mais c’est une très bonne nouveauté de network qui mériterait que je me repenche sur son cas. Elle est en tout cas un bon concentré d’action et de scènes sympathiques, malgré un manque de subtilité ou de réalisme assez évident. Ce n’est pas forcément ce qu’on demande à une nouvelle série après tout : elle est un divertissement qui fonctionnait bien – mais pas assez pour que je la poursuive aussi assidument que je l’aurais voulu.

Voir aussi : De mauvais choix de séries ?


  1. The Book of Boba Fett

Une histoire sur la survie de Boba Fett après son crash – et bien après sur comment il s’impose comme chef de mafia, en gros ?

Je ne suis pas forcément un immense fan de l’univers Star Wars, mais je l’aime suffisamment pour avoir envie de découvrir les séries quand il y en a. Alors oui, il y a celle sur Obi-wan que je n’ai pas encore commencée, mais j’ai pris le temps de voir tout Boba Fett et… Comment dire ? Je suis mitigé. La saison est très courte, perd vite de vue son personnage principal, propose carrément un épisode d’une autre série au milieu de sa saison et se termine sur un final un peu cringe et manquant bizarrement de budget. Malgré tout, elle obtient la troisième place pour ses effets spéciaux magnifiques et pour son intrigue qui a fini par me convaincre. Il fallait lui laisser le temps, j’imagine. D’ailleurs, en parlant de temps, je triche car le premier épisode est sorti en 2021… Le 27 décembre. Franchement, c’est bon, je considère que c’est 2022 (juste parce qu’il m’en fallait cinq).

Voir aussi : L’incroyable deepfake du Book of Boba Fett


  1. Ms Marvel

La série, je l’attendais au tournant, persuadé que j’allais être méga fan de Kamala. Je n’ai lu que quelques comics, alors je ne pouvais pas être déçu des libertés de l’adaptation… mais je l’ai finalement un peu été par le fourre-tout qu’était la série parfois du côté de ses intrigues. En six épisodes, elle a voulu raconter trop de choses différentes et s’attaquer à des aspects tellement différents – culture, série ado, intrigue de super-héros… – qu’elle a fini par être trop déséquilibrée pour être géniale. Pour autant, c’est une très bonne série, que j’ai suivi de manière (presque) hebdomadaire avec plaisir. J’ai hâte de retrouver le personnage en 2023 dans un film et j’aime beaucoup la série malgré ses défauts.

Voir aussi : Ms Marvel est musulmane, et alors ?


  1. Moon Knight

Assez étonnamment, c’est cette série qui prend la première place. Je ne pariais tellement pas dessus que je n’ai pas pris le temps de la suivre de manière hebdomadaire pourtant ! Et pourtant, je l’ai terminée aujourd’hui en voyant quatre épisodes d’un coup. Peut-être que ce binge-watching explique pourquoi je la place en premier, mais même sans ça, j’ai trouvé que la série était capable de présenter une intrigue vraiment intéressante. Elle a les mêmes défauts que Ms Marvel, mais elle présente tout de même un peu moins de choses différentes… et surtout, elle part en délire totale autour de l’épisode 4. Si la saison est tout de même trop courte, j’ai beaucoup accroché à l’histoire de Steven (et Marc), aux effets spéciaux et à l’ensemble de cette saison.

Voir aussi : A-t-on fait le tour du Marvel Cinematic Universe ?


Et voilà pour mon classement des saisons 1 sorties lors des six premiers mois de 2022… Vraiment, je suis passé à côté des meilleures (Severance par exemple) et je le sais. On fait ce qu’on peut !

Moon Knight – S01E02

Épisode 2 – Summon the Suit – 16/20
Je suis rassuré de voir que la série ne perd pas de temps à mettre en place son intrigue, parce que le début d’épisode souffrait encore de quelques longueurs. Pourtant, en cours de route, le rythme s’accélère et des réponses sont données, juste assez pour que l’on puisse se faire une vraie idée de ce qu’il se passe. La fin d’épisode donne bien plus envie de continuer la série, et comme j’en ai déjà vu un tiers, je devrais la finir.

Spoilers

Steven se réveille dans son lit après l’attaque au musée. Il entend bien comprendre ce qui lui arrive cette fois.

You’re not alone.

ENFIN ! Le générique Marvel Studios est là ! Oui, il m’en faut peu, mais ce générique me fait de l’effet et j’en ai marre d’entendre que c’est mieux de passer les génériques alors je le dirais à chaque fois, à chaque critique, c’est comme ça.

Le début d’épisode est plutôt énervant, parce qu’on en revient à un réveil supplémentaire de Steven. Toujours accroché à son lit par des sangles, cet abruti les oublie et s’explose la face au sol. Bon, peu importe, l’essentiel est ailleurs : Steven se rend au plus vite au musée pour savoir ce qu’il en est. Le problème, c’est qu’il n’en est rien.

Il regarde les bandes de vidéosurveillance avec le gardien du musée pour mieux s’apercevoir qu’il n’y a rien d’autre que lui dessus. Le molosse était d’après Steven un loup d’Egypte, mais il n’apparaît pas sur les vidéos, ce qui fait que le dégât des eaux des toilettes (mouais ?) est entièrement de sa faute. Il est rapidement renvoyé dans une scène où c’est de nouveau l’humour qui prime. Le problème, c’est que la série prend à nouveau son temps quand on aurait préféré plutôt avoir de l’action après la scène finale de l’épisode précédent.

Seulement voilà, Marc ne répond plus à Steven quand il se regarde dans le miroir. Il n’a donc pas le choix : il mène à nouveau l’enquête seul. Une fois viré, il se confie à un mime londonien sur ce qui lui arrive et ça lui donne l’idée de chercher à savoir à quoi sert la clé de Marc qu’il a trouvé avec le téléphone dans l’épisode précédent.

Il trouve assez vite la réponse : cela mène à un box où il trouve un lit, un sac avec de l’argent, un flingue et surtout un passeport au nom de Marc Spector. Celui-ci n’a plus trop le choix que d’intervenir à nouveau et de répondre aux questions de Steven. En théorie. En pratique, il essaie encore de la manipuler, alors même que c’est Steven qui semble avoir le pouvoir. Après tout, il a le fameux scarabée/compas en main et il est au contrôle de son corps.

Quand Marc lui demande d’aller dormir, c’est donc tout naturellement que Steven refuse. Mac finit donc par lui expliquer qu’il est un avatar de Khonshu, son maître. Ah, des explications. Je ne dis pas qu’elles sont satisfaisantes, je dis en revanche qu’elles sont essentielles et qu’elles auraient été bienvenues aussi dans le premier épisode.

Khonshu est le dieu égyptien de la lune, et il a donc un gardien pour lutter contre les malfaiteurs. C’est bien logique, mais dans le monde de Steven, ce n’est pas ça. Il ne semble pas si inquiet de ce qui lui arrive, il ne fait jamais le lien avec les super-héros Marvel, alors qu’il connaît plein de références culturelles. C’est énervant. Bon, en tout cas, il est inquiet d’être un criminel alors il décide de se rendre à la police.

Cela ne plaît pas du tout à Khonshu qui se met à le poursuivre, jusqu’à nous faire crier Steven – c’est parfait pour le Bingo Séries – qui finit par tomber dans la rue au moment où passait… Layla, comme par hasard. Elle tombe à pic, franchement. Elle a un milliard de questions elle aussi, comme nous, se demandant notamment s’il avait été enfermé sans le costume. Au détour de la conversation, elle nous apprend qu’elle est mariée à Marc, et ça perturbe Steven.

Il nous la ramène rapidement chez lui où il est harcelé par un Marc qui ne souhaite pas du tout que Layla apprenne qui il est. Il est aussi hors de question pour Marc que Layla tombe sur le scarabée, bien sûr. Avant qu’elle ne le fasse, c’était inévitable, elle découvre que Marc est persuadé d’être Steven (ou l’inverse ?) et qu’il est fan de la même poétesse qu’elle. Il parle aussi français, comme elle, et peut déchiffrer les hiéroglyphes, comme elle. Bref, ils ont une belle alchimie.

Ils sont toutefois rapidement stoppés par l’arrivée d’agents fédéraux. C’est du moins comme ça qu’ils se présentent… mais bon, Kennedy et Fitzgerald ? Steven est sacrément con, tout de même.

En plus, il refuse toujours que Marc lui vienne en aide alors qu’il sait désormais qu’il est en contact avec Khonshu, sous contrat avec lui et qu’il a tout intérêt de faire ce que Khonshu veut. Je veux dire, c’est un dieu, et il fait peur. Bref, les agents fédéraux trouvent rapidement l’argent, accusent Steven de vol et découvrent son passeport avec un faux nom. Ils l’arrêtent donc et l’emmènent aussitôt… ben, pas au commissariat.

Quelle surprise : les agents fédéraux sont en fait des membres de la secte qui l’emmène au QG du gourou, Harrow, à Londres. Celui-ci tente cette fois-ci une approche différente. On sait bien que c’est le méchant de la série, mais il essaie de se faire passer pour le gentil. Lorsqu’il touche Steven, ce dernier est capable de voir Khonshu. C’est assez amusant, parce que Khonshu lui demande de tuer le gourou, mais ça s’explique : Harrow est l’ancien avatar de Khonshu.

Il le connaît donc par cœur et il l’explique à Steven, avec un petit cours de mythologie égyptienne aussi. Ainsi, on apprend que Khonshu punit les criminels après le crime, alors que lui a désormais décidé de servir Ammit, qui punit ceux qui feront le mal aussi dans le futur. C’est plus simple à ses yeux, plus problématique aux yeux d’autres. De toute manière, Steven se retrouve coincé dans une situation qui le dépasse largement.

Marc essaie en permanence de reprendre le contrôle, Khonshu souhaite voir Harrow mourir et celui-ci défend son point de vue, tout en expliquant qu’il a vraiment besoin de retrouver le scarabée. En effet, le scarabée est aussi une boussole menant au tombeau d’Ammit. Cela lui permettrait de la ressusciter, et donc de mener son projet à terme. Pour cela, il a aussi une relique d’Ammit, une canne, qui lui permet d’utiliser une partie de son pouvoir – et de menacer Steven pour obtenir ce qu’il veut.

Celui-ci ne craque tout de même pas si facilement et ne révèle pas l’emplacement du scarabée. Par contre, Layla, qui s’était cachée à l’arrivée des « agents fédéraux », débarque avec et lui demande d’invoquer le costume. Le problème cette fois-ci, c’est que Steven n’a aucune idée de ce dont elle parle et ne peut donc pas faire grand-chose pour l’aider. Le plan est alors de s’enfuir, tout s’enfuir.

C’est plutôt logique comme plan d’action, mais ce n’est pas si efficace quand Harrow appelle derrière eux une nouvelle créature de la mythologie égyptienne pour les chasser. Il est assez vite révélé que la créature est invisible aux yeux de tous, sauf de Steven. Celui-ci ne peut toutefois pas vraiment se battre contre elle tant qu’il n’a pas le costume, qu’il appelle finalement quand il se fait jeter à travers une fenêtre.

Le costume qui arrive est un simple costard, mais avec un masque qui protège suffisamment Steven pour qu’il survive à une chute autrement mortelle. Il a eu la bonne idée de l’appeler pile à temps, même si Marc se moque pas mal de ce costume. La bataille contre la bête continue toutefois, celle-ci cherchant à récupérer le scarabée.

En toute logique, Layla finit elle aussi par débarquer pour venir en aide à Steven, et le combat finit par les mener dans la rue où plein de passants risquent d’être blessés par la créature qui s’acharne sur eux, allez savoir pourquoi. Steven laisse alors le contrôle à Marc, et ça marche tout de suite beaucoup mieux. Marc invoque le bon costume, puis escalade un immeuble. Oui, cette fois, nous avons vraiment le droit de suivre tout ce que fait Marc, et c’est intéressant parce qu’il est sacrément agile dans sa manière d’emmener le monstre invisible aux yeux des londoniens le plus loin possible d’eux.

En deux temps, trois mouvements au-dessus des immeubles de Londres, la bête est sacrifiée et tout est bien qui se termine bien. Ou pas : Marc se rend compte qu’il n’a pas le scarabée sur lui. Pire que tout, Harrow récupère ainsi le scarabée des mains d’un SDF qui vient de le trouver sur le lieu du crash de Steven quelques instants plus tôt. Au moins, Lalyla a le temps d’apercevoir ce qu’il se passe, mais pas d’agir : la balance d’Ammit condamne bien vite le pauvre SDF qui n’avait rien demandé.

De son côté, Steven est désormais prisonnier des miroirs et regarde Marc péter un câble après la perte du scarabée. Un dialogue s’établit entre les deux hommes prisonniers du même corps, et il faut encore nous expliquer ce qu’il s’est passé exactement pour en arriver là. Le pauvre Steven est vraiment un prisonnier qui n’a plus le droit de sortir, et Marc se fait un plaisir de le lui expliquer qu’ils ont échangé leur place pour l’instant.

Marc explique aussi que Khonshu aimerait faire de Layla sa prochaine avatar, mais ça ne satisfait pas Steven comme explication. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que Marc pète un câble et explose le miroir dans lequel il lui parlait. Khonshu débarque alors pour reprocher à Marc son incapacité à gérer le corps de Steven.

Il l’informe aussi qu’Harrow a pris possession du scarabée, puis renouvelle sa menace de faire de Layla sa prochaine avatar, ce qui nous confirme qu’elle est vraie cette menace. Au détour d’une réplique, on nous dit aussi que Marc était sacrément faible quand il a été choisi, presqu’un cadavre. Cela ne nous dit pas exactement comment ça fonctionne, mais c’est une information de plus à prendre. Khonshu emmène ensuite Steven et Marc en Egypte. C’est un bon cliffhanger, même si je ne sais pas trop pourquoi Marc se bourre autant la gueule avant d’aller accomplir sa mission qui sera probablement d’arrêter Harrow dans son ouverture du tombeau d’Ammit.