Lanterns – S01E01 – Pilot – 14/20

Je ne sais pas si c’est moi, mais j’ai l’impression que la moitié des acteurs de cette série a eu pour consigne de ne pas articuler. Elle manque très clairement de personnages féminins forts (au pluriel, hein) et semble sortir parfois des années 90 dans son style, mais elle fait quelques promesses dans cet épisode qui me donne envie d’y croire. Il va falloir qu’elle abandonne son côté boys club et ses épisodes d’une heure pour me plaire vraiment, mais je ne pense pas qu’elle veuille faire ça, malheureusement. Décidément, les nouveautés en ce moment, ça ne me plaît pas. Heureusement que le dernier quart d’heure m’a davantage convaincu que j’avais bien fait de rester…

Spoilers 

John est formé depuis deux mois par l’actuel Green Lantern pour devenir à son tour un Green Lantern.

It’s only one question : are you afraid?

Oh merde, 1996, c’était il y a trente ans ? Cela me fait si bizarre que les séries commencent par des flashbacks qui me permette de prendre conscience que… euh beh, j’étais né il y a trente ans. Je sais que je connais mon âge, mais c’est pas pareil. Cherchez pas, enchaînons, parlons de l’épisode :

En 1996, cela faisait déjà dix ans que Green Lantern existait aux yeux du public et que les médias l’érigeait en héros. La série nous fait ainsi une introduction intéressante avec deux gamins qui regardent la TV pour une interview de ce Green Lantern blanc. Ma foi, pourquoi pas. Ils sont trois à regarder la télé en ayant peur que leur père les chope, et c’est ironique qu’en parallèle Green Lantern soit en train de dire que la plus grande peur d’un enfant est de perdre un parent.

Le père est un militaire qui dirige ses gamins d’une main de fer. Il est inquiétant comme tout : il rentre chez lui et propose à son gamin de se mettre une pomme sur la tête avant de lui tirer dessus pour éclater la pomme. Avant tout, il demande à son fils s’il a peur – et la réponse est non. C’est une introduction plutôt efficace.

Loin de ce flashback, nous nous retrouvons ensuite en 2016 : le jeune garçon pas effrayé est devenu un homme qui s’entraîne à la salle de sport. On découvre assez vite qu’il y a une bonne raison à cela : il a été désigné comme le futur Green Lantern. Partant de là, il est donc le bleu de l’ancien, celui qu’il admirait quand il était enfant. J’aime bien l’idée, surtout qu’on sent que notre héros, John, n’apprécie pas tellement son héros d’enfance. Chaque « sir » sonne bel et bien comme un « fuck you » et c’est hilarant.

Bon, il n’empêche que tout ça est un peu plan-plan pour une série de super-héros. Le rythme est rapidement trouvé alors qu’ils se rendent à un entraînement pour apprendre à John de voler. En effet, l’ancien Green Lantern, Hal, décide alors de sortir de la voiture alors qu’elle est en marche, tout en donnant RDV à John quelques mètres plus loin. C’est… Audacieux. Notre jeune héros se jette sur la bague juste à temps pour la mettre, mais la voiture s’écrase quelques mètres plus bas.

Par chance, il s’en tire donc. Il appelle ensuite son père pour se plaindre du fait qu’on vienne de tenter de le tuer, mais ce dernier n’est absolument pas inquiet. Bien au contraire. Maintenant qu’il porte la bague, John peut accéder à un hologramme qui est contenu dans la bague : il s’agit de l’ancien Lantern, mais un peu plus jeune que celui qu’il doit rejoindre.

Il lui apprend que les Lantern doivent mettre à jour cette sauvegarde toutes les semaines, mais il ne l’a pas fait depuis dix ans, de toute évidence. Il est ainsi surpris d’avoir un bleu à entraîner et clairement dépité de voir qu’il n’a pas encore fait un excellent travail. J’ai bien aimé la scène avec cette « back-up consciousness », mais je me demande comment sans sa bague Hal a bien pu faire les quelques kilomètres en question.

Comme cela fait quarante ans que son identité est connue de tous, il est un vrai super-héros. On le retrouve alors qu’il est acclamé dans un diner au bord de la route. John finit par le rejoindre, lui parle de son back-up et hop, Hal s’envole vite loin de tout ça pour rejoindre une scène de crime où on a besoin de lui.

Quand John le retrouve enfin, six heures plus tard, c’est pour mieux entendre qu’il s’agit d’un nouvel entraînement d’Hal. Cela a bon dos de dire que tout ce qu’il fait est un entraînement, mais bon. Hal attend en fait la shérif de la ville, Kerry, qui lui rappelle qu’ils n’ont pas de juridiction pour cette affaire : ils sont supposés s’occuper uniquement des affaires extraterrestres. Seulement voilà, cette fois, ils ont affaire à une tuerie de masse assez banale et humaine.

La shérif ne croit pas à l’implication d’extra-terrestre. Hal fait tout ce qu’il peut pour la convaincre, mais elle préfère se rassurer, ce qui est plutôt compréhensible. Pourtant, on a quatre morts habillés avec le même pull que personne ne semble connaître (ils venaient assister au match pour l’équipe adversaire)…

En vrai, c’est la première scène où je suis à fond : la série manquait d’un personnage féminin – et elle en manque encore. On se retrouve ensuite avec une enquête assez basique, mais comme je m’attendais à un cop show, ce n’est pas une vraie surprise – je ne m’attendais pas à ce côté militaire du héros dès le début en revanche.

Le mystère est intéressant, parce qu’Hal n’explique pas tant que ça à John pourquoi il pense qu’il y a des aliens impliqués. Il lui demande de le croire, parce que s’il dit avoir une intuition, c’est que c’est le cas. Mouais. Pourtant, aussi insupportable soit-il, il a apparemment raison sur toute la ligne. Voilà qui va vite me souler si la série nous fait le coup plusieurs fois. De toute manière, à ce stade, je suppose qu’Hal va mourir ou disparaître (disparaître, ce serait mieux) : l’acteur peut rester grâce à la mémoire de secours dans la bague.

Bon, j’écris tout ça et j’en oublie l’essentiel : John fait une première erreur de débutant en menant son enquête, faisant comprendre à un suspect (couvert de sang mais faisant comme si de rien n’était) qu’il l’est en posant une question à Kerry. Cela mène à une rapide course poursuite que John remporte toutefois – un coup de poing, et hop. Pour autant, les autorités ne laissent pas Hal et John approcher le type pour le questionner.

En attendant qu’on leur donne l’accès, Hal entraîne John dans un bar où il utilise la bague pour créer un billet afin d’avoir la musique. C’est intéressant car ça permet de donner un peu de mythologie à la série et à la bague : Hal explique qu’elle a un pouvoir dangereux et important ; et que ce n’est pas si simple de savoir quand en faire usage. Ils peuvent, avec, « manifester » l’existence d’objets. Soit. Mon problème jusque-là, c’est que chaque fois qu’Hal commence à parler, j’ai envie de m’endormir. Ne peut-il pas articuler ?

Si John semble passionné par ce qu’il lui raconte, j’ai complètement décroché en cours de route. Heureusement, le but était juste de combler le temps, y compris pour les personnages. Hal s’amuse à mettre en boucle la même musique sur le jukebox du bar pour entamer une baston dans le bar. Cela fonctionne rapidement et ça lui permettra d’être envoyé en prison.

Pendant qu’Hal se fait battre pour être envoyé en cellule auprès de leur suspect, John se fait draguer par une nana qui pose trop de questions pour être vraiment honnête. Pourquoi lui raconte-t-il tout ? Je comprends bien l’idée de devoir nous informer sur les règles des Green Lantern, sur le fonctionnement de ce « space cop » qui a une autorité et un remplaçant en formation au cas où… mais c’est inquiétant que John raconte tout à la première femme qui lui fait les yeux doux. Et le fait qu’en plus ils couchent ensemble dans le camion de celle-ci puis qu’il utilise la bague pour lui allumer une cigarette ? C’est blasant, tout simplement.

Le lendemain, John vient récupérer Hal au commissariat où il n’a pas été mis en cellule comme il l’espérait. La shérif est assez maligne pour voir ce qu’il souhaitait faire en étant mis en prison. Cependant, elle n’est pas assez maligne pour anticiper ce que fera son mari ensuite : Billy, c’est son nom, débarque à l’audience où Green Lantern est mis en difficulté par une juge qui ne semble pas l’aimer. Partant de là, Hal embauche Billy et se retrouve libre (sous caution de 200 000 dollars, tout de même). John et lui se retrouvent ainsi invités à un barbecue chez le beau-père de Kerry… Ah les petites villes.

Le beau-père, William, les invite parce qu’il est le gros propriétaire du coin et qu’il paie la caution d’Hal, donc il est difficile de dire non. Bien sûr, Kerry essaie de prévenir John de ne pas se mettre en dette de l’homme en question afin de ne pas regretter d’être venu dans leur ville, mais bon ; il n’écoute pas. William ? Encore un acteur connu, comme c’est original. Le personnage affirme qu’il n’est pas si riche que ça, mais qu’il bosse pour quelqu’un qui l’est et dont il ne peut pas parler. Dans ce pilot, on nous répète en boucle qu’Hal est un space cop, mais pour l’instant, c’est une promesse qui n’est pas tenue.

En revanche, la série parvient à me faire éclater de rire quand il est révélé, alors que John sympathise avec le petit-fils du type, qu’il a couché avec… la grand-mère du gamin ? Elle s’appelle Zoe et semble jeune pour être grand-mère, mais bon. Soit. L’homme, en plus, sait que John a couché avec Zoe vu le sous-entendu qu’il fait. Hal est… impressionné. Pas moi. C’est si nul comme comportement de boys club là.

Le lendemain, Hal peut enfin papoter avec le suspect. Tout ça pour ça ? Au moins, la scène est intéressante pour deux aspects : elle permet à Kerry de nous psychanalyser Hal et de voir qu’il n’est pas si arrogant – juste très seul – et à la série d’enfin tenir sa promesse. Une petite question sur Harry Potter puis une autre sur Obama permet de rapidement confirmer que leur suspect est bien un extra-terrestre. Aussitôt, Green Lantern le voit comme une menace. L’homme extra-terrestre se défend plutôt bien en expliquant que théoriquement il est là pour une raison importante qui ne doit pas être connue de ses supérieurs, mais bon, ce n’est pas suffisant pour convaincre Hal.

On a rapidement un problème aussi : l’alien explique avoir une bombe dans sa colonne vertébrale, bombe qu’il fera exploser s’il est coincé et sent qu’il est en danger. Il n’en faut pas plus pour qu’on comprenne vers quoi on se dirige : boum. Hal s’énerve après lui, puis il contient l’explosion comme il peut. Il utilise sa bague (qui doit être rechargée) et enferme quelques secondes le souffle de l’explosion. Celle-ci est beaucoup moins grave que prévu : il y a une simple onde de choc qui parcourt la ville en faisant quelques dégâts. Par contre, on ne sait pas trop pourquoi il était là exactement cet alien. Ce qui est sûr, c’est que tout le monde s’en sort sans trop de problème – sauf ceux que l’alien a tué deux jours plus tôt (mais pour quelles raisons ? qui sont-ils ? et est-ce qu’il les a tués ou est-ce qu’il était simplement avec eux, parce que ce n’est pas dit explicitement qu’il tue si j’ai bien entendu ?).

La série me prend alors par surprise en terminant l’épisode en 2026. Nous y suivons John sur une route enneigée loin du désert des scènes précédentes. Il est pourtant au même endroit, puisqu’il retrouve Kerry, toujours shérif. Celle-ci a fait appel à lui car il s’est passé quelque chose dans le même stade où tout a commencé dix ans plus tôt : elle a retrouvé Hal assis dans les gradins, mort, une balle dans la tête. Et sans sa bague, que John semble chercher.

Ma foi, est-ce qu’ils font l’inverse de toutes les séries en commençant par les flashbacks explicatifs ? Quel étrange cliffhanger, je ne sais pas du tout à quoi m’attendre pour la suite. Est-ce qu’on va continuer en 2016 ou en 2026 ? J’aime bien cette surprise et le dernier quart d’heure me donne déjà beaucoup plus envie de revenir.

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Lanterns (S01)

De quoi ça parle ?

Comme toujours, je me renseigne peu sur la série avant de la commencer, mais je sais tout de même qu’il est question de Green Lantern, un héros que j’ai toujours beaucoup aimé dans l’univers DC. La bande-annonce permettait de comprendre que l’actuel Green Lantern étant vieillissant, il se retrouve à devoir en former un nouveau. Le tout dans ce qui semble fort être un cop show.

Ce que j’en attends

Le problème est que je n’aime pas du tout l’univers DC en général – je suis un fan de Marvel, c’est comme ça. Pourtant, Green Lantern est un personnage qui m’a toujours fasciné et la bague a des pouvoirs trop cools. J’ai l’impression que la série a toutefois l’envie d’être plus terre à terre que toutes les histoires spatiales que je connais à ce héros.

En effet, le trailer de cette série dispo sur HBO Max (diffusion hebdomadaire, à l’ancienne, yeah) m’a surpris en présentant un projet qui est loin de la série super-héros que j’aurais attendue : on est sur un rythme différent, qui ressemble fort à un cop show avec une grosse enquête en huit épisodes.

Le fait d’avoir un jeune et futur Green Lantern me plaît, parce que c’est un côté intéressant de suivre la formation d’un super-héros. Le vétéran qui doit former la nouvelle recrue, ce n’est certainement pas le concept le plus original du monde, mais c’est aussi le genre de dynamique qui peut fonctionner très facilement quand les acteurs ont une bonne alchimie. Le duo me plaît bien sur le papier, en tout cas.

Sur le papier toujours, une série de super-héros qui décide de se transformer en enquête policière sombre, ça m’intrigue forcément. La série a été comparée à True Detective qui n’est pas du tout dans mon genre de prédilection, mais je me dis que l’aspect super-héroïque pourra peut-être, pour une fois, me faire accrocher à ce style d’enquête lente et soporifique (eh, bienvenue sur mon blog, je dis ce que je pense). Comme a priori, il y aura bien des extraterrestres à un moment et comme, surtout, je manque de séries dans ce genre que j’adore, je me laisse convaincre de regarder.

Bon, tout ça, c’était donc sur le papier… Mais à l’écran, ça donne quoi ?

Note moyenne de la saison : –/20 

Lanterns – S01E01 – Pilot – 14/20

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Lanterns – S01E03 – OutKast – 18/20

Cet épisode 3 est ce que j’appelle une très bonne origin story et, par conséquent, j’aurais aimé qu’elle soit le point d’origine de la série, tout simplement. Il est excellent, renverse les perspectives qu’on pouvait avoir depuis le début et…

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Lanterns – S01E04 – The Weenie – 16/20

On sent que la saison avance et que l’intrigue se dévoile davantage cette semaine, avec davantage de pièces du puzzle et une vraie réponse. J’aime beaucoup les dynamiques qui sont proposées entre les personnages et qui permettent des développements intéressants,…

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Lanterns – S01E05 – Lights Out – 18/20

Excellent épisode 5, qui confirme que Lanterns avait vraiment beaucoup de bonnes choses à raconter. Les personnages, les tensions et les révélations fonctionnent très bien, mais par contre qu’est-ce que c’est rageant et frustrant : tout va beaucoup trop vite…

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Daredevil Born Again (S02)

On en était où ?

Tout ce dont je me souviens, c’est que Fisk est devenu maire et que Matt réunissait une équipe d’Avengers de nuit (pardon, de Defenders, peut-être ?). Je suis sûr que ce sera suffisant, cela dit.

Ce que j’en attends

Pas grand-chose ? Je suis déjà bien trop spoilé sur les retours à venir dans le MCU, alors j’attends ça, mais je me doute que ce ne sera pas pour le premier épisode. Pour le reste, la série est censée apporter de belles chorégraphies de combat, quelques surprises dans une intrigue inutilement alambiquée et de nouvelles scènes pour me faire soupirer bien fort car je n’aime pas Fisk.

En vrai, je suis content de retrouver une petite dose de super-héros Marvel dans ma vie parce que ça manque vraiment beaucoup ces derniers temps. Dans le genre, Daredevil est loin d’être la plus mauvaise série à retrouver. Les personnages ne me manquent pas particulièrement, mais je suis à peu près sûr que je vais adorer les revoir. En plus, je tiens à souligner que c’est chouette d’avoir une saison par an. Vous savez, c’est le rythme logique et normal pour une série, en fait. Il ne me manque que les 22 épisodes par saison qui vont avec (je vais continuer de m’en plaindre longtemps et sur toutes les séries, parfaitement, parce que j’ai le droit de devenir un vieux con si je veux).

Bref, si les critiques d’un vieux con ne vous rebutent pas, voilà donc ce que je pense de chaque épisode de cette saison 2 :

Note moyenne de la saison : 12,5/20

Daredevil Born Again – S02E05 – The Grand Design – 12/20

Si l’épisode précédent a rebattu quelques cartes durant sa toute fin et relancé des pistes intéressantes pour la saison, je suis déçu que les scénaristes prennent en cours de route une voie détournée. Cela me donne l’impression qu’ils font…

Daredevil Born Again – S02E06 – Requiem – 13/20

Identifier le problème que j’ai avec la structure de la série et voir à quel point c’est flagrant encore dans cet épisode m’aide bien à me raccrocher et je me dis que je sous-note sûrement un peu trop… mais…

Wizards of Baking… Obviously.

Salut les sériephiles,

Aujourd’hui, je vous parle d’une émission qui n’aurait jamais existé il y a quelques années mais qui, aujourd’hui, semble étrangement inévitable… Harry Potter: Wizards of Baking. Si, si. Sortez vos baguettes et enfilez vos tabliers.

Un concept qui surprend

On connaît tous l’engouement autour de l’univers d’Harry Potter, qui s’étend désormais bien au-delà des livres et des films originaux. Wizards of Baking exploite cette même magie mais la transpose dans un environnement qui pourrait sembler, au premier abord, très terre-à-terre et loin de tout ça : une cuisine. Cette compétition culinaire (une de plus !), diffusée à partir d’aujourd’hui sur Food Network (et disponible en streaming sur Max), réunira neuf équipes de pâtissiers professionnels, prêtes à rivaliser de créativité pour revisiter des recettes inspirées de la saga, des Chocogrenouilles aux Mandragores en sucreries. Ce qui démarque vraiment l’émission, c’est l’utilisation de décors originaux des films, une touche immersive qui fait rêver et qui ravive la magie. Puis, on ne va pas se mentir, ça donne envie de tester des trucs…

L’animation de l’émission est confiée à James et Oliver Phelps, connus pour leurs rôles de Fred et George Weasley dans les films Harry Potter. Leur humour et leur complicité naturelle apportent vraiment la touche qui donne envie de tester l’émission (j’avais eu la chance de les voir à Paris il y a cinq ans et je les avais adorés… j’en parlais par ici, et oui, pour une fois, c’est pas sur le blog !). Bien sûr, c’est devenu compliqué Harry Potter avec JK Rowling et je n’ai pas envie d’aller lui redonner de l’argent… Mais les jumeaux Phelps sont vraiment des acteurs chouettes et sympathiques. Ils sont coincés dans des rôles qu’ils ne dépasseront probablement jamais, et c’est leur gagne-pain après tout. Je suis content de les revoir à l’écran, ça aide tellement à vendre le concept ! J’aurais préféré que ça se fasse sans le nom « Harry Potter », je crois (mais est-ce qu’après tout la magie n’est pas aussi ce qui m’attire ?).

Des défis ou un sort ?

Les défis proposés aux pâtissiers dans la bande-annonce rappellent Poudlard, avec des mandragores en bonbons, des potions en cupcakes ou encore des gâteaux reproduisant la cabane de Hagrid. Pas sûr que ça donne vraiment envie de tout tester et tout reproduire chez soi (surtout que les recettes risquent d’avoir un côté très british). N’empêche que ! Les pâtissiers vont a priori devoir se doter d’un esprit créatif pour transforme chaque défi culinaire en une occasion de montrer leur talent, et rien que ça, ça me donne envie de voir ce qu’ils peuvent proposer.

Pour juger ces merveilles culinaires, l’émission réunit des experts du monde de la pâtisserie, mais également quelques invités spéciaux. Parmi eux, des acteurs emblématiques de la saga viennent jouer les goûteurs, ajoutant inévitablement une note de nostalgie qui donne envie de la regarder : Bonnie Wright (Ginny Weasley), Evanna Lynch (Luna Lovegood) ou Warwick Davis (Flitwick) sont ainsi annoncés.

JK Rowling a peut-être ch*é sur mon enfance ces dernières années, mais ces acteurs non. Les revoir à l’écran, les revoir ensemble ? Ca me vend du rêve. Je me demande inévitablement à quel point Rowling en tirera des bénéfices, mais j’ose croire que ce ne sera pas trop le cas comme elle a revendu pas mal de ses droits à Wizarding World.

Alors, est-ce que je regarderai ?

Je ne peux pas mentir : je ne suis pas encore décidé. Je suis vraiment partagé : je n’en regarde jamais des compétitions comme ça, c’est une vraie perte de temps et, vraiment, même si Harry Potter est une partie de moi que je ne peux pas faire taire quoique je fasse (c’est mon enfance, c’est dans mon ADN cette saga, je sais que je vois le monde à travers un prisme potterhead), les propos de JK Rowling sur Twitter me dérangent trop pour que je sois totalement apaisé.

Ce qui est sûr, c’est que quand j’ai vu passer le concept la première fois, j’ai rigolé et suis passé vite à autre chose. La deuxième fois, j’ai regardé la bande-annonce d’un oeil que je pensais distrait… et qui finalement a été happé. Avec des créations magnifiques et des guests que j’aime, l’émission sait déjà surprendre et émerveiller avant même d’être diffusée.

Cela ne m’étonnerait donc pas qu’elle devienne rapidement un fond sonore – et qui sait ? Elle m’inspirera peut-être pour le repas de Noël… La période choisie pour la diffusion est franchement idéale. Moi qui ne regarde jamais ce genre d’émissions, je sens que je vais me faire avoir par ce marketing tout pété et tout Potterhead.