Vous vous souvenez quandje vous disais dimanche dernier que j’avais pris de l’avance pour que la rentrée ne flingue pas immédiatement le rythme retrouvé sur le blog ? Eh bien, je crois que ça l’a fait ! Après, si la rentrée est quasi-invisible sur le blog, croyez-moi bien que du côté de mes visionnages, c’est la disette. Bon, comme d’habitude, réussir à tout faire rentrer dans mon nouvel emploi du temps (merveilleux, pour l’instant) va me demander des ajustements, mais en attendant, les articles prévus ont bien été publiés et j’ai tout de même réussi à en écrire un peu plus que ce que j’avais annoncé. Bref, il y a de la lecture à rattraper si jamais vous êtes passés à côté 😉
J’ai certes pris un retard de 24h, mais j’ai pu continuer cette semaine Lanterns avec l’épisode 3 et je suis bien content d’avoir été patient avec la série ! En effet, c’était le meilleur des trois et ça me donne espoir pour la suite d’avoir eu enfin l’origin story qu’il manquait au pilot.
Du côté de The Rookie, c’est toujours les montagnes russes : énorme 19/20 pour le 8×03, qui réussit à peu près tout ce que j’aime dans la série, avant de redescendre à 14/20 avec un épisode 4 beaucoup plus anecdotique. Bref, cette série restera incapable d’avoir deux épisodes de même qualité à la suite, visiblement, mais pour autant, ce petit côté roulette russe fonctionne bien : ça me donne envie de lancer l’épisode suivant à chaque fois, avec l’espoir d’être à fond. Et puis au pire, c’est un bon fond sonore.
Cependant, cette semaine, j’ai surtout officiellement commencé mon rewatch d’Agents of S.H.I.E.L.D. ! Diffuser l’article me contraint un peu à le continuer désormais… mais treize ans après sa diffusion, je trouve qu’il est temps de confirmer que cette série est bien l’une de mes préférées et qu’elle mérite totalement son rewatch. Le but est de publier une critique par semaine pour l’instant et de me prendre un coup de vieux à chaque fois en constatant à quel point ils étaient jeunes au début de la série !
Côté blog
J’avais aussi promis quelques articles hors critiques et, là encore, j’ai réussi à tenir le programme. Cela donne ainsi trois lectures de rentrée à rattraper si vous les avez manquées :
Ce n’est pas le blog stricto sensu, mais bien sûr, mon jeudi soir (hum, à ce stade, c’était la nuit même) a aussi été consacré au podcast 42 minutes qui, une fois n’est pas coutume, portait bien mal son nom cette semaine. Si vous avez beaucoup de temps devant vous (qu’est-ce que c’est 5h après tout), vous pouvez ainsi rattraper une soirée jeux que j’ai passée en compagnie de Morgane et Aurélien, comme d’habitude. Sinon, vous pouvez aussi attendre qu’Aurélien fasse le montage, ce sera comme ça un peu moins long… mais bon, pas sûr que ça fasse une grande différence à ce stade !
La semaine prochaine sur le blog…
La semaine va être très clairement marquée par la sortie du film Dix pour Cent ce jeudi 10 septembre sur Netflix. Si je sais déjà que je ne vais pas le voir tout de suite, j’ai tellement hâte de le regarder que je ne pouvais pas ne pas vous en parler ici. D’ici jeudi, je vais également (évidemment) faire un petit récap d’où on en était quand on a quitté ces personnages il y a six ans.
Pour le reste, vous l’aurez compris, je vais poursuivre la publication des critiques de la saison 8 de The Rookie et mon rewatch d’Agents of S.H.I.E.L.D., tout en espérant me maintenir à jour dans Lanterns. Ce sont clairement les trois séries qui feront vivre le blog ce mois-ci. Autrement, ce serait bien que je fasse un tour du côté des recherches menant ici, je suis sûr qu’il y a de quoi faire depuis le mois dernier – surtout maintenant que j’ai réinstallé Google Search Console qui est une petite mine d’or concernant les recherches extravagantes et marrantes que je vise pour ces articles.
On devrait donc se retrouver rapidement, mais croisons les doigts parce que j’ai aussi une semaine très chargée au travail – y compris le soir. Satanée rentrée, n’est-ce pas ?
Allez, bonne semaine à tous !
Capture d’écran de l’épisode 6 saison 4 de Dix pour Cent — France 2 Image à la une : affiche Agents of S.H.I.E.L.D. saison 1 — ABC Studios / Marvel Television
Dernier dimanche d’août et, comme chaque année, j’ai passé une partie de mes vacances à me dire que j’allais relancer le blog avant de reprendre le travail. Pour une fois, je crois que j’ai tenu ma résolution et que je l’ai même prise un peu trop au sérieux cette semaine : j’ai beeeeaaaaucoup écrit. Profitez-en car dans quelques jours je serai probablement en train de corriger des copies en me demandant où est passé mon temps libre. En attendant, et avant que je mange ma petite pizza de réconfort, voilà donc ce qu’il s’est passé sur le blog :
C’était plutôt une excellente semaine comme je n’en fais plus depuis longtemps : je suis venu à bout de mes rattrapages, enfin !, des saisons entamées pour la… euh beh saison : les critiques de Scrubs (épisodes 6 à 9) et Daredevil Born Again (épisodes 4 à 8) sont donc dispos sur le blog. Grosso modo, je suis prêt pour la rentrée des séries, même si j’ai constaté après que celle-ci n’existait plus tellement. Ensuite, j’ai commencé la saison 8 de The Rookie (épisodes 1 et 2 dispos sur le blog, mais j’ai vu un peu plus), poursuivi tranquillement mon visionnage hebdo de Lanterns et surtout, je me suis empiffré toute la saison 1 de The Good Wife. Bon, allez, il est temps que les vacances se terminent !
Côté blog
Là aussi, on voit que j’ai plein de temps à perdre sur ma dernière semaine de vacances (celle où je n’ai pas beaucoup bossé par rapport aux autres, en fait). J’ai eu envie de reprendre le blog en main et d’écrire plein de choses, l’actualité aidant bien avec Arrivals qui débarque par surprise avant-hier ! Bref, ça vous fait quatre nouveaux articles à découvrir si vous êtes passés à côté :
Vous pensiez que la rentrée allait m’arrêter ? Vous aviez raison MAIS j’ai anticipé un peu et il y aura des articles quand même ! Incroyable, non ? Au programme : je continuerai de poster les critiques de la saison 8 de The Rookie, on parlera un peu de 9-1-1 à l’occasion de sa diffusion française et je posterai même une chronique sur un tout nouveau rewatch (ceux qui ont Twitter doivent déjà savoir de quoi je parle, a priori).
Oui, oui, c’est tout un planning millimétré et ce sera comme ça pendant encore au moins trois semaines – dans l’idée, j’aimerais que cette petite avance me permette de continuer jusqu’en octobre au moins, en parallèle de mes visionnages à la semaine. Je suis un peu fou, je sais, mais regardez, ça tient déjà pour cette semaine, c’est bien, non ? Clairement, je ne suis pas peu fier de moi sur ce coup-là. D’ailleurs, en parlant de coups… RDV jeudi matin si tout va bien 😉
Bonne semaine à tous – et bonne rentrée si vous êtes concernés, malheureux que vous êtes…
Ça fait quoi, deux ans ? Trois ? … Quatre, peut-être ? Non, quand même pas, là, je commence à exagérer, mais franchement la série The Mandalorian a proposé sa saison 3 dans ce qui me semble être une autre vie. Trois ans, c’est rien ? Il y a suffisamment de temps en tout cas pour que j’ai l’impression de ne me souvenir de rien, à commencer par trois quarts des noms propres et probablement 90% des subtilités politiques autour du… Euh… Sabre Noir ?
Heureusement, il y a Grogu. Lui, on ne l’oublie pas trop. Il est mignon, on voit sa tronche partout à Disneyland et je n’arrête pas de le manger. En burger, hein. Il y a d’abord eu le burger de Disneyland à l’occasion du 4 mai, puis j’ai fini par craquer et faire un tour à Burger King (en vrai, c’était une bonne option sur une journée loin de chez moi) où, à deux, nous avons évidemment récolté les deux mugs.
Il y avait un peu trop d’ail à mon goût, mais gros coup de cœur quand même pour le burger Mando, c’est pas impossible, si je repasse devant un Burger King, que je m’arrête pour m’en racheter un… même si c’est un peu con de devoir repayer le mug à chaque fois, parce que même s’ils sont superbes, bon, je ne vois pas trop quoi faire des doublons (déjà que je ne m’en sers que comme décoration pour l’instant).
Oui, la présentation fait pas rêver, on est dans un fast-food, mais le coup de cœur a même été suffisant pour que j’y retourne ensuite histoire d’aller récupérer quelques goodies du menu enfant. Le puzzle, c’est fun, la casquette mériterait d’être proposée en taille adulte pour tous les adultes qui sont restés des enfants et Burger King a peut-être quand même gagné un client ou deux dans l’opération.
Promis, mon article n’est pas sponso pour autant… C’est juste un marketing efficace quand on n’est pas un fan absolu de Star Wars. Ce qui, rappelons-le, est mon cas à la base. Cela dit, cet article ressemble un peu trop à un encart pub, il est peut-être temps d’entrer dans le vif du sujet :
Un bon gros recap de la série.
Avec la sortie de The Mandalorian and Grogu le 20 mai, il est en effet temps de se rafraîchir un peu la mémoire, surtout que je compte aller voir le film à la première séance possible pour éviter les spoilers. Bien sûr, ça signifie aussi sans avoir vu la bande-annonce, sans avoir lu le résumé, sans avoir ouvert la moindre théorie, bref, vous me connaissez, j’en suis au stade où je ferme les yeux et me bouche les oreilles au ciné.
Saison 1
Au départ, The Mandalorian, c’est l’histoire de Din Djarin, un chasseur de primes solitaire qui traverse les territoires pas vraiment contrôlés par la Nouvelle République. En gros, un western spatial, et j’aime bien le vendre comme ça en précisant que si c’est un genre qui fait envie, alors mieux vaut regarder Firefly.
Ouais, pardon mais j’ai eu un peu trop de mal à entrer dedans au tout début pour la vendre avec enthousiasme, Grogu ou pas. La saison 1 était belle, très belle même, mais elle donnait aussi l’impression d’être un long film étiré sans raison en épisodes, avec beaucoup d’exposition et pas toujours énormément de dialogues. Disons que Mando n’est pas le personnage le plus bavard de l’univers, ce qui est pratique quand on porte un casque, mais qui est vite chiant quand il passe la moitié de l’épisode à marcher en silence d’un point A à un point B, sans vrai enjeu.
En cherchant bien, on en trouve un peu avec “l’Enfant”, que tout le monde continue aujourd’hui de surnommer Baby Yoda même si on sait enfin son vrai nom : Grogu. La mission de Mando (pas de jaloux pour les surnoms) devait être simple : récupérer la cible (Grogu), la livrer, toucher la récompense. Sauf qu’il fallait bien que notre chasseur de primes ait un cœur quelque part sous l’armure, et Din finit par trahir ses employeurs pour protéger ce petit être beaucoup trop mignon, mais aussi beaucoup trop puissant. En gros.
La saison 1 pose donc les bases : Din Djarin n’est pas seulement un homme en armure qui accepte des contrats, c’est un homme en armure qui se retrouve à devoir protéger un enfant. En fin de saison 1, Din reçoit enfin un objectif clair : retrouver les semblables de Grogu pour le ramener auprès des siens. Enfin, un objectif. Il était temps.
Ainsi, la saison 2 fonctionne beaucoup mieux pour moi, justement parce qu’elle transforme tout ce qui ressemblait à une longue introduction en vraie aventure. Les épisodes restent souvent indépendants, mais l’intrigue avance davantage, les dialogues existent un peu plus, Din devient plus attachant et Grogu continue à faire n’importe quoi avec l’innocence d’un bébé capable de déplacer des objets avec la Force. Baby Yoda est mal élevé, clairement, mais bon, il est mignon, alors on lui pardonne en rigolant et voilà.
La saison 2 permet aussi d’agrandir l’univers. Din croise d’autres Mandaloriens, et comprend que son credo (This is the waaay) n’est pas forcément la seule manière d’être mandalorien. La série devient plus riche, plus rythmée, plus connectée aussi à l’univers Star Wars, pour le meilleur et parfois pour le “ah oui, là, il faut avoir les références et je ne comprends rien, mais OK, d’accord”.
Le point culminant, évidemment, c’est la séparation entre Din et Grogu à la fin de la saison 2. Din accepte de retirer son casque pour lui dire au revoir, ce qui est quand même énorme pour lui, et Grogu part avec Luke Skywalker (rien que ça ! Les effets spéciaux ensuite étaient si dingues qu’il a fallu que j’en écrive un article) pour être formé. Le genre de fin qui donne l’impression qu’une page se tourne vraiment.
Entre la saison 2 et la saison 3, il y a eu la saison 1 de The Book of Boba Fett. Et si vous n’avez pas vu The Book of Boba Fett, eh bien, tant pis pour vous, apparemment, parce qu’une partie importante de l’intrigue de The Mandalorian s’y déroule. La saison est bien sûr critiquée sur le blog, mais en bref, Grogu choisit finalement de revenir auprès de Din plutôt que de poursuivre son entraînement avec Luke, ce qui explique pourquoi il est de retour dès le début de la saison 3.
C’est tout de même un choix narratif assez fou : séparer les deux personnages dans un final de saison très marquant, puis régler leur réunion dans une autre série. J’ai encore du mal à savoir si c’est brillant, idiot ou juste très Disney+. J’ai tendance à penser que c’est idiot, je crois.
La saison 3 démarre donc avec Din et Grogu déjà réunis, sans explication pour qui n’a pas tout suivi à l’univers Star Wars étendu. Din, lui, a un nouveau problème : il n’est plus considéré comme un vrai Mandalorien parce qu’il a retiré son casque. Pour obtenir sa rédemption, il doit se rendre dans les eaux vivantes des mines de Mandalore. Oui, oui, il doit aller se baigner sur une planète supposée détruite pour retrouver le droit de porter un casque à vie. C’est qu’il faut se faire chier pour rester dans une secte, dis donc.
J’ai l’air de me moquer ? En vrai, cette saison 3 développe beaucoup Mandalore, Bo-Katan, les différents clans mandaloriens, leur histoire, leurs tensions, leur volonté de reconquérir leur planète… Et ça m’a plutôt plu. Sur le papier, il y a plein de bonnes idées. En pratique, j’ai souvent eu l’impression que la série ne savait pas totalement ce qu’elle voulait raconter, mais au moins je ne m’ennuyais pas.
Après, l’intrigue se déplace vers Bo-Katan et la réunification des Mandaloriens et ce n’est pas toujours ce que j’attendais d’une série supposée être centrée sur The Mandalorian.
Après, il n’y a pas que Din qui fasse la série. Il faut dire aussi qu’il y a un antagoniste central que je n’ai pas encore cité : Moff Gideon. Ancien officier impérial très intéressé par Grogu dès le départ, il passe son temps à revenir alors qu’on le croit plus ou moins hors jeu, avec toujours un nouveau plan derrière la tête et une armée de soldats encore plus menaçants que les précédents.
C’est aussi lui qui récupère le Sabre Noir pendant un temps. Cette arme très particulière, créée par le premier Mandalorien Jedi, représente en gros le pouvoir sur Mandalore : celui qui le possède peut prétendre diriger les différents clans. Le problème, évidemment, c’est que personne n’est jamais d’accord sur la manière de l’obtenir ou sur qui mérite réellement de le porter.
Din récupère donc le sabre un peu malgré lui après son combat contre Moff Gideon, ce qui crée immédiatement des tensions avec Bo-Katan, qui espérait le récupérer pour réunifier Mandalore. Et honnêtement, c’est aussi à partir de là que la série devient parfois beaucoup plus centrée sur la politique mandalorienne. Beaucoup trop ? En vrai, l’Empire est peut-être officiellement tombé, mais ses restes continuent de pourrir la galaxie un peu partout, et il me manque parfois des réf.
Du coup, la fin de saison enchaîne beaucoup d’action, de beaux plans, des Mandaloriens qui tombent du ciel, Grogu qui fait de son mieux, Din qui se bat comme il peut et Bo-Katan qui assume son rôle… C’est spectaculaire, c’est efficace, c’est parfois très beau, mais ça va vite. Trop vite, même, pour tout capter.
Au bout du compte, Mandalore est reconquise, Gideon est vaincu, les Mandaloriens peuvent commencer à reconstruire quelque chose et… Din adopte officiellement Grogu. C’est la fête, yeah, Grogu devient Din Grogu. Bon, le nom sonne moins bien que Baby Yoda, je sais… Din accepte ensuite de travailler plus ou moins pour la Nouvelle République, avec l’idée de traquer les restes de l’Empire, et il s’installe avec Grogu dans une petite maison sur Nevarro.
Voilà donc où on en est avant le film : Din Djarin est redevenu Mandalorien, Grogu est officiellement son fils/apprenti/mini colocataire capable de faire des bêtises avec la Force, Mandalore n’est plus seulement une planète morte à reconstruire et les restes de l’Empire sont encore assez présents pour fournir du travail à tout le monde.
En gros (c’est le dernier de l’article promis !), tout est prêt pour retrouver Din et Grogu dans une nouvelle aventure. Après, si le film décide de m’expliquer pendant deux heures les subtilités administratives de la reconstruction de Mandalore comme la série a parfois su le faire quand elle dérivait, je vais pleurer, même si c’est de bonne guerre (des étoiles). Verdict mercredi, je suppose !
Mise à jour : Le film est sorti, le résumé et ma critique sont dispo sur le blog
Salut les sériephiles, Si on m’avait dit qu’un jour, je ferai une des fameuses séances de 9h à Châtelet, je ne l’aurais probablement pas cru. Si en plus on m’avait dit que ce serait pour un film qui a officiellement Star Wars dans le nom, j’aurais probablement ri. Et pourtant, c’est bien ce qui m’est…
Suite à une petite conversation Twitter ce lundi, j’ai eu envie de revenir à l’écriture, parce que les articles 500 mots me manquent… et parce qu’il y a plein de choses à dire sur Grey’s Anatomy cette année. C’est un peu honteux de ne pas en parler plus. Cet article est donc à la fois un résumé de ce qu’on a pu dire sur Twitter, de mes articles résumant les épisodes et de l’actu de cette saison 19.
Inutile de dire que ça déborde de spoilers si vous n’êtes pas à jour !
Le départ de Meredith
C’est LA nouvelle de l’année : cette saison est marquée par le départ de l’un des personnages les plus emblématiques de la série, Meredith Grey. Et malgré toutes nos peurs que ce soit pourri sans elle, je suis heureux de voir que la série réussit à se renouveler toujours aussi bien (et même mieux ?).
Bon, je n’ai jamais trop angoissé de son départ, j’ai toujours dit que la série avait ce qu’il fallait pour survivre sans elle. Il n’empêche que c’est rassurant de constater que pour l’instant, cette saison 19 effectue un quasi sans-faute dans la préparation de son départ. Quasi, oui, parce que je n’ai pas forcément trouvé ça très malin de lui redonner autant d’importance dans la première partie de saison alors que ça faisait un moment qu’on ne la voyait plus autant. Son départ a une explication toute simple : Zola fait des crises d’angoisse vis-à-vis de la brièveté de la vie et d’Alzheimer parce qu’elle est une génie (forcément).
Zola a donc besoin de changer d’environnement et Meredith est prête à tout pour sa fille.
Avant de partir, Mer a même eu l’occasion de réécrire une de ses plus fameuses répliques à Derek – le fameux « pick me, chose me, love me » est devenu un « Je ne suis pas une demoiselle qui va attendre qu’on la choisisse » pour Nick. Bim. C’est certes un clin d’œil magnifique aux fans de la première heure, mais aussi une façon de montrer que Mer a évolué et est devenue une femme accomplie. Et c’est exactement ce que j’aime chez Grey’s Anatomy, la capacité à évoluer tout en gardant les éléments qui ont fait de la série un succès. En plus, le message envoyé est ici sacrément important, c’est un féminisme appréciable en 2023.
Un au revoir parmi tant d’autres
Et si c’est frustrant de voir Mer s’en aller au meilleur moment, le premier épisode sans Meredith a été une surprise pour beaucoup d’entre nous, car elle ne manquait pas du tout à l’écran.
Cependant, il convient de noter que ce n’était pas la première fois que Grey’s Anatomy devait faire face à un tel changement. Par exemple, dans la saison 11, la série a dû gérer le départ de Cristina Yang, interprétée par Sandra Oh, qui avait été l’un des personnages principaux depuis la première saison. Le déséquilibre provoqué sur le moment se ressentait davantage, probablement parce que la série en avait fait des caisses… Et pourtant Meredith a continué de mener sa vie, tout en téléphonant régulièrement à sa meilleure amie.
Tous les départs ne sont pas si réussis – les décès pour George ou Derek sont frustrants, mais ont permis de renouveler la série -, et certains laissent vraiment un goût amer (Izzie, Alex ou pire, Callie, qui a quitté la série sans qu’on ne le sache dans une simple scène où elle ferme la porte… l’actrice annonçant son départ après la diffusion de l’épisode, tout en me laissant l’impression d’être spoilé).
Malgré ces changements au fil des saisons, la série a réussi à se renouveler et à continuer à captiver son public. De nouvelles arrivées, comme celles de Maggie Pierce (malheureusement) ou Amelia Shepherd (tout droit venue de Private Practice), ont permis de remplacer naturellement les personnages manquants.
Ces personnages ont été intégrés de manière naturelle à l’intrigue et ont apporté de nouvelles dynamiques et de nouvelles histoires à la série.
Il ne faut pas oublier non plus qu’Ellen Pompeo a fait les choses de la bonne manière, en annonçant en amont son souhait de quitter la série. Déjà dans la saison 6, lorsque Pompeo était en négociation de contrat, la série avait déjà préparé une fin alternative pour Meredith Grey, au cas où elle ne reviendrait pas. Heureusement, Pompeo est restée dans la série et a renforcé sa position de pilier en dirigeant également plusieurs épisodes en tant que réalisatrice.
Je ne doute pas qu’elle reviendra, surtout avec un départ qui laisse de nombreuses portes ouvertes… Dans le même genre, le départ d’Avery avait été un coup dur, avant qu’on ne se rende compte qu’il avait l’habitude de réapparaître tous les dix épisodes. Je vois bien le même schéma pour Ellen Pompeo, surtout qu’elle est partie bosser avec lui et qu’elle continue de faire la voix off de la série. On aurait aimé les mêmes possibilités de retour pour Alex… mais mystère.
Cela dit, ce qui est intéressant, c’est que même sans Meredith, l’esprit de la série continue d’être présent, et cela est en grande partie dû aux nouveaux personnages introduits en amont, dès le début de saison. Les scénaristes ont réussi à renouveler la série tout en gardant son essence. Les nouveaux internes sont une bouffée d’air frais – ils sont comme une version 4.0 des MAGIC, avec des personnalités plus modernes et plus complexes.
En effet, ils sont un mélange de différentes personnalités de personnages que l’on a adoré par le passé.
Bien que Grey’s Anatomy ait toujours réutilisé les mêmes schémas pour introduire de nouveaux personnages, je dois admettre que cette fois-ci, ils ont réussi à apporter quelque chose de nouveau en rétablissant l’alchimie qui existait chez les MAGIC – Meredith, Alex, George, Izzie et Cristina.
Ce n’est pas que grâce à la colocation qui est en train de se mettre en place dans LA maison emblématique de Meredith (c’était un peu précipité comme manière de faire les choses, d’ailleurs). Chacun apporte quelque chose et je suis heureux de constater que l’ouverture d’esprit est une valeur de plus en plus importante pour notre personnel médical.
Prenons d’abord le cas de Jules. Bien que les personnages de Jules et Jo soient très ressemblants à Meredith ou Lexie, pour leur côté femme fort et indépendante, Jules se démarque de l’héroïne des dix-neuf premières saisons. Jules n’est pas définie par sa vie amoureuse, et certainement pas par son plan cul avec Linc. C’est amusant de constater qu’elle est introduite comme Meredith avec Derek, pour finalement s’éloigner très rapidement de ce schéma. Les scénaristes ont d’autres plans pour elle, et c’est tant mieux : elle est déjà la femme accomplie que Mer a mis 20 ans à devenir, parce qu’elle est le fruit d’une évolution de société aussi.
Mika est une jeune femme inspirante qui ne cache pas sa bisexualité – je pense sincèrement que les scénaristes l’ont écrite juste pour envisager une relation avec Helm (qui la mérite depuis le temps), même si Helm n’est pas tout à fait de retour.
De son côté, Kwan est un autre intéressant, car il est là pour remplacer le célèbre Alex Karev, mais il a l’air d’être une personne totalement différente. C’est qu’il y a un détail qui les distingue beaucoup : Kwan est beaucoup moins machiste que son prédécesseur – et il a récupéré le côté premier de la classe de Cristina, parce que c’est fun de mixer les personnalités.
Quant à Lucas, il veut se faire un nom par lui-même et cache à tout prix son identité pendant quelques épisodes. Il doit être dur de vivre dans l’ombre de son oncle, surtout quand l’oncle en question est Derek (mais du coup, il est le fils de quelle sœur ?).
Enfin, Simone est une interne bienveillante qui se soucie vraiment de ses patients, mais elle est également confrontée à des défis personnels avec Alzheimer. C’était une bonne idée pour la voir se rapprocher de Meredith. Bien sûr, les personnages de Lucas et Simone sont très vite tombés dans le schéma du triangle amoureux, rappelant le fameux trio Meredith, Derek et Addison. Attendons de voir le schéma que suivra le fiancé, mais il a tout du Addison déjà. Je suis prêt à adorer le détester, comme tellement d’autres avant (je n’oublie pas Minnick qui était aussi un mélange des personnages d’Addison et Arizona, même si ce fut un fail).
Un avenir aussi radieux qu’incertain
En plus de tout cela, la compétition entre les internes est plus saine et plus bienveillante que jamais. Ils s’entraident et se soutiennent mutuellement, et cela fait vraiment plaisir à voir. Les internes précédents étaient souvent en concurrence les uns avec les autres, jusqu’à l’excès même (mention spéciale à Helm et Levi qui avaient réussi à échapper à ça), mais cette fois-ci, ils insistent sur l’importance de travailler ensemble pour le bien-être des patients. Cela est également dû au fait que la série met l’accent sur eux, contrairement aux fournées d’internes précédentes. Et puis, vraiment, l’écriture est réfléchie pour faire une autocritique des premières saisons, l’air de rien. On est en 2023, quoi.
Bref, la saison 19 de Grey’s Anatomy a été un énième nouveau départ pour la série, et elle a réussi à apporter de nouvelles idées tout en restant fidèle à l’esprit de la série. Bien que le départ de Meredith devait être un moment émotionnel pour les fans, le choix a été fait de tourner la page comme si de rien n’était.
Depuis le premier épisode de cette nouvelle saison, qui effectuait un vrai soft reboot, je me retrouve donc impatient de voir comment la série évoluera à l’avenir et j’ai hâte de découvrir les nouveaux personnages que les scénaristes nous réservent.
Pour ne rien arranger à une situation déjà tendue, Krista Vernoff a annoncé qu’elle quitterait son poste de showrunner de Grey’s Anatomy (et de Station 19) à la fin de la saison 19. Elle a expliqué que son départ était motivé par un désir de se concentrer sur d’autres projets créatifs, tout en laissant la porte ouverte à un éventuel retour à la série à l’avenir – exactement comme Ellen Pompeo, finalement. Le départ de Vernoff pose bien sûr des questions pour la suite, car elle avait une présence créative influente. Son règne a toujours divisé les fans, certains adorant son travail ; d’autres le détestant… Espérons un peu de renouvellement pour Teddy et Owen grâce à ce départ ; ou plus simplement un renouvellement pour une vingtième saison, déjà. Ce serait franchement débile d’arrêter la série à ce stade, parce qu’elle semble repartie pour vingt ans avec les nouveaux.
Un peu comme moi qui voulait écrire un 500 mots et me retrouve avec plus de 1500 mots, donc. Oups. Je le savais bien qu’il y avait beaucoup à écrire sur le sujet !