She-Hulk: Attorney at Law – S01E03

Épisode 3 – The People vs. Emil Blonsky – 18/20
L’épisode est parvenu à me surprendre par sa construction, ses intrigues et le traitement du fil-rouge de ces trois premiers épisodes qui n’était pas du tout celui que j’attendais en le lançant sur Disney +. Tatiana Maslany est bourrée de talents et le prouve une nouvelle fois, les guests-stars de la série en font une pépite et on ne s’ennuie pas devant cet épisode qui m’aura fait beaucoup rire. Bref, c’est une réussite, tout simplement.

Spoilers

Jennifer doit trouver une nouvelle défense pour Blonsky.

Just remember whose show this actually is.

Le précédent épisode était il y a une semaine, mais depuis, je suis parti en vacances et j’ai repris le boulot à la fois, alors autant vous dire que j’ai l’impression qu’une vie entière s’est déroulée ! En plus, j’ai aussi vu pas mal d’épisodes ces derniers jours, il faudra que je vous en parle d’ailleurs. Avant ça, je reprends évidemment le visionnage de She-Hulk, histoire de rester à jour autant que possible dans cette série que j’aime déjà beaucoup après deux épisodes. De toute manière, tout ce qui a le générique Marvel Studios me motive à fond.

Et ça reprend à fond la caisse, avec une Jennifer qui va confronter Blonsky sur son évasion. Forcément, elle est très énervée d’être prise une idiote puisqu’il lui avait assuré ne pas vouloir s’échapper. Il continue de le faire, expliquant qu’il a simplement été forcé d’agir par Wong. Rien que ça. J’aurais dû le voir venir, mais là pour le coup, on se retrouve avec une série qui enchaîne les invités de prestige.

Par conséquent, on enchaîne très vite sur un quatrième mur brisé de la manière la plus géniale possible avec Jennifer qui lâche son volant pour assurer qu’elle sait bien qu’on attend tous Wong mais que bon, c’est sa série à elle et que, c’est peut-être bon du côté des invités prestigieux, on a fait le tour. La série déchire dans ses caméos depuis deux épisodes, Wong, ça ferait beaucoup… Mais la manière qu’elle avait de le dire confirmait juste qu’il allait arriver. C’est dingue.

En attendant, dans les médias, She-Hulk est critiquée aussi pour son nom, parce qu’elle copie les super-héros masculins. C’est beaucoup de bullshit, et aussi beaucoup de tweets qui ressemblent à des réactions ayant pu exister lors de l’annonce de la série. C’est un poids lourd à porter pour Jennifer, mais elle s’en sort plutôt bien. Bien sûr, Nikky est toujours là pour l’aider à gérer sa carrière. Non seulement elle envoie des sextos à Wong pour le convaincre de contacter Jennifer, mais en plus, elle lui conseille de parler aux médias.

Ce n’est pas ce que Jennifer souhaite faire, parce qu’elle veut retourner à l’anonymat de sa vie. Ce n’est pas évident quand elle est en train de défendre l’Abomination et que ça fait la une de tous les médias par contre. Elle aurait bien besoin d’une autre affaire pour se faire plus discrète ; mais certainement pas l’affaire qu’Holloway souhaite lui confier ensuite. En effet, il la convoque dans son bureau pour qu’elle voit… Dennis, son ancien collègue beauf et macho.

Dennis a besoin d’aide du département d’avocats spécialisés dans les affaires magiques car il s’est fait arnaquer par une Elfe de New Asgard capable de changer d’apparence. Son choix d’apparence ? Se transformer en Megan Thee-Stallion pour se faire de la thune, beaucoup de thune. Elle a ainsi escroqué 175 000$ à Dennis qui pensait vraiment sortir avec la rappeuse américaine. Qu’il est débile.

Cela fait bien rire Jennifer, mais elle a d’autres chats à fouetter, surtout quand Wong répond à son appel et débarque au beau milieu du bureau pour lui parler. Jennifer souhaite une bonne chance à Pug, qui se retrouve coincé avec ce client horrible qu’est Dennis – le type drague tout ce qui bouge tellement lourdement que bon, il mérite bien de perdre son argent.

Jennifer peut donc retravailler sur l’affaire de l’Abomination en interrogeant Wong, qui n’a aucun complexe à avouer que Blonsky dit bien la vérité. En tant que Sorcier Suprême, Wong demande donc que l’Abomination ne soit pas punie pour ses actions à lui. Il aurait fallu y penser avant. C’est étonnant de le voir si indélicat avec les lois, Wong. On le connaît plus précautionneux que ça avec les lois de la magie, mais de là à ne pas connaître les lois américaines ? C’est bizarre.

En tout cas, Jennifer Walters a vraiment une stratégie pour gagner cette fois ; parce que c’est une belle aubaine. Elle profite de sa double apparence pour passer le parterre de journalistes devant la prison et s’en va donc défendre son client comme elle peut. L’audience a lieu, sans que Wong ne veuille se pointer par contre, ce qui lui pose un problème de taille quand toute sa stratégie repose sur lui.

Oui, l’audience a lieu même si Blonsky a été filmé pendant une évasion. Il y a évidemment un chef de service qui n’a pas tellement envie de mener cette mascarade : personne ne veut libérer M. Blonsky de prison après son évasion de prison. Jennifer ne doit pas être trop mauvaise avocate quand même puisqu’elle réussit à répondre à toutes les questions du jury et à faire durer la mascarade assez longtemps pour que Wong se pointe. Être en retard quand on peut se téléporter, c’est un peu abusé tout de même. Heureusement pour elle – et pour Blonsky, elle a plusieurs témoins pour dire le bien que Blonsky a fait dans leur vie, mais là encore, on sent que la série vise surtout de l’humour. Cela fonctionne bien, cela dit.

Wong finit par débarquer en expliquant qu’il n’a pas vu le temps passer – merci le Sorcier Suprême. Le témoignage est plutôt bon et en faveur de Blonsky, mais bon, Wong qui force un prisonnier à quitter sa cellule et Blonsky qui demande à revenir purger sa peine, c’est quand même gros, je trouve. Et même s’il l’a vraiment fait, ce qu’il faut bien reconnaître et admettre, est-ce qu’il n’est pas aussi dans l’abus de le reconnaître si facilement face à la loi ?

Pour rassurer les juges, Emil Blonsky décide ensuite de prouver qu’il est capable de gérer l’Abomination et ses transformations, ce qui est loin d’être sa plus brillante idée, parce qu’il fait juste peur à tout le monde. Ce traitement de l’audience en mode humoristique était tout de même inattendu par contre : je sais bien que la série a toujours eu ce côté fun, mais là, on est vraiment sur un mode 100% comique.

Jennifer en profite pour montrer qu’il aurait pu s’échapper à n’importe quel moment et faire une jolie conclusion à cette audience, tandis que Wong se barre dès qu’on lui fait remarquer qu’il a aidé un prisonnier à s’échapper d’une prison fédérale haute sécurité. J’ai dû mal à croire que personne ne s’en formalise au-delà de cette petite réplique, c’est juste totalement inconcevable. Bien sûr, la pression médiatique préfère se concentrer sur Jen et sur sa relation à Blonsky, au point de l’inventer enceinte de lui, tout de même. Cela énerve Jen qui ne sait vraiment pas comment la gérer, cette pression, alors que Nikki lui propose simplement de modérer les réactions en commençant à parler à la presse. La scène dans le bar entre ces deux-là était sympathique.

En parallèle, nous suivons également Dennis solliciter l’aide de Pug suite à la perte de ses 175 000$ – et non 200 000, parce qu’il n’est pas un pigeon. Dennis est d’avantage convaincu par Pug et fait appel à ses services, avant de s’en aller. Pourtant, quinze secondes plus tard environ (le temps d’avoir une vidéo de Megan Thee Stallion se transformant en elfe – ou l’inverse), Dennis redébarque pour expliquer qu’il ne veut plus porter plainte car il a une bonne histoire à raconter désormais. Il est trop bizarre pour que l’on tombe dans le panneau, franchement, ce qui est voulu je pense. On comprend assez vite que ce n’est absolument pas Dennis, mais c’est marrant de rencontrer l’elfe de New Asgard comme cela.

Le gag était facile, surtout quand elle se met à lancer des blagues sexistes sous l’apparence de Pug. L’elfe concernée, Runa, est en plus protégée par les lois, puisque les Asgardiens sont protégés diplomatiquement… mais le discours de Thor sur la maison du cœur n’ayant aucun impact sur les lois américaines, cette défense tombe rapidement à l’eau lors de l’audience avant le procès : le crime a eu lieu sur le territoire américain. Reste à prouver qu’il y a bien eu crime, parce que bon, Dennis qui sort avec Megan Thee Stallion, tout le monde a du mal à y croire.

La demande de non-lieu de Runa est ignorée par le juge, qui veut voir l’affaire aller en procès pour éclaircir tout ça. Runa a la bonne idée de reprendre son gag d’imiter le juge – ce qui est plutôt un bon point pour Pug. Un autre bon point ? Il parle de son affaire à Nikki et Jen dans le bar, ce qui lui donne une idée : appeler Jen pour qu’elle témoigne de l’égo démesuré de son ancien collègue, prouvant qu’il était tout à fait possible qu’il se croit capable de séduire Megan Thee Stallion.

Jennifer est excellente – ou plutôt, Tatiana Maslany est excellente, elle m’a fait éclater de rire. Jen est bien contente d’être venue porter ce témoignage en tout cas, parce qu’elle peut critiquer le collègue qu’elle déteste et parce qu’elle y gagne une idée quand il regrette que l’elfe puisse continuer à arnaquer d’autres gens : elle propose donc un inhibiteur pour Blonsky.

Ainsi, Blonsky est bien libéré de prison, mais avec interdiction de redevenir un jour l’Abomination. Mouais, je ne lui donne pas longtemps avant de se retransformer par contre. Le plus intéressant est toutefois que même Blonsky finit par expliquer à Jen qu’elle ferait mieux de parler à la presse, car elle ne la lâchera pas de sitôt.

Forcément, parler à la presse est la meilleure des choses, mais ça exige de la patience quand on lui demande comment elle a trouvé son nom ou de donner des conseils régime. Je dois bien avouer que le gag m’a fait rire, même si c’est loin d’être marrant de voir la presse à deux vitesses quand il s’agit d’un homme ou d’une femme.

Après tout ça, Jen rentre enfin chez elle, où elle est agressée par plusieurs types avec des armes asgardiennes. Si elle est d’abord terrifiée de se faire attaquer en pleine rue comme ça, elle se reprend rapidement quand elle se souvient qui elle est désormais. C’est fou, moi aussi je veux des pouvoirs finalement. Elle se transforme et n’a alors aucun mal à se débarrasser de ses agresseurs. Ils sont stupides en même temps. Leur but est de voler le sang de Jen, allez savoir pourquoi – ou plutôt pour qui, parce qu’ils ont un chef.

C’est un bon cliffhanger de les voir se faire exploser la tronche par Jen, mais ça pose plein de questions pour la suite – alors que je pensais que la série se concentrerait surtout sur Blonsky, elle parvient à créer la surprise en laissant déjà tomber cette intrigue. Par contre, Jen finit l’épisode un petit peu déprimée de voir que sa vie a changé à jamais. Pas facile d’être aimée quand on est une super-héroïne, mais de là à être agressée comme ça ?

Reste alors la scène post-générique, mais avant ça, je dois souligner que le générique me plaît toujours autant, avec des dessins merveilleux qui nous expliquent que non, Nikki n’a pas envoyé un sexto à Wong, et qui continuent de nous vendre une Jen sur les applis de rencontres alors que le côté célibataire est mis de côté pour l’instant.)

La scène post-générique ? Ils ont osé faire twerker Tatiana Maslany en She-Hulk parce qu’elle a désormais pour cliente Megan Thee Stallion. Wow. C’est une série de dingue du côté des invités quand même. Et j’ai Body en tête pour un moment maintenant. Je me demande s’ils parviendront à avoir des caméos comme ça chaque semaine, mais je crois que Tatiana Maslany va encore casser l’internet par son talent plus démesurée que le personnage de géante qu’elle interprète.

Vus cette semaine #34

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Mercredi

High School Musical The Musical The Series – S03E05 – The Real Campers of Shallow Lake – 15/20
Si j’adore l’idée derrière le scenario de cet épisode, je suis moins convaincu par sa mise en place et par la direction des acteurs. Même si c’était volontaire, ce jeu très fake des acteurs ne donnait qu’une envie : en arriver à la dernière partie de l’épisode. Heureusement, celle-ci ne déçoit pas et mène à de bonnes situations, j’ai hâte de voir la suite !

Jeudi

She-Hulk: Attorney at Law – S01E02 – Superhuman Law – 17/20
Cet épisode a les défauts inverses du premier : on manque d’action car ce sont enfin les enjeux de la saison qui sont mis en avant. Par chance, je les aime beaucoup eux aussi et je trouve qu’on passe un bon moment en compagnie de cette héroïne à la vie un peu chaotique. Le récit est fait avec humour et quelques références, c’est donc très agréable à regarder.
Resident Alien – S02E10 – The Ghost of Bobby Smallwood – 16/20
Je dois dire que je suis un peu déçu de la rapidité avec laquelle une partie de l’intrigue est jetée à la poubelle, mais je trouve aussi que ça fonctionnait bien comme manière de faire avancer les personnages et de les faire grandir. Du côté du fil rouge, au contraire, on avance très peu et de manière lente ; sauf que ça fonctionne tout aussi bien et que ça donne envie de voir rapidement l’épisode suivant. Bon, je ne sais pas quand exactement, même s’il est déjà en ligne par contre, il faut que je trouve du temps.
Resident Alien – S02E11 – The Weight – 16/20
La série continue à vitesse de croisière sa saison 2 qui est finalement plutôt bien réussie. Cette deuxième partie de saison est en effet agréable à suivre, avec un très bon équilibre entre les intrigues, mais aussi entre le ton sérieux qu’elle parfois besoin d’avoir et l’humour qui la définit si bien. C’est un épisode agréable qui fait avancer les choses, sans donner l’impression de perdre beaucoup de temps sur les différentes intrigues.

Dimanche

Tales of the Walking Dead – S01E03 – Dee – 14/20
Ce n’est pas un mauvais épisode en soi, surtout que j’aime beaucoup l’ambiance qu’il instaure au début et l’idée mise en place pour la survie (une idée à laquelle j’avais déjà pensé et qui était un peu exploitée dans un autre spin-off à un moment), mais je le trouve tout de même pas mal décevant. En effet, il apporte des réponses peu satisfaisantes et une origin story qui paraît bien peu nécessaire à un personnage que j’adorais détester avant, et que je vais continuer de détester de toute manière. Bref, ça n’est pas exactement ce que j’en attendais. Pris indépendamment de mes attentes et de ce que l’on sait déjà des personnages, il fonctionne bien cependant, alors je vais continuer de dire du bien de ce spin-off pour l’instant.
Tales of The Walking Dead – S01E04 – Amy/Dr Everett – 14/20
J’ai eu du mal à prendre l’épisode au sérieux, parce que la première scène m’a provoqué un fou rire plus qu’autre chose. On va dire que c’est une réaction de malaise ? Le reste du débat science/sociologie avec le point commun de la nature est un peu plus intéressant et pourrait offrir des pistes de réflexion plus vaste dans une série qui ne soit pas une anthologie. Je crois comprendre le but de l’épisode pour les scénaristes, j’aime bien l’idée, mais ça ne prend pas tout à fait sur moi – peut-être aussi parce que les deux personnages ne sont pas très appréciables.

Rattrapage Manifest

S03E11 – Duty Free – 15/20
Les différents éléments présentés au cours de la saison se mettent en place et s’emboîtent plutôt bien les uns dans les autres pour nous préparer le terrain au double épisode final. Il y a moins d’erreurs logiques que précédemment, tout est fluide et la série paraît presque de qualité par moments. J’ai dit presque, on se calme. C’est un bon ensemble, je suis curieux de voir la fin de saison maintenant.
S03E12 – Mayday (1) – 14/20
Eh pour une première partie de double épisode, je suis déçu par la lenteur de l’intrigue (qui semble mettre trois plombes à arriver à une conclusion logique à chaque fois, en passant par des moments ridiculement drôles malgré eux) et par sa simplicité. L’épisode manque totalement d’enjeux, surtout qu’il divise les personnages comme il l’a fait toute la saison, malgré la promesse de les réunir dans le précédent. C’est un peu dommage, quand même.
S03E13 – Mayday (2) – 16/20
Je comprends mieux la campagne de renouvellement pour une saison 4, parce que ça aurait vraiment été une fin extrêmement frustrante pour la série si elle avait dû s’arrêter là. L’épisode est réussi dans l’ensemble, même s’il n’avait pas assez de budget pour ses effets spéciaux, et j’ai bien aimé certains des twists de fin. En vrai, tout cela est suffisant pour me faire revenir en saison 4, mais je me demande combien de temps je vais mettre à la voir (déjà que je n’ai pas encore terminé Lucifer ou vu la saison 4 de Stranger Thingsimaginez !)

Surveillez le blog ce soir pour savoir de quelle série j’ai vu quatre épisodes en fin de semaine 😉

> Vus en 2022 

 

Vus cette semaine #33

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Lundi

Westworld – S04E08 – Que Sera, Sera – 19/20
La série n’est pas officiellement renouvelée, mais j’ai bon espoir que cet épisode ne soit pas la conclusion définitive pour autant. Il fonctionnerait en tant que tel, mais il y a une dernière histoire à raconter avec ces personnages et j’ai fort envie de la découvrir. Avant de parler du futur, on peut toutefois faire un point sur cet épisode : il est génial à bien des égards et apporte les dernières réponses. Je craignais que les scénaristes s’égarent avec ce dernier volet, mais il faut vraiment que j’arrête de les sous-estimer.

Mercredi

High School Musical The Musical The Series – S03E04 – No Drama – 17/20
Avec deux chansons que j’adore revisitées et beaucoup d’humour, cet épisode ne pouvait que bien s’en tirer auprès de moi. L’intrigue avance certes un peu plus lentement maintenant que la saison est mise en place et certains personnages commencent à manquer, mais j’aime bien que les scénaristes se tiennent à leur idée avec cohérence pour le moment. La cohérence fait aussi tout l’humour avec des ados qui crisent sans raison, et ça, j’approuve pour l’humour.

Jeudi

She-Hulk: Attorney at Law – S01E01 – A Normal Amount of Rage – 18/20
J’ai beaucoup aimé ce premier épisode, parce qu’il tient toutes les promesses de fun que j’en espérais. En revanche, il ne permet pas encore de bien voir ce que sera la série, faisant plutôt un long détour très agréable. Je suis frustré de ne pas avoir eu directement deux épisodes, frustré aussi de ne pas avoir une saison de 22 épisodes tant c’est bien parti. Bref, j’aime déjà et j’ai hâte d’être jeudi prochain.

Rattrapage

Manifest – S03E07 – Precious Cargo – 13/20
C’est un épisode plus basique que la série propose, mais il fonctionne toujours en faisant avancer l’intrigue dans une nouvelle direction. J’ai aimé voir certains personnages être divisés pendant l’épisode, je me dis que ça peut apporter de bonnes choses par la suite. C’est divertissant dans l’ensemble et pas encore trop chiant. Ca me va si toute la saison est à ce niveau-là.
Manifest – S03E08 – Destination Unknown – 14/20
J’ai trouvé que l’Appel de cet épisode ressemblait beaucoup à ce qui se faisait en saison 1. C’est plutôt une qualité : ça fait du bien de s’éloigner du fil rouge qui est en train de partir en vrille à vitesse grand V. Cela ne m’étonne pas après toutes les critiques que j’ai pu entendre sur la série, mais je ne m’attendais tout de même pas à ce que ça prenne cette direction-là. Sans être forcément déçu, je ne sais pas encore si je suis convaincu.
Manifest – S03E09 – Bogey – 13/20
Je frise l’overdose d’un mot en particulier, mais autrement, ce visionnage de la saison 3 continue de se passer mieux que je ne l’imaginais. L’intrigue avance un peu à chaque épisode, je n’en demande pas beaucoup plus. J’aime bien certaines des idées de l’épisode, beaucoup moins la réalisation et les effets spéciaux. L’ensemble n’est pas si mauvais, mais ce n’est pas particulièrement bon non plus. Je crois qu’avoir attendu si longtemps me fait revoir la série d’un meilleur œil qu’il y a un an et que je suis beaucoup plus patient avec elle désormais.
Manifest – S03E10 – Compass Calibration – 14/20
Cet épisode a proposé une intrigue de la semaine bien plus intéressante que d’habitude en en revenant à la base de la série, avec une enquête autour de l’Appel qui était plutôt sympa à suivre. Pour autant, il ne laisse pas de côté le fil rouge de la saison : on avance ainsi plutôt rapidement et efficacement vers des résolutions qui mettent de côté l’insupportable lifeboat. Merci, il était temps.

Petite semaine du côté des séries, mais grand mariage ce week-end, aussi.

> Vus en 2022 

 

She-Hulk: Attorney at Law – S01E02

Épisode 2 – Superhuman Law – 17/20
Cet épisode a les défauts inverses du premier : on manque d’action car ce sont enfin les enjeux de la saison qui sont mis en avant. Par chance, je les aime beaucoup eux aussi et je trouve qu’on passe un bon moment en compagnie de cette héroïne à la vie un peu chaotique. Le récit est fait avec humour et quelques références, c’est donc très agréable à regarder.

Spoilers

Jennifer découvre les inconvénients d’être désormais reconnue par tous en tant que She-Hulk.

I’m ok with not being ok.

Comment ça, je n’ai vu aucun épisode depuis une semaine ? Le temps passe beaucoup trop vite, mais l’avantage, c’est que je n’ai pas eu l’impression d’attendre trop longtemps avant de pouvoir me jeter sur ce deuxième épisode. Le résumé était même pas mal inutile, parce que je me souvenais bien de tout. Il faut dire que j’ai vu pas mal d’articles et tweets parlant de la série tout au long de la semaine – avec cette obsession sur Steve Rogers, sa virginité et la nièce de Peggy.

Le début d’épisode reprend ensuite avec les informations concernant la dernière scène de la semaine dernière. C’est plutôt important : on y découvre enfin l’identité de Titania (bon, pour ceux qui contrairement à moi sont passés à côté des articles de la semaine dernière), mais celle-ci ne fait pas vraiment la une. C’est une influenceuse avec des pouvoirs, on n’en saura pas beaucoup plus pour cet épisode.

En revanche, Jennifer Walters est immédiatement présentée par les médias comme une nouvelle super-héroïne. C’est super pour elle qui voulait rester discrète et ne voulait surtout pas de publicité par rapport à son identité pour ne pas avoir à changer de vie. Ce n’est pas ce que tout le monde veut autour d’elle, par contre. Nikki insiste donc pour qu’elle se transforme avant d’entrer dans leur bar habituel où elle est acclamée en tant que She-Hulk. Evidemment, elle est déprimée par ce nom, et elle a bien raison.

Je trouve ça sympa que la série prenne le temps de le souligner, même si je m’en doutais d’avance avec Tatiana Maslany au casting et après un premier épisode qui prenait le temps d’être féministe. Nikki imagine déjà sa meilleure amie en Avengers après tout ça, mais ça ne rassure pas trop Jennifer, qui voit toujours d’un mauvais œil la publicité qu’on lui fait. En vrai, il n’y a que son débile de collègue pour estimer que c’est une bonne chose cette pub – et je vois un peu pourquoi avec le système américain.

Pourtant, son collègue se trompe et ça se voit quand son boss débarque dans le bar et lui demande de reprendre son apparence d’humaine – terrifiée par son apparence de She-Hulk. Son métabolisme est différent une fois humaine, donc elle alcoolisée pour entendre son boss lui expliquer que le procès qu’elle allait gagner aboutit finalement à un non-lieu. L’argument est terrible : elle a perdu son procès et donc son job, parce que les jurys, dont elle a sauvé la vie, sont acquis à sa cause. Forcément. C’est tellement abusé : on lui dit qu’elle a fait la bonne chose en sauvant leur vie, mais que le procès ne peut se terminer parce qu’elle leur a sauvé la vie. Et maintenant que le public a une bonne perception d’elle, elle ne peut être avocate sans que les jurys ne soient de son côté.

Le lendemain, Jennifer se réveille avec une gueule de bois et un vrai problème : personne ne veut plus l’embaucher en tant qu’avocate. Elle qui tenait tant à sa carrière est vraiment servie sur ce coup-là. Heureusement, Nikki ne l’abandonne pas (totalement) sur ce coup et reste une vraie meilleure amie – au-delà de la collègue, donc. Bon, par contre, elle l’abandonne quand il est question de l’accompagner à un dîner de famille. Juste après avoir perdu son boulot.

Quel enfer ! Et elle a une famille de boulets, c’est terrible ? Son cousin commence directement par dire qu’elle est virée, avant d’enchaîner sur sa promotion à lui, avant que ça termine en véritable enfer, le mot est faible, avec sa mère qui file son numéro à des ados voulant devenir super-héros et sa tante qui veut devenir sa coiffeuse officielle. Un dîner de famille on ne peut plus classique pour une célibataire trentenaire ET sans-emploi, finalement. Et super-héroïne, aussi, d’accord, ce n’est peut-être pas si classique. Le personnage n’en est que plus attachant, en tout cas.

Son père a le tact de la sortir de cette situation délicate et de lui faire un petit speech pour la remotiver, et je trouve ça génial. J’aimais beaucoup aussi les doutes de Jen, présentés sous forme d’un long monologue où elle ne laisse personne en placer une. Quoiqu’il en soi, elle termine malgré tout à déprimer dans son bar favori face à un verre bien solitaire, parce qu’elle ne peut plus vraiment se payer le petit frère de ce verre.

Enfin, ça, c’est jusqu’à ce que M. Holloway, qui dirige la firme qui a demandé le non-lieu l’ayant fait virer, la contacte pour… lui donner un job. Il n’a pas oublié qu’elle allait probablement gagner le procès contre lui, et il trouve que ce serait du gâchis de ne pas l’avoir de son côté. Bref, le type est bien content d’avoir réussi à la faire virer. C’est très Suits dans l’esprit, même si la série a plutôt eu le bon goût de faire en sorte qu’un épisode d’Ally McBeal soit diffusé dans le bar. Difficile de ne pas comparer les deux séries, en même temps, on est exactement sur le même ton avec une héroïne célibataire qui gère tout avec beaucoup de féminisme et d’humour.

Jen accepte immédiatement l’offre d’emploi et en profite pour embaucher Nikki au passage, parce que faut pas déconner, elle aime trop sa meilleure amie pour ne pas bosser avec ? J’aime bien l’idée, franchement.

Le lundi suivant, Jennifer est donc toute prête pour redevenir avocate et être à la tête de sa propre branche. Elle découvre bien vite, cependant, que tout n’est pas si rose. En fait, elle est rapidement verte même (oh oh, quel humour) : elle apprend qu’Holloway a décidé de l’embaucher pour prendre la tête des affaires impliquant des super-pouvoirs et des procès concernant les super-héros. C’est un super job, Powerless avait déjà tenté d’aller sur ce terrain-là avec moins d’efficacité dans l’aspect sitcom.

Toujours est-il que Jennifer doit donc venir en travailler en tant que She-Hulk – tu m’étonnes que la productrice disent qu’ils ont galéré niveau fric ensuite si elle doit tout le temps être en She-Hulk ! Jennifer n’est pas ravie par cet aspect de son nouveau travail et nous le dit en brisant le quatrième mur pour que ce soit bien clair : avoir un job juste parce qu’elle est une super-héroïne, ce n’est pas génial, parce que tout le monde va penser qu’elle est là pour ça et non pour les compétences – compétences qu’elle a. Elle devra donc prouver sa légitimité.

Heureusement, Nikki est là pour lui remonter le moral en insistant sur tous les innombrables avantages qu’elles ont désormais, à commencer par un magnifique bureau. Elles ont aussi un collègue très sympa, Pug. Il est très sympa parce qu’il leur fait une carte pour savoir où sont les toilettes où on peut faire caca le plus discrètement. Su-per. La blague sort de nulle part.

L’autre chose qui sort de nulle pas ? Le premier procès de Jennifer dans cette boîte sera celui d’Emil Blonsky, qui demande à être libéré de prison plus tôt que prévu car il s’est repenti. Jennifer doit donc défendre celui qui a voulu tuer son cousin, c’est top. Son boss parvient à la convaincre d’au moins rencontrer ce client pas comme les autres, avec un chantage charmant : il la vire si elle refuse d’être son avocate.

Au passage, Jennifer apprend également à naviguer comme il faut dans son nouveau travail : pour se rendre en prison, elle ne doit pas venir en She-Hulk par exemple. Pas de bol pourtant, parce que ce serait utile d’avoir des pouvoirs en face de super-méchants, surtout quand on voit toutes les règles qui sont imposés dans cette prison.

En tout cas, Jennifer rencontre enfin Blonsky… Et bordel, je ne me souvenais pas du tout de lui. J’aime bien cet acteur pourtant, je crois – j’aime ses rôles, de mémoire. Bref, Blonsky affirme que s’il a pété un câble et failli tuer Hulk, c’est à cause du super-sérum qu’on lui a donné. Il explique ainsi qu’il pensait devenir un super-héros, un second Captain America, quand on l’a manipulé pour qu’il devienne finalement un super-méchant.

Jen se met à douter parce que les arguments ne sont pas si mauvais, mais il est toujours question de défendre la personne qui a voulu tuer son cousin. Une fois de plus, Jen contacte donc Bruce une fois chez elle et ne le laisse pas parler, présentant tous ses arguments parce qu’elle a déjà pris sa décision. Par chance, Bruce n’en a rien à faire qu’elle accepte le cas de Blonsky : l’eau a coulé sous les ponts et il a même aimé son haïku (j’aurais bien aimé l’entendre). Il a autre chose à faire en plus, parce que le voilà désormais dans un vaisseau spatial en route pour on ne sait où. Hulk est dans l’espace ? Et il capte ? Je crois que c’était la dernière fois de la série qu’on le voyait, il semble parti loin cette fois. Et pas super poli, en plus, parce qu’il raccroche au nez de sa cousine.

Elle a tout de même son accord de principe pour prendre le cas, alors elle appelle son boss pour lui annoncer la bonne nouvelle. Il est ravi, et ça se comprend : il lui demande d’allumer la télévision… pour constater qu’il existe une vidéo montrant Blonsky s’être évadé de prison pour mener des combats clandestins en tant que l’Abomination. Bon, ben, ça ne va pas être si évident pour gagner.

Enfin, la scène post-générique valait le détour pour les quelques gags que ça apportait, vraiment je vous la conseille : on y voit Jennifer être embauchée par son père pour tout plein de travaux domestiques nécessitant sa force… et ça m’a fait rire, c’était léger comme j’aime.