Les annulations 2015/2016

La saison 2015/2016 s’est achevée en mai dernier et les séries d’été approchent elles aussi de leur fin, il est donc temps je crois de tirer un trait définitif sur certains shows malheureusement (parfois heureusement…) annulés ! Bilan des annulations qui m’ont touchées :

11.22.63, saison 1 – OVNI dans le type de séries que je regarde habituellement, cette production a réussi à me fasciner autant qu’elle m’a ennuyé, en fonction des épisodes. James Franco menait plutôt bien le tout, à la tête d’un casting prestigieux qui justifie à lui tout seul de regarder la série. L’univers des années 60 m’a paru plutôt bien respecté, même si évidemment, je n’ai pas vécu à cette période-là, donc j’en sais rien. Je regretterai quand même des approximations trop grosses dans les « règles mythologiques » et, apparemment, un éloignement par rapport au livre, que je n’ai toujours pas lu. Humph. Rendez-vous par ici pour plus d’infos.

Agent Carter, saison 2 – Après une saison de lancement adulée par la critique mais que j’avais trouvé bonne sans plus, je suis revenu vers Peggy sans attendre grand-chose en retour. Cette saison a été pourtant une vraie bonne surprise et révélation, avec un casting toujours aussi impeccable (Enver Gjokaj et Chad Michael Murray en tête, une fois passée évidemment Hayley Atwell). Grosse déception d’apprendre cette annulation, qui est peut-être celle qui m’a le plus énervée cette année (et pourtant !). L’ensemble de la deuxième année était une vraie réussite esthétique et scénaristique, dont je ne regrette que le cliffhanger final, qui ne sera peut-être jamais résolu. Bref, j’oscille entre déception et ravissement. J’en parle plus longuement par-là.

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Angel from Hell, saison 1 – Ce n’était pas forcément super drôle, mais il y avait Ginger Gonzaga en guest dedans, et rien que pour ça, j’imagine que ça valait le coup de suivre ces treize épisodes malgré l’annulation. Bon, il y avait de bonnes blagues parsemés au hasard dans ces treize épisodes, mais plus la saison avançait, plus l’humour s’épuisait. Définitivement, cette annulation n’est pas une grosse perte ! Le cliffhanger final ne me fait ni chaud, ni froid, c’est terminé et ce sera bien vite oublié de toute manière.

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Containment, saison 1 – Cette série aura été une excellente surprise cet été : j’y ai jeté un œil après avoir entendu des échos positifs sur le pilot, mais sans vraiment y croire pour autant. Il a fallu quelques épisodes pour entrer dans cette histoire somme toute assez classique de contamination et de quarantaine, qui avait des aspects The 100, des aspects FTWD ou encore des aspects The Strain. Pourtant, assez vite, la série a su faire monter le suspense et exposer une théorie du complot des plus intéressantes. Si la toute fin ouverte est un poil décevante, il n’en reste pas moins que j’aurais vu treize bons épisodes, avec ce qu’il fallait pour frissonner, être triste ou rire. C’était un divertissement d’été, à consommer comme tel. Pas une grande série, mais une série qui se respecte et qui respecte ses fans. Je recommande chaudement.

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Grandfathered, saison 1 – Peut-être ma plus grosse déception côté annulation cette année, Grandfathered proposait de suivre la vie d’un Dom Juan qui se découvre du jour au lendemain père et grand-père. Je n’ai regardé que pour Paget Brewster (inoubliable Frankie dans la dernière saison de Community). Il a fallu un bon quart de saison, peut-être un peu plus, avant que ça ne devienne véritablement bon et que j’entre dans la série. Malheureusement, c’était déjà trop tard pour les audiences. La dernière partie de saison est très réussie, mais finit malheureusement sur un cliffhanger qui ne connaîtra jamais de conclusion (et pourtant, les acteurs ont affirmé qu’une scène avait été coupée… tout n’est peut-être pas perdu, mais bon).

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Grinder, saison 1 – Après Grandfathered, voilà une autre annulation franchement dommage de la part de la Fox, qui a néanmoins laissé le temps au Grinder de s’installer. Il ne leur a pas fallu bien longtemps pour établir leur formule et celle-ci fonctionnait. Elle n’avait rien de purement original ou tout à fait exceptionnel cette saison, mais chaque épisode était fluide et il y avait de bonnes trouvailles. La fin de saison a l’avantage de conclure la série, ce qui est franchement appréciable pour une annulation. It all comes full circle, et si vous ne savez pas quoi voir cet été, n’hésitez pas !

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Haven, saison 5 – Ah Haven! Cette série est apparue dans ma vie aussi vite qu’elle n’en est repartie : j’ai tout de même vu les quatre premières saisons en une semaine au cours du mois d’Octobre, avant le Comic Con où j’ai rencontré l’acteur incarnant Duke. Je ne me fais pas chier, ouais. La saison 5, je l’ai par contre suivie à la semaine (enfin, à part pour les épisodes diffusés avant le Comic Con donc)… Et je l’ai beaucoup aimée, elle concluait d’une très belle manière la série, même si elle n’a pas fait revenir Jennifer (ça, je ne m’en remettrais pas, le personnage était tellement prometteur). De manière général, Haven s’est débarrassée de beaucoup trop de personnages féminins quand même, et le coup de grâce vient des derniers épisodes côté masculin, cette fois. Une belle boucle est bouclée avec une bonne blague finale des scénaristes, dans le ton de la série. Excellente série, excellente conclusion, j’espère retrouver assez vite les acteurs dans d’autres séries.

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Heroes Reborn, saison 1 – Bon. Vous prenez Heroes, vous prenez les raisons qui ont expliqué son échec, et vous les appliquez à Reborn, qui s’est contentée d’être une pâle saison 6 accrochée à un passé qui ne veut plus d’elle (bordel, combien de références à Claire ?). Il y avait de bons twists dans cette série, des moments marrants parfois, mais le casting était beaucoup trop large pour être pleinement exploité. La mythologie de la série est toujours aussi floue qu’auparavant, avec un renouvellement de questions permanent et des personnages qui ressuscitent sans qu’on nous dise comment (parce que c’est une nouvelle question comme ça). La conclusion tient à peu près la route, mais comme dans mon souvenir de la série-mère, ça manque trop de cohérence interne pour être pleinement appréciable.

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Person of Interest, saison 5 – La série a eu droit à une fin superbe et elle le méritait. J’en ai largement, largement parlé au moment de la diffusion des derniers épisodes, dans un article conclusif sur mon binge-watching de l’intégralité du show. Clairement, ça vaut le coup de supporter les premières saisons un peu longue si vous n’avez jamais regardé ou si vous avez abandonné en cours de route !

Trepalium, saison 1 – Intrigue SF, futuriste et prenante, cette série d’anticipation française a tenté de jouer dans la cour des grands sans toujours y parvenir. L’intention y était en tout cas, et rien que pour ça, ça vaut le détour. Je suis franchement déçu de savoir qu’il n’y aura pas de seconde saison, car il y avait du potentiel pour plus surtout que la série s’est améliorée peu à peu quand les acteurs sont entrés dans leurs rôles et que les implications politiques se sont révélées plus claires. La série a atterri récemment sur Netflix, elle est donc facilement disponible si vous avez un compte et que vous souhaitez vous laisser tenter. La fin n’est pas trop frustrante, qui plus est.

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You, me and the Apocalypse, saison 1 – On termine cet article sur une énorme déception : l’annulation de cette série britannique totalement WTF et très réussie. Franchement, il y avait certes un humour particulier, mais il finissait par prendre si on laissait sa chance à la série, le casting était exceptionnellement bon, le scénario très sympa. Malheureusement, la série se termine sur un cliffhanger assez prévisible que l’on peut toutefois choisir de voir comme une fin ouverte, à défaut d’une suite. Je la recommande si vous n’avez pas trop peur d’être frustré par ce détail donc.

Voilà, j’ai fait le tour des différentes annulations qui m’ont marquées entre septembre 2015 et août 2016. Honnêtement, il va falloir que je réduise mon rythme série un de ces quatre, je le sais, mais cet article sur les annulations me rassure un peu : c’est toujours ça de moins à voir. Malheureusement, pour la plupart.

 

 

American Horror Story (S05)

Avis : Allez, j’avance enfin dans le Challenge Séries 2016 en finissant de rattraper mon retard dans American Horror Story. Comme pour la saison 3, j’ai attendu de squatter chez ma meilleure amie, ce qui explique que ça ait pris autant de temps. Oui, mais c’est bon, j’ai AHS Hotel et il est donc temps de publier cet article sur la saison 5.

Elle m’a laissé un avis très mitigé : je suis bien heureux d’avoir eu droit à un peu de renouveau dans le casting, déjà parce que Lady Gaga était étonnamment une excellente actrice, ensuite parce que tout le monde change à peu près de rôle pour une fois. Je fais souvent le reproche à la série de ne pas assez varier les rôles de ces acteurs principaux (on a eu quatre saisons de Jessica Lange reprenant exactement le même type de personnage quand même) et au moins cette fois, ce n’était pas le cas.

En revanche, cette saison conserve pas mal des défauts habituels : ça part dans tous les sens, c’est super long et il y a du cul pour du cul. À vrai dire, c’est même bien pire cette saison : on n’en a jamais vu autant. Et la fin m’a laissé sur ma faim pour le coup, c’était bof de conclure comme ça. Bon, je n’en suis pas là cependant, parlons des épisodes avant la conclusion.

Note moyenne de la saison : 14,25/20

 01.jpgÉpisode 1 – Checking In – 13/20
It’s a no-tell hotel.

Bon, je ne suis pas (encore ?) convaincu par cet hôtel : comme trop souvent avec American Horror Story, la saison semble (déjà !) se disperser dans une multitude de sous-intrigues concernant des personnages pas encore reliés entre eux. Toute l’intro en est un bon exemple avec ces deux blondes qui ne tiennent pas 15 minutes. En plus, ça m’a l’air de partir pas mal en vrille côté sexe à gogo alors ça va possiblement saouler rapidement. Du côté positif cependant le gore est toujours là, peut-être même plus et mieux. Les possibilités qu’offrent l’hôtel sont assez larges et ils semblent se diversifier avec ce qu’il se passe à l’extérieur autour du flic. En ce qui concerne le casting, j’ai l’impression que c’est mieux aussi, avec du renouveau tant en terme d’acteurs que de rôles. À voir, en fonction de la suite.

02.jpgÉpisode 2 –Chutes and Ladders – 13/20
You know, in your black heart of hearts, you know. You’re just like me.

Et c’est reparti pour des flashbacks et le retour d’Evan Peters. Ce passage était long et pas forcément nécessaire à vue de nez, mais comme d’habitude, il semblerait qu’il faille caser tout un tas de sous-histoire. Il en est de même du côté de la comtesse et de ce défilé de mode. J’ai peut-être jugé un peu vite pour les blondes du premier épisode qui semblent faire partie d’une intrigue plus large et étrange. Leur vision des vampires est spéciale quand même, mais il faut bien des nouveautés j’imagine.

03.jpgÉpisode 3 – Mommy – 14/20
You’re the greatest serial killer who’s ever lived.

Comme souvent, les intrigues avancent vite. Toute l’histoire autour d’Alex/Scarlett et leur famille aurait pris facilement cinq ou six épisodes dans n’importe quelle autre série, mais AHS aime caser un maximum d’intrigues dans des saisons courtes. L’épisode s’intéresse à la maternité comme promis par le titre (et comme bien souvent dans cette série) et les personnages de mères sont en fait torturés : Alex par le souvenir de son fils perdu, Iris par la haine que lui voue sa progéniture, la comtesse par la protection compliquée de ses enfants. Je commence à m’accrocher aux personnages, de manière plus poussive qu’en saison 4, mais moins qu’en saison 3. Cette saison ne sera pas la meilleure, mais il y aura peut-être de bonnes choses. Le tueur en série disparaît un peu à cause de ce mélange d’intrigues, mais j’imagine qu’on doit déjà le connaître, alors il va falloir que je me mette à sa recherche.

04.jpgÉpisode 4 – Devil’s Night – 15/20
You’re the greatest serial killer who’s ever lived

Seth Gabel ! Lily Rabe ! Bon, le traditionnel épisode d’Halloween est (déjà) là. Ce sont souvent les meilleurs épisodes des saisons d’American Horror Story et celui-ci ne déroge pas à la règle pour le moment. J’ai de gros soupçons sur John maintenant, ce dîner de tueur en série suggère qu’il mérite sa place à la table. Si c’est ça, c’est peut-être un peu tôt pour nous en faire la révélation. J’ai adoré le jeu des acteurs incarnant les tueurs, c’était bluffant et particulièrement en ce qui concerne Lily Rabe qui obtient enfin un rôle extrêmement différent de ce qu’elle a eu à jouer jusque-là. Je l’ai déjà dit, mais ça fait du bien de voir des variations dans les rôles. La comtesse promet de son côté la vie éternelle à Alex qui retrouve ainsi définitivement Holden. Sympathique.

05Épisode 5 – Room Service – 16/20
It’s ironic but I never knew how to live until I died.

J’ai beaucoup aimé l’intrigue d’Alex dans cet épisode qui sauve ainsi un patient en le transformant en vampire à son tour. Tout le passage dans l’école était super sympa, même si je n’avais plus du tout l’impression d’être devant AHS. Pas grave, ça avait un côté très sympa de développer un peu cette sous-intrigue qui promet de grandes choses pour la suite. J’ai bien aimé aussi tout ce qui concernait Iris et Liz à l’hôtel, c’était très drôle de voir Darren Cris se faire buter si vite.

06Épisode 6 – Room 33 – 14/20
Good to see you’re finally, truly checking into the Hotel Cortez.

Attendez, tout ça pour ça ? Le dernier plan est l’un des plus frustrants de la série tellement ça tombe à plat après nous avoir vendu un bébé-monstre pendant tout l’épisode qui était sacrément long. La revanche de Ramona et Donovan est donc un échec cuisant et la comtesse peut donc à nouveau dormir sur ses deux oreilles (je déconne, il est plus probable qu’elle soit encore en train de coucher quelque part). Je suis déçu de voir que l’intrigue des enfants est laissée de côté, mais j’ai beaucoup aimé la relation entre Tristan et Liz. Bref, cet épisode me laisse mitigé, une fois de plus, avec un peu trop de cul partout et des longueurs embêtantes, comme par exemple avec cette intrigue autour de John arrivant à l’hôtel (surtout que depuis l’épisode d’Halloween, j’attends d’en savoir plus sur lui).

07Épisode 7 – Flicker – 14/20
In fact I may never let you go.

Et voilà : trop de sous-intrigues, définitivement. Les travaux entrepris par Will dévoilent un couloir oublié de l’hôtel libérant deux vampires qui étaient là depuis près d’un siècle et sont les amants de la comtesse. C’était une backstory assez prenante et intéressante, mais il est quand même dommage que ça se termine sur une intrigue qui vient polluer un présent déjà surchargé. L’intrigue John/Wren m’a bien moins plu, mais semble confirmer les quelques soupçons que j’avais. Si c’est le cas, on devrait s’en tirer avec cette intrigue assez vite et libérer un peu d’espace pour les autres.

08.jpgÉpisode 8 – The Ten Commandments Killer – 13/20
Are we ever ready to see ourselves for what we are

Ah, je le savais ! Bon, non, je m’en doutais : John est le tueur des dix commandements et c’est pour cela que Sally l’aime tellement… Elle veut le tuer et le garder à tout jamais dans les murs de l’hôtel, parce que cet hôtel ressemble beaucoup à la maison de la première saison. L’épisode se centre ainsi sur la psychologie de John qui est profondément développée par cet épisode apportant des réponses sur les premiers épisodes. Disons qu’au moins ça apporte des conclusions sympa à cette intrigue et ça va nous permettre de passer à autre chose, surtout vu les titres des épisodes suivants.

09.jpgÉpisode 9 – She Wants Revenge – 13/20
The last hundred years of my immortal life have been a lie

Oh, les scénaristes se sont souvenus des enfants infectés… et bof. Je m’attendais à mieux comme intrigue, il y avait beaucoup à en tirer et c’est une fois de plus précipité. La comtesse prépare son mariage qui ne devra pas durer trop longtemps, ce qui ne l’empêche pas de retrouver ses amants, de torturer LIz ou de mettre la pression à Alex. La vengeance de Ramona est un échec total puisqu’elle se fait évidemment trahir par Donovan, à nouveau de mèche avec la comtesse. J’attendais mieux de cette revanche, j’avoue, même si j’adore le rôle et le jeu de Lady Gaga, qui a totalement volé la saison.

10.jpgÉpisode 10 – She Gets Revenge – 16/20
You and I, we are women of a certain age. We have suffered more than our fair share, damn it. We should inherit the earth.

L’intrigue des enfants est totalement bâclée et bouclée dans cet épisode, Liz et Iris décident de suicider ensemble et de boucler leurs affaires elles aussi avant cela. Étonnantes scènes entre Liz et son fils Douglas : les retrouvailles se passent à merveille, ce qui semble à contre-courant du style de la série (mais totalement dans le ton d’une série Murphy). La comtesse continue de mettre en place sa revanche et tue Natacha sans se douter que Donovan tue Rudy au même instant. Cette double mort était bien écrite et faisait avancer les choses, même si elle soulignait aussi l’inutilité de cette sous-intrigue elle aussi bâclée. C’est tout le problème d’AHS, pas le temps d’accrocher vraiment à cette intrigue qu’elle est déjà finie. Cela dit, la fin d’épisode balaye tout le reste et tous les défauts.

11.jpgÉpisode 11 – Battle Royale – 16/20
Get out. You are banished from my presence.

Oh. Ça part en vrille : Queenie, de la saison 3, débarque à l’hôtel Cortez et se fait buter comme une merde par March et Ramona. J’ai trouvé ce lien entre les saisons vraiment naze et bâclé : elle n’a pas servi à grand-chose sinon à faire croire que la comtesse était peut-être en danger de côté-là, alors que bien sûr non. J’ai aimé toutefois la fin de l’histoire entre Iris et son fils, presque poétique, très réussi. Tout cela permettait simplement de faire revenir John pour terminer le boulot du tueur aux dix commandements. Pas de bol pour la comtesse Elizabeth, elle se fait buter au moment où elle partait enfin de l’hôtel, ce qui la condamne à y passer l’éternité. C’est le moment où Hezel choisit de révéler que c’est elle qui a trahit March à l’origine et elle se fait ainsi virer. Je n’en ai que peu parler dans cet article, mais j’ai adoré l’actrice et son rôle, c’était une vraie bouffée d’air frais dans cette saison. La conclusion de cet épisode est ainsi très sympa et conclue à peu près toutes les intrigues.

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Épisode 12 – Be Our Guest – 14/20
You don’t have to be out in the world to be a part of it. In the modern age, no one ever has to be alone. Even for a second.

Comme d’habitude, AHS choisit de boucler sa saison avec un épisode qui relance toutes les dynamiques une dernière fois, comme s’il n’y avait pas déjà eu assez de sous-intrigues. Cet épisode est centré sur Liz qui a repris l’hôtel avec Iris. C’est aussi l’excuse de faire revenir un personnage de la saison 1 et, franchement, j’aurais préféré voir débarquer Cordelia et le reste des sorcières pour venger Queenie plutôt que de refaire un lien avec une autre saison qui, en plus, n’a pas apporté grand-chose si ce n’est une autre nuit d’Halloween. Il y avait heureusement de bons moments pour conclure la saison (j’ai adoré l’intrigue de Sally) et il était sympa de voir revenir une bonne partie du casting, mais quand même, ce happy ending n’était pas à la hauteur d’une fin de saison. Quant à la dernière scène… ce n’est même plus une fin ouverte à ce stade, c’est une scène non terminée.

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En bref – Lady Gaga était une sacrée addition au casting qui, pour une fois, a été fait avec plus de soin et de changements que d’habitude. L’absence de Jessica Lange est largement compensée en ce qui me concerne et même les seconds rôles sont différents. Il est cool de voir Evan Peters être enfin un méchant par exemple. En revanche, les défauts restent les mêmes que d’habitude : trop de sous-intrigues développées et avortées qui ne compensent pas des longueurs par ailleurs, des conclusions mal fichues et beaucoup, beaucoup, trop de scènes de cul non-justifiées.

 

Semaine 33 : du 15 au 21 août

Retour à la maison de courte durée cette semaine, je suis retourné chez ma meilleure amie parce qu’on avait des séries à terminer. Si, c’est tout à fait une excuse valable pour squatter chez les gens. De toute manière, je suis en grande diète d’épisodes inédits.

00Les inédits de la semaine

En effet, il n’y a pas beaucoup d’inédits car nous sommes entre deux périodes chargées du calendrier américain. Qu’à cela ne tienne, j’ai pu cette fois réellement avancer dans mon challenge (mais alors vraiment, vraiment, j’en reparle très vite). En attendant, revenons sur les articles que j’ai complété cette semaine :

– Braindead (1×08), 15/20
– Roadies (1×08), 11/20
– Scream (2×12), 18/20
– Suits (6×06), 13/20
– Another Period (2×10), 18/20
– Superstore (2×00), 16/20

MV5BMTY0NDE4OTcyMF5BMl5BanBnXkFtZTgwNzQ0OTA1OTE@._V1_.jpgLa performance de la semaine

Sur le modèle de certains blogs américains (et de TVline), j’ai décidé de me mettre en quête du meilleur acteur de la semaine.

Et cette semaine, ce sera pour… Natasha Leggero ! Ça ne surprendront pas ceux qui ont lu mon article sur la saison 1 de Superstore, je suppose, il fallait bien que je parle d’elle et de sa tête qui est parfaite pour transmettre l’humour.

Je ne l’ai jamais vue que dans Superstore et Another Period, je reconnais, mais elle déchire dedans et cette semaine n’a pas dérogé à la règle ! Spoiler : après avoir lutté toute la saison pour se retrouver un riche mari, les choses tournent vinaigre pour elle quand c’est sa sœur qui se marie à sa place le grand jour et que son propre nouveau mari meure quelques secondes avant de dire « oui ».

Et jouer l’alcoolique dépressive, ça lui va à merveille : elle n’a jamais été si convaincante dans son rôle, c’était parfait.

Comme c’est un peu court, j’ai jeté un œil à son CV interminable et OUPS, elle a aussi joué dans Community, où je l’ai évidemment vue aussi, ce n’est jamais que ma sitcom préférée. Impressionnant CV qu’il faudra que je décortique un peu, on sait jamais, il y réside peut-être ma future nouvelle série du moment.

00Les autres actus du blog

Cette fois, j’ai des choses à dire dans ces lignes !

Cette semaine, j’ai eu l’occasion d’enfin publier mon article sur la première saison de Superstore ! Pendant ce temps, j’ai également poursuivi mon bingewatching de Club de Cuervos pour le Challenge Séries 2016 et, oui, je l’ai terminée à temps pour vous en proposer un article.

Dans le courant de la semaine, je publierai aussi en rapport avec le challenge un article sur One Tree Hill. Oui, vous voyez, j’ai décidé d’avancer vraiment ! En attendant, je vous propose de (re)lire l’article sur la saison 2 de Fear the Walking Dead qui recommence demain avec le 2×08. Demain est d’ailleurs chargé en séries, contrairement au reste de la semaine qui continue à être un peu en diète. Tant mieux : j’ai des tas de choses à rattraper !

Bonne semaine à tous et à dimanche prochain !

Retrouvez par ici les articles des semaines précédentes

Club de Cuervos (S01)

Avis : Le hasard fait parfois bien les choses. Alors qu’il m’était impossible de dormir à cause d’un tapage nocturne auquel je ne pouvais rien, je me suis dit que j’allais faire un tour sur Netflix, sans grande conviction. Je n’avais pas envie de regarder quoique ce soit, donc j’ai erré un peu en parcourant le catalogue avec curiosité, comme je crois que ça arrive à tous les gens ayant un compte Netflix. Vraiment, ne vous inscrivez pas, ça tue toute votre productivité, même quand vous ne regardez rien (vraiment, inscrivez-vous).

Toujours est-il que je suis tombé sur cette série au synopsis intrigant et en langue espagnole. Bim, il ne m’en fallait pas plus pour attirer ma curiosité, car ça fait un moment que j’ai envie de me trouver une série espagnole. J’ai bien Ministerio del Tiempo au programme de mon challenge, mais il n’est pas évident de trouver les épisodes légalement, et encore moins de les caser dans un emploi du temps (ils durent 70 à 80 minutes). Bref, c’était une double aubaine : j’avais du temps à tuer et ça me remettait à l’espagnol ; j’ai donc décidé de switcher Ministerio au profit de Club de Cuervos, même si je n’en savais rien de plus que le synopsis.

Hop, coup de tête efficace : pas de regret. C’est une série en espagnol certes, mais c’est avant tout une série Netflix : le cadre, le rythme, les intrigues, les répliques… tout paraît familier grâce à cette caractéristique toute bête ! C’était très agréable, dépaysant avec le Mexique, mais pas trop parce que Netflix, et assez adapté à mon rythme de vacancier.

Si vous ne connaissez pas, je vous recommande, surtout si vous aimez les séries-soap type Brothers & Sisters et peut-être aussi type One Tree Hill (en moins ado – mais je n’en ai vu que la saison 1 où ils sont ados aussi).

Note moyenne de la saison : 15,5/20

01.pngÉpisode 1 – Sé un Capitán – 16/20
Mi papá era un cuervo

Ce pilote introduit ses personnages et le conflit familial de la meilleure manière qui soit, nous présentant avant tout la discorde entre le frère et la sœur, autrement dit entre Chava et Isabela (je me pose les noms là pour les retenir en vrai). La structure en flashback apporte beaucoup, car Chava apparaît d’abord comme un président au top avant d’être aussitôt présenté comme un jeune en déperdition la plus totale, avec drogue et prostituées. L’univers du football n’est pas surexploité pour le moment, il s’agit plutôt d’explorer l’entreprise familiale, qui est donc une toile de fond, et la condition de tout un chacun autour de l’héritage. En bref, il y a de l’humour et du drame, de la tension et des histoires familiales qui ne font que commencer avec la « concubine » du père décédé. Quant à l’Espagnol, il passe très bien à l’oreille et ne m’a pas dérangé une seule seconde, alors que je m’en inquiétais un peu comme ça se passe au Mexique. Début très positif donc, malgré quelques défauts Netflix évident, comme la sexualité un peu trop représentée. En même temps, c’est un peu une caractéristique de tout ce qui est hispanique, donc c’est sans surprise.

02.pngÉpisode 2 – Hacemos Jabon – 14/20
Donde esta tu hermana ?

Isabel abandonne lâchement le club pour prendre un job dans l’entreprise de savon familiale. C’est lent de ce côté-là, mais c’est voulu : l’idée est de montrer l’ennui qu’elle est vouée à ressentir loin des Cuervos. Salvador « Chava », lui, se voit nommer, sans grande surprise, directeur du club et c’est la tête pleine de rêve pour ses équipes qu’il entend occuper ce poste. J’aime beaucoup ce personnage un peu cliché du jeune perdu qui se retrouve avec des responsabilités et l’acteur le joue bien, surtout quand il voit que sa sœur est la solution en cas de problème… ce que je comprends, car elle est aussi intelligente que drôle. Leur duo fait bien passer le comique et la relation frère/sœur pour l’instant. Ce second épisode confirme une série assez classique, mais à vrai dire parfaitement maîtrisée comme telle. C’est d’un niveau suffisant pour divertir et c’est entraînant, avec un côté soap très réussi lui aussi. En revanche, je trouve que le côté foot et l’intrigue sur les joueurs tombent un peu trop comme un cheveu sur la soupe pour l’instant, j’espère que ça va peu à peu être mieux relié au reste par la suite.

03.pngÉpisode 3 – Repuesta Uniforme – 14/20
No tengo hijos, señor. Y soy Julio, señor.

Chava continue de galérer à devenir le patron du club, car quoi qu’il fasse, il manque beaucoup trop de crédibilité pour l’être. Histoire d’empirer les choses, son cousin parfait vient se rappeler à son bon souvenir et il a beau tout faire pour être meilleur, ce n’est pas évident pour Salvador de se faire respecter. Sa sœur qui a tout ce qu’il faut pour diriger le club (sauf un pénis donc) galère de son côté avec Mary Luz qui parle évidemment à la presse pour se faire du fric. Bref, les galères s’enchaînent pour nos héros et c’est assez sympa de les retrouver dans ce nouvel épisode, avec toutes leurs chamailleries parfaitement jouées. Pour la première fois dans la série, le foot prend un peu d’importance. On a même droit à un match, il était temps car ça manquait finalement pour bien comprendre les enjeux, même si c’est expédié en une minute au lieu de 90. Enfin, l’intrigue secondaire sur ce pauvre Tony toujours sur la touche et malmené par ses coéquipiers continue également, mais je ne vois pas bien son intérêt pour le moment, sinon le scandale qui se pointe peu à peu. En bref, l’épisode est bien humoristique malgré des problématiques bien définies pour les héros, donc c’est un bon moment qui s’il ne marque pas les annales est assez cool.

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Épisode 4 – Bofetada – 16/20
Por favor, Susanita, deberia ayudarme

Allez, cet épisode y va fort avec la nudité gratuite, avec un full frontal masculin et des boobs à tout va. Et encore, le full frontal masculin sert une bonne blague du scénario (et l’explication de pourquoi il a toujours les mains dans son short probablement) et pour tout dire, le scénario est bien drôle dans cet épisode avec l’amitié Tony/Susanita qui est géniale, Isabel qui parvient à attirer l’attention d’un sponsor masculin après quelques déboires misogynes (j’aimerais croire qu’ils sont exagérés mais…) et Chava qui drague une journaliste qui n’en a pas grand-chose à faire de lui a priori. J’espère que l’on reverra cette dernière, car ayaya mucha caliente. L’épisode est donc principalement drôle, mais en plus, il fait avancer les intrigues avec Goyo finalement viré bien vite et très malproprement après avoir couché avec Susanita (scène la plus drôle de la série au moins) et frappé Tony. Oui, sauf que j’ai fini par m’attacher à Tony et j’espère qu’on va continuer à suivre l’histoire de ce loser. En plus, cette colère finale de Chava ne fera pas du bien à sa réputation déjà bien entachée.

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Épisode 5 – Barreras Para Salir – 12/20
Cuervos es mi familia

Paty est de retour, alléluia, c’est cool que Chava pense comme moi que cette journaliste est sexy… Sauf qu’elle est aussi tout bonnement insupportable dans cet épisode, ne devenant plus qu’un cliché faire-valoir. Le comique de son rôle s’estompe un peu maintenant qu’elle n’est plus là que pour ça et l’épisode s’éternise un peu autour de cette intrigue, heureusement sauvée par Mary-Luz. De son côté, Tony continue de vivre toute sorte d’aventures étranges dans les vestiaires qu’on va finir par connaître par cœur à défaut de voir les matchs. Le seul problème, c’est que ça éclipse Isabel un temps, avant qu’elle ne revienne draguer le journaliste. Donc, un épisode moins drôle et tout en longueur, c’est dommage, j’espère que ça va vite repartir du bon pied maintenant.

06.pngÉpisode 6 – Afortunado en Jugar – 17/20
DONDE ESTAN? Eso no es une equipo.

La première moitié de l’épisode tourne autour du match de qualification qui approche et cela permet de redonner un peu d’importance au terrain et aux déboires de l’équipe, que l’on connaît un peu mieux à chaque épisode. Les vies de Tony et Moises/Ximena sont assez drôles et toujours mises en avant dans les épisodes, ce qui est sympa. Goyo est enfin remplacé dans cet épisode par un entraîneur totalement tordu qui privilégie le yoga au jeu. Étrange, mais je vois ça comme un moyen d’ajouter de l’humour autant à l’épisode qu’à la série. Et puis, il fallait trouver un truc pour justifier que l’équipe se défonce sur ce match et gagne. Techniquement, ce match est le plus long de la série et aussi ce que je kifferais sur les rares matchs que je suis, avec juste l’essentiel. La victoire est belle, la défaite aux qualifications n’en est que plus difficile pour tout le monde et permet de remplir la seconde partie de l’épisode. Et il y a encore le temps pour que Mary Luz manigance une fois de plus et que Rafa Reina refuse de célébrer son dernier match bien mal parti. Dire que je m’inquiétais du rythme mauvais dans l’épisode précédent, c’est tout réparé et la série s’offre son meilleur épisode l’air de rien, avec une scène finale à mourir de rire.

07.pngÉpisode 7 – Nuestro Guggenhelm – 15/20
Chava, do you know the definition of luck?

Toute une scène en anglais et je m’en suis rendu compte qu’à mi-chemin en notant la citation, je suis à l’ouest moi. Bon, après cet épisode 6 intense, le 7 fait pâle figure : il faut remplacer Rafa et cela offre l’occasion d’un nouveau duel frère/sœur avec Chava qui recrute un joueur international et Isabel qui est coincée par un accord effectué par Felix. Bref, une fois de plus, Chava se sent inutile et ridicule, ce qui ne s’arrange pas quand Mary Luz en rajoute une couche sur le sexe du bébé. Isabel tente une fois de plus de décrédibiliser son ex belle-mère et c’est un échec cuisant malgré une victoire certaine. Du côté des joueurs, on continue de suivre Moises et ses multiples tentations de tromper Ximenes auxquelles il résiste autant que possible alors qu’elle déprime des fréquentations de son homme. Elle en arrive à partir en vacances seule et sous-entendre la rupture. Du point de vue technique, cet épisode possédait le pire faux raccord que j’ai vu depuis un certain temps (le livre fermé/ouvert d’Isabel)… de même qu’il possédait leur meilleur plan séquence lors de la réunion finale. C’est finalement Felix et Isabel qui se font le plus avoir dans cet épisode et c’est agréable de voir la donne se renverser de la sorte.

08.pngÉpisode 8 – Aitor – 14/20
El Taj Mahal no es una casa es un mausoleo

Un épisode sous la forme de documentaire ? Pourquoi pas, mais on sent bien qu’on est sur Netflix, car c’est le genre de risque qu’une série prend rarement au cours de sa première saison si elle n’est pas assurée de s’en foutre royalement des audiences. J’ai trouvé sympa de découvrir d’un point de vue extérieur l’arrivée d’Aitor, surtout que le côté journalisme est quelque chose qui existe depuis un moment dans la série, ça se développe un peu plus ici et c’est une composante qui fonctionne bien. En revanche, le gros problème de cette forme du documentaire, c’est qu’on perd une bonne partie de l’humour habituel pour se concentrer sur des humiliations de Chava. Exit aussi les disputes entre frère et sœur qui n’apparaissent qu’en fond pour mieux exploser à la fin. Cela offre au moins un cliffhanger sympa pour la suite de la série, mais l’épisode manque du coup d’un petit quelque chose.

09.pngÉpisode 9 – Fiebre Española – 14/20
Ser presidente te cayo del cielo Chava

Cet épisode est un peu long, mais il se concentre un peu plus sur l’équipe et l’arrivée d’Aitor, et c’est sympa. Son arrivée bouleverse en effet l’équilibre à peu près établi : Isabel et Chava ne se parlent plus et finissent par se battre en public, Potro se montre extrêmement jaloux de son nouveau coéquipier (principalement à cause de son entre-jambe) et Aitor a un agent très froid et particulier. En bref, c’est le bordel pour le club une fois de plus. Tout cela nous mène petit à petit à une succession de scènes d’orgie qui permettent de révéler la sexualité d’Aitor, qui se dit pansexuel du coup. L’épisode faisait plus transition qu’autre chose, mais c’était sympathique à voir. J’attendais juste un peu mieux après le documentaire en fait.

10.pngÉpisode 10 – Nuevo Padrote en el Pueblo – 15/20
Es Youtube. Singular.

Ca part un peu en vrille et je crois que c’est parce que l’on se rapproche peu à peu du final. Eliseo tente de ruiner les Cuervos de manière extrêmement visible, mais il n’est jamais que le vautour qui tourne autour du corps de sa proie à l’agonie. Isabel est carrément exclue des locaux par son frère tandis que Moises ne se sent plus du tout à sa place dans l’équipe à cause d’Aitor qui lui fait en plus des avances. À ce sujet, c’est marrant, mais je ne voyais pas vraiment les pansexuels comme ça, ça, c’est juste un obsédé sexuel. Tant mieux, c’est bien plus drôle et Aitor est clairement là uniquement pour son potentiel comique, car c’est à peu près tout ce qu’il a le pauvre. La situation se dégrade et ça promet des choses intéressantes pour les trois derniers.

11.pngÉpisode 11 – Empuja – 15/20
Estas ovulando ?

Comme je le pensais, les choses se compliquent et se pimentent au cours de cet épisode. Rafa revient en tant qu’entraîneur, faute de pouvoir trouver quelqu’un d’autre, ce qui entraîne une série de complications autour d’Aitor qui ne supporte bien évidemment pas d’être coaché par un petit joueur à la retraite. L’ambiance part vite en cacahuète : Félix démissionne après un ultime désaccord avec Chava. Ce dernier a bien d’autres choses à gérer pourtant : Mary-Luz est en train d’accoucher d’un petit Valentin… Iglesias, évidemment. Isabel est obligée de reconnaître ses torts et de reconnaître son petit-frère comme tel. L’épisode change un peu d’ambiance et se concentre à nouveau plus sur les Iglesias que sur les joueurs, tout en gérant mieux les deux de front. Tout cela se termine sur Eliseo qui fout la merde en révélant à Chava que les photos du portable rose avaient fuité grâce à Isabel. Voilà qui promet.

12.pngÉpisode 12 – Feliz Cumpleaños, Sr. Presidente – 18/20
Yo te apoyo. Nosotros te apoyamos.

Voilà un épisode bien violent : les secrets de Mary-Luz apparaissent peu à peu bien que sa présence auprès de Chava soit géniale, Aitor se retrouve au milieu d’un scandale sur sa sexualité après avoir été vu embrasser son agent. Dur. Dur retour à la réalité homophobe mexicaine avec de nombreux discours qui semblent sortir d’une autre époque. Cet épisode est une claque après l’ouverture dont faisait preuve la série sur tous les sujets sexuels et c’est une vraie réussite pour cela. Rafa se fait virer après un discours d’Isabel ne soutenant pas Aitor et il se venge aussitôt à la télé. Isabel passe vraiment de bien mauvais moments quand elle perd même le soutien de son mari lorsqu’il apprend pour les photos de Moises. Celui-ci aide Potro à retrouver ses érections dans une intrigue un peu naze et tordue. Bref, cet épisode est surtout d’une tristesse affolante pour le personnage de Chava qui passe le cap des trente ans de la pire des manières qui soit. La toute fin est un deus ex machina qui fonctionne plutôt bien car elle est imprévue mais parfaitement bien amenée. L’épisode final va être sanglant.

13Épisode 13 – Iglesia vs. Iglesia – 19/20
Isabel, ahora eres presidente

Voilà, il est l’heure de conclure la saison et cela se sent bien : le baptême de Valentin est un bon moyen de réunir tout le casting de la famille est de montrer les divisions, tandis que dans les vestiaires, Aitor parvient à trouver le moyen de se faire respecter. Potro retrouve son talon, Felix, Tony et le premier entraîneur (et Susanita !) ont chacun leur scène, bref, l’ambiance de fin est là jusque dans la trahison de Mary-Luz ou le clin d’œil au pilot lorsque Chava se réveille. Les conseils de famille et d’administration sont tout simplement horribles avec la destitution de Chava et la douleur familiale parfaitement jouée chez tous les acteurs. À partir de là, la fin est tracée avec de nouvelles relations qui se dessinent entre les personnages, le départ d’Aitor – et j’en suis dégoûté, son potentiel comique est loin d’être épuisé, puis surtout celui de Chava. Les dernières minutes ouvrent toutes les possibilités pour une seconde saison : nous ne connaissons toujours pas tous les secrets de Mary-Luz, Chava s’enfuit probablement pour mieux revenir, Isabel est enfin dirigeante mais s’apprête forcément à foirer, etc. C’était un épisode vraiment bien foot-u et clairement le meilleur de la saison.

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EN BREF – Club de Cuervos s’est avérée être une vraie bonne surprise : je m’attendais à une série moyenne et j’ai finalement eu quelque chose qui dépassait le cadre du simple Guilty Pleasure. Il y a un peu d’originalité avec le côté foot, des personnages bien écrits et surtout tous très bien interprétés et des retournements de situation dignes des meilleurs soaps. Le générique reste en tête et le comique y est toujours présent en toile de fond. Il ne me reste plus qu’à attendre la saison 2 avec beaucoup d’impatience : elle a été annoncé pour 2016, ça ne devrait pas tarder.