Debris – S01E04

Épisode 4 – In Universe – 19/20
Cet épisode est vraiment exceptionnel, car pour la première fois, j’aperçois toutes les possibilités offertes par la mythologie de la série. Si le fil rouge n’avance pas énormément, on sent que la série entre déjà dans la cour des grands. La photographie est magnifique, la musique l’est tout autant et n’a plus rien à envier à Fringe… Les personnages ont droit à une vraie évolution et les dynamiques sont bien plus intéressantes à suivre, alors que l’intrigue de la semaine reste bluffante d’inventivité et d’innovation. Cette fois, j’accroche au point d’en faire un coup de cœur, et j’espère vraiment que la série sera renouvelée !

Spoilers

Un homme a du mal à respirer lorsqu’une pluie étrange se met à tomber sur la ferme où il réside. Lorsqu’il quitte le champ sur lequel la pluie s’abat, il meurt sur le coup.


 

Something you’re not willing to believe, but every word of it is true.

Allez, la série me plaît tout de même assez pour que j’arrête de me le réserver pour le dimanche soir. Elle mérite mieux que ma somnolence – même si elle continuera de l’avoir, je suis sûr. Puis, en vrai, le mardi soir aussi je somnole. La première scène de cet épisode est sympathique, principalement grâce au personnage de Sophia. À peu près sûr d’avoir déjà vu cette actrice ailleurs avant, franchement.

Ce n’est toutefois pas elle qui brille le plus dans cette scène, c’est son collègue qui prend cher quand une flamme vive semble soudainement s’éteindre. Son collègue s’étouffe alors, avant d’entendre qu’il n’est pas le seul. Tout le monde semble être en sérieux manque d’oxygène, d’un seul coup, y compris dehors.

Dehors, il pleut des cordes, et ça semble être une pluie qui fait germer les champs tout autour, tout en provoquant des jeux de lumière étranges. L’homme réussit à traverser le champ sous la pluie, atteint un endroit où il ne pleut pas et… meurt sur le champ, clairement en manque d’oxygène à nouveau. C’est étrange comme tout ce début d’épisode, et ça promet déjà : on a un nouveau cas étrange et mystérieux, le quatrième d’affilée. J’aime que la série parvienne à surprendre à chaque épisode, même si le délire des débris n’est pas encore mon kiff, je dois dire.

La série fonctionne bien grâce à ses personnages également. Cette semaine, on nous permet de les apprécier davantage avec un peu d’humour quand Bryan achète des lunettes de soleil et oublie d’acheter une bouteille d’eau pour Finola. Ce n’est pas le gag du siècle, mais ça fait sourire et ça fonctionne. Les deux agents sont en route pour le cas de la semaine où la pluie continue de tomber. Le problème, c’est que cette pluie semble être un poison, ce qui fait que le débris est considéré de classe 3.

Le scientifique sur place confirme ma première théorie : le débris change l’atmosphère et prive d’oxygène les gens qui le traversent. Le problème, c’est qu’il va bien falloir enquêter là-dessus. Bryan et Finola endossent donc leur plus belle tenue de cosmonaute et se rendent à leur tout dans le champ, où les bourgeons sont devenus de jolies fleurs qui n’ont rien à faire là. Finola pense alors à récupérer une plante pour ses recherches.

Ils nous confirment que la lumière y agit différemment, de même que l’eau. Sous la pluie, tout le monde peut donc survivre. En revanche, une fois en-dehors de son champ d’action, les personnes se mettent a priori à mourir. C’est la théorie qui se développe le plus vite dans cet épisode puisque le duo d’enquêteurs trouve tout un tas de travailleurs (illégaux ? immigrés en tout cas) dans une serre, à l’abri de la pluie.

On y retrouve notamment Sophia, à la recherche de son fils de huit ans, Arturo. Bryan ne met pas longtemps à le retrouver, mais il le retrouve à proximité d’un tas de cadavres : d’autres travailleurs ont voulu s’enfuir en voiture, puis à pied quand ils ont constaté que les voitures ne démarraient pas. Grossière erreur. Bryan le ramène à sa mère, tandis que Finola fait la rencontre d’un homme qui affirme vivre dans la ferme et s’inquiète bien sûr pour le reste de sa famille, dont son neveu Antonio.

Il a bien raison de s’inquiéter parce que Finola fait des découvertes scientifiques peu rassurantes juste après ça : l’atmosphère sous la pluie est composée en grande partie de chlore. En d’autres termes – merci Bryan pour la simplification – il semblerait donc que la pluie soit en train de terraformer notre planète de manière à développer une nouvelle atmosphère.

Le chlore à la place de l’oxygène ? Ma foi, je ne sais pas trop pourquoi Finola s’inquiète pour les habitants de la ferme, ils pourront vivre dans une piscine à vie. Hum. Pas idéal, je sais, surtout que le tonton d’Antonio ne peut pas vivre avec eux et que la pluie se transforme peu à peu en tempête, inquiétant tous les scientifiques sur place.

Alors qu’une évacuation est à envisager, Finola prend tout son temps à faire la connaissance de l’oncle, lui prélevant du sang pour tenter une comparaison d’ADN entre lui et l’enfant. Le but est surtout d’essayer de trouver une solution pour inverser les effets du débris tombé durant la nuit précédente et les empêchant désormais de respirer sur leur planète d’origine. C’est con, tout de même. Et il est intéressant que pour une fois il soit question de vie extraterrestre, parce que Finola souligne qu’il existe des théories selon lesquelles la vie pourrait se développer sur d’autres planètes avec beaucoup de chlore. Et peu d’oxygène – même s’il y en a dans l’eau qui tombe.

Bref, le type mort aurait mieux fait de faire demi-tour en début d’épisode. En tout cas, en attendant, la tempête menace et les scientifiques veulent de plus en plus mettre un terme à l’activité du débris. Cela pose un cas de conscience à Finola : elle veut absolument avoir plus de temps pour trouver un moyen d’inverser le processus mis en place par le débris et empêcher la population de l’exploitation agricole de mourir.

C’est effectivement ce qu’il risque d’arriver, et Bryan est OK avec ça, préférant se concentrer sur les personnes qu’ils arrivent à sauver plutôt que celles pour qui ils ne peuvent plus rien faire. Effectivement, c’est moins bien parti pour ceux de cette semaine, et c’est logique d’avoir parfois des coups durs pour les personnages. En même temps, la série nous a habitué à un certain espoir et à des héros surdoués.

C’est encore le cas cette semaine : alors que la transformation provoquée par le débris n’est pas terminée et que d’autres aspects risquent de changer chez les personnes contaminées, Finola comprend qu’il n’y a qu’un seul moyen de les sauver. La technologie humaine n’est pas encore au point pour les sauver ? Ce n’est pas grave ! Il y a la technologie des débris !

La chance, c’est que Finola se souvient du débris 489 qui va lui permettre de tester une solution pour sauver tout le monde. C’est un débris qui permettrait de les garder en suspension le temps de trouver un vrai remède, mais en même temps, personne n’a jamais fait de tests sur des humains avec les débris. Il y a un début à tout. J’aime beaucoup que cela provoque de grosses tensions entre Finola, qui veut sauver tout le monde, et Bryan, qui a moins de cœur qu’elle et suit les protocoles aveuglément.

On sent bien que la série provoque volontairement une tension entre ses personnages, mais c’est une tension sacrément efficace qui les rend plus chouette l’un et l’autre. Ma préférence va évidemment à Finola, mais je vois le point de vue de Bryan aussi, et il n’est pas surprenant après les trois premiers épisodes. J’aime beaucoup le fait que Finola insiste pour dire qu’il est important de savoir ce qui arrive à nos proches quand elle envisage aussi d’aller parler à l’oncle d’Antonio pour tout lui expliquer.

Elle se laisse convaincre par Bryan de ne rien lui dire et de le garder dans le doute, puisqu’elle est censée rester un « blip » dans sa vie, pas un souvenir important. Si elle fait ce que Bryan lui demande, elle va vite le regretter. En effet, le lendemain matin, elle a un appel de sa boss qui lui révèle que son père est probablement en vie et que les américains le savaient depuis un moment. Y compris Bryan.

Wow. Je pensais que le secret serait tenu plus longtemps et qu’il serait révélé différemment. Là, Finola se retrouve seule à se raccrocher à son téléphone, et sa boss lui demande en plus de ne rien dire à personne pour ne pas avoir à justifier qu’elle écoute les communications américaines.

En tout cas, forte de cette nouvelle information, Finola se décide à révéler à l’oncle d’Antonio, désormais menotté, ce qui est en train de se passer. Elle n’hésite pas à lui donner l’information que toute sa famille va être suspendue, figée, comme cryogénisée en attendant de trouver une solution plus viable. Et bien sûr, cette cryogénisation les empêche également de voir le temps passer.

L’oncle court alors à travers la pluie, préférant prendre le risque d’être suspendu à son tour pour pouvoir vivre ensuite avec sa famille. C’est une jolie scène, et c’est tout de même le minimum. J’aurais fait pareil, et je suis sûr que j’aurais fait exactement pareil. Il n’ose pas dire à sa famille ce qu’il se passe, et comme on a pu lire les doutes sur son visage, j’ai eu un peu peur.

Les notes de musique au moment où le débris arrive ? Elles avaient un vrai côté Fringe, j’adore ! J’aime bien aussi le fait que Bryan prenne le temps d’observer un à un tous les gens figés dans le temps et y découvre l’oncle. Toute la famille est ainsi réunie au moment d’être figé, et c’est un joli choix qui est fait par le personnage.

Vraiment, c’est un excellent épisode, à la fois pour son intrigue sur le débris, finalement neutralisé, et pour les personnages, parce qu’on sent bien que Bryan évolue peu à peu tout en restant aussi convaincu que possible d’avoir raison. Et Finola aussi. Elle a désormais le secret de savoir qu’il a un secret, et elle a bien du mal à rester bosser avec lui.

Elle décide donc de partir seule de la ferme et le début d’épisode où ils bossaient ensemble paraît bien loin. Et la musique ! Cette musique ! C’est forcément du Giacchino, non ? Non, je n’ai pas vu son nom dans le générique final. Quelle fin d’épisode, wow, c’était hyper prenant, je trouve !

Autrement, une scène nous éloigne aussi du cas de la semaine pour se concentrer sur le patron de Bryan, comme d’habitude. J’ai vraiment du mal avec cette intrigue pour l’instant. Comme il y a un adolescent handicapé dans le tas, j’imagine que Craig Maddox – c’est son nom – fait de la merde avec les « méchants » de la série pour le guérir ? On verra ça plus tard, il n’était vraiment pas le point important de l’épisode, et tant mieux. Il est toutefois celui qui accepte l’utilisation du débris 489 pour tenter de sauver la famille d’Antonio…

Debris – S01E03

Épisode 3 – Solar Winds – 17/20
J’aime toujours les personnages mais, en plus, cette fois, j’aime également l’intrigue qui m’a vraiment passionnée avec son petit côté 4400, en quelque sorte. La série est une surprise perpétuelle pour le moment, je trouve que chaque intrigue est vraiment bien pensée pour être aussi inédite que possible, tout en faisant penser à d’autres séries ou œuvres de fiction. J’aime vraiment ce qu’elle peut être, même si elle semble pour l’instant être timide et ne pas trop se dévoiler. On sent l’ambition qu’il y a derrière, j’espère qu’elle sera renouvelée, car il y a de quoi faire, c’est évident !

Spoilers

Un étrange écran en deux dimensions apparaît au milieu d’un pré de l’Ohio.


I see your lights.

Avec un titre pareil, j’ai espoir de pouvoir avancer au moins un peu mon Bingo Séries, parce que les points sur le soleil, c’est la catastrophe là (et ça continue avec cet épisode, mais je ne le savais quand j’ai écrit ces lignes d’introduction) ! En tout cas, je me lance dans cet épisode avec plaisir, parce que la série arrive à me donner envie de revenir pour ses mystères, même si je ne suis pas encore à fond dans l’intrigue globale qui est proposée.

Cette semaine, l’épisode commence par l’apparition d’un étrange écran flou au beau milieu d’une prairie, et ça perturbe beaucoup la femme qui le découvre. Elle s’en approche, cherchant à comprendre ce qu’il se passe, envoie une pierre à travers et… est apeurée comme jamais quand elle voit une étrange silhouette venir se plaquer contre la paroi pourtant non solide qui se dresse devant elle. C’est surprenant, effectivement.

On retrouve Bryan dans un IRM au début de cet épisode, et c’est bien normal : il a été cloné par un débris la semaine dernière, il fallait bien vérifier qu’il était toujours parfaitement intègre. S’il l’est d’un point de vue biologique, il l’est aussi professionnellement et il s’enquiert autant que possible de ce qu’il se passe avec le père de Finola.

Il veut s’assurer que celle-ci pourra rentrer chez elle avant d’être retirée de l’affaire, parce qu’il est sûr que le MI-6 la retirera de l’affaire dès qu’ils apprendront la nouvelle de sa survie. Ce n’est pourtant pas le cas, mais ça, il ne peut le savoir. Son boss lui demande donc d’être encore patient quelques instants de plus. Voilà qui est fait.

Il est rapidement appelé pour une nouvelle mission en plein milieu de l’Ohio, et cela le pousse à se reconfronter à Finola… à qui il n’ose toujours pas parler de son père. C’est frustrant. Sur place, ils découvrent une étrange affaire où l’écran du début d’épisode a disparu, mais pas avant d’être filmé par leur équipe. Sur l’enregistrement vidéo, l’écran en deux dimensions laisse aussi entendre un étrange son, en plus des silhouettes tentant de sortir du carré.

C’est étrange comme tout, et ça ne fait que commencer, parce qu’alors que Finola enregistre ses notes audio, elle entend soudain une voix de femme qui parle sur l’enregistrement. Et la voix continue de parler aussi aux autres scientifiques une fois qu’elle en parle à Bryan : elle demande de l’aide et elle assure qu’elle peut voir les lumières.

L’enregistrement ayant eu lieu de jour, ils comprennent que la voix continue d’être émise au beau milieu de la nuit. Même s’ils ne voient plus l’écran, celui-ci est toujours là. D’ailleurs, il reparaît soudainement et sans crier gare, ce qui permet à Finola d’entrer en contact avec une certaine Nicole Hegmann. C’est flippant comme tout ce cadre, surtout que la femme affirme ne pas voir qui que ce soit avec elle, alors qu’il y a plusieurs silhouettes dans le cadre de fumée.

C’est intrigant, et ça ne fait que commencer : Nicole Hegmann a disparu en 2019… Malheureusement, l’écran de fumée disparaît avant que Finola ne puisse en apprendre sur elle. Cela laisse les agents complètement perplexes : ils n’ont aucune idée de ce que c’est que cet écran, surtout qu’ils n’ont toujours pas de débris. Ils imaginent que l’écran est toujours là, mais qu’ils ne peuvent pas le voir, ce qui rappelle à Finola une des théories de son père.

Elle fait donc regarder une vidéo à Bryan, mais c’est un peu trop pour elle quand même, parce que son père est mort, quoi. C’est difficile, mais ça l’est aussi pour Bryan. Leur théorie n’avance pas beaucoup en plus : l’idée est qu’il existerait des passages vers une autre dimension qu’on ne maîtrise pas bien, à travers lesquels des gens passeraient par accident – un peu à la Triangle des Bermudes, quoi.

Cela nous expliquerait quelques disparitions, mais maintenant, Bryan a bon espoir de trouver une explication convaincante. Finola, elle, aimerait trouver un moyen de ramener Nicole dans notre réalité… alors que Bryan lui confirme que la théorie de son père est la bonne : les coordonnées théoriques qu’il proposait menait bien à ce champ… et aussi au lieu de disparition de Nicole.

Ben ça alors. Bien sûr, on reste dans le champ de la théorie tout au long de l’épisode, mais comme Bryan et Finola sont des experts bossant avec d’autres experts, ils ont en général les bonnes intuitions et les bons réflexes. L’un des réflexes de cet épisode est de remarquer que Nicole semble avoir une voix plus forte et constante quand elle est dans un état de fortes émotions.

Bon, ben, plus qu’une solution : Finola décide de faire venir son père dans l’Ohio à coup d’hélicoptère, histoire de s’assurer que Nicole sera dans un bon état émotionnel pour que la communication dure plus longtemps la prochaine fois. Par contre, ça fait énormément d’informations à assimiler pour le père, le pauvre. Il a beau entendre la voix de sa fille, il doit forcément rester sceptique.

Par chance, quand il s’approche finalement de l’emplacement de l’écran, celui-ci apparaît à nouveau… ce qui lui permet de communiquer avec sa fille. Celle-ci pense n’avoir disparu que pendant quelques heures, alors que ça fait plusieurs mois, et elle était donc dans un parking avant de se retrouver dans ce champ qu’elle voit sans parvenir à y venir.

La théorie la plus simple est que le temps passerait différemment dans l’autre dimension, mais ça ne marche pas tellement parce qu’elle est capable de parler avec son père et de lui dire qu’elle l’aime quand elle sent qu’elle disparaît à nouveau. C’est tellement étrange cette série, elle fonctionne vraiment bien parce qu’on n’a vraiment aucune idée de ce qui nous attend au fur et à mesure.

Les personnages finissent par trouver un autre débris, et il est d’une taille assez conséquente. Il n’est toutefois pas découvert en premier par nos personnages, mais par les terroristes habituels, qui réussissent à échapper de peu à nos héros. Ces derniers insistent ensuite pour que le débris soit utilisé pour tenter de libérer Nicole de sa dimension parallèle étrange, même si ça ne plaît pas à tous les scientifiques présents.

Pourtant, c’est ce qu’ils finissent par faire, parce que Bryan a la bonne idée de trouver un moyen de satisfaire tout le monde en le vendant sous l’angle de la recherche scientifique. Le mot angle est d’ailleurs le bon : changer le débris de place permet de changer l’angle de vue du carré. Grâce à ça, Finola est capable de voir Nicole autrement que sous la forme d’une silhouette. Quand elle a l’idée d’utiliser un autre morceau de débris, Nicole peut enfin traverser l’écran.

Et avec Nicole, plein d’autres gens réapparaissent au milieu du champ. Ben alors ça, c’est étrange, surtout qu’ils ne sortent pas tous de 2019. Certains sont là depuis des années et des années. En tout cas, Nicole va pouvoir retrouver son père, et ça c’est plutôt très chouette.

En parallèle de tout ça, le boss de Bryan est de plus en plus intrigant. Loin de notre cas de la semaine, il se retrouve ainsi à fréquenter un homme louche dans une voiture pour lui vendre un bout de débris. C’est abusé si c’est un traître, franchement. Je n’arrive pas à accrocher à ce personnage et à le comprendre, en plus, parce qu’il a aussi des appels de sa famille, avec un enfant en fauteuil roulant, et des rendez-vous avec tout un tas de gens, dont un qui l’informe de la présence aux États-Unis de l’homme avec qui il avait rendez-vous.

C’est clairement un terroriste vu ce qui en est dit. Le cliffhanger est tout autre et attire à nouveau la sympathie pour ce personnage : on y suit le boss s’amuser avec une chaise qui se téléporte grâce à des débris, puis une vidéo qui change la donne concernant le père de Finola. À la morgue, celle-ci a récupéré la montre de son père en souvenir… mais lorsqu’elle s’en va de celle-ci, vingt minutes de la vidéo semblent être coupées au montage.

Plus tard, un médecin s’approche du corps pour remettre le bras du cadavre sous le drap qui le recouvre. Et à ce moment-là, il y a une montre au poignet du cadavre. Verdict ? Il y a bien un corps dans la tombe du père de Finola, mais l’ADN confirme que ce n’est pas celui-ci… Le mystère s’épaissit.

Resident Alien – S01E05

Épisode 5 – Love Language – 16/20
Ah, la voie choisie est intéressante pour la suite, je suis curieux de voir comment ça va se développer et comment le fil rouge va évoluer. Je le trouve particulièrement lent dans son avancée, mais c’est parce que la série se concentre davantage sur les histoires de chaque personnage que sur l’intrigue principale. Pour autant, l’épisode manque un peu de peps dans les dynamiques entre personnages par rapport au début. Bref, j’aime toujours, mais je commence à trop m’habituer à la formule et l’écriture de la série.

Spoilers

Harry doit gérer la découverte et la présence en ville de sa femme.


I thought we could at least talk about this like humans.

Eh, j’ai réussi à tenir une semaine avant de voir cet épisode ! Comme quoi, tout est possible… Même le renouvellement pour une saison 2, d’ailleurs ! Avant d’en arriver là, il faut déjà terminer cette saison cependant, alors notons que cet épisode commence par un étonnant flashback cinq ans plus tôt. Je ne m’attendais pas à ce que la série remonte si loin, mais il est intéressant de voir la rencontre entre Harry, le vrai, et sa femme.

Il va vraiment être temps d’avoir le nom de l’alien histoire de pouvoir faire une critique plus claire… mais bon, je vais faire comme si en vous parlant de la rencontre hyper prévisible et classique d’Harry et sa femme. C’est une artiste, alors il la rencontre lors d’un vernissage de son exposition où elle se faisait passer pour une simple serveuse.

On comprend tout de suite que ce n’est pas le cas, bien avant Harry, et ça mène à une jolie scène romantique un brin soporifique. Ce que l’on veut, c’est le présent… mais quand on l’a, c’est déceptif également. C’est assez évident qu’Harry l’alien ne peut pas tuer les enfants avec un témoin gênant chez lui. Par conséquent, il décide de déposer les enfants chez eux.

Bien sûr, Ben et sa femme avaient déjà signalé la disparition de Max, alors quand il est retrouvé dans son placard, ils se sentent un peu con. Malgré tout, ils prennent la défense de Max quand celui assure qu’il a une bonne excuse pour avoir fait du vélo loin de la ville et paniqué tout le monde : il est entré par effraction chez Harry pour prouver qu’il était un extra-terrestre, et il a vu ce qu’il fallait pour ça !

Le problème, c’est que s’il affirme avoir un témoin, sa nouvelle amie ne confirme rien de ce qu’il affirme. Elle n’a aucun souvenir de la pomme qui flotte, comme par hasard. C’est bien dommage, parce que ça aurait été intéressant franchement, même si en tant qu’enfants, personne n’aurait vraiment agi, j’imagine.

Qu’importe, on ne le saura pas, et on se retrouve donc à voir Harry rentrer au chalet pour tomber sur sa « femme ». Par chance, celle-ci est en fait là pour divorcer, et elle n’est pas au bout de ses surprises. Ouais, Harry s’est barré dès qu’elle était arrivée pour remettre les enfants chez eux, ne pouvant plus les tuer face à ce témoin. Comme il ne sait toujours pas mentir avec brio, il affirme donc être allé chercher du lait qu’il a déjà bu et signe bien rapidement les papiers de divorce.

Pas de bol pour sa femme : elle était là dans l’espoir de réparer leur relation. Si elle savait la vérité, la pauvre. Elle est en tout cas gênante comme tout pour Harry, puisque bien sûr, elle lui pique ensuite son lit. C’est bien le minimum.

Au réveil, sa femme fait du yoga et a toujours bien envie de parler avec son ex-mari. Pas de bol pour elle, ce n’est pas exactement ce que veut faire Harry : il veut juste continuer de chercher son vaisseau. Par conséquent, il se barre bien vite. En retard, il est forcé d’aller directement en ville et de s’y changer dans son camion, parce que ce n’est pas terrible de sortir de là en pyjama.

C’est plutôt marrant comme scène, parce qu’il est bien sûr surpris par D’Arcy immédiatement certaine que son nouveau mec est un SDF. Elle tente désespérément d’avoir son attention et d’être la femme parfaite pour lui, mais tout ce qu’Harry a en tête à ce moment-là, c’est de lui voler son café, ce qu’il réussit à faire dans un moment bien drôle, juste après avoir insulté bien malgré lui D’Arcy en lui disant la plus simple vérité.

La journée de boulot d’Harry peut alors commencer, et pour ça, on nous ramène le fil rouge dans l’histoire, avec la femme de Sam qui vient apporter les anciens dossiers de son mari. Elle le fait surtout avec l’intention de draguer Harry pour que son rapport d’autopsie, toujours pas terminé, affirme que Sam ne s’est pas suicidé. Ben oui, un suicide, c’est la certitude de ne pas avoir d’argent de l’assurance, et ça ne l’arrange pas.

Harry se débarrasse aussi vite que possible de la boîte, en la confiant à Jay. Cette dernière l’emmène à Asta, et elle en profite pour l’inviter à dîner chez elle car sa mère veut la remercier de l’avoir aidée lors de la soirée il y a deux épisodes. AHA. La tête d’Asta à ce moment-là, c’est quelque chose tout de même.

Pendant ce temps, l’ex-femme d’Harry découvre toutefois le cadenas sur la porte menant au sous-sol, et elle trouve ça super étonnant. Elle en profite donc pour fouiller la cave en forçant le verrou, et ça lui permet de trouver une des fringues de la pote de Max. Il n’en faut pas plus pour qu’elle soit sûre qu’il la trompe. Et bien sûr, quand elle arrive en ville pour confronter Harry, elle tombe sur Asta au cabinet médical.

La scène permet à Asta d’apprendre que la femme (enfin, ex-femme) d’Harry est toujours en vie, contrairement à ce qu’il lui a dit dans l’épisode précédent. Elle semble bien peu vexée de découvrir ce mensonge, tout de même. Par contre, l’ex-femme, elle, est assez logiquement révoltée, renversant la fameuse boîte des affaires de Sam sur Harry. Je suis sûr que ça aura son rôle à jouer dans le fil rouge quand les dossiers seront rangés ensuite, mais avant ça, on a droit à une scène bien marrante où l’ex-femme se rend au bar de la ville.

Elle peut ainsi se plaindre de son ex-mari à D’Arcy, qui à son tour se plaint de lui en tant que petit-ami. Le truc, c’est en revanche qu’elles ne savent pas qu’elles parlent exactement du même type. C’était bien drôle, même si ça nous éloigne de l’intrigue en cours. Celle-ci est toujours prenante, avec les parents de Max forçant celui-ci à venir s’excuser auprès d’Harry.

Ce dernier n’accepte pas les excuses de Max tant qu’il n’a pas prouvé aux parents que Max est fou : il annonce ainsi aux parents qu’il est terraphobe, et qu’il voit des monstres partout. Pour le traiter médicalement, Harry conseille une école en Georgie, et pour confirmer que ce qu’il dit est vrai, il piège Max en essayant de lui faire deviner qui il est sur plusieurs photos. Bien sûr, Max se plante, puisqu’il n’a jamais vu l’apparence humaine de son médecin. Cela fonctionne si bien.

Les parents passent donc la soirée à parler du cas de Max pour savoir ce qu’ils doivent faire de lui, et j’ai de la peine pour Max qui entend ses parents dire qu’ils ne le trouvent pas normaux… Et c’est fou, ils changent de sujet immédiatement, préférant parler de perte de cheveux, parce qu’Harry est fort, très fort, pour faire peur aux humains.

En parallèle, la police tente toujours de résoudre les affaires en cours, mais le shérif et son adjointe ont du mal à trouver des pistes viables, surtout qu’ils ne sont toujours pas d’accord sur ce à quoi ils ont affaire. Le shérif aimerait bien un meurtre, parce qu’il se fait chier dans cette petite ville. Soit.

Bon, autrement, comme prévu, la boîte de Sam a un impact important pour l’épisode, mais pas celui que j’envisageais. Alors qu’Asta vient de trouver la solution à son problème et s’est décidé à virer Jay, Jay découvre qu’elle est la fille d’Asta. Oups. La révélation de cette maternité était arrivée vite dans la série, donc je suis content que ce secret soit déjà découvert.

Ce n’est pas cool pour Jay qui découvre au passage que son père est Jimmy, l’ex violent d’Asta qui n’est qu’un connard. Voilà qui est fait. Ce dernier revient justement dans la série parce qu’Asta a besoin de lui raconter tout ce qu’il s’est passé. Evidemment, Jimmy est persuadé qu’Asta veut juste remettre le couvert avec lui… mais finalement il est bien déçu d’apprendre que Jay est sa fille et que son ex est une cinglée qui a embauché sa fille sans le lui dire.

Effectivement, ce n’est pas un super angle pour Asta, ça. Elle invite Jimmy au diner de son père pour s’assurer d’avoir une certaine protection, et ça marche mieux que prévu quand Harry se montre protecteur avec elle aussi. Si ce n’est pas un extra-terrestre chou, ça… Il n’osera jamais tuer toute l’espèce humaine après tant d’attachement, si ?

Il ose en tout cas rentrer chez lui, et il est dégoûté de découvrir que sa femme y est toujours, malgré les papiers du divorce. Après une journée à se bourrer avec D’Arcy, l’ex-femme est plutôt en forme et lui prépare un chouette dîner avec de la viande trouvée dans le congélateur de la cave. Cela fait flipper notre Harry, mais il est évident qu’elle n’a pas vu ce qu’elle ne devait pas voir, hein. Nous, on a le droit de le voir : le cadavre frigorifié d’Harry est toujours là. C’est gênant.

Oh, ce n’est pas le plus gênant, par contre. Non, non, non, le pire, c’est quand D’Arcy débarque à son tour au chalet pour voir son copain. C’était obligé qu’on en passe par cette scène avec cette série, mais ça fonctionne tout à fait. J’aurais aimé cependant que D’Arcy frappe à la porte pour les confronter… À la place de quoi, elle préfère s’en aller et laisser sa nouvelle amie tenter de se réconcilier avec Harry. Le pire, c’est que ça fonctionne pour elle : l’alien a beau être un beau bâtard avec elle, elle s’accroche et se met à lui chanter une petite chanson.

Elle a une sacrée voix dis-donc, et ça charme même les extra-terrestres apparemment. Harry a même appris à embrasser correctement pour l’occasion ! L’épisode est surprenant de ce point de vue-là, surtout qu’on enchaîne avec une scène de sexe plutôt marrante où la jouissance d’Harry fait… peur à entendre ? Et au petit matin, l’ex-femme se rend compte qu’il a gardé son tableau et qu’ils seront ensemble pour toujours.

Pauvre Harry. Il fuit donc le chalet pour se rendre prendre son petit déjeuner en ville où Max et sa copine décident de le faire chier pour obtenir une trêve avec l’alien. Max ne veut pas aller en Géorgie alors il se débrouille avec sa pote pour trouver un moyen de faire du chantage à Harry. C’est suffisant, même, pour que leur haine se transforme en une sorte d’amitié improbable, mais très chouette. Les enfants peuvent ainsi lui poser un milliard de questions sur les aliens.

Ben c’est chouette ça. C’est aussi chouette que l’épisode se termine sur les flics confirmant que Sam a été assassiné ou sur Jay venant rencontrer son grand-père au diner. C’est un signe de paix et d’acceptation, non ? Un peu comme Harry acceptant de ne pas tuer sa nouvelle femme squattant le lit, ou comme D’Arcy qui se bourre encore une fois pour oublier sa vie misérable. La pauvre.

Walker – S01E07 (express)

Épisode 7 – Tracks – 12/20
J’ai envie d’y croire parce que la série offre de super scènes à des acteurs que j’aime beaucoup, mais bon dieu, qu’est-ce que je viens de regarder ? Cela n’avait aucun sens et c’était hyper lourd dans les bons sentiments qui n’ont aucune crédibilité. Bref, il faut vraiment que j’arrête de trop en attendre.

Spoilers

Micki et Cordell enquêtent sur la mère de cette première, Adriana, après son arrestation surprise à la fin de l’épisode précédent.

Qu’est-ce que je suis en train de regarder ? Qu’est-ce que je viens de regarder ? 

Voilà vraiment les deux questions qui me sont passés par la tête devant cet épisode qui enchaîne les moments absolument incroyables, mais pas dans le sens positif du terme. Non, non, dans le sens littéral du terme : je n’y crois pas une seule seconde, même si vraiment j’essaie de garder l’esprit ouvert et d’être bienveillant avec la série qui, après tout, ne me sert qu’à me faire manger (c’est un point du Bingo !) et à manger devant.

Je ne sais même pas par où commencer. L’intrigue concernant Adriana était bien prévisible, même si j’imaginais que Micki allait reprendre contact avec une tante plutôt qu’avec une mère biologique. Le fait qu’elle se retrouve à découvrir qu’elle a eu une autre identité avant la sienne et que sa mère biologique a préféré la vendre à sa sœur, c’est gros ; beaucoup trop. Autant je suis content de voir l’actrice avoir ce rôle à jouer, parce que j’aime l’actrice et que ça fait plaisir de la voir avoir un rôle lui permettant de développer son talent et ses possibilités, autant je trouve qu’en ce qui concerne le personnage, ça n’a aucun sens. 

En plus, c’est encore tôt pour la série pour avoir ce besoin de réécrire le personnage et de nous pondre une idée comme celle-ci. Je me demande comment les scénaristes en sont venus à considérer cette idée, parce que ça la met face à une révélation qui change absolument tout son caractère et toute sa manière de voir le monde. Pour ne rien arranger, toutes les scènes de l’épisode où elle était avec Cordell – il a un prénom, autant que je l’utilise – m’ont vraiment posé problème, parce que ça y est, on dirait un vieux couple. Là encore, c’est tôt dans la série pour en être là, et c’est super dérangeant parce que j’aime bien Trey.

Franchement, le barbecue chez la mère de Micki et celle de son nouveau mec (elle a combien de secrets Adriana ?), c’était bien trop gros. Et le pire, c’est que Trey appelle Walker, et ce dernier ne lui dit même pas où il est ? Leur amitié est… étrange. Trop de secrets et de non-dits, mais la série ne les explorera pas car ce n’est pas son but.

Non, son but, c’est de nous faire une série familiale et tant pis si ça perd toute crédibilité pour cela. Vraiment, les intrigues sur les adolescents ont tendance à me faire lever les yeux au ciel… August qui offre des feux d’artifice à la meilleure amie de sa sœur et ne voit pas en quoi ça le met dans la position de son petit-ami, sérieusement ? Dans quel monde on peut organiser une telle soirée pendant un voyage scolaire ? Où et quand a-t-il acheté le feu d’artifice ? Comment est-ce que Stella peut accepter que son frère drague aussi lourdement sa pote ? 

Tu parles d’une critique express, si je continue, je vais remplir une page word de questions rhétoriques pour prouver à quel point c’était débile comme intrigue. Avant d’en arriver là, je vais donc passer à Trey qui « perd » les adolescents et en est surpris alors que pas un instant on ne le voit les surveiller. Qu’il soit leur entraîneur fait plus peur qu’autre chose, et même sa relation avec Stella était bizarre quand il lui demande des nouvelles de Trevor en début d’épisode.

Et Trevor ! Ainsi donc, on a droit à un flashback tellement mal joué et inséré que j’ai failli recracher mes pâtes (j’ai dit que je faisais de la cuisine, pas que je me concoctais le plat du siècle) où l’on apprend que sa mère est morte à cause de Duke. Soit. Mais qu’à la fin, il appelle Cordell Duke pour lui tirer dessus, c’était risible à soit. À aucun instant Walker ne semble réagir ensuite ou s’inquiéter du fait qu’il a très clairement entendu « Duke » ? Genre il lui fait juste une petite conversation amicale de beau-père là ? Et Trevor le laisse l’appeler « fils » alors que clairement il a tué sa mère ?? Ben purée.

Sinon, vous aurez bien compris que je passe sous silence l’intrigue totalement bidon et toute pétée des mecs de quarante piges qui débarquent pour faire chier des adolescents. Cela n’avait aucun sens, on ne sait pas vraiment ce qu’ils venaient foutre là ni pourquoi ils avaient l’air d’avoir envie de violer tout le monde juste pour le principe – comme si ça n’allait pas les mener en prison. C’était chouette d’avoir Cordell qui gère mieux sa colère, même si pas bien subtil, et chouette d’avoir Trevor qui joue les héros… mais bon, je ne sais toujours pas ce que j’étais en train de regarder exactement.

Entre ça et les conseils drague que reçoit August, je suis perplexe. Il y en a un autre qui a besoin de conseils drague par contre : le capitaine de Micki et Cordell se retrouve à draguer la nièce d’un type qu’il a envoyé en prison en menant une enquête pour trouver le vrai assassin d’Emily qui n’est pas qui l’on croit. Pas de bol, il se pense discret et ne l’est pas du tout. Le cliffhanger consiste donc à voir sa voiture – et celle du frère de Cordell qui mène l’enquête avec lui à Mexico – se faire cramer. Fun.